Appel

mardi 10 juillet 2012

Laurence sur son cheval Medef aux tables rondes des 9 et 10 juillet

On l'a sentie fébrile à la veille de la grande conférence sociale des 9 et 10 juillet. Moins  impériale.
Mais il  fallait qu'elle frappe fort sous Hollande comme elle le fit sous Sarkozy.
D'autant que sa concurrence avec la CGPME s'exacerbe. Pour le Medef, l'enjeu est sa représentation dans les PMI/PME.
Alors, Laurence Parisot, qui doit aussi assurer sa propre réélection en 2013, est remontée sur son cheval pour s'en prendre aux dommages-intérêts des salariés licenciés. C'est sa rentrée à elle, toute en finesse et justice sociale, après qu'elle ait pris une gamelle aux sauts d'obstacles de la présidentielle et des législatives.
La pacification.
Sous Sarkozy, elle inventa le licenciement factice (la rupture conventionnelle), qui devait « pacifier » le contrat de travail. Mission accomplie: je te sépare à « l'amiable » à tour de bras et à ma guise (celle du patron) sans trop de risques de terminer devant les Conseils de Prud'hommes. En laissant les conséquences humaines et financières à la charge de la communauté nationale. La rupture conventionnelle est devenue sous l'ancien président de la République l'instrument indispensable des DRH et chefs d'entreprises grandes ou petites, jusqu'à venir faire chuter les chiffres des licenciements économiques... Qu'en sera t-il sous le nouveau président ?
Sous Hollande, la Laurence Parisot d'aujourd'hui estime que la « pacification » n'est pas terminée. Comprenez que côté rupture du contrat de travail, si son dispositif a connu un succès fou côté patronal, il ne suffit pas. Le beurre, et maintenant l'argent du beurre.
La « pacification » achevée, pour elle, c'est que le licenciement n'existe plus et soit remplacé par ce mode unique de rupture « amiable », sa rupture conventionnelle, qui à ses yeux symbolise la « philosophie de la culture du refus du conflit ». Elle serait capable de nous le dire droit dans les yeux.
La compétitivité.
La prochaine étape, elle la souhaite toujours axée sur la « compétitivité », mais cette fois avec une variante « économies juridiques » : elle demandera un plafonnement des dommages-intérêts accordés par les tribunaux aux anciens salariés des petites entreprises.
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