La fete des Allobroges

samedi 29 septembre 2012

ALLER-RETOUR EN TRAIN LE 30/09 - DEPARTS DE GRENOBLE -


Roms: attiser la haine n’est pas une solution

Ce qui vient de se passer dans les quartiers nord de Marseille où des Roms ont été chassés par des habitants voisins est d'une gravité extrême, traumatisante, et dont les conséquences ne sont pas encore mesurables. Qui peut juger le traumatisme chez ces personnes, ces enfants ? Sait-on que certaines personnes composant la milice étaient armées?
Je condamne fermement ce qui s'apparente aux ratonnades des années 60. Cet acte de barbarie est qui plus est d'une lâcheté déconcertante dans ces quartiers où la mobilisation populaire serait plus utile et efficace face aux trafics en tous genres.
Il n’y a pourtant rien d’étonnant au fait que des habitants eux-mêmes confrontés à la pauvreté ou à la précarité s’en prennent à plus miséreux qu’eux.
Mais si actes délictueux il y a eu, c'est à la police et à la justice de protéger, sécuriser et sanctionner. Certainement pas aux habitants !
Cette tragédie montre, que malgré l'intérêt porté par le gouvernement à la situation de Marseille, rien n'a changé et rien ne changera avec les seules propositions du comité interministériel.
Le geste ignoble d’hier soir était prévisible voire recherché par ceux qui prennent la responsabilité de ne pas régler une intégration digne et humaine des familles Roms.
Prévisible car à laisser pourrir la situation de familles qui ont fui la misère de leur pays nous sommes au pied du mur. Recherché car le maire de Marseille fait de l'opposition des populations entre elles et de la chasse aux pauvres un de ses sports favoris. Et que le premier magistrat de la Ville arrête sa complainte, Marseille n'est pas une ville pauvre, c'est une ville aux inégalités extrêmes avec les plus riches et les plus pauvres du pays.
 Des propositions ont été formulées par le collectif Roms de Marseille pour trouver des solutions.
Des moyens existent au niveau européen pour mettre en œuvre ces solutions en termes d'hébergement, d'éducation, de santé, d'alimentation et d'emploi. Mais ces fonds européens ne sont pas sollicités par la Préfecture. Est-ce normal ?
Je demande que le Préfet ouvre une cellule de crise pour régler la situation des familles Roms et sécuriser les habitants de quartiers populaires abandonnés par les pouvoirs publics.
Il est urgent d'agir sans opposer les uns aux autres, au risque de provoquer une explosion sociale dont personne ne peut mesurer les conséquences.
Le gouvernement est devant ses responsabilités et doit apaiser par les mots et surtout par des actes au lieu d'attiser les tensions.
Jean-Marc Coppola, PCF 13
Vice-président de la Région, Conseiller municipal de Marseille

Traité européen: une camisole néolibérale sur les Parlements


Le traité budgétaire permet à la Commission et au Conseil européens de passer au-dessus des Parlements nationaux pour imposer partout rationnement des dépenses et réformes antisociales par Gaël De Santis (L'Humanité)
Si c’est en forgeant qu’on devient forgeron, nourris d’une riche expérience, les rédacteurs du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) ont fait un travail d’orfèvre. Car non seulement ce texte est le couronnement des directives, pactes, conclusions de sommet adoptés ces dernières années, mais il offre à la Commission et au Conseil européens les moyens coercitifs d’imposer des politiques austéritaires aux États. Comment ? Par un mélange de contraintes intérieures – le droit national – et de contraintes extérieures – le pouvoir des institutions européennes.
Budget sous surveillance
Depuis 1997, en vertu du pacte de stabilité et de croissance, un pays risque une amende de 0,2 % de son produit intérieur brut (PIB) si son déficit public dépasse 3 % du PIB. Aux dispositions actuelles, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance innove : il impose une contrainte intérieure, qui a pour nom « règle d’or ». Selon le TSCG, le nouveau plafond de déficit, plus stricte que le précédent (0,5 % de déficit structurel), doit être inscrit dans le droit national « au moyen de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence constitutionnelles ». Ce sera donc le droit national lui-même, par des « mécanismes de correction automatiques » qui se chargera de baliser le chemin du Parlement, qui ne pourra plus voter un budget en déficit structurel. La prérogative première du Parlement, voter le budget, serait quasiment abolie.
Dénonciation et amende
Le TSCG renforce également les contraintes extérieures. Les États se voient intimer l’ordre de se dénoncer les uns les autres pour vérifier si la règle d’or est bien traduite en droit national. Si la Commission estime que la copie n’est pas conforme, « la Cour de justice de l’Union européenne (CJE) sera saisie par » l’un des pays signataires du traité. Ensuite, celle-ci pourrait infliger au pays fautif une amende de 0,1 % de son PIB. Pour la France : une douloureuse de 2 milliards d’euros si la Commission estime que l’usine à gaz concoctée par le gouvernement (voir l’Humanité d’hier) ne correspond pas aux objectifs fixés par le traité.
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vendredi 28 septembre 2012

Florange : « Face à l'ogre financier Mittal, le gouvernement ne doit pas être un petit poucet »

Le ministre du redressement productif se rend aujourd'hui sur le site de Florange pour rencontrer l'intersyndicale d'ArcelorMittal. Arnaud Montebourg devrait annoncer aux salariés du site mosellan la volonté du gouvernement français de racheter pour un euro symbolique une partie du site, à savoir la filière froide et non la totalité du site comme l'exigent les salariés.
A défaut de discours industriel, le Ministre affiche un discours simplement politique.
Comme le démontre le rapport Faure, rapport diligenté par ce même gouvernement, le site de Florange est viable, rentable et fiable. Pourquoi le ministre ne retient il alors que le pire scénario, celui de Mittal, en abandonnant la filière chaude et les hauts fourneaux ?
Qui peut croire qu'en ne gardant que la filière liquide, l'aciérie, la coulée continue ou l'agglomération sur le site de Florange, le projet industriel pourrait alors intéresser un repreneur ?
Les salariés de Florange et à travers eux la sidérurgie française, n'attendent pas un euro symbolique pour les sauver mais une volonté politique et industrielle forte pour un vrai redressement productif en maintenant l'intégralité du site de Florange et l'ensemble des emplois.
Face à l'ogre financier Mittal qui, depuis l'arrêt de Florange en a profité pour délocaliser et fait importer ses brames de Dunkerque, le gouvernement ne doit pas se contenter d'être un petit poucet avec un euro symbolique en poche. Il doit au contraire afficher la volonté de l'État de reprendre une vraie participation dans l'activité sidérurgique, moelle épinière de l'industrie française.
Communiqué du Parti communiste Français

Réquisition des logements vacants : l’amendement du front de gauche à l’Assemblée ouvre la voie à la réquisition des biens appartenant aux personnes morales

Communiqué du DAL
L’Assemblée Nationale a adopté, (source AFP), un amendement du Front de gauche cette nuit levant un des principaux blocages à la mise en œuvre de la procédure de réquisition, dîte “avec attributaires”, (Article L 642-1 et suite du Code la Construction et de l’habitation) car il “supprime la possibilité qu’ont actuellement les propriétaires de se soustraire à une réquisition en présentant un devis de travaux d’aménagement du logement” (article L642-10 du CCH).
Nous saluons cette modification qui ouvre, si elle est confirmée en commission paritaire, le champ à la réquisition d’immeubles vacants, pour loger les sans logis et les prioritaires de la loi DALO. La réduction de 18 à 12 mois de la durée de vacance ouvrant à une réquisition est également une mesure qui permettra d’en accroître le nombre.
L’amélioration de la procédure de réquisition “avec attributaire” est une  revendication du DAL depuis qu’elle avait été mise en chantier, en 1997. Il reste à vérifier si les amendements seront suffisants, mais ils traduisent une volonté du législateur de faire appliquer cette mesure, laissée en suspend depuis tant d’année face au scandale des logements vacants.
La  réquisition massive des logements et locaux vacants est nécessaire, car leur nombre n’a cessé d’augmenter  ces dernières années, passant selon l’INSEE de 2,05 millions à près de 2,39 millions, soit une hausse de près de 20%.
Le DAL Paris , qui a prévu cet après midi un petit rassemblement devant la Préfecture de région Ile de France, à partir de 15h, (Paris 15e, sortie du RER Bd Victor) pour le respect de la loi DALO, et du Droit à l’hébergement inconditionnel, demandera également aux Préfets de commencer à recenser les immeubles et biens vacants appartenant à des personnes morales, car le temps presse, les dispositifs d’hébergement sont saturés.
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Le TSCG, fossoyeur de la transition écologique

Des militants écologistes proches du Front de gauche prennent position contre la ratification du traité de stabilité budgétaire européen qui selon eux rendra impossibles toutes propositions et investissements publics en faveur d'une politique d'écologie sociale.


Pour nous, militant(es) écologistes, la transition écologique et sociale ne peut en aucun cas passer par l'austérité et la réduction des acquis sociaux, pas plus que la répartition des richesses ne peut attendre une improbable et destructrice croissance du PIB. Il y a urgence ! 

Comment mener la transition écologique et parvenir à 60% de réduction des gaz à effet de serre en 2040 en se contentant de « réguler » le marché européen des quotas carbone, en poursuivant les grands projets inutiles et imposés, ou en laissant les choix d’intérêt général aux mains des multinationales de l'agro-business, de l'eau et de l’énergie ? 

Une véritable politique d'écologie sociale a, au contraire, besoin d'une intervention publique déterminée et d'investissements forts, de services publics de l'eau, du rail et de l'énergie renforcés ! Or ces propositions  deviendraient impossibles à mettre en œuvre dans le cadre du TSCG qui impose la limitation des dépenses publiques.

Or, ces dépenses, dès lors qu'elles sont réalisées au nom de l'intérêt  général, devraient être considérées comme des investissements : parce  que nous n'avons pas de planète de rechange, la « solidarité » avec les générations futures réside en réalité dans des investissements publics forts au service de la bifurcation écologique de la société.

La relocalisation de l'activité, la reconversion industrielle, le maintien des emplois et la création de nouveaux, le plus grand gisement de « redressement productif » enfin, passe aujourd'hui par la transition énergétique et la révolution écologique de notre société. Elle est incompatible avec l'austérité qu'implique le TSCG.
Pour toutes ces raisons, nous, militant(es) écologistes, 
Appelons toutes celles et ceux qui comprennent l’extrême urgence de la transition écologique et sociale, à rejoindre la grande manifestation nationale du 30 septembre contre le TSCG à Paris
 et appelons l'ensemble des parlementaires français à voter contre cette  ratification.

jeudi 27 septembre 2012

3 millions de chômeurs : « rompre enfin avec la politique mise en œuvre par Sarkozy »

Le cap des 3 millions de chômeurs, constitue une alerte extrêmement grave. Et encore, ce chiffre  ne prend en compte que les personnes n'ayant pas du tout travaillé en France métropolitaine.
Au total, ce sont donc près de 5 millions de salariés privés d'emploi que compte notre pays aujourd'hui, DOM compris.

Ce désastre peut même tourner à la catastrophe si l'on ne rompt pas enfin et définitivement avec la politique mise en œuvre par Sarkozy. Avec la flexicurité et la recherche d'un « compromis historique » sur la baisse du coût du travail et le recul du droit du travail, comme le demande le MEDEF au lieu de sécuriser l'emploi et la formation et de faire reculer les coûts du capital (intérêts, dividendes...), on ne ferait qu'aggraver les difficultés de l'emploi, l'insuffisance des qualifications et la faiblesse de la croissance. Le TSCG, en condamnant à perpétuité les peuples à l'austérité, redoublerait en ce sens.
Les Français, le 6 mai dernier, n'ont pas voté pour cela.
De toute urgence, le gouvernement doit décréter un moratoire sur tous les plans sociaux pour la recherche de solutions alternatives s'appuyant sur les contre-propositions des salariés. Il doit pousser à l'adoption d'une loi sur l'interdiction des licenciements boursiers et accorder aux salariés des pouvoirs nouveaux pour réorienter les choix de gestion. Il s'agit de mobiliser autrement l'argent des entreprises, des banques, des fonds publics et réorienter la BCE pour une utilisation de la monnaie et du crédit favorisant la création, la sécurisation, la promotion de l'emploi, de la formation et des revenus du travail et de remplacement.
Communiqué du Parti Communiste Français

Austérité : pas question de se faire "traité" !

















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Les « Indignés » de retour à Madrid : j’étais dans la manif’

Les affrontements entre forces anti-émeutes et manifestants, mardi soir à Madrid, ont fait soixante blessés. Des milliers d’Espagnols s’étaient réunis devant le Congrès. Le mouvement, baptisé « Ocupa el Congreso » par les organisateurs et « 25-S » (pour 25 septembre) par les médias, protestait contre le gouvernement et les nouvelles mesures d’austérité. Audrey Dufour, en stage à Madrid, témoigne pour Rue89.
Je suis sortie de mon travail, dans le quartier de Retiro, vers 18h30. En remontant la rue qui menait chez moi, j’ai croisé des centaines de personnes qui partaient en sens inverse, pancartes à la main. Des hélicoptères tournaient dans le ciel.
J’habite à côté du Congreso [la Chambre des députés, ndlr], en plein centre-ville, ce qui me semblait être une bonne idée jusqu’à présent. Mais en avançant vers chez moi, je me suis rendu compte que le quartier était complètement barricadé. Toutes les rues menant à mon appartement étaient bloquées.
Des manifestants tabassés
J’ai marché pendant une trentaine de minutes pour essayer de contourner les barrières, sans y parvenir. Donc j’ai décidé de me rendre sur place. En chemin, les télévisions allumées dans les bars diffusaient en boucle des images de policiers tabassant des manifestants.
J’ai suivi le mouvement dans la rue. Les manifestants se dirigeaient vers le Congres. Il y avait des milliers de personnes partout, de la place de Puerta del Sol, celle qui a vu la naissance du mouvement des Indignados, à la fontaine de Neptune, à quelques pas du musée du Prado.
Au début, tout était calme. De nombreux manifestants se sont assis en face des policiers. Le mouvement paraissait plutôt pacifique. Et d’un coup, cela s’est embrasé.
Je ne sais pas comment les heurts ont commencé, mais j’ai vu les manifestants lancer des canettes de bière et des chaussures en direction des forces de l’ordre. Il y a eu une immense clameur dans la foule, qui a essayé de forcer le barrage des policiers pour accéder au Congreso. Les forces anti-émeute ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et il y a eu un mouvement de foule.
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mercredi 26 septembre 2012

Compétitivité: la vidéo qui remet les pendules à l'heure...


EP 10 - Compétitivité ? par CN-PCF

Les députés écologistes "ouverts" à la règle d'or

Un grand écart politique. C'est ce que s'apprêtent à réaliser les députés d'Europe-écologie-Les-Verts ces prochains jours. Leurs deux co-présidents du groupe, Barbara Pompili et François de Rugy, ont annoncé ce mardi que les parlementaires EELV voteront contre le Traité budgétaire européen, mais se disent "ouverts à un vote de la loi organique instaurant une règle d'or budgétaire.
"Ce n'est absolument pas un grand écart", tente de se justifier la co-présidente du groupe Europe Écologie-Les Verts (EELV) à l'Assemblée nationale, lors d'un point presse ce mardi matin. Sur le traité, "la position du groupe officielle est un vote contre". "Le traité, ça donne l'impression que la politique n'a plus de rôle. On ne veut pas s'enfermer dans un carcan qui nous dirait que les 3% sont l'objectif à tenir, on pense qu'on a des marges de manoeuvre et qu'on doit les utiliser."
Favorables à la réduction des déficits
La députée de la Somme explique pourtant que les députés d'EELV sont "ouverts" sur la loi organique, sur laquelle se penchera le Parlement après le nouveau traité européen, et qui instaure la Règle d'or et le contrôle strict de la limitation des déficits publics, conséquences directes du traité européen. "On peut avancer ensemble (avec les socialistes, ndlr) sur cette loi organique et avec les amendements et le débat aboutir à quelque chose de constructif."
"Nous participerons à ce processus et nous aurons un vote à la fin", assure François de Rugy qui fait valoir que cette loi "a une direction, la réduction des déficits et un meilleur suivi des finances publiques". "Et ça, a-t-il dit, nous, les écologistes, y avons toujours été favorables".
Calmer le jeu
Cette annonce d'un vote favorable à la loi organique permet aux parlementaires écologistes de calmer le jeu auprès de leurs homologues socialistes, remontés contre la décision le week-end dernier du conseil fédéral d'EELV de voter contre le traité européen. Les députés verts offrent aussi un répi à leurs deux ministres, Cécile Duflot et Pascal Canfin, dont la position au sein du gouvernement était des moins tenables.
Pour adoucir leurs contradictions, le co-président du groupe EELV à l'Assemblée, François de Rugy, a trouvé la parade. Il appelle à "un vote à l'Assemblée sur la réorientation de la construction européenne qui marquerait les changements entre la majorité actuelle et la majorité passée, ce que le vote sur le TSCG ne permet pas de marquer".

mardi 25 septembre 2012

Le 30 septembre, je manifeste....


Ce matin aux premières heures, une dizaines de militants du collectif « Non au Traité budgétaire européen » ont déployé des banderoles sur 3 ponts au-dessus de l’autoroute Crolles-Grenoble.
Les calicots « Non au Traité budgétaire européen », « Le budget de la France soumis à l’examen préalable de la commission Européenne : NON !» ou encore « Manifestons à Paris le 30 septembre » flottaient au-dessus des automobilistes.
Aujourd'hui, en France et partout en Europe, des convergences politiques, syndicales et associatives se forment pour refuser l'austérité. Une grande marche aura lieu à Paris le 30 septembre. C'est sur cette énergie qu'un président de gauche devrait s'appuyer et non pas sur un texte co-écrit par Sarkozy et Merkel.
Pour tout savoir sur les lieux, les horaires, les transports militants contacter les militants par l'intermédiaire du blog. 

Transports en commun gratuits : l'exemple d'Aubagne

La communauté d'agglomération du pays d'Aubagne et de l'Etoile a instauré la gratuité des transports publics pour tous depuis le 15 mai 2009, dans une visée écologique et sociale, et à la suite d'autres villes moyennes: Colomiers (près de Toulouse) pionnière dans les années 70, puis Compiègne (Oise), plus récemment, Vitré (Ille-et-Vilaine), Châteauroux et Issoudun (Indre), Mayenne (Mayenne), Gap (Hautes-Alpes), Bar-le-Duc (Meuse), Cluses (Haute-Savoie)…

La question des transports est un des problèmes importants de la communauté d’Aubagne avec 45% de personnes qui travaillent sur Marseille et l'étang de Berre. Plus de 330 000 déplacements, dont 70% en voitures, sont recensés chaque jour sur le territoire du Pays d’Aubagne et de l’Etoile.

Depuis le 15 mai 2009, les lignes régulières, les services scolaires et le transport à la demande sont gratuits pour tous et sur les 12 communes du Pays d’Aubagne et de l’Etoile: aucun justificatif n'est demandé lors de l'entrée dans les bus. Pour la municipalité, il s’agit, avec la gratuité des transports et la mise en place programmée d’un tramway, de créer une rupture avec tout ce qui existait précédemment et de modifier en profondeur les comportements des personnes. L’objectif est à la fois écologique en diminuant le trafic automobile, et donc la pollution liée entre autres au CO2, mais aussi social, en réduisant le budget transport des familles.
 

Les échanges avec la Communauté d'agglomération de Châteauroux dans l’Indre ont permis  de gagner beaucoup de temps pour élaborer le projet sur Aubagne, tout en évitant certaines erreurs . Châteauroux a en effet instauré depuis 2001 une gratuité totale des transports, doublant ainsi le nombre de voyage annuels en transports en commun. A Aubagne, au bout de seulement 6 mois, le système de comptage automatique des passagers attestait d’une hausse de 70% de voyageurs transportés en plus sur les lignes régulières.

Ce projet, intitulé "Liberté, égalité, gratuité", a été mis en place dans le cadre d'un travail important de concertation avec la population. 
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Et si la République célébrait enfin l’anniversaire de sa naissance ?

Michel Biard, Professeur à l’université de Rouen, président de la Société des études robespierristes.
Le 14 juillet 1789 est la date symbolique de la Révolution. Elle n’a pourtant rien à voir avec l’avènement de la République, qui eut lieu le 22 septembre 1792, quand la Convention nationale, chargée de rédiger une nouvelle constitution, abolit la royauté et instaura la République. Pourquoi un tel oubli ?
En ces premières années du XXIe siècle, de nombreux débats ont eu pour enjeux, réels ou prétendus, des questions liées à l’histoire, à tel point qu’un projet de Maison de l’histoire de France a même vu le jour sous le précédent quinquennat, tandis que diverses questions dites « mémorielles » agitaient la scène médiatique. Dans notre pays apparemment si soucieux de mémoire, aucune date ne marque dans le calendrier le jour de naissance de la République et aucune célébration officielle nationale ne rend hommage aux hommes qui abolirent la monarchie il y a deux cent vingt ans de cela. Pire, à l’exception des plus jeunes de nos concitoyen-ne-s, chacun-e se souvient que le bicentenaire de la Révolution française s’est pour l’essentiel concentré sur l’année 1989. Les lundi et mardi 21 et 22 septembre 1992, tous nos médias, toutes tendances politiques confondues, n’ont eu d’attention que pour les résultats du scrutin dominical tout juste connus… rien de moins que le référendum donnant une très courte majorité au « oui de la France à Maastricht » (titre du Monde, le 22). Difficile dans ces conditions de lutter pour celles et ceux qui, alors rassemblés à Paris à l’initiative du professeur Michel Vovelle, célébraient par un grand colloque international les deux cents ans de la République.
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lundi 24 septembre 2012

Le collectif "Non au Traité budgétaire européen" de nouveau sur le terrain


La campagne menée par le collectif Grésivaudan contre le traité budgétaire européen dit "Merkozy" (TSCG) que François Hollande s'apprête à faire ratifier par voie parlementaire au mépris de ses engagements de campagne, s’intensifie.
Plus que jamais déterminés à s’opposer à une régression démocratique, économique et sociale, plus que jamais décidés à exiger que parole soit rendue au Peuple, les militants ont de nouveau interpellé nos concitoyens en ce dimanche de Coupe Icare.
Il y a 7 ans, 55 % de Français ont voté contre le Traité Constitutionnel Européen ; le TSCG, c'est le TCE en pire, qui grave dans le marbre les politiques néolibérales austéritaires au service des marchés. Sur le rond-point de la Croix des Ayes ce matin  à Crolles, les camarades ont diffusé des centaines de tracts pour décrypter les effets de ce projet de loi et convaincre la population de se mobiliser.
La manifestation parisienne du 30 septembre pour s’opposer au TSCG et exiger un référendum sera le point d'orgue de la campagne nationale contre ce nouveau traité européen. La mobilisation s'amplifie dans tout le pays. Des signataires se rajoutent régulièrement à l'appel initial (consulter la liste en cliquant ici). Des venues en car et/ou train organisées pour monter à Paris sont déjà remontées de 40 départements et même de la Belgique!
N’hésitez pas à contacter les militants de la section Grésivaudan du PCF par l’intermédiaire du blog !

Le conseil d'EELV se prononce contre la ratification du traité européen

A une large majorité, le Conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts a voté contre la ratification du traité budgétaire européen. Le conseil recommande ainsi aux parlementaires écologistes de voter en conséquence début octobre lors de l’examen du texte à l’Assemblée.
La motion se prononçant contre cette ratification a été adoptée à une large majorité, par 77 voix contre 24 et huit votes blancs. Pour le conseil fédéral, une "lecture stricte" du traité "ne répondra pas durablement aux crises auxquelles est aujourd'hui confrontée l'Union européenne et constitue un obstacle à la transition écologique". Il souhaite aussi que l'objectif de réduction du déficit budgétaire à 3% du PIB en 2013, fixé par le gouvernement, "soit différé" dans la préparation du budget pour l'année prochaine. La motion publiée par le conseil recommande enfin "aux parlementaires écologistes de soutenir ces positions lors des débats et des votes au Parlement", et exprime son soutien aux "mouvements sociaux européens de lutte contre l'austérité".
Eva Joly : "La seule solution possible à ce traité, c'est de voter non"
Si chaque parlementaire d’EELV garde la liberté de son choix au moment du vote au Parlement, difficile d’imaginer qu’en majorité, ils ne suivront pas l’avis du Conseil National. "Ils sont grands. Ils savent ce que le parti vote (...) et j'ose espérer qu'ils intégreront ce que le parti leur dit comme l'un des éléments de réflexion. Mais je suis prêt à considérer que ce n'est pas le seul", explique le secrétaire national de EELV, Pascal Durand.
EELV compte 17 députés à l'Assemblée nationale et12 représentants au Sénat. Jean-Vincent Placé, le président du groupe au Sénat, a souhaité pour sa part que les "parlementaires suivent la position du mouvement". Eva Joly, partisane du « Non » a pourtant indiqué qu'elle ne participerait pas à la manifestation du 30 septembre à Paris organisée par associations, syndicats et partis de gauche contre l'austérité et le traité européen.
Salutations du Parti de gauche
Dans un communiqué, le Parti de gauche salue la décision d'EELV et réinvite ses membres à manifester le 30 septembre :"Cet acte important, qui intervient après l’engagement de plusieurs parlementaires socialistes dans le même sens, montre que le refus du TSCG est majoritaire à gauche. François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent l’entendre. Ils ne doivent pas s’allier avec la droite pour faire passer en force un texte qui doit être soumis par référendum à tous les citoyens. Nous invitons EE-LV à se joindre, le 30 septembre, à la manifestation unitaire "Une Europe solidaire et contre le traité d’austérité", à laquelle appellent déjà plus de 50 organisations politiques et syndicales."

dimanche 23 septembre 2012

Ils ont manifesté à Crolles contre le traité budgétaire européen

Vendredi en fin d’après-midi, les membres de la section du Grésivaudan du Parti communiste ont organisé une manifestation à Crolles, devant la permanence du député-maire François Brottes.
Des militants de la CGT, d’Attac Grésivaudan et des représentants de différents mouvements sociaux se sont joints à eux pour dire non à la ratification du traité budgétaire européen.
Quadrillant les entrées de la ville, les manifestants ont distribué aux automobilistes des tracts dénonçant « la perpétuité de nouvelles mesures d’austérité ».
Le député-maire de Crolles leur a promis un rendez-vous la semaine prochaine. En attendant, les manifestants ont déjà programmé plusieurs réunions publiques, dont la prochaine, qui se tiendra demain, lundi 24 septembre, à 20 h 30, à la salle Veyton d’Allevard.
 Le DL du 21/09/2012

samedi 22 septembre 2012

Crolles : Non au Traité budgétaire européen



Une trentaine de militants du collectif  " Non au Traité budgétaire européen" ont occupé le rond -point du Rafour de Crolles à quelques mètres de la permanence du député François Brottes. La manifestation avait plusieurs objectifs.
Tout d’abord interpeller le dépositaire de la souveraineté populaire et nationale sur le déni de démocratie que constituent les mesures contenues dans ce Traité avec la mise sous tutelle de la politique budgétaire et économique du pays. En effet cette prérogative des parlementaires sera placée sous le contrôle de la commission européenne et d’un aréopage d’experts à la légitimité douteuse.
Réaffirmer ensuite la stupidité économique d’une camisole austéritaire qui enfonce les peuples européens dans une spirale dépressive dont l’augmentation des inégalités sociales, du chômage, de la précarité et de la pauvreté sont les premiers effets.
En conséquence, demander au représentant du peuple français de refuser la ratification de ce Traité et d’appuyer une motion référendaire demandant la consultation du peuple sur ce sujet.
Le deuxième objectif était de sensibiliser et d’informer la population sur la préparation de ce véritable coup d’Etat à froid. 2500 tracts furent distribués à des automobilistes compréhensifs et attentifs à notre action militante.
Enfin la nécessité d’une mobilisation forte pour la manifestation unitaire du 30 septembre à Paris a été largement exprimée et les détails de son organisation diffusés. 
Pour celles et ceux qui souhaitent se rendre à Paris ce jour-là, un TGV est prévu au départ de Grenoble ainsi qu’un car de Chambéry.
Contacter les militants communistes du Grésivaudan par l’intermédiaire du blog pour toute information.

Gaz de schiste : « une exploitation impensable, une exploration à stopper ! »

L’exploitation et l’exploration des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique de la roche mère est un non sens, tant les risques avérés sur la santé publique et les dégâts environnementaux sont grands. Les tristes exemples des États-Unis ou de la Pologne sont là pour nous le montrer.
Le PCF soutient les luttes engagées par les associations, les élus et militants locaux contre les gaz de schiste que cela soit dans le Gard, la Seine et Marne ou encore en Ardèche, au travers du combat de Claude Pradal, maire PCF de Villeneuve-de-Berg.
François Hollande, lors de la conférence environnementale, a annoncé le rejet de sept demandes de permis d’exploration, utilisant la fracturation hydraulique. Cette démarche est positive. Mais des permis, attribués par le précédent gouvernement, restent à ce jour valable, car les sociétés qui les ont demandés ont pris la précaution de ne pas préciser la méthode d’exploration qu’elles comptent utiliser. Pour le moment, aucun spécialiste ne connait une autre technique qui permette de préserver la roche mère et de ne pas polluer les nappes phréatiques. Le marché capitaliste et les sociétés pétrolières et gazières sont prêts à tout dès lors qu’il s’agit de générer davantage de profits. Nous demandons l’arrêt de tous les permis d’exploration.
Une exploitation impensable, une exploration à stopper ! Le PCF réaffirme son opposition à l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Les risques sanitaires et les dégâts environnementaux qu’ils provoquent vont à l’encontre de l’idée défendue par les communistes d’un développement humain durable. L’avenir énergétique de la France ne passera pas par l’exploitation de davantage d’énergie carbonée, mais par la planification écologique de notre économie et la recherche de sources d’énergie non émettrice de CO2.
Communiqué du Parti communiste Français

vendredi 21 septembre 2012

« Notre non au traité austéritaire »

J-10 avant la manifestation unitaire contre le Pacte budgétaire. "Le traité renforcera le chômage", "Sur cette question, c'est au peuple de se prononcer", "Les femmes précaires, premières victimes de l'austérité"... Dix personalités du monde politique, associatif et syndical expliquent leur position sur le pacte budgétaire européen.
  • Cécile Cukierman, sénatrice PCF de la Loire : «Il n’y a que le peuple qui peut décider de son avenir»
« Ce traité organise la mise sous tutelle du Parlement et donc de la démocratie, du choix des peuples. Nous nous sentons dessaisis. Mais ce n’est pas un caprice de parlementaire : nous sommes l’expression de la démocratie, et si nous sommes dessaisis, c’est donc la démocratie qui est dessaisie de l’avenir du pays. En 2005, le peuple s’était déjà exprimé contre un traité européen, donc nous demandons que celui-ci soit lui aussi soumis au référendum. Ce sont des questions importantes : ce traité va servir à justifier l’austérité pendant des années. Il n’y a que le peuple qui peut décider de ce que sera ou ne sera pas son avenir, certainement pas la Commission européenne. Dans mon département, la Loire, je vois beaucoup d’élus, pas forcément engagés dans des partis politiques mais progressistes, nous interpeller. Au-delà du Front de gauche et des parlementaires socialistes et écologistes qui voteront contre ce texte, je vois l’opposition au pacte budgétaire s’élargir petit à petit à l’ensemble des forces progressistes du pays. »
  • Karima Delli, députée européenne 
Europe Écologie-les Verts (EELV) : «C’est maintenant 
qu’il faut changer de cap»
« Le rejet de l’Europe tel qu’il apparaît dans les sondages est une conséquence de la politique Merkel-Sarkozy menée depuis 2008. Il y a, pour François Hollande, une occasion d’inverser la tendance et ne pas encourager le repli sur soi. Il ne la saisit pas en défendant le TSCG, qui serait un véritable délitement économique, entraînerait un accroissement de la récession, et aiguise le risque du repli nationaliste. Il faut s’engager dans une autre voie, et à mes yeux cette voie ne peut être qu’un saut fédéral. C’est maintenant qu’il faut changer de cap, qu’il faut avancer des propositions concrètes pour, par exemple, remettre à plat le rôle de la BCE pour la transformer en un véritable Trésor européen, constituer un bouclier social, avancer sur la transition écologique. Et surtout réconcilier les citoyens avec l’Europe, relancer le rêve européen. Le tout sous contrôle démocratique, celui du Parlement européen et des Parlements nationaux sur la Commission européenne. L’Europe doit disposer d’un vrai budget, alimenté par exemple par des taxes environnementales ou sur les transactions financières. C’est à ces conditions que l’on peut réinventer une Europe plus solidaire, une Europe des peuples. »
  • Christophe Ramaux, membre du collectif 
des Économistes atterrés : «L’austérité plonge les pays dans la récession»
« Le creusement de la dette publique, ces trente dernières années, n’est pas dû à un excès de dépense, puisque l’on a fait au cours de cette période plutôt de l’austérité budgétaire. Si la dette passe de 25 % du PIB en 1982 à 65 % en 2007 et plus de 90 % aujourd’hui, c’est parce que les politiques budgétaires et salariales étouffent l’activité et diminuent les recettes fiscales. Si ces recettes diminuent, c’est d’abord en raison de politiques contre la croissance, ensuite en raison des cadeaux fiscaux aux plus riches, dans une véritable contre-révolution fiscale. Avec le TSCG, les règles budgétaires connaîtront un durcissement inédit. Le simple calcul du déficit structurel, la « mauvaise graisse » qu’il faudrait limiter à 0,5 %, est une notion libérale qui prête à polémique depuis des lustres. 2007 marque la faillite du libéralisme. Deux ans plus tard, les néolibéraux réussissent le hold-up intellectuel de prendre prétexte de l’une des conséquences de la crise – la dette publique – pour réclamer d’aller plus loin dans l’application de modèles qui ont failli. La preuve : mois après mois depuis le début 2012, dans les pays soumis à des cures d’austérité d’une violence inouïe, Grèce, Portugal, Italie et Espagne, le déficit est plus important qu’en 2011. Faute d’activité, l’austérité plonge les pays dans la récession. »
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