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mardi 1 octobre 2013

Travail du dimanche : Anatomie d’un lobbying contre le code du travail

Le collectif « Yes week-end », celui « des bricoleurs du dimanche » et une porte-parole des salariés de Sephora sont les vitrines d’un combat en faveur du travail du dimanche et du travail de nuit. Comme avec le mouvement des « pigeons entrepreneurs », Matignon a confié une mission de concertation à Jean-Paul Bailly, ex-PDG de La Poste, très favorable à ce lobbying libéral.
La machine médiatique s’est emballée autour du collectif « Yes week-end » et de celui « des bricoleurs du dimanche » qui ont soutenu l’ouverture le dimanche 29 septembre de 14 magasins Castorama et Leroy-Merlin. Ces enseignes du bricolage, qui se sont vantés de ne pas respecter la loi, engagées dans une concurrence acharnée et dans une course au démantèlement du droit du travail, ont trouvé là un soutien qui ne doit rien au hasard.
Le lobbying contre le respect du repos dominical doit beaucoup à Jean-Claude Bourrelier, PDG de Bricorama, enseigne qui avait été condamné en janvier à ne plus ouvrir le dimanche. Le PDG est à l’origine de la plainte contre Castorama et Leroy Merlin, deux enseignes concurrentes. Il a ainsi obtenu, le 26 septembre, que le tribunal de commerce de Bobigny ordonne à Castorama et Leroy Merlin de cesser l’ouverture dominicale de plusieurs magasins en région parisienne, sous peine d’une astreinte de 120 000 euros par magasin et par jour. Une décision qui est tombée quelques jours après que la cour d’appel de Paris a rendu, lundi 23 septembre, un arrêt enjoignant notamment à Sephora (groupe LVMH) de ne plus employer de salariés au-delà de 21 h, sous un délai de 8 jours et sous astreinte de 80 000 euros par infraction constatée dans son magasin des Champs-Élysées.
La conjonction de ces décisions de justice a suscité l’éclosion rapide de collectifs qui ont occupé le devant de la scène médiatique ces derniers jours. Tel le Collectif « Yes week-end » (voir ici), qui affirme « regrouper les initiatives de tous ceux qui ont été interpellés et indignés par l’acharnement du dictat de l’organisation du temps de travail qui a frappé les travailleurs de Bricorama, Castorama, Leroy Merlin, Séphora... », dont la page Facebook créée le 29 septembre affichait plus de 10 000 « J’aime » lundi 30 septembre.
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