La fete des Allobroges

lundi 23 janvier 2012

Oui au débat entre écologistes pour une alternative à gauche ! (Réponse à l'Herbe verte)

Le 15 décembre dernier, Clémentine Autain et Stéphane Lavignotte ont publié sur leurs blogs respectifs un texte qui a beaucoup circulé depuis, sur les listes d'EELV et sur celles des gauches alternatives. S'adressant, de là où ils sont, à toutes celles et ceux qui, au sein d'EELV ou ayant depuis peu quitté EELV, s'interrogent sur le devenir de ce parti et/ou sur leur propre engagement écologiste, elle et il nous invitent au débat. Militants, anciens militants et amis d'EELV, écologistes hors-partis et/ou régionalistes, nous acceptons bien volontiers cette offre et nous appelons à participer à ces échanges.

En préalable, nous les remercions de la manière très sensible dont leur texte aborde le malaise que l'on peut ressentir quand on se perçoit en porte-à-faux avec une organisation au développement de laquelle on a contribué activement pendant des années. Il y a plus d'attention à l'autre dans leur démarche que dans bien des échanges entre organisations ou internes à notre parti.

Pour l'essentiel, nous partageons l'approche de l'écologie politique que développe leur texte : écologie d'invention et de rupture, et non d'accompagnement de l'ordre existant. Nous constatons l'impasse que représente l'accord conclu entre EELV et le PS tel qu'il est : englué dans un social-libéralisme hors d'âge et ignorant des questions environnementales. Outre le fait que cet accord augure mal d'une dynamique de victoire, pourtant bien nécessaire, lors des échéances électorales de cette année, la participation de ministres EELV à un gouvernement désigné sur ces bases relèverait de la faute politique grave envers l'écologie.

EELV s'est fondée sur une double promesse d'ouverture : aux mouvements écologistes hors partis politiques et aux écologistes engagés dans les partis. Chiche ! Nous faisons le pari de la rupture avec le nombrilisme organisationnel. Alors que la Coopérative peine à décoller et à trouver ses marques, quel est le pouvoir d'attractivité d'un parti qui instrumentalise puis sacrifie si manifestement les luttes écologistes les plus emblématiques ? Alors que tant d'efforts ont été déployés pour séduire des environnementalistes centristes, voire de droite, alors que l'écologie est incompatible avec le capitalisme, pourquoi refuser de reconnaître la progression de l'écologie parmi les gauches ?
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