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samedi 29 juin 2013

La grande évasion (fiscale) vidéo


Ep. 18 - La grande évasion par CN-PCF

Cour des comptes : « Pas un exercice comptable mais de l'obscurantisme idéologique »

La Cour des comptes annonce un risque d'augmentation du déficit public pour 2013 à 4%, supérieur aux 3,7% prévus initialement. Et cela, malgré la politique de pression fiscale opérée sur les ménages essentiellement et le ralentissement de la dépenses publique. Un risque amplifié par une croissance négative qui impacterait in fine les recettes publiques de 2013 de l'ordre de 0,3 points de PIB. Dès lors, la Cour propose-t-elle d’arrêter avec cette politique d'austérité qui donne les résultats qu'elle dénonce ? Que nenni. Au mépris de toute logique, elle ne trouve pas autre chose à prôner que le renforcement des économies budgétaires : 28 Mds supplémentaires d'ici à fin 2015 !
Quel aveuglement. Ce n'est plus de l 'exercice comptable mais de l'obscurantisme idéologique. La cause des déficits s'enracine avant tout dans la chute historique du pouvoir d'achat des français (-0,9%), du ralentissement de la masse salariale (+1,7% en 2012 contre +3,2% l'an passé), de l'explosion du chômage (+11,5% en un an, que ne parviendront pas à enrayer les 20% de hausse des radiations des statistiques de juin 2011), de la fonte des effectifs salariés (98 000 emplois en moins en 2012). Causes qui pèsent autant sur la demande que sur l'offre, et qui pénalisent l'activité économique. La lutte contre les déficits publics par la baisse de la dépense publique et la hausse de la fiscalité sur les ménages, pour répondre aux diktats des marchés financiers, alourdit la pression sur la consommation et réduit les capacités de création de richesses du pays. C'était vrai pour la Grèce, l'Espagne, le Portugal ... C'est dorénavant vrai aussi pour la France.
Sans cherchez bien loin, il existe une alternative pour l'emploi, pour un véritable redressement productif, pour une appropriation sociale de l'argent et de son utilisation! Gracieusement, le PCF et le Front de gauche tiennent à la disposition de la cour des comptes leurs propositions.
Communiqué du Parti communiste français

vendredi 28 juin 2013

Non à la mise sur le marché des ouvrages hydroélectriques!

par Gérard Beck
En 2008, l'ouverture à la concurrence des concessions des 49 ouvrages hydroélectriques arrivant à terme, avait été était décidée par Jean-Louis Borloo, ministre de l’environnement d’alors.  Cette démarche s’inscrivait dans la droite ligne des orientations ultralibérales imposées aux États par Bruxelles, consentants faut-il le dire, et comportait de graves dangers pour la sécurité de l'approvisionnement, le maintien de tarifs réglementés (mis en cause récemment – faut-il le rappeler ? - dans la « recommandation faite par la Commission européenne à la France le 29 mai dernier…) et le statut des personnels.
En 2012, des militant-e-s du Front de Gauche de l’Isère ont créé un groupe de  réflexion sur cette question de la mise sur le marché des concessions des ouvrages hydroélectriques. Ils ont élaboré un dossier et mis en ligne une pétition électronique (http://www.petitions24.net/contre_louverture_a_la_concurrence_des_ouvrages_hydroelectriques) dénonçant le bradage des biens publics que sont les ouvrages hydroélectriques, propriétés de l’État. Et dont les concessions, soit leur usage, étaient jusqu’alors confiée aux « opérateurs historiques » dans la droite ligne du programme du Conseil national de la Résistance.
Dans l’Isère, ce groupe thématique du Front de Gauche s'est constitué pour alerter élus et population sur les dangers de cette privatisation annoncée. Des maires des vallées concernées, que nous avons interpellés, soutiennent notre action. Notre pétition nationale a recueilli près de 4 000 signatures.
Nous rappelons que le 24 octobre dernier, Delphine Batho, ministre de l’environnement, s’était prononcée devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, contre cette libéralisation des ouvrages hydroélectriques (1).
Le président de cette commission, François Brottes (député PS de l’Isère), avait ensuite confié dans la foulée, ce même 24 novembre, une « mission flash » à Marie-Noëlle Battistel, député PS de l’Isère (2). La durée de cette mission devait être de 2 mois. Le 3 avril, Marie-Noëlle Battistel, n’a pu rendre alors qu’un « rapport d’étape », rapport faisant l’analyse de la situation mais ne formulant aucune préconisation.
Nous l’avons rencontrée début avril. Elle nous avait assuré alors de son soutien, tout en indiquant qu'il ne s'agissait de sa part, que d'une position personnelle.
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Tant d'énergie pour les gaz de schiste et si peu pour la transition !

Par Maxime Combes
Le Conseil d'Etat devrait renvoyer devant le Conseil Constitutionnel la loi interdisant la fracturation hydraulique. Nouvelle preuve des hésitations gouvernementales, de la pression des lobbies industriels et de la nécessaire mobilisation citoyenne.
Ce mercredi 26 juin, le rapporteur public du Conseil d'État a recommandé le renvoi au Conseil constitutionnel de la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, seule technique permettant l'exploitation des hydrocarbures de schiste. Cette recommandation fait suite au dépôt d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) par l'entreprise américaine Schuepbach Energy, dans le cadre des recours contre l'annulation de ses deux permis1. Cette QPC a été renvoyée au Conseil d’Etat par la décision du 21 mars 2013. Schuepbach conteste les articles 1 et 3 de la loi portant respectivement sur l'interdiction de la fracturation hydraulique et sur l'annulation des permis.
Le Conseil d'Etat n'est pas amené à se prononcer sur l'opportunité d'extraire des hydrocarbures de schiste. La QPC est une nouvelle procédure de contrôle de constitutionnalité sur les lois déjà promulguées qui peut-être utilisée par n'importe quel justiciable et devant la plupart des tribunaux. En matière administrative, et notamment dans le cadre d'un contentieux avec l'Etat, le recours est transmis au Conseil Constitutionnel par le Conseil d'Etat sur la base de trois critères : la loi visée doit-être applicable au litige, elle ne doit pas avoir déjà été déclarée conforme à la Constitution, et la question soulevée doit être jugée comme présentant « un caractère sérieux ». Si la décision du Conseil d'Etat ne porte pas sur le fond, il semblerait que la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, n'ait pas mis tout son poids pour que cette QPC soit stoppée dès le tribunal de Cergy-Pontoise, les arguments du ministère de l'Ecologie ayant été écartées trop facilement.
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jeudi 27 juin 2013

Ces industriels qui conseillent Merkel, Hollande et Barroso

Par Thierry Brun
Angela Merkel et François Hollande ont rencontré à plusieurs reprises les dirigeants d’un puissant lobby, la Table ronde des industriels européens (ERT), pour préparer les prochaines étapes des politiques économiques communes, au service des multinationales européennes, mais pas de la démocratie.
La virulente polémique entre le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg ne serait-elle que pure façade ? Après ses propos qualifiant la position française sur l’exception culturelle de « réactionnaire », José Manuel Barroso est accusé d’être « le carburant du Front national » par Arnaud Montebourg, lequel n’est pas le seul en France à s’en prendre au président de la Commission européenne, depuis que les chefs d’Etat et de gouvernement ont autorisé l’ouverture des négociations pour un accord de libre échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne.
Cette polémique est-elle cependant fondée ? Loin des controverses, ces derniers mois, plusieurs rencontres ont montré que les dirigeants européens Angela Merkel, François Hollande et José Manuel Barroso accueillent volontiers les industriels et leurs conseillers pour discuter des politiques européennes préparant le futur pacte de compétitivité.
La préparation de cette étape vers un libéralisme débridé nommé « compétitivité » était au cœur des débats, le 18 mars, lors d’un dîner organisé entre le chef de l’Etat français, la chancelière allemande et le président de la Commission européenne. Ce jour-là, les trois dirigeants européens sont entourés d’une quinzaine de patrons de la Table ronde des industriels européens (European Round Table of industrialists, ERT), un des lobbies les plus puissants d’Europe, présidé par Leif Johansson, PDG du groupe suédois Ericsson, dont l’objectif est de défendre les intérêts des multinationales européennes.
Au menu, si l’on peut dire, la politique de concurrence, la politique énergétique, la flexibilité du marché du travail et l’innovation. François Hollande s’y distingue, en déclarant : « Nous devons tout faire pour que la compétitivité de l’économie européenne soit la plus haute possible ». A la suite de ce dîner, et à la demande d’Angela Merkel et de François Hollande, un « groupe de travail franco-allemand » est constitué.
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Europe: l'austérité, les jeunes n'en veulent pas!

Alors que les jeunes d'Europe sont maintenus la tête sous l'eau par la crise et les politiques de destructions d'emplois qui frappent le continent, le prochain sommet européen s'annonce comme une nouvelle opération de communication pour feindre de se préoccuper de nous. Mais ce qui détruit notre avenir, c'est l'austérité, cette politique qui démantèle les usines, le droit du travail et nos solidarités!
Solidaires de tous les jeunes qui luttent en Europe et dans le monde, mobilisons-nous pour faire entendre nos exigences!

L’austérité c’est l’arme des capitalistes pour nous faire payer la crise
En France et en Europe, les gouvernements et les grands patrons n’ont que deux mots à la bouche : « faire baisser le coût du travail » et « réduire la dépense publique ».
La recette est simple: ils économisent sur nos salaires, sur les investissements et forcent les gouvernements à faire de même. Ils se font exonérer des cotisations qui financent la Sécu, les retraites, l’assurance chômage et les services publics en général.  Contrats précaires, intérim, alternance, apprentissage: ils payent mal, et ne versent rien dans les caisses publiques!
C’est une arme de destruction massive pour nos vies
Leurs choix sont les causes de la crise, et ils les servent comme remède au peuples d’Europe.
Ils ont exigé « l’austérité ». Il s’agit de politiques mises en place en Europe par les gouvernements, en lien avec les entreprises, afin de réduire les entrées d’argent qui financent le quotidien de nos vies. Ils récupèrent des dizaines de milliards d’euros pour mieux spéculer et verser des dividendes.
C’est une politique qui vise à restaurer un capitalisme sauvage et prédateur
C’est l’ensemble des travailleurs et citoyens qui payent la note directement avec des baisses de salaires, des licenciements, ou indirectement  avec la casse de l’éducation, de la santé, des transports publics, le logement...
Le désendettement est une histoire que l’on nous vends: l’argent qui n’est pas mis au service de tous, part dans les poches des grands patrons et dans la spéculation, celle là même qui déclenche les crises!
Communiqué des jeunes communistes de France (MJCF)

mercredi 26 juin 2013

Une campagne pour libérer Marwan Barghouti

Fadwa, épouse du leader palestinien, sera l’invitée d’honneur de la Fête de l’Humanité, aux côtés d’Ahmed Kathrada, compagnon de prison de Mandela, a annoncé Patrick Le Hyaric samedi, à Aubervilliers. 
Le «Mandela palestinien». Alors que Madiba reste hospitalisé dans un état sérieux, cette expression a résonné, samedi soir, à Aubervilliers, dans les paroles de tous les participants à une rencontre dédiée à Marwan Barghouti et aux prisonniers politiques palestiniens. Dans le décor iconoclaste de la villa Mais d’Ici, à l’initiative de Patrick Le Hyaric, député européen (GUE/NGL) et directeur de l’Humanité, plusieurs dizaines de personnes – militantes, élues – se sont retrouvées dans l’objectif d’initier une grande campagne pour la libération du député palestinien embastillé depuis onze ans.
Dans le sillage de la conférence internationale pour les prisonniers palestiniens d’avril, il s’agissait de mettre en lumière ce révoltant aspect de l’arbitraire qui accompagne l’occupation israélienne : 4 500 prisonniers politiques, dont 15 députés, 118 femmes et… 376 enfants. « Au delà du symbole de Marwan Barghouti, la Palestine incarne une grande injustice de notre monde. C’est une lutte pour la justice, la dignité et les droits de l’homme », expliquait Fernand Tuil, de l’association des villes jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens. « Marwan Barghouti est le Mandela de notre temps. Nous avons le devoir de mener la même lutte acharnée, patiente, que celle que nous avons menée pour Mandela. Tous deux sont des hommes d’exception. Barghouti n’est pas un terroriste, c’est un homme d’État, capable de fédérer les factions palestiniennes qui se disputent et de contribuer à une issue politique au conflit, pour soustraire le peuple palestinien à l’apartheid qui lui est imposé », exposait, de son côté, Patrick Le Hyaric.
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Enseignement supérieur et recherche : « Coup de force et manœuvres scandaleuses au Sénat » (PCF)



Après un vote difficile à l’Assemblée nationale, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, se prête au Sénat à des manœuvres indignes.
Elle convient que les responsabilités et compétences élargies ont été une catastrophe mais, devant un amendement du groupe Front de gauche qui les supprime, elle les maintient avec des attendus extravagants.
Dans la même séance, l’article qui créait le grand désordre des fusions d’universités dans une conception bureaucratique et totalement inspirée de l’Europe des régions est retoqué à la suite de l’intervention du Groupe Front de gauche. Qu’à cela ne tienne, la ministre, qui tient à ce mécano digne d’Ubu, trouve un biais pour rétablir ces dispositions.
Enfin, un amendement soudain proposé par le Groupe EELV supprime la procédure de qualification nationale par le CNU pour les recrutements et promotions des enseignants-chercheurs, et fait sauter d’un coup les dispositions statutaires relatives aux enseignants-chercheurs qui leur assuraient les garanties de la fonction publique, la reconnaissance nationale et l’instance nationale qui les valide. Par contre, la Ministre accepte sans broncher et l’amendement est adopté avec l’appui du groupe centriste.

Coup de force et manœuvres scandaleuses, le gouvernement perd la raison. Le PCF, à plusieurs reprises, l’a mis en garde. Ces choix répétés qui doivent tout au MEDEF, à la troïka, à la pression des marchés financiers, conduisent la gauche dans le mur.
Ce n’est pas pour cette politique que la majorité de nos concitoyen-ne-s s’est prononcée en chassant Sarkozy et sa bande. Chaque élection partielle le démontre avec éclat.
La construction collective de choix majoritaires alternatifs de gauche est plus urgente que jamais. Le PCF s’y engage totalement en proposant à toutes les forces politiques et syndicales disponibles d’en débattre ensemble.

mardi 25 juin 2013

Ce que le FN a fait en local, il peut le faire en national. Ces villes gérées par l’extrême-droite.

par Maxime Vivas et  Eric W. Farides
Des électeurs : «  On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». 
Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement «  des laboratoires du FN ».
Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, Marignane, Toulon et Orange, «  villes expérimentales » des méthodes à élargir au pays tout entier.
Constatons le carnage en matière de finances, emploi, social, culture, sécurité, démocratie, droits des travailleurs et respect des lois de la République.
A Vitrolles
Catherine Mégret est élue maire le 9 février 1997(1). La dette de la ville augmente. La Chambre Régionale des Comptes de Provence Alpes Côtes d’Azur s’inquiète du budget municipal.
Une prime de naissance de 5 000 francs est octroyée aux familles françaises. Catherine Mégret est condamnée pour discrimination à la prime de naissance.
En juin 1997, le Lycée Pierre Mendès-France refuse d’inscrire Sofia Touzaline, lycéenne née en France de parents Algériens. Une conseillère d’orientation du lycée rapporte avoir entendu le proviseur dire, à propos des élèves de l’internat : «  Il faut faire le tri ; les gris d’un côté, les blancs de l’autre ». Le MRAP et SOS-Racisme se portent parties civiles. En 1998, la proviseur est suspendue de ses fonctions par le recteur d’académie d’Aix-Marseille.
La municipalité décrète la fin des repas de substitution sans porc dans les cantines scolaires. Alain Darmuzey, directeur d’école du Liourat et surveillant de cantine est relevé de ses secondes fonctions par Catherine Mégret, car il a refusé de lui serrer la main.
L’association pro-FN « Fraternité française » (2) reçoit de fortes subventions. La mairie ferme des centres aérés et la mission prospection de «  Vitrolles Emploi Formation ». L’association Vitrolles-Kiffa est jetée hors de ses locaux. Des subventions aux syndicats et associations humanitaires sont supprimées. La municipalité tente de s’expliquer : «  Les vraies associations (…) reçoivent une aide financière (…). Pour elles, les subventions ont augmenté de 40%... ».
La mairie limoge la directrice du cinéma Les Lumières pour avoir proposé des courts-métrages portant sur la prévention du sida. En contrepartie, l’équipe de Bruno Mégret «  s’est efforcée d’obtenir la construction d’un vaste complexe cinématographique de type multiplexe dans la zone commerciale ». Le FN-MNR remplace les cinémas d’art et d’essais par de la malbouffe culturelle produite à la chaîne.
Catherine Mégret tient des discours racistes dans le journal Allemand Berliner Zeitung : « les immigrés l’esprit colonialiste ; les immigrés [... ], ils font je ne sais combien de gamins, qu’ils mettent dans la rue. Ils font des gamins pour toucher des allocations, ils ne les élèvent même pas. [...] Vous interrogez n’importe qui, à part une personne de mauvaise foi, on va vous répondre qu’effectivement il y a des différences entre les races, il y a des différences entre les gènes. C’est ce que disait M. Le Pen. ».
La mairie licencie des agents sociaux et certains contractuels municipaux (150 agents sur 1 000 en 4 mois). En Août 1997, la Justice annule 31 licenciements car «  le motif d’économie avancé pour justifier la délibération du 30 août 1997 ne peut être regardé comme établi ». L’arrivée de la nouvelle équipe signe le départ de cadres municipaux consécutif aux méthodes FN.
En novembre 1997 «  Dans la nuit du 4 au 5, vers 3 h 30, un commando d’une dizaine d’hommes vêtus de noir, cagoulés et armés de battes de base-ball attaque le piquet de routiers grévistes du carrefour de l’Anjoly. Le matraquage fait trois blessés et des dégâts matériels... ».
En décembre 1997, 5 conseillers de Vitrolles sont mis en examen pour «  complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation » et «  complicité de destruction de biens » après l’agression des routiers grévistes.
«  Il faut faire de la répression, c’est-à -dire il faut punir, poursuivre, attraper ceux qu’on connaît » affirme Catherine Mégret au Berliner Zeitung.
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Courser et taxer les millionnaires avec le Parti du Travail de Belgique

Le Rallye des millionnaires, organisé par le Parti du travail de Belgique (PTB) dans le Hainaut, se déroule ce dimanche. Ce tour, avec visite des millionnaires hébergés dans la région la plus pauvre du pays,donne le top départ d'une campagne pour l'imposition des plus grosses fortunes, aujourd'hui exonérées de taxation.
La province du Hainaut (voisine du département du Nord) est la plus pauvre de Belgique. Néanmoins, quelques-unes des plus grosses fortunes du royaume y vivent. C'est cette réalité que la section locale du PTB veut montrer en organisant un Rallye des millionnaires de 88 kilomètres. Le but du jeu n'est pas d'aller vite mais de répondre le mieux possible à différentes énigmes posées à l'arrivée de plusieurs étapes.

L'équipe gagnante remporte le livre Les riches aussi ont le droit de payer des impôts, de Marco Van Hees (1), spécialiste fiscalité du PTB et coorganisateur de «l'épreuve», un album du groupe Flying Shoes (dont un pilier n'est autre que Marco Van Hees) ainsi qu'une bouteille de champagne offerte gracieusement par Bernard Arnault, qui avait voulu élire domicile (fiscal) dans le Plat Pays. La deuxième équipe gagne le même lot, sans la bouteille de champagne, et la troisième se contente du livre. Ce qui n'est déjà pas mal!
Arrivée chez Albert Frère
Le départ se fait à Mons, à un jet de bouchon de bouteille de champagne de Valenciennes (35 km), et l'arrivée à Charleroi. Charleroi, la ville natale d'Albert Frère, première fortune belge. Le Belge le plus riche a bâti sa fortune en investissant dans la sidérurgie wallonne. De la fin des années 1940 à la fin des années 1970, il se construit un joli pécule dans le ­commerce de l'acier local. Mais, dès le début de la crise de l'acier, il vend ses entreprises sidérurgiques à l'État (dont Cockerill Sambre, qui sera absorbé plus tard dans ArcelorMittal). Il se tournera ensuite vers d'autres secteurs (banques, médias, énergie, etc.) qui feront de lui un homme d'affaires en vue au niveau mondial (2,9 milliards d'euros de fortune personnelle en 2012).
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dimanche 23 juin 2013

Agresse des JC, Lagarde te paie !

Aujourd'hui 4 militants du Mouvement Jeunes Communistes ont été violemment agressés dans un quartier de Bobigny alors qu'ils distribuaient des tracts invitant à une soirée de solidarité avec la Palestine.
Cette agression est extrêmement grave, d'autant plus qu'elle est le fait d'une personne bien connue dans le paysage politique local comme étant l'assistant parlementaire du député UDI Jean Christophe Lagarde. Cet individu, rejoint par une dizaine de personnes, a infligé des blessures particulièrement importantes à l'un des militants; L'étendue de celles ci est actuellement évaluée par les services médicaux.

Le PCF de Bobigny, le Mouvement Jeunes Communistes et l’'association DIDF condamnent fermement cette agression qui témoigne d'une atteinte grave à l'engagement politique, sincère et non intéressé.
Ce climat politique est détestable et dangereux car il contribue à banaliser la violence avec tous les dangers que de tels comportements engendrent. Nous appelons à ce que chacun tire les leçons de cette nouvelle agression.
Le PCF de Bobigny, le Mouvement Jeunes Communistes et l' ’association DIDF appelleront à un rassemblement de solidarité avec les 4 militants agressés. La date sera précisée ultérieurement.

À Bobigny, le 20 juin 2013

Agressions à Bobigny : "l'UDI devra s'expliquer sur ces pratiques inacceptables" (Pierre Laurent) 

Lire le communiqué du PCF

La Lettre du RAPSE n°111 du 12 juin 2013

La Lettre du rapse N° 111 avec au sommaire :
1) Financement des retraites, les alternatives existent
2) Contre la pensée unique, quelques repères
3) financer de manière pérenne la Sécu
4) Proposition de loi de 2010 sur le financement retraite : explications
5) Le texte de la proposition de loi.
6) Cotiser plus longtemps pour chômer plus longtemps ?

samedi 22 juin 2013

Hollande poursuit "le démantèlement du droit à la retraite à 60 ans" selon Pierre Laurent

"Pour le président (de la République), allonger la durée de cotisations est la mesure la plus "juste". Rien de plus faux. Il n'y a aucune justice, aucune égalité, dans la poursuite du démantèlement du droit à la retraite à 60 ans, conquête historique de la gauche", écrit le secrétaire national du PCF ce jeudi.
François Hollande a ouvert la deuxième conférence sociale du quinquennat en affirmant que, s'agissant de la réforme des retraites, "prolonger la durée de cotisation (était) la mesure la plus juste à condition qu'elle soit appliquée à tous et à tous les régimes".
Pour Pierre Laurent, il s'agit d'"une erreur stratégique de calendrier et de méthode. Le rapport Moreau ne peut être une base sérieuse de négociation pour assurer l'avenir de la retraite par répartition, tant il ne prend pas en compte une dimension pourtant indispensable : l'emploi. C'est là que le bât blesse (...) dans ce défaitisme face au chômage, et dans le refus idéologique d'augmenter les salaires et de mettre à contribution les revenus financiers", a poursuivi le secrétaire national. Le co-animateur du Front de gauche appelle à "la plus large mobilisation" à l'encontre du choix de François Hollande "d'une réforme à la hussarde, en plein trêve estivale".
Lire son communiqué

Grèce : les masques sont tombés

C’était il y a déjà plus de trois ans. La Grèce se voyait accorder un premier « sauvetage » qui allait l’entraîner avec une vitesse fulgurante dans une crise sociale, économique et politique d’une violence considérable. A la récession et au chômage sans précédents s’ajoutent désormais les velléités autoritaires du Premier ministre Antonis Samaras, illustrées par sa décision brutale de fermer l’audiovisuel public grec.
Une décision qui s’inscrit dans un contexte déjà lourd : menaces de mobilisation forcée voire d’arrestation de grévistes, suspension des conventions collectives, ratonnades organisées par le parti néo-nazi Aube dorée dans une impunité presque totale… Aucun de ces signes avant-coureurs du pire ne semble toutefois ébranler la volonté des gouvernements européens et de la Troïka (Commission, Banque centrale européenne et FMI) de conduire la Grèce plus avant dans l’abîme. Et pourtant, les remises en cause se multiplient, y compris au sein même de la Troïka...
Les potions magiques des « cures de rigueur » ? Plutôt des remèdes empoisonnés, reconnaissait en janvier le chef économiste du FMI Olivier Blanchard. Les grecs, quant à eux, n’avaient pas attendu son mea culpa pour constater les effets destructeurs de l’austérité...
Les « plans de sauvetage » et la « solidarité européenne » ? Vaste plaisanterie, démontre un rapport du FMI publié le 5 juin, qui dénonce des plans qui ont « sacrifié » les pays surendettés en faisant porter par eux tout le poids de l’ajustement au profit des économies du « cœur » de la zone euro.
Drôle de conception de la solidarité, qui a moins consisté à renflouer les comptes publics grecs qu’à sauver l’industrie financière : un rapport publié par Attac Autriche permet de mesurer l’utilisation des sommes débloquées pour les « plans de sauvetage » en Grèce, sur la base de données publiques, consultables notamment sur le site de la commission européenne : sur les 206,9 milliards versés depuis mars 2010, au moins 77% de cet argent a bénéficié directement ou indirectement au secteur financier.
Le tout dans une certaine opacité quant à l’attribution finale de ces montants et sans qu’aucune contrepartie n’ait été demandée aux banques en échange du versement de ces sommes.
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vendredi 21 juin 2013

Les factures de la finance : 63 ans d’austérité !?

Hier le journal les Echos titrait sur les 1000 milliards de créances douteuses  à la charge des contribuables européens. Ci-dessous un texte de Jean-Paul Duparc pour décrypter  cette réalité du "coût du capital" que les médias qui distillent la pensée dominante  et 80% de la classe politique occultent....
 
Les factures de la finance : 63 ans d’austérité !?
Le journal économique, Les Echos, proche des marchés financiers, nous avertit dans son édition du mardi 18 juin 2013 en titrant : « Une bombe de 1000 milliards d’euros pour les contribuables européens » !
De quoi s’agit-il ? Du coût du travail trop élevé ? Des dépenses publiques et sociales trop fortes ? Pas du tout ! « La crise des crédits « subprimes » n’est pas une affaire classée. Encore colossale, la facture de la crise de 2007 dégonfle très lentement. Elle laisse une facture que les banques et les Etats européens, donc les contribuables (sic !), devront supporter encore plusieurs décennies » Et le journal des milieux d’affaires de donner le franco-belge Dexia en exemple : « il faudra 63 ans pour liquider les 266 milliards de créances douteuses logés dans la « bad bank » du groupe ».
Les articles en pages intérieures démontrent les plus de « 1000 milliards d’euros » de créances douteuses et spéculatives logés à l’intérieur ou dans des structures de « défaisances » des banques. Et nous préviennent : « les plus de 1000 milliards logés au sein des « bads banks » européennes ne constituent toutefois que la partie émergée de l’iceberg. Des centaines de milliards de créances douteuses figurent dans les livres des banques européennes » ! Dont celles des fonds spéculatifs LBO, dont les pratiques débouchent sur des restructurations sauvages d’entreprises comme la SAUR actuellement.
L’éditorial de ce même journal indique que « c’est un démenti formel à tous ceux qui assurent que la crise de la zone euro est derrière nous », « Sous le tapis bancaire de certains pays, la poussière toxique s’est tellement accumulée, qu’elle a transformée les établissements locaux en zombie incapables de faire leur métier, c'est-à-dire prêter aux entreprises et aux particuliers » « les liquidités versées par la BCE ont éteint momentanément l’incendie, mais le feu couve toujours ». Et l’éditorial de benoitement en conclure que, pour en sortir : « il faut régler l’épineuse question de la répartition de la facture finale entre actionnaires, créanciers, déposants et contribuables » ! Pour Les Echos, son titre de Une le montre, ce sont les contribuables, donc les peuples, qui doivent payer !!
Et on voit à chaque crise et dans chaque pays combien les marchés financiers, font en dernière instance payer le prix exorbitants de leurs spéculations, à des fonds garantis par les Etats ( donc les populations) voire par les Etats directement eux-mêmes !
Quelques enseignements :
Ce n’est pas la dépense sociale et publique utile qui « endette les générations futures » comme on ne cesse de nous le rabâcher, mais bien les coûts directs ( et indirects : récession etc … ) des pratiques des marchés financiers
Ce n’est pas parcequ’ « on vit plus longtemps, qu’on veut obliger les salariés à travailler plus longtemps », mais bien parce que les factures du capital et de la spéculation sont là pour très longtemps si l’on ne secoue pas le joug des marchés.
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Rejeter tout le projet de marché transatlantique

Par Patrick Le Hyaric
Les négociations, pour ce qui est baptisé le « partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement » (TTIP), c’est-à-dire un traité de libre échange entre l’Europe et les Etats-Unis sont engagées. Elles ont été acceptées par les gouvernements des pays européens. Si ce grand marché se réalisait, il aurait de lourdes conséquences sur nos vies, sur notre nourriture, sur l’existence ou non de services publics, sur l’industrie et l’agriculture, donc sur l’emploi et sur les rémunérations du travail.

Il s’agit d’ouvrir en grand le marché libre entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Ce projet a pour objectif de supprimer tous les droits de douane, d’abaisser les normes sanitaires et environnementales. Bref, c’est un nouveau pas vers la concurrence commerciale totalement débridée que réclament les grandes sociétés multinationales et les marchés financiers. Au cœur de la crise qu’ils ont eux-mêmes créée, ils veulent pouvoir se déployer sans entrave afin d’améliorer encore leur taux de profit, au détriment de la vie humaine et de l’environnement. Les puissances capitalistes cherchent à répondre ainsi à l’austérité que créé leur politique pour accentuer les conditions de l’exploitation du travail salarié. Dans une spirale sans fin, ceci réduira toujours plus les débouchés. Les multinationales nord-américaines et européennes vont accentuer leur guerre économique en menant la guerre sociale contre le monde du travail, de la création et la nature, tout en affaiblissant encore les structures publiques des Etats et les services publics, comme ceux de l’énergie, de la santé, des transports. L’autre enjeu pour l’impérialisme nord-américain est de contrer l’émergence des pays d’Amérique latine et de l’Asie, notamment l’Inde et la Chine. On voit ici à quel point ce qui se prépare est dangereux. Très dangereux !

A l’initiative des créateurs et cinéastes, soutenus activement par le gouvernement français et le parlement européen, la culture et les services audiovisuels sont pour l’instant exclus de ce grand marchandage. Nous nous en réjouissons. C’est la preuve qu’avec l’action combinée de forces sociales et intellectuelles et du gouvernement on peut faire bouger les choses et se faire entendre, y compris au sein du Conseil européen. Nous en appelons toutefois à la vigilance car, l’accord obtenu en fin de semaine dernière, peut encore être remis en cause. En effet, c’est la Commission de Bruxelles qui va négocier au nom de tous les européens. Et on sait que M. Barroso, dont le mandat arrive à échéance à l’automne prochain, pousse les feux de ce « libre échangisme » intégral, au service des gouvernements de droite britannique et allemand.

jeudi 20 juin 2013

Assises du 16 juin: « une étape pour changer de cap » (Front de gauche)


Assises 16 juin - Changer de cap en France et... par CN-PCF

Pour le Front de gauche, après le succès de la marche du 5 mai, celui des Assises du 16 juin ouvre une perspective et un espoir à gauche.
Plus de 2000 participants, 7000 connexions vidéo pour suivre les ateliers et la plénière, 70 intervenants représentants ou personnalités issues de plusieurs dizaines d'organisations.
Dimanche à Montreuil, de nombreuses forces sociales et politiques parmi celles qui ont assuré, il y a un an, la victoire sur Nicolas Sarkozy, se sont retrouvées pour affirmer ensemble, l'urgence de changer de cap politique en France et en Europe.
L'évènement est d’autant moins à banaliser que quelques heures plus tard, tombaient les résultats du 1er tour de la partielle de Villeneuve sur Lot. C'était un nouveau coup de semonce après Beauvais, venant attester de l'impasse politique et des régressions démocratiques dans lesquelles nous conduisent tout droit, les choix du pouvoir actuel ; dans ce cas, l'Austérité plus l'affaire Cahuzac amenant à un duel UMP/FN au 2ème tour de la législative.
Dès lors, la convergence entre forces du changement autour de propositions permettant de sortir de la crise, et ouvrant la perspective d’une majorité alternative est l'une des questions majeures qui nous est posée. Le Front de Gauche entend y œuvrer avec toutes les forces et les citoyens partageant cet objectif.
La journée du 16 est une étape supplémentaire d’un processus qui doit se poursuivre, partout dans le pays dans l'objectif d'être immédiatement utile aux mobilisations contre la réforme des retraites, le traité transatlantique, l’acte III de la décentralisation...
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KEM ONE Un sauvetage est encore possible !

Retour sur la Conférence de Presse tenue par les groupes Front de Gauche des régions PACA et Rhône-Alpes le 19 Juin 2013 sur le site de l'usine Kem One à St Fons.
En présence d'élu-e-s locaux Front de Gauche et de salariés nous avons pu décliné nos propoitions  et exposer à la presse les dessous de ce drame social et industriel.

Cinq usines en PACA et Rhône-Alpes sont menacées de fermeture, des milliers de salariés risquent de perdre leur emploi.
Au total la fermeture de Kem One France entraînerait directement la perte de 7.000 emplois selon les experts sollicités, avec une casse irrémédiable sur le tissu économique des territoires concernés.  Compte tenu de son intrication au sein de l’industrie chimique ce sont en fait 20.000 emplois qui sont menacés. 
Un grand pillage a été organisé par Gary Klesh, avec la complicité d’Arkema et du gouvernement précédent. Le repreneur rapace laisse aujourd’hui la société exsangue,   quelques 100 millions d’euros se sont évaporés dans les paradis fiscaux et le groupe a accumulé un montant de dette colossal. En neuf mois une activité rentable qui dégage plus de 5% de profits a été conduite au dépôt de bilan.
Les récents projets de reprise d’une petite partie de l’activité ne sont pas viables, les projets portés par des fonds d’investissement, largement spéculatifs, n’apportent pas l’indispensable sécurité de long terme.

La proposition de la CGT répond aux exigences. Elle propose un consortium associant un repreneur industriel, les grands industriels qui ont intérêt à la poursuite d’activité Arkéma, Total, la prise de participation de l’Etat à hauteur de 35% (minorité de blocage). Elle propose également d’activer les dispositifs publics existants pour l’investissement. Nous la soutenons.
terme.
Il est temps en matière d’industrie et de sauvegarde de l’emploi de prendre des mesures autres que des déclarations de bonnes intentions. L’Etat doit prendre ses responsabilités pour favoriser la poursuite de cette activité utile au pays, et se donner tous les moyens d’en assurer l’existence à moyen et long terme. C’est maintenant qu’il faut le faire. Maintenant c'est-à-dire dans les tous prochains jours.

Nous proposons :
  1. que pour le dossier Kem One, nos deux Régions avec l’Etat prennent l’initiative d’une table ronde avec les industriels concernés et d’abord Arkéma et Total, qui ne peuvent pas se défiler dans ce dossier, mais également d’autres entreprises cotraitantes, sous-traitantes ou ayant intérêt au maintien de l’activité, pour que soit constitué un consortium à même de soutenir la reprise de l’activité du pôle vinylique ;
  2. qu’un plan d’assainissement des finances soit bâti sur plusieurs années ;
  3. que l’Etat et la BPI apportent les financements nécessaires.
C’est d’autant plus possible que la BPI va être installée demain jeudi.
Il faut utiliser le Fonds stratégique d’investissement (FSI) dont les objectifs d’investissement correspondent exactement au cas de Kem One :

mercredi 19 juin 2013

Retraites: les impasses du rapport Moreau

par Les Economistes Atterrés
Sous la pression des marchés financiers et des institutions européennes, le gouvernement socialiste se juge obligé de présenter en 2013 une nouvelle réforme des retraites. Pourtant, réduire les retraites (ou les prestations familiales) ne devrait pas être aujourd’hui la priorité de la politique économique française : retrouver une croissance satisfaisante, réformer la stratégie macroéconomique de la zone euro, donner une nouvelle impulsion à la politique industrielle française dans le cadre de la transition écologique sont autrement plus pressants.
Constituer un comité de hauts fonctionnaires et d’experts est maintenant une pratique courante, pour dépolitiser les choix économiques et sociaux, pour les écarter du débat démocratique, pour n’envisager que des solutions conformes aux exigences européennes. Ainsi, le rapport Moreau, rendu le 14 juin 2013, apparaît-il comme un compromis mou, ne mettant certes pas en cause le système public de retraite, mais l’affaiblissant et ne se donnant pas les moyens d’assurer sa fiabilité sociale.
Equilibrer des comptes en période de récession ?
Le déficit des régimes de retraite en 2013 provient essentiellement de la profondeur de la récession, qui réduit de 5% l’emploi dans les entreprises, ce qui fait perdre environ 12 milliards de ressources aux régimes de retraite. L’objectif de la politique économique en Europe devrait être de récupérer les emplois perdus. Hélas, le rapport Moreau propose de poursuivre la stratégie de spirale vers le bas engagée en Europe : « les régimes de retraite doivent concourir au redressement des comptes publics et à la crédibilité internationale de la France ». Bien sûr, le rapport oublie que la baisse des retraites conduit à une baisse de la consommation, donc du PIB, à une baisse des rentrées fiscales et sociales, d’autant plus que tous les pays de la zone euro font de même.
Le rapport préconise de réduire à court terme le déficit du système de retraite en augmentant les impôts payés par les retraités. Il reprend sans esprit critique plusieurs projets bien connus. Jadis, les retraités ne payaient pas de cotisations maladie. Ils ont souffert de la mise en place puis de la montée en puissance de la CSG. Ils paient déjà une contribution de 1 % sur les retraites complémentaires. Ils pâtissent du désengagement de l’assurance-maladie au profit des complémentaires santé. Faire passer leur taux de CSG  de 6,6 % à 7,5 %, comme pour les salariés, rapporterait 1,8 milliard. Mais, ne faudrait-il pas en contrepartie, supprimer la contribution de 1% des retraites complémentaires et rendre déductibles les primes de complémentaire santé ?
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Quand la gauche ne déçoit même plus

par Emmanuel Blanchard et Claire Rodier du GISTI
Le Parti socialiste est revenu au pouvoir après onze années d’opposition pendant lesquelles il n’a pas cherché à penser une politique d’immigration adaptée aux enjeux contemporains. Refusant de prendre acte des atteintes aux droits, inhérentes à une « maîtrise de flux migratoires » érigée en véritable leitmotiv, il était condamné à les reproduire. Retour historique et critique sur l’action d’un parti dont l’épuisement idéologique et programmatique était criant avant même l’épreuve du retour aux « affaires ».
L’Arlésienne
« Sur le droit de vote des étrangers, je n’ai pas soumis ce texte car je sais que l’opposition n’en veut pas, et je ne veux pas donner l’impression que nous chercherions, avant les municipales, à utiliser cette question du droit de vote des étrangers pour entretenir je ne sais quel malentendu ». Voici donc la nouvelle explication trouvée par François Hollande, lors d’une conférence de presse en mai 2013, pour justifier l’ajournement d’une promesse datant de plus de trente ans – puisque le droit de vote des étrangers figurait au programme du candidat Mitterrand en 1981. Celui qui, juste avant d’être élu président de la République, envisageait sa mise en œuvre « pour 2013, avant les élections de 2014 », préfère désormais laisser passer l’échéance électorale des municipales : « comme il n’y aura plus d’enjeu », un texte « sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l’adoption s’il le souhaite ». La voie référendaire n’a jamais été sérieusement été envisagée, alors que, dans un contexte plus offensif, et en lien avec une politique économique et sociale plus audacieuse, il aurait été possible d’obtenir une majorité. Le renvoi vers le Parlement est une façon d’enterrer cette « promesse » : la réforme implique une modification de la Constitution, donc l’aval d’une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, soit 555 parlementaires : un total que la gauche, même en imaginant que tous ses élus soient favorables à la réforme – rien n’est moins sûr – ne peut rassembler à elle seule. À supposer que, passées les élections municipales de 2014, une nouvelle reculade ne renvoie pas la réforme aux calendes grecques, on peut s’attendre à ce qu’elle soit rejetée, tant par une droite par principe hostile que par une gauche parlementaire bien timide : lorsqu’en septembre 2012 il s’était agi de trouver des parlementaires pour signer un texte en faveur du droit de vote des étrangers, seuls 77 députés socialistes sur 297 avaient répondu à l’appel [1].
Comment s’en étonner, quand le ministre de l’intérieur se fait le porte-voix d’un sentiment sans doute largement partagé au sein de l’aile droite de son parti : en réponse à ces signataires, Manuel Valls interrogeait, dans une interview au Monde : « [le droit de vote est-il] aujourd’hui une revendication forte dans la société française ? Un élément puissant d’intégration ? », avant de répondre : « non. Ça n’a pas la même portée qu’il y a trente ans. Aujourd’hui, le défi de la société française est celui de l’intégration. »
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mardi 18 juin 2013

Ce qui cause la déroute électorale du PS, c'est sa politique antisociale !

Par Andrée OGER, conseillère générale communiste
Nouvelle défaite électorale pour le Parti socialiste ce week-end, dans la symbolique circonscription de Jérôme Cahuzac.
C'était la huitième élection législative partelle depuis l'élection de François Hollande et c'est la huitième défaite pour le Parti socialiste. De quoi se poser des questions, camarades socialistes, non ?
Cette fois-ci, le Parti socialiste est sûr de perdre le siège que détenait le fraudeur ministre Cahuzac, à Villeneuve-sur-Lot. Eliminé dès le premier tour, le candidat socialiste laisse la place à un duel mortifère entre l'UMP et le FN. De quoi inquiéter toute la gauche car cette situation confirme le sondage YouGov de la semaine dernière ! (relire : Le Parti socialiste s'effondre dans les sondages tandis que le Front de Gauche atteind des sommets  ).
A une nuance près, la candidate du Front de Gauche fait du surplace dans la circonscription avec un score en léger progrès sur 2012 (5,08 %). Une grande partie des électeurs socialistes sont restés chez eux ce dimanche, avec une abstention qui est passée de 37 % à 54 %.
Cette huitième défaite et les sondages qui se succèdent sont des indicateurs clairs de la déception des français vis-à-vis d'un gouvernement et d'une majorité élus sur des engagements de rupture politique à gauche mais qui mènent une politique dans la continuité des politiques du gouvernement Fillon et de sa majorité de droite.
Les sondages des Présidentielles 2012 le montraient : les français souhaitaient un changement, un arrêt des politiques de casse sociale et d'austérité menées par Sarkozy et sa majorité. Le Parti socialiste a d'ailleurs joué sur cette attente en appelant au vote utile en faveur de François Hollande et des candidats socialistes et radicaux aux Législatives.
Et, depuis l'arrivée de François Hollande et du gouvernement Ayrault, ce ne sont que des mesures en faveur du Capital qui se succèdent ! Salaires, emplois, protection sociale, fiscalité : où est le changement attendu ?
Dernière annonce en date : la Réforme des Retraites version Ayrault - Hollande suit les mêmes sillon que la réforme Fillon - Sarkozy combattue en 2010 par des millions de salariés et l'opposition de gauche, Parti socialiste compris ! 

Retraites: Thierry Lepaon appelle à la mobilisation en septembre

Quatre meetings et une journée de mobilisation. Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi une rentrée choc pour sa centrale syndicale, contre une réforme des retraites dont les arguments sont de plus en plus puisés du côté du patronat.
"Nous n'accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite", a affirmé Thierry Lepaon, lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine.
Régimes de retraite
Le leader de la CGT a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d'une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. Le syndicat propose par ailleurs un retour à l'âge légal à 60 ans et la constitution d'une "maison commune de la retraite" pour créer "une coordination entre les régimes de retraites" et "un socle de droits communs valables pour tous", a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier.
"Le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat", a-t-il ressenti lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin. Pour peser dans le débat, la centrale syndicale de Montreuil annonce donc la tenue de quatre meetings et d'une journée d'action dont la date sera décidée "en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites."
9 points de convergence avec les autres centrales
Le successeur de Bernard Thibault a appelé à la mobilisation "la plus unitaire possible" face à un Medef qui s'est soudé autour de la candidature de Pierre Gattaz, "pour peser sur le choix du gouvernement". Selon lui, compte tenu de la manière dont le candidat à la présidence du Medef "s'est exprimé ces dernières semaines sur des contenus et sur la méthode du dialogue social, il est prévu qu'il puisse y avoir un changement avec la période qui a été celle de Laurence Parisot".
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lundi 17 juin 2013

La revue du projet n° 28 juin 2013 : la retraite, une bataille capitale

Alors que, « réformes » après « réformes », la situation matérielle des personnes âgées se dégrade ; alors que, parmi les actifs, les conséquences de ces mesures sévissent avec chômage et allongement de la durée de cotisation, une nouvelle « réforme » de même orientation se profile. Comme nous l'avions dit en 2010, toutes ces mesures antisociales ne cessent de montrer leur inefficacité. Nos propositions et notre projet n'en ont que plus d'actualité. Ce dossier entend ainsi donner à voir un premier tour de la question des retraites, pour nourrir les luttes et les conquêtes nécessaires.

Rémunérations patronales : un cadeau pour les "goinfres"

par Laurent Mauduit
A défaut d'être conforme à ses engagements de campagne, la politique économique de François Hollande est frappée d'une incontestable - et désespérante - cohérence. Après que la réforme fiscale eut été enterrée, la promesse aux ouvriers de Florange, trahie, la loi de séparation des activités bancaires, torpillée, l'austérité budgétaire et salariale, prolongée, que croyait-on en effet qu'il puisse advenir d'une autre promesse emblématique, celle d'un encadrement des rémunérations patronales ? Eh bien, oui ! Elle aussi a été oubliée. Triste mais presque prévisible...

Triste parce que, si les années récentes ont apporté une leçon, c'est assurément celle-ci : les grands chefs d'entreprise français sont radicalement incapables de pratiquer l'autorégulation. Mille fois, les deux grandes associations du monde patronal que sont le Medef et l'Afep l'ont pourtant répété : nul besoin de légiférer en ce domaine, l'autodiscipline finira par produire ses effets ! Et longtemps les gouvernements les ont crues, ou ont fait mine de les croire, les félicitant périodiquement pour les codes de bonne conduite qu'elles adoptaient.

Pourtant, ces codes de bonne conduite Afep-Medef n'ont jamais produit d'effets ou se sont révélés beaucoup trop laxistes. Avec, au bout du compte, le résultat que l'on sait : même quand la grande crise a commencé, à partir de 2007, même quand elle a poussé le pouvoir d'achat vers le bas et le chômage vers le haut, les rémunérations des grands patrons sont restées, elles, outrageusement élevées. Pis que cela, elles n'ont cessé de s'envoler.

Les chiffres sont sur la table et nul ne les conteste. Le montant annuel moyen des rémunérations des dirigeants du CAC 40 n'a ainsi cessé de progresser tout au long des années 2000, pour atteindre 1,91 million d'euros en 2008, puis 1,98 million en 2009. En 2010, alors que la crise redouble, c'est un nouveau record qui est atteint, à 2,46 millions d'euros, avant 2,42 millions en 2011 et 2,32 millions en 2012. 

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dimanche 16 juin 2013

Le Front de gauche organise ses Assises citoyennes "pour changer de cap"


DIRECT - Assises citoyennes pour changer de cap... par CN-PCF

PARIS (AFP) - Dans la foulée de la manifestation "contre l'austérité, contre la finance, pour une VIe République" du 5 mai dernier, le Parti communiste et le Front de gauche organisent dimanche à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ses Assises citoyennes "pour changer de cap en France et en Europe".
Des organisations politiques à gauche, syndicales, associatives, des personnalités débattront toute la journée "pour créer les convergences nécessaires à un changement de cap en France et en Europe", annonce le PCF.
"Les Assises s'annoncent un événement de très grande importance, un événement majeur qui va marquer la période", veut croire Pierre Laurent secrétaire national du PCF. "Nous visions au début 1.000 représentants, nous serons beaucoup plus que cela". Pour le chef de file des communistes, "nous sommes maintenant entrés dans une nouvelle période politique et rien n'est plus urgent que de travailler à rassembler les forces qui vont permettre un changement de cap".
"Il y a des convergences notamment sur le fait que la vision budgétaire de la politique ne peut pas être l'unique réponse à une crise historique", assure de son côté Pascal Durand, secrétaire national d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) qui participera aussi aux Assises. Les écologistes, qui comptent deux ministres au gouvernement, avaient refusé de participer à la manifestation du 5 mai lancée à l'initiative de Jean-Luc Mélenchon et du Parti de gauche, vite rejoints par le PCF et le Front de gauche.
L'aile gauche du PS "à l'aise"
"La manière dont cette manifestation a été montée, les thématiques de cette manifestation, le +coup de balai+ (...) ne correspondent pas à la vision de la VIe République" des écologistes, avait expliqué à l'époque Pascal Durand. "La manifestation du 5 mai n'a pas fait bouger les lignes d'un millimètre", dit-il aujourd'hui.
"Tout ce qui est en capacité de faire dialoguer la société civile, les partis politiques de la majorité, les syndicats pour trouver des points d'appui pour sortir de la situation économique" est bon, estime le patron des écologistes selon qui "participer à ces Assises ce n'est pas être déloyal envers la majorité".
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, est également attendue. La représentant de l'aile gauche du PS et animatrice du courant Maintenant la gauche participera à une plénière avec Pierre Laurent (PCF/FdG), Jean-Luc Mélenchon (PG/FdG), Clémentine Autain (FASE/FdG), Pascal Durand (EELV) , Geneviève Azam (ATTAC) et Annick Coupé (Solidaire) sur le thème "comment changer de cap".
"Rien de ce qui est à gauche ne nous est étranger et partout où l'unité peut être construite, on y va !", affirme Emmanuel Maurel, co-animateur du courant avec Mme Lienemann. Est-ce alimenter une tension au sein de la majorité ? "Tous les gens qui seront là dimanche ont voté pour François Hollande et participé à sa victoire le 6 mai, donc je me sens très à l'aise parmi eux", déclare M. Maurel.
La matinée sera consacrée à huit tables rondes aux thèmes divers: "Quelles ruptures démocratiques, quelle République?", "comment s'émanciper des marchés financiers?", "retraites: vivre plus longtemps, faut-il travailler plus longtemps?", "quels nouveaux droits pour une véritable égalité?", "emploi, travail, chômage, précarité: quelle ambition de changement ?", "transition écologique- industrie: même combat?", "réchauffement climatique" ou encore "marché transatlantique".
Sont aussi annoncés Clémentine Autain (FASE), Christine Poupin (NPA), Christian Picquet (GU/FdG), Christophe Delecourt (Syndicaliste CGT), Pierre Khalfa (Copernic), Aurélie Trouvé (ATTAC), Edwy Plenel de Mediapart ou encore une délégation des salariés d'entreprises et de secteurs en lutte sur les questions d'emploi: Virgin, Sanofi, Arcelor, Thalès, Fralib, Air France...
Les Assises se tiennent à partir de 9h30 à la halle Dufriche à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

samedi 15 juin 2013

Allemagne : comment la réforme du marché du travail renvoie les femmes à la maison

Par Rachel Knaebel
L’Allemagne, sa compétitivité, sa flexibilité, sa capacité à réformer son marché du travail… Et ses femmes que l’on rend dépendantes économiquement à vie de leurs maris, renvoyées, de fait, au foyer. Car une Allemande sur deux travaille à temps partiel, dont 4,5 millions dans le cadre d’un « minijob » : ces boulots payés moins de 450 euros, qui n’ouvrent aucun droit ou presque. Un divorce, un mari au chômage ou décédé, et c’est la pauvreté. Le modèle allemand, un modèle d’avenir ?
« Pour notre service de soins à domicile à Essen nous recherchons un/une aide aux personnes âgées », annonce cette entreprise allemande sur le site de l’Agence fédérale pour l’emploi (Arbeitsagentur), l’équivalent en Allemagne de Pôle emploi. En plus d’une formation spécifique de trois ans, elle demande au candidat d’être flexible, autonome et engagé dans son travail, et, si possible, d’avoir déjà acquis une expérience et d’être titulaire d’un permis de conduire. Tout cela pour… 400 euros par mois, sans préciser le volume horaire ! « Une embauche en temps partiel ou temps plein n’est pas exclue », laisse miroiter l’annonce. Cette offre est en fait celle d’un « minijob », une forme d’emploi précaire qui a explosé en Allemagne depuis la première loi, dite Hartz, de dérégulation du marché du travail il y a dix ans. Des minijobs qui touchent particulièrement les femmes.
Des jobs payés en dessous des bas salaires
Les lois Hartz, ce sont ces réformes adoptées par le gouvernement social-démocrate et vert de Gerhard Schröder et entrées en vigueur entre 2003 et 2005. Vantées par l’Élysée comme par la droite néolibérale de ce côté-ci du Rhin, leur bilan est très controversé en Allemagne. Les défenseurs des lois Hartz assurent qu’elles ont permis de lutter contre le chômage et de relancer l’emploi. La réalité est bien moins rose, surtout pour les femmes.
« La situation des femmes sur le marché du travail s’est détériorée avec les réformes Hartz, en premier lieu à cause de la loi qui a facilité les minijobs », estime Ursula Engelen-Kefer, ancienne vice-présidente de la Fédération syndicale allemande DGB. Ces minijobs existent depuis longtemps, mais étaient limités à une activité de 15 heures de travail par semaine maximum, rémunérée 325 euros par mois. La première loi a levé la limite horaire et augmenté le plafond salarial à 400 euros (passé à 450 euros cette année).
7 millions de « minijobbers »...
Résultat : ces jobs sont très mal payés. « Aujourd’hui, l’employeur peut légalement exiger 24 heures de travail par semaine pour 450 euros ! » souligne la syndicaliste. 450 euros par mois pour 20h par semaine, cela revient à un salaire horaire de seulement 5,60 euros.
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