La fete des Allobroges

vendredi 30 avril 2010

Rencontre débat à CROLLES

 

Pour le retrait du projet de loi sur l'Organisation Territoriale
Une rencontre débat autour de ce projet de loi vendredi 7 mai à 20h30
Salle Boris Vian à Crolles

Avec la participation de A. David Sénatrice et de F. Brottes Député 

jeudi 29 avril 2010

1er mai : ensemble... mobilisons-nous !

Emploi, salaire, retraite, pouvoir d'achat, santé, éducation, logement, services publics … sont au coeur de vos préoccupations.
Sarkozy, ses ministres dont Estrosi le ministre de la casse industrielle, les élus UMP locaux et départementaux n'entendent rien et n'ont qu'un objectif, la régression sociale au service des marchés financiers !
Les inégalités sociales s'aggravent d'une manière très inquiétante, jamais depuis 20 ans autant de mauvais coups ont été assénés au peuple, jamais le mépris et l'arrogance n'ont été aussi grands. Des pays aujourd'hui comme la Grèce, demain le Portugal et l'Espagne sont poussés à la faillite par les spéculateurs.
Si les dernières élections ont permis de sanctionner cette droite cynique et réactionnaire, cela ne suffit pas. Elle continue dans sa volonté de réduire la démocratie, de supprimer nos droits sociaux, de continuer les cadeaux aux grands patrons et aux profiteurs du CAC40.
Face à cette arrogance du pouvoir de l'argent, il faut réussir un grand 1er mai pour dire
« ça suffit, écoutez notre colère, d'autres choix sont possibles », pour faire entendre vos colères, vos revendications et empêcher le gouvernement de passer en force.
Ensemble retrouvons-nous le 1er mai :

A10 heures place de la gare à GRENOBLE

mercredi 28 avril 2010

Sarkozy, t'es foutu, les vieux sont dans la rue !

" Les vieux ont lâché Sarko. " Ce diagnostic est grave pour le chef de l'Etat : en 2007, il a dû une bonne part de son succès au soutien des 11 millions d'électeurs de plus de 65 ans, dont les deux tiers avaient alors voté pour lui.

Cela fait des bataillons d'autant plus précieux que ce sont des citoyens beaucoup moins abstentionnistes et versatiles que les plus jeunes. Lors des cinq dernières élections présidentielles, ils ont systématiquement avantagé le candidat de droite. Non par une sorte de loi biologique qui indexerait le degré de conservatisme politique sur l'ancienneté des artères. Mais tout simplement parce que les Français âgés sont aussi les moins diplômés, les plus croyants, les plus ruraux et qu'ils détiennent davantage de patrimoine. Autant de facteurs explicatifs du vote de droite. Cette nuance mise à part, il reste que depuis des lustres les vieux votent plus volontiers à droite.
Or bon nombre d'entre eux ont fait défection aux régionales. Au premier tour, selon la Sofres, 37 % ont voté pour les listes UMP, mais 42 % ont préféré les listes de gauche (Front de gauche, PS, divers gauche ou écologistes), le solde revenant au Front national (14 %). Au second tour, selon OpinionWay, la gauche (49 %) a également devancé la droite (44 %), le FN recueillant 6 % des suffrages.
On se rassurait, il y a peu encore à l'Elysée, en assurant que les personnes âgées constituaient un " socle solide " en faveur de Nicolas Sarkozy. L'examen du baromètre mensuel de la Sofres le confirme, mais conduit à un jugement beaucoup plus nuancé : plus le temps passe, plus ce socle s'érode.
En juin 2007, 77 % des plus de 65 ans faisaient confiance au chef de l'Etat (contre 63 % pour l'ensemble des Français). Au mois d'avril 2010, ils ne sont plus que 37 % (contre 28 % pour l'ensemble des Français). La dégringolade s'est effectuée en deux temps. Tout d'abord à l'automne 2007, au moment des (més) aventures conjugales de Nicolas Sarkozy : en trois mois, celui-ci perd 20 points de confiance chez les plus âgés qui sont les plus troublés, pour ne pas dire choqués, par ces péripéties privées. Pas sérieux, pensent-ils.
Après deux années 2008 et 2009 où la cote de confiance présidentielle se stabilise grosso modo autour de 50 % chez les plus de 65 ans (contre 40 % pour l'ensemble des Français), le second décrochage s'est produit depuis la fin de 2009. Après le style du président, c'est l'absence de résultats de son action qui est en cause.
Le baromètre de l'Ifop pour Ouest-France en témoigne. Entre 2008 et 2009, la confiance des plus de 65 ans dans le gouvernement pour lutter contre l'insécurité a chuté de 14 points, à 48 % (contre - 8 points, à 49 %, pour l'ensemble de la population). La déception est similaire pour la lutte contre le chômage ou contre la pauvreté et l'exclusion.
A quoi il faut ajouter les coupes dans les budgets des services publics : saluées quand il semblait s'agir de supprimer quelques " gratte-papier " dans l'administration, elles ne sont plus supportées quand elles entraînent la suppression d'infirmières dans les hôpitaux et de policiers dans les rues.
Rude constat pour le président, car les vieux ont la mémoire longue.

6 mai, 19H30, Fontaine, débat sur les Retraites

Jeudi 6 Mai 2010 à 19H30

Salle Jean Jaurès 43 avenue Jean Jaurès

38600 Fontaine

Débat sur les Retraites avec la participation deYves Dimicoli, économiste

mardi 27 avril 2010

La suppression des allocations familiales : un aveu d'échec du gouvernement

Après l’annonce du chef de l’État qui s’acharne à vouloir supprimer les allocations familiales aux familles dont les enfants sont trop absents de l’école, Nadine Morano a estimé jeudi que ce projet avait pour but de « rappeler à leurs devoirs » les parents.

Voilà un propos digne du café du commerce ! Soyons sérieux. Existe-t-il vraiment des parents qui encouragent leur enfant à déserter l’école ?
Nadine Morano le sait bien, les parents d’enfants absentéistes sont d’abord et avant tout des familles qui vivent d’autant plus difficilement cette situation, qu’elles savent l’importance de l’éducation et les conséquences d’une scolarité gâchée. Au lieu de maintenir enfoncé la tête sous l’eau des parents, le gouvernement ferait mieux de développer des moyens de suivis et d’aides aux familles afin de les aider à résoudre leurs difficultés. La sanction est d’abord et avant tout un aveu d’échec de la politique gouvernementale.
Le PCF exige du gouvernement qu’il stoppe sa casse du service public de l’éducation. Il est maintenant urgent de multiplier le nombre de personnels d’encadrement qualifiés dans les écoles, les collèges et les lycées pour apporter aux élèves et aux enseignants les moyens nécessaires pour réussir.

Pour un grand 1er mai unitaire, tous mobilisés en Isère

ENSEMBLE LE 1er MAI MOBILISONS-NOUS !

POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES
POUR UNE VRAIE POLITIQUE DE PLEIN EMPLOI
POUR UNE RETRAITE PLEINE ET ENTIÈRE DÈS 60 ANS.

MANIFESTATIONS en Isère à 10 heures :


•Grenoble, gare Sncf/avenue Alsace-Lorraine, arrivée place de Verdun avec stands, animations et concert avec le groupe FREE SON

•Bourgoin-Jallieu, parking de l’Oiselet

•La Tour du Pin, place des Halles

•Roussillon, place de la République, paëlla géante à l’arrivée

•Vienne, mairie

Article du DL safari

dimanche 25 avril 2010

Notre traditionnel safari pêche

Comme chaque année la section du PCF du Grésivaudan organisait à l’étang de Montfort son traditionnel Safari pêche. C'est dans un cadre agréable et ensoleillé que s'est déroulée cette journée fraternelle et conviviale.
Journée aussi très politique avec de nombreux échanges sur les exigences politiques et citoyennes du moment comme la réforme des retraites, la réforme des collectivités, l'élargissement du Front de Gauche, la préparation du congrès de juin, la transformation du Parti, etc….
Bien entendu tout le monde s’est donné rendez vous ce 1er Mai à GRENOBLE, 10h place de la gare, pour une journée de fête et de mobilisation qui doit peser dans le rapport de force politique actuel.

jeudi 22 avril 2010

Salah chez lui pour ses 25 ans !

Cette situation vaut pour notre compatriote Salah Hamouri est en prison depuis plus de 5 ans, a été condamné sans preuves par un tribunal militaire israélien installé en Cisjordanie, à Ofer.
Il va avoir 25 ans le 25 avril prochain. Il a passé plus de 5 ans dans les prisons israéliennes au terme d’un jugement illégitime et d’une procédure illégale.
 Salah Hamouri est le plus vieux prisonnier politique Français dans le monde.

le petit livre des retraites

Comment bénéficier d’une retraite décente avec quarante ans de cotisation quand on entre sur le marché du travail plus tard, quand les parcours professionnels sont de plus en plus chaotiques et que dès 47 ans (déjà la fin de carrière ?) le taux d’emploi baisse ?

Pour assurer la pérennité de notre système de retraite doit-on reculer très rapidement l’âge ouvrant le droit au départ en retraite ? Prôner la mise sur pied d’un régime unique par points ? Ou s’inspirer des « comptes notionnels » ?
Cet ouvrage s’ouvre sur un diagnostic de la situation actuelle du système des retraites, il compare ensuite ce qui est fait dans les autres pays, revient sur les réformes successives, et élabore de nouvelles propositions pour la défense d’un système par répartition, la meilleure garantie qui soit pour avoir demain, à l’horizon de trente, quarante ans, une retraite convenable fondée sur la solidarité intergénérationnelle. Il s’interroge sur la situation de l’emploi, les difficultés rencontrées par les systèmes de retraite à prendre en compte la précarité, les temps de formation, les parcours professionnels heurtés, la pénibilité des tâches.
La pérennité de notre système de retraite est un enjeu de société, plus que jamais lié aux défis de l’emploi, de la lutte contre les précarités et les inégalités.
Se doter de nouveaux outils de coordination des régimes est possible en créant un socle de droits de haut niveau commun pour toutes les catégories de la population. La question du financement de la retraite par répartition n’est pas insurmontable, à condition de donner toute sa priorité au plein emploi et de mettre à contribution les revenus financiers.

Jean-Christophe LE DUIGOU est membre de la Commission économique de la Nation.
Pierre-Yves CHANU est vice-président de l’ACOSS (Agence centrale des organismes de sécurité sociale).

Safari pêche à CROLLES


Tout se présente bien, nous allons pouvoir profiter d'une belle journée de printemps :les truites arrivent, les communistes aussi; nous allons pouvoir passer un moment fraternel au bord du lac, tout en discutant de l'actualité politique : comme les retraites, la réforme des collectivités territoriales, etc....

Grenoble : rencontre/débat

« Réforme des collectivités territoriales et financement du sport »
Avec la participation de Nicolas Bonnet secrétaire de la commission national du sport Emmanuelle Ouladj

membre du comité de direction du sport travailliste
Mercredi 28 avril à 18 H 30

lundi 19 avril 2010

Pas de bonne réforme des retraites avec le pistolet sur la tempe !

Le conseil d’orientation des retraites a dévoilé ses prévisions à l’horizon 2050. Des chiffres reposant sur divers scénarios circulent avec un même point commun : les déficits seront gigantesques. Il s’agit de frapper l’opinion publique à coups de centaines de milliards d’euros en répétant à satiété que le plus dur est à venir !

Toute cette opération de conditionnement de masse n’a qu’un but : faire entrer aux forceps une réforme qui s’apparente à un saccage systématique des retraites au profit de la mise en place d’une retraite par capitalisation. Pour les assureurs privés, elle s’annonce déjà comme un futur Eldorado capitaliste. Le gouvernement croyant profiter des inquiétantes prévisions nous explique avec la complicité du MEDEF qu’il est urgent d’arrêter de réfléchir et qu’il faut de toute urgence en finir avec la retraite à 60 ans. Les Français ne sont pas dupes de cette manipulation. L’urgence est de trouver de nouvelles formes de financement. Créons des emplois sécurisés pour les jeunes, taxons les revenus financiers et abandonnons les exonérations de cotisations patronales.
Le débat doit être public, non bâclé. Pas de bonne réforme des retraites avec le pistolet sur la tempe !
Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

dimanche 18 avril 2010

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites


Cher-e-s ami-e-s,

le gouvernement veut en finir avec le droit à la retraite à 60 ans et allonger encore les durées de cotisations pour obtenir une retraite à taux plein. Cette enième réforme est injuste et injustifiée. ATTAC et la Fondation Copernic ont lancé un appel de près de 400 personnalités qui disent toutes la même chose : l'argent existe, pour financer nos retraites, il suffit (enfin !) de taxer les dividendes et les stock-options.

Se sont rejoints pour signer cet appel tous les leaders de la gauche (Razzy Hammadi, Marie-Noelle Lienemann, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Cécile Duflot, Jean-Luc Mélenchon...), des syndicalistes (beaucoup de secrétaires nationaux de la FSU, Annick Coupé et Pierre Khalfa, Didier Le Reste, Charles Hoareau, ou Jean-Baptiste Prévost pour l'UNEF), beaucoup de sociologues (Robert Castel, Luc Boltanski), d'économistes (André Orléan, Henry Sterdiniak, Michel Husson...), de philosophes, d'inspecteurs du travail (Gérard Filoche...) : voir la liste complète des premiers signataires sur exigences-citoyennes-retraites.net
Seule la mobilisation de tou-te-s permettra de s'opposer la réforme libérale que le gouvernement veut faire passer vite et "en force". Car un autre scénario est possible. C'est pourquoi nous vous invitons, si comme nous vous pensez la situation urgente, à signer (et à faire signer dans vos réseaux) l'appel unitaire. Il faut aller vite. Car nous n'avons qu'une force : celle de notre nombre.
Bien amicalement,
Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic

samedi 17 avril 2010

A tous les militants et tous les citoyens du Grésivaudan

Devant l'importance de la régression sociale qui se prépare à l'occasion de la réforme des retraites, nous interpellons les associations, syndicats et partis politiques du Grésivaudan.
Il est urgent de regrouper les forces militantes et citoyennes en un collectif d'action qui pourrait engager un débat citoyen et politique sur le sujet des retraites, sous des formes qui restent à déterminer : débat, projections, manifestations, tractages, etc...
Il est nécessaire de viser un niveau d'engagement comparable à celui de 2005 pour la campagne contre le traité de constitution européenne.
"La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage. "
Extrait de l'appel unitaire : Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites : http://blog.exigences-citoyennes-retraites.net
Merci de nous répondre assez rapidement en raison du calendrier, en précisant vos disponibilités pour une réunion d'échange et de travail.
Fraternellement

Alain Pianetta Secrétaire de section du PCF

vendredi 16 avril 2010

Retraites - premières réactions aux chiffrages du COR : un mauvais film pour de mauvais coups

Sondages après sondages, une majorité de Françaises et des Français témoigne de leur très vive préoccupation pour l’avenir des retraites et leur attachement à un départ à 60 ans.

Alors que les prévisions financières du COR (Conseil d’Orientations des Retraites) pour l’horizon 2050 seront officiellement rendues publiques mercredi 14 avril, les premiers chiffres dévoilés aujourd’hui alimentent une première opération d’instrumentalisation et de manipulation.
Sur fond de valses de milliards d’euros, l’objectif poursuivi est double. D’abord assommer l’opinion publique sur une prétendue impossibilité pour continuer à financer les retraites, puis imposer d’emblée un enfumage du débat interdisant qu’il ne puisse rebondir sur la question décisive des nouvelles ressources de financement pour consolider notre système par répartition.
Déjà, la patronne du Medef en demande davantage, invitant à un effort supplémentaire dans le catastrophisme. Le casting d’un mauvais film pour de mauvais coups se met en place.
L’avenir des retraites mérite un débat sérieux, posant les enjeux de civilisation, le choix de société que nous voulons et les moyens financiers pour répondre aux besoins sociaux.
Le PCF, à l’égal de ce qui a été fait en 2005 lors de la campagne référendaire, invite à un très large débat, de qualité, avec les forces syndicales, les associations, les partis de gauche, créant les conditions d’une mobilisation populaire sur l’avenir des retraites. Les semaines à venir seront décisives.

jeudi 15 avril 2010

Retraites, Congrès et rassemblement en vue des présidentielles : Le PCF tiendra un Conseil national vendredi 16 avril 2010

Le Conseil national du PCF se réunira vendredi 16 avril, au siège du PCF. 2, place du Colonel Fabien, Paris 19ème.

L’occasion sera donnée de rendre compte des débats du Conseil national du PCF.
Retraites : pour gagner face à la droite, une campagne d’idées, de luttes et de propositions Après avoir frappé l’opinion publique à coups de centaines de milliards d’euros en répétant à satiété que le plus dur est à venir, le gouvernement veut faire entrer aux forceps une réforme qui s’apparente à un saccage systématique des retraites au profit de la mise en place d’une retraite par capitalisation. Les Français ne sont pas dupes. La retraite à 60 ans est possible et les formes de financements existent : créons des emplois sécurisés pour les jeunes, taxons les revenus financiers et abandonnons les exonérations de cotisations patronales. Le débat doit être public, non bâclé. Le PCF lancera au 1er mai une grande campagne de communication et de mobilisation sur la réforme des retraites et le droit à la retraite à 60 ans.
Un PCF transformé Parce que la crise accélère l’immense besoin d’émancipation du système capitaliste, les communistes souhaitent que le PCF soit à la hauteur des défis de la période. Penser les bouleversements du monde, faire de la politique une grande affaire populaire et citoyenne, unir des forces de transformation susceptibles de porter un projet politique, construire des majorités de changement... Nous révolutionner pour construire, à partir du meilleur de ce que nous sommes, une force porteuse d’avenir. Les questions démocratiques, d’organisation de la vie militante, de conception de l’organisation du PCF, de direction seront au cœur du débat de transformation du PCF. L’occasion sera de rendre compte des débats du Conseil national sur cette question.
2012, un projet partagé avant tout Le congrès doit identifier les limites actuelles du Front de gauche et se donner une feuille de route pour les dépasser afin de constituer une majorité politique de gauche pour une alternative politique transformatrice en 2012. C’est une nouvelle phase du Front de gauche que le PCF ambitionne maintenant de construire.
Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF, Olivier Dartigolles, porte-Parole du PCF et Patrice Bessac, Porte-parole du PCF tiendront un point presse vendredi 16 avril à 11h30 – 2, place du Colonel Fabien.
Paris, le 15 avril 2010.

SOMMAIRE TRAVAILLEUR ALPIN AVRIL 2010


Sommaire TRAVAILLEUR ALPIN AVRIL P2 Edito : Jérôme Marcuccini, nous hisser au niveau des luttes et des aspirations. P2/3/4/5 : Retour sur la campagne des régionales.

Interview de François Auguste.
Réactions de candidats, de forces politiques, de citoyens engagés avec le front de gauche en Isère. Extrait de la résolution du dernier conseil national du PCF
.les remerciements de la fédération de l’Isère du PCF à Françoise Gerbier et Patrice Voir. P6 : Déclaration du conseil départemental du PCF Isère concernant les sanctions de deux directeurs d’école.
la chronique de M-C VERGIAT députée Européenne
la chronique sur le sport de Milou. P7 ; Invité du mois, Nicolas Beron-Perez secrétaire du MJCF Isère P8/9 Dossier : Après le 23 mars, de nouvelles mobilisations, paroles de manifestants. P10 : Expression d’Annie David, Sénatrice.

Changement de président à la Métro et Election législative dans la 4e circonscription. P11 Impulser des services publics du logement P12Hommage à Jean Ferrat
Affiche de la fête du Travailleur Alpin 25/26/27 JUIN P13 : des moments inoubliables avec des femmes Palestiniennes à la fédération de l’Isère du PCF.
Le rapport Golstonne P14/15 : Culture et les tremplins du TA

mercredi 14 avril 2010

Safari Pêche

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.
Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.
Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.
La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.
Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.
La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

lundi 12 avril 2010

Dans la boîte aux lettres de l'Elysée

Monsieur le Président de la République,


Quelque soit votre opinion sur le rapport du juge Goldstone, Monsieur le Président, il est une chose qui ne peut être mis en cause par personne : ce sont les rappels ou les affirmations du droit que contient ce rapport.
S’agissant des prisonniers Palestiniens, le rapport est clair qui indique : « Le système de justice militaire auquel les palestiniens vivant dans le territoire palestinien occupé sont soumis les prive de la garantie d’une procédure régulière qu’exige le droit international. »
Cette situation vaut pour notre compatriote Salah Hamouri qui, en prison depuis plus de 5 ans, a été condamné sans preuves par un tribunal militaire israélien installé en Cisjordanie, à Ofer.
Il va avoir 25 ans le 25 avril prochain. Il a passé plus de 5 ans dans les prisons israéliennes au terme d’un jugement illégitime et d’une procédure illégale, comme le rappelle le juge Goldstone et comme nous ne cessons de vous le dire au contraire de votre affirmation selon laquelle Israël pourrait être considéré comme un « Etat de droit » quand il agit dans les Territoires occupés.

De sorte que Salah Hamouri est le plus vieux prisonnier politique Français dans le monde.
Je ne reviens pas sur ce qui a été fait ou non, je veux juste aujourd’hui, alors que Salah Hamouri a purgé plus de 5 ans de prison malgré son jeune âge, vous demander instamment, et ceci conformément au droit israélien, qu’une « remise de peine » lui soit enfin accordée ce qui suppose votre soutien absolu pour l’obtenir.
On peut diverger sur beaucoup de points, Monsieur le Président, mais on peut aussi considérer en commun, du moins je l’espère sincèrement, qu’un geste de clémence serait humainement soutenable auprès des autorités israéliennes afin que Salah Hamouri puisse fêter son 25ème anniversaire, chez lui, à Jérusalem.
Le Comité national de soutien est prêt à payer les frais d’avocat nécessaires pour cette procédure si la garantie nous est bien sûr formellement donnée que Salah sortira de prison en déposant une seconde demande de « remise de peine ».
J’en appelle à votre humanité. J’en appelle au père de famille que vous êtes. J’en appelle aux traditions de la France en ce qu’elles ont de plus belles.
J’en appelle à votre détermination.
Dans l’attente,
Je vous prie sincèrement de croire, Monsieur le Président de la République, en mes sentiments les plus distingués.

Jean-Claude Lefort

Député honoraire
Coordinateur du
Comité de soutien

dimanche 11 avril 2010

Retraites vers une réversion des Pacsés

La Halde préconise un alignement du régime des pacsés sur celui des mariés en matière de pension de réversion

Depuis 2008, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité a été saisie de plusieurs réclamations de personnes relevant le caractère discriminatoire de l'article L. 353-1 du code de la sécurité sociale.
Elle prône l'extension aux personnes pacsées des pensions de réversion servies au conjoint survivant d'un assuré social décédé, actuellement réservées aux personnes mariées, a-t-elle indiqué dans un communiqué du 7 avril. Elle rappelle avoir adressé deux recommandations en ce sens au Premier ministre ainsi qu'au ministre du Budget et à celui du Travail, l'une concernant les salariés du privé, l'autre les fonctionnaires, restées pour l'heure sans réponse.
Ces recommandations sont publiées au JO du 3 avril sous la forme de deux "rapports spéciaux" afin de faire pression sur le gouvernement En octobre dernier, le Médiateur de la République s'était lui aussi prononcé en faveur d'une extension des pensions de réversion aux personnes pacsées. La demande de modification de la législation litigieuse effraie la CNAV qui s'est lancée dans un chiffrage des dépenses.
http://www.halde.fr/Pensions-de-reversion-pour-les.html

Condoléances suite au décès de M. Lech Kaczynski, Président de la République de Pologne

C’est avec une très grande émotion et une profonde tristesse que nous venons d’apprendre la disparition du Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski, de son épouse et des autres passagers de l'avion qui s'est écrasé hier près de Smolensk, en Russie.

En ce moment si douloureux, nous présentons nos condoléances à l’ensemble de la famille du président Kaczynski ainsi qu'à l'ensemble des familles des victimes de cet accident mais aussi à la communauté Polonaise du bassin minier.
Dans cette dramatique épreuve qui endeuille la Pologne toute entière, nous tenons à rappeler les sentiments rares d'amitié qui lient la France et la Pologne ainsi que le peuple français et le peuple polonais.

samedi 10 avril 2010

La réforme des collectivités territoriales ne respecte pas la parité

Je suis inquiète des atteintes grandissantes contre les droits des femmes. De réformes gouvernementales en réformes gouvernementales, précarité, chômage, et pauvreté se conjuguent de plus en plus au féminin. Le déni de démocratie est clair : la réforme des collectivités territoriales remet en cause les fondements mêmes de la République.

La proposition du mode de scrutin des conseillers territoriaux, contraire à la constitution sur bien des aspects, est une véritable provocation contre l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités électives, condition indispensable à l’exercice de la démocratie. Ces conseillers seraient élus au scrutin majoritaire à un tour pour 80 % d’entre eux et par une représentation proportionnelle tronquée pour les 20 % restants. Ce serait un coup terrible contre le pluralisme politique et une régression sans précédent de la parité entre les femmes et les hommes remettant en cause l’article 1 de la constitution française qui stipule « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ». Ce projet, s’il devait aboutir, aurait pour conséquence d’exclure les femmes des responsabilités départementales et régionales et remettrait en question la parité des exécutifs régionaux pourtant garantie par la loi de janvier 2007. Nous refusons qu’il n’y ait que 19,3 % de femmes pour 80,7 % d’hommes parmi les conseillers territoriaux en 2014, selon des projections réalisées par l’observatoire de la parité entre les hommes et les femmes.
Aujourd’hui, il faut amplifier cette mobilisation, car pour nous toutes, la parité politique est un droit chèrement acquis et non encore abouti que nous ne laisserons pas ainsi dépecé. Ensemble, nous avons obtenu le vote d’une loi contre les violences faites aux femmes. Ensemble, rejetons la réforme des collectivités territoriales, refusons le nouveau mode de scrutin pour les futures régionales. Ensemble, faisons front pour empêcher une telle régression.

Marie-George Buffet,
Secrétaire nationale du PCF

vendredi 9 avril 2010

Le PCF soutien les résistants de Base élèves

L'affaire remonte à quelques jours. Ou plus précisément à quelques années. Mais mardi 30 mars, un nouveau scandale éclatait : l'inspectrice académique de Grenoble a demis deux directeurs isérois de leurs fonctions car ces derniers refusaient, et refusent encore, de renseigner Base élèves, un fichier de renseignements.

Le fichage fait toujours autant de bruit. Le fichier Base élèves est utilisé depuis 2007. Il contient l'identifiant national de l'élève, son état civil (âge, sexe...), son adresse de résidence et sa situation familiale, des renseignements sur sa famille ainsi que son cursus scolaire. En Isère, le scandale avait commencé l'an dernier, à la même époque, lorsque Jean-Yves Le Gall, directeur de l'école de Notre Dame de Vaulx, était menacé de sanction. Menacé de sanction car il refusait de renseigner Base élèves et surtout refuser de céder sous la pression. Le 1er septembre 2009, Jean-Yves Le Gall était démis de ses fonctions de directeur.
Mardi 30 mars, Claude Didier, directeur de l'école La Prunière, et Rémi Riallan, directeur de l'école de Séchilienne, connaissaient la même situation. Monique Lesko, inspectrice d'académie, avait décidé de leur faire subir le même sort. Le 31 mars, parents d'élèves, enseignants et syndicats étaient réunis devant l'inspection académique de Grenoble afin de manifester leur soutien aux deux directeurs. Suite à ce rassemblement, la fédération iséroise du Parti Communiste Français nous faisait parvenir leur réaction. Ainsi, elle "condamne la décision incompréhensible et provocatrice de l'Inspectrice d'Académie de l'Isère de retirer de leur fonction de directeur d'école à Claude Didier et Rémi Riallan au motif qu'ils refusent de renseigner Base élèves 1er degré".
Choquée d'une telle sanction, la Fédération insiste sur le fait que les deux directeurs concernés "viennent d'être reconnus comme défenseurs des droits de l'homme auprès des Nations Unies, conjointement avec le Rapporteur spécial sur le droit à l'éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants". La lettre se poursuit, dénonçant à la fois l'utilisation abusive des bases de données administratives, leur multiplication, leur interconnexion et la politique de la peur qui se généralise dans le monde du travail, "véritable déshumanisation des relations sociales, visant à soumettre les individus par la pression et les sanctions". Enfin, elle s'interroge : "Que peut signifier le traçage du parcours scolaire, si ce n'est d'enfermer chaque enfant dans son passé ?"

Des intellectuels et des économistes de gauche dénoncent la réforme des retraites

LE MONDE 07.04.10
quelques jours de la remise du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR), l'association Attac et la Fondation Copernic rendent public un appel, mercredi 7 avril, à la Bourse du travail de Paris.
Quelque 370 personnalités issues de la gauche syndicale, politique, associative mais aussi des milieux des économistes et des sociologues, y dénoncent "le coup fatal au système de retraites par répartition" et appellent à "une vaste mobilisation citoyenne" pour défendre une autre voie.
Les pétitionnaires s'en prennent sans ambages aux réformes du gouvernement envisageant la suppression de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, la remise en cause du calcul des pensions sur les six derniers mois d'activité dans le secteur public et l'allongement de la durée de cotisation.
Ils mettent également en cause les travaux du COR qui préconiseraient la mise en place d'un système par points. "Il s'agirait, dénonce le texte, de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement de salaire défini à l'avance et de faire de la variation du niveau des retraites le moyen d'équilibre financier des régimes."
Pour ces contestataires, toutes ces pistes mèneraient à "une régression sociale", dues non aux contraintes démographiques invoquées mais à la logique de réduction des dépenses publiques à l'oeuvre depuis des mois. Ils suggèrent donc d'inverser le raisonnement économique pour renflouer le système et préconisent, notamment, "l'accroissement des prélèvements sur la richesse produite".
Les besoins supplémentaires de financement auraient été estimés par le COR, en 2007, de 1 à 2 points du produit intérieur brut (PIB) jusqu'en 2050. Une augmentation "réalisable" au regard de "l'explosion des dividendes", qui sont passés de 3,2 % à 8,5 % du PIB dans les dernières vingt-cinq années, insistent les signataires.
"Le financement des retraites est possible à condition d'en finir avec l'actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers", écrivent-ils encore. Ils appellent la gauche à faire "sauter ce tabou" et faire ainsi un choix politique "de justice et de solidarité".
L'appel, signé par les trois syndicats les plus en pointe sur le dossier - CGT, FSU et Solidaires - et la gauche radicale comme le PCF, le NPA et le Parti de gauche, a rallié également les Verts en la personne de Cécile Duflot, leur secrétaire nationale, et quelques figures socialistes, proches de Benoît Hamon, comme Razzy Hammadi, Régis Juanico ou le député européen Liem Hoang-Ngoc.
Le texte porte aussi les signatures de prestigieux sociologues tels Robert Castel, Luc Boltanski, le philosophe Patrick Viveret ou de personnalités tels l'écrivain Susan George, la présidente du Syndicat de la magistrature, Clarisse Taron, et l'animateur du collectif Sauvons la recherche, Georges Debrégeas.
Mais ce sont surtout les quelque 90 économistes présents qui donnent un crédit particulier à l'initiative. On y retrouve des noms connus du milieu de la recherche économique, peu habitués à ce type de démarche engagée : André Orléan, Olivier Favereau et François Eymard Duvernay, fondateurs de l'Ecole de la régulation, Henri Sterdyniak, spécialiste des retraites à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Jean Gadrey, ancien membre de la commission Stiglitz sur les indicateurs de richesse.
L'appel marque ainsi un retour des intellectuels dans le débat politique qu'on n'avait guère plus vus depuis l'appel de solidarité avec les grèves de 1995 de Pierre Bourdieu.
Au-delà de la collecte de signatures connues, les initiateurs entendent contribuer à "une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage". L'appel devrait servir de support à des réunions publiques et des comités locaux. "Nous cherchons à créer un courant d'opinion sur le fond du sujet capable de montrer qu'il y a d'autres solutions", explique Pierre Khalfa, de l'union syndicale Solidaires.
Reste que l'initiative risque de mettre en lumière les divisions de la gauche. Contactée, la direction du PS n'a pas donné suite. Difficile de trouver une position de consensus sur la défense du système existant quand François Hollande ou Manuels Valls se sont ouvertement prononcés pour un allongement de la durée de cotisation.

Qui est pour le bouclier fiscal ?

Le dispositif vedette de Nicolas Sarkozy a décidément du plomb dans l’aile. Après les divisions désormais ouvertes au sein du groupe de l’UMP à l’Assemblée nationale, c’est aujourd’hui deux Français sur trois qui contestent le bien fondé d’une exonération fiscale prévoyant de mettre à l’abri de l’impôt les plus riches.

C’est le principe même du bouclier fiscal qui est aujourd’hui battu en brèche, car il repose sur un défaut majeur : il défend les seuls intérêt de ceux qui ont tout.
Pour preuve en 2009 selon le journal « Les échos », les mille familles les plus riches ont touché à elles seules les 2/3 de la somme allouée à ce dispositif.
A tout bien regarder et mis à part le Président de la République et son gouvernement, ceux qui soutiennent le bouclier fiscal se font rares. « Errare humanum est, perseverare diabolicum », Monsieur le Président ! Il faut abandonner l’injuste bouclier fiscal.

mercredi 7 avril 2010

Les cheminots sont en lutte pour le bien commun

Le PCF apporte son soutien à la mobilisation des cheminots. Cette action donne corps au service public de transport auquel notre population peut légitimement prétendre aujourd’hui. A la logique de casse, de décomposition imposées par le pouvoir en place qui abandonne le fret ferroviaire, délocalise des services internes ou sabre dans l’emploi, les cheminots opposent une seule et unique logique : l’intérêt des usagers. Il passe par un investissement accru dans le service offert aux passagers, pour sa sécurité et son environnement.

Chacun connait les conséquences à court terme de l’abandon programmé du fret par la SNCF en terme de nouveaux camions mis sur les routes, à l’inverse de ce que promettait le désormais caduc « Grenelle de l’environnement ».
La grève qui commence fait œuvre utile. le PCF défend les revendications des cheminots en lutte pour le bien commun et appelle à la solidarité avec leur action.

lundi 5 avril 2010

Chatel déshabille Pierre pour habiller Paul : la scandaleuse aumône du gouvernement aux jeunes professeurs

Le ministre de l’Education Nationale a annoncé la revalorisation des salaires des jeunes professeurs.

Seulement un quart des enseignants et CPE seront concernés par une nouvelle grille indiciaire. Le Ministre laisse ainsi ¾ des personnels sur le côté ;
Au bout de 8 années, d’exercice, les 2 carrières se rejoignent, rendant inexistants les effets de la revalorisation au-delà ;
Sur l’ensemble de la carrière, les effets de ces mesures représentent 25 € par mois ;
Aucune annonce de discussion sur les conditions de travail des enseignants ;
Aucune perspective de revalorisation pour l’ensemble des personnels. D’éventuelles mesures annoncées sont soumises aux résultats attendus des suppressions d’emplois au budget 2011.
Ne soyons pas dupe de la générosité apparente de cette mesure. En revalorisant un enseignant sur quatre, le gouvernement en profite surtout pour ne pas augmenter les trois autres. Il divise pour mieux se justifier. Il joue les intérêts des uns contre les intérêts de tous, et profite de la médiocrité des salaires des jeunes enseignants.
L’argumentation de Luc Chatel est particulièrement scandaleuse. En faisant de cette revalorisation le résultat des suppressions de postes dans l’Education Nationale, il légitime le chacun pour soi : déshabillons Pierre pour habiller Paul. Cela n’a rien d’étonnant : la logique des heures supplémentaires, inégalitaires par principe, était la même. Un bel exemple. Une belle leçon de choses, indéniablement.

samedi 3 avril 2010

Salah aura 25 ans le 25 avril….

Dans 25 jours Salah aura 25 ans. Il aura alors effectué plus de 5 ans de prison…
En « haut-lieu » on se refuse encore et encore à agir de façon significative pour obtenir sa libération, lui qui est l’objet d’une « détention arbitraire » condamnée le droit, en particulier les Conventions de Genève.
La présidence de la République peut sortir de son mutisme et faire œuvre humaine à défaut d’exiger la justice. Nous lui suggérons, mais surtout nous lui demandons clairement, d’obtenir – comme c’est possible – des autorités israéliennes très « amies » de lui, qu’une « remise de peine » soit enfin accordée à Salah qui doit retourner dans sa famille.
Vous pouvez obtenir la libération de Salah Hamouri, Monsieur le Président de la république !
Faîtes-le !
Salah à Jérusalem-Est pour ses 25 ans !

Bouclier fiscal : en finir avec une mesure injuste

La droite et sa politique ont été lourdement sanctionnées lors des élections régionales.
Pourtant, elle est restée sourde aux revendications des urnes et de la rue. Nicolas Sarkozy n’en a tiré à ce jour aucun enseignement et a affirmé vouloir maintenir le cap de sa politique.
Il semble qu’aujourd’hui, au sein même de sa majorité, les doutes et les interrogations se multiplient notamment sur le bouclier fiscal.
Le PCF n’a cessé de demander la suppression de ce dispositif fiscal particulièrement injuste profitant aux plus riches. Chaque année, l’administration reverse une moyenne de 368 000 euros aux contribuables les plus riches soit l’équivalent de 30 années de SMIC.
Dans un contexte de crise économique qui entraine chômage, baisse des salaires et du pouvoir d’achat, il est impératif de mettre fin à cette mesure injuste.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
Paris, le 31 mars 2010.

vendredi 2 avril 2010

La Fête du Travailleur Alpin 2010

« Le Travailleur Alpin », journal édité par la fédération de l’Isère du Parti Communiste Français depuis 1928, organise chaque année une grande fête populaire. Cette année, elle se tiendra les 25, 26 et 27 juin 2010 au parc La Poya à Fontaine (38). Réservez dés maintenant votre vignette-bon de soutien auprés des communistes du Grésivaudan.

Déclaration du Conseil départemental du PCF Isère, réuni le 31 mars 2010

La Fédération de l’Isère PCF condamne la décision incompréhensible et provocatrice de
l’Inspectrice d’Académie de l’Isère de retirer leur fonction de directeur d’école à Claude Didier et
Rémi Riallan au motif qu’ils refusent de renseigner le fichier Base Elèves 1er degré.

Nous apportons notre total soutien aux deux directeurs ainsi qu’à leurs collègues isérois menacés
des mêmes sanctions et soulignons le fait que ceux-ci viennent d’être reconnus comme défenseurs
des droits de l’homme dans un récent rapport de Mme Sekaggya, Rapporteuse spéciale sur la
situation des défenseurs des droits de l’homme auprès des Nations Unies, conjointement avec le
Rapporteur spécial sur le droit à l’éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des
migrants.

Nous dénonçons l’utilisation abusive des bases de données administratives, leur multiplication et
leur interconnexion qui portent atteinte aux libertés individuelles fondamentales. Avec Base Elèves

ce sont les enfants qui sont touchés, le droit à l’éducation pour tous qui est remis en question, ainsi
que le droit à l’oubli dont doit pouvoir bénéficier tout enfant. Que peut signifier le traçage du
parcours scolaire, si ce n’est d’enfermer chaque enfant dans son passé ?

Nous dénonçons également la politique de la peur qui se généralise dans le monde du travail,
véritable déshumanisation des relations sociales, visant à soumettre les individus par la pression et
les sanctions. Le PCF de l’Isère sera aux côté de toutes celles et ceux qui luttent pour ne pas laisser
ces méthodes devenir la règle, pour préserver les valeurs que sont l’entraide, la solidarité, le respect
des relations humaines et de la dignité des personnes.
Grenoble, le 31 mars 2010

Hors-série spécial en hommage à Jean Ferrat

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