La fete des Allobroges

samedi 31 décembre 2011

La section PCF du Grésivaudan vous présente ses meilleurs voeux de lutte et de fraternité pour 2012

Les Communistes du Grésivaudan auraient aimé vous adresser des vœux de joie, de bonheur et de prospérité en prenant appui sur les décisions d'un gouvernement courageux. Un gouvernement qui s'opposerait au coup d'Etat financier fomenté par les tenants "de la concurrence libre et non faussée", de la "règle d'or" et des plans d'austérité.
Malheureusement la bande du Fouquet's en accord avec le MEDEF et les agences de notation au service du capitalisme financiarisé nous appauvrit et nous entraîne chaque jour davantage dans la spirale de la régression sociale.
Il nous reste 4 mois pour montrer que le Front de Gauche est la seule alternative et pour ouvrir ensemble les chemins d'une transformation sociale, écologique et démocratique.
Le Parti Communiste Français, fort de la  conviction de ses dizaines de milliers de militants, y prendra toute sa part.

Mutuelles, énergie, taux de TVA... Ce qui change au 1er janvier 2012

Le 1er janvier n'est pas toujours synonyme de meilleurs voeux, il annonce bien souvent des hausses de tarifs ou des diminutions de prestation. La politique de rigueur mise en place par le gouvernement Fillon pour faire face à la crise fera de 2012 une année où les augmentations de tarifs font faire un bond historique pour les Français les plus pauvres. Tour d'horizon de ce qui change au 1er janvier 2012.
SÉCURITÉ SOCIALE
  • Instauration d'un jour de carence (non indemnisé) pour les fonctionnaires en arrêt maladie.
  • Baisses des indemnités journalières (IJ) d'arrêts maladie remboursées par l'assurance maladie pour les salaires supérieurs à 2.450 euros brut si l’entreprise ne compense pas.
  • Le salaire plafond de la Sécurité sociale servant de référence pour diverses cotisations et prestations passe de 2 946 à 3 031 €.
  • Le plafond de revenus ouvrant droit à l'aide à la complémentaire santé (ACS), qui aide les ménages démunis à souscrire un contrat d'assurance maladie complémentaire augmente de 35%.

MUTUELLES
  • Suite au doublement de la taxe sur les contrats de santé, les tarifs des mutuelles risquent d'augmenter de l'ordre de 5%.

PRESTATIONS SOCIALES
  • Pour ce qui concerne les allocations familiales, revalorisation de 1% des plafonds de ressources ouvrant droit aux prestations familiales. Le plafond pour la Paje (prestation d'accueil du jeune enfant) est porté à 45.068 euros (annuels) pour un couple avec un enfant et deux salaires. Prestations familiales revalorisées au 1er avril.

SALAIRES
  • Aucun coup de pouce cette année pour le SMIC, alors que c'est régulièrement réclamé par les syndicats, il va passé à 9,22 euros brut de l'heure, soit 1398,37 euros brut par mois. Une hausse sur l'année de 2,4%, qui interviendra un mois tout juste après la revalorisation automatique suivant l'inflation.
  • La contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) sur les salaires vont augmenter. Le calcul se fera sur 98,25 % du salaire, contre 97 % aujourd’hui.  
  • Lire la suite de la douloureuse 

vendredi 30 décembre 2011

L’UMP pour les 32 h avec perte de salaire ? : vive les 35 h !

Par Gérard Filoche
À l’UMP, ils prétendaient se moquer du « partage du travail ». Tout était de la faute des 35 h.
Quand il y avait crise, selon eux ( Raymond Barre, Sarkozy ou Bayrou) il fallait « travailler plus » pour s’en sortir. Ils vantaient Alfred Sauvy, « c’est le travail qui crée le travail ». Travailler moins c’était la faute à la gauche et la course à l’abîme. Il fallait, selon eux, des horaires à la carte sur la journée, la semaine, l’année, des retraites à la carte, des heures supplémentaires défiscalisées, non contingentées, moins majorées. Ils ont fait une loi TEPA pour que l’état paie (4,4 milliards par an) ces heures supplémentaires à la place des patrons. Ils ont cassé des conventions collectives comme celle de la restauration afin d’autoriser jusqu’à 360 heures supplémentaires par an. Ils ont déduit les temps de transports professionnels du temps de travail effectif. Ils ont dérégulé le contrôle des durées du travail. Ils ont violé les directives européennes pour permettre, dans certains cas, aux cadres de travailler plus que la durée maxima européenne de 48 h par semaine et les forfaits jours sans respect du repos quotidien européen de 11 h. Ils veulent faire travailler jusqu’à 62 et 67 ans. Ils ont facilité l’annualisation, les modulations. Ils ont multiplié par deux la précarité, les CDD, les « stages », les intérims, les saisonniers, les horaires et contrats atypiques… Il leur fallait 45 h sans gain de salaire ! Et ils y sont presque arrivés car la durée réelle du travail moyenne doit être de 41/42 h aujourd’hui – souvent déclarée et payée 35. Les voilà qui exigent un « CDD d trente mois » , 30 mois d’esclavage incertain… Jamais il n’y a eu autant de « flexibilité » en matière de travail et jamais autant de « rigidité » en matière de salaire.

Et ils ont obtenu 4 510 000 chômeurs, record historique absolu !
Et si le sarkozysme continue (des milliards en plus pour les banques, des milliards en moins pour les salariés), nous aurons au moins 500 000 chômeurs en plus dans l’année 2012.
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Le plan « 1000 caméras » : un prétexte pour baisser les effectifs policiers (Groupe PCF/PG Conseil de Paris)

Révélés aujourd’hui par le quotidien Le Monde, les chiffres des effectifs policiers à Paris révèlent une baisse massive des postes et leur incroyable déséquilibre. Ainsi, en deux ans, 400 postes ont disparu à Paris, sur environ 6 400. Particulièrement touchés, les 18e et 20e arrondissements perdent à eux seuls 100 policiers. Un scandale pour ces deux arrondissements qui rencontrent d’importants problèmes de sécurité.
J’avais déjà souligné lors du débat sur le plan 1000 caméras, qu’en matière de sécurité, ce qui fait la différence, c’est la présence humaine. Alors que lancement officiel du plan 1 000 caméras de vidéosurveillance par le premier ministre, François Fillon, et le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, a eu lieu mercredi 21 décembre, la stratégie de la Préfecture est manifestement de s’en servir comme prétexte pour réduire au maximum les effectifs policiers.
Dans nos quartiers, seule la présence humaine est à même de faire reculer la délinquance qui pourrit la vie des habitants. Je demande donc le rétablissement immédiat des postes supprimés dans les quartiers populaires afin que soit assurée, au plus près du terrain, la protection des habitants
Communiqué de Ian Brossat Président du Groupe Communiste et élus du Parti de Gauche au Conseil de Paris
Elu du 18ème arrondissement de Paris

jeudi 29 décembre 2011

S’inscrire et voter la bonne résolution avant 2012

Plus que quatre jours pour s’inscrire sur les listes électorales afin de pouvoir voter en 2012 pour la présidentielle et les législatives. Les mairies ont mis en place des dispositifs pour absorber les dernières demandes, en dépit de toute campagne nationale de sensibilisation, contrairement à 2006.
À sonder la file d’attente dans le hall de la mairie de Saint-Denis (93), on comprend mieux pourquoi le pouvoir fait le service minimum sur l’inscription sur les listes électorales. Car, pour Sophie, trente-six ans et première inscription en poche, cette fois, «il faut que ça change», ça suffit la galère pour cette secrétaire médicale, «ces dernières années j’ai vraiment senti que ma situation se détériorait». Envolées ses préventions à l’égard des «politiques» rangés auparavant dans le même sac. Elle veut du changement mais tempère aussitôt : «Enfin, j’en espère.» Sophie sait en tout cas pour qui elle va voter ; ainsi, la démarche d’inscription n’est pas le préalable à l’intéressement à la vie politique, elle en est le prolongement. Entre les simples retardataires pour cause de déménagement en cours d’année (les plus nombreux) et les jeunes passés au travers du système d’inscription automatique (qui suppose de s’être fait recenser pour la journée défense et citoyenneté), c’est de 130 à 140 inscriptions quotidiennes qui sont réalisées dans ces tout derniers jours à Saint-Denis.
À l’heure de l’abstention galopante, de grands mots résonnent pourtant dans ce hall de mairie ; s’inscrire et voter, c’est un «devoir moral», dit Kalidou (vingt-deux ans), comme une évidence oubliée. «Un droit auquel je tiens depuis que je suis française», poursuit Kea, vingt-sept ans. Qui n’a pas encore arrêté son choix, mais laisse volontiers entendre que ce ne sera pas pour renouveler le bail du locataire de l’Élysée.

Perte de 100 000 emplois industriels et de 900 usines en France en 3 ans

C’est le sinistre bilan de la crise que dresse Les Echos ce mercredi, à partir d’une étude réalisée par l'observatoire Trendeo. Et les perspectives pour 2012 ne sont guère encourageantes.
Selon le quotidien économique, Trendeo a relevé 880 annonces de fermeture de sites industriels au cours des trois dernières années. Avec un pic particulièrement violent en 2009, avec pas moins de 400 fermetures et tout de même 200 en 2011. Dans le même temps, 494 créations de sites ont été recensées. "Bilan: la France compte environ 385 usines de moins aujourd'hui qu'au début de 2009", pointe le journal.
Outre les fermetures, il y a eu pas moins de 1170 annonces de réduction d'effectifs. "Au final, entre les postes créés et ceux supprimés, près de 100.000 emplois industriels ont été perdus en France ces trois dernières années", selon le journal, toujours en citant Trendeo.
L'année 2012 s'annonce difficile. La faible reprise de la fin 2010 n’a duré que quelques mois, la destruction du tissu industriel français a repris de plus belle ensuite. A savoir que les seuls secteurs vecteurs d’emplois sont l'aéronautique, l'agroalimentaire et le luxe, alors que l'automobile qui a perdu 30000 postes en trois ans, la pharmacie, la high-tech, la chimie et la métallurgie ont subi les plus importantes coupes d’effectifs.

mercredi 28 décembre 2011

Je file au boulot


Je file au boulot par CN-PCF

Équateur : le courage politique de dire non à la dette et au FMI

Le 14 décembre 2008, le président de l’Équateur, Rafael Correa, prenait la décision simple et ferme de ne plus payer la part « illégitime » de la dette publique et de suspendre le remboursement des titres de la dette. Retour sur une réussite politique, sociale et économique.
Rafael Correa annonçait un plan de restructuration ainsi qu’un audit de la dette publique pour en déceler la part « légitime » (la part utilisée dans l’intérêt du peuple équatorien) et celle « illégitime » (le renflouement des banques privées et issue des contrats de dettes illégaux), voire « odieuse » (contractée par des régimes dictatoriaux contre l’intérêt du peuple). Le pouvoir exécutif avait en effet décidé en 2007 de mettre en place une commission d’enquête pour un audit de la dette sur la période 1976-2006 dont faisaient partie des experts européens tels que Éric Toussaint du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM). Le Président de l’Équateur déclara qu’il ne paierait plus la part de la dette jugée illégitime. Cette part fut estimée alors à 70% de sa totalité. Un point significatif de cette démarche est que 95% des créanciers de l’Équateur (FMI, Banques, et autres fonds institutionnels) ont accepté cette décision !!
En utilisant l’outil de l’audit de la dette et grâce à une mobilisation populaire qui était au paroxysme en Equateur, Correa a pu établir le rapport de force nécessaire pour faire accepter à l’oligarchie financière que cette part de la dette n’était pas celle du peuple. Et que ce n’était par conséquent pas à ce-dernier de la payer !
Voilà qui marqua un tournant décisif dans l’histoire politique du pays et mit fin en partie au cercle vicieux de la dette : l’hémorragie financière, la baisse des dépenses publiques qui enrayent toute possibilité de relance, et provoquant l’augmentation scandaleuse des intérêts et surtout la perte totale de la souveraineté du peuple équatorien, demeuré des décennies durant sous la tutelle du FMI et de la Banque Mondiale. Tous les gouvernements depuis celui de Guillermo Lara (1972-1976) avaient jusque-là appliqué sans sourciller les mesures d’austérité budgétaires imposées par les institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale). Mal leur en a pris.
Le non-remboursement de la dette décidé courageusement par Rafael Correa a permis à l’Équateur d’économiser près de 7 milliards de dollars, réinvestis notamment dans la santé, l’éducation et autres postes de dépenses sociales. Par ailleurs, la part du budget de l’État pour le paiement de la dette est passé de 32% à 15% et celle concernant les dépenses sociales de 12 à 25%. En outre la croissance est en moyenne de 4% depuis 2006, ce qui a permis de financer l’augmentation des salaires et des pensions.
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mardi 27 décembre 2011

Le chômage à son plus haut niveau depuis 12 ans

Pour le septième mois consécutif, le chômage a encore augmenté en France en novembre pour atteindre son plus haut niveau depuis 1999, soit, toutes catégories confondues, une augmentation de 5,6% sur un an.
Pas de trève des confiseurs pour les chiffres du chômage. Le nombre de chômeurs de catégorie A, c'est-à-dire sans aucun emploi, est passé à 2.844.800 en France métropolitaine fin novembre, d'après les données publiées lundi par le ministère du Travail. Sur un mois, cela représente près de 29.900 personnes supplémentaires, soit une hausse de 1,1% par rapport à octobre. Sur an an, le nombre de demandeurs d'emploi de cette catégorie a bondi de 5,2%. En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 1,2%, soit 51.800 personnes de plus, pour atteindre 4.244.800. Sur un an, la hausse est de 5,6%.
Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 4.510.500, un chiffre qui pourrait peser lourd dans le choix des électeurs à quatre mois de la présidentielle de 2012. La hausse du nombre de demandeurs d'emploi a été particulièrement vigoureuse pour les moins de 25 ans, puis pour les plus de 50 ans.
Le chômage de longue durée s'accuse, puisque sur les 4.244.800 personnes des catégories A, B et C en quête d'emploi en métropole, 1,61 million ont un an ou plus d'inscription à Pôle emploi, soit +1,1% sur un mois et +6,5% sur un an. Parmi eux, le nombre de demandeurs ayant entre un an et moins de deux ans d'ancienneté sur les listes progresse de 0,8% mais baisse en glissement annuel de 2,4%.
Les personnes ayant entre deux ans et moins de trois ans d'ancienneté augmentent aussi bien sur un mois (+0,7%) que sur un an (+13,7%) tandis que les trois ans ou plus d'ancienneté voient leurs rangs gonfler de 2,1% et de 21,8% par rapport à novembre 2010.

lundi 26 décembre 2011

Les tremplins 2011, c'est parti !

                       Les Tremplins 2011, c'est gagné !
                et c'est reparti pour les Tremplins 2012 !

Tremplins du TA 2012


                                             CROLLES  LE PROJO
                                   VENDREDI  20 JANVIER      
5€ l'entrée

samedi 24 décembre 2011

Bonnes fêtes à toutes et tous !


La section PCF du Grésivaudan vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d’année.

Aéroport: pour la justice, les policiers ne sont pas des jaunes

Le tribunal administratif de Montreuil a rejeté ce vendredi la requête de la CFDT, qui demandait la fin du remplacement par des policiers d'agents de sûreté grévistes à l'aéroport de Roissy. Pour le tribunal, cette mesure ne constitue "pas une atteinte au droit de grève".
Le juge des référés "fonde sa décision sur le fait que le remplacement d'agents grévistes par des fonctionnaires de l'Etat, dont les missions sont d'assurer la sécurité des biens et des personnes, ne constitue pas une atteinte au droit de grève dans la mesure où aucune réquisition (de personnels grévistes, ndlr) n'est demandée... Il convient aussi d'assurer la continuité du service public de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle", ajoute le tribunal.
La CFDT avait saisi jeudi le tribunal pour demander de "mettre fin aux effets de la décision de faire assurer le contrôle de sécurité de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle par les forces de sécurité, en remplacement ou complément du personnel gréviste".
Des effectifs de la Police aux frontières (PAF) et de la Gendarmerie du transport aérien (GTA) ont été mobilisés à Roissy, l'aéroport le plus touché par la grève des agents de sûreté qui réclament une augmentation de salaire de 200 euros et de meilleures conditions de travail.
  • A lire:
Aéroport: Sarkozy envoie les forces de l'ordre
L'UNSA police contre le remplacement des grévistes dans les aéroports par des fonctionnaires de police
Les agents de sureté demandent d'être respectés par leurs patrons

vendredi 23 décembre 2011

Marine Le Pen : Une extrême droite bien réelle

Marine Le Pen et le FN : argumentaire
L'opération est menée depuis plusieurs années, sortir le FN de son isolement en lui donnant un visage plus acceptable pour un maximum d'électeurs. Si sur l'image le passage du père à la fille favorise totalement cette évolution, sur le plan des idées l'enrobage de circonstance ne modifie pas le fond. Pourtant, Marine Le Pen ne ménage pas ses efforts, avec la multiplication des références à la liberté (80 fois dans le discours du 1er mai), au peuple (50 fois dans celui du 19 novembre), la tournure sociale de ses discours, sans parler sur le constat de la crise. Une reprise pure et simple d'analyse et de propositions que nous pouvons faire ! Mais cette tentation de coller à des thématiques sociales ne doit pas faire illusion, le fond de commerce et les motivations profondes du FN restent les mêmes, ce sont celles de l'extrême droite.
- Le FN dans sa version Marine, joue toujours sur les mêmes ressorts, la peur, la stigmatisation de l'autre, de l’étranger, pour capter un électorat bousculé par la crise. Un électorat qui a peur du déclassement social, de la précarisation et qui veut trouver un responsable à cela.
- Jouant sur toutes les ambiguïtés, Marine Le Pen n'hésite pas, dans ses interventions, à dénoncer les spéculateurs et les marchés financiers. Mais elle se garde bien, dans son programme, de s'attaquer à ces derniers. Bien au contraire, en portant la division entre les opprimés, en dénonçant les syndicats, Marine Le Pen fait le jeu d'un patronat qui n'a de cesse de vouloir rogner sur les droits des salariés.
- Cet argumentaire met en évidence la filiation historique du Front national (fiche 1) qui se retrouve dans ses thèmes de prédilection et qui structure son électorat (fiche 2). Il y l'immigration (fiche 3), le combat contre les syndicats ouvriers (fiche 4), son positionnement économique libéral (fiche 5), sa conception de la place de la femme dans la société (fiche 6) ou bien encore la sécurité (fiche 7). Sur l'ensemble des thématiques qu'elle peut aborder dans la présentation de son programme, Marine Le Pen se contente de décliner la «priorité nationale ». Pour bien mettre en évidence le fossé qui sépare ses propositions des nôtres à chaque fois est redonné l'essentiel de notre programme (fiche 8).
Lire l'argumentaire

Document L'Humanité: A qui profite le logement cher?

En trente ans, bailleurs et professionnelsde l'immobilier ont réalisé 450 milliards d'euros de surprofits grâce à la spéculation immobilière, d'après une étude de la Plate-Forme logements des mouvements sociaux, révélée en exclusivité par l'Humanité dans son édition de ce mardi 21 décembre 2011. Humanite.fr reproduit ici intégralement l'étude. Retrouvez toutes nos analyses sur le sujet dans l'édition du 21 décembre.

L’envolée des loyers et des prix immobiliers a rendu l’accès au logement de plus en plus difficile, avec des coûts fixes qui grèvent fortement le pouvoir d’achat des locataires. L’autre face de cette réalité, c’est que le logement cher engendre des profits croissants, notamment du côté des bailleurs. Quelle est l’importance de ces profits ? Comment ont-ils évolué ? Qui en bénéficie ? Peut-on évaluer les « surprofits » engendrés par la spéculation immobilière ? L’information disponible pour répondre à ces questions reste très limitée ; elle est même parfois inexistante, par exemple lorsqu’on s’intéresse aux bénéfices tirés de la location de locaux à usage industriel ou commercial. Si les enquêtes Logement fournissent régulièrement des informations relativement détaillées sur les charges qui pèsent sur les locataires, les bénéfices du logement cher constituent un des trous noirs de la statistique (voir encadré sources et méthode). L’objectif de cette note est d’essayer de combler cette lacune en apportant quelques repères dans le débat public.
La place des profits immobiliers dans l’économie
En 2009, la masse des profits liés aux activités immobilières s’est élevée à près de 200 milliards d’euros, soit plus de 10% de l’ensemble des revenus recensés par les comptables nationaux.  Une large partie de ces revenus – environ les deux tiers – ne sont pas perçus sous forme monétaire. Ils correspondent aux « loyers imputés » qui mesurent le bénéfice en nature que les propriétaires tirent de l’occupation de leur logement. A côté de ces revenus en nature, les profits monétaires engendrés par les activités immobilières recouvrent deux grandes activités:
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Annie Ernaux : Je vais voter Front de Gauche, Mélenchon, car il reprend une parole, communiste mais pas seulement, qu'on n'entendait plus.

Honte sociale, lutte des classes, Mélenchon, sexe, écriture : à l'occasion de la parution de l'anthologie « Ecrire la vie », Rue89 a rencontré l'écrivain Annie Ernaux.
Elle est assise dans la pénombre d'un orage hivernal, au bureau de Gaston Gallimard, et de sa vie dont nous parlons, de sa colère immense d'être née de ces parents-là, de l'amour qui font tous ses livres depuis « Les Armoires vides », il semble que c'est la honte qui prend le dessus.
La honte sociale, elle s'en est vengée en écrivant : écrire ce n'était pas un désir, mais une volonté. Mais la honte d'avoir renié ses parents, de les avoir détestés d'être si vulgaires, sales, incultes et gauches avec leur amour, d'avoir quitté très tôt leur monde sans jamais appartenir à celui des autres (ceux qui avaient des salle de bains, des mères parfumées et un peu artificielles qui disaient « sensas »), elle ne s'en est pas défaite. Elle l'a fouillée avec une impudeur et une liberté totales.
Annie Ernaux est une écrivain engagée, une écrivain marxiste et féministe. Mais cela n'a aucun sens de la présenter ainsi, tant sa langue est sienne et intérieure. Les textes très intimes – sur l'avortement, l'aliénation amoureuse – qui ont suivi « Les Armoires vides » ou « La Place » ne l'ont jamais empêchée de cuver la révolte politique.
« Ecrire la vie », que Gallimard publie dans la collection Quatro, regroupe l'œuvre littéraire d'Annie Ernaux, dans l'ordre de sa biographie, non de la publication de ses livres.
Il y a, pour ouvrir cette anthologie, une cinquantaine de pages où se superposent des extraits inédits de son journal et des photographies.
Avant de rentrer dans sa maison de banlieue qui ressemble aux villas de ces filles du Havre qu'elle haïssait, elle se plie docilement à la séance photo. Et remercie Audrey Cerdan (photographe de Rue89) de la traiter gentiment.
Rue89 : Vous vous voyez dans le métro avec le regard de l'enfant que vous étiez. Et vous n'aimez pas la femme élégante, cultivée que la fille d'épiciers d'Yvetot est devenue. Est-il donc impossible de se réconcilier ?
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jeudi 22 décembre 2011

Le rail public est l’avenir du ferroviaire (PCF)

Les Assises du ferroviaire, tenues de septembre à décembre 2011, initiées par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement ont été présentées à tort comme un grand débat national et public alors qu’en réalité, elles n’ont rassemblé que des « experts » triés sur le volet et des économistes libéraux chantres de la dérèglementation et de l’ouverture au marché du rail français.
Quid des besoins des usagers, quid des conditions de travail des salariés, quid des enjeux d’un développement éco-responsable du fret et harmonieux sur l’ensemble du territoire ? Cette grand’messe a répondu par le dépeçage et l’affaiblissement du secteur public, le nivellement par le bas des conditions sociales des personnels et les menaces qui pèsent sur 9 000 km de voies (soit un tiers du réseau) jugées « non rentables ».
Pour poursuivre ce pillage du domaine public, le gouvernement entend légiférer aux fins de remettre en cause la LOTI (loi d’orientation des transports intérieurs) de Charles Fiterman (1983), consacrant le monopole public de la SNCF, et la loi SRU (solidarité renouvellement urbain) portée par Jean-Claude Gayssot (2000) attribuant l’exclusivité de l’exploitation des TER à la SNCF.
Ainsi, sans s’interroger une seule fois sur sa pertinence, les Assises ont conclu à l’inéluctabilité de l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire. Celle-ci, déjà à l’œuvre de façon catastrophique dans l’activité fret, a franchi une nouvelle étape, le 11 décembre, avec la circulation du premier train de voyageurs privé entre la France et l’Italie.
L’orientation des libéraux qui vise à pousser plus loin la libéralisation est justifiée par l’insuffisante efficacité du système ferroviaire (SNCF-RFF) et la dette colossale qu’il porte (près de 40 milliards d’€), dette que le désengagement de l’État a pourtant contribué à creuser. La contribution de l’État aux recettes du Réseau ferré de France (RFF) est passée de 55% en 2005 à 38% aujourd’hui. La supercherie de l’argument des libéraux va plus loin avec la mise en place des partenariats publics-privés (PPP) qui se révèlent maintenant de véritables escroqueries.

Corée du Nord : Les peuples ont besoin de démocratie (PCF)

L'annonce du décès de Kim Jong-il, qui maintenait depuis 1994 un régime de fer sur son pays, ouvre une période d'incertitude. Le pouvoir semble revenir aux mains de son fils Kim Jong-un mais la dynastie héréditaire des Kim, qui dirige le pays depuis 1953 dans une opacité anti-démocratique et dans un consternant culte de la personnalité, va-t-elle perdurer ?
Ce régime n'est plus, depuis des décennies, qu'une caricature grossière, étrangère à ce que nous nommons pour notre part, le communisme. Les relations du PCF et du parti au pouvoir en Corée du Nord sont rompues depuis bien longtemps.
Les peuples de Corée du Nord et de Corée du Sud ont besoin de démocratie, de paix, de démilitarisation, de développement social.
Depuis 1953, pourtant, les problèmes persistent et la tension régionale n'a jamais vraiment baissé comme le montrent les confrontations récentes, et la péninsule est une des régions les plus militarisées du monde.
Le changement de dirigeant en Corée du Nord permettra-t-il le changement nécessaire ? La responsabilité des États-Unis, de chacun des pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’ensemble des pays de la région est directement engagée.
Tout doit être fait, notamment par la France pour aller dans ce sens.
C'est à cela que les communistes français entendent œuvrer.
Parti communiste français

mercredi 21 décembre 2011

Transport aérien : « nouvelle attaque contre le droit de grève »

Communiqué du Parti Communiste Français
 Alors que le conflit entre les salariés des entreprises de sécurité aérienne et leurs directions prend de l’ampleur, le gouvernement ne trouve rien de plus urgent que de s’en prendre à un droit constitutionnel : le droit grève. C'est tout bonnement une remise en cause de ce droit dans les transports aériens que l'assemblée veut voter le 24 janvier prochain.
Voilà près d'un mois que les salariés en lutte ont annoncé une mobilisation pour satisfaire leurs légitimes revendications. Les grévistes réclament l'ouverture de négociations par branche pour obtenir la revalorisation des salaires, l'amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité de leur travail.
Le patronat et le gouvernement, culottés, accusent maintenant les grévistes de prendre les voyageurs en otage alors que ce conflit, si la direction avait dénié entamer les négociations, aurait pu être évité.
Les salariés, attachés à leurs conditions de travail, ne sont pas coupables. Les directions des entreprises concernées, soutenues par le gouvernement sont les véritables responsables de cette situation.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche exigent le respect du droit de grève et appellent les directions des entreprises concernées à négocier sur les revendications des salariés.

Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »

Par Elodie Bécu
Les ressources de la planète peuvent nourrir 12 milliards d’humains, mais la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie. Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est assassiné, affirme Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il dénonce cette « destruction massive » par les marchés financiers. Des mécanismes construits par l’homme, et que l’homme peut renverser. Entretien.
Basta ! : Craignez-vous que la crise financière amplifie celle de la faim dans le monde ?
Jean Ziegler : Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. La pyramide des martyrs augmente. À cette faim structurelle, s’ajoute un phénomène conjoncturel : les brusques famines provoquées par une catastrophe climatique – comme en Afrique orientale, où 12 millions de personnes sont au bord de la destruction – ou par la guerre comme au Darfour. En raison de la crise financière, les ressources du Programme alimentaire mondial (PAM), chargé de l’aide d’urgence, ont diminué de moitié, passant de 6 milliards de dollars à 2,8 milliards. Les pays industrialisés ne paient plus leurs cotisations car il faut sauver la Grèce, l’Italie et les banques françaises. Une coupe budgétaire qui a un impact direct sur les plus démunis. Dans la corne de l’Afrique, le PAM est contraint de refuser l’entrée de ses centres de nutrition thérapeutique à des centaines de familles affamées qui retournent dans la savane vers une mort presque certaine.
Et les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale – ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Les spéculateurs boursiers qui ont ruiné les économies occidentales par appât du gain et avidité folle devraient être traduits devant un tribunal de Nuremberg pour crime contre l’humanité.
Les ressources de la planète suffisent à nourrir l’humanité. La malnutrition est-elle seulement une question de répartition ?
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Conflit dans les aéroports : Guéant veut des forces de l'ordre à la place des grévistes

Alors que le patronat refuse toujours de négocier avec les agents de sûreté en grève depuis cinq jours, le gouvernement, par la voix de son ministre de l'Intérieur propose de faire appel aux forces de l'ordre pour remplacer les grévistes. Le dialogue social à la sauce Guéant...
"Dès demain, on veut que les départs se fassent normalement. Le gouvernement veut assurer le départ des passagers à tout prix", a déclaré mardi le ministre des transports Thierry Mariani. Qu'à cela ne tienne, le ministre de l'intérieur Claude Guéant a la solution, il a "donné des instructions très claires" à la police et à la gendarmerie pour qu'elles se substituent, "si besoin", aux agents de sûreté grévistes dans les aéroports. Les fonctionnaires de la police aux frontières (Paf) et les militaires de la gendarmerie des transports aériens (GTA) seraient mobilisés, avec le renfort éventuel de CRS et de gendarmes mobiles. La manière forte au lieu d'imposer au patronat l'ouverture de négociations...
La CGT parle de "coup de force contre le droit de grève", la fédération des services CFDT dit elle "regretter que ces relents poujadistes à visée électorale prennent le pas sur les difficultés rencontrées pour une profession où le dialogue social est difficile". Le premier syndicat de policiers, Unité police SGP-FO, s'oppose aux recours aux forces de l'ordre pour remplacer les agents de sûreté grévistes,"les policiers n’ont pas vocation à devenir des briseurs de grève" a déclaré Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat.
Ce conflit a également relancé le débat sur le droit de grève dans les transports, le gouvernement plaidant pour que soit transposé à l'aérien le dispositif en vigueur dans les transports terrestres. Une proposition de loi UMP visant à rendre obligatoire la déclaration individuelle d'intention de faire grève 48 heures à l'avance dans le transport aérien de passagers, sera examinée à l'Assemblée le 24 janvier. La CGT, dans un communiqué parle "d'atteintes intolérables contre le droit de grève que voudraient imposer le gouvernement et diverses personnalités à l’occasion du conflit qui oppose les salariés chargés de la sûreté dans les aéroports et le patronat de ce secteur".
Les syndicats des entreprises de sûreté, qui emploient 10 000 salariés (ICTS France, Securitas, Brink's, Alyzia Sûreté, I Sec, Vigimark, Samsic, Serris, Securus) réclament l'ouverture de négociations sur les conditions de travail et les salaires.

mardi 20 décembre 2011

Camarades, et si l’herbe était plus verte ailleurs ?

Clémentine Autain, membre de la Fase et Stéphane Lavignotte, militant écologiste, ancien responsable des Verts, engagés au Front de Gauche.
Des adhérents quittent EELV. Certains disent déjà qu’ils ne renouvelleront pas leur adhésion. Et comme toute séparation, c’est triste. Un parfum de déception règne particulièrement chez celles et ceux qui sont attachés à une écologie politique articulée à la question sociale. L’impression de ne plus pouvoir peser à l’intérieur se mêle à la douleur d’envisager le départ de leur « pays politique ».
Il y a l’actualité immédiate : la signature d’un accord avec le PS malgré les divergences, au nom de la constitution d’un groupe parlementaire. Fallait-il avaler l’austérité des comptes publics comme réponse à la crise ? Fallait-il céder sur la sortie du nucléaire, la VIe République ou encore l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes ? Beaucoup à EELV en doute. Et il y a une évolution de fond, durablement entamée depuis la participation au gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 : une professionnalisation et une institutionnalisation qui ont achevé le rêve vert d’une politique autrement ; l’abandon – malgré les discours publics – d’une écologie qui se donne pas les moyens d’une remise en cause du capitalisme et du productivisme.
En 1992, Serge Moscovici, l’un des pères de l’écologie en France, s’inquiétait (déjà) de la généralisation d’une écologie vieillie prématurément, conformiste et banalisée, qu’il appelle « écologie d’intention », appelant à approfondir le sillon initial d’une « écologie d’invention ». Dès 1978, André Gorz met en garde : il faut choisir entre « leur écologie et la nôtre ». « Leur écologie », c’est celle d’un capitalisme qui intégrera les coûts écologiques sans rien changer par ailleurs : « dans le cadre de l’actuelle société et de l’actuel modèle de consommation, fondés sur l’inégalité, le privilège et la recherche du profit, la non-croissance ou la croissance négative peuvent seulement signifier stagnation, chômage, accroissement de l’écart qui sépare les riches et pauvres »  et gestion autoritaire des matières première et des pollutions. André Gorz, décidément visionnaire, ajoute : « on détournera la colère populaire, par des mythes compensateurs, contre des boucs-émissaires commodes (les minorités ethniques ou raciales, par exemple, le « chevelus », les jeunes…) » .
Et puis il y a ce que Gorz, nous, et sans doute vous, avec lui, appellons « notre écologie » : celle qui sait que ce cauchemar ne pourra être évité que si « une attaque politique, lancée à tous les niveaux, arrache (au capitalisme) la maîtrise des opérations et lui oppose un tout autre projet de société et de civilisation » . Pour André Gorz, l’écologie ne peut être qu’une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature.
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L'illusion sociale du Front National

Par Andrée OGER, conseillère générale communiste de Saint André de l'Eure
Pour ceux qui s'imaginent que Marine Le Pen est du côté du peuple, des travailleurs, voici un petit rappel pas très ancien de sa vision du monde du travail et des rapports sociaux. Le 22 octobre 2010, lors des manifestations contre la « réforme » des retraites, elle déclarait : « Le gouvernement doit cesser de jouer avec le feu avec la complicité des syndicats et rétablir immédiatement l’ordre républicain partout. La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers… ».
Complicité, syndicats, ordre, tolérance zéro, émeutiers... tout cela pour qualifier les millions de salariés qui refusaient le report de l'âge de départ en retraite et la dégradation des pensions de retraite !
Il est vrai que dans son programme le FN annonce être pour la retraite à 65 ans. Tout s'explique.
Mais, cependant, il souhaite réserver cette retraite aux français de souche (c'est quoi ? Deux grands parents français ? Quatre grands parents français ? Plus ?). On va demander aux immigrés de cotiser 40 ans pour ne rien toucher ? Est-ce bien sérieux ?
Et je ne vous parle pas des autres idées toutes aussi réactionnaires dans le domaine : accroissement de la natalité pour financer les retraites (on fait comment ? On insémine de force les femmes ?...), blocage de l'évolution des pensions sur l'inflation, casse des négociations nationales remplacées par des accords de branche,...
Le Front National et Marine Le Pen défendent également d'autres idées que ne renient absolument pas le patronat et Laurence Parisot, la patronne du MEDEF : suppression du SMIC, contrôle des syndicats, négociations par branche (d'où création d'inégalités entre salariés), etc... Avec une touche de racisme en plus.
Qu'attendre d'autre de l'héritière de Montretout, fille à papa du milliardaire tortionnaire Jean-Marie Le Pen et d'un parti situé à l'extrême-droite de l'échiquier politique, c'est-à-dire plus à droite que la droite ?
Question ouverte : Citez-moi un pays où l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite a constitué un progrès pour les travailleurs ?

lundi 19 décembre 2011

Salah Hamouri enfin libre : « une formidable nouvelle »


Parmi plus de 500 autres détenus, le jeune franco-palestinien Salah Hamouri, privé de liberté par les autorités israéliennes depuis près de 7 ans, vient d’être libéré ce dimanche soir. Voilà une formidable nouvelle.

Je tiens à saluer le courage et la détermination de Salah, mais également de ses parents, ami-e-s et proches qui, depuis près de 7 ans n'ont cessé d'agir pour sa libération. Je veux enfin féliciter l’action permanente des organisations et associations qui se sont mobilisées pour cette cause juste.

Depuis le 13 mars 2005, Salah Hamouri était incarcéré en Israël par un tribunal militaire d’occupation, illégal au regard de l’ONU. Pourtant, jamais les preuves de sa culpabilité n’ont été apportées.

Je me réjouis que des dispositions politiques et diplomatiques aient enfin été prises auprès des autorités israéliennes pour que Salah retrouve la liberté. Nous espérons toutefois que cette libération a été accordée sans conditions permettant au jeune franco-palestinien de reprendre ses études et de vivre où il le souhaite.

Cependant, 6 000 prisonniers palestiniens sont encore détenus en Israël. Pour eux, le combat pour la liberté doit continuer. Après l’entrée de la Palestine à l’UNESCO, la France et ses partenaires européens doivent reconnaître immédiatement l'État palestinien et s'engager avec détermination pour obtenir d'Israël la garantie d'une application des résolutions des Nations unies afin d'aboutir à un règlement politique pour une paix juste et durable.

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Conseiller régional d'Ile-de-France

Souveraineté(s) : pourquoi il s'agit d'un combat de gauche

Par Jean-Emmanuel Ducoin
Hors-sol. Faut-il toujours « se vouer à » pour pouvoir demeurer « dans » ? Nous sommes, nous autres Français, héritiers d’une terre ferme martelée par l’histoire. Nous entretenons même avec les limites de cette terre « une et indivisible » un rapport si émotionnel que le symbolique voisine avec le sacré. Les hommes en ont forgé la matrice. Du traité de Nimègue à l’universalité du Code civil, de Valmy au Conseil national de la Résistance, de Robespierre à Jaurès, de Jean Moulin à de Gaulle, de la Révolution au Front populaire, nous parlons depuis « le sol sacré de la patrie » avec au cœur et à l’âme d’autant plus de vulnérabilités que le consommer-monde a remplacé l’esprit de nos cantons et l’horizon de nos clochers. Ce que nous portons, nous les descendants de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ne peut rester encoffré aux Archives nationales avant mise en dépôt au mont-de-piété. Si le hors-sol nous guette, les no man’s land nous troublent. Quand nous ne savons plus qui nous sommes, ce que nous avons fait pour le devenir, ce que nous voulons faire et ce que nous sommes capables de décider pour notre à-venir, sommes-nous encore ce que nous croyons être et, tout aussi grave, sommes-nous déjà « mal » avec tout le monde ?
Nôtres. Ainsi, oser parler encore de souveraineté serait « dangereux » car mécaniquement synonyme de « repli national », voire pire. L’éditocrate libéral – qui lui non plus n’a plus de frontières – l’exige. « Souveraineté nationale » : expression interdite. « Souveraineté(s) populaire(s) » : formule à peu près acceptable, mais à usage limité et seulement au pluriel… Et à votre avis, pourquoi serions-nous soumis à cette restriction de langage ? En raison de la « lepénisation des esprits », pardi. Comme si la question de la patrie et de la nation devait être considérée désormais comme un sujet préempté par les nationalistes…
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Les suppressions de postes 2012 vont toucher la plupart des académies

Toutes les académies du pays sauf la Guyane, même celles qui auront davantage d'élèves, perdront des postes d'enseignants à la rentrée 2012 du fait des 14.000 suppressions prévues dans l'Education nationale, le Nord et le Pas-de-Calais devant en rendre à eux seuls un millier.
Pour les écoles, les académies qui perdront le plus de postes, en valeur absolue, sont Lille (399 suppressions), Nancy-Metz (367), Versailles (260), Amiens (235), Créteil (233), Toulouse (227) et Aix-Marseille (219).
En collèges et lycées, ce sera Lille (589), Versailles (495), Nancy-Metz (425), Créteil (362), Aix-Marseille (285), Lyon (263) et Grenoble (260)).
Du fait d'une démographie en baisse, les départements du Nord et du Pas-de-Calais devront donc rendre au total 1.020 postes (dont 32 emplois administratifs), et ce sans compter les suppressions de postes d'étudiants stagiaires en master 2, pourtant conçus pour leur faire connaître les classes.
Comme l'an dernier cette répartition académie par académie a été dévoilée par le ministère une semaine avant Noël aux syndicats, mais ceux-ci se demandent, plus encore qu'il y a un an, comment ces postes à supprimer vont pouvoir être trouvés.
Des 29 académies (sur 30) qui vont en perdre, de nombreuses vont en effet connaître une hausse des effectifs d'elèves à la rentrée 2012, surtout en collèges mais aussi en primaire.
"On va tasser les élèves par classe, donc je ne vois pas comment on va faire l'individualisation des parcours voulue par Luc Chatel", a commenté à l'AFP Christian Chevalier, du SE-Unsa.
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dimanche 18 décembre 2011

Cette récession est le produit de l'austérité

La France est en récession. L'INSEE l'a révélé en anticipant une croissance négative pour le dernier trimestre de 2011 et le premier trimestre de 2012. Cette nouvelle alarmante n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des plans d'austérité successifs que la droite a mis en place depuis le début de la crise. Il est remarquable que ce soit les pays à qui l'on fait appliquer les plans d'économie drastique qui subissent de plein fouet la récession. Elle est le produit de l'austérité!

La suppression de près de 170.000 emplois dans la Fonction publique via la RGPP, le gel des salaires et des minima sociaux, l'asphyxie des collectivités locales, la restriction des crédits aux PME ont fini par faire reculer notre économie. Le Front de gauche dénonce une nouvelle fois cette saignée contre-productive et avance des propositions alternatives.

Oui la France a les moyens d'une autre politique. En mettant fin immédiatement aux exonérations sociales patronales pour réinjecter ces fonds dans l'investissement productif. Le Front de gauche propose de moduler l'impôt sur les sociétés et le taux de cotisations sociales pour encourager  activement  les entreprises à développer leur valeur ajoutée et la part des salaires dans celle-ci tout en pénalisant les entreprises qui délocalisent et suppriment des emplois pour spéculer.

Notre seule règle d'or doit être l'humain d'abord, pas la finance !

samedi 17 décembre 2011

Tribune : Pierre Laurent écrit à Yves Calvi et dénonce une discrimination à l'égard du PCF

Mardi 13 décembre, France 5 diffusait un « C dans l'air » dont le thème était « le communisme 20 ans après ». Yves Calvi recevait à cette occasion, Stéphane Courtois et Alexandre Adler sur le plateau. Suite aux propos scandaleux tenus par certains sur le plateau, voici le courrier de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, envoyé ce jour à Yves Calvi.
Pierre Laurent : "Depuis maintenant des mois, la discrimination à l’égard du Parti communiste français dans les émissions politiques dont vous avez la charge, et plus globalement dans celles du groupe France Télévisions, est une constante. Toutes nos demandes pour qu’il y soit mis un terme sont - plus ou moins poliment - mais systématiquement écartées.
Mais cette fois, trop c’est trop. Le mardi 13 décembre, l’émission « C’est dans l’air » avait pour invité Stéphane Courtois, dont la seule fonction historique reconnue est l’anticommunisme professionnel. C’est votre choix éditorial, je n’ai pas à le contester. Toutefois, au cours de cette émission, cet invité, qui ne m’a jamais rencontré de sa vie, s’est livré à une violente attaque personnelle en déclarant je cite « Pierre Laurent (…) un fils d'apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié».
Cette pitoyable déclaration est restée sans réponse. Insultante et diffamatoire, elle ne mériterait de ma part que le mépris. Elle s’inscrit dans le registre des poncifs anticommunistes dont Monsieur Stéphane Courtois s’est fait une spécialité, en lieu et place de celle d’historien dont il s’affuble à propos du Parti communiste français.
Je ne peux me taire car cette déclaration intervient alors que la discrimination à notre égard est un scandale qui n’a que trop duré. Élu secrétaire national du PCF en juin 2010, je n’ai été invité à aucune émission politique importante dont vous avez la responsabilité, et quasiment aucune sur l’ensemble des  antennes de France Télévisions. Ce boycott est en contradiction avec toutes les règles déontologiques en matière de pluralisme du débat d’idées, et avec toutes les règles du CSA qui invitent à respecter l’ «équité» des temps de parole des formations politiques, singulièrement celles qui  disposent d’une représentation politique parlementaire.
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Revue du Projet N°12: Démondialisation

 

vendredi 16 décembre 2011

La peur au pouvoir



par Patrick Le Hyaric 
Les élites mondiales et françaises ne sont pas tant rassurées que cela. Elles ont provoqué un désordre si ample, au cœur même de leur crise, qu’elles ne maîtrisent plus les soubresauts contradictoires qu’elles alimentent elles-mêmes.


Ainsi, ces trois agences de notations – Moody’s, Fitch Ratings et Standard & Poor’s – qui, hier, ont été complices et actrices de la chute de la grande banque Lehman Brothers aux Etats-Unis, s’acharnent désormais à distribuer des notations pour faire flamber les bourses, tout en servant d’arguments aux pouvoirs en place pour réduire les droits sociaux et démocratiques.

Mais elles sont contraintes de déclarer un jour que leur potion amère est nécessaire et le lendemain d’avouer que l’austérité apporte la récession, donc l’inefficacité économique. Cette valse-hésitation est la manifestation d’une certaine peur.

Voyons ce seizième sommet européen tenu en fin de semaine dernière, deux ans après la mise en œuvre du traité de Lisbonne, et vingt ans, jour pour jour, après celui de Maastricht. Quel aveu d’échec ! Ces traités avaient été présentés comme permettant la construction européenne. Aujourd’hui, les mêmes s’inquiètent de sa déconstruction. Les gouvernements et leurs médias ont sur-dramatisé la situation pour enfermer le raisonnement dans un seul choix possible, celui de l’austérité, interdisant  tout débat contradictoire sur les solutions alternatives. Au-delà, voyons bien l’extrême gravité de ce qui se profile : un nouveau pas dans la destruction de l’état social, de la République sociale. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont acté le contenu du pacte « Euro plus » et les six règlements que la majorité droitière du Parlement européen a voté il y a quelques semaines (*), pour aller vers un nouveau traité encore plus antisocial.

Le maître mot est « discipline » au sens militaire. En son nom, l’élaboration des budgets des pays échappe totalement aux élus du peuple, au profit d’une petite caste de personnalités non élues eu sein de la Commission de Bruxelles, en lien avec la Banque centrale européenne aux ordres des marchés financiers.
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Standard & Poor’s s’attaque à la Sécurité sociale

Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Unedic, Réseau ferré de France, Caisse des dépôts et consignations... De nombreuses structures publiques sont sous la menace d’une dégradation de leur notation financière par l’agence Standard & Poor’s. Comme si tout ce qui relevait de l’intérêt général devait être éradiqué au profit de la spéculation.
L’agence Standard and Poor’s semble partie en croisade : après avoir placé « sous surveillance avec implication négative » le triple A de la France, en même temps que les notes de 15 pays de la zone euro le 5 décembre, puis sous surveillance négative le Fonds européen de stabilité financière (FESF) le 6 décembre, l’agence de notation a menacé de dégrader la note de régions et de grandes villes françaises. Le 7 décembre, elle envisageait de baisser les notes de la Ville de Paris et de la région Île-de-France. Ce même jour, elle plaçait « sous surveillance avec implication négative » les notes de plusieurs organismes publics français : la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), l’Agence française de développement, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la Caisse nationale des autoroutes, l’Unedic, le Réseau ferré de France (RFF)… L’agence de notation cible ainsi la protection sociale, la santé, les transports publics et la coopération internationale, estimant que ces organismes dépendent de l’État et seraient donc mécaniquement touchés par une dégradation du triple A de la France.
La Caisse des dépôts et consignations (CDC), elle aussi menacée d’une dégradation de son triple A, rappelle dans un communiqué qu’elle dispose d’une « situation de solvabilité très solide, nettement supérieure à celle requise par les normes bancaires, et adaptée à sa mission d’investisseur de long terme et de protection des dépôts réglementés ». La décision de Standard and Poor’s pourrait pénaliser la CDC dans son rôle de soutien financier à l’économie française (sauvetage de la banque Dexia, financement des collectivités locales...). Alors qu’elle a réalisé en 2010 un bénéfice net 2,1 milliards d’euros, en progression de 8,6 %.
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jeudi 15 décembre 2011

Libération de Salah Hamouri : « une formidable nouvelle »

Je viens d'apprendre que le jeune franco-palestinien Salah Hamouri, privé de liberté par les autorités israéliennes depuis près de 7 ans, devrait être libéré dimanche prochain. C'est une formidable nouvelle.
Je tiens à saluer le courage et l'action permanente des parents, ami-e-s et proches de Salah qui n'ont cessé d'agir pour sa libération ainsi que les organisations et associations qui se sont mobilisées pour cette cause juste.
Après l'entrée de la Palestine à l'UNESCO, l'annonce de la libération de Salah Hamouri est la deuxième très bonne nouvelle de la semaine.
Jugé par un tribunal militaire d’occupation, illégal au regard de l’ONU, et sans qu’aucune preuve ait été apportée quant à sa culpabilité, Salah Hamouri est incarcéré depuis le 13 mars 2005 en Israël.
Je me réjouis que des dispositions politiques et diplomatiques aient enfin été prises auprès des autorités israéliennes pour que Salah retrouve la liberté. Nous espérons cependant que cette libération soit accordée sans conditions permettant au jeune franco-palestinien de reprendre ses études et de vivre où il le souhaite, en France comme à Jérusalem.
Toutefois, pour les 6 000 prisonniers palestiniens encore détenus en Israël, le combat doit continuer pour la liberté.
La France et ses partenaires européens doivent reconnaître immédiatement l'État palestinien et s'engager avec détermination pour obtenir d'Israël la garantie d'une application des résolutions des Nations unies afin d'aboutir à un règlement politique pour une paix juste et durable.

La gauche française bute sur l’Europe

En Espagne, des manifestants ont occupé les grandes places du pays, dénonçant une démocratie qui ne les représente plus et rejetant une crise qui n’est pas la leur. Dans la zone euro, la contestation bourgeonne, et prend peu à peu pour cible une Union qui a servi de courroie de transmission aux exigences des marchés. Mais l’Europe peut-elle être de gauche ?  par Antoine Schwartz

Pour une fois, les institutions européennes avaient déchaîné l’intérêt du plus grand nombre. Et, comme souvent, divisé la gauche française. Lors du référendum du 29 mai 2005, les opposants au projet de traité constitutionnel européen (TCE) rassemblaient 54,67 % des suffrages avec une participation élevée (69,37 %). Ce résultat n’a toutefois pas conduit au chambardement annoncé. Signé le 13 décembre 2007, le traité de Lisbonne reprenait les dispositions essentielles de l’ancien projet. Et, cette fois, plus question de demander son avis à la population : au processus référendaire on préféra la ratification par voie parlementaire. « Même si les vainqueurs du “non” ont été frustrés de leur victoire, deux camps se sont dessinés pour de très longues années en France », assure M. Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG). Mais cette ligne de démarcation est-elle toujours si nette ?
Avec la crise de la monnaie unique et l’austérité imposée aux populations du continent, le débat sur les finalités de l’intégration européenne redessine les frontières de la gauche française. Des partisans d’une transformation des institutions européennes « de l’intérieur » à ceux d’une sortie de l’euro, la gauche se divise désormais tant sur la nature d’une éventuelle réforme de l’Union européenne que sur les moyens de la réaliser. Avec, toujours, un horizon commun : comment bâtir cette « Europe sociale » qu’elle appelle de ses vœux ?
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Allemagne : le modèle qui réduit l’espérance de vie

Les chiffres officiels montrent que les salariés les moins bien payés vivent deux ans de moins qu’il y a dix ans.  
Une bonne partie de la presse allemande relevait hier matin « une évolution à contre-courant » concernant les personnes classées dans la catégorie des revenus faibles. Alors que les statistiques ne connaissent qu’une seule tendance depuis des années, celle d’un allongement de la durée de la vie, une évolution négative apparaît pour la première fois chez celles qui sont au bas de l’échelle des salaires.
Alors que, toutes catégories sociales confondues, une progression de l’espérance de vie demeure perceptible outre-Rhin sur les dix dernières années, celle-ci passe de 77,5 ans en 2001 à 
75,5 ans en 2011 chez les personnes qui ont le triste privilège de figurer parmi les moins bien payées. Et ce recul atteint même presque quatre ans (de 77,9 ans à 74,1 ans) chez les citoyens de la partie orientale de l’Allemagne.
Entreprise d'écrasement des coûts salariaux
Ces chiffres sont tirés de la réponse qu’a dû fournir le gouvernement d’Angela 
Merkel à une « grande question » écrite du groupe du parti Die Linke au Bundestag. Les autorités se doivent en effet de répondre à ce type d’interpellation parlementaire de façon très précise en s’appuyant sur toutes les données dont disposent, sur le thème invoqué, les services officiels.
Le lien est patent entre ce recul dûment enregistré de l’espérance de vie des plus pauvres et la formidable 
entreprise d’écrasement des coûts salariaux, qu’ont constitué les réformes antisociales mises en œuvre durant la décennie par Gerhard Schröder puis par l’actuelle chancelière. Les mesures adoptées ont conduit à de terribles déclassements et ont fait grossir d’autant plus vite le nombre de travailleurs pauvres qu’il n’existe pas de salaire minimum légal outre-Rhin.
2 millions de salariés gagnent moins de 6 euros de l'heure
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mercredi 14 décembre 2011

Réunion Front de Gauche Grésivaudan : ce jeudi 15 décembre à 20 h, salle Boris Vian Crolles.

Les questions sociales sont au cœur des élections présidentielles et législatives de 2012. Avec la mise en place de plans d'austérité au niveau national et le renforcement des politiques de rigueur au niveau européen, les salariés sont les premières victimes des politiques de régression sociale : une enquête récente  montre que les personnes interrogées placent ces items dans l'ordre suivant : protection sociale (40%), pouvoir d'achat (39%) et  emploi (38%) en tête, devant la dette et les déficits (30%).

Sur la question sociale, le programme du Front de Gauche fait des propositions : établir les 35 heures effectives, augmenter le SMIC à 1700 euros brut, établir un salaire maximum dans toutes les entreprises pour lesquelles l'écart avec le plus haut revenu ne pourra pas dépasser une échelle de 1 à 20.......
Notre candidat, J.L. Mélenchon, insiste particulièrement sur le retour de la retraite à 60 ans à taux plein (75% du salaire de référence) et l'encadrement strict des CDD et des contrats en interim. 
OUI, C’EST POSSIBLE ! COMMENT ?
C’est une question de volonté politique, il faut rompre fondamentalement avec les politiques néolibérales du capitalisme financiarisé !
La question d’un partage équitable des richesses est au coeur de notre projet de société. 
Pour en débattre, le collectif Front de Gauche Grésivaudan se réunit jeudi 15 décembre à 20h Salle  Boris Vian à Crolles.

Où est passé l'engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans ?

Lundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République. Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans. C’est un peu court. Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ?François Hollande recule aussi sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux.Quelle audace ! Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années. Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic. Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par un cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.

Le PCF soutient la grève unitaire dans l'Éducation nationale, jeudi 15 décembre

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, affirment leur entière solidarité à l’égard de l’intersyndicale, appelant l'Éducation nationale à la grève jeudi 15 décembre prochain. L'Éducation nationale a perdu, en 10 ans, plus de 150.000 postes statutaires et les postes aux concours diminuent. C’est autant de millions économisés dans le cadre de la désastreuse RGPP (réduction générale des politiques publiques). La question de l'école dans notre société est devenue un enjeu politique essentiel. Toutes les réformes et cures d’amaigrissement dont elle fait l’objet depuis une vingtaine d’années la conduise à être moins égalitaire, plus concurrentielle et plus sélective. Mixité sociale, autonomie des établissements sont autant de grands travaux conduits par un gouvernement qui cherche à accélérer la casse de ce service public avant les élections. Le ministre Luc Chatel avait affirmé, en septembre, son mépris envers l’égalité républicaine de notre système scolaire. En cette fin d’année, par décret, il poursuit en prévoyant de donner plein pouvoir aux chefs d’établissements pour évaluer les enseignants, les personnels d’éducation et d’orientation. Les syndicats ont vivement réagi face à cette calamiteuse politique managériale à l’aide d’une pétition et d’un appel unitaire à la grève. Avec le Front de gauche, avec nos candidats aux élections présidentielles et législatives, le PCF veut faire de la relance de l'école de l’égalité une priorité nationale. Il est impératif de lui redonner les moyens nécessaires à son travail d’émancipation intellectuelle pour chacun des élèves et étudiants pour lesquels l’éducation est un droit inaliénable et non un privilège de classe. Le PCF appelle à la mobilisation jeudi 15 décembre partout en France pour soutenir les enseignants, défendre leur statut et l'égalité entre les élèves. Le Front de gauche sera présent à la manifestation parisienne sur un point de rencontre au niveau du Métro Vavin.

mardi 13 décembre 2011

Monsieur Hernando Calvo Ospina, circulez, il n’y a rien à voir ici !

Le ministre de l’Intérieur refuse la nationalité française 
au journaliste, au nom de griefs faisant de lui un terroriste.
Pour signer la pétition de soutien au journaliste, cliquez sur le lien au bas de l'article.
Hernando Calvo Ospina, écrivain et journaliste, vient d’ajouter à son CV une lettre lourde de menaces sortie tout droit du ministère de l’Intérieur et des services de Claude Guéant. Hernando, non content de se voir refuser la nationalité française, doit avaler tout cru ladite lettre, la mâcher jusqu’à ingérer d’incroyables griefs faisant de lui un terroriste en puissance.
Hernando n’est pas né en France mais en Colombie. Il vit à Paris où il est réfugié politique depuis 1986. Il travaille ici, c’est un citoyen du monde, il collabore d’ailleurs au Monde diplomatique, réalise des documentaires pour la BBC, Arte, a publié des livres, dont plusieurs au Temps des cerises, sur Cuba et la Colombie. Il a deux enfants, sa compagne est française. Après vingt-cinq ans, rien, nada, pas la moindre reconnaissance, seulement un « Tais-toi et respire » comme l’écrirait lui-même Hernando en lançant son projet solidaire d’aide à l’écriture. Dans le courrier, daté du 22 septembre dernier, que lui a adressé au nom du ministre de l’Intérieur le sous-directeur de l’accès à la nationalité française, il lui est reproché d’entretenir « des relations avec la représentation cubaine à Paris ». Comme si la France était en guerre contre l’île caraïbe et qu’il n’y avait pas d’ambassade cubaine à Paris. À croire que nos diplomates n’ont aucun échange avec leurs homologues cubains et que les journalistes n’entrent jamais au 16, rue de Presles, où est située la représentation cubaine. Accusation suprême, sa « proximité avec l’idéologie castriste ». Visiblement une grossièreté, voire un délit d’opinion, au pays des droits de l’homme et du citoyen. Hernando est retourné en Colombie pour rencontrer les Farc, « à l’occasion de vos activités de journaliste », précise la missive dont l’auteur semble avoir une conception particulière de la profession. Journaliste Ospina tes papiers !
Enfin, une info supplémentaire que nous savions déjà : Hernando fait partie d’une liste noire américaine lui interdisant le survol de l’espace aérien des États-Unis. En avril 2009, alors qu’il se rendait au Nicaragua pour un reportage, il avait appris qu’il figurait sur cette « No Fly List » et, du fait de sa présence, son vol Paris-Mexico avait été détourné vers la Martinique à la demande des autorités américaines. Air France leur avait communiqué la liste des passagers. Paris, docile, n’avait pas bronché. Une atteinte à la liberté – de l’individu, de la presse, d’opinion – insupportable que dénoncent les éditions Le Temps des cerises en demandant que le gouvernement français accorde la nationalité française à Hernando.
Pour signer la pétition de soutien à Hernando Calvo Ospina cliquez ici.
Bernard Duraud

Meeting de Talence: Jean Luc Mélenchon (Vidéo)


Meeting de Bordeaux, discours de Jean-Luc... par PlaceauPeuple

lundi 12 décembre 2011

Travail du dimanche : le Sénat favorable à la protection des salariés

La proposition de loi communiste sur le repos dominical a été adoptée par le sénat, vendredi en début d’après-midi, malgré une vive opposition de l’UMP.
« Dans l’intérêt des salariés, de leurs familles et de la société, le repos hebdomadaire est donné le dimanche », tels sont les premiers mots et la philosophie de la proposition de loi visant à garantir le respect du droit au repos dominical, présentée par le groupe Communiste Républicain et Citoyen (CRC) et adoptée en première lecture par le sénat vendredi en début d’après-midi. Ce texte revient sur la déréglementation du travail du dimanche inscrite dans la loi Maillé du 10 août 2009 qui fait notamment obligation aux salariés, situés dans les zones touristiques, de travailler le dimanche, sans aucune contrepartie financière.  La proposition de loi nouvellement adoptée par la majorité de gauche du Sénat  tend à renforcer les droits des travailleurs. Elle a de ce fait, sans doute, rencontré une vive opposition des sénateurs UMP. Le texte rapporté par Annie David (PCF), présidente de la commission des affaires sociales, vise  à soustraire les salariés du chantage au licenciement en renforçant les conditions du volontariat et prévoit, en cas de travail, l’obligation d’une rémunération doublée et le droit à un repos compensateur.
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Après Durban tout reste à faire ! (André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme)


Le rideau est tombé sur la Conférence de Durban. Les masques tombent aussi à l'issue d'un spectacle où les puissants auront joué au mieux les rôles qu'ils devaient tenir. Une fois de plus, leur comédie aura tenu le monde en haleine. Les tirades sur le devenir de l'humanité, la main sur le cœur, auront nourri les espoirs de tous ceux qui ont conscience du drame vers lequel court la planète. Les postures affichées auront même déclenché les applaudissements de quelques acteurs de second rang, relégués en figurants, mais tellement attachés à la moindre avancée.
Chacun savait pourtant que la partition avait été écrite par les gardiens du temple libéral, présents en souffleurs des pays industrialisés du Nord pendant toute la durée de la grande représentation finale. Les nations les plus riches ont su gérer avec cynisme leurs intérêts immédiats, conscientes que dans tout théâtre, pour reprendre la formule de Jean Vilar, « l'habit fait le moine ». Durban n'aura pas échappé à cette règle d'or !
Pour les autres, les peuples du Sud condamnés par le réchauffement de la planète, les petits Etats insulaires livrés à la montée des eaux, les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble du monde, le grand spectacle de Durban est tout simplement une terrible tragédie, celle d'une mort annoncée par la perspective d’une augmentation de 4° C en moyenne de la température mondiale.
Et si, au final, quelques espoirs sont affichés avec une feuille de route jusqu’en 2020, si la pièce n'est pas complètement jouée puisque reportée à la Conférence des Parties de 2012 (COP 18), chacun repart avec le sentiment d'un immense gâchis au regard des enjeux pour tous les habitants de la planète, tant l’écart est grand entre les décisions prises et les scénarios scientifiques pour éviter la catastrophe climatique.
Tous les peuples, d'une façon ou d'une autre, paieront un jour la note. Les uns, ceux qui espéraient tant, en connaissent déjà le prix, celui de la famine, de la guerre et de l'exode. D'autres vivront un temps l'illusion de « l'émergence », certes indispensable et voulue par leurs populations, mais combien illusoire dans ce contexte. Les autres, qui portent la responsabilité historique de ce suicide collectif, pensent avoir sauvegardé leurs privilèges qui ne sont en fait qu'un miroir aux alouettes au service d'une poignée de nantis.
Tout reste donc à faire aujourd'hui après cette occasion manquée. Le plus petit dénominateur commun qu’est le texte de cette « fin de partie » ne laisse qu'un espoir : une large mobilisation de tous les progressistes et humanistes de ce monde qui n'en finit pas de glisser vers sa perte. Faisons donc en sorte que naissent des débris de Durban l'immense mouvement des hommes de bonne volonté, avec une seule ligne de conduite : « L’Humain d’abord ! ». 

Marche pour une "justice climatique" à Durban
Retour en images avec notre envoyée spéciale sur la manifestation contre le réchauffement climatique, samedi 3 décembre à Durban (Afrique du Sud) où plus de 12 000 personnes sont venues réclamer "plus de justice climatique" lors de la conférence de l'ONU sur le climat qui se tient jusqu'à vendredi : Cliquez ici

samedi 10 décembre 2011

Poste : rendez-vous manqué

Vendredi à 9h30, la CDPPT (Commission départementale de présence postale territoriale) devait se réunir en mairie afin d’émettre un avis sur les mesures prises par la Poste pour assurer sa mission de service public d’aménagement du territoire.
Dans cette commission qui gère le fonds de péréquation départemental, siège huit élus locaux au niveau des communes, du département et de la région. Profitant de cette opportunité, le Collectif départemental contre la privatisation de la Poste et pour le maintien et le développement su service postal en Isère avait invité ses adhérents et sympathisants à venir manifester devant la mairie. Un rendez-vous manqué puisque cette réunion initialement prévue à la mairie de Crolles a été déprogrammée au dernier moment et a eu lieu dans les locaux de la préfecture à Grenoble. Néanmoins quelques usagers se sont réunis devant la mairie afin d’exprimer leur mécontentement, voire leur indignation.

Des usagers inquiets et mécontents

Benjamin Palmer du Cheylas, dit être venu en tant que citoyen responsable car le bureau de Poste de sa commune risque d’être fermé. « Je ne conduis pas, comment vais-je faire si on nous ferme notre bureau ? » se lamente Lilianne Casset une habitante de Chapareillan.
« Le service public est le patrimoine du peuple. On n’a pas le droit de le brader » affirme Marianne Mazza de Froges, qui comme Pedro Cuesta redoute la fermeture de l’agence postale de sa commune. Pour Gabriel Sotto, ancien maire de Lancey, venu soutenir la cause du service public, la permanence du bureau de poste dans sa commune s’est détériorée. Elle est actuellement ouverte seulement trois matins par semaine.
DL du 10/12/2011