Appel

jeudi 20 décembre 2012

"La MAP ne ressemble que trop à la RGPP"

Lors d’un comité interministériel, le 18 décembre, le gouvernement a lancé une évaluation de l’action publique avec, pour objectif essentiel, une réduction draconienne des dépenses.
Dans une interview à l’Humanité du 19 décembre, Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’UGFF CGT explique que "sur beaucoup de points, la modernisation de l’action publique ne ressemble que trop à la RGPP".
Pour JM Canon, "le premier ministre annonce des mesures non négociées alors que nous sommes en pleine consultations sur la fonction publique. La logique politique est de même inspiration que celles de la RGPP. Les mesures qui n’étaient pas acceptables sous la droite, ne le sont pas plus sous la gauche. Le gouvernement reste emprisonné dans le dogme de l’austérité, en disant qu’il faut diminuer la dépense publique pour résorber la dette, mais que, comme dans le même temps on augmente les aides au patronat sans contreparties, il faut d’autant plus amputer des dépenses publiques qui sont, elles, d’intérêt général. Je constate simplement qu’en 2014, les aides publiques au patronat représenteront 31 % des dépenses publiques. Aucun pays de l’OCDE n’atteint ce niveau".
Concernant l’idées d’évaluer 40 politiques publiques dès janviers 2013, il estime que "contrairement à ce qu’on pense, la fonction publique vit en permanences sous les audits et les évaluations depuis des décennies. On ne voit pas quelle est la place des organisations syndicales là dedans. Il y a des urgences auxquelles le gouvernement devrait réagir sans évaluation pour répondre aux attentes des fonctionnaires et des citoyens, au lieu de leur faire payer la crise".
JM Canon affirme qu’il faut "un moratoire immédiat sur les suppressions de postes et une évaluation des besoins en emplois dans les 3 fonctions publiques. En termes de salaires, on est dans une situation sans précédent depuis la Libération : plus d’un million d’agents sont au-dessous du SMIC. L’instauration d’un jour de carence dans la fonction publique devrait être abrogée. Il faut redonner des crédits aux secteurs utiles à la population, au lieu de faire des cadeaux au patronat qui vont alimenter des dividendes juteux".

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