Appel

jeudi 17 novembre 2011

CNR, cet héritage n’est pas le vôtre monsieur le président. Vous êtes un usurpateur !!!


Appel du Conseil National de la Résistance par Baptiste_L06

Voilà, les grandes manœuvres électorales ont commencé et hier à Bordeaux, notre président de la République (existe-t-elle encore d’ailleurs ?) s’est dévoilé dans un grand discours contre les fraudeurs. Et la cible est la fraude sociale. Voilà le grand combat à venir. Le chômage ? Il s’en moque. C’est la traque aux fraudeurs qu’il engage. Mais pas tous les fraudeurs, non. La fraude fiscale évaluée à 40 milliards d’euros, ne compte pas et semble avoir de beaux jours devant elle.

Et il faut pour être un bon pédagogue utiliser un argument incontestable. Celui de notre Exécutif, c’est le CNR !!! Rien que ça. Ni plus ni moins que le Conseil National de la Résistance né durant les Années noires de la lutte contre le totalitarisme nazi et le régime de collaboration de Vichy. L’époque où la France était une dictature… Un peu comme maintenant au fond.

Ce CNR qui a mis au point un programme de restauration de la France et qui l’a adopté le 15 mars 1944.

Dans  son discours de Bordeaux, mardi 15 novembre, Nicolas Sarkozy a lancé l'offensive électorale contre la «fraude sociale»: «Voler la sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français et c'est porter un coup terrible à la belle idée, nécessaire, de solidarité nationale, a-t-il lancé. Conçu par la résistance, né avec la Libération, notre modèle social fait aujourd’hui partie de l’identité de la Nation. Mon devoir est d’en être le protecteur. (...) Ceux qui ont trahi l’héritage du CNR, ce sont ceux, qui, depuis des décennies, ont refusé toute réforme par lâcheté politique ou par opportunisme. Ceux qui ont trahi l’héritage du CNR, ce sont ceux qui, pendant des décennies, ont bien soigneusement dissimulé aux Français qu’ils finançaient leur système de protection sociale à coup de déficits. Pendant des décennies, on a donc protégé les Français à crédit sans le leur dire. On a protégé les Français des années 1980 en hypothéquant l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Là est la trahison de l’esprit et de la lettre de notre modèle social.»
Pourtant, comme le dit justement la Rédaction de Médiapart dans un billet ici : http://www.mediapart.fr/journal/france/161111/securite-sociale-les-fraudeurs-que-le-president-oublie ce n'est pas la fraude sociale dans son ensemble – évaluée à quelque 20 milliards d'euros par an – qui est visée, mais bien le versement indu de prestations sociales, chiffré par le ministre du travail Xavier Bertrand à «près de 4 milliards d'euros» par an.
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