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vendredi 6 juin 2014

Cérémonie du Débarquement : la Libération de la France a commencé à Stalingrad !

par Andrée Oger, Conseillère générale communiste
En pleines cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement, nos médias réécrivent l'Histoire.
L'ampleur des préparatifs et des qualités techniques qui ont permis le Débarquement sont indéniables. Le courage de ces soldats, venus d'un peu partout dans le monde, pour affronter une côte blindée par un solide Mur de l'Atlantique, restera dans l'Histoire.
Le cinéma, américain surtout, et les cérémonies annuelles, perpétueront pour encore longtemps le souvenir de cette bataille et des durs combats qui ont suivi.
Ici, à quelques encablures des côtes, nous savons le prix payé par les civils et par les villes lors des intenses combats pour reprendre les communes normandes aux mains des troupes nazies. Evreux, Rouen, et d'autres, ont payé le prix du sang sous les bombardements alliés et les exactions nazies.
Là où nos médias et nos gouvernements réécrivent l'Histoire, c'est lorsqu'ils affirment que le Débarquement a été le tournant de l'Histoire, le moment où les forces de la liberté ont commencé à libérer l'Europe du joug fasciste.
C'est archi-faux!
Le tournant de l'Histoire de la seconde guerre mondiale s'est joué à l'est, à Stalingrad entre le 17 juillet 1942 et le 2 février 1943.
La Bataille de Stalingrad a marqué le coup d'arrête de l'expansion nazie en Europe et une victoire des troupes alliées soviétiques qui retournera complètement la dynamique. En juillet 1943, la dernière grande offensive nazie, à Koursk, se termine en déroute avec des milliers de morts et des centaines de chars détruits.
Dès lors, le front de l'est ne fera que se déplacer vers l'ouest, avec le progrès des troupes soviétiques.
Dans l'Histoire de la seconde guerre mondiale, le Débarquement n'arrive que bien plus tard, le 6 juin 1944, plus d'un an après Stalingrad. Certains historiens affirment d'ailleurs que l'objectif du débarquement était de gagner de vitesse l'Armée rouge, d'arriver à Berlin avant elle, pour éviter que les soviétiques n'acquièrent trop de puissance en Europe.
D'ailleurs, à la Libération, les Français donnaient à 58 % l'Union soviétique comme premier responsable de la victoire contre le nazisme, loin devant des Etats-Unis qui ne recueillaient que 20 % !
Sur le sujet, on pourra lire avec profit l'article de l'historienne Annie Lacroix-Riz

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