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jeudi 31 janvier 2013

Communisme pour changer le monde

Discours de Pierre Laurent lors du meeting "Communisme pour changer le monde" le 26 janvier 2013 à Bordeaux. Dernière initiative nationale de préparation du 36e congrès du PCF.
 
Chers amis, chers camarades,
« Communisme pour changer le monde », notre meeting porte un titre ambitieux, pourquoi cette ambition ?
Oui, pourquoi ce choix à dix jours d'un Congrès de notre Parti qui aura tant d'urgences politiques à traiter, tant d'actualités sur lesquelles se prononcer ? S'agirait-il d'un rituel qui nous oblige à « honorer » le communisme à quelques jours de notre congrès ? S'agirait-il d'une lubie totalement déconnectée des réalités immédiates ?
Non, sûrement pas. Ce thème est un choix assumé, parce que, comme je l'ai dit en lançant les initiatives préparatoires à notre Congrès, nous avons la responsabilité, et nous sommes engagés dans cette voie, d'ouvrir la voie à un communisme de nouvelle génération, une pensée et une action profondément renouvelées pour construire les chemins inédits de l'émancipation humaine au XXIe siècle.
Notre meeting de cet après-midi achève la série d'initiatives publiques que nous avons organisées dans le cadre de la préparation de notre 36e Congrès. Chaque événement a été un moment, public, d'approfondissement de notre débat de Congrès.
Le 10 novembre, nous avons réuni plusieurs centaines de nouveaux adhérents du parti, de tous âges et de tous milieux, pour échanger à bâtons rompus sur le sens de notre engagement, le sens de leur engagement aujourd'hui au Parti communiste, et les ambitions que nous avons pour le développement de notre parti, pour le développement du Front de gauche, pour la France, pour l'Europe dans un monde que nous voulons de paix, de progrès partagé et de solidarité. Ce rendez-vous, je dois le dire, nous a – toutes et tous – remplis de fierté et de bonheur. Je le dis sans modestie pour cette nouvelle « génération » que nous formons ensemble : il y a beaucoup d'énergie, de fraternité, de pertinence et d'audace en nous.
Cette première initiative a été suivie, le 24 novembre à Lille, d'une journée de tables-rondes pour la relance urgence et la transformation profonde de la France. Nous y avons souligné combien – pour donner de nouvelles bases productives à la France, des bases durables, capables de nous projeter dans ce XXIe siècle – industrie et écologie sont désormais solidaires, et combien c'est ce dont la France a besoin pour son développement et pour contribuer au co-développement en Europe et dans le monde.
Le 15 décembre à Marseille, à l'issue d'une journée d'échange sur le thème de la République, j'ai souligné – pardonnez-moi de me citer – combien dans ce monde, dans cette société où chacun est renvoyé à lui-même, au sentiment d'impuissance et d'insécurité, où les dominations, les humiliations, les spoliations s'additionnent pour entraver l'humanité entière ; oui, combien la refondation démocratique de la République, la reconquête citoyenne de tous les pouvoirs est devenue une clé de la transformation de la France, de l'Europe et du monde.
Oui, nous avons tiré, en posant ces jalons, un fil conducteur qui place la force du partage au coeur de notre projet transformateur. « Ce que nous nommons communisme, dit le texte de notre Congrès, c'est bien l'incessant mouvement démocratique d'appropriation citoyenne et de partage, par toutes et tous, de tous les avoirs, autrement dit les richesses, de tous les avoirs, de tous les pouvoirs, qui enverra peu à peu l'ancien régime du capitalisme aux oubliettes et fera grandir l'humain partout et dans l'humanité tout entière. »

Le Front de gauche vers une structuration «pérenne, à la fois ouverte et souple»

Le Front de gauche a précisé lundi ses formes d’organisation du local au national, dans un document portant sur son fonctionnement, en vue des échéances électorales de 2014.
Des cadres» et des «instances» pour se «coordonner», «prendre des décisions» et les «mettre en application». Les composantes du Front de gauche proposent de se doter de « formes d’organisation pérennes à la fois ouvertes, souples », complétant les structures permanentes déjà créées « pour permettre davantage d’implication citoyenne ».
Hier, simultanément au texte sur la stratégie du Front de gauche, un second document (à consulter ci-dessous) a été rendu public sur son « fonctionnement » et son « développement ». Car « si le Front de gauche n’est pas un parti, ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement, d’une force politique qui se veut l’outil d’une dynamique populaire », explique le texte. Tout en se proposant de « poursuivre » les « trois exigences » qui ont jusque-là présidé au « développement du Front de gauche » (une « orientation stratégique (…) décidée et acceptée par toutes les composantes », des méthodes « souples et non contraignantes » et la prise d’« initiatives communes »), le document passe en revue les différents outils organisationnels du rassemblement, en proposant de les faire évoluer.
Tout développer
Ainsi des assemblées citoyennes, « essentielles » au « développement et (à) l’élargissement du Front de gauche » et qui sont « à la fois des lieux de discussion, d’élaboration et d’action ». « C’est à partir de leur développement que l’on pourra multiplier l’implication citoyenne », souligne le texte, qui appelle à les « développer partout : dans les localités, les lieux de travail », sans privilégier « aucune forme », associative ou autre.
Le développement des « fronts thématiques » locaux est également encouragé comme autant de lieux « d’élaboration programmatique » et « d’actions » pour « élargir le Front de gauche ». Quant au Front des luttes, outil « d’intervention du Front de gauche au service des salariés », il est doté d’« un rôle consultatif et propositionnel ».
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mercredi 30 janvier 2013

Le Front de gauche veut proposer un nouveau texte contre les licenciements boursiers

En écho à la mobilisation ce mardi des salariés d’entreprises en conflit fédérés par les Licenci’elles, les parlementaires du Front de gauche ont annoncé leur intention de déposer une proposition de loi "interdisant non seulement les licenciements boursiers mais aussi ceux fondés sur des motifs économiques qui n'en sont pas".
"Cette proposition de loi constituera le fondement de nos interventions contre l'accord sur l'emploi signé entre le patronat et trois syndicats minoritaires", lorsque le Parlement sera appelé à transposer l'accord dans la législation sociale. "Nous sommes déterminés à combattre ce projet", a souligné André Chassaigne, le président du groupe parlementaire. Il a établi un lien entre cet accord et "le comportement organisé par la direction de PSA à Aulnay qui pourrait rappeler une époque où les directions faisaient appel à des nervis pour mater les mouvements sociaux". "Dans les deux cas, ce sont des pouvoirs nouveaux qu'on veut donner au patronat et des droits sociaux qu'on veut amoindrir".
La proposition de loi du Front de gauche stipulera que "les propositions alternatives des syndicats devront être étudiées avant toute annonce de plan social, et que le juge d'instance puisse être saisi par les syndicats dès l'annonce d'un plan social".
Cette annonce d’André Chassaigne arrive en appui de la manifestation de salariés en lutte.  Ils sont plusieurs centaines, des Sanofi, Goodyear, PSA et tant d’autres, à être passés par les Champs Elysées, en soutien aux travailleurs de Virgin, avant de défiler du ministère du Travail à l’Assemblée nationale pour réclamer une telle loi. Venu apporter son soutien, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a prôné une "convergence de tous ces mouvements pour exiger une loi contre les licenciements boursiers".

Scandale : ArcelorMittal engrange des millions d’euros de profits grâce à la fermeture de Florange

Par Sophie Chapelle
Pendant que les métallos de Florange se démènent pour sauver leur emploi et que l’Etat indemnise leurs périodes de chômage partiel, ArcelorMittal engrange des profits grâce à l’arrêt de ses hauts-fourneaux lorrains. Leur fermeture définitive pourrait rapporter 19 millions d’euros en 2013. Tel est le miracle permis par le « capitalisme vert » et la vente de droits à polluer sur les marchés carbone. Explications.
lls se sont enchaînés aux grilles d’une fenêtre de Matignon le 24 janvier aux aurores. Avant d’être délogés manu militari. Les salariés d’Arcelor Mittal du site de Florange en Lorraine refusent de tirer leur révérence. Ils ont remis aux conseillers de François Hollande une pétition de 31 000 signatures pour la nationalisation du site industriel mosellan. Ils ne croient pas au projet d’accord [1] signé le 30 novembre entre l’État français et ArcelorMittal, dans lequel le géant mondial de l’acier s’engage à réaliser un montant minimum d’investissements de 180 millions d’euros d’ici fin 2017. L’arrêt définitif des hauts-fourneaux est toujours prévu en mars 2013. Il entraînera la suppression de 1 500 emplois, sous-traitants compris. Mais rapportera des millions d’euros à ArcelorMittal grâce aux miracles du « capitalisme vert ».
Des droits à polluer très rentables pour ArcelorMittal
Car Florange fait partie des quelques 10 000 sites industriels européens qui ont été intégrés au système d’échange de quotas d’émissions de CO2 mis en place en 2005. Comment cela fonctionne-t-il ? Les gouvernements allouent à chacun de ces sites un quota d’émissions de CO2. Pour le site de Florange, il est de 4 millions de tonnes de CO2 par an. En fin d’année, si le site industriel le dépasse, il doit acheter des « droits à polluer » sur le marché carbone pour compenser ses émissions. S’il n’utilise pas tout son quota, il peut engranger et accumuler ses permis d’émissions pour ensuite les revendre à des entreprises qui ont dépassé leurs propres quotas (lire également : les marchés carbone, ou comment gagner des millions grâce à la pollution).
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lundi 28 janvier 2013

Fondation Copernic : un accord "donnant-perdant" pour les salariés : l’ANI décrypté

Rarement un accord national interprofessionnel (ANI) aura entériné autant de reculs pour les salarié-e-s que celui conclu le 11 janvier 2013 entre le patronat et trois syndicats. La Fondation Copernic met à la disposition de tou-te-s un décryptage complet du texte de l’accord (ci-dessous) et lance avec Attac un appel à la mobilisation.
SYNTHESE
Les « nouveaux droits » qui figurent dans l’accord sont, en effet, de portée très limitée, tandis que des revendications patronales de grande portée sont satisfaites. Quels sont donc ces nouveaux « droits » ? La fameuse majoration de cotisation (incorrectement nommée « taxation ») des contrats à durée déterminée (CDD) courts est limitée : + 0,5 à + 3 points en fonction des types ou des durées de contrat, de moins d’un mois à trois mois. Elle peut aisément être contournée : en allongeant la durée des contrats les plus courts au-delà des seuils de majoration ; en recourant au CDD plus fréquemment pour le remplacement d’un salarié absent (pas de majoration) que pour un accroissement temporaire d’activité (majoration) ou en remplaçant les CDD par des contrats d’intérim, qui peuvent être conclus pour les mêmes motifs que les CDD et qui ne feront pas l’objet de majoration. Difficile de croire, par conséquent, à l’efficacité de cette mesure. Le coût de ce dispositif est estimé à 110 millions d’euros pour le patronat, mais il obtient en compensation une réduction de cotisations sociales de 155 millions d’euros pour les embauches en CDI de jeunes de moins de 26 ans.
On pourrait faire la même démonstration sur la quasi-totalité des conquêtes de papier de l’accord. Les droits rechargeables pour les chômeurs ? La discussion concrète se fera avec la renégociation de la convention UNEDIC, sans « aggraver le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage ». Traduction : ce qui sera donné à certains chômeurs sera enlevé à d’autres. La couverture santé complémentaire généralisée ? Elle est renvoyée à la négociation de branche, et en cas d’échec, ce n’est qu’en 2016 que toutes les entreprises seraient tenues d’assurer la couverture d’un « panier de soins » limité, le tout financé à moitié par les salarié-e-s.
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Goodyear: « le gouvernement ne peut rester l'arme au pied »

Depuis 6 ans, les salariés de Goodyear sont mobilisés pour maintenir les emplois et leur site de production, dans le département de la Somme qui compte 12% de chômeurs, 3 points de plus qu’au niveau national. Aujourd’hui, le groupe américain riche de plus de 50 sites dans le monde a pour objectif de délocaliser sa production de pneus pour suivre les constructeurs automobiles, comme Renault et répondre à l’appétit de ses actionnaires. Il risque d’annoncer le 31 janvier, lors du CCE la fermeture du site d’Amiens Nord.
Ce groupe américain, tout en continuant à verser des dividendes à ses actionnaires, s’apprête à jeter 1250 salariés et leur famille dans le chômage et la précarité de vie, au nom de la compétitivité et en toute impunité. C’est honteux et inacceptable !
Les plans sociaux, délocalisations, fermetures frappent toutes les industries avec leurs conséquences sur les PME TPE, sans réelle réaction du gouvernement qui reste l'arme au pied.
Comme l’exigent les parlementaires communistes et Front de Gauche, il est urgent que l’Etat prenne la mesure de la dureté de l’attaque des grands groupes financiers comme Mittal, Butler, Unilever et maintenant Goodyear contre les emplois industriels et fasse voter des lois contre les licenciements boursiers.
Le PCF apporte toute sa solidarité aux salariés de Goodyear et soutient leur rassemblement à
Paris le 29 janvier.
Communiqué du PCF

Rythmes scolaires : cette réforme va déstabiliser l’école et aggraver les inégalités territoriales

Par Gérard Le Cam 
La réforme des rythmes scolaires fait l’objet d’oppositions massives : grève des enseignants du primaire, rejet des instances consultatives et opposition de nombreux maires.
Les rythmes peuvent être un élément permettant la réussite des élèves, mais seuls, ils ne peuvent lutter contre l’échec scolaire.
La réforme, telle qu’elle est prévue ne fera que déstabiliser l’école : elle manque de clarté sur ses visées et ses modalités d’application. Quant aux délais de mise en œuvre par les communes le mois supplémentaire accordé hier ne change rien : ils sont trop courts.
Ce débat a perdu de vue sa visée éducative pour se trouver arbitré et enfermé à l’aune des capacités financières des communes qui ont la charge de sa mise en œuvre.
Le rôle du scolaire et du péri-scolaire n’est pas précisé. Des activités pédagogiques pourront être mises en place, mais le gouvernement ne dit pas au service de quel projet éducatif. Sa faible durée, 30 à 45 mn, en réduit la portée et pose la question du personnel encadrant. Et ce n’est certainement pas en assouplissant les normes d’encadrements, piste actuellement privilégiée, qu’un projet de qualité pourra être porté. Au contraire, cela nuit à la sécurité des enfants.
Sans périmètre précis, cette réforme va aggraver les inégalités territoriales face au service public de l’éducation nationale, que la droite a amplifié depuis 10 ans. Car si le coût de la réforme n’est pas précisément évalué, on sait qu’il sera trop important pour que les communes les plus pauvres puissent y faire face.
Comment pourront-elles prendre en charge ces nouvelles activités pédagogiques périscolaires ? Comment pourront-elles faire face à l’augmentation de la demande de transport scolaire, de cantine et de centre de loisirs découlant de la scolarité du mercredi matin ?
Vous répondez, Monsieur le ministre, par une dotation exceptionnelle de 250 millions d’euros dont le montant, largement insuffisant, sert davantage de moyen de pression pour une mise en œuvre rapide que de compensation des coûts. Cette aide n’est d’ailleurs attribuée qu’aux seules communes mettant en œuvre la réforme dès 2013, comme si l’augmentation des dépenses étaient liées à la seule mise en place de la réforme et n’étaient pas pérennes.
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« La compétitivité des entreprises passe par le renforcement du pouvoir des salariés »

Par Ivan du Roy
Que signifie vraiment être compétitif pour une entreprise ? Est-ce réduire les coûts à tout prix, quitte à détruire les compétences des salariés et à étouffer toute créativité ? Pour François Daniellou, professeur d’ergonomie à l’École nationale supérieure de cognitique, la compétitivité des entreprises françaises passe au contraire par une démocratisation du travail et un renforcement du pouvoir des salariés, les mieux à même de définir « ce qui fait la performance de leur activité ». Une démocratisation dont le patronat ne veut pas.

Basta ! : « La crise sert à tester jusqu’où on peut aller dans la flexibilité », alertiez-vous il y a quatre ans. Quel bilan dressez-vous aujourd’hui ?
François Daniellou [1] : Il existe une flexibilité visible : le chômage partiel, les grands plans de licenciements ou de suppressions d’emplois dans l’industrie. Et une flexibilité quasiment invisible : la sous-traitance en cascade dans le BTP, le recours à des salariés, notamment étrangers, dans des conditions extravagantes. Le niveau d’inventivité de formes d’emplois de plus en plus précaires est sans limite ! En tant qu’ergonome, quand j’accompagne un inspecteur du travail, j’ai l’impression de visiter les soutes de la République. Dans une agence d’intérim, un inspecteur a même découvert un logiciel d’optimisation des fraudes. La crise a bien été l’occasion de perfectionner sans arrêt la précarité de l’emploi.
Comment renverser le discours dominant qui présente le travail essentiellement comme un coût, comme une charge pour les entreprises ?
Si on paie un ouvrier, cela veut bien dire que l’on a besoin de son intelligence, sinon le poste serait automatisé. Si c’est juste faire ce qui est prévu, il n’y a pas besoin d’un travailleur. Ce qui fait la compétitivité des entreprises, c’est la compétence des salariés. Dans toute situation de travail, des choses ont été prévues par l’organisation et le management, d’autres non. Si les travailleurs faisaient seulement ce qu’on leur demande, rien ne sortirait des ateliers ou des bureaux. Cela s’appelle la grève du zèle. Pour pallier l’imprévu, les travailleurs déploient leur intelligence. Or, dans la majorité des entreprises françaises, les travailleurs sont obligés de se battre contre l’organisation pour compenser ce qui n’a pas été prévu. Ils le font dans l’ombre, sans que cela soit reconnu, débattu ou rémunéré.
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samedi 26 janvier 2013

Plus de 2000 à Metz pour l’alternative à l’austérité !


Meeting du Front de Gauche à METZ - Discours de... par PlaceauPeuple
Regardez les autres interventions en cliquant ici

Initiative nationale de préparation du congrès sur le communisme à Bordeaux

En direct à partir de 16h30


36e congrès du PCF - Meeting de Bordeaux avec... par CN-PCF

26 janvier 2013 : Communisme pour changer le monde à Bordeaux
Après Lille et les rencontres nationales sur l'avenir de l'industrie le 24 novembre dernier, après l'appel lancé par Pierre Laurent pour refonder la République à Marseille le 15 décembre dernier, et à quelques semaines du congrès du PCF, Pierre Laurent se rendra à Bordeaux pour parler du communisme.

Avec Pierre Laurent, Élianne Assassi, André Chassaigne et Sébastien Laborde

Manifestation 27 janv 2013 - MARIAGE POUR TOUTES ET TOUS - ÉGALITÉ !


Les forces réactionnaires se mobilisent contre le droit au mariage pour tous. L'UMP, le Front national et les intégristes religieux vont ensemble fouler le pavé aux sons de slogans homophobes, lesbophobes, trans et biphobe, rétrogrades, et humiliants.

Face à cela, François Hollande est allé jusqu'à plaider pour « une clause de conscience » en faveur des maires qui refuseraient de célébrer des mariages de couples de même sexe... avant de faire marche arrière une fois de plus. Et les députés socialistes viennent de retirer l'amendement pour la procréation médicale assistée pour les couples de femmes.

C'est tout simplement désolant et indigne ! Le projet de loi institue le mariage pour tou-te-s, mais il n'en demeure pas moins discriminant.

►POUR la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes ayant un projet parental.
►POUR l'adoption conjointe hors mariage
►POUR la signature en mairie de tous les contrats de couples : PACS comme mariage
►POUR les mêmes droits pour tous les enfants à la filiation avec l'ensemble de leurs « parents sociaux »
►POUR la facilitation du parcours et le changement d'état civil libre et gratuit pour les personnes transgenres

Le rendez vous pour la manifestation de dimanche aura lieu place Denfert, à l'angle de l'avenue Leclerc sous le ballon PCF/Front de gauche.
Rendez-vous pour le point militant à partir de 13h30.
Amenez vos drapeaux

5 millions de chômeurs, et moi et moi … (CGT)

C’est la vingtième augmentation consécutive des chiffres du chômage. Le fléau du chômage s’enkyste dans notre société. Les jeunes et les séniors sont les premiers concernés, surtout le chômage de longue durée s’étend en laissant présager des stigmates indélébiles sur notre corps social. Si l’on ne peut qu’adhérer à l’objectif affiché par président de la République d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année, malheureusement le scepticisme reste de mise :
- D’abord parce que ce gouvernement n’a pas affiché de rupture avec les politiques d’austérité qui étouffent la croissance en France comme en Europe. L’économiste en chef du FMI, le Français Olivier Blanchard, a d’ailleurs reconnu qu’il avait gravement sous-estimé l’impact récessif des politiques d’austérité sur la croissance. La noble institution estime que l’emploi repart à partir de 1,5 point de croissance, mais la plupart des économistes pronostique une croissance nulle dans notre pays en 2013.
- Sceptique ensuite après la conclusion de l’accord dit de « sécurisation de l’emploi », qui se caractérise en premier lieu par une facilitation des procédures de licenciements. Nous ne croyons pas une seconde au slogan du Medef selon lequel les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain et l’expérience plaide malheureusement en notre faveur. Le nombre des ruptures conventionnelles du contrat de travail (quoi de plus facile pour licencier ?) a franchi le cap du million depuis leur création en 2008 et le dispositif est en train de devenir la première cause de licenciement en France.
La boucle est bouclée avec le rapport de la Cour des comptes qui propose de revoir à la baisse l’indemnisation des chômeurs et semble recueillir une oreille attentive du côté du gouvernement. Indécent quand moins de 42 % des demandeurs d’emploi sont indemnisés par l’assurance chômage et que le niveau moyen de l’indemnisation atteint péniblement mille euros. Indécent encore quand le même gouvernement accorde au nom de la compétitivité une ristourne de 20 milliards d’euros par an aux entreprises … sans contrepartie aucune pour l’emploi !
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vendredi 25 janvier 2013

Lettre ouverte du MJCF et du PCF au Ministre de l'éducation nationale : Pour une école innovante et ambitieuse !

Le Mouvement Jeunes Communistes de France et le Parti Communiste Français ont tenu à interpeller le ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, au moyen d’une lettre ouverte sur la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République qu’il présentera mercredi en conseil des ministres. Nous avons voulu lui faire part de nos inquiétudes quant aux premiers éléments dont nous disposons.
Un projet se fondant sur l’égalité des chances, ne peut que nourrir les inégalités qui préexistent à l’école. Ce n’est pas de « chances » de réussir, mais de droit à réussir dont les élèves ont besoin !
Quant au devenir du lycée, son absence du projet de loi, ne nous rassure pas plus. Déconnecter les collèges et lycées, ne fera qu’accroître la gare de triage qui existe déjà partiellement à la fin collège. Surtout qu’en matière d’orientation, la volonté marquée du ministre de rapprocher école et entreprise, développera d’autant plus les inégalités entre établissements et donc entre les élèves eux-mêmes.
Nous ne pouvons pas envisager que le gouvernement actuel, qui cible l’orientation subie comme une des raisons de la mise en échec de certains, propose malgré cela que nos formations soient soumises au patronat. Nous devons réaffirmer le rôle essentiel mais trop malmené des conseillers d’orientation-psychologues. Renvoyer l’orientation aux régions, c’est casser le cadre national de l’éducation. C’est ne pas entendre nombre d’économistes qui affirment qu’une adéquation entre formation initiale (3 à 5 ans) et les besoins des entreprises (forcément à court terme) est un mythe. Ce n’est pas considérer non plus que le parcours d’un jeune se construit dans la mobilité et non sur un territoire unique. C’est oublier que 59% des jeunes ne travaillent pas dans les secteurs professionnels pour lesquels ils ont été formés.
Chaque élève doit pouvoir choisir son parcours de formation, pour pouvoir choisir son parcours professionnel.
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"Nous sommes en grève totale à l'usine de PSA Aulnay" (vidéo)

En visite à l'Humanité ce jeudi, une délégation des travailleurs de l'usine d'Aulnay-sous-bois en grève a témoigné de la détermination du mouvement.


Trois cents métallos poursuivent, activement, la grève depuis neuf jours, alors que la direction a utilisé une large panoplie de moyens pour casser l'action, a expliqué devant la rédaction du journal le secrétaire du syndicat CGT, Philippe Julien. Après avoir décidé d'un lock-out (mise au chômage de tout le personnel), pour tenter de "désorganiser la grève au moment où elle s'installait", les dirigeants du site ont fait assaut de propagande, traitant le salariés en lutte de "casseurs", les accusant même de "dégradations" commises dans l'établissement au moment où... l'accès leur était interdit!

Didier Migaud, la taupe Sarkozyste de la Cour des comptes

C’est devenu une habitude. Lorsqu’il s’agit de préparer le terrain à des « réformes » qui vont toutes dans le même sens, c’est-à-dire la marche arrière accélérée, on fait donner la Cour des comptes. 
Cet organisme au-dessus de tout soupçon est à l’économique ce que le Conseil constitutionnel est à l’ordre institutionnel : le défenseur du conservatisme le plus plat.

>> Lire : Le Conseil constitutionnel garantit le conservatisme

En son temps, Nicolas Sarkozy avait pris soin de nommer à sa tête Didier Migaud, alors député socialiste. Ce dernier est un esprit brillant, un Cahuzac avant la lettre, un homme capable de jongler avec les chiffres comme Lionel Messi avec le ballon, avec ceci de particulier qu’au moment des conclusions, les chiffres retombent toujours du côté qui permet d’en culpabiliser certains et d’en oublier d’autres.

Nicolas Sarkozy avait fait le bon choix. En effet, le Président de la Cour des comptes, capturé au nom de « l’ouverture » se révèle être un otage idéologique, au point de travailler aujourd’hui comme une véritable taupe du Sarkozysme. 

Dans un passé récent, par des rapports taillés au cordeau de l’austérité, il a préparé le terrain dans des domaines hautement sensibles. Il a posé le problème (réel et incontournable) de la dette publique sans la relier aux causes fondamentales. Il a endossé l’habit de père la rigueur alors que le FMI reconnaît aujourd’hui l’absurdité d’une telle thérapie. Il a continué à propos des retraites. Maintenant, il s’attaque à l’indemnisation du chômage, jugé trop « coûteux ».

Il suggère donc, entre autres perles, de revoir les règles en vigueur pour les cadres chômeurs sous prétexte qu’ils touchent plus que les ouvriers, et que le système à la française est le meilleur d’Europe. Aussitôt, le ministre du Travail, Michel Sapin, sans endosser l’intégralité du rapport (pas folle, la guêpe) a expliqué que le constat était avéré et qu’il allait bien falloir en tenir compte.  

jeudi 24 janvier 2013

Meeting du Front de gauche à Metz: "Nous repartons à la bataille"

Le Front de gauche a lancé sa "campagne contre l'austérité"ce mercredi soir lors d'un meeting à Metz, au côté des salariés en lutte d'ArcelorMitall, Florange, Virgin ou Sanofi.
Arrivés en tenue de travail argentée et casque doré sur la tête, les sidérurgistes d'ArcelorMittal de Florange ont rejoint la scène sur la musique "on lâche rien" du groupe HK et les saltimbanques, musique de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Le matin, ils étaient à Paris où ils ont tenté de s'enchaîner aux portes de Matignon avant d'être reçus au siège du PS par le premier secrétaire Harlem Désir et à l'Elysée par un conseiller de François Hollande.
Des salariés de Florange, Gandrange, Virgin et Sanofi ont témoigné et offert un casque à Jean-Luc Mélenchon à qui revenait la tâche d'ouvrir le lancement de la "campagne contre l'austérité", avant les interventions des leaders des autres composantes du mouvement: Myriam Martin (GA), Christian Picquet (GU), Clémentine Autain (FASE) et Pierre Laurent (PCF)
"Inutile d'essayer de nous diviser"
"Ne croyez pas que ce soit une campagne dans laquelle le Front de gauche se substituerait à l'action syndicale, la campagne contre l'austérité c'est la campagne pour les droits des peuples à vivre (...) et pas seulement survivre. (...) Nous sommes prêts à tout moment à relever le défi qui consisterait à diriger ce pays sur d'autres bases", a rappelé en premier Jean-Luc Mélenchon.
"Il est inutile de nous menacer, d'essayer de nous diviser", a prévenu Jean-Luc Mélenchon qui s'est attiré les foudres du PS mercredi matin en déclarant dans la presse que dans le couple franco-allemand, la chancelière allemande Angela "Merkel tient le guidon" et "Hollande pédale".
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La France fait face à une fraude fiscale massive

Entre 60 et 80 milliards d'euros, c'est le montant de la fraude fiscale en France tel que le chiffre le syndicat Solidaires-Finances publiques dans un rapport rendu public ce mardi.
Dans un précédent rapport remontant à 2007, le syndicat chiffrait le montant dans une fourchette de 42 à 51 milliards d'euros. "La fraude a toujours un temps d'avance", explique à l'AFP Vincent Drezet, le secrétaire général de l'ex-Snui. "Par extrapolation des résultats du contrôle fiscal et consolidation des travaux existants, il est aujourd'hui possible d'estimer que le montant des pertes fiscales découlant des différentes formes d'évitements illégaux de l'impôt est compris entre 60 et 80 milliards d'euros", assure-t-il désormais.
Ce que représente cette fraude:
  • Ce montant représente entre 16,7 et 22,3% des recettes fiscales brutes de l'Etat, voire plus "si l'on pouvait analyser la réalité des manipulations de prix de transfert et des diverses transactions pratiquées au sein des grands groupes", explique Vincent Drezet.
  • Il représente le double des économies budgétaire inscrites dans la loi de Finances 2013. Dit autrement, si les 60 à 80 milliards d'euros étaient vraiment versés dans les caisses de l'Etat, la logique austéritaire pronée par le gouvernement en prendrait un sacré coup.
Les lieux de fraude:
Pour Vincent Drezet, l'étude démontre que la France dispose "d'un contrôle fiscal qui est bien armé et bien positionné pour certains types de fraude, mais qui l'est moins pour d'autres en dépit de certains aménagements juridiques". C'est le cas pour:
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Documents à télécharger: 
Rapport du syndicat national Solidaires Finances Publiques Evasions et fraudes fiscales, contrôle fiscal

mercredi 23 janvier 2013

Réformes des rythmes scolaires : "Le gouvernement serait bien inspiré de revoir sa copie "

Aujourd'hui à Paris, les enseignants du primaire et des écoles élémentaires expriment massivement leur mécontentement sur le fond et sur les conditions de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Dans de très nombreuses communes, les dernières semaines ont été marquées par des expressions, venant de professeurs, d'agents des collectivités intervenant dans les écoles et de leurs organisation syndicales, de parents d'élèves, d'élus, qui témoignent de réelles préoccupations dont le gouvernement doit tenir compte.

Les zones d'ombres qui subsistent, alors que le ministre ne cesse de mettre la pression pour qu'un maximum d'écoles raccourcissent les journées de la semaine et adoptent la semaine des quatre jours et demi dès la prochaine rentrée scolaire, donnent aujourd'hui le sentiment d'une réforme bâclée, pour correspondre au tempo de l'acte 3 de la décentralisation.

Sans vision claire concernant les missions de l'éducation Nationale et celles des communes, elle risque d'aggraver les inégalités territoriales,d'avoir comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements, voire leur disparition.

Ces logiques sont au cœur de la réforme. Car interpréter l'échec scolaire en termes de « rythmes », c'est faire des enfants les responsables, auxquels l'école ne pourrait que proposer des objectifs inégaux, plus ou moins rapides selon leurs acquisitions extrascolaires, alors que l'école peut permettre à chacun d'acquérir ce qui est nécessaire à la réussite scolaire. Penser en termes de « rythmes », c'est supprimer du temps de classe dans chaque journée pour transférer ces missions en direction des collectivités ou du privé, alors que l'on peut créer les conditions pour que l'école se fasse à l'école.

Si cette modification des rythmes scolaires provoque de telles réactions, c'est qu'elle est jugée, à ce stade, comme une nouvelle dégradation des conditions de travail des enseignants et des autres personnels. 

Les conditions  du débat ne sont pas réunies pour une application de cette réforme dès la prochaine rentrée. Le gouvernement serait bien inspiré de revoir sa copie en commençant par une tour de table réunissant tous les acteurs concernés. 
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Loi Brottes : on prend les mêmes et on recommence!

Communiqué du 18 janvier, de la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT
La loi sur les tarifs progressifs de l’énergie, rebaptisée loi bonus-malus et retoquée au Sénat revient à l’Assemblée Nationale le 17 janvier 2013.
Malgré les quelques toilettages tentés par le député pour rendre cette loi plus présentable (simplification de l’attribution des volumes de consommation et prise en compte des résidences secondaires) sur le fond rien n’a changé. Censée s’attaquer à la précarité énergétique, qui est un problème bien réel et parfaitement scandaleux, rien ne sera réglé.
Ce projet de loi continue à ne traiter que la question de l’électricité et du gaz alors que les deux tiers des précaires énergétiques utilisent le fuel, et ne donne pas de solution pour isoler les habitations, facteur essentiel dans cette précarité énergétique.
Ce qui fait dire au rapporteur que pour résoudre ce problème, sa loi ne s’appliquerait, dans le meilleur des cas, qu’en 2015. Dans ce cas, pourquoi tant d’urgence ? Pourquoi tant d’acharnement à vouloir introduire de la progressivité dans les tarifs qui quoi qu’en dise son auteur fragilise lestarifs réglementés et la péréquation tarifaire. A moins que ce ne soit au fond l’objet, pour permettre, comme cela est écrit noir sur blanc dès le démarrage, une hausse des prix généralisée…
Le député Yves Cochet déclarait en effet que l’existence de tarifs réglementés, qui représentent pourtant le dernier verrou à faire sauter pourpermettre la concurrence sur le secteur de l’électricité et du gaz, plaçait la France au niveau de la Corée du Nord….
Chacun appréciera…

mardi 22 janvier 2013

PCF Section du Grésivaudan :conférence de section du 19/01/2013

Pour un PCF exigeant et combatif

Samedi 19 janvier 2013, les communistes du Grésivaudan se sont réunis en conférence de section pour préparer leur 36ème congrès. Les discussions, parfois vives tout en restant fraternelles, ont permis aux participants de débattre de l’action du parti dans la période écoulée.
L’actualité politique en général et les politiques menées par la droite sarkozyste puis par Hollande ont été analysées avec attention et remises dans une perspective de crise du capitalisme, de marche forcée vers toujours plus d’austérité et de lutte de classes.

Un Front de Gauche toujours plus rassembleur
Les communistes ont ensuite longuement discuté de l’avenir de leur parti, après avoir constaté que le parti est toujours bien vivant malgré les menaces qui pesaient sur son existence il y a encore quelques années. Depuis, il y a eu l’irruption du Front de Gauche qui a permis au parti d’œuvrer à un rassemblement durable des forces de gauche de transformation.Un premier bilan de cette expérience a ainsi pu être tiré, faisant surgir de nouvelles interrogations, notamment concernant l’articulation entre le travail du parti et celui du FdG à différentes échelles (nationale et locale). Un élargissement du FdG est souhaité par les participants, à condition cependant que le parti ne s’y dissolve pas et conserve son identité propre.

L’avenir du parti s’écrit aujourd’hui
Les élections municipales de 2014 ont aussi été abordées. Majoritairement, elles sont envisagées nationalement sous l’angle du rassemblement autour du Front de Gauche, avec bien entendu des variations au niveau local en fonction des forces et de la taille des collectivités.
Le travail suivant a consisté à arrêter les comptes de la section  et à faire un bilan  de l’activité depuis le précédent congrès.
Les communistes ont eu à renouveler (ou reconduire) leur équipe :  le bureau de section avec son secrétaire de section.

Enfin cette journée s'est achevée par un repas fraternel partagé par une trentaine de camarades et de sympathisants.
Moment convivial et encore très politique, puisque dans la tradition des banquets-débats de la Grèce antique et démocratique, plusieurs militants ont interpelé l'assemblée et ont échangé sur les enjeux de la crise sahélo-malienne.

la Lettre des député-e-s du Front de gauche de janvier 2013

Voici également leurs toutes nouvelles pages Facebook et Twitter :
- facebook.com/deputeFdG
- twitter.com/deputesFdG

La guerre, mais jusqu’où ?



Moins de deux ans après l’intervention franco-britannique en Libye, voilà donc la France de nouveau en guerre ou, comme l’on dit pudiquement, « engagée dans une opération militaire ». On se gardera bien ici de réciter le catéchisme anti-impérialiste, car il n’y a dans cette affaire malienne que des mauvaises solutions. Ne rien faire et laisser les jihadistes conquérir les villes du centre du Mali, voire s’ouvrir la route de la capitale, Bamako, eût abouti à livrer la population à la barbarie. Et il semble bien – ce qui n’est guère étonnant – que l’immense majorité des Maliens appelait cette intervention de ses vœux. Nous éviterons donc les condamnations quasi pavloviennes, plus faciles à prononcer à Paris qu’à Tombouctou ou à Gao, où les jihadistes font régner la terreur depuis mars 2012. Mais une fois qu’on a dit cela, viennent les questions. À commencer par celle-ci : était-ce bien à la France d’intervenir ? L’ancienne puissance coloniale est prise dans une contradiction redoutable. On a bien compris qu’elle était militairement la mieux à même d’agir dans l’urgence, alors que les mouvements jihadistes lançaient une attaque surprise sur le centre du pays.
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lundi 21 janvier 2013

Voeu contre les licenciements boursiers : Adopté

La Région Rhône-Alpes demande l'interdiction des licenciements boursiers
Le groupe Front de Gauche qui présentait ce jour un vœu co-signé par le groupe EELV à l'assemblée régionale demandant au Gouvernement une loi contre les licenciements boursiers a obtenu satisfaction. Non amendé, il a été voté selon les modalités suivantes :
« Le Conseil Régional Rhône-Alpes demande au Président de la République, au Gouvernement et à la représentation nationale :
- De légiférer en urgence et de présenter au Parlement un texte visant à interdire les licenciements boursiers,
- D'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d'au moins un des deux derniers exercices comptables,
- D'interdire aux entreprises qui ont bénéficié d'aides publiques de réaliser des licenciements boursiers sous peine de remboursement de celle-ci. »
Après la Bourgogne, l'Auvergne et Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes devient la 4ème Région à formuler cette demande.
Toutefois nous déplorons l'attitude du groupe PS qui n'a pas souhaité prendre part au vote alors que les socialistes l'ont déjà voté au Sénat et dans 3 autres Régions.
Dans une Région comme Rhône-Alpes, confrontée à une situation particulièrement dramatique dans le domaine des suppressions des emplois industriels et des fermetures d'entreprises, le courage politique aurait été de marquer d'un acte fort de notre majorité régionale cet ultime vote pour 2012, afin de clamer notre volonté que le Gouvernement prenne enfin les décisions qui s'imposent face à la crise.

Droit social à la moulinette

par Martine Bulard
Historiquement régressif. On a beau chercher les mots les plus nuancés, on ne peut en trouver d’autres pour qualifier l’accord concocté par, d’une part, le Mouvement des entreprises de France (Medef), la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), et, d’autre part, trois des cinq syndicats salariés invités autour de la table : la Confédération française démocratique du travail (CFDT), la Confédération générale des cadres (CGC), la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Deux syndicats — la Confédération générale du travail (CGT) et Force ouvrière (FO) ayant rejeté l’accord. La Fédération syndicale unitaire (FSU), Solidaires (Sud..) et l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) étaient d’emblée hors course, car considérés comme « non représentatifs » selon la nouvelle loi.
Salué quasi unanimement par les commentateurs politiques et par la presse, l’accord « historique » n’en est pas moins signé par des « partenaires » (un mot qui sonne doux aux oreilles patronales) ne représentant pas plus de 38 % des voix des élections prud’homales de 2008. Autrement dit, il reste minoritaire. Cela n’empêche pas M. François Hollande et à sa suite, les médias, de vanter la méthode et ses résultats. Et d’exiger des députés de la majorité (socialistes et verts) de ne pas toucher une ligne du texte quand il sera examiné au Parlement. On pourrait aussi se faire une autre idée de la démocratie sociale et politique.
Il est vrai que les mots tendent à perdre leur sens. Déjà parlait-on de « plans sociaux » pour dire licenciements ; désormais, « sécurisation de l’emploi » désigne la flexibilité. Si sécurisation il y a, c’est bien celle des profits — expression totalement bannie du texte. Qu’on en juge à l’aune des principales dispositions de l’accord.
1. Le maintien dans l’emploi. Dans la novlangue patronale, cela s’appelle : « trouver un nouvel équilibre dans l’arbitrage global temps de travail/ salaire/ emploi ». Traduit dans la vraie vie, cela devient : quand l’activité baisse, le temps de travail baisse et les salaires suivent. C’est le chômage partiel généralisé... sans indemnités chômage.
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dimanche 20 janvier 2013

Les vœux de la secrétaire Départemental CGT de l’ISERE

A l'occasion de cette nouvelle année qui débute, Lynda Bensella présente à toutes et tous les salarié-e-s ses meilleurs vœux pour la  nouvelle année.  2012 aura vu de nombreux salarié-e-s combattre pour faire valoir leur droit,  défendre leur emploi mais aussi gagner des évolutions de salaire, et pour  certains obtenir des embauches.
Pour 2013 la CGT Iséroise continuera d’être auprès des salarié-e-s pour  les aider à s’organiser, s’unir pour bénéficier du fruit de leur travail.
L’équipe de l’union locale CGT Iséroise poursuivra ses actions pour  fédérer l’ensemble des salariés sur des grands dossiers de revendications  communes.
Dans chacune des entreprises nous ferons avancer nos droits et nos intérêts,  et ensemble nous exigerons une autre société construite autour de l’humain  et non du profit.
Tout en formulant nos vœux pour tous les salarié-e-s du , en ce début  d'année, nous lançons lancer un grand appel à mobilisation et à rejoindre la CGT, pour que tous ensemble, nous fassions gagner les  intérêts des travailleurs.

samedi 19 janvier 2013

Confier la production hydraulique à des intérêts privés serait très risqué

Par Annie David 
L’hydroélectricité est la première énergie renouvelable en France, elle est la 2ème source de production électrique. Cette source d’énergie est de loin la plus avantageuse, elle ne produit pas de gaz à effet de serre, est disponible instantanément pour les périodes de pointe de consommation , modulable et stockable. Elle est garante de la sécurité du système électrique national et européen.
De plus, cette production permet le stockage dans les barrages de milliards de M3 d’eau, une gestion efficace des crues, la valorisation des voies navigables, l’optimisation des cours d’eau au service de l’activité économique des territoires.
Pourtant, ce patrimoine naturel et industriel historique est aujourd’hui mis en danger. En effet, les exploitations hydrauliques, couvertes par le régime de la concession, arrivent à échéance et ne bénéficieront plus du droit de préférence : la procédure de renouvèlement ne se fera plus de gré à gré mais devrait être soumise à l’application de la loi dite Sapin et donc à une procédure d’appel d’offre européen, les exposant de fait à une privatisation.
Le gouvernement de Nicolas Sarkozy, en regroupant certains ouvrages par vallée, afin d’anticiper la fin des concessions et en définissant un cahier des charges qui oublie toute exigence sociale, avait fait le choix de déposséder la France de ce patrimoine industriel.
Or, cette procédure n’a pas été formellement abandonnée, c’est bien de là que nait notre inquiétude. Au-delà de ce volet social essentiel, nous avons de vives inquiétudes sur les conséquences d’une telle procédure sur la "sûreté hydraulique, la gestion de l’eau, le multi-usage de l’eau", ou encore la "sûreté du système électrique français" ou encore son coût pour les usagers et enfin , sur le maintien de l’activité industrielle.
Vous avez marqué fermement en octobre dernier, Madame la Ministre et nous nous en réjouissons, votre opposition à la libéralisation des barrages hydroélectriques. Aujourd’hui, pouvez-vous nous confirmer que vous resterez ferme sur cette position et quelles sont les solutions que vous proposez ?
Allez-vous, par exemple, vous inspirez des autres pays membres de l’Union européenne, l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie, qui ont su mettre en place des législations protectrices pour préserver leur opérateur historique ?
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Mali, Afghanistan, les leçons oubliées

par Alain Gresh
Une nouvelle fois, un consensus politique se dessine autour de l’intervention militaire française au Mali. Le Parti socialiste comme l’UMP et le Front national soutiennent l’initiative du chef de l’Etat. Seules quelques voix discordantes se font entendre, au Parti communiste (« L’intervention militaire française comporte de grands risques de guerre », PCF, 12 janvier) ou au Parti de gauche. L’ancien premier ministre Dominique de Villepin, dans une tribune au Journal du dimanche (« Villepin : “Non, la guerre ce n’est pas la France” », 13 janvier), s’inquiète également :
« Ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre. L’unanimisme des va-t-en guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme” m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye.
Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées.
Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. »
Il est ironique de noter que cette intervention a commencé au moment où la France se retire d’Afghanistan (Lire « Fin de mission en Afghanistan », Défense en ligne, 19 décembre 2012) et où le président Hamid Karzaï se trouvait à Washington pour discuter du retrait total (ou presque) des forces américaines. Est-ce sur un succès que ces troupes se retirent d’Afghanistan ? « Mission accomplie » ?
Rien n’est moins sûr.
Le pouvoir qui s’est installé à Kaboul, dans les fourgons des armées étrangères, est dirigé par Karzaï, dont il faut rappeler qu’il n’a gagné l’élection présidentielle de septembre 2009 que grâce à des fraudes massives ; sa légitimité ne dépasse pas celle de son clan, de ses affidés, profondément corrompus. Ce sont des dizaines de milliards de dollars d’aide internationale qui ont disparu dans les poches sans fond des responsables politiques. Sans parler du fait qu’une part importante de cette aide « retourne » aux pays donateurs, comme le remarque Oxfam-France :
« L’aide internationale à l’Afghanistan est relativement significative en volume, mais elle reste largement inefficace : presque 40 % des montants versés depuis 2001 sont retournés aux pays donateurs sous la forme de profits ou de rémunérations. De plus une large part de l’aide ne parvient pas aux Afghans les plus pauvres. »
Et, du point de vue social, la situation reste terrible, marquée par une guerre qui n’en finit pas. Toujours selon Oxfam :
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vendredi 18 janvier 2013

Position des députés Front de gauche sur l’intervention militaire au Mali

Député François ASENSI (Front de gauche, Seine-Saint-Denis)

Monsieur le Président,
Monsieur le ministre,
Chers collègues,
La situation malienne, aussi urgente soit elle, n’est pas un fait nouveau. Depuis un an maintenant, l’avancée des sécessionnistes de l’AZAWAD et l’instabilité liée au coup d’Etat menacent l’intégrité du pays.
J’ai une pensée forte pour le peuple malien, ce peuple ami, otage de la terreur imposée depuis des mois par les fondamentalistes islamistes. On décompte plus de 230 000 personnes déplacées.
Les ressortissants maliens, nombreux en France, sont inquiets et réclament une intervention internationale pour rétablir la paix et la démocratie. Nous sommes à leurs côtés.
J’ai également une pensée forte pour nos soldats, engagés sur un terrain périlleux. Je pense à la douleur des familles de nos otages. Que devait faire la France face à l’offensive des troupes djihadistes lancée jeudi dernier ?
La position des députés du Front de gauche, communistes et républicains, est claire : abandonner le peuple malien à la barbarie des fanatiques aurait été une erreur politique et une faute morale. La non-intervention aurait été la pire des lâchetés. Une action militaire internationale était nécessaire pour éviter l’installation d’un Etat terroriste.
Les djihadistes du Nord Mali et leurs affidés d’Al-Qaida n’ont qu’un but : imposer à l’échelle de la planète des régimes despotiques, sanguinaires et moyenâgeux.
Leur fondamentalisme constitue une forme nouvelle du fascisme. Ils n’ont qu’une méthode : instrumentaliser l’Islam, religion de paix pour l’immense majorité des musulmans, afin de justifier leurs combats contre la démocratie et les droits des femmes. Ils masquent ainsi le caractère mafieux de leurs organisations, basées sur le trafic d’armes et de drogues, comme au Sahel. Les démocraties ne peuvent baisser les bras. Elles doivent soutenir les efforts des progressistes qui en expriment le souhait, comme aujourd’hui au Mali.
Pour autant, nous émettons des réserves sur l’opération militaire déclenchée, sur sa forme, ses conditions, ses objectifs. Soyons lucides : cette intervention n’apportera pas un Etat malien stable, pas plus que la démocratie, elle n’en est qu’un préalable. La guerre est toujours la pire des solutions, la plus incertaine.