Appel

jeudi 5 juillet 2012

La CGT abat ses cartes pour le redressement productif

Alors que la liste noire des entreprises menacées s'allonge, la CGT dévoile ses propositions pour renverser la vapeur des fermetures de sites et de hausse du chômage.
L’hémorragie se poursuit dans l’industrie française et semble même s’accélérer, si l’on en juge par le document établi par la CGT: une liste noire d’une centaine d’entreprises où quelque 70.000 emplois sont actuellement menacés. Les modalités diffèrent : fermeture ou/et cession de site, restructuration, délocalisation, plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou plan de départs volontaires. La victime ne change pas : l’emploi.
L'industrie le plus souvent touchée
Grands groupes, fleurons du CAC 40 (comme PSA ou Sanofi) ou PME, les sites touchés relèvent le plus souvent de l’industrie. « Réunir les conditions du redressement productif », tel est l’intitulé de l’une des sept tables rondes prévues lors de la conférence sociale qui réunir, les 9 et 10 juillet, gouvernement, syndicats et patronat. Nul doute qu’elle attirera tous les regards. Après les Etats généraux de l’industrie organisés par Nicolas Sarkozy, et qui, par-delà la mise en scène, n’ont guère produit de résultats, le changement est fortement attendu de la nouvelle équipe au pouvoir dans ce domaine. Tout en alertant, avec cette liste noire, sur la gravité de la situation, la CGT, pour sa part, défend une série de propositions dont la prise en compte devrait permettre de renverser la vapeur.
Nouveaux pouvoirs aux salariés
Un premier volet concerne les nouveaux droits et pouvoirs à accorder aux salariés dans les entreprises, pour les armer face aux stratégies mortifères, axées sur la rentabilité financière, des groupes. Le syndicat préconise pour les élus du personnel « un droit suspensif sur les plans de licenciement et de restructuration ». Prenant en compte le fait qu’une grande partie des entreprises ont un statut de sous-traitant, la CGT pose la question des relations, aujourd’hui souvent très déséquilibrées,  avec les donneurs d’ordre.
Pour y remédier, elle prône la création de comités interentreprises rassemblant les élus du personnel des donneurs d’ordre et des sous-traitants, pour leur donner le moyen d’intervenir sur les rapports entre les uns et les autres. Elle propose aussi d’instaurer une responsabilité pénale pour les donneurs d’ordre sur le respect par les sous-traitants des droits sociaux, normes de sécurité, de santé, d’hygiène et de condition de travail. Dans la même veine, la composition des conseils d’administration des groupes devrait être revue au profit des représentants des salariés, ceux-ci devant disposer du droit délibératif sur les choix majeurs à faire (stratégie, investissement, R&D, rémunération des dirigeants et actionnaires…).
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