La fete des Allobroges

lundi 31 décembre 2012

Taxe à 75% : « Un choix de classe indigne » (Eliane Assassi - PCF)

Après avoir été saisi par la droite parlementaire plus que jamais animée d'esprit de revanche, le Conseil constitutionnel vient d'annuler la taxe de 75 % sur les plus hauts revenus.
Ainsi, la mesure la plus marquée de justice sociale du Projet de loi de Finances pour 2013 du gouvernement Ayrault a été purement et simplement balayée par « les sages ».
Cette décision est un mauvais signal adressé au peuple de France car cette mesure avait pour ambition de taxer les revenus au delà de 1 million d'euros.
Plus que jamais, face à la crise et par ces temps d'austérité pour le plus grand nombre, les plus fortunés doivent contribuer à l'effort national et ce proportionnellement à leur richesse.
Ce qui reste aux plus riches une fois leur impôt payé est incommensurable avec ce qui reste en fin de mois aux salariés.
En prenant cette décision, le Conseil constitutionnel a fait un choix de classe indigne.
Le gouvernement doit, en urgence, prendre les mesures qui s'imposent afin que cette taxe soit au plus vite rétablie

Bolivie : le "Manifeste de l'Ile du Soleil" d'Evo Morales

Le 21 décembre, le président de l'Etat plurinational de Bolivie, Evo Morales, a choisi de célébrer le Solstice d'été sur l'Ile du Soleil. A cette occasion, il a prononcé une allocution-manifeste : "le Manifeste de l'Ile du soleil". Vue son importance, ce texte mérite d'être largement connu; nous en avons traduit quelques passages, qui nous semblent les plus représentatifs.
"Depuis l'Ile du soleil, depuis notre lac sacré Titicaca, nous voulons vous dire que nous sommes réunis ce 21 décembre, non pas pour attendre la fin du monde (...), mais pour donner de l'espoir en cette aube nouvelle pour les peuples" (...).
"Cette Ile est fondatrice du temps et de l'histoire des fils du Soleil. Mais ensuite est tombée l'obscurité, avec l'arrivée des envahisseurs étrangers". (...) "Aujourd'hui, de cette Ile où naquit le "Tahuantinsuyo", nous déclarons révolue l'époque de l'obscurité et du "non-temps", tandis que s'ouvre le nouveau temps de la lumière, le "Pachakuti" (légende andine traduisant la renaissance, les temps nouveaux, la régénération de l'harmonie cosmique. J.O.). "A nouveau, les peuples du monde, les mouvements sociaux, tous les marginalisés, les discriminés, les humiliés s'organisent, se mobilisent, prennent conscience et se lèvent comme au temps du "Pachakuti". Le monde est plongé dans une crise globale (...). Le temps du capitalisme et de la surconsommation illimitée, le temps d'une société où l'homme prétend être supérieur à la Mère Terre, objet de sa domination impitoyable et prédatrice, prend fin".
"D'un côté, toujours plus de capitalisme, de privatisations, de mercantilisation, d'exploitation irrationnelle et dévastatrice des ressources naturelles, et toujours plus de protection pour les entreprises et les profits privés.
De l'autre, toujours moins de droits sociaux, moins de santé publique, moins d'éducation publique et gratuite, moins de protection des droits des personnes. Aujourd'hui, les sociétés et les peuples des pays développés vivent dramatiquement la crise du capitalisme, engendrée par les lois du marché. Ces gouvernements capitalistes croient que sauver des banques, c'est plus important que sauver des êtres humains. (...) Dans ce système capitaliste, les banques ont des droits économiques privilégiés, et sont traitées en citoyens de première catégorie, de telle sorte que les banques importent plus que la vie. Dans cette jungle sauvage, les hommes et les peuples ne sont pas frères, ne sont pas citoyens (...).
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Interview de Charles MARZIANI sur la réforme des collectivités


3 questions à... Charles MARZIANI, conseiller... par Frontdegauche-Rhonealpes

par Gilles Ravache 
 
Cher-e-s ami-e-s,


Pour parler de la réforme territoriale qui s’annonce nous nous refusons à reprendre le terme d’acte III de la décentralisation qui a trois inconvénients :
-          d’abord de faire comme si nous étions dans la simple continuité de ce qui a été fait en 1982, alors que la crise politique, de la représentation, de notre démocratie est au paroxysme,

-          ensuite de considérer la loi du 13 août 2004 comme un acte décentralisateur alors qu’il ne s’est agi que d’un transfert de responsabilités non assorti des moyens de les exercer,

-          ensuite de nous réduire à discuter la répartition des pouvoirs entre l’Etat et les collectivités territoriales, et entre les collectivités elles-mêmes ; alors que c’est de la reconquête du pouvoir démocratique, au sens étymologique : pouvoir du peuple, sur la société que nous avons à répondre face au pouvoir exorbitant des marchés financiers

Pour notre part nous voulons placer le débat à la hauteur des enjeux.

dimanche 30 décembre 2012

Jean-Marc Ayrault promet une nouvelle taxe à 75% pour les très riches

Jean-Marc Ayrault a promis ce samedi une nouvelle mouture de la taxation à 75% pour les plus riches contribuables, censurée ce matin par le Conseil constitutionnel.
Si le président de la République François Hollande a accueilli "sereinement", selon son entourage, la censure de cette taxe, il a immédiatement demandé à son Premier ministre de préparer "un nouveau dispositif" pour "rétablir une taxation exceptionnelle sur deux ans, 2013 et 2014". Dans un communiqué, Jean-Marc Ayrault a donc promis une nouvelle mouture de la taxe censurée dans le cadre "de la prochaine loi de finances".
Pour les revenus 2013
"Cela sera bien voté dans les délais pour que cela s'applique sur les revenus 2013", a complété le Premier ministre lors d'un entretien télévisé, précisant que cette disposition passerait devant le Parlement avant la fin de l'année. "Ce n'est pas une guerre fiscale", a-t-il ensuite assuré. "Il ne s'agit pas de faire polémique de permanente autour de la fiscalité", a-t-il indiqué, jugeant que cet impôt constituait "un acte de solidarité pour redresser le pays".
Mesure symbolique
Saisi par les parlementaires UMP, le Conseil constitutionnel a estimé que la taxe de 75% sur les revenus supérieurs à 1 million d'euros prévue pour deux ans dans le budget 2013 méconnaissait le principe d'égalité des charges. Elle devait être prélevée auprès de chaque personne physique alors que l'impôt sur le revenu l'est "par foyer".
La décision du Conseil constitutionnel est un coup rude pour le président de la République, car malgré un faible rendement -elle devait toucher environ 1.500 personnes, qui auraient payé en moyenne 140.000 euros à ce titre-, cette super taxe sur les très riches constituait un marqueur de sa présidence. Annoncée le 28 février par le candidat socialiste à l'Elysée, elle ne faisait pas partie des "60 engagements" de son quinquennat.
Passe d'arme gauche droite
Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a de son côté dénoncé "les manoeuvres de la droite". "Sa saisine contre la taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 million d'euros montre qu'elle tente encore, dans l'opposition, de sauver les cadeaux fiscaux qu'elle n'avait cessé de prodiguer aux plus riches pendant 5 ans", a-t-il fait valoir.
La droite a ironisé sur "le camouflet" infligé par le Conseil constitutionnel à François Hollande, et dénoncé, à l'instar de l'ex-Premier ministre François Fillon "la politique de matraquage fiscal" du gouvernement. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a appelé "solennellement François Hollande à tirer les leçons de ses échecs et à changer de politique". "Pour la France, a-t-il ajouté, il est impératif qu'en 2013 François Hollande prenne conscience de son devoir et entreprenne enfin les réformes courageuses dont nous avons besoin".
  • A lire aussi:
Le Conseil constitutionnel au secours des très riches
Ce qui va changer avec le budget 2013

La plus grande offensive contre les droits sociaux menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne

par Eric Toussaint

La première partie de la série, intitulée « 2007-2012 : 6 années qui ébranlèrent les banques » a été publiée le 19 novembre 2012, la seconde partie intitulée « La BCE et la Fed au service des grandes banques privées » a été publiée le 29 novembre 2012



Ne pas sous-estimer la capacité des gouvernants à mettre à profit une situation de crise

De manière régulière, les grands médias abordent les questions d’un possible éclatement de la zone euro, de l’échec des politiques d’austérité en matière de relance économique, des tensions entre Berlin et Paris, entre Londres et les membres de la zone euro, des contradictions au sein du conseil de la BCE, des énormes difficultés pour trouver un accord sur le budget de l’UE, des crispations de certains gouvernements européens à l’égard du FMI à propos du dosage de l’austérité. Tout cela est vrai, mais il ne faut surtout pas oublier un point fondamental : la capacité de gouvernants, qui se sont mis docilement au service des intérêts des grandes entreprises privées, de gérer une situation de crise, voire de chaos, pour agir dans le sens demandé par ces grandes entreprises. Le lien étroit entre les gouvernants et le grand Capital n’est même plus dissimulé. A la tête de plusieurs gouvernements, placés à des postes ministériels importants et à la présidence de la BCE, se trouvent des hommes directement issus du monde de la haute finance, à commencer par la banque d’affaires Goldman Sachs. Certains hommes politiques de premier plan sont récompensés par un poste dans une grande banque ou une autre grande entreprise une fois qu’ils ont accompli leurs bons offices pour le grand Capital. Ce n’est pas nouveau mais c’est plus évident et régulier qu’au cours de 50 dernières années. On peut parler de véritables vases communicants.
Considérer que la politique des dirigeants européens est un échec parce que la croissance économique n’est pas de retour, c’est en partie se tromper de critère d’analyse. Les objectifs poursuivis par la direction de la BCE, par la Commission européenne, par les gouvernements des économies les plus fortes de l’UE, par les directions des banques et des autres grandes entreprises privées, ce n’est ni le retour rapide à la croissance, ni la réduction des asymétries au sein de la zone euro et de l’UE afin d’en faire un ensemble plus cohérent où serait de retour la prospérité.
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vendredi 28 décembre 2012

Le PCF et le PG dénoncent les "invectives" d'Harlem Désir

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles et le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon ont dénoncé vendredi la vigueur de la réaction du premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir à la diffusion de la vidéo du PCF fustigeant de façon sarcastique les sept premiers mois de François Hollande à l'Elysée.
Dans un communiqué au ton particulièrement remonté, Harlem Désir a appelé jeudi le PCF "à cesser de se tromper d'adversaire et à se garder d'une dérive contraire à sa tradition de responsabilité". Il avait en ligne de mire la récente vidéo du PCF, intitulé « 2013, rallumons les étoiles », moquant les promesses non tenues du candidat Hollande devenu président. "Ce clip qui vise de façon inacceptable le président de la République et le gouvernement est de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (...) et constitue "une honte pour ses auteurs", a accusé le responsable socialiste.
Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, s'est étonné vendredi dans un communiqué de la vigueur de la réaction de Harlem Désir à la diffusion de la vidéo, la qualifiant de "totalement disproportionnée". "Notre clip (...), ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde", a-t-il ajouté, en glissant au passage que la vidéo a connu "près de 200.000 visites dès les deux premiers jours". "2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent", a souligné le porte-parole. "Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans", conclut-il.
De son côté le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est félicité de la vidéo, a dénoncé vendredi les "invectives" du premier secrétaire du PS et d'appeller "Harlem Désir à la retenue". "Les invectives du premier secrétaire contre le clip expriment une exigence de soumission et de censure totalement inacceptable", a ajouté l'eurodéputé dans un communiqué.
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ArcelorMittal : la lettre d'Édouard Martin à François Hollande

Le leader CFDT de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) a dénoncé les "mensonges et absurdités" à propos de l'aciérie lorraine, dans une lettre ouverte, que nous publions, adressée à François Hollande à qui il demande de ne "pas laisser les salariés être sacrifiés".
"On fait payer Florange. Ça fera du bruit, mais ça se fera quand même, pense Mittal. Dans notre système français, seul le gouvernement peut l'empêcher. Le gouvernement laissera t-il faire ?", interroge Edouard Martin dans sa lettre que nous publions ci-dessous en intégralité. "Monsieur le Président, après vos promesses, nous laisserez-vous être sacrifiés sans comprendre et arrêter cette mécanique à nous broyer ?", poursuit-il.
"Il n'y aura pas de plan social parce que la pyramide des âges de l'usine conduira au départ naturel de plus de 600 personnes en trois ans. Dès lors, faire un plan social coûterait plus cher à Mittal qui devrait payer les indemnités de licenciement", estime le leader syndical. "Ne pas avoir de plan social est une bonne chose, mais ce n'est pas une victoire", souligne-t-il.

Documents à télécharger: 
L'intégralite de la lettre ouverte d'Édouard Martin

Voeux 2013 : rallumons les étoiles


2013, rallumons les étoiles par CN-PCF

Dans des vœux parodiques mis en ligne hier, le Parti communiste français rappelle au chef de l’État quelques engagements du candidat, abandonnés depuis son élection.  
Avant les vrais premiers vœux de François Hollande à l’Élysée, lundi prochain, les vœux parodiques du PCF rappellent quelques engagements non tenus du candidat, et pour certains même abandonnés. Sur fond de rires enregistrés qui font de moins en moins sourire à mesure que défilent des extraits de meetings ou d’interviews du candidat Hollande, le PCF égrène les bonnes résolutions oubliées. La culture sera « sanctuarisée », promis-juré, affirmait le candidat socialiste. Ce sera avec un budget en baisse de 4,3 %, souligne le PCF.
Santé, droit de vote des étrangers « promis depuis trente ans, reporté depuis trente ans », tout y passe. La hausse de la TVA, forcément « injuste » dans la bouche d’un candidat en campagne, débute l’année à un taux en augmentation de 3 %. Le futur « Moi, président… » promettait encore l’instauration de la proportionnelle aux législatives, à l’arrivée, la dose de proportionnelle pourrait s’établir à… 10 %. « C’est ça la démocratie ? » s’insurgent les auteurs de la vidéo mise en ligne hier.
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Retour aux temps anciens de la charité publique

Par Laurent Mauduit 
C’est une menace très grave qui pèse sur le Smic. Non pas seulement parce que le gouvernement a décidé de le majorer le moins possible et de jouer la carte de l’austérité salariale, mais pour une raison plus profonde, que la presse n’a pas relevée : parce que l’Elysée rêve de pouvoir un jour le contourner au profit du revenu de solidarité active (RSA). Et cette montée en puissance programmée du RSA au détriment du Smic est un projet qui modifie radicalement la philosophie de la politique sociale française. Pour comprendre ce qui est en gestation, il faut d’abord se souvenir des passes d’armes de la campagne présidentielle.
Au début du mois de janvier 2012, quand il révèle son projet, le candidat socialiste prend ses distances sur de nombreux points avec le programme élaboré par son propre parti, au printemps précédent. Alors que la plate-forme du PS a consigné noir sur blanc l’impérieuse nécessité de donner un « coup de pouce » au salaire minimum, François Hollande
refuse ainsi de reprendre cette mesure à son compte.
 
A l’époque, il se garde d’expliquer les raisons de ce choix, mais ceux qui le connaissent savent à quoi s’en tenir : de longue date, François Hollande a des préventions contre le Smic. En quelque sorte, il a lui aussi été contaminé par la célèbre thèse (pour le moins discutable) de la « préférence française pour le chômage » – défendue en d’autres temps par Denis Olivennes et Alain Minc – selon laquelle des salaires trop élevés feraient le lit du chômage. Mais, dans le feu de la campagne, face notamment à Jean-Luc Mélenchon qui a fait du Smic l’un de ses principaux chevaux de bataille, François Hollande a du mal à tenir sa position. Alors, du bout des lèvres, il finit par consentir qu’en cas de victoire il pourrait faire un geste sur le Smic. Un petit geste.
 
Et de la parole aux actes ! En juin, le gouvernement annonce donc que le Smic sera revalorisé de 2 % au 1er juillet suivant, soit 1,4 % au titre de l’indexation automatique, et 0,6 % au titre du « coup de pouce » facultatif que la loi autorise. Seulement 0,6 %, c’est-à-dire... une misère ! Cela représente tout juste 20 centimes par jour, alors que, à chaque alternance, tous les gouvernements, de gauche comme de droite, ont procédé à des hausses de deux à trois fois plus élevées. Cette simple mesure vient confirmer que François Hollande est totalement en arrière de la main.
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jeudi 27 décembre 2012

L'alternative à l'austérité, c'est possible



Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas aux attentes et au besoin de changement des Français. Adoption du traité budgétaire européen, cadeau de 20 milliards aux grands patrons, augmentation de la TVA, propositions sur la flexibilité... le gouvernement reproduit les recettes libérales qui conduisent d'autres pays européens dans le mur. Ces politiques échouent partout en Europe, elles échoueront de la même manière en France.
Ce matin les membres du Collectif Grésivaudan étaient là pour faire passer le message aux automobilistes qui se rendaient sur Grenoble.

Gaz et électricité : urgence sociale

Une première extension des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité à certains ménages modestes est entrée en vigueur mercredi. Une mesure qui ne répond que partiellement à la promesse du gouvernement, les députés et sénateurs du Front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale.

Au total, 830.000 personnes supplémentaires doivent bénéficier de ces tarifs légèrement réduits chez EDF et GDF Suez avec ces mesures, selon la ministre de l'Energie, Delphine Batho, qui avait promis ce coup de pouce le 10 décembre. Outre les personnes bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU) complémentaire, les personnes éligibles à l'aide pour une complémentaire santé (ACS), soit un plafond de revenus 26% supérieur, pourront également en bénéficier. "Le plafond était auparavant de 661 euros par mois pour une personne seule et passe à 893 euros par mois", a déclaré la ministre de l'Énergie. L'arrêté paru mercredi ne mentionne stricto sensu que l'électricité mais s'applique également pour le gaz, a-t-elle expliqué.

Le "tarif de première nécessité" pour l'électricité (TPN) instauré en 2005, permet d'obtenir une réduction de facture de 90 euros par an en moyenne. Le "tarif spécial de solidarité" du gaz, ou TSS, a été quant à lui créé en 2008 et offre une réduction de l'ordre de 156 euros par an en moyenne. Mais cette extension des tarifs sociaux ne répond que partiellement à la promesse du gouvernement de les étendre au total à plus de 4 millions de foyers (soit 8 à 9 millions de personnes). Celle-ci impose de passer par la loi, selon le gouvernement. Cette vaste extension figurait au départ dans la proposition de loi du député PS François Brottes sur l'énergie. Mais celle-ci a été retoquée par le Sénat fin octobre, et le gouvernement a voulu agir pour l'hiver. Les groupes des députés et des sénateurs Front de gauche ont lancé une pétition appuyant leur propre version de la loi Brottes sur l’énergie, rejetée au Sénat car instaurant un bonus-malus néfaste aux ménages précaires.

A l'heure actuelle, environ un million de foyers bénéficient des tarifs sociaux de l'électricité ou du gaz, selon le Médiateur de l'Energie, même si en théorie plus de 2 millions peuvent déjà en bénéficier, l'attribution automatique lancée en mars dernier se faisant progressivement. Ces tarifs réduits sont financés via une taxe sur les factures, mais leur impact est très faible pour le consommateur.

mardi 25 décembre 2012

L’ANECR alerte : Suppression de 29 lignes ferroviaires ! Crime de lèse territoire

En présence d’André Chassaigne, député, de Mireille Schurch, sénatrice, de Pierre Mathieu, Jean-Michel Bodin et Patrick Hatzig, vice présidents de Conseil régionaux, l’ANECR a tenu mercredi 19 décembre une conférence de presse afin d’alerter sur le sort fait aux TET (trains d’équilibre du territoire) contenu dans l’avant projet de loi de l’acte 3 de décentralisation.
Celui-ci stipule en effet que ces trains, qui irriguent l’ensemble du territoire ne seraient plus considérés comme « d’intérêt national », exceptés les « lignes reliant deux villes de plus de 100 000 habitants au travers de régions non contigües » : 70% du trafic des lignes TET seraient donc transféré aux régions, lesquelles sont sommées d’appliquer l’austérité et souffrent financièrement !
Autant dire que cette disposition signe de fait la disparition des lignes en question, avec une atteinte considérable à la cohésion nationale et l’unicité du réseau ferré, sans parler des conséquences sur l’emploi et sur l’activité industrielle liée aux commandes passées de renouvellement du matériel ferroviaire.
« Ces dispositions dramatiques pour les usagers sont la déclinaison d’orientations européennes de libéralisation du rail, de mise en concurrence des territoires » a indiqué André Chassaigne.
Les élus ont clairement souligné « qu’elles heurtent de front les accords passés par le gouvernement avec la SNCF, les objectifs de la conférence environnementale.
Elles ne sont pas dignes d’une politique de gauche qui pourrait tout à fait être mise en œuvre dans ce domaine » et l’ANECR de faire des propositions dans ce sens.
L’Association et les parlementaires vont demander à être reçus en urgence par le ministre des transports, mais aussi par Mme Cécile Duflot, ministre en charge de l’égalité des territoires.
Les lignes gérées par l’Etat AVANT et APRES le projet de décentralisation :
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Liaisons supprimées : Paris-Trouville Deauville (6), Paris-Evreux- Serquigny (3), Paris-Rouen-Le Havre (48) , Paris-Granville(10), Paris-Amiens- Boulogne S/ Mer (29), Paris-St Quentin-Maubeuge/Cambrai (25), Paris-Montargis-Nevers (12), Paris-Vierzon-Bourges-Montluçon (9), Paris-Orléans-Tours (36), Charleville-Metz (4), Charleville-Hirson (2), Paris-Troyes-Belfort (30), Clermont-Béziers (2), Quimper-Nantes (2), La Rochelle-Bordeaux (2), Hendaye-Toulouse (10).
Environ 230 trains/jour représentant la suppression de 70% des circulations
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Liaisons qui seraient maintenues : Paris-Caen (27), Tours-Lyon (2), Caen-Tours (4), Nantes-Toulouse (6), Bordeaux-Lyon (2), Paris-Limoges-Toulouse (22), Paris-Clermont (16), Bordeaux-Marseille-Nice (12), Clermont-Marseille (2).

Représentant moins de 100 trains/jour

lundi 24 décembre 2012

En 2013, imposons le changement !



L’année 2012 se termine par une certaine continuité dans la direction de l’austérité avec notamment le vote à la hussarde du traité budgétaire européen. Malgré des élections législatives et présidentielles marquées par une volonté de changement, de rupture avec les politiques libérales, l’actuel gouvernement s’obstine, tête baissée, dans une politique de restriction et de baisse de la dépense publique alors qu’il faudrait au contraire faire le choix de la relance par l’investissement.


Mais en attendant, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année. Et comme le chantait si bien Jean Ferrat, je souhaite, avec tous les communistes du Grésivaudan, que le temps des cerises puisse venir en 2013 !

Alain Pianetta

Secrétaire de section PCF du Grésivaudan

Le Noël des patrons se chiffre à 20 000 000 000 €…

Vingt milliards d’euros d’exonérations offertes au titre de la « compétitivité »… Le Medef et Laurence Parisot croulent sous les cadeaux du gouvernement : un traité européen ultralibéral, des jeunes que l’on peut embaucher sans rien avoir à payer, des apprentis et des stagiaires qui travaillent gratuit, des précaires condamnés aux bas salaires… Alors que les salaires et les profits versés aux patrons et aux actionnaires de Peugeot, de Sanofi, de Veolia, de Bouygues, de Renault, ne cessent d’augmenter…

Ce n’est pas la crise pour tout le monde et quelques-uns se goinfrent quand c’est « pigeons farci » au menu pour tous les autres ! Nous savons que 30 ans de politiques d’emplois précaires, d’exonérations d’impôts et de cotisations n’ont qu’une seule utilité, augmenter les profits, mais les patrons-vautours eux continuent leur croisade contre nos droits, nos revenus et notre dignité.

C’est le grand Noel des patrons !

Plus de lycées et d’universités sous contrôle pour fournir de la main d’œuvre. Plus de bas salaires. Plus de temps partiels. Moins d’impôts. Moins de solidarités. Plus de dérèglementations européennes… Les Jeunes Communistes invitent partout en France à célébrer ce Noel extraordinaire de Laurence Parisot et ses amis, dans la féérie des mesures du gouvernement, des plans sociaux et des fermetures d’usines qui marquent à nouveau cette période de noël.

Tout au long du mois de décembre devant les sièges du Medef, de nos amis les banques, et de ces grands groupes qui exploitent sans merci souhaitons un joyeux Noel à tous les patrons et faisons-leur une promesse : en 2013, plus de cadeaux pour les patrons !

Ils ont des milliards, mais nous sommes des millions ! Cet argent doit servir à investir pour développer la production et les emplois en France, pour nos formations, pour augmenter les salaires, l’accès au logement et à la santé !
Communiqué des Jeunes communistes de France

Les Fralib se rappellent à Hollande

Les salariés de Fralib ont consolidé leur projet de reprise en SCOP. Ils exigent d’Unilever le transfert de la marque Elephant et un plan d’affaires pour réaliser la transition.
En lutte depuis plus de 800 jours, les salariés ont finalisé leur projet de SCOP T.I (Thés et Infusions). Déjà 72 sociétaires sur un effectif de 103 salariés, des capacités de production allant jusqu’à 3000 tonnes grâce au site de l’entreprise acquis par la Communauté Urbaine de Marseille. Un plan d’affaires construit avec différents partenariats : des investisseurs prêts à apporter 15 à 20 millions d’euros pour développer la marque Elephant, un partenariat avec le groupe de commerce équitable Hom & Ter qui approvisionnera la SCOP en thés et commandera de la sous-traitance, un partenariat avec « Les comtes de Provence », marque de produits haut de gamme, un potentiel de ventes sur des MDD (marques de distributeur) et le développement d’une marque « à caractère méridional », un ancien cadre de Nestlé, Yves Stunic, prêt à candidater pour piloter la SCOP... Sauf que, dans le domaine de l’agro-alimentaire, l’essentiel passe par la grande distribution dans laquelle Unilever est référencé.
Les salariés demandent deux choses : la conservation de la marque Elephant et un plan de commande dégressif sur cinq ans pour assurer la transition. « Unilever veut fermer l’usine, il doit en assumer ses responsabilités » rappelle Olivier Leberquier, délégué de la CGT. D’ailleurs, « Unilever a cédé les soupes Royco en laissant sur place les machines et en garantissant un plan de commandes sur 5 ans. A Barcelone, une unité de production a été cédée avec un contrat de sous-traitance de 3 ans, lequel a été renouvelé pour 5 années supplémentaires » rappelle Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE. L’usine produisait 3000 tonnes dans sa dernière période de fonctionnement, les Fralibiens demandent une commande annuelle de moins de 1000 tonnes pour démarrer, qui pourraient être les 800 tonnes d’infusions Eléphant que l’usine produisait, d’autant qu’ils souhaitent relancer la production d’arômes naturels dans la région, ce qui demandera au moins deux ans.
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dimanche 23 décembre 2012

Comment Sephora écrase ses salariés : faisons-le savoir !

A l’approche des fêtes de fin d’année, la chaîne de magasins de parfums de luxe Sephora, filiale du trust LVMH, se distingue par sa politique violemment antisociale.

Une vendeuse de la boutique d’un centre commercial des Ulis (Essonne, banlieue parisienne) vient de se voir infliger une mise à pied de deux jours pour… avoir utilisé une pince à cheveu du magasin et ne pas l’avoir remise en place le temps de sa pause-déjeuner.

Les faits sont exposés par la CGT. Ils ne sont pas contredits par la direction.

La salariée avait oublié sa barrette pour s’attacher les cheveux, dont le port est obligatoire. Elle en a pris une en rayon, pratique non exceptionnelle. Fouillée en partant déjeuner (pratique courante paraît-il !) par la directrice. Elle est accusée du vol de cet objet d’une valeur de moins de 5 euros.

Sanction : deux jours de mise à pied, une « grâce » octroyée par la direction qui s’estime humaniste pour avoir renoncé à la licencier en considération de sa situation de famille.

Cela se passe comme ça à Sephora ! La CGT, dans un communiqué dénonce la criminalisation des salariés, « voleurs, voleuses en puissance », outil de répression et de licenciement.

Le chantage à l’emploi est bien une pratique généralisée chez Sephora. Le groupe menace ainsi, se payant des pages entières de propagande patronale dans la presse, de licencier des dizaines de salariés de son magasin des Champs-Elysées si la loi restreignant l’ouverture en soirée (jusqu’à 21h) est appliquée.

Soutenons la résistance des salariés et de leur syndicat CGT contre l’arrogance patronale ! Associons la marque Sephora à la laideur crue et à l’odeur nauséabonde de l’exploitation patronale !

samedi 22 décembre 2012

"L'alternative à l'austérité, c'est possible" (Front de gauche)

Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas aux attentes et au besoin de changement des Français. Adoption du traité budgétaire européen, cadeau de 20 milliards aux grands patrons, augmentation de la TVA, propositions sur la flexibilité... le gouvernement reproduit les recettes libérales qui conduisent d'autres pays européens dans le mur. Ces politiques échouent partout en Europe, elles échoueront de la même manière en France.
Pour sortir de la crise, il faut combattre les logiques financières et s’opposer aux politiques d’austérité qui en découlent. Le Front de gauche s'engage dans une campagne de plusieurs mois pour lutter contre tout esprit de résignation et démontrer qu'une alternative à gauche est possible. Cette campagne s'adresse à toutes celles et tous ceux qui ont voté pour un changement politique et plus largement à l'écrasante majorité du peuple qui souffre de la crise. Elle doit permettre que leur voix s’exprime avec force face à l’arrogance du MEDEF. Au cours de cette campagne, lors de meetings, d'initiatives publiques diverses, à travers des matériels édités en grand nombre, le Front de Gauche mettra en débat des propositions pour démontrer que ce n'est pas le coût du travail qui est en cause mais celui du capital, que de l'argent, il y en a, pour remettre en cause les privilèges, pour des politiques qui servent l'Humain d'abord. Toutes choses qu'un gouvernement de gauche digne de ce nom devrait mettre en application pour rompre avec les logiques libérales et productivistes.
Le premier acte de cette campagne se déroulera le 23 janvier à Metz, à deux pas de Florange, lieu symbole où le gouvernement français a abandonné les salarié-e-s et sa sidérurgie dans les griffes de Mittal. Tous les principaux dirigeants des composantes du Front de gauche seront réunis au cours d’un meeting au Palais des Congrès de Metz. Elles et ils y accueilleront notamment une délégation de salarié-e-s du site sidérurgique.
Pour le Front de gauche, Parti communiste français

Elections TPE Les salariés des TPE placent la Cgt très largement en tête

Avec un résultat de 29,54%, la Cgt arrive très largement en tête du premier scrutin de représentativité dans les très petites entreprises. Scrutin où 465 756 électeurs et électrices se sont exprimé-e-s malgré les innombrables obstacles.
La Cgt remercie les salarié-e-s qui ont porté leur choix sur la Cgt. Ce résultat vient après d’autres signes forts quand à la place majeure occupée par la Cgt dans le paysage social. La deuxième organisation syndicale recueille quant à elle 19,26% et la troisième organisation recueille 15,25%.
Le résultat obtenu donne encore plus de poids à ceux qui n’acceptent pas une régression sociale majeure dans la négociation sur l’emploi en cours.
Dans les conventions collectives et au niveau national interprofessionnelle, ce résultat renforce la place de la Cgt. Il donne du poids aux exigences portées par les salarié-e-s des TPE et renforce leur volonté d’obtenir à l’avenir de véritables lieux de négociations avec des élu-e-s pour les représenter.
Au cours de plusieurs mois de campagne, la Cgt dans les territoires et avec ses organisations professionnelles a tissé de nombreux liens avec des milliers de salarié-e-s des TPE qui lui ont réservé un accueil très favorable.
La Cgt entend poursuivre cet effort au-delà de l’élection et créer les conditions pour que le syndicalisme et la négociation collective prennent toute leur place auprès de ces salarié-e-s.
Forts de ce résultat, les salarié-e-s peuvent compter sur la présence de la Cgt pour agir avec eux en faveur de nouvelles conquêtes sociales. Elle les appelle aussi à prendre toute leur place dans cette mobilisation en rejoignant massivement la Cgt.
Montreuil, le 21 décembre 2012

Une claque pour Obama, un succès de plus pour Chavez

par Bernard Cassen
Au Venezuela, les citoyens ont répondu à leur manière à Barack Obama qui, à la veille des élections régionales du 16 décembre, avait fustigé sur une chaine de télévision américaine « les politiques autoritaires de Chavez par le passé, sa répression des opinions contraires ». Il avait en outre précisé, comme si ce n’était pas actuellement le cas, que « l’avenir du Venezuela doit être entre les mains du peuple vénézuélien ». Le peuple vénézuélien l’a pris au mot : sur les 23 Etats que compte le pays, 20 seront désormais dirigés par des gouverneurs issus du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), la formation politique du président.
La coalition de l’opposition réunie au sein de la Table de l’unité démocratique (MUD) perd quatre Etats par rapport aux élections régionales de 2010 (Carabobo, Nueva Esparta, Táchira, Zulia). Deux de ces Etats sont particulièrement stratégiques. L’Etat de Zulia est le plus peuplé du Venezuela et celui où se concentre la majeure partie de l’industrie pétrolière, autour du golfe du Venezuela et du lac de Maracaibo. Avec cette victoire et celle remportée dans l’Etat de Tachira, la Révolution bolivarienne conquiert deux Etats limitrophes de la Colombie. C’est par eux que transitent les trafics en tout genre (principalement la contrebande d’essence et de bétail), ainsi que les incursions de paramilitaires colombiens. En reprenant le contrôle de ces territoires, la Révolution bolivarienne va pouvoir mettre un terme à une hémorragie économique et commerciale contre laquelle les gouverneurs précédents n’avaient guère fait d’excès de zèle… Par la même occasion, elle va renforcer la sécurité d’une zone frontalière particulièrement sensible.
La principale leçon de la victoire des candidats du PSUV (même si le taux d’abstention s’est élevé à 46 %) est que la Révolution bolivarienne est solidement implantée dans la population, que la plupart de ses acquis sont difficilement réversibles, et qu’elle n’est donc plus entièrement liée au destin d’un seul homme, si exceptionnel qu’il soit. De La Havane où il se remet de sa quatrième opération, après avoir – à toutes fins utiles – désigné Nicolas Maduro comme celui qui devrait lui succéder en cas d’incapacité d’exercer ses fonctions, Hugo Chavez trouvera dans les résultats de ce scrutin un puissant motif de satisfaction et – on le lui souhaite – une motivation supplémentaire pour une prompte guérison.

vendredi 21 décembre 2012

"L’hiver arrive : tout le monde doit pouvoir se chauffer" Une pétition lancée par les parlementaires du Front de gauche

Alors que le gouvernement vient d’annoncer une hausse du tarif de l’électricité de 2,5%, après celle du gaz, les parlementaires du Front de gauche lancent une pétition pour l’adoption de la loi sur les tarifs sociaux de l’énergie pour que "tout le monde puisse se chauffer en hiver".
Se chauffer est devenu un luxe, choisir entre l’éclairage, la cuisine, et les loisirs multimédias une contrainte de plus en plus courante.
Particulièrement pour les 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pour elles pas de droit à l’énergie.
Dans le même temps, la facture énergétique de tous les ménages va encore augmenter. Cela nous touchera tous, fragilisant la majeure partie d’entre nous.
A deux jours du début de l’hiver, les parlementaires du front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale en matière énergétique, nous appelons l’ensemble des citoyens à soutenir cette démarche, premier pas vers la garantie d’un droit à l’énergie pour tous.
- Pour l’extension et l’augmentation des tarifs sociaux
- Pour l’interdiction des coupures et des résiliations de contrat de fourniture d’énergie
- Pour un service public de l’énergie assurant sur l’ensemble du territoire une tarification unique et une réelle péréquation
- Pour une transition énergétique durable et sociale
L’hiver arrive : tout le monde doit pouvoir se chauffer
Signer la pétition 

La Revue du Projet N° 22, décembre 2012

Malgré sa mort prophétisée, annoncée, presque célébrée, le PCF attire chaque année des milliers de nouveaux adhérents qui renouvellent en profondeur le parti. Et plus encore cette année que les précédentes. À la veille du 36e Congrès, le dossier de ce mois-ci se propose d’interroger les attentes de ces communistes de nouvelle génération afin de mieux pouvoir répondre au défi majeur, pour aujourd’hui et pour demain, de leur accueil puis de leur intégration.

Congrès: le Parti de gauche a passé la première étape

Le conseil national du PG a adopté, le week-end dernier, « la plate-forme de synthèse » qui sera en discussion lors de son prochain congrès, en mars, à Bordeaux. Écosocialisme et stratégie pour l’alternative devraient être au cœur des débats.
L’année 2013 sera une année de congrès pour le Front de gauche. Ce week-end, alors que les communistes choisissaient leur « base commune » en vue du leur, le Parti de gauche (PG) a officiellement lancé les travaux du sien. Les 400 conseillers nationaux du PG réunis à Bagnolet ont adopté le texte qui servira de support aux discussions, du 22 au 24 mars prochain, à Bordeaux.
Stratégie et programme
Alors qu’elle fête ses quatre ans et qu’elle a déjà deux congrès à son actif – celui, fondateur, de 2009 et celui du Mans, en 2010 –, la formation de Jean-Luc Mélenchon aborde ce rendez-vous avec « l’ambition d’en faire un grand moment démocratique d’appropriation par les militants de (notre) stratégie et de (notre) programme », explique Éric Coquerel, secrétaire national, rappelant que son parti est passé, en quelques années, de 4 000 à 12 000 adhérents « venus de divers horizons politiques ». Mais ce sera aussi « un grand moment de débats dans le parti », note le dirigeant « pégiste », avec en son cœur deux questions : celle de la stratégie pour « permettre que l’alternative face à la politique sociale-libérale du gouvernement ne soit pas la droite ou l’extrême droite », et celle de l’écosocialisme.
plate-forme de synthèse
Des débats qui ont démarré dès le début du week-end dernier, avec cinq textes, dont celui du bureau national, soumis à la discussion du conseil national (CN). Après une série d’ateliers samedi, une synthèse a réuni 4 de ces 5 propositions, les auteurs d’une seule d’entre ellles ayant souhaité soumettre au vote des militants leur texte alternatif. « Le résultat est sans appel », note l’un des participants rapportant la répartition des votes : « 388 voix pour la plate-forme de synthèse, 5 abstentions et 8 voix pour la plate-forme alternative », écrit-il sur son blog. « Ce texte était centré sur une vision de la décroissance qui ne correspond pas à une sensibilité de notre parti », renchérit Éric Coquerel. Outre le départ de leur parlementaire Marc Dolez, c’est donc un visage d’unité qu’entend présenter le PG avec une synthèse qui a raflé 97 % des suffrages et qui devrait être dorénavant amendée dans les comités locaux.
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jeudi 20 décembre 2012

"La MAP ne ressemble que trop à la RGPP"

Lors d’un comité interministériel, le 18 décembre, le gouvernement a lancé une évaluation de l’action publique avec, pour objectif essentiel, une réduction draconienne des dépenses.
Dans une interview à l’Humanité du 19 décembre, Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’UGFF CGT explique que "sur beaucoup de points, la modernisation de l’action publique ne ressemble que trop à la RGPP".
Pour JM Canon, "le premier ministre annonce des mesures non négociées alors que nous sommes en pleine consultations sur la fonction publique. La logique politique est de même inspiration que celles de la RGPP. Les mesures qui n’étaient pas acceptables sous la droite, ne le sont pas plus sous la gauche. Le gouvernement reste emprisonné dans le dogme de l’austérité, en disant qu’il faut diminuer la dépense publique pour résorber la dette, mais que, comme dans le même temps on augmente les aides au patronat sans contreparties, il faut d’autant plus amputer des dépenses publiques qui sont, elles, d’intérêt général. Je constate simplement qu’en 2014, les aides publiques au patronat représenteront 31 % des dépenses publiques. Aucun pays de l’OCDE n’atteint ce niveau".
Concernant l’idées d’évaluer 40 politiques publiques dès janviers 2013, il estime que "contrairement à ce qu’on pense, la fonction publique vit en permanences sous les audits et les évaluations depuis des décennies. On ne voit pas quelle est la place des organisations syndicales là dedans. Il y a des urgences auxquelles le gouvernement devrait réagir sans évaluation pour répondre aux attentes des fonctionnaires et des citoyens, au lieu de leur faire payer la crise".
JM Canon affirme qu’il faut "un moratoire immédiat sur les suppressions de postes et une évaluation des besoins en emplois dans les 3 fonctions publiques. En termes de salaires, on est dans une situation sans précédent depuis la Libération : plus d’un million d’agents sont au-dessous du SMIC. L’instauration d’un jour de carence dans la fonction publique devrait être abrogée. Il faut redonner des crédits aux secteurs utiles à la population, au lieu de faire des cadeaux au patronat qui vont alimenter des dividendes juteux".