La fete des Allobroges

mardi 31 janvier 2012

Tags néo-fascistes sur les locaux du PCF à Givors (Rhône) : réaction de Pierre Laurent

Cette nuit, les murs des locaux de la section du PCF de Givors-Grigny ont été tagués d'insultes racistes, de symboles néo-fascistes et de menaces de mort.

Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes barbares, preuves de la banalisation d'un discours xénophobe et fascisant d'une droite et d'une extrême droite redoutables.

Au nom du PCF, j'apporte mon soutien aux communistes de la section de Givors-Grigny, au Maire de Givors, Martial Passi, ainsi qu'aux habitants de la commune, victimes eux aussi de ces agissements.

J'appelle, avec Danielle Lebail, secrétaire départementale de la fédération PCF du Rhône, au rassemblement mercredi 1er février à 18h devant les locaux du PCF – 49 rue Joseph Faure à Givors.
Les coupables doivent être retrouvés au plus vite et toute la lumière doit être faite sur cette histoire 
Pierre Laurent 


Quelques Français se revendiquant du collectif Annonymous ont récupéré des échanges de mails entre membres de groupuscules d’extrême droite, dans le cadre d’une opération de vaste ampleur destinée à lutter contre la présence de néo-nazis sur Internet. S’y expriment des déçus du « Front National Light », jeunes identitaires et autres négationnistes, qui se rassemblent régulièrement à Lyon.
En France, l’opération s’appelle Lyon Propre, bouture hexagonale de la plus vaste OP Blitzkrieg qui s’attaque à la présence en ligne de néo-nazis dans le monde entier. Samedi dernier encore, environ 200 militants d’extrême droite ont manifesté dans la ville de Lyon, scandant des slogans identitaires et nationalistes, arborant des croix celtiques à l’appel de Jeune Nation. Plusieurs groupuscules ont été ciblés par des attaques informatiques, dont le groupe du 6 février (en référence à une manifestation de 1934 de l’Action Françaises et de ligues fascistes), Jeune Nation, la Flamme du Front National et le site d’Yvan Benedetti, membre de l’Oeuvre Française, connu pour avoir été exclu deux ans du FN par Marine Le Pen pour quelques propos embarrassants du style : «Je suis antisioniste, antisémite, anti-juif», ou pour avoir expliqué que « travail, famille, Patrie » était un slogan d’avenir.
Les sites de ces groupes ont été défigurés ou rendus inaccessibles, mais plus intéressant sont les correspondances publiées. On apprend ainsi que l’Oeuvre Française séduit des déçus du Front National « light », notamment des membres du DPS (département protection sécurité, le très controversé service d’ordre du FN). On vous livre quelques extraits tels quels :
« J'ai quitter le front national où j'étais de 1989 à 2000 en dps. mais il y avait beaucoup de conflit interne.j'aimeraisd connaître vôtre mouvement car j'ai toujours été nationaliste et fier de l'être. »
Ou encore : « je souhaiterais être membre,mais avant de remplir le formulaire j'aimerais savoir si je peus obtenir une place de cadre au niveau de la securite.Je suis actuellement membre du FN et j'ai une place(bénévol)au sein du DPS(cest la securite du front natio
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Traité fiscal: l'Union européenne se donne à l'austérité

Les 27 pays de l'Union européenne, moins la Grande-Bretagne et la République tchèque, se sont entendus ce lundi soir sur le nouveau pacte budgétaire qui soumet les finances et l'intervention publiques de chacun de ces Etats à l'austérité désirée par les marchés.
Ce "traité fiscal", comme le désigne le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dont les principes avaient été rendus publiques le 9 décembre dernier, limitera à 0,5% leurs déficits primaires annuels sur l'ensemble du cycle économique et prévoit des sanctions automatiques pour les pays dont le déficit passerait la barre des 3% de Produit intérieur brut (PIB).
Entrée en vigueur le 1er janvier 2013
La Grande-Bretagne a refusé d'entrer dans cette logique contraire à ses intérêts. Les Tchèques doivent modifier leur constitution avant d'adopter ce traité. Pour qu'il entre définitivement en vigueur le 1er janvier 2013, ce traité doit être ratifié par au moins douze pays.
Si le sommet européen de Bruxelles a été long à accoucher de ce texte, dont les détails étaient connus depuis plus d'un mois et dont l'Humanité avaient révélé le contenu début 2011, ce n'est pas à cause de divergences concernant l'idéologie libérale qui dicte les termes sibyllins de ces nouvelles règles et bride de façon extrêmement forte toute intervention publique. Ce sont de simples problèmes de cuisine interne à la zone euro qui ont échauffé les egos nationaux. La Pologne, soutenue par d'autres pays d'Europe de l'Est, demandaient que les pays qui ne font pas partie de la zone euro soient tout de même invités lors des sommets de la zone euro. Un compromis a finalement été trouvé:
  1. au moins deux sommets par an réservés aux membres de la zone euro seront organisés afin de discuter les stratégies liées à la monnaie commune et les questions de convergence économique
  2. au moins un sommet par an sera organisé auquel seront conviées les parties contractantes du traité et où la discussion portera sur l'architecture de l'euro ainsi que sur les questions de compétitivité.
  • A lire:
Europe: les 27 installent les mécanismes de l'austérité
Coup d'accélérateur pour l'austérité en Europe

lundi 30 janvier 2012

"L'injustice sociale et fiscale, fil conducteur du quinquennat de Nicolas Sarkozy"

Une impression d’affolement et de désordre se dégage des propos de Nicolas Sarkozy dès les premières phrases de son entretien télévisé. Logement, emploi des jeunes apprentissage, création d’une banque de l’industrie... Par un coup de baguette magique, ou un tour de bonneteau, tout sera réglé dès le mois de février... Le chef de l’État en froid avec l’opinion publique a donné le sentiment d’annoncer qu’il réglera dans l’urgence des problèmes que sa politique a aggravés depuis cinq ans. Mais le coeur du propos confirme que l'injustice sociale et fiscale aura donc bien été le fil conducteur, le marqueur de son quinquennat.
Nul ne peut reprocher au président candidat non encore déclaré un manque de suite dans les idées. Ses premières décisions, en 2007, se chiffraient à 15 milliards d’euros de cadeaux en tous genres au monde de la finance et à l’oligarchie de la fortune. Droits de succession, ISF, toutes les modestes contributions au fonctionnement de la société que la République se doit de réclamer aux plus nantis étaient outrageusement allégées. La défiscalisation des heures supplémentaires, le bouclier fiscal, rien n’était assez beau pour le grand patronat, en loyal fondé de pouvoir duquel l’hôte de l’Élysée s’est constamment comporté.
Généraliser la pratique du chantage patronal
Quand approche l’heure de rendre des comptes aux électeurs, qui pourraient bien délivrer un jugement très sévère, Nicolas Sarkozy persiste: il veut alléger les cotisations patronales et faire compenser le manque à gagner dans les caisses de l’État par une hausse de 1,6 point de la TVA, qui passera ainsi de 19,6 % à 21,2 %. En clair, il s’agit d’un renchérissement du coût de la vie. Injustice toujours: la TVA pèse proportionnellement plus lourd sur les petits revenus que sur les gros. Au nom de l’exigence de « compétitivité », Nicolas Sarkozy veut généraliser la pratique du chantage patronal, qui vise à faire renoncer les travailleurs à la durée légale du travail de 35 heures ou à accepter des baisses de salaires en brandissant la menace de plans de licenciements ou de délocalisations. Du slogan « travailler plus pour gagner plus », qui lui valut quelques succès en 2007, on est passé à un projet « travailler plus et gagner moins ». Les salariés de Continental à Clairoix (Oise) ont douloureusement appris ce que valaient pareils marchés de dupes.
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Leur dette, notre démocratie : synthèse en images


Leur dette, notre démocratie: synthèse par BTrenaissance

Vidéo synthèse de la conférence internationale sur la dette et la crise démocratique organisée par Attac et Médiapart le 15 janvier, 2012 à Paris.

dimanche 29 janvier 2012

Les rencontres du travailleur alpin


Le Front de gauche dénonce la "balladurisation" de François Hollande

Le Front de gauche ne retient que peu de points positifs du passage de François Hollande dans l'émission "Des paroles et des actes", jeudi 26 janver sur France 2. En fait, un seul : l'engagement du candidat du Parti socialiste à voter pour Jean-Luc Mélenchon si ce dernier est en tête au premier tour. "Moi je me désiste toujours pour le candidat de gauche le mieux placé face à la droite", a déclaré M. Hollande, ajoutant que "ceux qui soutiendront ma candidature au second tour de l'élection présidentielle ont vocation à gouverner avec moi". Pour Eric Coquerel, un proche de M. Mélenchon, "c'est un progrès, mais il exclut toujours de débattre avec le Front de gauche... Comprenne qui pourra".

Quant au reste, le constat est sans appel. Dans la matinée, M. Mélenchon avait qualifié, sur iTélé, le programme du candidat socialiste de "filet d'eau tiède". Les réactions de ses proches après le débat sur France 2 vont dans le même sens. "Après la mélenchonisation, la balladurisation ?", s'interroge François Delapierre, directeur de campagne de M. Mélenchon, pour qui le candidat du PS a tenté pendant deux heures de "donner du sens à la rigueur". "La gauche n'y retrouve pas ses petits", estime-t-il. "Beaucoup de mesures de la droite ne seraient pas abrogées. La quasi-totalité des secteurs de la fonction publique continuerait à subir des coupes franches", dénonce-t-il.

Pour Eric Coquerel, "l'atterrissage est brutal : ce soir sur France 2, François Hollande a malheureusement retrouvé ses accents et propositions rigoristes". "Ce grand écart économique et politique a condamné ce soir François Hollande au surplace", a souligné M. Coquerel.

"IMPASSES INQUIÉTANTES"

"Le compte n'y est pas non plus" pour Olivier Dartigolles, co-porte-parole (PCF) de M. Mélenchon. "Plus que jamais, il est nécessaire de faire bouger les lignes du débat à gauche afin d'y faire rentrer des questions laissées sur le bord de la route, comme celles sur les salaires ou sur l'urgence sociale", estime-t-il. Un avis partagé par Pierre Laurent, le numéro un du Parti communiste, qui s'était inquiété, dans la matinée, après la présentation du programme de M. Hollande, "d'impasses inquiétantes". "Comment François Hollande peut-il penser qu'on pourra attendre deux ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 euros ?"

Autres "fausses notes" dénoncées par M. Laurent : la retraite, "où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel", ou encore les exonérations de cotisations sociales patronales, "où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération".

Raphaëlle Besse Desmoulières

Légende photo : François Hollande et Alain Juppé sur France 2, le 26 février 2012. (AFP)

samedi 28 janvier 2012

Mélenchon: "Je ne participerai pas à un gouvernement de François Hollande"

Jean-Luc Mélenchon l'a dit ce soir, devant une salle bondée de la MC2 de Grenoble où se déroulent les "Etats généraux du Renouveau": il ne participera pas à un gouvernement de François Hollande, d'autant, a-t-il rappelé, que son ex-camarade socialiste "a dit que l'élection présidentielle n'était pas une négociation et qu'aucun point ne pourrait donc être discuté". "Par respect pour les électeurs du Front de gauche envers lesquels j'ai pris des engagements, je ne participerai à aucun gouvernement autre que celui que je dirigerai".

DL du 28/01/2012

Le changement c’est maintenant…

Le dernier clip de campagne de nos camarades du Parti socialiste a beaucoup amusé la Toile. Plusieurs reprises, détournements et autres parodies ont rapidement été postés. Et il y en a une qui a particulièrement retenu notre attention. La vidéo qui suit est très courte (7 secondes ) mais vous comprendrez qu’en un geste tout est dit.



Le changement c'est maintenant from nico93 on Vimeo.

Compétitivité et coût du travail

Depuis plusieurs mois, plusieurs semaines, c'est une véritable offensive qui se mène sur le thème du "coût du travail". Au nom de la compétitivité des entreprises,  la perte du AAA vient  accélérer cette offensive dont l'objectif au final est assez simple: transférer des poches des ménages à celles des actionnaires 50 à 80 milliards d'euros. Pour décrypter le débat sur compétitivité et coût du travail vous trouverez ci-dessous une note très argumentée de Jean Paul Duparc.
Compétitivité et coût du travail
Dans ces derniers mois, et plus encore depuis la perte du AAA, Sarkozy, Fillon, Parisot, se relaient en boucle pour assener qu’il faut prendre des mesures courageuses pour « baisser le coût du travail », présenté comme l’obstacle à l’emploi, à la compétitivité et le facteur essentiel des délocalisations. C’est ce coût qui serait le facteur premier du déclin industriel du pays.
Droite et patronat reprennent ainsi le discours des agences de notation, exigeant des « mesures structurelles » et qui sont bien obligées d’admettre les effets pervers et récessifs de l’accumulation des restrictions budgétaires !
Le coût du travail par rapport à qui ?
La concurrence libre et non faussée comme la libre circulation des produits et des capitaux, ainsi que l’orientation européenne qui encourage les dumpings fiscaux et sociaux en son sein, obligent à se poser la question. Car nulle baisse des charges ne permettra de rattraper les salaires des pays émergents, ni non plus les salaires des pays d’Europe orientale. Ce n’est d’ailleurs pas souhaitable. C’est une impasse totale et évidemment ce serait une catastrophe sociale et économique ( Que la directive Bolkestein avait tenté d’importer en ouvrant la voie à ce que des salaires des pays d’origine soient pratiqués en France !)
La seule comparaison raisonnable est de comparer les salaires dans l’industrie en France et en Allemagne ou en Belgique, pays aux niveaux de vie comparables, puisque nous avons avec ces deux seuls deux pays un déficit du commerce extérieur plus important qu’avec la Chine (Hong Kong inclus)
Le MEDEF, relayé un temps par l’INSEE, avait bien tenté d’imposer à l’automne 2010, une vision de coût salarial structurellement plus élevés en France qu’en Allemagne. Mais dès le printemps 2011 l’INSEE était obligé de faire machine arrière.
D’ailleurs une note de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale en juin 2010 a montré qu’en coût annuel complet pour un salarié à temps plein en Allemagne et en France, le coût global restait supérieur en Allemagne, même si l’écart s’était réduit entre 2000 et 2008. (la réduction de cet écart est d’ailleurs à mettre en relation avec les orientations impulsées par Schroeder il y a quelques années, dans un pays sans SMIC et qui a généralisé en direction des chômeurs les petits boulots très mal payés, d’où l’extension récente d’une grande et nouvelle pauvreté en Allemagne)

vendredi 27 janvier 2012

Mélenchon à la Villeneuve: "Il faut laver l'affront du discours de Sarkozy"

Avant de participer aux débats des Etats Généraux du Renouveau, où il était invité cet après-midi, Jean-Luc Mélenchon est retourné (il était venu en 2010) à la Villeneuve. Après avoir félicité la sénatrice iséroise Annie David, qui a été nommée présidente de la commission des affaires sociales au Sénat, le candidat à l'élection présidentielle a sillonné la galerie de l'Arlequin. Il a rencontré ses partisans et a trouvé les "Mounier" sur son chemin. 
Voir la video n°1
Voir la video n°2

Marine Le Pen montre son vrai visage : celui de la haine de l’autre et de la démocratie

Communiqué du MJCF
Marine Le Pen craque. Le front de gauche ayant entrepris depuis plusieurs semaines de faire la clarté sur son véritable discours de haine et de division au service des riches, elle nous attaque en faisant ce qu’elle sait le mieux faire : user du mensonge et de la calomnie.
Elle invente maintenant des violences de notre part en déclarant : « M. Mélenchon a derrière lui des troupes ultra-violentes qui déjà depuis le début de la campagne m’empêchent systématiquement par la violence de pouvoir tenir correctement mes meetings »
Elle doit surement faire référence aux militants communistes du Doubs qui hier lui ont apporté la contradiction devant l’usine de PSA à Sochaux.
Hors, comme le précise l’article du Monde, « pas question, pour le PCF, de « céder à la provocation ». Côte à côte, Vincent Adami, pour le Front de Gauche, et Marine Le Pen ont donc remis leurs tracts respectifs aux salariés de PSA quittant ou prenant leur service. « Je ne suis pas pour la violence, moi, je suis pour le combat des idées », a expliqué M. Adami.
« Sa présence ne me fait ni chaud ni froid, a renchéri M. Parenty.(secrétaire de la Fédération PCF de Belfort) Notre action était prévue de longue date, nous ne savions pas qu’elle allait venir ici. Quand nous l’avons appris, nous avons juste sorti un tract spécial pour expliquer qu’elle ne proposait rien pour les salariés et qu’elle aussi prônait une politique d’austérité ».
Ce qui n’a pas plus à la Candidate du FN, ce sont les arguments des militants communistes :
  • "Non Madame Le Pen vous n’êtes pas la candidate des ouvriers !! vous êtes une rentière xénophobe !!
  • « Votre préférence nationale on en veut pas !! le Pays de Montbéliard est une terre d’immigration !! »
  • « où étiez vous quand il s’agissait de défendre la retraite à 60 ans, où êtes vous et où sont vos militants quand il s’agit de défendre les services publics ? »
Voilà donc ce que Mme Le Pen qualifie de « troupes ultra violentes » : des militants non violents qui font la clarté sur son discours par des arguments de fonds.
Une fois de plus, Le Pen perd son sang froid et montre son vrai visage. Ne pouvant pas répondre sur le fond, elle recycle les vieilles ficelles du FN : faire peur et diviser en usant du mensonge.
Ce que Mme Le Pen qualifie ici de « violent », c’est donc la simple expression de la démocratie et du débat public !
Les militants du Front de Gauche, les jeunes communistes, ne céderont pas à l’intimidation et continuerons partout où elle ira, à dire la vérité sur ses véritables intentions : diviser le peuple pour sauver les intérêts des grandes fortunes.

Pour l'emploi, une autre cohérence

Soutiens de Jean-Luc Mélenchon, douze syndicalistes et économistes, parmi lesquels Jacques Généreux ou Elodie Groutsche (Fralib), détaillent un programme alternatif de lutte contre le chômage: «soustraire les entreprises à la logique financière», «engager la transition écologique», développer «l'emploi public», mettre en place une «sécurité sociale professionnelle» et «reprendre le mouvement historique de réduction du temps de travail».  
L’emploi, tous les candidats à la présidentielle s’en disent préoccupés. Comment d’ailleurs faire autrement alors que le chômage monte, apparemment de façon inexorable. Le candidat non déclaré Nicolas Sarkozy, utilisant ses habits de président de la République, a convoqué un sommet social censé répondre à cette préoccupation. La plupart des commentateurs ont pointé de façon critique les effets d’annonce de ce sommet, rappelant que nombre de mesures n’étaient que la réédition de celles avancées précédemment face à la crise, et que les sommes mises en jeu (à peine 500 millions d’euros) n’étaient que le redéploiement d’autres dépenses. Pourtant, il ne faut pas perdre de vue qu’une logique cohérente est à l’œuvre derrière l’apparente prudence des annonces. Le patronat ne s’y est pas trompé qui a affiché sa satisfaction.
Pour que l’emploi se développe, nous disent le président de la République et le patronat, il suffit de baisser le coût du travail, de rendre celui-ci plus flexible et d’allonger sa durée. Que cette thèse ait abouti à une détérioration considérable de la condition salariale, sans créer vraiment d’emplois, n’a pas l’air de contrarier ses défenseurs. On peut d’ailleurs les comprendre. À défaut de développer l’emploi, ce sont les profits des entreprises, en particulier des plus grandes, qui l’ont été. Ces mesures représentent seulement un effet d’aubaine pour les employeurs: ils embauchent à bas coût des salarié-es qu’ils auraient de toute façon recrutés. De plus, en favorisant l’emploi précaire et peu qualifié, elles minent l’efficacité de notre économie et poussent les entreprises à un positionnement de bas de gamme dans la division internationale du travail.

jeudi 26 janvier 2012

Mélenchon préfère les «drapeaux rouges» aux «blancs» de Hollande

Avec plus 4 000 personnes mardi soir au Palais des sports de Besançon, le candidat du Front de gauche à la présidentielle a confirmé qu'il attirait du monde en meeting.

Jean-Luc Mélenchon a été un «jeune trotsk'» dans les années 1970. ça l'amuse parfois de le rappeler. Surtout ce mardi soir où le candidat Front de gauche à la présidentielle s'est rappelé à ses années d'étudiant de philo et de lettres à Besançon. «Je vais parler dans une salle où on m'avait envoyé perturber un meeting de Chevènement», se marre l'ancien responsable Unef de la région dans le bus qui le mène, entre deux visites de syndicalistes à Belfort, vers Besançon, où il est annoncé en meeting au Palais des Sports.
A l'époque, l'ancien socialiste, jeune marxiste, était encarté à l'Organisation communiste internationaliste (OCI), rude formation trotskiste tendance lambertiste qui s'opposait au Parti socialiste fondé en 1971 par François Mitterrand. «On me disait que les masses étaient pleine d'illusions, se souvient le député européen. En fait elle n'avaient aucune espèce d'illusions et je me suis dis au final: ''je suis avec eux''».

«Même Jospin il ne l'a pas rempli!»
Quarante plus tard, dont plus de trente passés au PS, Mélenchon s'est présenté devant une salle comble de plus de 4000 personnes. «Même Jospin il ne l'a pas rempli! Et Ségolène n'a pas osé en 2007, elle est allé dans un hangar», trompette Gabriel Amar, fidèle lieutenant de l'ancien sénateur. Présents sur le parquet qui accueille habituellement les clubs de hand et de basket de la ville, des militants bardés de rouge, mais aussi beaucoup de jeunes, «venus voir» le candidat Front de gauche pour faire leur choix le 22 avril. «Depuis deux semaines et son passage sur France 2 on sent qu'il se passe quelque chose. Ça bouge», confie Christian Abriel, ami d'enfance de Mélenchon lorsqu'il était jeune lycéen à Lons-le-Saunier (Jura) et membre du Parti de gauche (PG).
Mélenchon attaque son discours sur le couplet de la «lutte des classes», «rencontrée» dans l'après-midi lors d'une visite à Alstom-Belfort. Là-bas, les ouvriers ont été priés de rester à leur poste sous peine de perdre une journée de salaire plutôt que de venir à la rencontre du candidat Front de gauche. Une petite raillerie sur la salle du Bourget avec «beaucoup de blanc et excessivement de bleu» dans laquelle François Hollande a fait son discours dimanche et voilà Mélenchon lancé pour la soirée.
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Gilles Balbastre « Notre critique est une critique de classe »

Gilles Balbastre a réalisé avec Yannick Kergoat les Nouveaux Chiens de garde. Il revient sur le fonctionnement aberrant des grands médias et suggère à la gauche « politique et syndicale » de se saisir du débat. 

Le film que vous cosignez avec Yannick Kergoat dénonce le formatage 
de l’information. Quel était votre objectif ?
Gilles Balbastre. Nous posons 
la question politique des médias. Dans quel univers médiatique nous trouvons-nous, 
et pourquoi ? Il y a eu dérégulation du marché des médias et de la presse, comme il y a eu dérégulation du marché de l’éducation, 
de la santé, des transports… Depuis trente ans, le seuil de concentration des médias s’est 
élevé et, dans le même temps, les journalistes ont perdu leur statut de résistance et n’ont plus vraiment les moyens de s’opposer à leur hiérarchie. Ce documentaire est un premier constat cinématographique. C’est intéressant de voir le nombre de grands médias qui nous sollicitent depuis la fin du film. Ils nous invitent pour en parler sur les plateaux télé alors qu’ils sont pris la main dans le sac. J’avoue que 
je trouve ça suspect en termes de récupération. En tout cas, nous avons tenté, avec ce film, 
de faire en sorte que les initiés ne s’ennuient pas, et qu’il soit pédagogique et ouvert aux troupes citoyennes qui n’ont pas encore tous 
les éléments pour avoir un avis complet 
là-dessus. Nous voulons dépasser le noyau dur de la critique des médias. On a de la chance, 
ce film sort au bon moment, à quelques semaines de l’élection présidentielle.

Au centre de votre film, il y a ce triptyque dangereux journalistes-politiques-patrons, 
qui fonctionne comme une grande famille. Comment en est-on arrivé là ?
Gilles Balbastre. Je voudrais vous citer un extrait de la déclaration des devoirs et des droits 
de la presse libre, adoptée par la Fédération nationale de la presse en 1945, c’est-à-dire, par les patrons de presse : « La presse n’est pas un instrument de profit commercial, c’est un instrument de culture, sa mission est de donner des informations exactes, de défendre 
des idées, de servir la cause du progrès humain. La presse ne peut remplir cette mission que 
dans la liberté et par la liberté.
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mercredi 25 janvier 2012

Dominique Plihon : « Il faudrait instituer un tribunal des banques »

À en croire le gouvernement, mais aussi une grande partie de la presse qui relaie la pensée dominante, le problème principal des pays européens serait aujourd’hui la dette publique. Ce qui légitimerait à leurs yeux les politiques d’austérité menées un peu partout en Europe. Pour le Front de gauche des intellectuels, www.placeaupeuple2012.fr a demandé son avis à Dominique Plihon, professeur à Paris 13 et signataire de l’appel des Économistes atterrés, qui contestent radicalement les politiques d’austérité et proposent un audit citoyen de la dette. Notamment pour en identifier la part qui doit être effacée : la dette « illégitime ».

Dans les propositions de la gauche dite de transformation sociale, on distingue aujourd’hui dette légitime et dette illégitime et on propose un audit citoyen pour évaluer l’une et l’autre. Pouvez-vous expliquer ces notions ? Comment cela pourrait-il s’organiser ?
D.P : La dette publique est réputée illégitime quand elle a servi à financer des dépenses qui ne servent pas à l’intérêt général, et souvent même nuisent à celui-ci. Par exemple, pour financer des réductions d’impôts profitant aux classes les plus riches. Le rôle d’un audit citoyen est d’expertiser la dette publique afin de déterminer les origines de la dette, et la part qui provient d’opérations indues. Il faudrait instituer un tribunal des banques qui jugerait les dettes illégitimes, et déciderait d’annuler celles-ci.
La dette publique est aujourd’hui présentée comme responsable de tous nos maux et prétexte à des politiques d’austérité qui sont selon vous un faux remède à un faux problème. Pouvez-vous expliquer cela ?
D.P : Le vrai problème n’est pas celui de la dette publique mais de l’endettement privé excessif qui a conduit à la crise financière, plus particulièrement dans les pays (États-Unis, Royaume-Uni, Irlande, Espagne) où l’endettement des ménages a alimenté des bulles immobilières. Avec les politiques de sauvetage des banques et des politiques de relance menées en 2008 et 2009 pour enrayer la récession, la dette publique, qui était raisonnable avant la crise, a augmenté en moyenne de 20 points de PIB.
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Salariés de Michelin et villageois indiens unis contre les délocalisations

Par Sophie Chapelle
Alliance inédite contre la direction de Michelin : des syndicalistes de la CGT de l’usine de Clermont-Ferrand et des villageois indiens combattent ensemble un projet de zone industrielle dans la région de Madras, en Inde. Le groupe français envisage d’y construire fin 2012 une usine de pneus. Les communautés locales craignent de lourdes conséquences pour leur environnement.
« Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l’économie, lancent les syndicalistes de CGT Michelin. Non seulement cette dernière ruine l’emploi chez nous, mais elle détruit souvent à la racine les conditions de vie des plus pauvres au Sud. » Dans un appel signé par plus de 35 000 personnes, les cégétistes dénoncent la construction d’une usine de pneus du fabricant français en Inde. Démarré il y a un an, le chantier est estimé à 600 millions d’euros d’investissement et emploierait 1 500 personnes. L’usine devrait commencer à produire ses premiers pneus à la fin 2012 en vue de fournir le marché indien des poids lourds et des bus.
Or, cette usine est érigée sur un territoire abritant une communauté d’Intouchables, la caste la plus défavorisée en Inde, constituée de 1 500 familles. Le syndicat CGT affirme que la construction de l’usine conduit à « la destruction de l’environnement permettant à cette communauté de vivre, détruisant sources d’eau potable, pâturages, forêts, mettant en péril l’existence même de ces familles ». Madhumita Dutta, militante indienne, est venue à Clermont-Ferrand jusqu’au siège de Michelin pour témoigner de la situation des 5 000 Intouchables de la région de Madras (Chennai).
« Michelin profite des cadeaux de l’État »
Partie prenante de la lutte engagée par les villageois de Thervoy Kandigai, Madhumita a présenté l’histoire de leur combat, qui a commencé bien avant que Michelin ne décide d’implanter cette usine sur cette zone. En 2007, la province du Tamil Nadu a acquis 1 127 hectares afin d’en faire une zone industrielle. Malgré leurs grèves de la faim, les villageois déjà installés sur ces terres assistent impuissants à la destruction d’une grande partie de leur forêt. Un an plus tard, en août 2008, ils apprennent le projet de construction de l’usine Michelin sur une partie de la zone industrielle.
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mardi 24 janvier 2012

Jean Luc Mélenchon rencontre les habitants de la Villeneuve

Ohhh! dirent-ils, c'est un communiste!

Au pays des souris, on vote tous les 4 ans.
Pour des gouvernements de chats. Un coup chat noir, un coup chat blanc.
Las. Noir ou blanc, c’est toujours la même politique d’oppression pour le peuple des muridés. Alors on essaye les chats mi-blanc mi-noir, puis les chats tachetés… Oppression toujours. Jusqu’au jour où…
Un discours de Tommy Douglas, dans le Canada de 1944. Une manière de parler de politique comme on n’en fait plus. D’une actualité criante. Matière à réflexion.
Et pour une fois, comparaison vaut raison…




Assemblée de rentrée des communistes du Grésivaudan

Une quarantaine de militants communistes se sont retrouvés lors de l’assemblée de rentrée de la section du Parti Communiste du Grésivaudan. Parmi les camarades élus présents se trouvaient Mme A. DAVID, Sénatrice de l’Isère, les Maires de Sainte Marie d’Alloix et du Cheylas, J.M. BOUCLANS et R. COHARD.
Après les vœux de luttes et de victoires du Secrétaire de la section, notre candidate suppléante aux élections législatives a introduit la séance en nous faisant partager son espérance et ses convictions pour qu’une gauche de transformation sociale devienne majoritaire, à gauche, dans les mois à venir.
Un beau moment d’émotion conclu avec les paroles de « Ma France » de Jean Ferrat :

« …..Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France »

Un bref rapport s’en est suivi, sur la situation économique et sociale désastreuse dans laquelle la droite et le MEDEF ont conduit le pays, puis quelques éléments d’analyse politique ont été débattus par les militants.
Les questions les plus fréquentes ont concerné d’abord le problème de la dette publique. Devant la manipulation idéologique d’un gouvernement aux ordres des agences de notation, qui impose des politiques d’austérité et de régression sociale à la grande masse des salariés tout en épargnant les plus fortunés et les responsables de la crise, de nombreux camarades ont insisté sur la nécessité de distinguer entre une « bonne » dette, légitime ; et celle due aux cadeaux fiscaux et à la financiarisation à outrance de l’économie.
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lundi 23 janvier 2012

Discours de F.Hollande : réaction de Pierre Laurent

Nous attendions de François Hollande une vraie entrée en campagne et enfin de la clarté dans les propositions. Nous avons eu l'entrée en campagne mais pas la clarté.
Ce qui était connu des engagements socialistes a été confirmé. Mais ce qui posait problème dans ses engagements aussi.
Je pense au droit à la retraite à 60 ans, avec une définition très restrictive de l'accès à ce droit, à l'absence de propositions en faveur de la hausse des salaires, à la limitation du nombre d'emplois publics au niveau actuel alors que Nicolas Sarkozy en a supprimé 170.000, à l'absence de remise en cause de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) et de la tarification à l'activité pour les hôpitaux...Quant à ce qui était imprécis, cela l'est resté. François Hollande déclare que son adversaire, « c'est le monde de la finance ». Au Front de gauche, nous disons enfin ! Mais alors pourquoi ne dit-il rien sur le contrôle public des banques et du crédit ? Enfin, un étonnement : le candidat socialiste est resté muet sur les contours de la majorité qu'il entend constituer, or personne à gauche ne peut espérer gagner seul.De tout cela, je tire une conclusion : le Front de gauche va être plus que jamais la garantie d'une victoire solide de la gauche face à Nicolas Sarkozy. Une victoire qui se construira dans la clarté, seule susceptible de mobiliser celles et ceux qui attendent le plus du changement pour pouvoir vivre enfin dans la dignité et la justice.

Oui au débat entre écologistes pour une alternative à gauche ! (Réponse à l'Herbe verte)

Le 15 décembre dernier, Clémentine Autain et Stéphane Lavignotte ont publié sur leurs blogs respectifs un texte qui a beaucoup circulé depuis, sur les listes d'EELV et sur celles des gauches alternatives. S'adressant, de là où ils sont, à toutes celles et ceux qui, au sein d'EELV ou ayant depuis peu quitté EELV, s'interrogent sur le devenir de ce parti et/ou sur leur propre engagement écologiste, elle et il nous invitent au débat. Militants, anciens militants et amis d'EELV, écologistes hors-partis et/ou régionalistes, nous acceptons bien volontiers cette offre et nous appelons à participer à ces échanges.

En préalable, nous les remercions de la manière très sensible dont leur texte aborde le malaise que l'on peut ressentir quand on se perçoit en porte-à-faux avec une organisation au développement de laquelle on a contribué activement pendant des années. Il y a plus d'attention à l'autre dans leur démarche que dans bien des échanges entre organisations ou internes à notre parti.

Pour l'essentiel, nous partageons l'approche de l'écologie politique que développe leur texte : écologie d'invention et de rupture, et non d'accompagnement de l'ordre existant. Nous constatons l'impasse que représente l'accord conclu entre EELV et le PS tel qu'il est : englué dans un social-libéralisme hors d'âge et ignorant des questions environnementales. Outre le fait que cet accord augure mal d'une dynamique de victoire, pourtant bien nécessaire, lors des échéances électorales de cette année, la participation de ministres EELV à un gouvernement désigné sur ces bases relèverait de la faute politique grave envers l'écologie.

EELV s'est fondée sur une double promesse d'ouverture : aux mouvements écologistes hors partis politiques et aux écologistes engagés dans les partis. Chiche ! Nous faisons le pari de la rupture avec le nombrilisme organisationnel. Alors que la Coopérative peine à décoller et à trouver ses marques, quel est le pouvoir d'attractivité d'un parti qui instrumentalise puis sacrifie si manifestement les luttes écologistes les plus emblématiques ? Alors que tant d'efforts ont été déployés pour séduire des environnementalistes centristes, voire de droite, alors que l'écologie est incompatible avec le capitalisme, pourquoi refuser de reconnaître la progression de l'écologie parmi les gauches ?
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samedi 21 janvier 2012

Le "J'accuse" des ouvrières de Lejaby

Les salariées du fabricant de lingerie Lejaby ont accusé jeudi les pouvoirs publics de leur avoir "menti", au lendemain de l'annonce de la fermeture de leur dernière usine à Yssingeaux (Haute-Loire), érigée en symbole d'une industrie française en crise et soumise aux délocalisations.
"Les pouvoirs publics ont fait semblant de nous soutenir, nous ont menti, ont préféré les déclarations d’intention à l’action pour garder l’emploi", écrivent les "Lejaby" dans une motion adoptée en assemblée générale. "Ils ont laissé prendre le contrôle du groupe Lejaby par un fond de pension italien et l’arrêt des productions en France. C’est inacceptable et c’est l’exemple de l’échec du sommet social" de la veille à l'Elysée, dénoncent-ils.
Plusieurs salariés ont passé la nuit de mercredi à jeudi dans l'usine, après l'annonce par le tribunal de commerce de Lyon d'un repreneur, Alain Prost, ex-PDG de l'Italien La Perla, associé au sous-traitant de Lejaby en Tunisie. Il s'est engagé à garder 195 des 450 salariés en France, mais a prévenu que l'usine d'Yssingeaux fermerait. "Notre lutte est le symbole de ce que subissent aujourd’hui les salariés. Nous refusons de baisser les bras", mettent en garde les salariés d'Yssingeaux, qui réclament "un plan de réindustrialisation" de leur site.
Ils ont également dénoncé jeudi le "bluff" de Xavier Bertrand, annonçant que 98% de leur rémunération nette serait maintenue pendant un an en vertu du contrat de sécurisation professionnelle, alors qu'il ne s'agit que du dispositif légal. "C'est pas qu'un effet d'annonce, c'est un bluff total !", a déclaré Raymond Vacheron, responsable textile à la CGT, présent à l'assemblée générale d'Yssingeaux.
Pour le Parti communiste, "Lejaby est le symbole cruel de l'incompétence gouvernementale" au lendemain du sommet "social". Il accuse les pouvoirs publics d’avoir "menti" et "fait semblant de les soutenir". "Le PCF exige des mesures concrètes contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité", ajoute-t-il dans un communiqué.

Quand l’agriculture paysanne arrive au cœur des quartiers populaires

Par Sophie Chapelle
Terminés les paniers bios réservés aux « bobos ». Dans la ville ouvrière de Saint-Étienne, associations de quartier et paysans travaillent ensemble pour livrer des légumes de saison et des produits sains au plus près des quartiers, tout en créant des emplois. Rencontre avec les membres du projet « de la ferme au quartier », une plateforme d’approvisionnement alimentaire solidaire en circuit court, et une alternative au « low-cost » de la grande distribution.
« Comment permettre au plus grand nombre, y compris aux personnes aux revenus très faibles et précaires, d’accéder à une alimentation saine ? » Georges Günther, et les autres initiateurs du projet De la ferme au quartier, à Saint-Étienne, ont répondu concrètement à cette question. Dans cette ville ouvrière qui a perdu pratiquement 10 % de sa population en 20 ans, les paniers paysans dans le cadre de l’économie sociale et solidaire se développent depuis 2005. Saint-Étienne compte 11 associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap), dans lesquelles les consommateurs s’engagent à acheter la production des paysans à un prix équitable et en payant par avance. « Le projet De la ferme au quartier est complémentaire des Amap, explique Georges. Il se veut créateur d’emplois et touche un plus large public, y compris les couches populaires. »
Miser sur la solidarité entre consommateurs
« La plateforme », le local où les salariés préparent et assurent les livraisons des paniers, est située dans le Marais, un ancien quartier de l’industrie lourde stéphanoise, aujourd’hui plus connu pour son Technopole ou pour le stade Geoffroy-Guichard. La volonté de créer des emplois est l’une des différences avec les Amap, qui reposent totalement sur l’engagement bénévole de familles directement en lien avec les paysans partenaires. Pour sa mise en place, le projet a notamment bénéficié d’un soutien de la Région Rhône-Alpes, de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Rhône-Alpes avec le fonds social européen, l’État et la ville de Saint-Étienne qui loue un local.
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vendredi 20 janvier 2012

Vœux aux personnalités, aux militants et à la presse


Voeux de Pierre Laurent 2012 par CN-PCF

Mesdames, messieurs,Chers amis, chers camarades,
C'est avec un bonheur tout particulier que, ce soir, je vous adresse mes meilleurs vœux pour l'année qui commence.
Je vous vois si nombreuses, si nombreux... Oui, c'est un bonheur, de vous voir rassemblés ici, dans votre diversité. Je n'oublie, évidemment, rien des difficultés qui assaillent notre peuple, des crises et des drames que traversent en ce moment notre pays, l'Europe et le monde. Et vous non plus, bien entendu, qui les vivez et les combattez au quotidien.
Mais si je vous dis mon bonheur, c'est que – face à la chape de plomb du système qui étouffe notre société, face à ce qui fait souffrir tant de nos concitoyens – ces premiers jours de janvier me confortent dans une conviction : l'année 2012 sera celle où nous clamerons à nouveau, « Oui, l'espoir est permis ! »
Nous sommes des millions dans le pays à n'en plus pouvoir du monde dans lequel on nous enferme, à vouloir que ça change enfin. Nous sommes des millions à ne plus supporter la politique que nous infligent, depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy, la droite et le grand patronat.
Mais il est aussi des millions d'entre nous à avoir douté, à douter parfois encore, qu'il soit réellement possible d'ouvrir un autre chemin, pour se débarrasser non seulement de Sarkozy, mais aussi de sa politique ou de tout autre sœur jumelle de cette politique.
Aujourd'hui, j'en ai la conviction, et c'est cette conviction en forme de vœu que je veux vous transmettre : le moment est venu de tordre le cou à ce doute.
Un chemin existe car nous avons commencé à rassembler et à mettre en mouvement les forces capables de pousser la porte qu'on cherche à cadenasser devant nous.
Pourquoi cette conviction? Parce qu'une idée est en train de faire son chemin. Cette idée, elle figure sur l'invitation que je vous ai adressée: « Ensemble, nous sommes la solution ».
Oui, quand ceux qui nous gouvernent font faillite à ce point, quand les privilégiés qui ont mis la main sur le pouvoir s'y accrochent jusqu'à plonger des sociétés entières dans la détresse, nous n'avons plus à en douter, NOUS sommes la solution.
NOUS, les salariés, privés ou non d'emploi, nous qui formons la société laborieuse, les ouvriers, les employés, les artistes, les chercheurs, les jeunes.
NOUS, les résistants qu'on cherche à faire taire, les anonymes de toute condition à qui on ne veut jamais donner la parole, les militants de toutes les causes justes qu'on écoute, plus ou moins poliment, sans jamais vraiment les entendre.
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Jean-Luc Mélenchon monte au front face à Marine Le Pen

Le vote des ouvriers et des employés n'est pas la propriété de Marine Le Pen. C'est le message qu'a délivré Jean-Luc Mélenchon ce mercredi soir aux 2500 personnes présentes lors du meeting du Front de gauche à Metz. Un message pris très au sérieux par la candidate du Front national pour une fois attaquée frontalement sur ce sujet. La porte-parole de l'extrême-droite a répliqué ce jeudi matin sur i-TELE: "Il est en train de jouer avec la dynamite. Ce n'est pas en m'insultant qu'il attirera le vote des ouvriers, c'est bien mal connaître les valeurs des ouvriers".
Mercredi soir, le candidat du Front de gauche s'est présenté dans un Zenith messin bourré à craquer. Celui-là même où Marine Le Pen avait précédemment eu du mal à réunir mille personnes. Lors de son point presse avant sa prise de parole publique, Jean-Luc Mélenchon a appelé à commencer  "l'opération de nettoyage par rapport à la prétendue présence du FN dans les milieux ouvriers et employés". "Ne vous abandonnez pas au parti de la haine (...) Ne vous laissez pas diviser d'après votre religion, votre couleur de peau, ou la région de vos ancêtre", a-t-il demandé ensuite.
Sur le fond, il s'en est pris à l'imposture sociale de Marine Le Pen, dont le programme libérale n'a rien à voir avec ses promesses médiatiques. "Elle est farouchement opposée à l'encadrement des loyers. (...) Elle dit qu'il faut dégager de nouvelles recettes de TVA".
"Les solutions auxquelles personne ne croit"
 Évoquant le quatuor de tête dans les sondage, le candidat du Programme partagé a dénoncé "trois candidats qui font le concours du sang et des larmes", visant Nicolas Sarkozy, François Hollande et François Bayrou, avocats selon lui de la rigueur et l'austérité. "Ceux qui ne le veulent pas sont invités à confier leur sort à une semi-démente, qui propose des solutions auxquelles personne ne peut croire", a-t-il ajouté faisant allusion à Marine Le Pen.
Cette dernière a préféré ne retenir ce jeudi matin que la petite phrase, la détournant quelque peu. "Ce qui m'inquiète, c'est cette utilisation du terme "nettoyage politique" (sic), qui rappelle furieusement "nettoyage ethnique", alors que M. Mélenchon a derrière lui des troupes ultra-violentes qui déjà, depuis le début de la campagne, m'empêchent par la violence de tenir mes meetings politiques", selon elle.
  • A lire:
Le Front national dans la ligne de mire
En resteront-ils au petit club des quatre?
"Le front national n'est fort que des faiblesses de la gauche"

jeudi 19 janvier 2012

Marine Le Pen face au Front de gauche aux portes de l'usine

 La candidate frontiste avait pourtant annoncé sa visite au dernier moment pour éviter les mauvaises surprises. Reportage.
"Elle vient faire sa com', et ils y passeront tous." Bayran, 23 ans, observe de loin l'étrange ballet des journalistes qui entourent Marine le Pen à la sortie du site PSA Sochaux-Montbeliard. La candidate frontiste a annoncé son tractage la veille pour éviter "les gros bras de la CGT envoyés par Mélenchon", qui empêchent selon elle le FN de manifester.
C'était sans compter sur les militants du Front de gauche, qui occupent les quatre sorties de l'usine. Tract contre tract. Sur celui du FN on peut lire "5 millions de chômeurs, 8 millions de pauvres. Sarkozy a-t-il été élu pour ça ?" Sur celui du Front de Gauche : l'annonce d'un meeting le 24 janvier prochain sous le slogan du candidat "Prenez le pouvoir".
Marine Le Pen n'a pas choisi son jour au hasard. A l'Elysée, Nicolas Sarkozy organise son "sommet pour l'emploi", transformé en sommet de crise. "De sommet en sommet, il serait bon que les élites descendent pour venir voir la rivière de larmes", estime la candidate du FN.

"Les ouvriers ne sont pas dupes"
L'échange s'engage entre Marine Le Pen et Vincent Adami, militant Front de gauche. "On vous voit sortir une fois tous les cinq ans", raille le militant. "Où étiez vous pendant les retraites ? Les ouvriers ne sont pas dupes". Marine Le Pen fixe la grille verte, sourire aux lèvres. "Vous ne pouvez pas pas parler au nom des ouvriers", lui répond-elle sans le regarder. Vincent Adami renvoie la balle à celle qu'il qualifie "d''héritière".
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Anémone : "Jean-Luc Mélenchon, car je suis de gauche et écologiste"


Anémone : «Mélenchon, car je suis de gauche et... par PlaceauPeuple

mercredi 18 janvier 2012

Meeting Jean-Luc Melénchon 7 fevrier 20H00


Bonjour,

Un meeting avec Jean-Luc Mélechon, Pierre Laurent et Clémentine Autain aura lieu le mardi 7 février à 20H00 à l'Espace Double Mixte à Villeurbanne.

Plusieurs cars partiront de l'Isère :






- Départ de la gare routière de Grenoble à 18H00 avec un retour prévu vers minuit. Tarif par personne : 15 euros
Inscriptions auprès de la Fédé au 04.76.87.70.61 ou pcfisere@wanadoo.fr

- Départ de la gare routière de Vienne à 18H30 avec un retour prévu vers 23H00. Tarif par personne : 10 euros
Inscriptions au 04.74.85.65.91 ou jacquetpcf38@hotmail.fr

- Départ de St Siméon de Bressieux place de la piscine à 17 H45. Tarif par personne : 10 euros
Inscriptions au 04.74.20.08.23

- Départ de la gare routière de Beaurepaire à 18H15. Tarif par personne : 10 euros
Inscriptions au 06.24.34.11.71

- Départ de Roussillon, place de la République à 18H30. Tarif par personne : 10 euros
Inscriptions au 06.75.04.67.68

- Départ de Domène avec arrêts à Villard Bonnot, Le Touvet, Pontcharra. Tarif 15 euros
Inscriptions et renseignements au 04.76.08.18.09

Les places étant limitées, inscrivez-vous très rapidement !

Mélenchon et Thibault affichent leurs convergences anti-austérité

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Bernard Thibault (CGT) ont affiché mardi leurs convergences anti-austérité, à la veille du sommet de l'Elysée que tous deux jugent "anti-social".
Après une rencontre d'une heure trente au siège de campagne du FG aux Lilas (Seine-Saint-Denis), les leaders de deux délégations ont tenu une conférence de presse commune, en présence de Pierre Laurent (PCF).
M. Mélenchon s'est dit "très ému et honoré" que la CGT "ait eu l'élégance de venir à notre siège de campagne", soulignant que cette rencontre avait pour intention de "démonter la comédie qu'a préparée le chef de l'Etat avec son soi-disant sommet social" qui va "tourner en eau de boudin".
Conclusion : ce sera "encore plus d'austérité", a-t-il dit, qualifiant Nicolas Sarkozy d'"homme aux abois qui gesticule comme quelqu'un en train de se noyer".
A ses côtés, Bernard Thibault, qui a salué "l'honnêteté intellectuelle de Jean-Luc", a rappelé "l'aspiration très répandue dans nos rangs à un changement de président de la République et à un changement de comportement des élus politiques à l'égard du fait syndical" au regard de la manière dont s'est préparé ce sommet qui s'annonce "anti-social".
Mais, mercredi à l'Elysée, "j'y vais à l'offensive", a assuré le responsable cégétiste, déplorant que le président "ne retienne que les revendications patronales". "Ils ont justifié des plans de rigueur au motif de vouloir conserver les 3 A" et maintenant que la note a été dégradée, ils vont "nous expliquer qu'il va falloir" continuer, a-t-il dit, appelant à manifester mercredi.
M. Thibault a dénoncé l'"attitude schizophrène du gouvernement" face au triple A, jugeant que "la conclusion est la même à chaque fois, plus d'austérité pour les salariés". "S'il y a des économies à faire, je suggèrerai peut-être demain d'arrêter les subventions de l'Etat aux agences de notation!", a-t-il lancé, approuvé par M. Mélenchon.
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Les éducateurs spécialisés, chair à canon de la lutte contre les inégalités

Par Julien Brygo 
En première ligne face à l’explosion du chômage et de la précarité, les éducateurs subissent aussi une dégradation de leurs conditions de travail. Fin 2011, à la suite du suicide d’un de leurs collègues, près de 200 salariés de l’Association d’action éducative et sociale, à Dunkerque, ont exercé leur droit de retrait. Une illustration du quotidien de plus en plus difficile de ces acteurs, ultime rempart face à la misère sociale.
« La révision générale des politiques publiques tue. » C’est par ces mots que Philippe Toulouse, délégué syndical (CGT), qualifie la lente dérive de l’association dunkerquoise d’action sociale et éducative (AAE). Cette structure, financée par des fonds publics, est censée servir de digue face à l’explosion des inégalités sociales. À Dunkerque, ville frappée par la désindustrialisation, avec son lot de chômage, d’« exclus » et d’adolescents en rupture sociale, les 350 salariés de l’AAE sont aussi confrontés à des méthodes de management brutales et à des réductions drastiques des coûts. Ce qui n’est pas sans conséquences sur leur santé mentale et physique. Cette situation a pris, le 17 novembre dernier, un tournant tragique.
Ce jour-là, un des salariés, Fabrice Hrycak, 38 ans, est retrouvé pendu sous un pont de Dunkerque. L’éducateur spécialisé comptait dix ans d’ancienneté. « Il avait choisi son jour et son lieu, témoigne Philippe Toulouse. Le jour était celui où tous les salariés étaient réunis pour obtenir leurs tickets restaurant. Et le lieu est un des plus gros points de passage automobile de Dunkerque. Il voulait que son geste soit vu par toute la ville et qu’il serve à quelque chose ! »
Salarié agressé et… licencié
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mardi 17 janvier 2012

LES TREMPLINS DU TRAVAILLEUR ALPIN 2012 c’est parti et bien parti !

Venez nombreux le 20 janvier à partir de 20H salle LE PROJO à Crolles(place Ingrid Bettancourt ) entrée 5€.
Une belle soirée nous attend avec le concert de lancement des Tremplins 2012, avec à l’affiche les lauréats des Tremplins du TA  2011 avec, COUD'BAR, BUD SPENCER'S CLOUT + AMBRE que le Travailleur Alpin remercie pour leur générosité à l’égard de la fête .C’est la quatrième année consécutive que l'association Les Amis du Travailleur Alpin organise ces tremplins.

A l'issue de ces tremplins, 2 artistes ou groupes d'artistes isérois se verront attribuer une bourse pour un pressage de 500 CD ! Les sélections finales en live auront lieu à l'AMPERAGE ( Grenoble) lors de deux concerts : les Jeudi 22 mars et 19 avril 2012. 

Tous les artistes retenus seront nos invités pendant 3 jours à la Fête du TA 2012, les 29, 30 juin et 1er juillet 2012.Les tremplins du TA qui s’inscrivent désormais dans le paysage musical régional avec une dimension militante et humaine apprécié par les artistes.
Votre présence sera un signe de soutien fort, en direction des artistes, de l’association des amis du Travailleur Alpin ,de la fête et de son journal,nous vous attendons nombreux pour vivre ensemble une soirée d'amitié....

Gérard Frydman
Directeur du Travailleur Alpin

Electeur 2012 : pour Jérôme, aucun doute, c'est Mélenchon

Jérôme a 47 ans. Après avoir enseigné vingt ans dans une ZEP, il est aujourd’hui écrivain, et vit dans le Nord-Pas-de-Calais. Militant de longue date, il a d’ores et déjà arrêté son choix : en 2012, il votera pour le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.
 
Coralie Delaume. Votre choix en faveur de Jean-Luc Mélenchon semble ferme et définitif. Qu’est-ce qui le motive ?
 
Jérôme. Je suis adhérent au Parti communiste français (PCF). Je suis juste un militant de base et j'ai fait partie de ceux qui, au sein du parti communiste, ont milité pour une stratégie unitaire, celle du programme partagé avec les autres composantes du Front de Gauche (FDG) : le Parti de Gauche (PG) de Mélenchon ou encore Gauche Unitaire.
 
La stratégie du FDG a d'ailleurs plutôt bien fonctionné depuis 2009 en affirmant la présence d'un pôle de « la gauche de la gauche » aux Européennes, aux Régionales et aux Cantonales où il a tout de même frôlé les 10% dans une relative indifférence médiatique.
 
Pour ces présidentielles, qui sont — et je le déplore — des élections personnalisées à l'extrême, il me semble que Mélenchon, avec ses qualités de débatteur et d'orateur est le mieux à même de porter le programme du FDG.
 
C.D. : Justement, la présidentielle étant autant le choix d'un homme que celui d'un programme, ne craignez vous pas que le caractère emporté de Mélenchon n'éloigne de lui bon nombre d'électeurs potentiels ? N'en fait-il pas un peu trop ?
 
J. :
Je ne crois pas. Les médias dominants ont tendance à caricaturer les candidats qui soutiennent des programmes réellement alternatifs. Je me souviens notamment d'un véritable choc frontal entre Jean-Michel Apathie et Mélenchon sur RTL, à propos de la réforme des retraites. Apathie était tout surpris de se retrouver avec, en face de lui, un homme qui osait dire, et de manière argumentée, chiffrée, qu'il y avait d'autres solutions que celles présentées comme allant de soi et allant évidemment dans le sens d'une régression sociale.
 De toute façon, quand on porte un programme comme celui du FDG à la fois radical et réaliste, il faut être très combatif. Que ce soit Mélenchon ou les militants.
 
C.D. : On constate actuellement un gros succès de Marine Le Pen auprès des couches populaires. Comment expliquez-vous que l’audience de votre candidat soit moindre que la sienne auprès de cet électorat ?
 
J. : Je pense que vous posez la question centrale. Si le FDG entame une lente mais régulière montée dans les sondages, on reste très loin des scores du FN. Et pourtant, de fait, son électorat est potentiellement le nôtre. Je dirais même que Marine Le Pen nous l'a en grande partie piqué. Pas elle seule, mais le FN, depuis le déclin électoral du PCF, notamment.
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«Aujourd'hui, Pôle Emploi, c'est la police des miséreux»

Ce mardi, à la veille d'un sommet social convoqué par l'Elysée, de nombreuses agences Pôle Emploi devraient être occupées à travers toute la France (retrouvez ici la liste de tous les lieux de rendez-vous). Un mouvement de contestation auquel participent Agir contre le chômage, Stop Précarité, la CGT chômeurs, ou encore les Indignés.
Xavier Renou (photo DR), porte-parole du collectif les Désobéissants, qui compte parmi les organisateurs, explique les motivations et visées d'une telle action.
De quand date l'appel «Occupons Pôle Emploi» et pour quelles raisons a-t-il été lancé ?
Le mot d'ordre a été donné au mois de décembre. Mais l'idée n'est pas nouvelle. Il y a déjà eu des occupations d'agences par des chômeurs dans les années 90 et 2000, notamment pour demander une prime de fin d'année.
Aujourd'hui, c'est la politique actuelle qui tend à maintenir un haut taux de chômage, que l'on dénonce. Le gouvernement tient un discours en faveur de l'emploi, mais il n'y a pas d'actes derrière. Ou alors les politiques sont complètement incompétents, depuis le temps. Mais je crois surtout que c'est hypocrite. Les choix qu'ils font sont contraires à leur discours public. Plutôt que d'agir pour créer des emplois, ils dérégulent l'économie. C'est la logique néolibérale. On garde un niveau de chômage élevé, qui permet une pression à la baisse sur les salaires et une précarisation des travailleurs. Avec cette action du 17 janvier, on espère peser sur les présidentielles, mais aussi sur les choix économiques des partis actuellement au pouvoir en Europe.
Pourquoi avoir choisi d'occuper les agences Pôle Emploi plutôt qu'une manifestation classique ?
La date n'est pas choisie au hasard : on agit la veille du Sommet pour l'emploi de Nicolas Sarkozy. Et on voulait une action d'ampleur nationale. Donc, c'était plus logique d'occuper Pôle Emploi que de manifester devant le ministère du Travail.
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lundi 16 janvier 2012

Carnet de route à Nantes


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Samedi 14 janvier, le Front de gauche, et son candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, était à Nantes pour un premier grand meeting national. Récit.

9h55 – Gare de Paris Montparnasse – TGV 8113
C’est en ordre dispersé que nous avons pris le TGV 8113 à destination des Sables d’Olonne. Nous resserrerons les rangs sur le quai de la gare, à l’arrivée. Les journalistes qui suivent le Front de gauche pour cette campagne sont là aussi. Ce soir, à Saint-Herblain, dans la périphérie nantaise, 4 000 personnes sont attendues au Zénith pour ce deuxième meeting national du Front de gauche. Le premier était à Talence, le 1er décembre dernier. Plus de 3 000 personnes s’étaient déplacées. Victime de son succès, le Front de gauche avait même du refuser l’entrée à plus de 500 personnes. Espérons que ce soir tous puissent entrer pour écouter leur champion.
Pour l’heure, nous voilà réunis dans le wagon bar de la seconde classe. L’occasion pour certains de prendre un petit quelque chose à manger, boire un café, éplucher la presse ou simplement discuter. De politique bien sûr. mais d’autres choses. Jean-Luc pour sa part, n’est pas là. Au lendemain de l’émission animée par David Pujadas, Des paroles et des actes sur France 2, il a tenu à réunir son équipe autour d’une petite collation à l’Usine avant de gagner Nantes.

10h46 – TGV 8113 – Gare du Mans

Nous arrivons en gare du Mans. En train, ça prend une heure… Dire que certains viennent en jet privé aux frais du contribuable… C’est le moment que choisit Lilian Alemagna, journaliste de Libération, pour venir nous saluer. Puis s’engage la conversation sur la « polémique » autour du Petit journal avec Alexis Corbière, Arnauld Champremier-Trigano, le directeur de la communication, et le journaliste. Rapidement, ce dernier sort sa plume et son carnet. Un moment opportun pour l’élu parisien de démonter le discours du Front national. « Les ouvriers dans ce pays ne votent pas Marine Le Pen majoritairement », martèle-t-il. Il y a, reprend-t-il, 70% d’abstentionnistes parmi les ouvriers. Sur les 30% qui restent, un peu plus de 20% votent Front national. Ce qui représente au total 5 ou 6% des ouvriers. Il y a donc plus de 90% d’entre eux qui ne votent pas Marine Le Pen. (…) Elle n’est pas une candidate anti-système qu’elle prétend être. Au contraire. Elle est le chien de garde du système. Elle lui permet de rester en place. »
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Charonne, 50 ans après

Par Benjamin Stora
Les éditions Mauconduit viennent de publier un album de bande dessinée, d'une grande qualité graphique, pour évoquer le drame de «Charonne» de février 1962, au moment de la fin de la guerre d'Algérie. Voici la préface que j'ai rédigé pour ce travail qui porte pour titre: "Dans l'ombre de Charonne". B.S. 

« Charonne », ou l’oubli impossible.
Le nom de la station du métro parisien « Charonne » est entré dans le Panthéon des mémoires douloureuses françaises le 8 février 1962, comme un symbole de la résistance à la guerre d’Algérie. Ce soir-là, une manifestation est organisée contre l’OAS . Cette organisation rassemble les partisans de l’Algérie française qui pratiquent une politique de « la terre brûlée » contre les militants, algériens ou français, favorables à une solution négociée en Algérie (la guerre d’Algérie dure depuis novembre 1954…..). Au début de l’année 1962, en France, l’OAS multiplie ses actions violentes qui soulèvent l’indignation d’une opinion française excédée. La gauche dénonce « le danger fasciste » et appelle, ce 8 février 1962 à une manifestation de « défense républicaine ». La manifestation est organisée par les syndicats, CFTC, CGT, UNEF, SGEN, SNI, auxquelles se sont associées les organisations de gauche, dont le PCF et le PSU. Selon Alain Dewerpe, il s’agit « d’une manifestation de militants et, toutes obédiences confondues, de militants souvent durablement engagés dans la lutte anticolonialiste ». Il relate aussi, d’après témoignages, que « l’UNEF et le PSU sont majoritaires en tête et au sein du cortège. »[1]
Plusieurs cortèges tentent de se rejoindre dans le XIe arrondissement., deux des principaux cortèges fusionnent sur le boulevard Beaumarchais. La foule devient excessivement dense, interdisant tout repli au moment d’une possible charge. Les manifestants se heurtent à un important dispositif policier. Maurice Papon est le Préfet de police de Paris qui coordonnera l’action des forces de l’ordre. Ce sera un véritable carnage. Prise de panique, la foule s’engouffre dans la bouche de métro Charonne. Dans la panique et la bousculade, des personnes trébuchent et sont piétinées. Sur cet amas humain qui obstrue complètement l’entrée de la station de métro, des témoins voient un groupe de gardiens casqués « entrer en action ». Les policiers tapent les manifestants à coup de  « bidule ». Au milieu des cris, des gémissements, des couches de blessés enchevêtrés, on retire six cadavres de « Charonne » plus le blessé qui décèdera le lendemain. Deux autres manifestants sont tués à l’extérieur de la bouche de métro avec la même sauvagerie meurtrière. Tous sont à la CGT et huit d’entre eux appartiennent au Parti communiste français.
 

dimanche 15 janvier 2012

Assemblée citoyenne du Front de Gauche

Ce jeudi 19 janvier à 20h 00 Salle Boris VIAN à CROLLES


La dette : l'arnaque....pour faire accepter l'austérité?

Les copains plus combatifs que jamais!

Malgré la fraicheur la foule était au rendez-vous, pour le traditionnel marché du dimanche matin à Crolles les militants du Front gauche étaient venus en nombre pour distribuer l’appel de l’assemblée citoyenne salle Boris Vian à Crolles.
Les militants ont reçu beaucoup d’encouragements, ce qui rend les copains plus combatifs que jamais pour la suite des campagnes à venir.

Le PCF 38 se réjouit « du pot de départ de Sarkozy

C’était la traditionnelle cérémonie des vœux de la fédération iséroise du Parti communiste français. Mais au vu de l’affluence et de la présence d’élus et militants du Parti de gauche, on avait presque l’impression de se retrouver dans un meeting de campagne présidentielle du Front de gauche (qui, on le rappelle, réunit le PCF et le PG). Plus d’une centaine de personnes avaient fait le déplacement jusqu’au siège de la fédération, entièrement recouvert de drapeaux et affiches pour soutenir le candidat et « camarade » Mélenchon.
« Il existe de très nombreuses raisons d’espérer »
Oui, la campagne a déjà commencé pour les communistes isérois. Et à entendre les rires et applaudissements de l’audience pendant le discours du secrétaire départemental Jérôme Marcuccini, un des aspects que les militants isérois préfèrent, c’est l’attaque répétée contre l’actuel président de la République. Les phrases « Mais un seul grand événement est annoncé avec certitude, c’est que le pot de départ de Nicolas Sarkozy aura bien lieu le 6 mai prochain, et vous y êtes tous invités ! » et « Le président nous a présenté ses meilleurs vœux, une sorte de” bonne année, bonne santé et surtout bonne cure d’austérité” », entre autres, ont eu un beau succès.
Mais le cœur des discours a tourné autour de l’espoir. L’espoir malgré la crise, malgré « ceux qui annoncent l’effondrement du système monétaire », malgré « ceux qui nous annoncent l’austérité sans fin, la misère et la résignation, l’obéissance aux marchés financiers, bref l’abandon de tout progrès humain. » Et M. Marcuccini de scander : « Enfin 2012 ! » ou « À ceux qui doutent, j’adresse en notre nom à tous un message haut et clair : l’Histoire n’est pas finie ! L’avenir n’est pas encore décidé. Il existe de très nombreuses raisons d’espérer, de nombreuses raisons de se battre ». Tout ça, évidement, en appelant à un vote massif pour Mélenchon, le porteur du « seul projet basé sur l’humain d’abord. » Bon…
Sinon les sondages ?
Balayés d’un revers de la main, avec l’exemple au référendum sur l’Europe où « le non était donné perdant d’avance. »
Et les appels au vote utile des socialistes ?
« Le combat contre l’extrême droite est un des fondements du Parti communiste français. »
Mais ?
« Mais dire que 30 % des Français envisageraient de voter Le Pen, c’est passer sous silence le fait que 70 % de nos concitoyens excluent totalement un tel vote. Le vote qui sera utile, c’est le vote qui donnera à la gauche suffisamment de force pour endiguer la crise et qui contribuera à faire de la gauche une force d’espoir et non de désillusion. »
Inutile de préciser que M. Marcuccini, ce soir-là, n’a pas cité François Hollande.

samedi 14 janvier 2012

Les mililitants sur les marchés de la vallée


Jeudi à Pontcharra et Domène, samedi au Touvet :  les militants du Front de gauche étaient présents  aux portes des marchés de la vallée pour distribuer le tract sur l’assemblée citoyenne qui se déroulera le 19 janvier salle Boris Vian à Crolles et pour vendre le programme du Front de Gauche qui est très demandé.
Tout en discutant de la prestation de Jean-Luc Mélenchon sur France 2, jeudi soir, qui a été appréciée par les Français. En témoigne son excellent score enregistré sur la télévision publique, puisqu' il devance largement le candidat du Modem, François Bayrou (plus de 800 000 téléspectateurs) et réalise une audience comparable à celle de Marine Le Pen. Avec 13,3% des parts d'audience, le leader du Front de gauche fait mieux que le patron de l'UMP, Jean-François Copé (11,1 %) et du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé (9,4 %).
Un bon score à transformer dans les urnes...
Pour visionner l’émission de France 2, cliquez ici

La France va perdre son Triple A, notre analyse

L'agence Standard & Poor's s'apprête à dégrader la note souveraine de la France et de plusieurs pays de la zone euro ce vendredi soir. Selon une source gouvernementale européenne l'Allemagne va conserver son "AAA", mais la "France perd son triple A".
Standard & Poor's (S&P) ne toucherait en revanche pas au triple A de l'Allemagne, des Pays-Bas et de Luxembourg. La Belgique serait aussi épargnée par cette dégradation collective. Ce pays est actuellement noté "AA", soit deux crans en-dessous du meilleur niveau.
Décryptage de Pierre Ivorra, spécialiste de l'économie à l'Humanité.
  • Pourquoi maintenant?
Standard and Poor's avait déjà annoncé lors du sommet européen du 8 et 9 décembre dernier qu'elle évaluerait les effets des mesures prises à ce moment-là pour revoir ou non la note de la France. La décision d'aujourd'hui ne veut pas dire que ces mesures sont insuffisantes, mais que leurs effets ne sont peut-être pas assez immédiats. A cela plusieurs raisons :
La zone euro s'enfonce un peu plus dans la récession. En Espagne, le déficit public se dégrade avec les mesures d'austérité qui contractent la dépense publique et instaure un peu plus la crise. Idem en Grèce. Même des pays comme la Finlande sont touchés. L'Allemagne n'est pas non plus dans une situation brillante. Par ailleurs, les politiques de récession prônées par le duo Sarkozy-Merkel engendrent du chômage. Les dépenses sociales vont s'accroître. Dans le même temps, la crise implique moins de rentrées fiscales, donc moins de cotisations. La dette publique augmente donc.  Enfin, malgré la baisse de son taux directeur et l'injection massive de liquidités dans les banques, celles-ci ne jouent pas le jeu et ne financent ni la dette publique, ni l'économie réelle. Les conditions de crédit se resserrent, particulièrement pour les PME.
  • Les conséquences?
Il est probable que la charge de la dette va s'alourdir, que les taux d'intérêt vont s'accroître et que le différentiel entre les taux d'emprunts de l'Allemagne et ceux de la France vont augmenter. Ces répercussions techniques vont produire des effets en cascade pour l'économie réelle. En première ligne se trouvent les banques. Celles-ci ont déjà annoncé qu'elles n'avaient pas vocation à acheter de la dette publique, donc à soutenir les Etats, comme le PDG de la Société Générale ce vendredi matin. Les compagnies d'assurance sont en deuxième ligne. Celles-ci contrôlent une bonne part de la dette française via leurs contrats d'assurance vie. Mais les Français se détournent de ces produits et préfèrent des produits d'épargne comme le Livret A. La France va avoir plus de mal à financer sa dette sur les marchés. Va-t-on vers un nouveau plan de rigueur pour contracter la dépense publique? Le cercle vicieux s'accélère.
  • Y a-t-il un plan B?
Doit-on rester sous la coupe des marchés, laisser notre sécurité sociale, nos emplois, nos salaires sous la contrainte du jugement des marchés? La question se pose un peu plus chaque jour. La dégradation de la note française est un coup porté contre la politique du gouvernement. La droite porte une énorme responsabilité dans la situation actuelle car elle a placé le financement de la dette publique sous la coupe des marchés financiers et de fonds étrangers.
La solution passe par un changement de politique du crédit, avec la création d'un pôle public du crédit comme le propose la Front de gauche. Elle passe aussi  par un changement d'orientation de la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci finance les banques. Pourquoi privilégier le sort des banques plutôt que celui des Etats? Il vaudrait mieux qu'elle finance directement un fonds de développement social et écologique, comme le propose encore le Front de gauche, afin de soutenir l'emploi dans le domaine public ou l'industrie.

Livret A: le gouvernement attaque le pouvoir d'achat des Français

François Baroin l'a confirmé ce jeudi matin. Le gouvernement laisse le taux du livret A à 2,25%. Pas de révalorisation de la rémunération du placement préféré des Français alors que les prix augmentent. Leur épargne et leur pouvoir d'achat ne font clairement pas partie des priorités du gouvernement.
Mais il n'est pas bon d'envoyer un tel message aux épargnants et électeurs, surtout à 101 jours de la présidentielle. Le ministre de l'Economie a donc pris soin d'envelopper cette décision politique dans un fatras technique en disant que ce n'est pas la faute du gouvernement, mais... du gouverneur de la Banque de France. Dans son communiqué de ce jeudi matin, François Baroin explique ainsi vouloir "appliquer la recommandation du gouverneur de la Banque de France" Christian Noyer "afin d'éviter une volatilité excessive" du taux du Livret A. "Conformément à cette recommandation", il "saisira le Comité consultatif de la législation et de la réglementation financières d’un projet de décision en ce sens".
De fait, le gouverneur de la Banque de France avait préparé les esprits la semaine dernière en expliquant qu'il allait proposer au gouvernement de s'asseoir sur la règle plus que centenaire de calcul du taux du Livret A pour ne pas valoriser la rémunération de ce placement, car il avait vu dans sa boule de voyant que l'inflation serait passagère et qu'il ne servait donc à rien de changer quoi que ce soit, même pour six mois.
Tant pis pour les Français, qui auraient pu voir le taux de leur Livret A grimper de 2.25% à 2.75%. Ils ne recevront pas de coup de pouce alors que les prix ont augmenté au second semestre 2011 pour parvenir à 2.4%. De là à voir un coup de pouce du gouvernement aux banques et aux marchés pour que les épargnants réinvestissent dans des placements financiers et boursiers aujourd'hui délaissés car moins intéressants que le Livret A, il y a un pas que nous franchirons!