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vendredi 31 août 2012

M. Le Premier Ministre, nous exigeons autre chose d'un gouvernement de gauche que des emplois sans avenir!

Alors qu'est examiné aujourd'hui en conseil des ministres le projet de loi sur les « emplois d'avenir », les premiers éléments dont nous disposons ne sont pas rassurants, ils sont mêmes très inquiétants.
S'il s'agit pour le premier ministre Jean-Marc Ayrault,  de "créer tout de suite un nouveau contrat de travail pour les jeunes", l'expérience montre que derrière cette ambition aux apparences respectables se cachent 35 ans d'échecs de politique de l'emploi des jeunes: les TUC, CES, les contrats d’avenir, les contrats jeunes ou encore les contrats uniques d'insertion: voilà autant de mesures qui ont cassé la stabilité de l’emploi et la sécurité de nos vies.
Cette proposition du gouvernement s'inscrit toujours dans cette logique insupportable selon laquelle les jeunes ne pourraient entrer dans le monde du travail que par la petite porte : celle du sas de précarité parce qu'ils constitueraient un coût!
Ces emplois d’avenir sont en effet selon le ministre m. Sapin, « des CDI d’une durée de 1 à 3 ans » ! Voilà l'innovation: le CDI à durée limitée. En fait la subtilité réside dans le fait que ces emplois seront financés à 75% par l'État pour une durée de 1 à 3 ans. N’ayant pour le moment aucune information sur l'obligation d'embauche par l’employeur au terme de cette aide, on peut légitimement supposer que nombre de ces emplois ne seront pas pérennisés.
L'inquiétude est toute aussi vive pour la partie de ces emplois d'avenir « professeurs »  destinés à l'Education Nationale. Ne sachant pas pour quelles missions ils seront utilisés, le danger est grand que ce type d'emploi ne dissimule de nouvelles attaques contre le statut des enseignants en créant une nouvelle catégorie de « quasi-enseignants » précaires, peu formés et mal payés.
Rien de précis n'est en effet prévu sur le volet formation de ces emplois, chose qui avait pourtant déjà lourdement fait défaut avec les emplois jeunes afin de garantir une insertion durable dans l'emploi.
Leur rémunération est évidemment bien faible : en cumulant les aides sociales et le salaire à mi-temps, on parviendrait difficilement à 900€/mois soit un revenu inférieur au seuil de pauvreté.
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Journée de solidarité avec les Sodimédical

Ce jeudi, une délégation du Front de gauche rend visite aux 52 salariés en lutte de Sodimédical, qui n’ont pas touché de salaire depuis 11 mois. Le but : appeler à la solidarité et parrainer 10 travailleurs.
Jean-Luc Mélenchon et une délégation du parti communiste composée de Jean Pierre Cornevin, secrétaire départemental du PCF, Eric Corbeaux responsable national aux luttes sociales, Marie-Françoise Pautras et Joé Trichet conseillers généraux de l'Aube, se sont rendus jeudi en début d’après midi auprès des « sodi » en lutte depuis des mois. Privés de salaire, ces salariés ont besoin de la solidarité. 10 élus du parti communiste, Pierre Laurent, Marie-George Buffet, André Chassaigne, et Nicole Borvo notamment, ont accepté de « parrainer » la lutte, c'est-à-dire de verser chacun 1000 euros par mois pendant 3 mois, pour offrir une bouffée d’oxygène aux salariés et leur permettre de continuer leur lutte.
Pourtant, le 17 juillet dernier, les salariés de Sodimédical remportaient une première grande victoire judiciaire à la Cour d'appel de Reims, après deux années de lutte. Le groupe austro-allemand Lohmann & Rauscher, propriétaire de l’usine, était condamné à payer les salaires et à reprendre la production sur le site de Plancy. Le groupe pourtant s’acharne à ne pas respecter les décisions de justice, espérant la liquidation judiciaire (nouveau jugement le 10 septembre), laissant les salariés dans l’attente et le dénuement. Et l’espoir suscité par le changement de majorité n’a pas duré.

Une utopie anti-crise en Andalousie

Marinaleda est une ville sans chômage et aux loyers modiques. Alors que la politique d’austérité bat son plein en Espagne, son maire, Juan Manuel Sanchez Gordillo, a pris la tête d’un mouvement de résistance populaire.
Juan Manuel Sánchez Gordillo a fait la une des journaux ces derniers jours après avoir mené une “expropriation forcée” de produits alimentaires dans plusieurs supermarchés, au côté de ses camarades du Syndicat andalou des travailleurs (SAT), pour les distribuer aux plus défavorisés. C’est dire si cet homme est un dirigeant singulier au sein de la classe politique espagnole. Anticonformiste, il a été critiqué pour ses dernières actions, y compris dans les rangs de la coalition de gauche Izquierda Unida [l’équivalent du Front de gauche français], dont son organisation, le Collectif uni des travailleurs-Bloc andalou de gauche, fait partie depuis 1986. JPEG - 55.9 ko Sánchez Gordillo est un dirigeant historique du Syndicat des ouvriers agricoles (SOC), colonne vertébrale de l’actuel SAT. En outre, depuis 1979, il est maire de Marinaleda, une petite localité [de près de 3 000 habitants] de la région de Séville. Là, grâce à la participation et au soutien des habitants, il a lancé une expérience politique et économique originale qui a fait de ce village une sorte d’île socialiste dans la campagne andalouse.
Avec la crise économique, Marinaleda a eu l’occasion de vérifier si son utopie sur 25 kilomètres carrés était une solution viable face au marché. Son taux de chômage actuel est de 0 %. Une bonne partie des habitants sont employés par la Coopérative Humar-Marinaleda, créée par les ouvriers agricoles eux-mêmes après des années de lutte. Longtemps, les paysans ont occupé les terres de l’exploitation agricole Humoso [qui appartenaient à un aristocrate] et à chaque fois ils étaient dispersés par la Guardia Civil [la gendarmerie espagnole]. “La terre est à ceux qui la travaillent”, clamaient-ils. En 1992, ils ont fini par obtenir gain de cause : ils sont désormais propriétaires de l’exploitation. Sur leur site web, ils précisent que leur “objectif n’est pas de faire des bénéfices, mais de créer des emplois par la vente de produits agricoles sains et de qualité”.
Ils produisent des fèves, des artichauts, des poivrons et de l’huile d’olive vierge extra. Les travailleurs eux-mêmes contrôlent toutes les phases de la production, la terre appartient à “l’ensemble de la collectivité”. L’exploitation comprend une conserverie, un moulin à huile, des serres, des équipements d’élevage, un magasin. Quel que soit leur poste, les travailleurs reçoivent tous un salaire de 47 euros la journée et travaillent 6 jours par semaine, soit 1 128 euros par mois pour 35 heures par semaine [le salaire minimum est de 641 euros].
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jeudi 30 août 2012

Discours de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, lors du meeting de clôture des Estivales citoyennes du Front de Gauche.


Discours de Pierre Laurent en clôture des... par lepartidegauche

Thibault veut mobiliser le 9 octobre pour "la défense de l'industrie et de l'emploi"

Bernard Thibault, a jugé alarmante mercredi, dans un entretien à l'AFP, la situation économique et sociale de la France et a annoncé des manifestations de la CGT le 9 octobre dans plusieurs villes. Il a également annoncé une mobilisation contre la ratification du traité budgétaire européen.
"Il y a une forme d'alarme de notre point de vue sur la situation économique et sociale", a affirmé M. Thibault au lendemain d'une assemblée générale de rentrée de la CGT qui réunissait les fédérations et les unions départementales. "Depuis la conférence sociale" tenue en juillet, "il y a une forte détérioration de la situation", selon lui.
"Cela confirme notre regret qu'à la conférence sociale il n'y ait pas eu d'autres annonces de la part du gouvernement pour faire face à l'urgence en matière d'emploi, notamment sur les restructurations". "Compte tenu de l'urgence de la situation", la CGT lance "une première initiative le 9 octobre pour "la défense de l'industrie et de l'emploi", dans le cadre d'une "semaine de mobilisation décidée par la Fédération européenne de l'industrie", a souligné le numéro un de la centrale. Des manifestations seront prévues dans des grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux, etc). "Il faut que le gouvernement prenne la mesure de l'urgence de la situation et des attentes", a-t-il dit. "Le mécontentement était fort et a provoqué un changement de président de la République, il est normal qu'il y ait une impatience importante vu la dégradation de la situation".
Mobiliser aussi contre le Traité européen
Par ailleurs, la CGT va lancer "une campagne d'information et de mobilisation pour relayer la position de la Confédération européenne des syndicats (CES), rejetant le traité européen, qui est susceptible d'être soumis à ratification dans les semaines à venir", a affirmé M. Thibault. "Nous allons militer pour une non-ratification par la France de ce traité, quelle que soit la procédure utilisée", a précisé M. Thibault. Le gouvernement entend faire ratifier le texte par le Parlement tandis que le Front de gauche, Attac, L’Humanité et bien d’autres, appellent à un référendum.
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Roms : « organiser un plan Marshall de construction de logement sociaux »

Quelques jours après les annonces gouvernementales, reçues favorablement tant par la gauche que par Bruxelles, quant à l'accueil des roms dans notre pays, le démantèlement d'un camps de roms à Evry (91) hier a bouleversé tous les démocrates. En particulier, les 4 millions d'électeurs du Front de gauche qui ont contribué par leur voix à la victoire de François hollande.
Les conditions de vie inacceptables dans les camps ne peuvent conduire à jeter a la rue des enfants, des femmes et des personnes âgées. Les hébergements d'urgence pour une durée de quelques jours ne peuvent que rendre les possibilités de logement un peu plus précaires, entraînant pour beaucoup d'entre eux la perte de leur emploi et même l'accès à la scolarisation, et renvoyant ces populations à la mendicité.
Le PCF regrette que le gouvernement n'ait pas eu le souci des conséquences de cette expulsion, sur les conditions de vie de ces hommes et ces femmes.

Être de gauche c'est se battre pour offrir les solutions. Les roms sont sédentaires et comme nombre de nos compatriotes, ils ont besoins d'un logement. Face a la crise du logement que connait notre pays il n'y a d'autres solutions durable que d'envisager un véritable plan Marshall de construction de logement sociaux.
À court terme il faut mettre en place un dispositif engageant l'état et les collectivités territoriales dans un esprit responsable et solidaire.
D'ores et déjà, des villes et des départements ont engagé des expériences porteuses d'avenir et d'espoir. Il faut en prendre la mesure et lancer une réflexion nationale et départementales s'appuyant sur ces expériences.
L'organisation de tables rondes nationale et départementales associant représentants du gouvernement, élus des collectivités territoriales et associations qui agissent auprès des familles dévient après les événements d'aujourd'hui le geste que doit produire le gouvernement Ayrault. Avant toute nouvelle initiative du ministre Valls, il faut imposer un moratoire sur les expulsions.
Communiqué du Parti Communiste Français

mercredi 29 août 2012

Le gouvernement doit refuser l'ukase ultra libérale de Laurence Parisot

Dans une interview au journal le Monde, la présidente du Medef adresse un véritable ukase ultra libéral au nouveau gouvernement. Tout y passe : la question de la ratification du traité européen ne se pose pas puisqu'il faut le signer des deux mains prétend la patronne des patrons et accessoirement piètre démocrate. 20 milliards d'économie, doivent être faites dans les dépenses publiques, mais pas question de toucher à l'exonération de l'ISF sur les biens professionnels, ni de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million au risque, selon elle, que la France perde son statut de grande puissance économique.
En plus de donner ses directives qui ont pour objet la diminution des cotisations patronales et la hausse de la TVA et de la CSG, Laurence Parisot se livre à un véritable chantage au dialogue social. Le Medef annonce qu'il refuse de participer à la négociation sur l'emploi si la question de la flexibilité du travail n'est pas abordée. Curieuse conception du dialogue social conçu comme toujours par le Medef comme du chantage patronal !
Le gouvernement ne doit pas céder à ce discours. Car ce qu'oublie de dire Laurence Parisot, c'est que la panoplie de mesures qu'elle vante à nouveau tout au long de cet entretien a déjà un bilan : 3 millions de chômeurs annoncés hier. Continuer dans cette voie serait une catastrophe annoncée. Le gouvernement doit résister à ce chantage en s'appuyant sur les forces sociales du pays qui ont voulu le changement. Puisque 10 ministres se rendent à l'université d'été du Medef nous attendons qu'ils répondent avec fermeté aux inepties de la patronne du Medef. Ces ministres doivent porter la voix du monde salarié, pas celle du clan de l'argent représenté par Laurence Parisot.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Attac : "converger contre le Pacte budgétaire et pour une autre Europe"

A la clôture de son université d’été, Attac se lance dans la campagne contre le pacte budgétaire européen. Dans une lettre que l’association adresse au collectif d'audit citoyen, elle fait ses propositions pour stopper la spirale de la destruction européenne.



Chere-s ami-e-s et camarades,
En cette rentrée 2012, la zone euro continue à se rapprocher du gouffre.
Menées au nom de l'impératif de « rassurer les marchés » pour financer les dettes publiques, les politiques de libéralisation économique et d'austérité enfoncent en réalité l'Europe dans le chaos social et l'impuissance écologique. Avec la montée de la droite extrême la démocratie elle-même est menacée.
La ratification du Pacte budgétaire serait un pas de plus vers la destruction européenne. Le Parlement français s'apprête pourtant à ratifier ce Pacte, François Hollande estimant avoir « réorienté l'Europe » avec l'accord du 29 juin dernier sur un « pacte de croissance » d'une portée pourtant très faible. En période de récession et au risque de l'aggraver, la France persiste dans une stratégie de réduction à marche forcée des déficits publics, empêchant toute possibilité de transition écologique et sociale. Dans ce contexte,  le gouvernement souhaite minimiser le débat public sur les politiques européennes d'austérité par une ratification rapide du Pacte dès septembre. Nous proposons que le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique prenne deux initiatives liées pour relancer le débat et la mobilisation citoyenne :
  •  1) Lancer tout début septembre une campagne-éclair contre la ratification du Pacte budgétaire, en faisant converger les mouvements associatifs, syndicaux et politiques. Cette campagne permettrait la mobilisation des collectifs locaux.
 >> > - Une brève adresse aux députés et sénateurs serait mise à disposition des collectifs locaux pour interpeller leurs élus, et les comptes-rendus de leurs réponses seraient publiés sur le site. Cette interpellation serait dirigée notamment vers les sénateurs et députés de la majorité présidentielle, qui ont été élus sur la promesse d'une renégociation qui n'a pas eu lieu. En même temps l'adresse serait ouverte à signature du public (sous forme de pétition nationale).
 >> > - Des réunions publiques seraient organisées dans toute la France pendant le mois de septembre, pour populariser la critique du Pacte budgétaire et des politiques d'austérité. Le matériel pédagogique du Collectif serait complété et actualisé.
 >> > - Une manifestation devant le parlement et le sénat serait à prévoir le jour du vote. On pourrait y adjoindre, avant le vote, des actions de rue coordonnées dans toutes les régions.
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Discours de clôture des Estivales citoyennes par Jean-Luc Mélenchon

Dimanche 26 août 2012, Jean-Luc Mélenchon a conclu les Estivales citoyennes du Front de Gauche qui se sont déroulées tout le week-end à Saint-Martin-d'Hères, après les interventions des représentants de chacunes composantes du Front de gauche. Il a notamment appelé à l'organisation d'une grande manifestation contre la ratification du nouveau Traité européen.


Discours de Jean-Luc Mélenchon en clôture des... par lepartidegauche

mardi 28 août 2012

Traité budgétaire européen : 72 % des Français veulent un référundum

Les résultats de notre sondage CSA sont sans appel. Soixante-douze pour cent des Français souhaitent qu’un référendum soit organisé pour ratifier le traité européen qui instaure 
à l’échelle du continent la règle d’or chère à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle sont les plus nombreux à le souhaiter, mais c’est également le cas 
des deux tiers des électeurs socialistes qui ont en mémoire 
le onzième des soixante engagements de François Hollande qui prévoyait la renégociation du traité. Pour l’heure, rien de consistant n’a été obtenu et c’est toujours sous la toise des marchés financiers qu’il s’agit de courber les peuples du continent, de les enfermer dans une austérité à perpétuité. « Les privilégiés égoïstes, écrivait Jaurès, veulent jeter sur leurs privilèges le manteau pourpre » de la raison 
et de la vertu. C’est tout le contraire en la circonstance : 
les milieux dirigeants allient l’injustice à l’inefficacité qui conduit à la récession et même à des reculs de civilisation, comme en témoigne le cortège de souffrances qui emporte 
la Grèce. Alors qu’il faudrait l’en libérer, François Hollande a souhaité, à la fin de la semaine, que ce pays s’y conforme docilement. Comment l’Europe pourrait-elle survivre longtemps à une loi si inhumaine ?
On comprend mieux pourquoi les partisans 
de cette règle d’or et de cette poigne de fer 
(les sarkozystes, réunis vendredi à Nice) ou ceux qui ne se sentent pas le courage de les combattre (une bonne partie des dirigeants socialistes réunis à La Rochelle) préféreraient ne pas être obligés à un débat public qui dévoilerait les dangers de ce traité. Faut-il pour autant se prêter à une violation de la souveraineté populaire en écartant 
le peuple de ce débat ? Faut-il commettre cette sorte de coup d’État à froid qui entraverait les possibilités de réformes progressistes à l’avenir ? L’opinion sent bien que cette volonté de ratifier ce texte en se passant de son consentement cache de troubles desseins. C’est pourquoi elle veut être consultée.
Jean-Marc Ayrault sent ce trouble et a voulu, ce week-end, imposer une discipline de fer à sa majorité gouvernementale. En effet, une grande partie des militants d’EELV est hostile à l’imposition d’un tel traité et le malaise court parmi les militants socialistes. Récemment, seize députés PS ont demandé au président de « peser davantage sur le débat européen ».
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Cinq leviers à actionner pour stopper le racket sur l’essence

Un rapport de l’inspection des finances sur le prix du carburant doit être remis ce matin au ministre de l’Économie. L’Humanité a décrypté la composition du prix. Conclusion: le pétrole cher n’est pas une fatalité. De l’extraction à la fabrication et jusqu’à la pompe, tout au long du processus de production, les compagnies pétrolières organisent la spoliation.
1. Coût d’extraction : l’opacité
Première explication avancée par les majors pour justifier les prix : il faut creuser de plus en plus profond et aller dans les zones de plus en plus difficiles d’accès pour pouvoir exploiter l’or noir. Du coup, les coûts d’extraction seraient de plus en plus élevés. En vérité, le coût d’extraction des gisements varie en fonction de l’endroit où ils sont forés. Pour un baril, le coût de production peut aller de 20 à 80 dollars. Pourtant, sur le marché du Brent (forage en mer du Nord), les compagnies pétrolières établissent un prix unique du baril au niveau du gisement dont le coût est le plus élevé, soit 80 dollars. Elles s’assurent ainsi une marge confortable, dans la mesure où une grande partie de leur production leur revient moins cher. Problème : à ce niveau de l’élaboration des prix, l’opacité règne. « Il faudrait fouiller dans les comptes des compagnies pétrolières pour connaître le coût d’extraction de chacun des puits mais également ce qui est mis véritablement sur le marché. Or, c’est une véritable boîte noire », explique Céline Antonin, économiste à l’OFCE.
2. Prix du baril : la spéculation permanente
Second argument : tension géopolitique et forte demande asiatique provoquent de graves déséquilibres entre l’offre et la demande et une explosion du prix du baril. Le 21 juin, le baril était coté à 89 dollars mais, depuis, il a progressé de plus de 30 %, alors que 
la conjoncture économique 
est mauvaise et que la demande en pétrole des marchés émergents tend à diminuer. Dans ce marché en tension, la spéculation « est permanente, même s’il est difficile d’en évaluer le montant », note l’économiste de l’OFCE. Avec l’amas de liquidités émises par les banques centrales et la crise de la zone euro, les boursicoteurs sont tentés de se tourner vers cet actif. Résultat, le prix de la matière première atteint des records.
3. Raffinage : le coût de la dépendance
En trente ans, le marché du carburant a totalement évolué et la dépendance s’est accrue. La France importe un quart des produits raffinés et 40 % de sa consommation en gazole, qui a explosé avec l’accroissement des ventes de véhicules diesel. Plutôt que d’investir dans l’adaptation de leurs raffineries, les compagnies pétrolières ont gelé les investissements, fermé progressivement les usines les moins rentables pour délocaliser la production.
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A Evry, les Roms expulsés se retrouvent devant la mairie

A la sortie de la gare RER, une dame pointe du doigt le chemin de la mairie : « Vous traversez la controverse et vous serez juste en face. » Elle veut dire « la contre-allée ».
Au bout, des camion de CRS sont garés en face des camions des chaînes de télé. Entre les deux, une trentaine de Roms sont assis sur le muret de la place des Droits de l’homme, dos à l’hôtel de ville et aux policiers alignés. Les enfants se promènent sur le trottoir, regardant d’en bas les associatifs et une nuée de journalistes.

Policiers et bulldozer
Ce lundi matin, à 7 heures, 72 personnes ont été évacuées d’un camp construit le long du RER D, près d’un hôpital désaffecté déjà évacué en janvier. Le long des rails entre Paris et Evry, les caravanes apparaissent régulièrement, mais un bidonville pas question.
L’évacuation a eu lieu la veille d’une décision de justice : le tribunal devait se prononcer mardi sur la demande du propriétaire du terrain, qui voulait récupérer son bien.
Le ministre de l’Intérieur et ancien maire de la ville, Manuel Valls, a justifié l’évacuation par « la situation sanitaire et de sécurité ». Sur demande de la mairie, la préfecture a fait usage de la force publique, selon l’expression consacrée : policiers et bulldozer.

« Sortez les certificats de scolarité ! »
Une partie des évacués cherche un point de chute, l’autre a échoué ici, devant la mairie. Tous s’étaient installés près de l’hôpital désaffecté déjà squatté. Pour Jean-Louis Loirat, du Secours catholique, la destruction du camp ne règle rien :
« Le maire d’Evry nous a fait recevoir par son directeur de cabinet, qui nous a dit, in fine, que maintenant l’affaire n’était plus de sa compétence.
Que l’Etat était compétent pour l’hébergement d’urgence, le département pour la protection de l’enfance et l’Union européenne pour la politique générale.
On a d’un côté le gouvernement qui dit : “Cette affaire va évoluer, je l’étudie et je vais libéraliser le système”, et de l’autre des pratiques locales qui sont tout à l’inverse de cela. »
A côté de lui, Serge Guichard est furieux. Ce militant communiste préside l’Association de solidarité de l’Essonne avec les familles roumaines roms (ASEFRR). Il peste contre le maire d’Evry : 
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lundi 27 août 2012

Traité européen : le pari du Front de gauche

C'est leur priorité de la rentrée. Le Front de gauche entend mobiliser contre le traité budgétaire européen. Dimanche 26 août à Saint-Martin-d'Hères (Isère), en clôture de l'université d'été du rassemblement, Jean-Luc Mélenchon a appelé à une "grande manifestation populaire" pour réclamer l'organisation d'un référendum sur le sujet. "Tous à Paris pour montrer la force qui dit non", a-t-il lancé à la tribune. La date n'est pas encore fixée mais ce rassemblement devrait intervenir fin septembre peu de temps avant que le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), qui introduit une règle d'or budgétaire, ne soit soumis à ratification. Ce qui devrait intervenir en octobre.
Depuis des mois, le Front de gauche est opposé à ce texte, qualifié "d'austéritaire". Et estime que François Hollande n'a pas tenu son engagement de campagne de le renégocier. Selon eux, le traité est le même que celui négocié par Nicolas Sarkozy. "Qu'est-ce qui a changé ? Rien ! Pas une ligne, pas un mot, pas une virgule, pas un guillemet, pas une référence, rien !", a déploré M. Mélenchon dimanche, lui qui avait moqué vendredi "le pseudo et ridicule pactounet de croissance" que François Hollande dit avoir obtenu.
Calendrier serré
Le calendrier est serré et ne laisse que peu de temps pour mobiliser. "C'est vrai que c'est pas très bien parti, reconnaît Pierre-François Grond, ancien du NPA et nouveau au Front de gauche avec la Gauche anticapitaliste. Mais on a encore plus d'un mois." Un temps que les partis entendent utiliser pour multiplier réunions d'informations, débats, meetings sur le sujet.
"Il s'agit d'aider les Français à décrypter ce contient le traité", indique Pierre Laurent, qui devrait être amené à se prononcer sur le texte. Le numéro un communiste a en effet confirmé ce week-end qu'il deviendrait sénateur en septembre, après que Nicole Borvo Cohen-Seat aura démissionné. La Fête de L'Humanité, qui se tiendra du 14 au 16 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), sera un moment clé du dispositif. "L'idée selon laquelle vous allez pouvoir continuer à enfumer tout le monde, ce temps là est terminé parce que nous sommes là", a expliqué M. Mélenchon dimanche.
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Un jour à la mer pour tourner le dos à la crise

Près de 5 500 personnes ont participé à 
la journée à la mer, organisée, pour la 24e année, par les communistes du Nord, hier, à Malo-les-Bains. Un moment 
de solidarité et 
de partage, entre fête et politique.
Malo-les-Bains (Nord), envoyée spéciale. «Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d’autre. » C’est par cette ambitieuse citation de Paul Éluard que Fabien Roussel, responsable de la fédération du PCF du Nord, a accueilli près de 5 500 participants, hier, à la 24e journée à Malo-les-Bains, organisée par les militants de son parti. Une journée placée sous le signe de la fête, de la solidarité et de l’action. « Le PCF a toujours su marier politique, convivialité, rencontres, échanges. Cette journée s’inscrit dans cette tradition », explique Fabien Roussel. Une occasion aussi de lutter contre le fatalisme et la résignation, précise-t-il : « On entend tous les jours que c’est la crise, qu’on ne peut pas faire autrement. Des moments comme aujourd’hui, comme la Fête de l’Humanité et comme la centaine de banquets qu’on organise dans le Nord au cours de l’année permettent de montrer que d’autres choix sont possibles. »
Une façon, donc, d’abord, de faire valoir et faire vivre le droit aux vacances. 
« Les chiffres sont édifiants, 46 % de nos concitoyens ne sont pas partis en vacances cette année, en hausse par rapport à 2011 », rappelle l’élu du Nord, Éric Bocquet. Pas besoin de chercher longtemps pour trouver Laura et Benoist, par exemple. Tous deux lycéens, de dix-sept et seize ans, ils ont dû travailler tout le mois d’août et n’ont pu s’offrir le « luxe » de vacances. La question est éminemment politique pour le sénateur qui prend la parole au meeting organisé, peu après la descente des bus, dans le palais des congrès qui jouxte la plage. « Les libéraux et la droite nous expliquent que les pauvres sont eux-mêmes responsables de leur situation, qu’il y a la dette, le déficit qu’il faut absolument résorber. Mais l’urgence, aujourd’hui, c’est de répartir autrement les richesses que nous produisons tous collectivement », estime-t-il. Devant l’assemblée qui vient de profiter d’un petit pot d’accueil, il évoque les 70 % d’augmentation de la richesse produite en France, depuis les années 1960, « partie dans les dividendes, les bonus, les retraites chapeaux et puis les paradis fiscaux ».
Chacun repart avec des instants de bonheur
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samedi 25 août 2012

Renégocier le TSCG, c'est indispensable pour l'Europe

Craignant l'émergence « d'une crise majeure et de favoriser le repli national » en Europe en cas d'adoption du Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance (TSCG), Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, ancienne ministre et vice-présidente du Parlement européen, appelle les parlementaires français à voter contre ce traité en l'état. Selon elle, « il y a d’autres voies, il existe des stratégies de réorientation profonde de l’Union européenne ».
On nous dit, une fois de plus, qu’il n’y aurait aucune alternative et que pour sauver l’euro et l’Europe, qu'il faudrait ratifier ce traité. Et si c’était l’inverse, et si en acceptant d’amplifier les dérives des actuelles politiques on creusait la tombe du projet européen. En réalité, il y a d’autres voies, il existe des stratégies de réorientation profonde de l’Union européenne. Elles passent par le refus du traité et sa renégociation.
Qu’y a-t-il dans ce traité, négocié entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel?
Ce traité installe une austérité durable et prive les peuples des choix sur le cadre budgétaire et macro-économique, ce qui va brider la croissance et ne remet pas en cause la concurrence sauvage, les dumpings. Il impose de fait la règle d’or et le durcissement du pacte de stabilité, l’austérité renforcée et permanente. C’est se priver de toute relance budgétaire contracyclique pour soutenir la croissance. C’est poursuivre, en pire, le chemin qui a déjà conduit à la terrible situation actuelle, alors qu’il y a urgence à changer.
Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) met en place un système de sanctions automatiques, il organise une perte de l’autonomie budgétaire des Etats et fait peser de lourdes menaces sur nos régimes sociaux.
La Commission européenne pourra, avant ou pendant que les parlements nationaux examinent les projets de lois de finances, demander les inflexions lui paraissant nécessaires pour limiter les déficits. Les gouvernements seront contraints d’instaurer sur la base des principes agréés par la dite commission, un mécanisme de correction automatique en cas de dépassement. C’est la généralisation progressive des programmes « d'assainissement » comparables au mémorandum actuel pour la Grèce et l'Espagne.
Ce traité est dangereux et nous conduit dans le mur
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Le Front de gauche discute de l’avenir de la gauche

La coalition ouvre son université ce weekend. Ces estivales citoyennes se clôtureront dimanche par un meeting. Le Front de gauche est confronté à deux questions essentielles, celle de son positionnement après l’avènement de la gauche au pouvoir et celle de son fonctionnement interne. 
« Ne cassons pas l’espoir », confie Amadou Démé, responsable communiste, à Grigny, dans l’Essonne. « Ne donnons pas le signe que l’on traîne des pieds », met en garde Claude Michel, syndicaliste, sans parti. L’inquiétude qui apparaît ici et là dans les rencontres du Front du gauche révèle l’attachement des militants à poursuivre ensemble la belle aventure du printemps électoral. « Si l’on veut que l’essai de 2012 soit transformé dans les échéances suivantes, il ne faut surtout pas revenir en arrière, souligne Roger Martelli (Fase). Mais vouloir poursuivre n’est pas incompatible avec l’envie de faire évoluer et, s’il le faut, de transformer l’outil. »
Une force qui compte sur la scène politique
Ici et là on se remémore la Bastille noire d’une foule imposante et enthousiaste. On ne se rappelle pas cet événement par nostalgie mais pour mieux se persuader de la force que peut représenter cette alliance née officiellement le 8 mars 2009. Une force qui a rassemblé près de quatre millions de voix à la présidentielle. Une force qui compte désormais sur la scène politique, comme le relève le sondage CSA pour l’Humanité (voir page 3) dans lequel 25 % des personnes interrogées estiment que le Front de gauche défend «le mieux les intérêts des salariés». Une force que ne peut nier le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Une force qui, contrairement aux apparences, s’est mise en réflexion dès le lendemain des résultats électoraux pour analyser les résultats, les siens en particulier, débattre de sa place dans le nouveau paysage politique, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, et de son fonctionnement interne. Toutes les structures du Front de gauche, des comités locaux au conseil national (voir ci-dessous), en passant par la coordination ou les fronts thématiques, ont ainsi cogité avant le repos estival. Une réflexion en interne sans connexion entre ces différents niveaux qui ne suivent pas le schéma pyramidal des partis.
la politique à mener pour changer la société
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vendredi 24 août 2012

Le nouveau traité européen est un coup d’État à froid

Par Patrick Le hyaric
Le 9 août 2007 marquait l’accélération d’une crise qui, depuis, ne cesse de pousser les économies européennes vers le gouffre et les peuples dans d’inextricables difficultés. Cinq ans plus tard, c’est le 9 août 2012 que le Conseil constitutionnel, consulté par le Président de la République sur le nouveau traité européen, jugeait que son application ne nécessitait aucune modification de la Constitution française. Penser que cette coïncidence relève d’un pur hasard demande une bonne dose de crédulité. En effet, ce “traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’union économique et monétaire” vise à “constitutionnaliser” sur tout le continent les politiques qui mènent aux terribles impasses actuelles. Que les “gardiens” de la Constitution, désignés par les dirigeants politiques, n’y trouvent rien à redire relève d’une sinistre farce. Comment est-ce possible dans le pays où, le 17 juin 1792, le tiers État et quelques alliés, comme premier acte de l’Assemblée Nationale ont adopté un décret autorisant la “perception des impôts et le paiement de la dette publique” ? Le traité européen l’abolit. Il stipule qu’une autorité extérieure au pays décide de l’élaboration du budget, du contrôle des dépenses, de la nature des recettes. Le Parlement et le gouvernement sont donc dépossédés des leviers financiers des politiques publiques. Adieu l’État social ! C’est un coup d’État à froid. On cache à nos compatriotes depuis des mois qu’il s’agit bien d’un traité contraire à notre Constitution. Pour une raison simple : les textes actuellement en vigueur ne permettent la participation de la République française à l’Union européenne qu’en “vertu du traité sur l’Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne tels qu’ils résultent du traité signé à Lisbonne le 13 décembre 2007″.
Or, le nouveau traité est différent de ces références énoncées dans notre Constitution puisqu’il impose l’application d’une camisole de fer, baptisée dans un vocable poétique du nom de “règle d’or” désignant l’obligation de l’équilibre budgétaire de toutes les administrations publiques (État, collectivités territoriales, sécurité sociale, entreprises publiques) à inscrire dans les constitutions nationales.
L’article 3 de cet oukase merkozyste édicte en effet que “la situation budgétaire des administrations publiques est en équilibre ou en excédent”.
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Lettre ouverte à M. Polman,PDG d’UNILEVER

Par   Charles Hoareau
Monsieur je suis un habitant de cette planète où règne, parmi d’autres, le groupe UNILEVER.
L’histoire retiendra en effet, qu’au moins jusqu’au début du 21ème siècle, par une étrange bizarrerie de l’évolution humaine, un système anachronique nommé capitalisme ayant survécu à pas mal de révolutions et révoltes de par le monde, faisait que les usines et la terre n’appartenaient pas à celles et ceux qui y travaillaient mais à quelques dirigeants autoproclamés qui, à la têtes de groupes mondiaux, régnaient sans contrôle sur le monde, sautaient allègrement des frontières, décidaient seuls de l’avenir de milliers de familles et imposaient leurs lois aux gouvernements élus par les peuples et ce, pour leur seul profit.
Un sur 7 milliards d’êtres humains, comme vous donc et mon avis devrait compter autant que le votre si la déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée il y a plus de 200 ans ici, était appliquée. Je vous la rappelle au cas où : les hommes (et les femmes) naissent libres et égaux en droit.
Nous n’en sommes pas encore là mais en attendant ce jour que nous préparons par nos luttes, rien ne peut empêcher un terrien de penser et de se croire l’égal de chacun.
Vous venez de consentir, après des années de silence à donner votre opinion sur cette mouche du coche, ce groupe d’hommes et de femmes qui résiste encore et toujours aux casseurs quelque part dans ce petit village de Gaule que vous avez sans doute du mal à situer sur la carte et nommé Gémenos.
Je n’ai pas envie de reprendre tous les mensonges et contradictions que recèle cette déclaration de guerre que vous faites aux salarié-e-s. Leurs syndicats en relèvent quelques unes.
Juste quelques questions.
La première question à laquelle j’aimerais que vous répondiez, si jamais vous lisez cette lettre [1], c’est celle-ci : pourquoi parler maintenant ?
Pourquoi n’avoir rien dit pendant les 10 semaines de grèves de 2010 quand les salarié-e-s montraient, chiffres à l’appui, qu’en 20 ans leur salaire avait baissé de 40% en valeur relative alors que leur productivité avait augmenté de 50% ?
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mardi 21 août 2012

Les socialistes ont-ils oublié les licenciements boursiers ?

Pour sa rentrée, Jean-Luc Mélenchon apostrophe le gouvernement : une proposition de loi interdisant ces licenciements existe, pourquoi ne pas l’adopter ? Les socialistes l’avaient approuvée, les socialistes s’en sont débarrassés. La proposition de loi contre les « licenciements boursiers » (« boursiers » car réalisés par des entreprises versant des dividendes) avait été votée par les sénateurs socialistes en février 2012 mais, aujourd’hui, François Hollande a passé la main aux partenaires sociaux.
Jean-Luc Mélenchon s’est permis de le lui faire remarquer, lundi 20 août, sur France Inter :


Mélenchon n'est pas satisfait de l'action du... par LeNouvelObservateur

L’ancien candidat du Front de Gauche l’a aussi tweeté :
« Une loi sur les licenciements boursiers a déjà été écrite ; pourquoi ne pas l’avoir adoptée ? »
Les sénateurs socialistes pour l’interdiction
Rappel des faits. Le 13 septembre 2011, une proposition de loi « tendant à interdire les licenciements boursiers » est présentée par les communistes au Sénat.
Citant les exemples de Michelin en 1999, Total en 2009, Alsthom ou encore Danone, les auteurs proposent deux mesures :
- exclure du champ légal des licenciements économiques ceux effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires l’année écoulée ;
- exiger des établissements ou entreprises bénéficiant d’aides publiques qui procèdent à de tels licenciements qu’ils remboursent les sommes perçues.
Le 16 février 2012, le texte est finalement rejeté, à six voix d’écart. Tous les socialistes, sauf un, ont voté [PDF] en sa faveur.

Le gouvernement hésite...
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Espagne : un maire communiste pille les supermarchés et entame une marche pour la résistance à l'austérité

par Andrée OGER, Conseillère générale communiste
Un maire communiste, député au parlement andalou, mène des actions contre l'austérité et pour défendre les millions d'espagnols plongés dans la détresse par la crise du système capitaliste.
José Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste de la petite ville de Marinaleda, en Andalousie, est une figure contestataire connue en Espagne, où il participe depuis une trentaine d'années à des actions coup de poing pour dénoncer les inégalités sociales et l'action des partis politiques nationaux. Il participe notamment aux occupations de terres agricoles au profit de petits paysans.
Robin des Bois contre les supermarchés
Mardi 7 août, il a fait parler de lui au-delà des frontières espagnoles en dirigeant des razzias dans les rayons de deux supermarchés d'Andalousie pour redistribuer des chariots remplis de produits alimentaires à des ONG locales.
A une heure de grande affluence, des dizaines de personnes se sont ainsi introduites dans deux supermarchés andalous.
Dans le premier, un Mercadona à Ecija (entre Séville et Cordoue), les intrus sont entrés dans la grande surface sous l'oeil bienveillant du député régional de Izquierda Unida, Sanchez Gordillo. Fonçant à travers les rayons, ils ont rempli leurs chariots de produits de première nécessité. "Ni chocolats, ni yaourts, ni desserts, mais du sucre, de l'huile, des légumes, du lait", explique Diego Cañamero, secrétaire général du Syndicat andalou des travailleurs. N'ayant aucune intention de passer en caisse, les individus, qui clamaient leur intention de tout redistribuer à des cantines populaires, ont été pris à partie par des employés de la grande surface, provoquant une belle bagarre générale. Quand la peur de perdre son emploi vous conduit à être les exécutants des basses oeuvres de votre patron !... 

lundi 20 août 2012

Face au péril du nouveau traité européen "L’Europe des peuples nous appelle !"

Un livre de Patrick Le Hyaric, édité par l’Humanité. Patrick Le Hyaric démonte dans cet ouvrage la camisole de force dans laquelle les institutions européennes, de concert avec les marchés financiers, tentent d’enfermer les peuples pour longtemps. C’est l’austérité à perpétuité que prévoit le nouveau traité européen coécrit par M.Sarkozy et Mme Merkel.
Celui-ci a deux frères : le paquet de deux règlements qui fait de la Commission la police budgétaire, économique et sociale et le mécanisme européen de stabilité ( MES ), ce FMI européen. Ce livre les révèle, les décortique, en montre les conséquences terribles pour les peuples : souffrances sociales aggravées, recul considérable de la démocratie, vol de la souveraineté populaire.
Un système ultralibéral et totalitaire serait constitutionnalisé. Ces textes fracturent les idéaux de la République et conduisent à l’implosion de l’idée européenne. Le moment est sérieux et grave. Ce livre est un appel à la résistance et à lancer un processus unitaire de refondation de l’Europe.
  • L'auteur : Patrick Le Hyaric est directeur de l’Humanité et de l’Humanité-Dimanche. Député au parlement européen. Vice-président du groupe de la Gauche unitaire, Gauche verte nordique.
  • Le livre sera disponible dès le 20 août prochain au prix de 5 euros. Format : 13,5 X 21,5 à la française, dos carré collé,  254 pages
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Université d'été du PCF

Plus de huit mois d’intense campagne, nos neurones militants ont besoin d’un délassement studieux... Bienvenue à l’Université du Pcf, ce centre de réactivation neuronale d’été.
Une plaisanterie ?
Pas du tout... Le temps militant absorbe notre énergie parfois en ne nous laissant plus le temps de penser, de lire, de rêvasser. Or sans tout cela, sans temps libre, sans ennui, la créativité s’étiole.
Alors nous vous avons préparé de nombreuses petites gourmandises pour vos esprits mais aussi de solides plats de résistance pour affronter l’hiver. Comme chaque année, vous nous direz que cela fait beaucoup, comme chaque année, nous vous répondrons, choisissez librement, comme chaque année, nous serons heureux d’être ensemble.

Information, programme et inscription sur le site de la formation 

Le blues, le vague à l'âme, la "saudade", la "añoranza" des révolutionnaires.

Chroniques vénézuéliennes, par Jean Ortiz. A deux mois des élections présidentielles, état des lieux du Venezuela treize années après l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez. Aujourd'hui l'ultime chronique, le bilan.
Amis, "camaradas", lecteurs de l'Huma, de l'HD, nous vous donnons rendez-vous, avec un peu plus de recul, fin août, dans l'Humanité Dimanche.


Bâillonnés, fliqués, amaigris, nous mettons un point final à nos "chroniques vénézuéliennes"... Comme on nous a refusé l'asile politique, nous allons rentrer en France, continuer le combat.
Le Venezuela chaviste est un pays laboratoire d'expériences sociales et politiques passionnantes. Nous sommes convaincus que le résultat des élections présidentielles du 7 octobre concerne tous les révolutionnaires et progressistes du monde. La droite ne s'y trompe pas. Les Etats-Unis, la CIA, les grands médias internationaux multiplient leurs campagnes de diabolisation de la révolution et de son leader, voire de criminalisation.
Tous les sondages, n'en déplaise à l'immense écrivain et nain politique Vargas Llosa,
donnent Chavez largement vainqueur. Le scénario impérialiste se précise de jour en jour: Capriles doit gagner. S'il ne gagne pas, c'est qu'il y aura eu fraude... On dit même qu'il pourrait, au dernier moment, retirer sa candidature pour susciter le chaos...
Communiste français, nous nous sommes présentés comme tels ici. Il y a encore beaucoup à partager, à échanger, avec les militants de cette révolution en marche. Elle ne sort pas du néant; les luttes populaires au Venezuela ont une longue tradition, même si le pacte de "Punto fijo" (1958), alternance au pouvoir des sociaux-démocrates (AD) et des chrétiens démocrates (COPEI), a tenté de les verrouiller par le bipartisme. Les années 1960 furent des années de grands combats politiques et sociaux. Le bolivarianisme a ici des racines anciennes. Le "cap socialiste" clive la population; la conquête des couches moyennes reste un enjeu essentiel.
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dimanche 19 août 2012

Mélenchon en meeting ce vendredi sur le campus de Grenoble

C’est devenu le grand rendez-vous politique de la fin d’été en Isère. Depuis plusieurs années, le Parti de Gauche (PG) a pris l’habitude d’installer ses universités d’été (appelées “Remue-Méninges”) sur le campus universitaire Grenoble/Saint-Martin-d’Hères. Des universités qui s’ouvriront ce vendredi 24 août au matin par des réunions et se clôtureront le soir même par un meeting en plein air de l’ex-candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Rendez-vous est donné sur la place centrale dès 18 h. Et samedi, meeting européen et atelier “Refuser l’austérité”
Mais ce n’est pas tout. Cette année, grande nouveauté, ces “Remue-Méninges” s’associent ou se prolongent par “Les Estivales citoyennes du Front de Gauche”. Élisa Martin, élue iséroise et membre du bureau national du PG, explique : « Les autres organisations présentes dans le rassemblement du Front de gauche (NDLR : PCF et Gauche unitaire notamment) souhaitaient qu’on organise un temps commun à la suite des “Remue-Méninges”. Un temps pour préparer la rentrée sociale en amont de la Fête de l’Huma. C’est ainsi qu’est née l’idée des Estivales qui se dérouleront les 25 et 26 août ». La journée du samedi, entre 10 h et 18 h, sera consacrée à des ateliers de 1 h 45 chacun, dont le très emblématique “Refuser l’austérité”. Et pour la soirée, nouveau temps fort : un meeting européen avec la présence de Maité Mola (Izquierda unida – Espagne), Paolo Ferrero (secrétaire national de Rifondazione Comunista – Italie), Marisa Matias (députée européenne, Bloco de Esquerda – Portugal) et un représentant de Die Linke (Allemagne). « Malheureusement, nos collègues grecs du parti, nos héros de l’année, n’ont pas pu se libérer pour venir jusqu’à Grenoble », déplore Mme Martin qui promet toutefois que le meeting européen vaudra le détour. Même en l’absence du charismatique leader du parti Syrisa, Alexis Tsipras…
Et dimanche alors ? Une question centrale occupera toute la matinée avant le meeting de clôture : « Le développement du Front de gauche », avec notamment une réunion du Conseil National du Front de Gauche (ouverte à tous) pour discuter du fonctionnement et de l’évolution du rassemblement.

Ateliers des estivales du Front de gauche

Les ateliers des Estivales du Front de gauche pour la journée de samedi auront lieu entre 10h et 18h : “Comment défendre l’emploi ?”, “Refonder l’Europe ?”, “Refuser l’austérité”, “L’alternative démocratique”, “Affronter l’urgence écologique”, “Citoyenneté”, “International”, “École Université Recherche”, etc.

Les 3 meetings

Meeting de Jean-Luc Mélenchon en fin des “Remue-méninges” du Parti de Gauche : vendredi 24 août à 18 h, place centrale du Domaine universitaire de Grenoble/Saint-Martin-d’Hères.
- Samedi 25 août de 18h à 19h30, meeting européen sur le campus dans le cadre des Estivales citoyennes du Front de gauche.
- Dimanche 26 août à 11h, meeting sur la rentrée politique et sociale, avec les dirigeants des organisations du Front de Gauche.

Renseignements et inscriptions

Plus d’informations sur http://www.placeaupeuple2012.fr/estivales-citoyennes-du-front-de-gauche/pour les inscriptions aux ateliers. Les meetings sont quant à eux ouverts à tous.

DL du 19/08/2012

Tunisie:douze partis de gauche créent un "front populaire"

Douze partis de gauche et un groupe de personnalités indépendantes se sont regroupés pour former un "Front populaire", nouvelle force d’opposition, a annoncé lundi 13 août le Parti ouvrier tunisien (POT).

La réorganisation de l’opposition tunisienne se poursuit.  « Un "front populaire" a été créé dimanche soir à Tunis réunissant douze partis de gauche et un groupe de personnalités indépendantes et reconnues pour leur militantisme », a annoncé lundi 13 août le Parti ouvrier tunisien (POT) dans un communiqué.

Cette alliance ambitionne d'être une véritable opposition au triumvirat, composé de Ennahdha et de deux partis de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki et Ettakatol, qui dirige actuellement la Tunisie.

Le « front populaire » veut concurrencer une autre alliance formée par le Parti Républicain (centre) et Al Massar (La Voie, gauche) autour de Nida Tounès (l'Appel de Tunisie), le nouveau parti de l'ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi. L'Appel de Tunisie, qui connaît une popularité croissante depuis sa création en juillet, et ses alliés ont indiqué songer à se présenter ensemble lors des élections prévues en mars 2013. Un scrutin dont l’organisation dépend de l'adoption par l'Assemblée nationale constituante (ANC, élue en octobre 2011) d'une nouvelle Constitution d'ici octobre prochain, mais dont les travaux ont pris quelque six mois de retard.

samedi 18 août 2012

Roms/réunion interministerielle : le PCF attend des décisions à la hauteur d'une politique de gauche

Le gouvernement vient de décider de tenir une réunion interministérielle au sujet des Roms présents en France.

Le PCF se félicite de cette initiative et attend de cette réunion des décisions à la hauteur des valeurs que doit porter la gauche. Nous ne pouvons accepter de ce gouvernement ce que nous avons refusé hier de Sarkozy.

Cependant, l’inexactitude de l’analyse du ministre de l’intérieur, pour qui l’exode de Roms de Roumanie et de Bulgarie ne serait dûe qu’aux discriminations, est inquiétante. Certes les discriminations qui touchent les populations dans ces pays doivent être combattues fermement, mais les migrations de ces familles sont tout autant dues à la misère et à la dégradation des économies et des politiques sociales.

Le PCF exige que les mesures transitoires soient immédiatement levées par la France pour enfin permettre l’égal accès au travail. Un moratoire sur les expulsions doit être décidé.

Reconnaitre le droit au travail, le droit de circulation, ansi que leur statut européen implique que l’on cesse de les chasser, de les expulser des bidonvilles et des squats. En mettant ces populations à la rue, en ajoutant de la précarité à la précarité, aucune solution ne peut être trouvée pour combattre ce mal logement. La scolarisation et le droit à l’hygiène doivent être une priorité.

Des tables rondes départementales doivent être organisées avec les associations qui agissent auprès des familles. Le gouvernement engagera avec les associations et les collectivités territoriales un bilan des expériences menées dans des villes et des départements.

Cette réunion interministérielle doit donc aboutir sur une politique adaptée à la situation, avec des engagements précis et un calendrier de travail, en collaboration avec les associations et les élus.

Une politique de gauche ambitieuse doit faire de cette question l’une des démonstrations de sa détermination à agir avec les citoyens contre la misère, les précarités, le mal logement et les discriminations.

vendredi 3 août 2012

Blog en vacances......

A partir de ce jour, votre blog préféré passera en mode "vacances" pour quelques jours, mais nous serons de retour très vite.

mercredi 1 août 2012

Doux: le pôle frais et ses 1700 salariés en liquidation

Le tribunal de commerce de Quimper a décidé ce mercredi après-midi la liquidation du pôle frais du groupe volailler Doux ainsi que le maintien de la période d'observation pour les autres sociétés du groupe. Une bonne nouvelle pour les candidats à la reprise des activités du groupe volailler. Une mauvaise nouvelle pour les quelque 1700 salariés de cette filière.