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vendredi 24 octobre 2014

"Quand Manuel Valls veut liquider le PS"



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« Il faut en finir avec la gauche passéiste », déclare Manuel Valls dans L’Obs. Demandes d’exclusion et invitations à prendre la porte se multiplient rue de Solferino.
Le Parti socialiste semble subitement saisi d’une frénétique volonté d’exclusions. C’est suffisamment inhabituel pour être relevé. D’autant que ceux à qui Matignon, le numéro un du parti ou le porte-parole du gouvernement montrent la porte n’ont pas fraudé le fisc. Ils ne sont pas mis en examen pour des faits graves. Ceux-là, à l’image de Jean-Noël Guérini, n’ont jamais été inquiétés par Solferino. Non, mais ceux que ses dirigeants aimeraient aujourd’hui voir dehors sont (cela n’a rien d’un hasard) tous des opposants, à des degrés divers, à la politique conduite par François Hollande et Manuel Valls. Qu’il s’agisse de Gérard Filoche, Benoît Hamon ou Aurélie Filippetti.
Mardi, en ouverture de la réunion du bureau national, Jean-Christophe Cambadelis fait savoir qu’il a trouvé « inqualifiables et intolérables » les propos de Gérard Filoche relatifs à la mort de Christophe de Margerie. Le Premier secrétaire du PS l’accuse d’avoir mis « en cause l’éthique du Parti socialiste », et assure avoir reçu de dizaines de parlementaires la demande de son exclusion. Demande à laquelle il cède bien volontiers puisqu’il annonce sa décision de « déférer » cette figure de la gauche du PS « devant la Haute autorité du Parti socialiste ». Cette instance présidée par l’avocat Jean-Pierre Mignard, ami personnel de François Hollande, peut, après instruction, prononcer des sanctions allant du blâme à l’exclusion.
Cette sanction extrême a déjà la faveur de Manuel Valls. Un peu auparavant en effet, le Premier ministre, interpellé lors des questions au gouvernement par un député UMP sur le tweet rugueux de Gérard Filoche, a clairement fait savoir que ce dernier n’avait rien à faire dans le même parti que lui : « Tous ceux qui ont des mots qui ne sont pas des mots qu’on peut prononcer quand un homme disparaît ne méritent pas d’être dans la formation politique (…) qui est la mienne. »

Mercredi matin, c’est à Benoît Hamon que le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, montre la porte. La veille, l’ancien ministre s’est abstenu lors du vote sur la partie « recettes » du budget, comme Aurélie Filippetti, qui a quitté le gouvernement avec lui, le 25 août, et 37 députés frondeurs. Sur RTL à 7 h 50, Jean-Christophe Cambadelis juge « déplorable l’attitude » des deux ex-ministres. Il se dit « choqué »  : « Ceci pose un problème éthique. » Parallèlement, Benoît Hamon, qui est à la même heure sur RFI, affirme que la politique de l’exécutif, « parce qu’elle réduit les capacités d’intervention de la puissance publique », « menace la République ». « Et la menace de la République, c’est la préparation tout droit, comme on s’y prépare pour 2017, d’un immense désastre démocratique », soit « non seulement l’arrivée au second tour de la présidentielle de Marine Le Pen sans coup férir, mais en plus la menace que demain, elle dirige le pays. » Une analyse politique qui met en rage Stéphane Le Foll :

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