La fete des Allobroges

vendredi 24 août 2012

Lettre ouverte à M. Polman,PDG d’UNILEVER

Par   Charles Hoareau
Monsieur je suis un habitant de cette planète où règne, parmi d’autres, le groupe UNILEVER.
L’histoire retiendra en effet, qu’au moins jusqu’au début du 21ème siècle, par une étrange bizarrerie de l’évolution humaine, un système anachronique nommé capitalisme ayant survécu à pas mal de révolutions et révoltes de par le monde, faisait que les usines et la terre n’appartenaient pas à celles et ceux qui y travaillaient mais à quelques dirigeants autoproclamés qui, à la têtes de groupes mondiaux, régnaient sans contrôle sur le monde, sautaient allègrement des frontières, décidaient seuls de l’avenir de milliers de familles et imposaient leurs lois aux gouvernements élus par les peuples et ce, pour leur seul profit.
Un sur 7 milliards d’êtres humains, comme vous donc et mon avis devrait compter autant que le votre si la déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée il y a plus de 200 ans ici, était appliquée. Je vous la rappelle au cas où : les hommes (et les femmes) naissent libres et égaux en droit.
Nous n’en sommes pas encore là mais en attendant ce jour que nous préparons par nos luttes, rien ne peut empêcher un terrien de penser et de se croire l’égal de chacun.
Vous venez de consentir, après des années de silence à donner votre opinion sur cette mouche du coche, ce groupe d’hommes et de femmes qui résiste encore et toujours aux casseurs quelque part dans ce petit village de Gaule que vous avez sans doute du mal à situer sur la carte et nommé Gémenos.
Je n’ai pas envie de reprendre tous les mensonges et contradictions que recèle cette déclaration de guerre que vous faites aux salarié-e-s. Leurs syndicats en relèvent quelques unes.
Juste quelques questions.
La première question à laquelle j’aimerais que vous répondiez, si jamais vous lisez cette lettre [1], c’est celle-ci : pourquoi parler maintenant ?
Pourquoi n’avoir rien dit pendant les 10 semaines de grèves de 2010 quand les salarié-e-s montraient, chiffres à l’appui, qu’en 20 ans leur salaire avait baissé de 40% en valeur relative alors que leur productivité avait augmenté de 50% ?
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