Appel

lundi 18 juin 2012

Grèce: la droite, appuyée par l'Eurogroupe, devance de peu Syriza

La Nouvelle démocratie est bien placée pour former un prochain gouvernement rassemblant les partis pro-austérité. Après avoir fait pression sur les électeurs grecs, l'Eurogroupe salue ce résultat et promet à Antonis Samaras de lui donner quelques marges de manoeuvres. Alexis Tsipras a annoncé dès ce dimanche soir que Syriza, désormais la deuxième force politique en Grèce, resterait en dehors d'une telle coalition et déterminée à combattre la rigueur.
Minuit. Dix jours pour trouver une majorité. Le chef de la droite grecque, Antonis Samaras, sorti en tête des législatives selon les projections officielles, tente dès ce lundi de former le gouvernement "d'union nationale" qu'il a appelé de ses voeux, inaugurant un marchandage politique qui peut durer une dizaine de jours. Aux termes de l'article 37 de la Constitution, M. Samaras, 61 ans, doit recevoir du président de la République, Carolos Papoulias, un "mandat exploratoire" pour former un "gouvernement qui jouisse de la confiance du parlement".
Affirmant que le "pays n'a pas une minute à perdre", Antonis Samaras a tenté de court-circuiter cette procédure en appelant tous les partis pro-euro à rallier son projet. Mais la fin de non-recevoir immédiatement opposée par ses partenaires présumés devrait le contraindre à respecter les formes. Crédité de 128 sièges sur 300 au parlement, avec 29,5% des voix, M. Samaras aura trois jours pour tenter de former un cabinet.
S'il échouait, le poker politique se poursuivrait mené cette fois par Alexis Tspiras, chef du parti de gauche radicale Syriza. Dressé contre la rigueur imposée au pays par l'UE et le FMI, ce dernier a exclu jusque là toute alliance, optant pour l'opposition, avec un score présumé de 27,1% des voix, soit 72 sièges. Le mandat devrait donc revenir à Evangélos Vénizelos, le chef du Pasok socialiste, crédité de la troisième place avec 12,3% des voix et 33 sièges.
Courtisé par M. Samaras, auquel il apporterait les sièges nécessaires pour une majorité absolue au parlement, Evangélos Vénizélos a réitéré dimanche qu'il ne participerait à un gouvernement que si le Syriza y prend aussi part. Sans solution, la Grèce serait appelée à une troisième élection.

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