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Appel

mercredi 2 juillet 2014

Le brigandage du Medef

Par Patrick Apel-Muller
Les révélations de l’Humanité sur les comptes de Radiall démasquent le vrai fardeau qui entrave l’emploi, le parasitisme du capital.
« Nous avons peur des députés, nous avons peur de l’Assemblée nationale, qui, je crois, n’a toujours pas compris que seule l’entreprise crée de l’emploi et de la richesse. » Pierre Gattaz n’aime pas le peuple, surtout quand il s’exprime, fût-ce par délégation. L’amorce d’une coagulation entre députés du Front de gauche, EELV et socialistes indignés par le libéralisme professé par le duo Hollande-Valls suscite des frissons dans les couloirs du Medef. Ces grands patrons ont tellement à perdre ! Prenons leur président... Il incarne parfaitement le brigandage politique et financier auquel vient de se livrer le parti des oligarques. Il touche 2 millions de l’État ? Il verse 2,8 millions aux actionnaires, des dividendes qui ont presque doublé en quatre ans. Il hurle contre les taxes, prétendument meurtrières pour les entreprises, et réclame leur abolition ? Il ne paie que 200 000 euros d’impôts en France, ayant utilisé toute la gamme malsaine qui permet aux malins de la finance « d’optimiser » leur fiscalité ! À peine les pontes du patronat ont-ils obtenu un report de la retraite des salariés, qu’ils remettent en cause la petite contrepartie du compte pénibilité. La parole du Medef ne résiste jamais à sa cupidité.
Les révélations de l’Humanité sur les comptes de Radiall démasquent le vrai fardeau qui entrave l’emploi, le parasitisme du capital. Non content d’accaparer la richesse créée par les salariés, il pille les fonds publics pour constituer des rentes personnelles. Cachés derrière les vrais efforts des artisans et des petits patrons, les ténors du CAC 40 mettent l’État en coupe réglée, avec l’assistance aussi bien de la droite libérale que du petit cénacle qui entoure l’Élysée et Matignon. Plus M. Gattaz est servi, plus il a de l’appétit. À force de passer les plats, le gouvernement, par la voix de M. Hamon, se contente de trouver cela « fatigant ». À force de passer les plats, les bras se font lourds, semblet-il... Le président du Medef menace de boycotter la prochaine conférence sociale. Les précédents épisodes ne font guère regretter l’éventuelle suppression du prochain.
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