Appel

mercredi 26 mars 2014

Villeneuve-St-George : FN-UMP, les masques tombent

Les dirigeants de l'UMP et du FN l'avaient juré sur l'honneur : il n'y aurait pas d'accord de 2e tour. Aujourd'hui, les masques tombent : à Villeneuve-St-Georges dans le Val de Marne la fusion est annoncée entre la liste UMP-UDI-Debout la République, conduite par M. Gaudin et la liste FN de M. Joly contre la maire sortante Sylvie Altman et sa liste de rassemblement "Villeneuve à gauche, humaine, rassemblée, solidaire" avec Le FdG, le PS, le PRG et le soutien d'EELV au deuxième tour.

Les dirigeants de la droite doivent s'expliquer. Il est encore temps d'empêcher cet accord de la honte. Toutes les forces de gauche doivent décupler d'énergie pour faire gagner à Villeneuve-St-Georges les valeurs de solidarité et de démocratie. Les habitants de cette commune populaire ne peuvent pas être les otages de ces basses manœuvres politiciennes.
Communiqué du Parti communiste français

Rendez-vous manqué de la gauche et de la politique locale

Votée en décembre à l’Assemblée nationale, la loi sur les métropoles constitue le dernier avatar des institutions intercommunales apparues dans le sillage des réformes de décentralisation. Censées rapprocher les élus des citoyens, ces structures fonctionnent en fait dans une grande opacité. L’esprit de consensus qui y règne estompe les clivages politiques et permet la confiscation du débat au profit d’une technicisation de l’action publique.
par Fabien Desage et David Guéranger
La commune, cellule de base de la démocratie. Qui n’a pas entendu ou repris à son compte cette idée aujourd’hui largement admise ? Les chiffres semblent parler d’eux-mêmes : le nombre d’élus municipaux oscille autour d’un demi-million, soit 99 % des élus en France. Issus des trente-six mille six cent quatre-vingts communes du pays — plus que celles du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de l’Italie réunis —, ils assureraient un travail de représentation politique « au plus près des citoyens ». Pour s’en convaincre, il suffit d’évoquer l’attachement des Français à l’institution municipale, sans cesse réaffirmé au gré des sondages. Si les arguments ne sont pas nouveaux, ils ont été consacrés par les nombreuses lois de décentralisation adoptées depuis trente ans, le plus souvent sans débat politique.
Dernière en date, la loi sur la modernisation de l’action publique territoriale et l’affirmation des métropoles (1), examinée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale en décembre, ne fait pas exception à la règle : elle est passée presque inaperçue. Destinée à « aménager », « rationaliser » et « moderniser » l’action publique locale, elle poursuit l’œuvre entreprise par les lois-cadres de 1982 et 1985, puis approfondie par la mise en place de l’intercommunalité à partir de 1992 (lire « Une révolution silencieuse ») et par la réforme des collectivités territoriales en 2010.
La décentralisation semble ainsi largement insensible aux alternances politiques. Quel parti s’opposerait à la nécessité de « rapprocher la décision du citoyen » ? Qui contesterait aux élus locaux — et en premier lieu aux maires — la défense d’une citoyenneté et d’un « lien démocratique » mis à mal au niveau national ? Cet unanimisme assourdissant connaît toutefois une exception : le Front national (FN), qui a beau jeu de monopoliser la critique de la décentralisation en dénonçant la « gabegie » financière, le renforcement des « baronnies » et des « féodalités » locales, ou encore l’« éclatement » du cadre national (2). La critique est d’autant plus confortable que le parti, qui ne comptait que soixante-dix élus après les élections municipales de 2008 (3), est faiblement implanté dans les exécutifs locaux.

Qui n’a pas son tramway ou son écoquartier ?

Pourquoi les principales formations de gauche, dont le Parti communiste français (PCF), Europe Ecologie - Les Verts (EELV) et le Parti socialiste (PS), ont-elles déserté le champ de la critique, l’abandonnant à l’extrême droite ? Comment se sont-elles converties à ce qui s’est avéré une conception du local globalement dépolitisée, centrée sur la défense des « territoires » ? Répondre à ces questions oblige à esquisser une histoire aux allures d’« étrange défaite ».

samedi 22 mars 2014

Municipales : le visage anti-social et anti-écolo du Front National

Par Sophie Chapelle
Avec près de 600 listes validées dans 87 départements, le FN espère jouer un rôle d’arbitre dans de nombreuses villes. Et surfe sur le « virage social » du parti. Basta ! s’est donc penché sur les récents votes des élus frontistes dans les conseils régionaux du Nord-Pas-de-Calais, de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accords commerciaux, gaz de schiste, agriculture, transports... Autant de sujets sur lesquels les positions des élus FN contredisent les promesses de Marine Le Pen. Y compris lorsqu’il s’agit de soutenir des ouvriers en lutte contre la fermeture de leurs entreprises.
Passer d’un vote « contestataire » à un vote « populaire » est l’un des objectifs affichés du Front National pour les élections municipales. Mais dans les conseils régionaux – où le FN totalise 118 élus dans 12 régions [1] – il apparaît toujours comme un parti protestataire. Et incohérent. C’est ainsi que le 25 février, Marine Le Pen affirme déclarer « la guerre » au futur accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis (voir notre analyse). Or, quatre jours plus tôt, le groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca) a agi en totale contradiction avec cette déclaration. Les élus frontistes ont en effet voté contre une motion demandant « l’arrêt des négociations sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ».
« Le Front National a toujours exprimé et voté son opposition formelle au traité transatlantique », assure Frédéric Boccaletti, conseiller régional de Paca, en réaction aux railleries provoquées par ce vote. « Ainsi que nous l’avons indiqué en séance plénière, nous souscrivons à une partie du texte de cette motion, mais pas à son intégralité », précise t-il. Juste avant de voter contre cette motion proposée par le groupe Front de Gauche, le conseiller frontiste Hubert de Mesmay a simplement déclaré : « Nous ne sommes pas d’accord avec certaines des dispositions de ce vœu, notamment sur les gaz de schiste ». Que dit la motion à ce sujet ? Une seule phrase, sur les deux pages de motion, y fait référence, précisant que l’accord transatlantique pourrait permettre d’imposer l’exploitation des gaz de schiste en France [2].
Questions environnementales : le FN face à ses contradictions
Le Front National ne s’étalera pas davantage sur ce vote. Que peut-on en conclure ? Une certaine inconstance... Au FN, la position sur l’exploitation des gaz de schiste varie d’une année à l’autre. En 2011 par exemple, le FN soutient les mobilisations des opposants aux gaz de schiste. Mais un an plus tard, Marine Le Pen se fait épingler pour ses propos contradictoires sur ce sujet. Lors des présidentielles, elle s’affiche fermement opposée à l’exploration, avant de considérer six mois plus tard que la refuser revient à « avoir une vision d’âge de pierre » (sic).
Quid de l’opinion « actuelle » de la patronne du FN ? « On ne peut pas ne pas explorer, mais nous ne sommes pas en position d’exploiter ». Limpide... Si le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis est adopté, la réglementation encadrant la fracturation hydraulique, seule technique utilisée à ce jour pour extraire le gaz et le pétrole de schiste, pourra être contournée par les multinationales (voir ici).

Contre le pacte de responsabilité, rassembler pour une alternative à gauche

En réponse au député européen socialiste Henri Weber, défendant « un compromis social-démocrate du troisième type », Myriam Martin, porte-parole d'Ensemble, membre du Front de gauche, plaide pour « la construction d'outils politiques, nouveaux partis, coalitions susceptibles de porter des perspectives politiques de rupture et de transformation sociale » abandonnées par les sociaux-démocrates.

Le « pacte de responsabilité » proposé par François Hollande au Medef est parfois présenté comme un événement fondateur marquant – enfin ! – le ralliement du PS français à une ligne raisonnable, « social-démocrate ». Pour les hommes et les femmes de gauche, il apparaît surtout comme le dernier reniement en date des socialistes français. En effet, le credo platement libéral des Moscovici, Fabius, Cazeneuve et autres Sapin ne saurait convaincre celles et ceux qui restent attachés à la justice sociale. Il faut donc que les dirigeants socialistes essayent de montrer que la politique actuelle s’inscrit dans l’histoire longue d’une gauche certes réformiste mais attentive au sort des couches populaires. C'est ce qu'essaie de nous faire croire Henri Weber, député socialiste européen, dans une tribune publiée par Libération vendredi 14 mars.
Destinée à défendre surtout  le pacte de responsabilité comme « un compromis social-démocrate du troisième type », Henri Weber revient sur l'histoire de la social-démocratie. Cette dernière, d'après lui, est l'expression à chaque étape de son histoire du compromis adapté aux « rapports de force et conditions objectives ». Une manière très spécieuse de présenter les choses :  la recherche du compromis, attitude responsable par excellence, aurait pour objectif de défendre au mieux les salariés, en tenant compte de la réalité et de ce qu'il est possible de faire dans une période donnée. L'art de revisiter l'histoire ou d'en oublier une partie !
Un retour au XXe siècle de l'histoire de la social-démocratie nous éclairerait sur sa politique du « compromis » : en cette période de commémoration de la guerre de 14-18, il serait opportun de revenir sur la faillite politique et morale de la social-démocratie à cette occasion. Dans les principaux pays européens, à commencer par l’Allemagne et la France, le premier « compromis » des sociaux-démocrates avec leur propre bourgeoisie se traduisit par l'envoi des travailleurs qu’ils étaient censés défendre à la boucherie. Histoire trop vite oubliée !
Mais prenons la période juste après 1945, les fameuses Trente glorieuses et l'amélioration du sort de la classe ouvrière : les conquêtes sociales ne sont pas le fruit de l'acceptation de l'économie de marché et de la légitimité du pouvoir patronal, mais bien avant tout celui d'un rapport de force, favorable aux travailleurs et rendu possible par le poids de la Résistance et du Conseil national de la résistance, par les masses populaires mobilisées à la Libération, par les mouvement sociaux puissants qui, pour la France, vont des grèves insurrectionnelles de 1947… à Mai et Juin 1968.

vendredi 21 mars 2014

Appel isérois pour la libération de Marwan Barghouti



















Le Grand Marché Transatlantique (GMT) et les municipalités

par Raoul Marc JENNAR
Ce qui suit est tiré du mandat conféré par les 28 gouvernements de l’UE à la Commission européenne pour négocier avec les USA un grand marché transatlantique. Pour le texte complet du mandat, voir mon livre « Le grand marché transatlantique. La menace sur les peuples d’Europe. » Perpignan, Cap Bear Editions, 2014.
Dès l’article 4 du mandat, il est précisé :
« 4. Les obligations de l’Accord engageront tous les niveaux de gouvernement. »
Ce qui signifie, si l’Accord est adopté dans les termes du mandat européen de négociation, qu’il s’appliquera non seulement aux Etats de l’UE, mais également à toutes les composantes de ces Etats : en France, les Régions, les Départements, les Communes ; en Belgique, les Communautés, les Régions, les Provinces, les Communes ; en Allemagne, les Lander et les Communes, …
Les réglementations prises au niveau municipal sont directement visée par ce projet dès lors qu’elles produisent des normes considérées par les firmes privées comme des « obstacles inutiles à la concurrence » ou « plus rigoureuses qu’il est nécessaire ».
Ce principe est rappelé avec plus de précisions encore dans d’autres articles du mandat :
a) l’article 23, qui traite de la libéralisation (supprimer toutes les législations et réglementations restrictives) et de la protection (supprimer toute forme de taxation ou de contraintes sur les bénéfices) des investissements et qui enlève aux juridictions officielles au profit d’instances privées d’arbitrage le pouvoir de trancher un différend entre firmes privées et pouvoirs publics lorsqu’une firme privée estime qu’une législation ou une réglementation va à l’encontre de la libéralisation et de la protection des investissements, précise que « Toutes les autorités et entités infranationales (comme les États ou les municipalités) devraient se conformer efficacement aux dispositions du chapitre de protection des investissements du présent Accord. »
Ceci signifie qu’une réglementation municipale pourra être attaquée devant un groupe d’arbitrage privé si elle est perçue par un investisseur américain comme une limitation à son « droit d’investir ce qu’il veut, où il veut, quand il veut, comme il veut et d’en retirer le bénéfice qu’il veut » (définition de l’investissement par les lobbies US).
b) les Communes sont aussi visées par l’article 24 relatif aux marchés publics

jeudi 20 mars 2014

12 avril 2014: l'appel national est sorti !













Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France ,comme dans toute l'Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal...

Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs.

Elles nous révoltent.
Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement de qualité... Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s'abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers... scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le coeur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?

Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique rassembleuse pour des alternatives politiques et démocratiques, économiques , sociales et écologiques.

Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche , contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses.

Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Collectif du 12 avril

Premiers signataires: UGFF-CGT ; CGT Finances publiques ; URIF-CGT ; PDSP-CGT ; ATTAC ; DAL ; Fondation Copernic ; JC ; PCF ; PG ; Ensemble ! ; NPA ; PCOF ; AL

Venezuela: l'analyse de Jean Ortiz



Universitaire et chroniqueur pour l'Humanité.fr, Jean Ortiz analyse les manifestations de l'opposition au Venezuela.

mardi 18 mars 2014

Fn/Hanotin/ Saint-Denis : "Ne laissons pas l'extrême droite choisir sa gauche"

À quel jeu dangereux se livre le candidat Mathieu Hanotin ? Tous les coups semblent en effet permis pour celui qui a fait le choix de la division face au maire de Saint-Denis, Didier Paillard. Non content de dénoncer l'inscription sur les listes électorales de citoyens roms de la ville pourtant parfaitement légale, Mathieu Hanotin vient d'enregistrer le soutien du candidat FN incapable de monter sa liste, qui veut "l'éradication de l'équipe Paillard" et pour qui peu importe "que le chirurgien soit socialiste".
Ces faits sont graves. Les électeurs de gauche à Saint-Denis ne peuvent laisser ainsi piétiner leurs valeurs et se prêter à des manœuvres aussi indignes. En se rassemblant, dès le premier tour, derrière la liste conduite par Didier Paillard, ils mettront en échec cette lamentable opération. Ne laissons pas l'extrême droite, faute de pouvoir se présenter, choisir "sa gauche".
Communiqué du Parti communiste français

Municipales: Nîmes, ville-pilote pour le Front de gauche



Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon tenaient meeting commun pour la première fois dans la campagne des municipales. À Nîmes, ils soutenaient vendredi la liste d’un Front de gauche très élargi.
Nîmes (Gard), correspondance. Déjà ville-pilote du Front de gauche en 2009 pour ses premiers pas sur la scène politique européenne, Nîmes pourrait bien être l’exemple français de la réussite de la coalition. Vendredi soir, dans une salle des Costières archicomble, se sont réunis pour la première fois dans la campagne des municipales, outre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG) – qui ne s’étaient pas montrés ensemble depuis la manifestation marseillaise du 18 janvier –, les dirigeants nationaux d’Europe Écologie-les Verts (EELV), d’Ensemble et nombre de socialistes qui « ont gardé le cœur à gauche ». « Une force populaire destinée à battre la droite, barrer l’avancée de son extrême et mener des politiques courageuses à gauche, dans le sens uniquement de l’intérêt général, contre l’austérité et les privilèges de la finance et qui plus est propre de tout scandale public » : tel était le fond du meeting de soutien à la liste conduite par la communiste Sylvette Fayet, Vivons Nîmes ensemble.
Un grand moment de revendications politiques pour Sylvette Fayet, qui a développé son programme alliant gratuité des premiers mètres cubes d’eau et construction de 600 logements sociaux par an, une solution cohérente de transports en commun et la transition énergétique, des espaces socioculturels… En somme « l’écologie au solidaire grâce à l’intelligence collective pour l’égalité ».
Un large rassemblement

Le rassemblement, au-delà du Front de gauche, intègre le mouvement syndical, citoyen et associatif, les écologistes, l’Alternative socialiste. En témoignent l’ancien maire communiste de la ville, Alain Clary, des représentants de l’Unef, du mouvement Jeunes communistes, de collectifs de solidarité avec les Roms, des syndicalistes… Pierre Laurent y voit une brèche où s’engouffrer : « À Nîmes comme à Avignon ou Alès, nous sommes en situation de reconquête. » Et le secrétaire national du PCF de valoriser « une gauche de courage qui croit à la création des richesses et leur partage, une gauche qui ne se raconte pas la fable du pacte de responsabilité : il faut un sursaut politique qui rassemble ceux qui ont voulu le changement de politique en 2012 ». La liste nîmoise « symbolisant » selon lui « le combat que nous menons dans tout le pays », notamment « contre le FN ».

mercredi 5 mars 2014

ERDF-GRDF pourrait couper le gaz et l'électricité à 750 000 foyers

Après le 15 mars 2014, ERDF-GRDF pourrait couper le gaz et l'électricité à 750 000 foyers
Suite aux nombreuses tempêtes de ces derniers mois, les agents d'ERDF-GRDF se sont mobilisés pour rétablir l’électricité et le gaz à des milliers de foyers. Paradoxalement, les directions des entreprises « réquisitionnent » maintenant leurs techniciens d'intervention pour se tenir prêts à couper le gaz et l'électricité à 750 000 familles en situation de précarité sociale. En effet, la première trêve hivernale d'énergie s'achèvera le 15 mars prochain.
Pouvoir s’éclairer et se chauffer sont des droits fondamentaux, l'énergie un bien essentiel et légitime. La précarité énergétique a des conséquences sur la santé physique et mentale, sur les conditions de logement, sur la vie quotidienne. Elle marque trop souvent le début de l’exclusion sociale.
Cinq millions de ménages cumulent des contraintes financières, un habitat mal isolé, sans pouvoir choisir ni leur source d’énergie ni leur type de chauffage. Les mesures d'aide restent insuffisantes et compliquées à obtenir. En outre, elles ne parviennent que rarement à régler les impayés : ainsi, la dette moyenne s’élève à 1 900 €.
Selon le Syndicat CGT Énergies 33 et l’INDÉCOSA-CGT Coordination Atlantique, les moyens existent pourtant. Si, pour ces familles dans le besoin (comme d'ailleurs pour tous les salariés, secteur privé et services publics confondus), les rémunérations stagnent, parallèlement, côté actionnaires, les dividendes explosent. Pour preuve, en 2012, les montants alloués aux actionnaires s'élevaient à 4 900 millions d'euros, chiffre à mettre en rapport avec celui de 130 millions d'euros correspondant au total des aides versées pour financer les fameux tarifs sociaux du gaz et de l'électricité.

L’État doit lutter contre la précarité énergétique. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de garantir à chacun des conditions de vie décentes. Partout en Europe, la libéralisation du marché a conduit à augmenter les prix, pour les usagers domestiques comme pour les industriels.

Noah crie sa colère contre le FN



Yannick Noah a dévoilé mardi 4 mars le clip de son nouveau titre, "Ma colère", extrait du futur album qui sortira au printemps prochain.
Une chanson engagée dans laquelle l'ancien champion de tennis s'en prend directement au Front national à trois semaines du premier tour des élections municipales.
Dans ce nouveau single, sorti chez Columbia/Sony Music, Yannick Noah chante notamment "ma colère n'est pas un Front/elle n'est pas nationale [...] ma colère a tout l'honneur/de combattre la leur".

mardi 4 mars 2014

Ukraine : Déclaration du PCF

Par la voix de son secrétaire national, Pierre Laurent, sénateur de Paris, le Parti communiste français s'est adressé aujourd'hui au président François Hollande pour qu'aucune décision de la France dans la crise ukrainienne ne soit prise sans consultation en amont des chefs de partis et des présidents de groupe au Parlement.
L'Ukraine est sous le feu depuis trois mois d'une lutte sans merci pour le pouvoir de ses oligarchies, toutes plus avides et corrompues les unes que les autres et qui se sont enrichies grâce aux politiques néo-libérales soutenues tant par l'UE que par la Russie.
L'Union européenne, la Russie, les États-Unis par l'intermédiaire de l'OTAN ou directement ont versé dans la surenchère, la démonstration de force et l'escalade militaire. C'est le peuple ukrainien qui est pris au piège entre la peste et le choléra.
Cette logique a pour toile de fond l'enjeu stratégique que représente l'Ukraine pour les grandes puissances qui s'affrontent dans une guerre économique féroce. 70 % du gaz et du pétrole russes transitent par l'Ukraine, et l'Europe représente 90 % des achats de pétrole russe. Ce n'est pas le retour de la Guerre froide à laquelle nous assistons mais bien à un conflit au sein du G8 entre, d'une part, les États-Unis, appuyés par l'UE et servis par l'OTAN, et, d'autre part, la Russie, pour sauver ou conquérir leur place parmi les puissances mondiales.
À l'instar de l'Allemagne qui met en place un groupe de contact, la France devrait jouer un rôle premier pour se démarquer significativement de l'OTAN et pour stopper l'escalade militaire. Le but de la France devrait être de contribuer à un processus qui mène au retrait à terme de toutes les forces militaires étrangères aujourd'hui présentes sur le sol ukrainien.
L'Ukraine ne doit pas servir de « zone tampon » ou de « zone militarisée », unique ou coupée en deux, où Américains, Européens et Russes se jaugeraient sur le dos des Ukrainiens.
La France doit aussi avoir pour objectif premier la mise en place d'un véritable processus démocratique en Ukraine permettant au peuple ukrainien de reprendre la pleine maîtrise de sa destinée.
La nouvelle faction oligarchique aujourd'hui aux affaires projette une élection présentielle le 25 mai dans une situation hautement tendue, où l'extrême droite et les groupes néo-nazis dictent à l'opposition sa ligne politique et font régner la terreur dans le pays.

Si peu d’ouvriers dans les conseils municipaux

Les ouvriers sont le plus souvent absents des conseils municipaux. Même dans les territoires ruraux où ils constituent le premier groupe d’actifs, ils y sont très peu représentés. Avant les élections municipales de mars 2014, Terrains de luttes poursuit l’exploration des conditions de la marginalisation politique des classes populaires. Nous republions un entretien avec Julian Mischi, sociologue qui travaille sur le rapport populaire au politique.
Des ouvriers maintenus à distance de la vie politique locale
Quelles sont les caractéristiques de la « classe ouvrière rurale » que vous évoquez dans vos travaux ?
Julian Mischi : En France, la majorité de la population active se trouve en ville, mais lorsqu’on se penche sur la répartition des actifs selon les types d’espaces, la proportion des ouvriers en milieu rural est supérieure à celle que connaissent les zones urbaines (32% contre 20%). Le déclin des classes populaires est en outre une fausse idée car, sur un plan global, l’addition des ouvriers et des employés, c’est 55 % de la population active de notre pays.
Quelles sont les spécificités de cette classe ouvrière rurale par rapport aux ouvriers dit urbains?
J.M : En milieu rural, on trouve les fractions les plus fragiles en matière d’emploi, avec des emplois mal rémunérés et beaucoup moins qualifiés qu’en ville. Ces ouvriers travaillent le plus souvent dans de petites unités de productions où les rapports hiérarchiques sont resserrés entre salariés et patrons. A la différence de la catégorie des cadres, les ouvriers ruraux vivent et travaillent souvent dans le même espace. Si les ouvriers partagent des mêmes conditions de travail et de vie, ils partagent de moins en moins la même culture de classe. Celle-ci a été fragilisée par des systèmes de rémunération au mérite, une individualisation et une atomisation des conditions au travail. De plus, les réseaux associatifs, d’éducation populaire et d’organisations ouvrières perdent en influence. Ce phénomène s’est accentué dans les campagnes.
L’ancrage local des ouvriers semblait être un facteur majeur d’engagement au sein des conseils municipaux ; quels processus ont amené au déclin de la représentation municipale des ouvriers ?

lundi 3 mars 2014

Il faut un sursaut populaire face à la politique du gouvernement - P. Laurent


Bourdin Direct: Pierre Laurent - 27/02 par BFMTV

Il faut imposer une véritable taxe Tobin au lobby bancaire

Dans une tribune, Éric Toussaint, maître de conférences à l’université de Liège, président du CADTM Belgique, membre du Conseil scientifique d’Attac nous explique comment enrayer le fléau de la spéculation sur les monnaies.
Les banques sont les principaux acteurs sur le marché des devises et elles entretiennent une instabilité permanente des taux de change. Plus de 95 % des échanges de devises sont de type spéculatif. Une infime partie des transactions quotidiennes en devises concerne des investissements, du commerce de biens et de services liés à l’économie réelle, des envois de migrants. Le volume quotidien des transactions sur le marché des devises tournait en 2013 autour de 5 300 milliards de dollars ! Les banques qui disposent, comme les fonds de placement mutuel, de très importantes liquidités en usent et en abusent en poussant des monnaies à la baisse ou à la hausse afin d’obtenir des gains sur les différentiels de taux de change. Les banques jouent également de manière déterminante sur des dérivés de change qui peuvent provoquer des pertes considérables, sans compter les méfaits de l’instabilité des monnaies pour l’ensemble de la société. À partir de mai 2013, les monnaies de grands pays dits émergents (Inde, Brésil, Afrique du Sud, Russie, Turquie, Argentine…) ont été soumises à des attaques spéculatives et ont perdu dans certains cas jusqu’à 20 % de leur valeur. Le taux de change entre le dollar et l’euro est aussi l’objet de la spéculation.
Le marché des changes constitue le compartiment du marché financier global qui, aux côtés du marché des dérivés, a enregistré la plus forte croissance. Entre 1970 et 2013, le volume des transactions sur les monnaies a été multiplié par plus de 500 (passant d’un peu plus de 10 milliards à 5 300 milliards de dollars par jour). Alors qu’en théorie, la fonction principale des marchés des changes est de faciliter les échanges commerciaux internationaux, en 2013, le montant des transactions liées aux échanges de marchandises ne représentait même pas 2 % du montant des transactions quotidiennes sur le marché des changes.

En 1979, il fallait l’équivalent de 200 journées d’activité sur les marchés de change pour atteindre le volume annuel des exportations mondiales. En 2013, 3,5 journées d’activité sur les marchés de change suffisaient à atteindre le volume annuel des exportations mondiales de marchandises. Cela indique à quel point les activités des marchés monétaires sont déconnectées de l’économie productive et du commerce des marchandises.

samedi 1 mars 2014

De la sueur pour les jeunes, des larmes de joie pour les actionnaires !

Deux sociologues ont travaillé sur le questionnaire construit par France Télévisions autour des attentes des jeunes. Intitulée « Génération quoi ? », cette enquête a permis de recueillir 210 000 réponses. Le constat est accablant : seuls 25% que leur vie sera meilleure que celle de leurs parents,  70% pensent que la société ne leur permet pas de montrer ce dont ils sont capables quand 61% critiquent le système éducatif qui ne donne pas sa chance à tout le monde. Il y a un sentiment de mépris, de relégation qui ressort de ces chiffres qui révèlent la violence de la crise, de la précarité que nous vivons au quotidien.
Hasard du calendrier, les chiffres des dividendes versées aux actionnaires des entreprises cotées en bourse viennent de tomber : plus de 1000 milliards (une première dans l’histoire) dont 36,8 milliards pour la France qui se retrouve en troisième position du classement mondial !
Ce contraste est saisissant et révèle la fumisterie généralisée dans laquelle on veut nous plonger. Les richesses produites n’ont jamais été aussi grandes alors que la précarité et le chômage continuent d’exploser. Quand les jeunes expriment un mal-être, le sentiment de ne pas pouvoir construire son avenir, les actionnaires continuent de se gaver et couler des jours heureux. Les responsables de la crise que nous vivons sont dans l’impunité et la tranquillité la plus totale…
Plutôt que de sacrifier nos droits pour « attirer » les investisseurs, le président de la République devrait enfin mettre la priorité sur les jeunes
En début de semaine dernière, le président François Hollande recevait 34 dirigeants de grandes entreprises mondiales pour leur faire de nouveaux cadeaux fiscaux sur notre dos. Il ferait mieux de regarder les préoccupations des salariés et des jeunes de ce pays.
L’enquête « Génération quoi ? » montre qu’il y a des potentiels de changement forts et que les jeunes veulent en être acteurs. S’ils sont près la moitié à ne plus faire confiance dans la politique, cela exprime une véritable colère pour des jeunes qui ont aspiré au changement par l’alternance en 2012, vite déçue par les différents renoncements gouvernementaux.

La semaine du féminisme, une semaine contre les violences faites aux femmes

Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, les extremistes, réactionnaires et intégristes sont sur tous les fronts. Ils tentent de s'imposer dans l'enseignement supérieur, la où se construit la société de demain. Chaque jour, ils essayent d'imposer leurs visions d'antan, celle d'un monde sclérosé, coupé en deux, où les femmes, la moitié de l'humanité, sont réduites à un rôle subalterne.
Alors en tant que principale organisation universitaire de gauche, nous affirmons que le combat féministe a toute sa place au sein de l'enseignement supérieur. Nous voulons réaffirmer les droits des femmes, briser les non-dits et les clichés sexistes, et surtout, proposer des alternatives pour une société égalitaire face à toutes les violences faites aux femmes.
Dans ce contexte houleux, le Parti communiste français et l'Union des Etudiants Communistes ont lancé un appel contre les violences faites aux femmes. Les étudiants ont répondu présents à cet appel. En effet, à partir du 3 mars, dans 34 universités et établissements d'enseignement supérieur, ce sont des dizaines de conférences, expositions, projections de films et autres manifestations qui auront lieu partout en France !
Nous ne laisserons pas faire les réactionnaires qui manifestent contre l'avortement, contre "la théorie du genre", contre l'égalité, contre les familles monoparentales : la Semaine du Féminisme est une semaine d’ampleur nationale organisée par l’UEC et le MJCF. Pour réaffirmer la nécessité du combat féministe au sein de l'enseignement supérieur, dans une société qui remet en question du droit à l’avortement, ou le harcèlement sexuel à l’université fait encore des ravages: chantage aux notes, violences en tout genre.
Nous tenons à remercier tous nos partenaires pour l'organisation de la Semaine du Féminisme et tout particulièrement les intervenantes suivantes :
- Marie-George Buffet, députée et ancienne ministre qui interviendra à Science Po Paris
- Laurence Cohen, Sénatrice et membre du Haut Conseil à l'égalité entre les Hommes et les Femmes qui interviendra à l'université de Strasbourg
- Suzy Rotjman, présidente du Collectif National pour les Droits des Femmes qui interviendra à l'université Sorbonne Nouvelle
- Annie David Présidente de la comission des affaires sociales du sénat qui interviendra à l'université Pierre Mandes-France de Grenoble
- Carinne Just, Maire de Villetaneuse, 1ere vice-présidente de Plaine Commune, qui interviendra à Villetaneuse
- Cécile Cukiermann, sénatrice, qui interviendra à l'université de Lyon Jean Moulin
- Odette Terrade, sénatrice honoraire, chevalier de la légion d'honneur , qui interviendra à l'université de Poitiers