La fete des Allobroges

mardi 10 avril 2012

Voter utile ? Ça sert à rien !

Et voilà que le “ vote utile ” fait son grand retour. Ces appels au vote utile sont souvent lancés par des bouches pleines d’arrogances. Mais il s’agit surtout d’une erreur d’appréciation politique à laquelle il convient de répondre arguments contre arguments. 
Un concept anti-démocratique
Parler de “ vote utile ” c’est tout d’abord laisser supposer qu’il existerait un “ vote inutile ”. Le concept de “ vote utile ” se trouve dès lors en contradiction avec le cœur même du projet démocratique. Oui, dans une démocratie digne de ce nom, chaque vote compte, chaque voix vaut la même chose qu’il s’agisse de la voix du puissant ou de celle du plus faible d’entre-nous. Chacun doit disposer d’une liberté absolu de vote et il ne saurait exister de “ bon vote ” et de “ mauvais vote ”.
Le Front de Gauche fait progresser la Gauche
Les récents appels aux votes utiles font suite à la progression du Front de Gauche dans les intentions de vote. Pour les socialistes, et une bonne partie du monde médiatique, la montée de Jean-Luc Mélenchon risquerait d’affaiblir François Hollande et donc de faire perdre la gauche. Arrêtons tout de suite ce faux débat ! Le total des intentions de vote à gauche n’a jamais été aussi fort depuis 1988. Selon l’IFOP, le total des intentions de vote pour la gauche était de 38% au 6 janvier et de 44% au 30 mars. Qu’est-ce qui en moins de trois mois a fait passer ce total de 38 à 44% ? C’est bel et bien la dynamique du Front de Gauche (passé de 6 à 14% d’intentions de vote) qui permet d’expliquer la progression de l’ensemble de la gauche.
Le mythe du candidat en tête au 1er tour
Les socialistes nous expliquent également qu’il faudrait que François Hollande arrivent en tête du premier tour pour l’emporter au second. Mais où ont-ils été chercher tout ça ? En 1974, François Mitterrand est arrivé en tête du premier tour avec plus de 10 points d’avance sur Valéry Giscard d’Estaing… et il perd au second tour. À l’inverse, François Mitterrand arrive en 2e position lors du premier tour en 1981 mais réussit quand même a remporter l’élection. Autre contre-exemple : Lionel Jospin est en tête du premier tour en 1995 et pourtant Jacques Chirac est élu président. Ce qui compte, pour réussir à faire gagner la gauche, c’est la capacité de rassemblement. A chaque fois que le parti majoritaire à gauche a voulu ignorer ses partenaires, la gauche a été battue à l’élection présidentielle !
Marine Le Pen : oust !
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