Appel

mercredi 5 décembre 2012

CATERPILLAR DEGRAISSE A NOUVEAU !

Trois ans après le licenciement de 600 salariés sur le site Isèrois et un accord de flexibilité signé sous le chantage de 133 licenciements supplémentaires, le constructeur d'engins de travaux public Caterpillar France SAS annonce un plan de restructuration des services techniques et administratif afin de réduire le volume de personnel indirect de 200 personnes.

"COMMUNIQUE DE LA CGT CATERPILLAR
Grenoble, le 30 novembre 2012


En effet, lors de la réunion plénière du comité d'entreprise du 29 novembre 2012, Eric Lépine, Directeur Général de Caterpillar France, a présenté les résultats d'une analyse faite par le cabinet de conseil en stratégie d'entreprise Booz&Compagny, spécialisé dans les fusions-acquisitions, et responsable d'un rapport sur la restructuration des chemins de fer en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) concernant la suppression de 4500 postes.

Cette analyse effectuée par Booz pour le compte de Caterpillar, dans le but de rendre le site « plus compétitif » vis à vis de la concurrence interne et externe concerne un certain nombre de mesures visant à apporter un gain de compétitivité total de 17% (notamment sur la gamme des tracteurs) et mettant en avant le changement de fournisseurs de composants et sous-ensembles vers les pays de l'Est à bas coûts, des modifications de design des machines, la baisse du nombre de salariés indirects et la transformation des lignes d'assemblages dans l'esprit Lean. L'objectif est de réaliser un gain de 2000$ par machine en alignant le niveau de personnel sur les usines comparées.

Lors de cette présentation, la direction a informé les élus du comité d’entreprise sur son intention de faire travailler, dès la première semaine de décembre, le cabinet Booz avec les responsables de départements pour établir une cartographie des postes qui pourraient être supprimés et organiser la restructuration.

Pour la CGT, la direction manque de transparence car a aucun moment elle n'a démontré, chiffre à l'appui, le bien fondé de ce qu'avance le cabinet Booz, ni n'a communiqué la moindre information sur la réalité des profits réalisés par machine, des prix de revient et des prix de vente. Nous contestons également la légitimité de cette expertise basée sur des comparaisons entre usine et ne partant pas des réels besoins de l'entreprise. Si l'organisation du travail dans l'entreprise doit être revue pour améliorer les performances du site, celle-ci ne doit pas se faire sur le dos des salariés qui contribue à la création de richesses.

Pour la CGT, il s'agit ni plus ni moins des mêmes logiques financières que celles appliquées par le groupe avec la fermeture d'Electro-Motive au Canada, la compression des salaires au USA, ou encore dernièrement en Australie avec le transfert de certaines activités et les licenciements les accompagnants. La consigne de la direction locale étant de contribuer a engranger encore plus de profits pour garantir les objectifs de rentabilité de l'action fixés par le groupe, nous dénonçons ces pratiques qui sont largement reprises par les grands groupes (Renault, Michelin, etc...) et dont la patronne du MEDEF, Laurence Parisot, souhaite l'inscription de ces effets pervers dans le code du travail.

A ce jour, la direction a démenti toute perspective de plan social lié à l'aspect conjoncturel dans l'immédiat, mais ne s'interdit pas d'avoir la réflexion sur le plan structurel pour sortir des effectifs indirects les «200 collaborateurs de trop». On peut donc légitimement se poser la question de comment elle compte s'y prendre pour éviter des drames humains (licenciement, perte de salaire, dépression, changement de poste,...) et émettre de sérieux doutes sur ce rendu d'expertise qui compare des entités entre elles sans partir du besoin réel de l'entreprise.

Alors, non content d'avoir licencié 600 personnes en juin 2009, non content de mettre un terme aux 400 contrats CDD et intérimaire, non content de profiter de l'argent public pour le chômage partiel, la direction s'attaque désormais à la purge des services !

Il est donc évident que ce type d'agissement n'améliorera pas le niveau de confiance que placent les salariés dans leur entreprise et dans leur avenir !

La CGT, à vos côtés, s'opposera à toute solution radicale visant de nouvelles suppressions de postes dans l'entreprise. Nous vous tiendrons informé de l'évolution de la situation."

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