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dimanche 29 septembre 2013

Dans le Grésivaudan, l’austérité aboie, la caravane passe….

Le collectif unitaire du Grésivaudan « Contre les politiques d’austérité » (1) organisait le 28/9 une manifestation itinérante entre Domène et Pontcharra.

L’objectif consistait à rendre visible l’opposition de la gauche de transformation sociale aux politiques d’austérité qui constituent désormais le fond législatif du gouvernement Socialiste et Vert : qu’il s’agisse du projet de loi de finance 2014 ou du projet de loi sur la sécurité sociale avec la contre-réforme des retraites, le travail de sape du contrat social mis en place par le Conseil national de la résistance se poursuit.

Pour interpeller la population une joyeuse caravane d’une quinzaine de véhicules, colorés d’affiches diverses et surmontées de banderoles, groupés autour d’un véhicule sono, a déambulé toute la journée en portant sous la forme d’un tract les analyses et les propositions alternatives pour une réforme des retraites juste et durable. Le mot d’ordre : « Pour financer les retraites il faut d’urgence en finir avec les politiques d’austérité et s’attaquer à la finance ».
Les citoyens et les militants se sont employés à démonter le prétexte fallacieux repris à la droite par le gouvernement socialiste selon lequel l’allongement de l’espérance de vie justifierait un nouvel allongement de la durée de cotisation, avec à la clé un recul de fait de l’âge de départ en retraite ainsi qu’une baisse programmée des pensions.

De même, ils ont répété que l’analyse des déficits sociaux qui pointe un excès de dépense est contredite par le rapport Moreau lui-même qui montre le rôle écrasant des effets de la crise depuis 2008 : c’est le manque de recettes provoqué par le chômage et la stagnation des salaires qui est à l’origine de ces déficits. C’est le coût du capital avec ses 300 milliards d’intérêts et dividendes qui siphonne les richesses crées et non le coût du travail de l’ordre de 150 milliards.
Les solutions existent : en finir avec l’austérité salariale et les investissements sacrifiés à la spéculation, résorber les inégalités salariales hommes/femmes, moduler les taux de cotisation salariale en fonction de la politique d’emploi de l’entreprise et faire cotiser les dividendes.

Car de l’argent il y en a dans les poches des grandes fortunes professionnelles : +25% en 2012 pour les 500 plus riches qui émargent à 330 milliards alors que le pouvoir d’achat des français a baissé de 1,2 % en 2012 et que 8,7 millions de nos compatriotes vivent sous le seuil de pauvreté (977€)
(1) ADECR 38, ATTAC Grésivaudan, le Front de Gauche (citoyens, PG, PCF, PAG 38, PCOF), le NPA Grésivaudan et l’UL CGT du Grésivaudan.

samedi 28 septembre 2013

Municipales Isère: déclaration du secrétaire départemental du PCF

A la veille des élections municipales, des divergences s'expriment et certains pensent pouvoir les régler à petit coup de phrases ou en déclarant l'état de péril imminent sur le Front de Gauche.
Toutefois, je tiens à réaffirmer cette vérité simple : tant que les communistes seront attaché-e-s à cette démarche, eux qui ont, par leur volonté et leur travail politique, initié et construit le Front de Gauche, qui pourra-t-il le briser alors que nous l'avons cimenté d'un débat politique profond et d'un projet immense ?
Ce ne sont pas quelques débats stratégiques, ni les tambouilles politiciennes qui doivent fixer notre horizon, mais le fait que pour l'essentiel de nos concitoyen-ne-s les échéances de 2014 auront à combler le fossé qui sépare les attentes populaires de la réalité d'un gouvernement, faut-il le rappeler, d'alliance verts et socialistes.
Si certains regrettent d'avoir voté pour François Hollande, nous, nous n'avons pas oublié quelle était la nature du pouvoir sarkozyste, ni quelle était la teneur des discours de Monsieur Copé ou les appels à l'extrême-droite de Monsieur Fillon. Même dans le noir, la caractéristique des communistes c'est qu'ils savent retrouver leur gauche de leur droite.
Chacun-e aura pu juger de la qualité critique des interventions du Parti communiste français quant à la politique qui est menée. Toutefois, nous refusons de transformer les prochaines échéances municipales en baromètre du pour ou contre le gouvernement, du pour ou du contre le PS comme certains voudraient nous y traîner.
La situation dans l'agglomération grenobloise nous préoccupe fortement quant aux intentions déclarées d'une même voix par le PS et EELV à Saint-Martin-d'Hères ou à Échirolles, quant à l'ambition personnelle de Monsieur Thoviste qui fracture la Gauche à Fontaine, quant à la guerre que se livre PS et Verts à Grenoble et dont ils essaient chacun à leur façon, faire du Front de Gauche un arbitre.
Les communistes ne sont pas là pour faire un coup. Nous ne voulons pas des élu-e-s pour être confortablement installé-e-s. Nous ne voulons pas des élu-e-s pour préserver notre influence, pour préserver nos finances ou pour préserver nos cadres. Nous n'avons ni construit le PCF, ni construit le Front de Gauche pour nous-même. Nous les avons construits dans le dessein de changer cette société et nous n'avons pas l'intention de nous asseoir sur un banc de touche en hurlant aux autres comment ils doivent remporter le match de football.
Si la crise nous porte bien un enseignement c'est que les spéculateurs eux-mêmes ne font pas les cours de la bourse.

vendredi 27 septembre 2013

Amnesty dénonce « un contexte de discrimination et d’hostilité » contre les Roms



Par Agnès Rousseaux
Alors que les déclarations politiques se multiplient sur la situation des Roms en France, Amnesty International publie un rapport Intitulé « Condamnés à l’errance. Les expulsions forcées des Roms en France ». Cette étude dresse le bilan des mesures prises par le gouvernement depuis un an, et de leurs conséquences sur la situation des Roms. Elle s’appuie sur des recherches menées en l’Ile de France, à Lille et à Lyon, auprès d’associations et collectifs de soutien, d’institutions indépendantes et de personnes roms.
Amnesty pointe l’importante distorsion entre les dispositions de la circulaire du 26 août 2012 sur l’accompagnement des populations Roms lors des opérations d’évacuation des campements illicites, et l’application qui en est faite par les préfets. En 2012, rappelle l’ONG, 11 982 migrants roms ont été chassés des squats et bidonvilles où ils habitaient [1]. Un chiffre en forte augmentation, puisqu’ils sont plus de 10 000 à avoir été expulsés de leur lieu d’habitation au cours des deux premiers trimestres 2013. « Un nombre jamais atteint depuis le début des recensements en 2010 », souligne le rapport. « La trêve hivernale ne s’applique toujours pas aux habitants des campements informels, et certains continuent à être rendus sans abri en plein hiver », dénonce Amnesty. Les expulsions forcées s’inscrivent toujours « dans un contexte de discrimination et d’hostilité envers les populations roms. »
« Les évacuations sont menées en dépit des normes du droit international qui prévoit que des garanties soient mises en place afin de ne pas rendre les familles sans abri, conclut le rapport. A l’inverse, les familles continuent d’être expulsées sans avoir été ni informées, ni consultées et sans se voir proposer de solutions d’hébergement adaptées ou de relogement. »
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Sécurité ferroviaire : ces questions qui dérangent la SNCF

Par Sophie Chapelle
L’accident de Brétigny a révélé le malaise qui règne chez une partie des cheminots. Organisation du travail bouleversée, productivité accrue aux dépens de la qualité, recours à une sous-traitance pas suffisamment formée, explosion du travail de nuit… Sur fond d’ouverture à la concurrence et de « compétitivité ». Plusieurs syndicats dénoncent une « logique purement financière » et l’entrée dans « l’ère du risque calculé », où la sécurité des voyageurs ne serait qu’un objectif parmi d’autres. Enquête parmi les cheminots.
12 juillet 2013, 17h14. Le train Paris-Limoges déraille en gare de Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne entrainant la mort de 7 personnes. Alors que la sécurité ferroviaire, pilier de l’entreprise SNCF, est ébranlée, plusieurs cellules de crise sont immédiatement mises en place. D’emblée, la SNCF, en charge de l’entretien du réseau, organise des conférences de presse communes avec Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire du réseau. Dans les 24h qui suivent la catastrophe, les deux établissements publics pointent la défaillance d’une « éclisse », pièce d’acier reliant deux rails, et lancent une grande campagne de vérification sur l’ensemble du réseau national. « La SNCF et RFF sont responsables et nous assumerons la totalité de nos responsabilités » confirme le président de RFF, Jacques Rapoport, le 15 juillet [1]. Deux mois après les faits, une information judiciaire est toujours en cours pour déterminer les causes de cette défaillance.
En 30 ans, la SNCF a été confrontée à une quinzaine de déraillements ou de collisions graves, dont huit ayant causé des morts. « Notre instructeur nous disait à l’époque que nous avions le meilleur système de sécurité du monde, se souvient un aiguilleur, entré en 1984 au sein de l’entreprise publique. Un an après, je travaillais sur la ligne où a eu lieu la collision mortelle de Flaujac (Lot) faisant 32 morts ». Depuis 2000, la SNCF n’avait plus connu de déraillements mortels.
Dans ce contexte, le drame de Brétigny relève-t-il d’une défaillance tragique mais isolée ? Ce n’est pas l’avis d’une partie des cheminots. « La sécurité ferroviaire c’est une chaîne, et si l’on commence à affaiblir un maillon, la chaîne casse. Aujourd’hui, cette chaîne est fragilisée à plusieurs endroits », alerte David Gobé, responsable du secteur fédéral Europe et International à la fédération des cheminots CGT. Derrière un guichet, dans un atelier, ou le long des voies de chemin de fer, le travail des agents SNCF s’est considérablement transformé en quelques années. En cause : le vaste mouvement de libéralisation progressive du transport ferroviaire. Avec l’ouverture à la concurrence du fret (en 2003) puis du transport international de voyageurs (en 2009), tout en restant publique, la SNCF a dû « s’adapter » aux nouvelles règles de marché [2]
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jeudi 26 septembre 2013

Nasser Mansouri : « Mettre à plat les aides publiques »

Responsable des études économiques pour la CGT, Nasser Mansouri plaide pour un réexamen et une mise sous condition des quelque 200 milliards d’aides aux entreprises.
Que pensez-vous des orientations budgétaires 
pour 2014, présentées comme 
un outil favorisant 
la croissance 
et la compétitivité ?
Nasser Mansouri. Il faut être clair : 
ce budget ne rompt pas avec 
la politique d’austérité mise en place par ce gouvernement depuis dix-huit mois. Au contraire, il s’inscrit dans cette logique d’austérité qui n’est pas la solution mais le problème. Dès qu’il y a de l’austérité, loin de favoriser la croissance, cela affaiblit l’activité économique et 
la compétitivité. Aujourd’hui, on 
a un problème d’emploi, de précarité, de faiblesse des investissements. 
Les choix politiques et économiques doivent au contraire viser 
à augmenter le pouvoir d’achat des familles dont les revenus sont les plus modestes. Or, par exemple, 
en terme de fiscalité, c’est le contraire qui se passe. La pression est mise 
sur les revenus modestes dont les impôts sont en constante augmentation tandis que 
les détenteurs de capitaux ne sont pas mis à contribution. Nous sommes loin des promesses du candidat Hollande qui faisait de la finance 
son principal ennemi. Le compte 
n’y est pas.
Les entreprises reçoivent environ 200 milliards d’euros d’exonérations 
et de cadeaux fiscaux. 
Que faudrait-il en faire ?
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Travailleurs saisonniers, la ronde infernale

Longtemps venus du Maroc et de la Tunisie, les saisonniers agricoles n’ont commencé que récemment à réclamer justice pour les abus dont ils ont été victimes en France. Mais la « migration circulaire de travail » prônée par l’Union européenne change la donne. Transitant par l’Espagne, les travailleurs temporaires latino-américains remplacent peu à peu la main-d’œuvre maghrébine.
par Patrick Herman
« Monsieur Leydier, le dossier que j’ai entre les mains est accablant de preuves contre vous ! Je vous donne l’occasion de retrouver un peu de dignité et de cesser de vous comporter comme un voyou. Je vous demande une dernière fois de répondre à ma question : maintenez-vous que Mme Naïma Es-Salah ne travaillait pas chez vous comme employée de maison ? » En ce 12 décembre 2012, le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence résonne des paroles cinglantes de la présidente.
L’arboriculteur de Grans (Bouches-du-Rhône) baisse la tête et garde le silence. Son ancienne salariée marocaine, déclarée comme « ouvrière agricole », attendait ce moment depuis le dépôt de sa plainte au pénal, en septembre 2003. Dès 2001, elle avait osé dénoncer à la télévision le sort fait à ceux que l’on nommait alors les « contrats OMI (1) », les travailleurs saisonniers.
Ce mercredi, à quoi pense-t-elle ? A ses douze à quinze heures de travail par jour, huit mois par an, pendant dix ans ? A l’interdiction de sortir et de parler aux voisins ? Aux menaces de mort ? Le verdict tombe : un an de prison avec sursis et 1 euro symbolique de dommages et intérêts pour « faux et usage de faux » et « travail dissimulé ».
« La drogue dure des producteurs méditerranéens » : il y a trente ans déjà, M. Jean-Pierre Berlan, directeur de recherche honoraire à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qualifiait ainsi le recours systématique à l’emploi de saisonniers étrangers dans le sud de la France.
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mercredi 25 septembre 2013

Roms : La gauche doit cesser de se placer sur le terrain de la droite

Le ministre de l'Intérieur s'est livré à une habituelle surenchère au sujet des Roms. Pour Manuel Valls, les Roms ne veulent pas s'intégrer et ils « ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ». Ces déclarations xénophobes doivent cesser au plus vite.
Ces familles, dans le plus cruel dénuement, doivent être aidées avant d'être montrées du doigt et désigné à la vindicte populaire. La gauche doit cesser de se placer sur le terrain de la droite où la bêtise le dispute souvent à l'ignorance. Elle y perdra son âme.
Cette politique de bouc émissaire, la gauche l'a combattue ensemble en son temps, quand Nicolas Sarkozy se livrait à une détestable course à échalote avec le Front national. Ce qui était vrai hier, doit l'être aujourd'hui. 
Fabienne Haloui, Responsable de la commission « Droits et libertés » au PCF
Roms: un guide contre les idées reçues à envoyer à Manuel Valls

CégéTV : une chaîne pour briser vos chaînes


CégéTV 11 Septembre 2013 par CGT-VSE-42

Une rafale de coups de pied au cul distribuée avec le sourire ? Oui, mais pas seulement. Depuis un an, des militants CGT des communaux de Saint-Étienne (Loire) revisitent l’actualité locale et nationale avec un talent et un sens de la pédagogie qui forcent l’admiration. Chaque mois, CégéTV, leur journal satirique diffusé sur Internet et déjà visionné plus de 16 000 fois, est autant attendu par les agents que redouté par la direction générale des services.
D’un compte rendu de commission paritaire brossé tel un match de foot à un mini-cours sur les retraites illustré par des Playmobil, en l’espace d’une dizaine de minutes, tout y passe. « CégéTV ne vient pas en remplacement, mais plutôt en complément des autres moyens de communication, comme le classique tractage », expliquent Marie-Claire et Jérôme, deux des quatre instigateurs du projet. L’une est travailleuse sociale, l’autre cantonnier. Myrielle et Laurent, leurs camarades de jeu, pointent aux parcs et jardins et au Musée de la mine. Ces quatre trentenaires revendiquent leur élevage à la soupe Canal Plus. À l’époque où la chaîne produisait des programmes humoristiques supportables.
Pour mettre leur projet naissant sur les rails, les communaux se sont tournés vers la CGT d’Air France qui diffusait déjà une Web TV. Mais dans un style différent. « On les a appelés pour les côtés pratiques, comme l’achat du matériel et des logiciels », explique Jérôme. « Nous avons ensuite enregistré des petits sketchs pour nous roder, puis avons commencé par traiter l’actualité des communaux de Saint-Étienne pour rapidement investir l’actualité locale et nationale. » Du coup, les sujets peuvent être légers, comme le comptage des manifestants effectué par un auxiliaire de police aux capacités intellectuelles limitées. Ou beaucoup plus sérieux lorsqu’il s’agit d’évoquer l’agression d’un maître nageur ou les raisons d’un mouvement de grève. Mais toujours sur un ton badin qui flirte admirablement avec l’autodérision.
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mardi 24 septembre 2013

Heuliez: Propos choquants et incompréhensibles d'Arnaud Montebourg


Alors que les salariés d' Heuliez dans les Deux Sèvres seront fixés ce matin sur leur sort au tribunal de commerce de Niort, Arnaud Montebourg a tenu des propos extrêmement choquants pour un ministre chargé du « redressement productif » : « L’État n'a pas vocation à investir dans les sociétés sans avenir » a t-il déclaré ce matin, à propos du carrossier français.
A peine a t-il annoncé, il y a quelques jours avec le Président de la République les 34 plans pour relancer l'industrie d'avenir, qu'il se permet de banaliser publiquement la fermeture d'un site industriel et la perte probable de 280 emplois.
Arguer d'un plan de bataille industrielle c'est certes porter des projets d'avenir mais c'est également agir pour préserver l'existant.
Plus incompréhensible encore est le lâchage du gouvernement de ce dossier, porté depuis des années par le conseil régional de Poitou Charentes et ses élu(e)s.
La présidente, Ségolène Royal n'est-elle pas la vice-présidente de la banque publique d'investissement, censée venir en aide aux entreprises en difficultés.
La reconquête industrielle dont notre pays a besoin de plus de hauteur et d'ambitions.
Eric Corbeaux, Responsable des Luttes au PCF, animateur du Front des luttes

«Pablo Neruda 
était un symbole à abattre»

Santiago (Chili), envoyée spéciale. Manuel  Araya était chauffeur et garde du corps de Pablo Neruda. Seul, contre tous, il a toujours dénoncé l’assassinat du poète. Grâce à son témoignage, une enquête a été ouverte en 2011.
 Grâce à votre témoignage, 
le Parti communiste du Chili (PCCh) a déposé une plainte criminelle en 2011 afin d’exhumer les restes de Pablo Neruda, convaincu 
qu’il a été assassiné. Sur quoi se fonde votre jugement ?
Manuel Araya. Dès 1973, j’ai demandé à Matilde, sa femme, de dénoncer son assassinat. Pablo Neruda se trouvait dans la clinique de Santa Maria, 
à Santiago, depuis le 19 septembre. 
Il souffrait du cancer mais, 
à ce moment-là, il était en bonne santé. 
Il était en revanche inquiet de ce qui 
se passait dans le pays et triste après 
la mort de Salvador Allende. 
Nous, nous craignions pour sa vie car 
on le savait en danger. L’ambassadeur du Mexique voulait le faire sortir 
du pays. Il devait d’ailleurs s’y rendre 
le 24 septembre 1973. Le 22, Neruda me dit d’aller à Isla Negra pour faire ses valises et lui ramener douze livres. Lorsque nous partons avec Matilde, 
il va bien. Puis, dans l’après-midi, nous recevons un appel pour nous informer qu’on lui a fait une piqûre. Lorsque nous revenons à la clinique, Neruda est rouge, il me dit que tout son corps le brûle. C’est très étrange, mais on m’envoie acheter un médicament. Pourquoi, alors que nous sommes 
dans un hôpital? En sortant, 
deux voitures m’arrêtent et m’emmènent au commissariat. Neruda meurt 
le 23 septembre.
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lundi 23 septembre 2013

Brignoles : Pourquoi EELV joue la division à gauche face à la droite et au FN ?

A Brignoles, face au danger de la droite et de l’extrême droite, l’heure n’est pas à se compter à gauche. En les circonstances exceptionnelles de cette cantonale, le cœur comme la raison militent pour une candidature de rassemblement de toute la gauche dès le 1er tour pour franchir l’obstacle des 12,5% des inscrits permettant sa participation au 2e tour. Le PS l’a compris en ne présentant pas de candidat et en reconnaissant la légitimité d’une candidature issue des rangs du PCF pour poursuivre l’action sur le canton du « vivre ensemble »  du conseiller général sortant Claude Gilardo. Le PCF et le Front de gauche ont pris toutes leurs responsabilités en proposant à EELV, une candidature commune avec un titulaire PCF-FDG et une suppléante écologiste. EELV a refusé. Pourquoi EELV joue la division à gauche face à la droite et au FN ?

Aujourd’hui, nous ne pouvons croire qu’EELV s’obstinera à maintenir son candidat faisant ainsi courir le risque d’une élimination de la gauche au 1er tour.
Comme vient de le déclarer Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, « la gauche a une responsabilité particulière sur ce territoire où le FN avait fait élire un conseiller général en 2011 ».
C’est pourquoi, afin de se donner les moyens de battre la droite et l’extrême droite, le PCF appelle une nouvelle fois EELV à retirer ses candidats.
La date limite pour le dépôt des professions de foi et des bulletins de vote est le lundi 23 septembre à 10h00, il est donc encore temps de se rassembler pour gagner.
C’est la meilleure réponse à la venue programmée de Marine Le Pen, le 27 septembre à Brignoles !
Communiqué du Parti communiste français

Le concept andin de "buen vivir" et "l’écosocialisme"

par Jean ORTIZ
L’humanité est aujourd’hui confrontée à une crise globale, d’une ampleur telle qu’elle met désormais en danger la vie même de l’espèce humaine et des écosystèmes. En Amérique latine, après l’effondrement du "Mur de Berlin", et les années noires (1990) du "Consensus de Washington", la faillite du néolibéralisme a accéléré la recherche d’alternatives "post-néolibérales". C’est tout naturellement que les notions de "buen vivir", d’"éco-socialisme" ont pris corps et consistance, même si elles ne sont pas toutes récentes.
Dans les années 1970-1980, en Amazonie brésilienne, le leader des "seringueiros", Chico Mendez, dénonçait déjà le capitalisme prédateur de l’homme et de l’environnement ; il cherchait des solutions alternatives.
Le "buen vivir" ou "Sumak Kawsay" en quechua et "Suma Qamana" en aymara, présenté comme un "nouveau" paradigme communautaire de pensée, de civilisation, est l’une d’elles. Ce "concept fondateur" andin, né de siècles de résistances indiennes, de revendications identitaires, cet appel à "reconstruire la vision de communauté des cultures ancestrales" commence à essaimer. Il est étroitement lié à l’"ayllu", la forme communautaire aymara d’organisation de la vie.
Dans la cosmovision aymara, "suma" correspond à "plénitude", "sublime", "magnifique", et "qamana" à "vivre", "vivre ensemble".
En quechua "sumak" peut se traduire par "plénitude", "sublime", "beau", et "kawsay par "vie", "être en étant".
La reconnaissance actuelle du bien-fondé, de l’originalité, de ces propositions indigènes, de ces visions du monde, de ces principes éthiques, se traduit même par leur inscription dans les constitutions de l’Equateur (2008) et de la Bolivie (2009). La Bolivie, depuis 2009, est devenue officiellement "l’Etat Plurinational de Bolivie", une appellation qui prend en compte et promeut l’existence en son sein de nations, de langues et de cultures différentes.
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samedi 21 septembre 2013

Élections européennes : « Après l’austérité économique, l’austérité démocratique » (Pascal Savoldelli)

Selon le Bulletin quotidien et sous prétexte d’économie budgétaire, les ministres de l’intérieur et du budget projettent de supprimer l’envoi par courrier papier des circulaires et des bulletins de vote des candidats aux élections européennes.
Décidément pour ce gouvernement tout est un coût : le travail, la retraite, la santé et maintenant l’expression de la démocratie.
Les élections européennes souffrent des plus bas taux de participation de l’histoire électorale de notre pays. Il est donc singulier de voir un gouvernement qui ne jure que par l’Union européenne, prendre des dispositions au nom d’un « choc de simplification » qui banaliseraient l’enjeu européen et qui réduirait encore la participation à ce scrutin.
Il est vrai que les élections européennes s’annoncent difficiles pour la majorité présidentielle alors que plus de 70% des français, toutes tendances politiques confondues pensent que le traité européen de stabilité budgétaire signé par François Hollande enlève toute marge de manœuvre à notre pays.
Après l’austérité économique, voici l’austérité démocratique !
C’est pourquoi le PCF demande solennellement au Président de la République de récuser ce projet 
attentatoire à la démocratie prêté à ses ministres de l’intérieur et du Budget.

Retraites, « Les mesures en direction des femmes sont très marginales »

Entretien, par Sophie Courval
Revêtue de sa double casquette de porte-parole du gouvernement et de ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem écume les rédactions répétant à l’envi que pour la première fois, une réforme sur les retraites « met la question de l’égalité hommes-femmes au cœur de ses objectifs ». Qu’en est-il vraiment ? Entretien avec Christiane Marty, membre du Conseil scientifique d’ATTAC et de la fondation Copernic.
Christiane Marty. C’est une communication en trompe l’oeil. La mesure principale de cette réforme est un nouvel allongement de la durée de cotisation. Pour la génération née en 1973, 43 ans de cotisation ! Cela s’inscrit dans la logique des réformes précédentes et pénalise plus fortement les carrières courtes, donc les femmes. En juillet dernier, la Commission européenne a publié un rapport sur les inégalités de pension entre les femmes et les homes, indiquant que l’allongement de la durée de cotisation aura un effet disproportionné sur les femmes et qu’il baissera le niveau de leur pension. Résultat, de nombreuses femmes attendent l’âge du taux plein pour ne pas subir cette fameuse décote et partent en moyenne à la retraite plus tard que les hommes.
Les emplois à temps partiel sont majoritairement occupés par des femmes. La mesure permettant de cotiser 150 heures au lieu de 200 pour valider un trimestre ne compense-t-elle pas cet allongement de la durée de cotisation très préjudiciable aux femmes ?
Le temps partiel pénalise la durée de cotisation et le montant de la pension. Jusqu’à présent, 200 h payées au SMIC, soit 15 heures par semaine, permettaient de valider un trimestre. Les personnes qui travaillaient moins de 15 heures hebdomadaires au SMIC sur une année ne réussissaient pas à valider quatre trimestres. C’est une mesure bienvenue mais qui reste très marginale, puisque selon les données de l’INSEE sur les temps partiels courts, elle ne concernera au maximum que 2,6% des salariés. Lire la suite

vendredi 20 septembre 2013

Réforme des retraites : le gouvernement tenté par un scénario « à l’ANI » ?

Après avoir échoué, grâce à la vigilance du groupe GDR, à imposer à l’Assemblée nationale la procédure dite du « temps programmé » - qui consiste à limiter le temps de parole des différents groupes parlementaires - le Gouvernement impose sur le projet de loi relatif à la réforme des retraites, la procédure accélérée. Comme son nom l’indique, celle-ci prive les parlementaires de la navette, c’est-à-dire de la procédure normale et contraint les parlementaires à un examen en urgence, se concluant par la réunion d’une commission mixte paritaire, dont les travaux ne sont pas publics, et où les groupes parlementaires minoritaires en nombre sont sous-représentés.
Le recours à cette procédure, comme la tentation d’en imposer d’autres, témoigne de la fébrilité du Gouvernement, face à un projet de loi contesté par une majorité de nos concitoyens. En privant les parlementaires du processus législatif normal et en obtenant un temps de parole réduit pour les groupes (3 heures de discussion générale sur la réforme des retraites contre 5 heures sur le cumul des mandats), il entend certainement éviter que les débats ne mettent en lumière combien cette réforme constitue une régression pour les salarié-e-s et éviter que les propositions alternatives, portées dans la rue par les organisations syndicales et dans l’hémicycle par le groupe CRC ne prennent corps.
Les sénatrices et sénateurs communiste républicain et citoyen qui ont déjà subi - lors de l’examen au Sénat du projet de loi portant transposition de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013 - le « vote bloqué », ce qui a constitué une « première » de la part d’un gouvernement de gauche contre un groupe n’appartenant pas à son opposition, mettent en garde le Gouvernement contre l’utilisation de nouveaux artifices réglementaires ayant pour effet de museler les sénatrices et les sénateurs.
Ils n’accepteront pas, sur un projet de loi aussi majeur que celui-ci, qu’une nouvelle fois, la démocratie soit réduite à une partie congrue et appellent à un débat constructif et respectueux.
Ce débat doit tenir compte des enjeux majeurs que sont le financement, la prise en compte de la pénibilité, le montant et les conditions d’accès à la retraite des femmes et des jeunes. Il doit permettre de trouver des solutions durables et solidaires
Communiqué du Groupe communiste républicain et citoyen du Sénat

Monique et Michel Pinçon-Charlot : "La classe dominante use aussi d’une violence idéologique"

Fête de l'Humanité. Deux ans après la parution du Président des riches, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon reviennent sur le devant de la scène avec la Violence des riches. Une plongée dans l’univers d’une classe dominante dont les instruments de pouvoir, économiques, financiers, culturels, médiatiques et politiques, déstabilisent 
de plus en plus notre démocratie au détriment du peuple. Ils étaient ce samedi les invités des Amis de l'Humanité à La Courneuve. Après plusieurs plongées au cœur de l’oligarchie française, vous avez décidé dans votre dernier livre de décrypter la violence que la classe dominante exerce sur le peuple. Comment se traduit cette violence ?
Monique Pinçon-Charlot. De plusieurs manières… Il y a d’abord la violence économique, dans sa version néolibérale, avec une finance spéculative qui prend le pas sur la production industrielle. Les exemples d’entreprises françaises comme Peugeot, Arcelor et bien d’autres, licenciant à tour de bras malgré des bénéfices énormes sont légion. C’est l’exemple immédiat de cette violence exercée par la confrérie des grandes familles ! Il y a ensuite la violence politique avec le mensonge d’État comme technique assumée. Le président Hollande et son gouvernement ont beaucoup trahi leurs promesses de campagne et les valeurs socialistes. C’est une violence terrible que le mensonge politique. La classe dominante use aussi d’une violence idéologique puisqu’il s’agit de faire croire que le néolibéralisme est naturel. Que les marchés sont comme la lune qui brille ou les prés qui verdoient. Pour ce faire, cette classe très consciente d’elle-même utilise une autre forme de violence : la violence linguistique. Ici, il s’agit de manipuler le langage pour corrompre la pensée. Toutes ces violences forment au final une sorte de feu d’artifice qui aboutit chez les classes moyennes et populaires à un fatalisme mortifère avec le sentiment qu’il est impossible de changer les choses. Et c’est ça le plus terrible.
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jeudi 19 septembre 2013

Huma 2013 - Discours de clôture de Pierre Laurent


Fête de l'Humanité 2013 - Discours de Pierre... par CN-PCF

Aube Dorée a du sang grec sur les mains

Par Emmanuel Haddad
Aube Dorée n’en est pas à son premier coup de couteau. Mais pour la première fois, ce n’est pas un migrant mais un jeune grec antifasciste qui périt sous les coups du parti néonazi. Toute la Grèce est en émoi et demande l’interdiction du parti.
Deux coups de couteau, le premier dans le cœur, le second dans l’abdomen. Pavlos Fyssas, 34 ans, antifasciste et rappeur connu sous le pseudo Killah P, est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital athénien Nikaia, dans la nuit de mardi 17 à mercredi 18 septembre.
Rixe ou embuscade ?
La scène du crime se déroule suite au match de Ligue des champions opposant le club Olympiakos au PSG. Le stade de foot est situé au Pirée, un quartier d’Athènes où Aube Dorée a récolté de nombreuses voix aux élections de juin 2012, lors desquelles le parti néonazi a obtenu 18 sièges au Parlement. Et les ultras d’Olympiakos ont la réputation d’être des recrues faciles du parti au méandre grec. Pourtant, sur place, les témoins oculaires évoquent plus une embuscade qu’une rixe entre hooligans. Vers minuit, Pavlos, sa petite amie et un autre couple marchent rue P. Tsaldari, lorsque 15 à 20 jeunes vêtus de T-shirt noirs et de pantalons militaires s’en prennent verbalement au rappeur. Au croisement de la rue, dix autres jeunes en noir les arrêtent. Là, une voiture surgit d’une ruelle d’où Georgios Roupakias, 45 ans, sort et poignarde le jeune antifasciste. Selon le site d’information Tvxs.gr, Roupakias était payé par Aube Dorée pour organiser des ratonnades anti-immigrés. « Le professionnalisme avec lequel il a tué le pauvre Fyssas montre qu’il possédait de l’expérience dans l’usage du couteau », souligne le site d’information. Le quarantenaire a tout de suite reconnu être l’auteur du crime et un membre du parti Aube Dorée.
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mercredi 18 septembre 2013

La retraite une affaire de jeunes: 19 septembre 2013 18H, Meeting au Campus de St Martin d'Hères


Faire confiance aux jeunes
pour garantir l’avenir de notre système de retraites

Le collectif met en garde le gouvernement contre une réforme des retraites qui aboutirait à la mort de notre système solidaire. En effet, en ne prenant pas en compte les jeunes, ceux-ci n’auront d’autres choix que de s’en détourner au profit des assurances privées, par capitalisation. 
Nous refusons d’être la première génération à devoir renoncer à une retraite solidaire !
Notre collectif rappelle en outre qu’une politique ambitieuse d’emploi, qui pose le CDI comme la norme pour les jeunes, est une priorité pour répondre aux besoins de financement des retraites. 
Alors qu’il y a près de 2 millions de jeunes de moins de 30 ans qui ne sont ni en emploi ni en formation, la priorité n’est-elle pas de partager le travail plutôt que de faire travailler les seniors plus longtemps ?

Meeting du 19 septembre à 18 h organisé par le collectif «La retraite, une affaire de jeunes», galerie des amphis, 151 rue des Universités, campus de St Martin d’Hères.

La Fête de l’Huma, un trésor national

Par Philippe Marlière
La Fête de l’Huma est un trésor national. Depuis le sabordage du Parti communiste italien à la fin des années 80, aucun autre parti de gauche en Europe n’a ni la capacité ni la volonté d’organiser une fête populaire de cette importance. Car la Fête de l’Huma reste un événement politique majeur à gauche, y compris dans les années de reflux révolutionnaire ou de désunion à gauche.
De nos jours, nul besoin d’être communiste pour s’y presser. S’y rendent ceux qui se revendiquent de la gauche de transformation sociale. Peu importe la chapelle d’origine ou l’étiquette du jour. C’est la gauche de gauche qui se réunit à La Courneuve. Afficher un état d’esprit anticapitaliste et proclamer son attachement à un idéal socialiste (entendu de manière large), revêt ici une signification concrète. Quiconque à la Fête de l’Huma véhicule cet habitus politique voyage en territoire ami.
La Fête fait office de maison commune pour le peuple de gauche. C’est à ce titre que ce rassemblement est un joyau politique, un patrimoine commun d’une valeur inestimable. C’est aussi un véritable lieu de mémoire des gauches ; une mémoire pratique, incorporée et vivante. A la Fête de l’Huma, on y débat beaucoup de politique, bien sûr, mais on y joue aussi, on danse, on se divertit. Les jeunes et les enfants ne sont pas oubliés. Certains regrettent la part croissante prise par les concerts de musique « pour jeunes ». Pourquoi pas ? En quoi cela nuirait-il à l’apport politique de l’événement ? Et si ces concerts amènent un seul jeune dépolitisé vers la gauche, c’est en soi un acte positif.
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vendredi 13 septembre 2013

Ahmed Kathrada : « Il faut nous mobiliser pour la libération de notre camarade Marwan Barghouti »

Fête de l'Humanité 2013. Ahmed Kathrada, compagnon de bagne à Robben Island pendant vingt-six ans de Nelson Mandela, est engagé dans la campagne internationale 
qui sera relayée 
à la Fête. Il s’est rendu récemment dans les territoires palestiniens.
Quel est votre sentiment après cette visite dans les territoires palestiniens occupés ?
 Ahmed Kathrada. Nous avions beaucoup d’informations sur l’occupation des territoires palestiniens, sur les luttes existantes et sur la façon de se comporter des Israéliens. Mais en venant ici, en constatant par nous-mêmes ce qui se passe, nous voyons que c’est encore plus grave que ce que nous pensions. Nous avons constaté de quelle manière Israël viole toutes les lois internationales.
Certains parlent d’apartheid. Est-ce votre avis ?
Ahmed Kathrada. Dans beaucoup de domaines, on peut dire que c’est pire que l’apartheid que nous subissions en Afrique du Sud. Par exemple, sous l’apartheid, il n’y avait pas un mur qui nous séparait des Blancs comme c’est le cas ici entre Israéliens et Palestiniens. Il n’y avait pas de check-points, il n’y avait pas de routes séparées. Il y avait, c’est vrai, des expulsions de populations de certains endroits mais ça n’avait rien à voir avec ce qui se passe dans les territoires palestiniens. J’ai vu de quelle manière l’armée israélienne détruit des hameaux, comme à Susiya, au sud d’Hébron. Les habitants rebâtissent et les soldats redétruisent. C’est inimaginable ! Ils tentent de faire disparaître la moindre trace de la présence de ces Bédouins et de ces Palestiniens. Ce n’est rien d’autre qu’une violation des droits de l’homme. Donc, encore une fois, c’est similaire à l’apartheid, la façon dont ils traitent les gens qui ne sont pas israéliens : comme moins que des êtres humains. Mais quand on s’occupe des détails, dans la vie quotidienne, c’est pire que l’apartheid. Vous vous rappelez sans doute que les dirigeants du Parti national (NP) qui ont mis en place l’apartheid en Afrique du Sud en 1948 avaient soutenu Hitler durant la Seconde Guerre mondiale. Eh bien, cela n’a pas empêché Israël de les inviter et de les recevoir à l’occasion d’une visite d’État !
Que pensez-vous 
de l’attitude de ce qu’on appelle la communauté internationale vis-à-vis d’Israël ?
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Evasion fiscale : le hold-up du siècle

Imaginez un monde dans lequel vous pourriez choisir de payer ou non des impôts tout en continuant de bénéficier de services publics de qualité (santé, éducation, sécurité, transport...) payés par les autres. Ce monde existe : c'est le nôtre. Aujourd'hui, les multinationales peuvent dégager des milliards d'euros de bénéfice et ne pas payer un euro d'impôt. De même que des riches contribuables ont tout loisir de dissimuler leurs fortunes à l'abri du secret bancaire suisse ou dans des trusts domiciliés à Jersey. L'évasion fiscale a pris de telle proportion qu'elle menace aujourd'hui la stabilité de nos États. Entre vingt mille et trente mille milliards de dollars sont ainsi dissimulés dans les paradis fiscaux, soit l'équivalent des deux tiers de la dette mondiale !
Le pillage de nos richesses
Xavier Harel, journaliste et auteur de La grande évasion, le scandale des paradis fiscaux, nous emmène aux îles Caïmans, dans le Delaware aux États-Unis, à Jersey, en Suisse ou encore au Royaume-Uni pour nous faire découvrir l'industrie de l'évasion fiscale. Il démonte avec humour les savoureux montages de Colgate, Amazon ou Total pour ne pas payer d'impôt. Il dénonce aussi le rôle des grands cabinets de conseil comme KPMG, Ernst and Young ou Price Water House Cooper dans ce pillage de nos richesses. Il révèle enfin au grand jour l'incroyable cynisme des banques comme UBS ou BNP qui ont été renflouées avec de l'argent public mais continuent d'offrir à leurs clients fortunés des solutions pour frauder le fisc. Mais l'évasion fiscale a un prix. En Grèce, Xavier Harel nous montre comment un pays européen a basculé dans la faillite en raison de son incapacité à lever l'impôt. Faillite qui nous menace tous si rien n'est fait pour mettre un terme à ces incroyables privilèges dont jouissent aujourd'hui les grandes entreprises et les riches fraudeurs.
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jeudi 12 septembre 2013

Venez à la Fête de l’Humanité 2013 !

Venez à la Fête de l'Humanité 2013 ! 
Les 13, 14 et 15 septembre, au Parc de la Courneuve, 
93120 La Courneuve.

La Fête de l’Humanité est une fête organisée tous les ans par le journal L’Humanité. Outre les activités politiques, la Fête comprend de nombreuses activités culturelles et de divertissement et attire des centaines de milliers de visiteurs.
Billets (Prévente 21€, Prévente commerciale 30€, sur place 32€) valable pour l’ensemble des concerts sur les 3 jours de la fête de l’Humanité. 5 scènes. Gratuit pour les moins de 15 ans.
Infos et programme
www.fete.humanite.fr
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Anicet Le Pors : Le XXIe siècle peut et doit être l’"âge d’or" du service public

Dans la crise qui se développe depuis 2008, chacun s’est plu à reconnaître le rôle d’ « amortisseur social » du service public en France. Cet atout est le produit d’une conception forgée au cours de l’histoire[1].
Le service public, une forte référence sociale
La conception française du service public découle de celle de l’intérêt général qui n’est pas, en France, la somme des intérêts particuliers, mais une catégorie éminente, définie par le pouvoir politique à la suie d’un débat démocratique, contradictoire. Le service public en est la traduction sociale.
Dès la fin du XIXe siècle, une école française du service public en a approfondi théoriquement la notion. On dit qu’il y a service public quand trois conditions sont réunies : une mission d’intérêt général, une personne morale de droit public pour l’accomplir, un droit et un juge administratifs. Dans son principe, le service public doit être financé par l’impôt et non par les prix. Cette conception a rencontré un grand succès dans notre pays ; le service public s’est étendu, mais en même temps il est devenu plus hétérogène (régie, concession, délégation de service public, etc.). Le contrat a disputé le champ du service public à la loi. La notion de service public est ainsi devenue plus complexe, mais ses principes de fonctionnement n’ont cessé d’être réaffirmés : égalité, continuité, adaptabilité.
Cette conception et cette évolution expliquent que les salariés du service public représentent, en France, 25 % de la population active. La majorité est composée de fonctionnaires régis par un statut législatif dont on marque cette année le 30e anniversaire.
Le service public, un enjeu au sein de l’Union européenne
Cette conception est largement ignorée au sein de l’union européenne. Les mots « service public » ne sont mentionnés qu’une seule fois dans les traités sur l’Union européenne et le fonctionnement de l’Union (article 93). Celle-ci, dans le protocole n° 26 qui lui est annexé, distingue ; au sein de services d’intérêt général (SIG), les services d’intérêt économique général (SIEG) et les services non-économiques d’intérêt général (SNEIG), mais qui répondent à la même logique, celle d’une marginalisation de l’intérêt général et du service public face au principe de concurrence.