Appel

mardi 31 juillet 2012

Plan d’aide à la filière automobile : des actes plus forts sont nécessaires

Le contenu du plan d’aide à la filière automobile était déjà connu dans ses grandes lignes avant sa publication par le ministre du "Redressement industriel". Il n’a donc pas surpris les dirigeants de la fédération CGT des travailleurs de la Métallurgie qui estiment que ce plan est "sans envergure".

"Pour les salariés de la filière, le gouvernement ne propose aucune mesure concrète permettant de répondre à la situation à laquelle ils sont confrontés à très court terme et à long terme", déplore la FTM CGT. "Pour la CGT, des actes plus forts et efficaces de suite pour l’emploi de la filière automobile sont à prendre par le gouvernement, comme le gel de toutes les restructurations chez les donneurs d’ordres et sous-traitants ainsi que l’élaboration d’un diagnostic précis de la filière permettant la préconisation de solutions efficaces sur le développement de l’emploi et de l’industrie automobile."

La FTM-CGT a développé une série de proposition lors d’une conférence de presse le 24 juillet. Elle préconise notamment la fabrication de deux modèles de véhicules par site afin de lisser la production et gérer les gestions de fin de vie des modèles, la mise en place d’un livret épargne automobile qui permettrait d’emprunter à taux zéro ainsi que la mise en œuvre d’accord pénibilité pour favoriser les départs des salariés âgés et l’embauche de jeunes…

lundi 30 juillet 2012

Huit bonnes raisons de rejeter le Pacte budgétaire

« Le poids de la dette est devenu écrasant. L’État verse ainsi près de 50 milliards d’euros par an à ses créanciers. Cette somme représente la première dépense, juste devant le budget de l’Éducation nationale ; elle est supérieure aux budgets de la recherche, de la justice et de la sécurité réunis. C’est inacceptable ! La dette, c’est moins d’écoles, moins de crèches, moins d’hôpitaux, moins de transports publics… [1] » Jean-Marc Ayrault évoquait en ces termes la question de la dette publique dans son discours de politique générale.
Un constat est sans appel ; pourtant le Premier ministre ne répond pas à des questions essentielles : d’où vient cette dette ? Comment éviter l’austérité, et la destruction de l’Etat social ? Au contraire, il prend ce « poids écrasant » comme une donnée indiscutable. Pour y remédier, il reprend l’objectif affiché par François Hollande, une réduction à marche forcée du déficit public, visant 3% du PIB dès 2013 et le déficit « zéro » en 2017. Ce n’est pas un hasard : le déficit « zéro » est l’objectif n°1 du Pacte budgétaire, le nouveau traité européen négocié par Sarkozy et Merkel pour imposer l’austérité en Europe.
Malgré la volonté affichée par François Hollande, lors de la campagne présidentielle, de rompre avec cette logique mortifère, le nouveau président a finalement accepté de ratifier le Pacte à l’issue du sommet européen du 28 et 29 juin. Il aurait en échange obtenu des mesures de croissance qu’il juge satisfaisantes. Suffiront-elles à contrebalancer le dangereux potentiel austéritaire du nouveau traité ? Rien n’est moins sûr...
Revenons tout d’abord sur le contenu du Pacte budgétaire. Grosso modo, le Pacte parachève le mécanisme de tutelle économique des Etats, la « gouvernance économique » européenne : les choix budgétaires discutés dans les Parlements nationaux seront contrôlés en amont, et possiblement sanctionnés par des instances d’« experts » non élus. Les Etats devront chaque année atteindre des objectifs, au risque d’encourir des pénalités quasi-automatiques, d’un montant considérable. Enfin, ils devront se soumettre à la fameuse « règle d’or ».
La règle d’or stipule que l’Etat ne doit pas dépenser plus que ce qu’il ne gagne. Plus précisément : le déficit entre les dépenses et les recettes de l’Etat ne doit pas dépasser 0,5% du PIB, hors fluctuations exceptionnelles. Elle incarne la vision de la BCE, le FMI, la Commission européenne, selon laquelle le déficit public et l’incurie des Etats seraient à la source de la crise de la dette. D’années en années, les Etats auraient vécu « au-dessus de leurs moyens » et emprunté pour dépenser plus, en faisant payer moins d’impôts. Il n’y aurait donc pas le choix : il faudrait d’urgence fermer le robinet de la dette et réduire les déficits.
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samedi 28 juillet 2012

Syrie: l'offensive du pouvoir sur Alep divise à nouveau l'ONU

Les forces du régime de Bachar al-Assad ont lancé leur offensive sur la deuxième ville de Syrie pour tenter d'y déloger les rebelles à coup d'armes lourdes. La Russie d'un côté et les Occidentaux de l'autre ne sont pas d'accord sur la stratégie à tenir en Syrie pour faire cesser les violences.
L'assaut sur Alep a été donné plus d'une semaine après l'ouverture de ce nouveau front le 20 juillet, l'armée ayant pu reprendre le contrôle de Damas où elle a livré combat pendant plusieurs jours aux rebelles.
  • Bombardements sur Alep
Des bombardements violents ont commencé à l'aube sur le quartier de Salaheddine, au sud-ouest d'Alep, encerclé, et se poursuivaient avec la même intensité à la mi-journée. Selon l'AFP, quatre hélicoptères et des chars étaient en action. Les insurgés ont affirmé que les forces du régime n'ont pas progressé et ont perdu des chars. De son côté, l'agence officielle Sana a fait état d'accrochages dans le quartier al-Fourkane (est) avec "un groupe terroriste qui terrorisait les habitants", tuant deux terroristes et arrêtant trois autres.
  • Les civils pris entre l'enclume et le marteau
"Il y a des milliers de personnes dans les rues fuyant les bombardements, elles sont terrorisées par les hélicoptères volant à basse altitude. Un très grand nombre de civils se sont rassemblés dans les jardins publics dans des secteurs plus sûrs, mais la majorité se réfugient dans des écoles. Ils ne peuvent pas sortir de la ville", selon Amer, porte-parole d'un réseau de militants à Alep joint par Skype par l'AFP.
Selon les correspondants de l'agence de presse française, les habitants ont de grandes difficultés à se ravitailler en pain et de nombreux civils ont trouvé refuge dans les sous-sols des maisons.
  • Combats dans le Sud
Ailleurs dans le pays, l'armée tentait de prendre d'assaut la région de Lajjate dans la province de Deraa (sud). Près de Hama (centre), la localité de Karnaz était assiégée et pilonnée par l'armée qui bombardait également des quartiers de Homs (centre).
Au Liban voisin, des accrochages ont opposé pendant la nuit des habitants de quartiers alaouites partisans du régime syrien et sunnites hostiles à Bachar al-Assad à Tripoli, la grande ville du nord, faisant neuf blessés. L'armée libanaise a rétabli le calme.
  • Sur qui faire pression? 
Alors que Washington évoquait la possibilité d'un nouveau "massacre" et appelait l'ONU à faire pression sur le régime en place pour faire cesser les combats, les Russes ont estimé qu'il fallait aussi mettre l'opposition armée au pied du mur.
"Nous sommes en train de persuader le gouvernement qu'il doit faire les premiers gestes, mais lorsque l'opposition armée occupe des villes comme Alep, où une autre tragédie se prépare, il n'est pas réaliste de compter qu'il (le gouvernement) l'acceptera", a souligné le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, étalant de nouveau les divergences avec l'Occident sur la crise syrienne.
Enfin, l'Arabie saoudite a collecté plus de 72,3 millions de dollars en cinq jours lors d'une campagne en faveur du peuple syrien.

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jeudi 26 juillet 2012

Plans sociaux: la rentrée sera encore plus chaude

PSA, Air France, Alcatel, Sanofi, Bouygues Telecom, SFR, Doux... Le gouvernement va devoir affronter une deuxième vague de suppressions d'emplois à la rentrée et répondre aux attentes sociales qui sont grandes à l'heure où le nombre de chômeurs en métropole frole la barre des trois millions.
Les syndicats de PSA, la CGT en tête, ont déjà promis de devenir à la rentrée "le cauchemar" de leur patron, mais d'autres secteurs touchés par des compressions brutales d'effectifs, risquent des crispations sociales. Air France détaillait ce jeudi une partie de son plan prévoyant 5.122 suppressions de postes à fin 2013, tandis que dans les télécoms, Alcatel-Lucent a annoncé la suppression de 5.000 postes dans le monde, l'impact en France restant incertain. Dans le même secteur, après un plan de départs annoncé chez Bouygues (556 postes), SFR doit présenter le sien en novembre.
Points noirs sociaux
Chez Sanofi, la direction a confirmé ce jeudi que le plan de réorganisation en France aurait "un impact sur l'emploi", sans donner de chiffre, les syndicats évoquant 1.500 à 2.000 salariés menacés. Un plan déjà qualifié "d'abusif" par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Les autres points noirs sociaux ont pour noms Doux (3.400 salariés), Neo Security (5.000), Petroplus, ArcelorMittal à Florange. les nouvelles sont aussi mauvaises dans le secteur de la distribution, avec notamment Carrefour, ou encore le BTP (6.000 emplois menacés).
Rentrée "tumultueuse"
"Il n'y a pas d'ambiguité sur notre volonté de durcir le ton" en ce qui concerne PSA, affirme Philippe Martinez, responsable CGT de la fédération métallurgie qui ne cache pas son souhait d'une rentrée "tumultueuse". Il compte notamment sur une journée d'action de la fédération européenne de l'industrie le 9 octobre.
Force ouvrière demande de son côté "de renforcer la protection des salariés" contre la flexibilité réclamée par le patronat.

Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa, dépeint un avenir sombre: "On voit de gros décrochages: certaines boîtes qui faisaient le gros dos et avaient réussi à tenir jusqu'à présent, maintenant n'en peuvent plus. On n'a pas encore touché le fond.ne explosion sociale peut se produire", en particulier "dans des régions où il y une mono-industrie qui met la clé sous la porte. Ce qu'il faut c'est trouver des mesures permettant d'endiguer la situation", comme des plans de formation pour les personnes touchées par des plans sociaux, des emplois aidés "à haute dose".
Loi contre les licenciements boursiers
Le gouvernement mise lui sur les négociations paritaires à l'automne pour sécuriser l'emploi à long terme et réduire les charges des entreprises. Dans le même temps, le ministre du Travail, Michel Sapin, a promis que son budget serait prioritaire pour financer des emplois aidés et les contrats de génération. Il envisage aussi une loi contre les licenciements "boursiers". Une proposition de loi à ce sujet a été déposée par les députés du Front de gauche.
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PSA: Dans la rue par milliers, contre un "plan social inacceptable" et un plan d'aide "cosmétique"
Doux: des salariés disent non aux salaires de misère

mercredi 25 juillet 2012

Dans la rue par milliers contre un "plan social inacceptable" et un plan d’aides "cosmétique"

Ils se sont rassemblés ce matin devant le siège de PSA,  avenue de la Grande armée dans le 16e arrondissement de Paris. Elus, syndicats, et ouvriers des différentes usines françaises du groupe mais aussi de Renault et Sanofi ont ensuite défilé par milliers jusqu’à l’Arc de Triomphe. Tous dénoncent un plan social inacceptable de la part du constructeur, et un plan d’aides inapproprié de la part du gouvernement. Ils préviennent : la mobilisation sera encore plus forte à la rentrée.
Dans la foule regroupée devant le 75, avenue de la Grande armée, quelques élus dont le Secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, des salariés des usines PSA d’Aulnay, Sochaux, Rennes, Poissy, Caen et des sites mosellans, mais aussi des employés de Renault ou Sanofi-Aventis venus apporter leur soutien dans la lutte pour l’emploi. Pour Ruiz, délégué CGT qui travaille depuis 23 ans dans l’usine PSA d’Aulnay, la manifestation de ce matin s’adresse d’ailleurs à tous les patrons, pas seulement à la direction de PSA : « L’objectif de cette mobilisation, c’est de faire reculer PSA mais surtout de faire en sorte que ça serve de leçon à toutes les entreprises, que ça leur passe l’envie de licencier des gens ».
L’argument économique rejeté
Le plan social détaillé ce matin par la direction de PSA, supprimant 8.000 emplois, est jugé inacceptable et injustifié par les travailleurs : Mickaël Montasprini, venu avec ses collègues CFDT du site de Metz, rejette l’argument économique en rappelant que le constructeur « a distribué 200 millions l’an passé aux actionnaires ». Il explique qu’ « actuellement, il y a plus de 10 milliards d’euros dans les caisses du groupe, donc il n’y a pas de problème, mais on ferme des usines en France pour aller dans les pays émergents comme la République Tchèque, l’Iran et la Chine, où la main d’œuvre est à moindre coût ». La lutte contre le plan social devrait  se renforcer à la rentrée, explique Ruiz : « Aujourd’hui il s’agit d’opérer une prise de conscience avant les vacances. Mais la mobilisation va prendre plus d’importance à la rentrée, il y aura des actions plus fortes ».
« L’Etat devrait être beaucoup plus interventionniste »
Et face à l’annonce des 819 millions d’euros de pertes pour PSA au premier semestre par lesquelles le constructeur a justifié ce matin son plan, Miguel Hernandez, adjoint communiste au maire d’Aulnay, oppose le fait que « les dividendes ont augmenté, et 800 millions de pertes, dans un groupe comme PSA et compte tenu des 11 milliards engrangés ces 10 dernières années, ce n’est rien ». « Les dividendes accordés l’année dernière aux actionnaires permettraient de maintenir Aulnay pendant 4 ans ! », ajoute-t-il, regrettant le manque d’autorité du gouvernement : « L’Etat doit aussi être beaucoup plus interventionniste avec PSA : on demande la constitution d’un pôle industriel public, comme pour les banques ou les transports ».
Le plan d’aide du gouvernement : marginal et inadapté
Mais la réaction du gouvernement ce matin a beaucoup déçu. Son plan d’aides à la filière, centré sur des subventions pour l’achat de véhicules hybrides ou tout-électriques, est perçu comme marginal et inadapté car il ne contient aucune mesure de soutien pour les usines concernées par des suppressions de postes ou une fermeture. Ruiz s’indigne : « Il y a quelques années, l’Etat a prêté 3 millions d’euros à PSA alors que le groupe n’en avait pas besoin. Et maintenant il y a la fermeture d’Aulnay et peut-être celle à venir de Rennes, et l’Etat dit "c’est privé, je ne peux pas m’en occuper" ? ». Pour Miguel Hernandez, pas de quoi « relancer l’activité et la production automobile, ce ne sont que des mesures d’accompagnement à l’achat de voitures chères [les véhicules hybrides], que peu de monde peut se payer. Il y a zéro mesure sur le pouvoir d’achat, les salaires ». « C’est du cosmétique, ça ne touche qu’une petite frange des acheteurs potentiels », regrette-t-il.

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Côte d'Ivoire : Le PCF condamne la politique répressive du Président Ouattara.

Le PCF condamne la nouvelle attaque portée contre le camp de déplacés de Nahibly à l’ouest de la Côte d’Ivoire, ayant fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés. La mission de l’ONU (ONUCI) censée protéger ce camp, s’est révélée une nouvelle fois incapable d’assurer la sécurité des populations déplacées.

Après la visite controversée le 2 juillet dernier, de Guillaume Soro, accusé de crime de guerres et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale, à notre Président de l’Assemblée Nationale Claude Bartolone, le Président François Hollande s’apprête à recevoir jeudi 26 juillet Alassane Ouattara, qui use de la répression comme mode de gestion de l'État depuis son accession au pouvoir.

Emprisonnements arbitraires, impunité du régime actuel concernant les violences meurtrières commises en 2011, non respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de « rassemblement et de réconciliation », violations des droits civils et politiques, les populations paient le prix d’une justice inéquitable.

Les autorités françaises, lors de cette rencontre, doivent exprimer l’exigence vis à vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l'État de droit en Côte d’Ivoire et de la sécurité des populations. La réconciliation nationale est plus que jamais nécessaire pour rétablir la paix. Celle-ci doit s’accompagner d’une véritable volonté politique pour faciliter le retour au pays des exilés et assurer la protection de toutes les populations vivant sur le sol ivoirien.

Le PCF réaffirme son soutien aux populations ivoiriennes qui subissent la dégradation de leurs conditions sécuritaires, sanitaires, sociales et économiques et s’engage à porter à L’Assemblée Nationale la nécessité de rompre avec une politique interventionniste, l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire concernant les responsabilités françaises dans la crise ivoirienne.

mardi 24 juillet 2012

Pierre Laurent (PCF), futur sénateur sans coup férir

Il y a eu le sénateur Mélenchon, il y aura bientôt le sénateur Laurent. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, se prépare à faire son entrée au Palais du Luxembourg. Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice PCF de Paris, pourrait bientôt démissionner pour lui céder la place.

L’opération, rendue possible par le scrutin de liste, avait été ébruitée dès les élections sénatoriales, en septembre 2011, mais la date du passage de témoin n’était pas encore connue. Selon des sources internes au PCF, "c’est pour fin septembre". Du côté de M. Laurent, on affirme qu’ "il n’y a pas de date d’un éventuel changement". "Rien n’est encore décidé", assure également Mme Borvo Cohen-Seat… avant de lâcher : "Il se peut que ce soit fin septembre."

"La seule possibilité"

Lors des sénatoriales, deux places avaient été réservées aux communistes sur la liste d’union PS/Europe Ecologie-Les Verts/PCF à Paris. Une seule était éligible (la sixième) mais réservée à une femme. M. Laurent, lui, était en 9e position sur la liste. Place du Colonel-Fabien, on avait donc imaginé que Mme Borvo Cohen-Seat se représente pour s’effacer en cours de mandat. Les huit premiers de la liste ayant été directement élus, c’est au numéro un communiste que revenait le siège dans un tel cas de figure.

C’était d’autant plus facile que la sénatrice de Paris, élue depuis 1995, ne souhaitait pas rempiler pour un troisième mandat. "J’avais dit que je voulais m’arrêter, explique-t-elle. Je suis favorable à la limitation des mandats : j’en avais fait deux et souhaitais être en accord avec mes principes." "J’ai accepté pour des raisons pratiques", ajoute-t-elle. Et de préciser : "Je serai même partie tout de suite mais le choix de la date ne m’appartient pas tout à fait."

Son départ laissera également vacante la présidence du groupe communiste, républicain et citoyen. Les noms de Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, et d’Eliane Assassi, élue de Seine-Saint-Denis, ont été évoqués pour la remplacer.

Le PCF souhaitait que son principal dirigeant, actuellement conseiller régional d’Ile-de-France, ait un mandat national. "Cela permet d’être reconnu et de porter la parole du parti au sein de l’enceinte parlementaire", souligne Roger Martelli, ancien du PCF et historien du parti. Et entre député et sénateur, le choix a été vite fait. "C’était la seule possibilité, estime M. Martelli. Il y avait une tradition de réserver aux dirigeants haut placés du parti des circonscriptions bastions, taillées sur mesure. Le problème c’est que ces circonscriptions n’existent plus aujourd’hui. Il a donc fallu bricoler."

lundi 23 juillet 2012

Le scandale du Libor en images


Sodimedical : « Première grande victoire pour l'interdiction des licenciements boursiers »

Les femmes de Sodimédical ont remporté une première grande victoire.

Leur calvaire n'aura pas été vain. Au bout de deux années de combat, elles obtiennent de la Cour d'appel de Reims un jugement qui fera date dans le droit social français.

Pour la première fois, la justice fait le lien économique entre une filiale et sa maison-mère multinationale, portant un coup sans précédent à la stratégie des patrons délocalisateurs.

Le groupe austro-allemand Lohmann & Rauscher est condamné à payer les salaires et à l’obligation de reprendre la production sur le site de Plancy avec astreinte de 1 000 € par jour.

Avec cette victoire, c’est le droit de tous les salariés français qui progresse. Au nom du PCF, je tiens à les féliciter.

Ce succès historique résonne comme un symbole dans un département où les dégâts des délocalisations meurtrissent encore des dizaines de milliers de salariés et leurs familles. C’est aussi un clin d’œil de l’histoire en direction des ouvrières du textile aubois qui, au début des années 80, avaient participé à l’élaboration de la première loi anti-délocalisation. Celle-ci n’avait malheureusement pas obtenu de majorité alors que l’Assemblée nationale était à gauche.

Aujourd'hui, cette victoire doit surtout être un encouragement à légiférer contre les plans de licenciements et les stratégies de rentabilité qui les déclenchent.

Les députés du Front de gauche viennent d'annoncer qu'ils déposeront rapidement une proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers. Le temps est venu d'avancées législatives significatives pour le droit à l'emploi. La majorité de gauche ne peut s'y dérober.

dimanche 22 juillet 2012

Pacte budgétaire européen: le peuple doit pouvoir décider

L'Humanité lance une pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen. Le gouvernement veut, fin septembre, faire adopter le traité de stabilité par le seul Parlement dans un package avec d’autres sujets. Les Français doivent être informés et consultés. 

samedi 21 juillet 2012

Non à l’austérité dans le droit européen, exigeons un référendum !

par Patrick Le Hyaric, 
directeur de l’Humanité,
 député au parlement européen.
L'Humanité lance à partir de ce vendredi sa pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen. Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité,
 député au parlement européen, en explique les raisons.
"Pourquoi le «traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire » – le TSCG – est-il caché aux citoyens de l’Europe ? Pourquoi ce silence autour d’un texte si important que ses rédacteurs principaux, M. Sarkozy et Mme Merkel, déclaraient qu’il allait permettre de sortir de la crise et de… sauver l’Europe ?
En vérité, ce texte communément baptisé « pacte budgétaire » est la bible de l’austérité budgétaire à perpétuité, négocié le 9 décembre 2011, décidé le 30 janvier 2012, et signé lors du sommet européen du 2 mars 2012. Depuis, la situation politique a changé en France, avec le renvoi par une majorité d’électeurs de celui qui a coécrit ce texte avec Mme Merkel : M. Sarkozy.
François Hollande avait fait de l’objectif de la renégociation de ce traité l’un des axes essentiels de sa campagne. Parmi ses soixante engagements, la proposition numéro 11 est la « réorientation de la construction européenne », qui stipule : « Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. » Le candidat socialiste l’a fortement réaffirmé le 22 janvier 2012, lors de son discours du Bourget, et le 15 avril au meeting de Vincennes. Ce thème a été l’objet d’un engagement net de François Hollande dans le face-à-face qui l’a opposé à M. Sarkozy à la télévision le 2 mai dernier. « Ce que j’ai demandé, c’est qu’il y ait une renégociation du traité », puis, quelques minutes plus tard, « je prends l’engagement de venir au lendemain de l’élection présidentielle porter ce plan de renégociation ». Ce moment fut particulièrement intense dans le débat, où curieusement M. Sarkozy a très peu défendu le texte qu’il avait approuvé quelques semaines plus tôt.

"Le jour où les pauvres descendront..."

Chroniques vénézuéliennes, par Jean Ortiz. A deux mois des élections présidentielles, état des lieux du Venezuela treize années après l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez. Aujourd'hui: "il pleut sur Caracas".
La saison des pluies  a ceci de prévisible que lorsque "l'aguacero" ne te surprend pas, tu pestes quand même. L'airbus Madrid-Caracas est déjà un condensé du fort clivage politique et social que vit le Vénézuela. Les chanteurs de la chorale de l´entreprise publique du pétrole, PDVSA, arbore des vestes phosphorescentes aux couleurs du Venezuela, la même dont se drape le président Chavez. Je les aborde: "Un français chaviste". Ils me répondent en chantant: "Uh, ah, Chavez no se va".
Vénézuéliens en cage
Dans la longue file d´attente de gens plutôt bien mis, on se tait. L´Airbus, comme l´aéroport, sont pleins à craquer. Manifestement, les Vénézuéliens sont en cage, à  l'intérieur de leurs frontières! A l'aéroport Simon Bolivar, des longues queues face aux homéopathiques guichets de l'immigration préfigurent le socialisme. J'ai appris à Cuba que la queue est une institution inhérente au socialisme! Elle est juste, fraternelle, vigoureuse, égalitaire. Chacun sait quelle est sa place, même quand la queue relève de l´attroupement.
Aéroport Simon Bolivar de Caracas: des fresques chavistes "Continuons ensemble", "Indépendance, pour toujours" annoncent la couleur: le rouge, et rendent plus agréable l'attente du tampon. "La patience est une vertu révolutionnaire". L'impatient que je suis enrage: dehors, Miriam négocie avec ces brigands de chauffeurs de taxis. Au guichet, un même tampon pour tous, Vénézuéliens comme étrangers. On en arrive à regretter le flicage tant attendu lorsqu'on arrive du monde libre. Le camarade douanier salue les communistes "amis".
Caracas est un amphithéâtre cahotique où les  pauvres ont pris de la hauteur. Ils se perchent à flanc de montagne, sur les endroits les plus inaccessibles, entassent sur quelques mètres carrés des baraques acrobatiques, près des coulées de boue, sur quelques rochers instables. Cet univers de bois et de tôles, anarchique, coloré, "les ranchitos", menace la tranquilité de ceux qui vivent plutôt bien en bas. Le jour où ils descendront... Et ils sont en train de le faire: la Révolution les a rendus visibles. Ils descendent en avalanche rouge à chaque manifestation, prêts à donner leurs vies, comme ils le firent lors du coup d'État d´avril 2002. Ils marchèrent sur le Palais présidentiel pour affronter les putschistes qui tirèrent sur la foule des gueux. Le sang  versé se retourna contre les factieux qui nommèrent président éphémère le patron des patrons, Pedro Carmona, tout un symbole de reconquête de la liberté!

Raz-de-marée anti-austérité en Espagne

Des centaines de milliers de manifestants ont crié "non" au nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol, à la hausse de la TVA, aux coupes budgétaires qui frappent les fonctionnaires et les chômeurs, jeudi soir, à Madrid comme dans 80 autres villes d'Espagne.
"Mains en l'air, c'est un hold-up", hurlait la foule dans la capitale espagnole, reprenant ainsi le cri de ralliement des manifestations qui se multiplient depuis l'annonce, le 11 juillet, de ce plan destiné à économiser 65 milliards d'euros. "Si tu veux gagner, lutte sans relâche", "Rajoy nous vole", "Je veux un Noël", proclamaient de petites pancartes. D'autre portaient ce seul mot "NO" illustré d'une paire de ciseaux, symbole de ces coupes budgétaires qui ont déclenché la colère de tout le pays.
Le nouveau tour de vis ne passe pas chez des Espagnols déjà écrasés par de lourds sacrifices consentis dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25%. "Nous ne pouvons rien faire d'autre que de descendre dans la rue. J'ai perdu entre 10% et 15% de mon salaire depuis quatre ans. Et les nouvelles mesures ne serviront pas à résoudre la crise", s'indigne Sara Alvera, fonctionnaire de 51 ans à la Cour des comptes, venue manifester avec son mari, employé dans le privé.
"Si tu ne luttes pas, qu'auras-tu?"
"Quel Noël fabuleux nous allons passer. Il n'y aura aucun extra cette année. Tous les ans, ils baissent les salaires, pendant que les prix montent, le métro, le bus...", s'inquiète Paloma Martinez, une fonctionnaire de 47 ans, une petite pancarte à la main portant les mots: "Si tu ne luttes pas, qu'auras-tu?" "Si nous n'achetons plus, les commerces fermeront, ils vont licencier encore des gens", ajoute-t-elle. "Les gens doivent sortir dans la rue, plus s'il le faut, tout le temps qu'il faudra."
Depuis la semaine dernière, répondant aux mots d'ordre des syndicats ou des "indignés", ou alertés par les réseaux sociaux, des Espagnols de tous horizons se rassemblent quotidiennement dans les rues, portant les t-shirts jaunes des fonctionnaires de la Justice, verts de l'Education ou les blouses blanches des infirmières. Les architectes, sous une banderole "Non à la précarité", les chercheurs, avec une pancarte "moins de science, plus de pauvreté", le monde du spectacle, promenant un mannequin noir pendu avec l'inscription "théâtre public exécuté" étaient au rendez-vous jeudi.
Dans la foule encore, des policiers en chemises noires, des pompiers casqués, promenant la maquette géante d'un hélicoptère rouge sur un chariot. "Ils dévalorisent notre travail, qui est un travail dur. Nous devons descendre dans la rue. Pompiers, balayeurs, infirmiers, pour dire 'assez'", résume Manuel Amaro, un pompier de 38 ans.

vendredi 20 juillet 2012

Les Député-e-s Front de gauche ont déposé une proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers

Le projet de loi interdiant les licenciements boursiers a été déposé ce jeudi par les députés du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR).
Constatant que "notre arsenal juridique permet aux entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique", les députés du Front de gauche et progressistes ultramarins proposent, dans le premier des deux articles de leur texte, d'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d'au moins un des deux derniers exercices comptables. L'inspection du travail devra mettre en oeuvre cette disposition.
L'article 2 prévoit que les entreprises qui bénéficient d'aides publiques s'engagent, en contrepartie, à ne pas réaliser de licenciements boursiers, au risque de devoir restituer les sommes perçues.
Economie de casino
Cette proposition de loi, annoncée mardi dernier par le président du groupe André Chassaigne (FG), reprend un texte déposé par les sénateurs du groupe communiste, repoussé le 16 février par une très courte majorité, mais votée par les sénateurs socialistes.
Dans l'exposé des motifs, les députés GDR soulignent que "l'ampleur de la crise, la violence des comportements des dirigeants à l'égard des travailleurs qui produisent les richesses (...), la destruction de l'emploi industriel (500.000 emplois détruits depuis 2008) imposent une action rapide du législateur".
Citant les multiples cas de réduction d'activité, de fermeture de sites ou de licenciements, notamment chez Air France, Valeo, Carrefour, ArcelorMittal, PSA Peugeot Citroën et Sanofi, les députés notent qu'il s'agit, "dans bien des cas, de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l'augmentation de la part revenant aux actionnaires ou à la constitution de réserves en capital. Les travailleurs sont ainsi relégués au rang de variables d'ajustement d'une économie de casino."
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Le texte du projet de loi

Ces 8 millions de Français qui n’ont rien gagné en une décennie

En treize ans, le nombre de personnes pauvres n’a pas bougé : 8,1 millions d’individus vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Pourtant, la richesse produite s’est considérablement accrue. Les jeunes entre 18 et 29 ans, les agriculteurs, les étudiants et les familles monoparentales sont particulièrement frappés.
8,1 millions. C’est le nombre de personnes considérées comme pauvres, vivant avec des revenus inférieurs à 60 % du revenu médian. Soit 1 437 euros par mois en moyenne par ménage, tous revenus confondus [1]. Plus de la moitié de ces familles vivent avec moins de 1 200 euros par mois (50% du revenu médian des ménages), ce qui représente 4,5 millions de personnes.
Sur plus d’une décennie, de 1996 à 2009, le nombre de personnes pauvres demeure le même. Si la pauvreté a baissé jusqu’en 2002, elle est ensuite remontée, frappant en sept ans 700 000 personnes supplémentaires. Pourtant, la richesse produite n’a, elle, pas cessé de progresser. Le PIB de la France s’est accru de 700 milliards d’euros en 13 ans (1 227 milliards en 1996, 1 907 en 2009). Les personnes aux revenus les plus bas n’en ont absolument pas profité.
Les populations les plus frappées par la pauvreté sont les jeunes entre 18 et 29 ans, qu’ils soient étudiants – près d’un sur cinq est concerné – ou chômeurs [2]. Parmi les chômeurs, un sur trois, quel que soit son âge, vit sous le seuil de pauvreté. La pauvreté réapparaît aussi chez les plus de 60 ans. Cependant, avec à peine une personne sur dix en difficulté financière, les retraités demeurent pour l’instant mieux lotis que les nouvelles générations. Restent à voir les effets à moyen terme de la réforme des retraites conjuguée à des périodes de chômage plus fréquentes. Parmi les travailleurs, les agriculteurs sont davantage précarisés que les autres professions : 21 % d’entre eux sont pauvres. La proportion d’ouvriers et d’employés vivant sous le seuil de pauvreté a diminué. Parmi les ouvriers, la pauvreté a ainsi baissé de 24 % en treize ans, bien qu’elle demeure une réalité pour plus d’un ouvrier sur dix.
1,9 million d’enfants pauvres
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jeudi 19 juillet 2012

Sodimedical : « Première grande victoire pour l'interdiction des licenciements boursiers » (Pierre Laurent)

Les femmes de Sodimédical ont remporté une première grande victoire.
Leur calvaire n'aura pas été vain. Au bout de deux années de combat, elles obtiennent de la Cour d'appel de Reims un jugement qui fera date dans le droit social français.
Pour la première fois, la justice fait le lien économique entre une filiale et sa maison-mère multinationale, portant un coup sans précédent à la stratégie des patrons délocalisateurs.
Le groupe austro-allemand Lohmann & Rauscher est condamné à payer les salaires et à l’obligation de reprendre la production sur le site de Plancy avec astreinte de 1 000 € par jour.
Avec cette victoire, c’est le droit de tous les salariés français qui progresse. Au nom du PCF, je tiens à les féliciter.
Ce succès historique résonne comme un symbole dans un département où les dégâts des délocalisations meurtrissent encore des dizaines de milliers de salariés et leurs familles. C’est aussi un clin d’œil de l’histoire en direction des ouvrières du textile aubois qui, au début des années 80, avaient participé à l’élaboration de la première loi anti-délocalisation. Celle-ci n’avait malheureusement pas obtenu de majorité alors que l’Assemblée nationale était à gauche.
Aujourd'hui, cette victoire doit surtout être un encouragement à légiférer contre les plans de licenciements et les stratégies de rentabilité qui les déclenchent.
Les députés du Front de gauche viennent d'annoncer qu'ils déposeront rapidement une proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers. Le temps est venu d'avancées législatives significatives pour le droit à l'emploi. La majorité de gauche ne peut s'y dérober.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Non à la casse de l’usine de PSA Aulnay : signez la pétition ! (CGT)

Pour protester contre les projets de fermeture de l’usine Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois, signez la pétition !
Nous tenons par notre signature à protester contre les projets de fermeture de l’usine Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois. Ce ne sont pas moins de 4 000 emplois qui seraient détruits en cas d’abandon par la direction du site de PSA Aulnay ! Une grande partie de ces salariés vivent en Seine Saint-Denis, département aux 121 000 demandeurs d’emploi déjà particulièrement frappé par le chômage !
Rien ne peut justifier un tel choix. PSA est une entreprise qui ne rencontre aucune difficulté financière. Ses ventes sont au plus haut niveau avec son record historique de 3,6 millions de véhicules vendus en 2010. La direction de PSA a déclaré disposer de 11 milliards d’euro de réserve. De plus, PSA reçoit en permanence des aides financières de l’Etat : aides à la recherche, dégrèvement des cotisations sociales, prêt de trois milliards d’€, prime à la casse,
Il est inadmissible que ces subventions aident ce grand groupe industriel à fermer les usines, détruire les emplois, jeter des travailleurs à la rue. Nous exigeons le maintien du site de production d’Aulnay-sous-Bois par engagement écrit et signé de la direction de PSA et du gouvernement.
>>> SIGNEZ LA PÉTITION
CGT PSA Aulnay

La progression de la gauche est un espoir pour tous les peuples européens (PGE)

Le parti de la gauche européenne (PGE) s'est réuni ce week-end à Athènes, accueilli par Syriza. Ces 28 partis membres et 10 observateurs se sont réjouit de la fulgurante ascension de leurs partenaires grecs et plus généralement, de la progression de la gauche dans plusieurs pays de l'UE, comme par exemple le Front de gauche en France.

Les positions de la gauche se renforcent. Les forces du PGE dans leur pays et le PGE au plan européen sont désormais incontournables. C'est un espoir et un atout pour les résistances à l'austérité. La possibilité d'une alternative politique visant la refondation de l'Europe, dans la solidarité, au service des peuples et de la démocratie, grandit.
Le PGE a affiné ses propositions d'urgence : un moratoire et une conférence européens sur les dettes publiques pour empêcher leur aggravation et déterminer leur hauteur réelle ainsi que des mesures de régulation bancaire. Il a précisé sa conception des mesures à prendre une croissance d'un nouveau type : fondée sur une meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail, la justice fiscale et des changements profonds dans le système bancaire et financier

Des actions seront mises en œuvre dans tous les pays pour empêcher la ratification du dangereux pacte budgétaire et combattre le repli égoïste attisé par l'extrême droite.
Avec un comité citoyen composé de personnalités politiques, syndicales et du mouvement social et culturel, le PGE a déposé devant la commission européenne un projet d'initiative citoyenne européenne pour la création d'une banque publique européenne exclusivement dédiée au développement social, écologique et solidaire. Au mois de septembre commencera une grande campagne pour la récolte d'un million de signatures dans toute l'UE.
Toujours engagé avec les mouvements sociaux et les forces syndicales, le PGE participera activement à l'initiative « Florence + 10 » en novembre et au processus de construction d'un « alter summit » pour le premier semestre 2013.

mercredi 18 juillet 2012

Industrie, socle de la puissance

par Laurent Carroué
En dépit des discours sur la « société de loisirs post-industrielle » qui avaient fleuri dans les années 1990 et 2000, l’industrie joue toujours un rôle majeur dans l’organisation des territoires, la dynamique des systèmes productifs et les rapports de puissance structurant la mondialisation. En vingt ans, entre 1990 et 2010, de profonds changements sont apparus dans la hiérarchie planétaire : face au dynamisme des pays émergents et des puissances régionales, l’Europe à trente (les vingt-sept pays de l’Union européenne plus l’Islande, la Norvège et la Suisse) tombe de 36 % à 24,5 % de la production. En 2011, la Chine est devenue la première puissance industrielle du monde, mettant fin à un siècle d’hégémonie américaine.De son côté, le Brésil, désormais sixième économie de la planète (1), a devancé la France pour la production industrielle ; la Corée du Sud a surpassé le Royaume-Uni, lui-même talonné par l’Inde (2).
Ces reconfigurations géo-économiques s’expliquent par l’émergence d’une nouvelle division internationale du travail, dans le cadre d’une architecture mondiale multipolaire (3). On assiste à un déplacement géographique sans précédent des marchés, aspirant investissements, emplois, localisations d’activités (voir graphiques). Entre 1990 et 2010, les profits des deux cent vingt plus grands groupes européens réalisés dans les pays émergents sont passés de 15 % à 24 %. Les logiques de localisation des transnationales en sont bouleversées. Si les délocalisations fondées sur les différentiels de coûts salariaux perdurent, les entreprises cherchent également à répondre aux demandes des nouvelles couches moyennes urbaines solvables, alors que les revenus de celles-ci dans les pays du Nord sont bloqués. Une ruée vers les marchés des Sud a commencé.
Loin de se cantonner aux activités bas de gamme, les grands pays émergents gagnent des places dans des filières plus sophistiquées : télécommunications, aéronautique, trains à grande vitesse, nucléaire, industries navale et spatiale... Ils négocient pied à pied les transferts de technologies, réalisent un sensible effort de formation de leur main-d’œuvre et se dotent d’entreprises transnationales de plus en plus dynamiques, qui taillent des croupières aux groupes occidentaux.
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Le lobbying de Suez contre la gestion publique de l’eau

Par Olivier Petitjean
Des documents récemment révélés montrent les tactiques douteuses de la multinationale Suez pour combattre les partisans d’une gestion publique de l’eau. Un cabinet de conseil en communication percevait même un bonus s’il arrivait à convaincre les élus des bienfaits de la privatisation.
Comment les multinationales de l’eau parviennent-elles à influencer l’opinion publique et à faire pression sur les élus politiques ? Comment Suez ou Veolia mènent-elles la bataille contre les partisans de la gestion publique de l’eau ? Des documents révélés par Marianne2 montrent à quel point les multinationales sont prêtes à tout pour garder ou gagner des contrats d’exploitation. Le site internet a publié des contrats passés entre la Lyonnaise des eaux (filiale du groupe GDF-Suez) et le cabinet de conseil en communication Vae Solis. Son rôle ? Lancer une campagne de communication pour décrédibiliser Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne, et ses efforts pour émanciper cette collectivité locale de la tutelle des multinationales de l’eau.
Secrétaire national du Parti de gauche, Gabriel Amard a orchestré le retour en gestion publique du service de l’eau des Lacs de l’Essonne (regroupant les communes de Grigny et de Viry-Châtillon), à compter du 1er janvier 2011. Celui-ci était auparavant délégué à Veolia dans le cadre du Sedif (syndicat des eaux d’Ile de France). L’accord convenu à cette époque obligeait la nouvelle régie à acheter son eau en gros à la Lyonnaise des eaux, situation à laquelle Gabriel Amard et ses soutiens souhaitaient ouvertement mettre fin. Pire encore pour Suez : Gabriel Amard n’hésite pas à s’afficher en première ligne dans le débat politique sur la gestion privée de l’eau, parcourant la France pour soutenir les collectivités locales qui envisagent une remunicipalisation de leur service. L’élu a soutenu activement en mars 2012 le Forum mondial alternatif de l’eau (FAME), organisé en opposition au Forum officiel promu par Suez et Veolia.
45 000 euros de bonus en cas de revirement politique
Un premier contrat, conclu entre La Lyonnaise [1] et Vae Solis, détaille une stratégie de communication dirigée contre Gabriel Amard et la régie publique des Lacs de l’Essonne. Un des outils de cette campagne : Le blog « Mon Viry Nature » [2], présenté comme l’initiative personnelle d’un simple habitant « gagné par le virus de l’écologie », mais en réalité alimenté par Vae Solis, sur la base d’enquêtes sur les principaux centres d’intérêts environnementaux des Franciliens. Autres modes d’action suggérés : l’organisation de rencontres confidentielles avec des élus, la rédaction d’argumentaires à destination des divers « opposants » aux projets de Gabriel Amard, ou encore l’encouragement à la « médiatisation spontanée » du sujet.
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mardi 17 juillet 2012

Buffet: "Varin veut maintenir ses marges, nous, nous voulons maintenir l’emploi"

Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, appelle à légiférer pour refuser le plan social présenté par PSA et ses 8.000 suppressions de poste. Elle avait déja interpellé le gouvernement en 2011.
Comment avez-vous réagi 
à l’annonce du plan social 
chez PSA ?
Marie-George Buffet. J’étais très en colère lorsque cette décision a été rendue publique. Ce plan était programmé depuis plus d’un an et PSA a voulu le dissimuler. En 2011, j’avais alerté le gouvernement et l’Assemblée nationale au sujet de ces suppressions d’emplois prévues, ainsi que de la fermeture du site d’Aulnay, sur la base d’un document interne révélé par la CGT. Le ministre de l’Industrie de l’époque, Éric Besson, ainsi que les dirigeants de PSA avaient nié la véracité de ces informations : « Ce sont des menteurs. » Le 18 juin dernier, lors de la réunion entre une délégation de la direction de PSA, les représentants des salariés, Arnaud Montebourg et les élus locaux, aucun élément ne nous a été donné.

Qu’avez-vous pensé de l’interview télévisée du chef de l’État à ce propos ?
Marie-George Buffet. L’intervention de François Hollande redonne un peu d’espoir. Elle corrige les propos surprenants du ministre du Travail, Michel Sapin, qui évoquait à la radio, il y a une semaine, la perspective d’une reconversion du site d’Aulnay. Je retiens une phrase forte du président de la République  : « Ce plan est inacceptable. » Je partage son analyse, qui revient à refuser une telle casse d’emplois dans une entreprise qui fait des bénéfices. PSA a 11 milliards d’euros de réserves, a vendu 3,6 millions de véhicules en 2010 et a reçu des aides multiples de l’État. L’entreprise a les moyens de faire face à ces difficultés actuelles sans réaliser une telle restructuration. Il faut prendre des mesures pour l’en empêcher et relancer le secteur automobile. J’attends avec impatience la série de propositions du gouvernement, qui devrait être annoncée dans les jours qui viennent. Ce cas concret montre qu’un plan d’aide à l’automobile, comme en 2008 avec la prime à la casse, ne suffit pas.

Comment l’État doit-il intervenir 
pour relancer l’automobile sans sacrifier des milliers d’emplois ?
Marie-George Buffet. D’abord, dans le cas d’une entreprise qui fait des bénéfices, distribue des dividendes à ses actionnaires, les licenciements pour motif économique doivent être interdits. Le Front de gauche avait proposé cette loi sous l’ancienne législature. Aujourd’hui, la gauche majoritaire peut l’adopter. Elle est applicable très rapidement. Nous aurions pu la voter à l’Assemblée nationale et au Sénat dès le mois de juillet.
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A gauche toute ?

par Maurice Lemoine, août 2012 
Le 6 mai 2012, M. François Hollande, candidat du Parti socialiste, était élu président de la République française. « Beaucoup attendaient ce moment depuis de longues années, déclara-t-il dans son premier discours, à Tulle, sitôt connu le résultat. D’autres, plus jeunes, ne l’avaient jamais connu. Le changement que je vous propose doit être à la hauteur de la France (1).  »
Ainsi, trois décennies après un fameux 10 mai 1981 qui, avec François Mitterrand, prétendit « changer la vie », « la gauche » revient aux affaires, en disposant d’une majorité tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Dès lors, les expériences du passé pouvant enrichir celles du présent, rien de plus utile que de se pencher sur son bilan lorsqu’elle exerça le pouvoir. Mais où ? Et quand ? Vaste sujet ! De « la gauche », chacun a sa définition, sachant par ailleurs qu’en fonction des époques celle-ci varie, et parfois fortement.
On ne s’attardera donc pas dans ce numéro sur les politiques de l’Union soviétique, qui, des décennies durant, incarna au nom du communisme les rêves de millions d’hommes et de femmes de gauche à travers la planète. Pas plus qu’on n’évoquera la Chine de Mao Zedong, Cuba, le rôle de l’idéologie socialiste dans les luttes anticoloniales, les multiples expériences qu’elle inspira.
Ce sont essentiellement les systèmes pluralistes d’Europe et d’Amérique latine qui retiendront notre attention. Et avec un premier constat : la conquête du pouvoir est la condition nécessaire, mais pas suffisante, pour mener à bien réformes et changements. « D’évidence, notait Pierre Mendès France évoquant les responsables politiques et les gouvernements, ils ne peuvent pas, d’un instant à l’autre, gonfler massivement le volume de la production nationale ou réviser de fond en comble sa répartition, bouleverser les relations des groupes sociaux entre eux, changer la qualité de la vie, résoudre des crises comme celles de l’école, de l’agriculture ou de la monnaie  (2).  » D’autant que, partout, des forces extra-institutionnelles — du « mur de l’argent » des années 1920 aux marchés, patronats, sociétés multinationales, technocrates libéraux, médias conservateurs ou pseudo-progressistes d’aujourd’hui — refusent de s’incliner devant la souveraineté populaire et, subtilement ou violemment, s’efforcent d’imposer leurs vues par d’autres voies. Dès lors, toute rupture devient-elle impossible ?
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lundi 16 juillet 2012

Pierre Laurent: «Maintenant ce qui va compter ce sont les actes...»

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, tire de premiers enseignements un mois après l’arrivée de la gauche 
au pouvoir et appelle à la mobilisation sociale et citoyenne pour surmonter tous les obstacles au changement.
Quel regard portez-vous sur le premier mois d’exercice du pouvoir de la gauche ?
Pierre Laurent. Nous n’avons plus affaire à la droite agressive et méprisante qui a dirigé le pays pendant cinq ans. Des millions de salariés le ressentent. Le climat de la conférence sociale en témoigne. Mais devant les urgences, ce qui compte maintenant ce sont les actes. On voit avec PSA que l’heure de vérité est déjà là. Or les premières mesures du gouvernement sont marquées par les contradictions du projet présidentiel, entre une volonté déclarée de justice sociale et de croissance nouvelle et un discours sur la rigueur qui endosse les habits de l’austérité budgétaire européenne.

Trois grands défis ont été fixés par Hollande : le redressement des comptes publics, la compétitivité, le chômage et la précarité. Cette hiérarchie est-elle adaptée à la situation ?
Pierre Laurent. Non. Il y a erreur de diagnostic sur la dette et les déficits. La dépense publique continue d’être désignée comme la cause des déséquilibres et les coupes budgétaires comme la seule voie à suivre. Cette orientation ne résout rien. Elle a déjà nourri l’augmentation du chômage et de la précarité. Il faut changer l’ordre des priorités. La création d’emplois bien rémunérés et utiles répondant aux besoins du pays doit être au cœur de l’action publique. La réponse aux urgences sociales doit devenir le moteur d’un nouveau type de développement social et écologique. Le financement de l’économie, du développement industriel et des services publics doit être au service de cet objectif. La capacité du gouvernement à prendre en compte les propositions venant de toute la gauche, de toutes les forces sociales et syndicales sera décisive. Car le projet présidentiel ne se donne pas pour le moment les moyens de la réussite.

Le Medef est à l’offensive concernant la flexibilisation du travail et des licenciements, comment la gauche doit-elle réagir ?
Pierre Laurent. Sous Nicolas Sarkozy, le pouvoir était au service du Medef. Ce dernier se remobilise pour imposer ses critères de compétitivité et d’austérité comme la seule politique possible. Il entend obtenir du gouvernement et des forces sociales un consensus autour de ses dogmes. Le rôle de la gauche est de riposter et d’aider à basculer le rapport de forces en faveur des salariés car ce sont eux qui ont voulu le changement. Si le pouvoir reste dans les mains des actionnaires, les dés du dialogue social sont pipés. Il faut donc donner de nouveaux droits aux salariés et aux syndicats. Le gouvernement doit se placer du côté des salariés. Regardez chez PSA. Quand il reste muet, les actionnaires frappent d’autant plus fort. Le gouvernement doit refuser un plan qui saigne l’industrie et convoquer immédiatement une table ronde pour élaborer des stratégies industrielles alternatives. Nous le disons clairement : pour sortir de la crise, sortons de l’austérité.
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Face aux dizaines de milliers de licenciements annoncés, le gouvernement est au pied du mur

Par Nicole Borvo Cohen-Seat 
Ma question s’adresse à M. le Premier ministre.
Lors de la conférence sociale qui vient de se tenir, vous avez mis à l’ordre du jour une négociation sur la « sécurisation » des emplois.
Aussi, quand le groupe PSA annonce qu’il envisage de supprimer 8 000 emplois, dont ceux des 3 500 salariés du site d’Aulnay-sous-Bois, le Gouvernement est au pied du mur. Laissera-t-il supprimer 8 000 emplois dans l’automobile après que l’État a accordé 4 milliards d’euros de prêts aux constructeurs ?
Monsieur le Premier ministre, nous avons constaté que le débat était ouvert sur les solutions, même si certains, le MEDEF en tête, soutiennent toujours les mêmes : exonérations de cotisations sociales, transfert du financement de la protection sociale des entreprises sur les ménages, au travers de la TVA ou de la CSG. Or ces solutions n’ont pas fait la preuve de leur efficacité en termes de créations d’emplois, loin s’en faut : les résultats sont là !
D’autres choix sont possibles : favoriser la demande en France par une hausse des bas salaires, diminuer les charges financières des entreprises, notamment les PME, développer une politique publique du crédit ; mais aussi conditionner l’utilisation des fonds publics et l’accès aux marchés publics.
Que dire d’Airbus, qui envisage de fabriquer les A320 commandés par les Américains aux États-Unis plutôt qu’à Toulouse ?
Que dire de l’entreprise Camiva, qui dispose du marché des camions de pompiers, qui a fait de gros bénéfices l’an dernier et qui veut partir en Allemagne ?
Monsieur le Premier ministre, ma question, c’est celle de l’urgence.
Le temps nous est compté pour stopper la disparition annoncée de quelque 75 000 emplois et, en réalité, avec les effets induits, trois ou quatre fois plus, sans compter les conséquences dramatiques pour les familles, les comptes sociaux et les territoires. Le nombre de postes menacés est de 13 000 dans l’automobile, 8 600 dans les transports, dont plus de 5 000 à Air France, 8 500 dans la distribution, dont 3 400 à la société Doux, 2 000 dans les banques et les assurances. Et cette liste est loin d’être exhaustive : vous le savez, il y en a bien d’autres !
Monsieur le Premier ministre, comme je vous l’ai déjà dit, il faut un moratoire sur les plans sociaux, s’appuyant sur des mesures législatives et réglementaires d’urgence.
Vous avez évoqué, comme le Président de la République, la nécessité « d’encadrer les licenciements abusifs ». Saisissez le Parlement de toute urgence ! (Applaudissements sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste, ainsi que sur certaines travées du RDSE et sur quelques travées du groupe écologiste.)
M. le président. La parole est à M. le ministre du redressement productif.
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samedi 14 juillet 2012

Sanofi : Le PCF appelle au rassemblement contre le plan de restructuration

Alors que se multiplient les annonces de fermeture de sites de production et que s’amplifient les licenciements boursiers, le PCF condamne avec la plus grande vigueur les 3 plans de restructurations annoncés par la direction du groupe SANOFI. Ces plans pourraient conduire à la perte de plusieurs milliers d’emplois dans toute la France, alors que les profits de cette multinationale ne cessent de croitre. Le PCF a apporté son soutien aux actions menées par les syndicats et appelle au large rassemblement des salariés, des professionnels de santé, des usagers et des élu-es.
Le gouvernement, et son ministre chargé du Redressement productif Arnaud Montebourg, doivent s’opposer à ce plan, et créer les conditions d’un vrai dialogue social tripartite, comme exigé par les organisations syndicales lors des mobilisations des 4,5 et 12 juillet.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche réitèrent leur proposition de création d’un Pôle public du médicament en France et en Europe, afin de renforcer la recherche et la production au service des professionnels de la santé et des usagers.
La proposition de Loi défendu par les parlementaires du Front du gauche, visant à interdire les licenciements boursiers doit être mise à l'ordre du jour du parlement au plus vite.
Le PCF apporte tout son soutien aux salariés de Sanofi et à leur lutte.
Communiqué du Parti Communiste Français

Sanofi : jeudi noir pour la recherche pharmaceutique 
Le profit brille, les emplois brûlent… Il y aura bien un plan social dans la recherche chez Sanofi. Hier, 500 salariés ont manifesté leur colère devant le siège de Chilly-Mazarin.
«Sanofi fabrique des médicaments, pas des licenciements». Les 500 salariés de Sanofi venus manifester hier devant le siège du pôle recherche et développement (R&D) pharmaceutique du groupe, à Chilly-Mazarin (Essonne), n’ont pas été surpris des annonces faites à l’occasion d’un comité d’établissement extraordinaire (CEE). Sanofi a « confirmé qu’il y aurait bien un plan de sauvegarde de l’emploi dans la recherche ». « Et à la question : “Le site de recherche de Toulouse a-t-il un avenir au sein du groupe”, la direction a refusé de répondre. Cela veut tout dire », a réagi à chaud Thierry Bodin, coordinateur CGT chez Sanofi, qui évalue à environ un millier les suppressions d’emplois dans la R&D.
« Toulouse, 600 personnes au placard, les actionnaires au caviar ». Pour la cinquantaine de salariés qui ont fait le déplacement depuis le site toulousain, c’est « inadmissible ». « La direction n’a pas assez de retour sur investissement. Depuis trois ans, on nous demande de nous ouvrir vers l’extérieur et de nouer des partenariats. On l’a fait. On vient même de signer un contrat avec la recherche publique. Mais sous prétexte que trois mois après, cela ne donne pas encore de résultats, Sanofi s’en va… C’est honteux », s’emporte Pascal Delmas, délégué CFDT du site de Toulouse.
« On voudrait placardiser la recherche qu’on ne s’y prendrait pas autrement », résume Francis Lobbé, coordinateur CFTC Sanofi, chiffres en main. « En 2009, Sanofi a alloué 325 millions d’euros à la recherche. En 2011, on est tombé à 124 millions. C’est bien moins que les frais de restructurations, qui s’élèvent à plus d’un milliard d’euros par an depuis trois ans. »
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Lula à Chavez : "ta victoire sera notre victoire"

L’ex-président du Brésil Lula da Silva vient d’envoyer le message qui suit au président Hugo Chavez et aux 600 délégués de la gauche latinoaméricaine et mondiale réunis à Caracas dans le cadre du Forum de Sao Paulo, ce vendredi 6 juillet 2012.

Compagnes et compagnons,
En 1990, quand nous avons créé le Forum de Sao Paulo, aucun d’entre nous n’imaginait qu’en seulement deux décennies nous arriverions au point où nous sommes. A cette époque la gauche n’était au pouvoir qu’à Cuba. Aujourd’hui nous gouvernons dans un grand nombre de pays, et même là où nous sommes dans l’opposition, les partis du Forum ont une influence croissante dans la vie politique et sociale.
Les gouvernements progressistes sont en train de changer le visage de l’Amérique Latine. Grâce à eux, notre continent se développe de manière accélérée, avec croissance économique, création d’emplois, distribution de la richesse et justice sociale. Aujourd’hui nous sommes une référence internationale d’alternative victorieuse au néolibéralisme.
Bien sûr il reste beaucoup à faire. Les faits survenus, par exemple, au Honduras et au Paraguay montrent qu’il faut encore beaucoup lutter pour que la démocratie prévale dans notre région. L’existence de colonies dans notre continent, comme c’est le cas des îles Malouines, qui sont évidemment argentines, sert à nous rappeler qu’il reste beaucoup à faire pour que la souveraineté nationale et régionale prévale, et pour cela nous devons approfondir l’intégration latino-américaine et caraïbe.
Nos pays restent marqués par la pauvreté et par l’inégalité. Nous avons besoin de plus de croissance économique, de politiques sociales et de réformes structurelles pour construire la société développée, juste et fraternelle dont nous rêvons. Dans tout ce que nous avons fait jusqu’à présent, qui est beaucoup, le Forum et les partis du Forum de Sao Paulo ont eu un grand rôle qui pourrait être beaucoup plus important si nous réussissons à maintenir notre principale caractéristique : l’unité dans la diversité.
Je veux conclure en vous disant combien je voudrais être parmi vous. Non seulement comme membre de la délégation du Parti des Travailleurs, mais aussi pour donner un fort abrazo à mon compagnon Hugo Chavez. C’est seulement grâce au leadership de Chávez que le peuple vénézuélien a obtenu des conquêtes extraordinaires. Les classes populaires n’ont jamais été traitées avec autant de respect, de tendresse et de dignité. Ces conquêtes doivent être préservées et consolidées.
Chavez, compte sur moi, compte sur le PT, compte sur la solidarité et sur l’appui de chaque militant de gauche, de chaque démocrate et de chaque latinoaméricain. Ta victoire sera notre victoire. Un fort abrazo, un abrazo fraternel et merci, compagnon, pour tout ce que tu as fait pour l’Amérique Latine.
Ignacio Lula da Silva.

vendredi 13 juillet 2012

Pierre Laurent demande un moratoire sur les plans des licenciements


Après l’annonce par PSA de la fermeture de son site d’Aulnay en 2014 dans le cadre d’un plan social qui voit la suppression de 8 000 emplois en France, le secrétaire national du Parti communiste demande au gouvernement un moratoire sur les plans à venir, ainsi qu’une loi interdisant les licenciements boursiers. Pierre Laurent a réagi ce matin au plan social dévoilé par le groupe PSA : «  Nous sommes extrêmement choqués. On s’attendait à un plan difficile, mais là les chiffres sont alarmants », affirme-t-il.  Le Secrétaire National du Parti Communiste a exprimé « un sentiment de solidarité » envers les travailleurs et leurs familles, mais aussi de la colère. Il demande à l’Etat d’intervenir.
Pierre Laurent ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas réagi plus tôt, étant donné que la fermeture du site d’Aulnay est redoutée depuis près d’un an et que les chiffres qui circulaient ces derniers jours annonçaient déjà entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes. Le plan de redressement de la filière automobile, qui doit être annoncé la semaine prochaine par Arnaud Montebourg, arrive selon lui « trop tard », alors qu’il y a longtemps que Front de Gauche a alerté les autorités, et demandé un moratoire sur les licenciements.
«  La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas »
Le gouvernement doit désormais s’exprimer et dire qu’il s’oppose au plan, estime le dirigeant du Front de Gauche : « On a un Ministère du Redressement productif, et il ne dit même pas son opposition ! […] La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas ». Laisser fermer l’usine d’Aulnay serait  « contraire à ce que dit le gouvernement sur le redressement national » ajoute-t-il, avant de formuler à nouveau plusieurs demandes pour protéger l’emploi.
Pierre Laurent demande à l’Etat d’instaurer un moratoire sur l’ensemble des plans de licenciements, et que soit inscrite dans la loi l’interdiction des licenciements boursiers. « La question, explique-t-il, c’est : est-ce que les licenciements c’est pour aller produire moins cher ailleurs et faire des bénéfices ? ». Il souhaite aussi que toutes les aides publiques au secteur de l’automobile soient « remises à plat avant que l’on n’engage de nouvelles politiques industrielles », rappelant qu’il y a deux ans, « l’automobile a reçu deux ou trois milliards d’euros d’aides publiques », ce qui n’a pas empêché PSA Peugeot-Citroën d’annoncer ce matin 8 000 suppressions de postes.

Le Front de Gauche exige un référendum sur le Pacte Budgétaire européen

Alors que François Hollande a mis à l’ordre du jour la ratification par la France du Pacte Budgétaire européen, le Front de Gauche s’élève contre la volonté du président de la République de faire passer un texte aux conséquences économiques négatives. Ses dirigeants demandent l’organisation d’un grand débat public débouchant sur un référendum, afin d’informer le peuple et de lui laisser le dernier mot.
Pour le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, Martine Billard (Parti de Gauche) et Christian Picquet (Gauche Unitaire), le débat public, l’information du peuple et sa décision finale sur un sujet qui touche à la souveraineté nationale sont indispensables. Les dirigeants du Front de Gauche souhaitent que cela permette d’éviter la ratification en l’état d’un traité qui aurait des conséquences néfastes sur l’économie française, tuant notamment l’investissement public en imposant une austérité drastique.
Pour Pierre Laurent, le Pacte Budgétaire est en effet porteur de mesures très dures, qui risquent de plonger la France dans l’austérité à l’instar d’autres pays l’ayant ratifié, comme la Grèce qui multiplie actuellement les privatisations pour entrer dans les clous européens, ou l’Espagne qui poursuit ses coupes dans les dépenses publiques en échange de l’aide européenne à son secteur bancaire.
« Une austérité généralisée »
Christian Picquet, de Gauche Unitaire, explique que le gouvernement français serait lié par des contraintes budgétaires encore plus strictes, et ne se donnerait donc aucun moyen de mettre en œuvre les changements politiques pour lesquels il a été élu : « Signer le Pacte de Stabilité donnerait une trajectoire à la politique gouvernementale pour le quinquennat, qui serait totalement contraire à ce pourquoi les Français ont voté au printemps. Cela orienterait vers une austérité généralisée avec une baisse des dépenses publiques, une diminution du coût du travail pour alléger les cotisations patronales, au moment où les grands groupes affichent des dividendes insolents. Cette trajectoire là, rien ne la justifie ».
Pas de ratification sans référendum
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jeudi 12 juillet 2012

Des principes pour s'asseoir dessus?

Communiqué de presse du RESF
Promise par le candidat François Hollande, maintes fois évoquée depuis, en particulier par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui assurait le 3 juillet devant l’assemblée nationale « aucun enfant, aucune famille ne seront placés dans un centre de rétention », la circulaire interdisant le placement en rétention des familles sans papiers a été adressée aux préfets le 6 juillet.
Elle énonce parfaitement les principes : « La protection de l’intérêt supérieur de l’enfant doit, en toutes circonstances, être assurée. La mise en œuvre de cet impératif» Il est donc demandé aux préfets « d’appliquer la procédure d’assignation à résidence plutôt que le placement en rétention » des familles. La formulation n’est pas très injonctive, mais elle est claire et si la circulaire s’était arrêtée là, elle aurait constitué un vrai pas en avant et l’accomplissement sans bavure d’un engagement présidentiel. Il n’en est, hélas, rien. Tremblant à l’idée d’être soupçonné de laxisme, le ministre de l’Intérieur multiplie les précautions, les conditions, les nuances et les prudences propres, croit-il, à l’absoudre auprès de la droite et de l’extrême-droite.
C’est ainsi qu’il précise que si l’assignation à résidence d’une famille peut durer 45 jours, elle est renouvelable une fois ! La justice a interdit le placement en garde à vue pour 24 heures des sans papiers, Valls invente l’assignation à résidence avec pointage régulier au commissariat pour trois mois !
En outre, si le ministre de l’Intérieur a des principes, ils sont à géométrie variables et ses impératifs moraux assez peu catégoriques. La rétention des familles est interdite, affaire de principe !
Sauf pour les familles « dont les garanties de représentation sont faibles et dont le comportement d’ensemble révèle une volonté manifeste de fraude et de refus de leurs obligations… vigilance toute particulière ou assignation dans un autre lieu permettant une surveillance facilitée pour les services de police ou de gendarmerie ». C’est beau comme du Guéant et ça ouvre la porte à toutes les interprétations arbitraires !
Sauf aussi, « en cas de fuite d’un ou de plusieurs membres de la famille ou de refus d’embarquement »… Au gnouf, tout le monde, papa, maman et les petits enfants, dans les mêmes lieux, avec les mêmes équipements et les mêmes précautions oratoires que Guéant !
Bref, à lire Valls, seuls seront assurément dispensés du centre de rétention, les enfants dont les parents se laisseront volontiers expulser. C’est la valise ou la rétention ? Manuel Valls s’assoit sur les principes énoncés par Hollande et Ayrault !
Enfin, et c’est, et de loin, le plus grave, la circulaire Valls ne s’appliquera pas à Mayotte dont le statut récent de département français devrait imposer qu’y soient respectées toutes les lois et les circulaires de la république. Pourtant, plus de 5 000 enfants y ont été enfermés en 2011, certains sans leurs parents, dans un centre de rétention aux conditions moyenâgeuses : pas de lit, des nattes au sol, pas de table, on mange par terre, dans des gamelles, hygiène défaillante, promiscuité avec les adultes. « L’intérêt supérieur de l’enfant », « en toutes circonstances », « impératif » a écrit le ministre de l’Intérieur de François Hollande. Les enfants de Mayotte ne sont pas des enfants ? Pas des enfants comme les nôtres, ceux vivant en métropole ?

Front de gauche bien installé, mais...

Par Roger Martelli
La séquence électorale est achevée. La gauche a gagné à deux reprises. Les socialistes retournent au pouvoir avec une majorité absolue. L’abstention législative est à son sommet. Le Front national relooké et conforté colore la droite tout entière. Le Front de gauche s’est installé vaillamment dans le paysage mais a moins de députés que le PCF n’en avait auparavant.
Tout n’a pas commencé dans la félicité. Jusqu’au mois de novembre dernier, les sondages donnent au candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon un score modeste, de 4 % à 8 %. Infiniment mieux que le très faible résultat communiste de 2007, déjà au-dessus du niveau annoncé pour Olivier Besancenot, toujours candidat putatif, mais très au-dessous des espérances, le total des estimations en faveur de la gauche de gauche se situant en-deçà des fatidiques 10 %. L’annonce inopinée du retrait de Besancenot à l’automne, libère toutefois brusquement l’espace de celui que les médias s’obstinent à classer sous l’étiquette malvenue de « populiste de gauche ».
En tout cas, la situation change brutalement au printemps. Alors que la campagne électorale semble s’assoupir, les sondages laissent entrevoir une sensible montée de l’ex-socialiste, qui sait marier la formule assassine (son « capitaine de pédalo », adressé à François Hollande, fait le buzz…) et la rigoureuse démonstration pédagogique. Le 18 mars, c’est le choc. Alors que 30 000 personnes maximum étaient attendues pour une manifestation parisienne de rue, ce sont 120 000 participants enthousiastes qui se pressent place de la Bastille. Dès lors la machine est enclenchée. Lille, Toulouse, Marseille… Les rassemblements populaires de plein air – une novation… – sont gigantesques et chaleureux et les sondages s’envolent. À tel point que certains se prennent à rêver : et pourquoi pas une présence au second tour ?
Paradoxalement, alors que les plus de 11 % de Jean-Luc Mélenchon constituent le plus gros résultat à la gauche du PS depuis 1981, le score du candidat et le fait qu’il ait été devancé par Marine Le Pen sont vécus comme une déception. Il n’y a pourtant pas de quoi. À lui seul, Mélenchon dépasse de 2,2 % le total des pourcentages du PCF et de l’extrême gauche en 2007. Alors que les voix s’étaient dispersées à la gauche du PS, entre 1995 et 2007, elles sont cette fois concentrées sur le Front de gauche. Le camouflet de 2007 est effacé.
Un début d’ancrage prometteur
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mercredi 11 juillet 2012

Après 18 jours de marche, les mineurs investissent Madrid

Après deux semaines de marche, les «gueules noires», en grève illimitée contre le sacrifice de leur industrie charbonnière, sont entrées dans la capitale espagnole. Ils manifestent aujourd'hui devant le ministère de l’Industrie.

Sur le bord des routes, ils ont reçu des milliers d’applaudissements et des encouragements appuyés. À chaque étape de leur périple, on les a accueillis en héros. Tandis que l’Espagne sombre dans la dépression, les mineurs ont relevé la tête et, avec eux, les victimes de la crise. Venus des Asturies, de Leon, d’Aragon, de Castille-La Manche, d’Andalousie, plus de deux cents mineurs étaient attendus, hier soir, à la Puerta del Sol, l’épicentre social de Madrid, après dix-huit jours de marche.

Interpeller l’opinion et les pouvoirs publics. Les «gueules noires» devaient défiler, à la nuit tombée, en bleu de travail, avec leur casque à lanterne, comme ils l’ont déjà fait depuis le 23 mai, date du début du conflit. Plusieurs autres mineurs se sont enfermés dans leurs puits pour interpeller l’opinion et les pouvoirs publics. Dans les villages et bassins miniers, le gouvernement de droite de Mariano Rajoy a dépêché des milliers de policiers antiémeute qui se livrent à une violente répression face à des mineurs qui défendent avec force leur outil de travail. «Le gouvernement a transformé le conflit minier en un symbole. La population s’identifie aux mineurs parce qu’elle a supporté beaucoup de coupes budgétaires mais sans pouvoir réagir», a déclaré, lundi, à la Radio nationale espagnole, le secrétaire général de l’UGT, Candido Mendez, qui ajoute : «Il y a un mélange d’obscurantisme et d’autoritarisme : les choses empirent et l’exécutif manque de transparence.»
Prétextant la crise économique, le gouvernement du Parti populaire a annoncé, en mai, une réduction des aides publiques au secteur minier d’un montant de 190 millions d’euros, soit une baisse de 63 % des subventions, signifiant ainsi la mise à mort de l’exploitation du charbon et de l’anthracite. Depuis, les mineurs sont en grève illimitée, en l’absence de négociations entre les représentants du secteur et le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et du Tourisme, José Manuel Soria Lopez. Ce dernier a fermé la porte au dialogue, remettant en cause le «plan charbon» qui stipule que les aides publiques doivent être maintenues jusqu’en 2018.
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