Appel

jeudi 30 juin 2016

La loi El Khomri mérite un référendum

Ce gouvernement ne doit pas continuer à faire monter les tensions dans le pays. Nous le disons depuis des jours. Pour imposer la loi travail, peut être croit-il donner l’ impression de « l’amender » dans la confusion des départs en vacances, début juillet. Est-ce ainsi qu’on gouverne ? Il semble aux abois, à bout de nerfs. Il manie les provocations policières pour accuser les organisations syndicales et laisse faire quelques groupes violents, en marge des manifestations. Ses soutiens en viennent à calomnier les « mauvais syndicats », c’est-à-dire les syndicalistes qui ont le mauvais gout de continuer à résister. Leurs propos sont souvent teintés d’un mépris de classe manifeste. Décision sans précédent depuis des décennies, il vient d’interdire une manifestation syndicale, remettant ainsi en cause une liberté fondamentale.
Pourtant il faut débloquer la situation. Le projet de loi El Khomri est aujourd’hui rejeté par l’opinion. Le gouvernement refuse pourtant de la retirer. Nous lui demandons alors cette chose simple : ouvrir un vrai débat public contradictoire sur ce projet ? Cela avait été réalisé au moment de la consultation sur le Traité constitutionnel européen, avec à la clef un référendum. Quels que puissent être les défauts de la forme référendaire, la situation présente est si fermée qu’il faut bien la débloquer. Nous demandons donc au président de la République, puisqu’il refuse de retirer le projet de la loi El Khomri, qu’il organise un référendum sur le projet présenté à l’Assemblée.
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lundi 27 juin 2016

Brexit : déclaration de la délégation du PCF reçue à l'Elysée

Dans le cadre des consultations menées par la Président de la République après le vote du Brexit, la délégation du PCF, dirigée par Pierre Laurent a rappelé son analyse de la situation. La sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne est le résultat des surenchères populistes et nationalistes de la droite britannique qui a joué avec le feu. C'est une nouvelle alerte, un désaveu de la construction libérale de l'UE, conséquence des dénis répétés de démocratie depuis le referendum de 2005.
Après ce vote, le risque est grand que les dirigeants européens fuient une nouvelle fois leurs responsabilités et cherchent à faire payer le Brexit aux travailleurs britanniques et européens. C'est l'Europe qui doit changer.
La délégation a clairement signifié que l'heure n'est pas à l'immobilisme mais à la refondation progressiste de l'Europe, jusqu'à l'élaboration d'un nouveau traité centré sur le progrès social et écologique et la lutte contre la finance. Assez de mots, des actes !
Nous avons présenté des propositions concrètes dont la France devrait être porteuse au Conseil Européen :
- Mesures contre le dumping social : suspension des négociations sur les traités de libre échange (TAFTA, CETA, TISA), stopper la mise en œuvre des directives de déréglementation sociale, à commencer par la Loi travail en France, renégociation immédiate de la directive sur les travailleurs détachés.
- Mesures pour sortir de l'austérité : renégociation du traité budgétaire, conférence européenne sur la dette, fléchage des 80 milliards d'euros injectés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers vers les services publics et l'investissement public, lutte contre l'évasion fiscale.
Pour refonder l'Europe, les peuples doivent être écoutés et respectés. Le mandat de la France et l'avenir de l'Europe ne doivent plus se décider dans leur dos. Nous exigeons un débat public national et avons proposé une conférence citoyenne, associant tous les partis politiques, les organisations syndicales, les ONG et les associations citoyennes.
A l'issue de ce dialogue avec François Hollande et Manuel Valls, nous n'avons pas le sentiment qu'ils seront à l'offensive pour changer l'Union Européenne. L'angle mort dans l'approche du Président et du Premier Ministre est assurément la question sociale.
Les parlementaires communistes porteront ces propositions dans les débats à l'Assemblée, au Sénat et au Parlement Européen. Nous tiendrons un débat national ouvert à tous jeudi 30 juin « Pour une politique offensive à gauche de la France en Europe ».

mardi 21 juin 2016

Le PCF exclut à son tour de participer à la primaire à gauche

Pierre Laurent a fustigé l'initiative de Jean-Christophe Cambadélis et du Parti socialiste. Il plaide pour une candidature unique de la gauche alternative.
Les refus se multiplient. Après que Jean-Luc Mélenchon et Europe Écologie-Les Verts (EELV) ont immédiatement décliné la proposition de Jean-Christophe Cambadélis de participer à la primaire qu'il entend organiser en janvier prochain, le Parti communiste (PCF) vient à son tour d'adresser une fin de non-recevoir au premier secrétaire du PS. Invité de France Info ce mardi matin, Pierre Laurent a estimé que le patron de Solférino «se moquait du monde» avec son initiative.
«Il ne s'agit pas d'une primaire mais d'un dispositif d'intronisation de François Hollande», a-t-il asséné. En cause notamment: le périmètre du scrutin, qui ne concerne à ce jour que la gauche légitimiste réunie sous la bannière de la «Belle alliance populaire». «C'est ceux qui soutiennent la politique du gouvernement qui vont désigner entre eux un candidat. C'est soi-disant une primaire, mais si j'ai bien compris il n'y a qu'un candidat à cette primaire: il s'appelle François Hollande et il est déjà désigné d'avance».
 «Je continue de plaider quelque chose qui devrait être le bon sens: que tous ceux qui sont à gauche et ne veulent pas la candidature de François Hollande mènent ensemble des discussions pour avoir une seule candidature», a-t-il espéré. Avant de proposer un plan d'action: «Se mettre d'accord durant l'été sur un pacte d'engagement commun, l'écrire ensemble et le soumettre à une votation citoyenne nationale en octobre».

lundi 20 juin 2016

Loi travail. Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l'amplifier

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu'ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement.
Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.
Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l'on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.
La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux mobilisations des 23 et 28 juin prochains et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.
Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l'utilisation du 49‑3 pour empêcher le débat. L'opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l'opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d'abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C'est inacceptable.
Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats.
D'autres choix sont possibles. Nos parlementaires, au Sénat et à l'Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C'est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation, d'une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu'élaborent les parlementaires communistes.
L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit.
L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrêmisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables.
Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l'autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d'espoir pour la défense des principes d'égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l'exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l'action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C'est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.
Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays.

dimanche 19 juin 2016

Loi Travail: 23 juin 2016, 14H, Manifestation Félix Poulat Grenoble 28 juin 2016, 14H, Gare SNCF Grenoble

Le gouvernement pratique le dialogue de sourd !

Communiqué commun CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – FIDL – UNL

Massive, dynamique, combattive, revendicative, la manifestation nationale unitaire d’hier à Paris et en province est une grande réussite. Elle illustre la détermination sans faille des salarié-e-s, des privé-e-s d’emploi, des jeunes et des retraité-e-s à gagner le retrait du projet de loi Travail et à obtenir de nouveaux droits.
Les organisations dénoncent une nouvelle fois les violences qui ont émaillé les abords de la manifestation. Leur service d’ordre a joué son rôle en assurant le bon déroulement du cortège syndical.
Les organisations demandent au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester. Il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.
Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore.
Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème !
C’est inadmissible !
Le gouvernement refuse d’entendre ! Il cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations quant à elles restent centrées sur : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail. Autant d’éléments dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés.
Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de jeunes et de retraité-e-s ?
Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?
Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?
D’ores et déjà des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi sont recueillies. Les organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.
Depuis trois mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail... le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l’opinion publique.
Les organisations appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains :
• Le 23 juin, pendant l’examen au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …) ;
• le 28 juin prochain, date prévue du vote du Sénat, pour remettre la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne et en organisant des grèves et des manifestations.

Interdiction des manifestations : François Hollande et le gouvernement perdent leur sang froid (Pierre Laurent)

Jeudi, un magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse a montré l'isolement du gouvernement sur la loi El Khomri. Son acharnement à imposer cette loi sans la rediscuter et sans majorité législative pose un grave problème démocratique.
En marge de cette manifestation, des bandes de casseurs ont de nouveau pu semer la violence en s'attaquant, notamment, à l'hôpital Necker. Le gouvernement utilise ces faits condamnables et que nous condamnons pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats organisateurs.
Avec les parlementaires communistes, présents sur le point fixe du PCF situé boulevard de Port-Royal, j'ai pu constater, une nouvelle fois, que ces bandes de casseurs agissaient à l'écart de la manifestation.
Alors qu'ils sont parfaitement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas interpellés et comment peuvent-ils continuer à agir à chaque manifestation ? Alors que les pouvoirs publics savent interdire aux hooligans d'accéder aux enceintes sportives, pourquoi ces bandes de casseurs peuvent, en toute impunité, venir semer le désordre et le chaos ?
La menace d'une interdiction de manifester, exprimée ce jour par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre Republique doivent affirmer avec force leurs principes et leur valeurs essentielles.
Nous appelons donc le pouvoir à ne pas perdre son sang froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester. Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s'attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre dans l'unité et sans violence le rejet de la loi El Khomri.

samedi 18 juin 2016

Les barquettes d’Ecopla passent en Italie

Coup dur pour les salariés de l'entreprise Ecopla de Saint-Vincent-de-Mercuze, en Isère. Jeudi, le tribunal de commerce de Grenoble a retoqué leur projet de reprise sous forme de Scop et leur a préféré un repreneur italien.
C'est la stupeur et la colère pour les ex-salariés d'Ecopla de Saint-Vincent-de-Mercuze, en Isère. Depuis la fermeture de leur entreprise, ils avaient planché sur un projet de Scop pour reprendre leur outil de travail en main. Ils pensaient que leur dossier était solide, mais, ce jeudi, le tribunal de commerce de Grenoble a choisi un autre repreneur, un groupe italien. "On ne comprend pas" explique Karine Salaün, ex-assistante commerciale d'Ecopla et membre du collectif. "Nous, nous gardons 20 emplois et on espère embaucher 50 personnes en trois ans. Les Italiens achètent nos machines et ramènent tout chez eux !"
Ecopla fabrique des barquettes en aluminium pour le secteur alimentaire. Elle a acquis, au fil des ans, un savoir-faire unique en France. Son carnet de commandes était plein avant que le patron ne fasse couler sa société et ne licencie le personnel.

Les salariés vont faire appel de cette décision

Les employés avaient donc décidé de se retrousser les manches. Ils ont planché sur un projet de Scop. Un tour de table de 2,3 millions d'euros avait été monté. "Les élus sont avec nous, les banques aussi" souligne un membre du collectif. _"Notre avocat va faire appel de la décision du tribunal de commerce."  _Ce vendredi midi, les ex-salariés d'Ecopla ont organisé une manifestation devant leur ancienne usine. "On dirait que le tribunal de commerce veut alimenter Pole Emploi" lâche un ex-employé, plein d'amertume. "Car si Ecopla disparaît de la vallée du Grésivaudan, d'autres entreprises vont en pâtir."

mercredi 15 juin 2016

Sur l'instrumentalisation des vitres de l'hôpital Necker : témoignage d'un parent

Hier, il y avait des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Paris. En tête, des milliers de personnes, cagoulées ou non, syndiquées ou pas, se sont retrouvées pour tenir la dragée haute à un dispositif policier hors norme.

Je comprends facilement ce qu’il peut y avoir de désespérant là-dedans pour le gouvernement. Alors que l’on pouvait imaginer qu’au fil des semaines et des mois, la rue se fatigue et la violence soit de plus en plus isolée, c’est tout le contraire qui se passe : la peur de la police ne dissuade pas.

Hier, les manifestants ont commis de nombreuses dégradations. Pour celles que j’ai pu constater, elles étaient toutes « ciblées » : banques, assurances et publicités. Je ne suis pas sûr que cela nécessite beaucoup de débat. Il n’est pas certain que le monde de la finance tremble à chaque fois qu’un distributeur de billet est vandalisé mais que la jeunesse y voie un symbole, je le comprends parfaitement. Qu’une assurance doive appeler son assureur et demander le coût de la franchise, je dois avouer que lorsque j’y ai pensé, ça m’a fait rigoler. Ces gens engrangent des milliards en ponctionnant la solidarité. Quant aux publicités détruites, c’est — malgré la méthode—, la meilleure chose qui puisse leur arriver.

Au milieu de tout cela, quelques vitres de l’hôpital Necker ont été brisées. Bien que les vitres en question n’aient pas d’autre rôle que celui d’isolant thermique : j’en conviens grandement, ce n’est pas très malin.

Certes, briser les vitres d’un hôpital, même par mégarde, c’est idiot ; mais sauter sur l’occasion pour instrumentaliser la détresse des enfants malades et de leurs parents pour décrédibiliser un mouvement social, c’est indécent et inacceptable. Et c’est pourtant la stratégie de communication mise en œuvre depuis hier, par MM. Cazeneuve et Valls. Allègrement reprise par la droite et relayée sur un plateau doré par tous les médias.

Je le dis d’autant plus volontiers que l’hôpital Necker, j’y ai passé beaucoup de temps et que la détresse et l’angoisse des parents d’enfants très malades, je vois particulièrement bien ce que c’est. Instrumentaliser cette souffrance à des fins aussi bassement politiciennes est abjecte.
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mercredi 8 juin 2016

La fête du Travailleur Alpin


La section du Parti communiste français de Grésivaudan sera présente à la Fête du Travailleur Alpin qui se tient au Parc Dotto à la Poya à Fontaine.
Nous vous proposerons de la restauration et des boissons, et bien entendu le sourire et la bonne humeur de nos camarades de la vallée

Vignettes-bons de soutien pour l’entrée sur la fête:16€
disponibles auprès des militants communistes

dimanche 5 juin 2016

Pierre Laurent, réélu à la tête du PCF, demande aux socialistes d’exclure Hollande

« Hollande ne peut pas être votre candidat » en 2017. Voilà l’appel lancé dimanche aux socialistes par Pierre Laurent, tout juste reconduit au poste de secrétaire national du parti communiste.
« Je lance à nouveau un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche de ce pays, à tous les électeurs socialistes, à tous les socialistes, je leur dis : rendez-vous à l’évidence, François Hollande ne peut pas être votre candidat, il ne peut plus être le nôtre, il ne peut plus être en 2017 le candidat qui fait gagner la gauche », a déclaré Laurent en clôture de quatre jours d’un Congrès qu’il a qualifié de « clair et offensif ».

Un « communisme d’une incroyable modernité »

A propos de sa volonté de rassemblement des forces de gauche autour d’un « pacte d’engagements communs » sanctionné par une « votation citoyenne et nationale », il a ironisé : « J’entends tous les sceptiques me dire : mais c’est trop tard, ton idée est bonne mais on n’y arrivera pas ».
Il a évoqué « la multiplication potentielle des candidatures à la présidentielle », citant les noms d’Arnaud Montebourg mais surtout de Jean-Luc Mélenchon, qui est parti en campagne sans l’aval du PCF, provoquant des huées parmi les quelque 750 congressistes présents à Aubervilliers.
Vantant un « communisme d’une incroyable modernité », il a estimé que le PCF avait « la responsabilité de tenir la gauche et l’espoir debout, quand tant de voix faiblissent, trahissent, renoncent, entonnent le refrain de la résignation ».
Signe d’une évolution du parti, Laurent est parvenu lors de son discours à faire applaudir le pape François, citant une de ses déclarations : « Un Etat doit être laïque, les Etats confessionnels finissent mal ».

« On préfère la gauche ensemble que la gauche en miettes »

Quelques minutes auparavant, Laurent, seul candidat, avait été réélu au poste de secrétaire national avec 81 % des voix (8 % contre). Le patron du parti communiste depuis 2010 n’a pas fait le plein après les interrogations qui ont divisé le parti dans le choix de la stratégie pour 2017.
Dans la salle dimanche, les socialistes Marie-Noëlle Lienemann, Benoît Hamon et Christian Paul avaient fait le déplacement. « C’est the place to be », a ironisé le chef des députés frondeurs, assurant aux journalistes qu’ils n’étaient pas tous trois venus pour « acter un divorce avec le PS ni acter un divorce avec Jean-Luc Mélenchon ».
Rappelant qu’il défendait toujours une primaire des gauches et écologique « la plus large possible », Paul a ajouté : « On préfère la gauche ensemble que la gauche en miettes ».

Loi travail. Philippe Martinez ovationné au congrès du Parti communiste

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et d'autres représentants syndicaux ont été ovationnés vendredi en arrivant au congrès du Parti communiste.

Invité avec la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison mais aussi des représentants de l'Unsa et de Solidaires, ainsi que des organisations de jeunesse comme l'Unef, M. Martinez est entré dans la salle plénière sous un tonnerre d'applaudissements des quelque 750 congressistes, tous debouts.

Juste avant, il s'est félicité devant des journalistes que « des partis politiques soient attentifs au mouvement social ».

« Il y a besoin que plus de partis politiques, à tous niveaux de responsablité pour ceux qui nous gouvernent, soient plus attentifs à ce qui se passe dans la rue », a poursuivi le responsable syndical.  Le congrès du PCF se tient à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) jusqu'à dimanche.

samedi 4 juin 2016

Candidature de Mélenchon : le PCF rechigne

Y aurait-il un front « tout sauf Mélenchon » au Parti communiste ? Certains ne sont pas loin de le penser. « Il y a deux tabous dont on parle le moins possible, c’est le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon », constate Patrice Cohen-Séat, un ancien membre de la direction du PCF. Dans les allées du congrès du parti qui se termine dimanche 5 juin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le sentiment est mitigé à l’égard de celui venu saluer ses camarades jeudi. Marie-Pierre Vieu, une dirigeante du PCF, ne peut que le constater : « Mélenchon agrège autant de sympathie qu’il suscite de rejet. »
Assise derrière son stand de livres, Lucienne, 70 ans dont 50 au PCF, n’a pas vraiment apprécié la façon dont le député européen a annoncé sa candidature à la présidentielle, le 20 février, sur le plateau de TF1. « On était dans une démarche unitaire et tout d’un coup, le voilà qui dit : “JE décide que JE me présente”, déplore-t-elle. Il ne tient pas compte des autres, c’est dommage. » Jackie, sa voisine, ajoute : « Faut jouer collectif ! Lui, il joue perso ! »
Les deux militantes viennent de résumer les nombreuses critiques qui visent la forme de la candidature de M. Mélenchon. « C’est la caricature de ce dont on ne veut plus concernant la présidentialisation de la Ve République », attaque Olivier Dartigolles, porte-parole du parti. « C’est une candidature qui rabougrit, c’est jouer gagne-petit », renchérit Francis Dauliac, secrétaire fédéral de la Haute-Vienne.

mercredi 1 juin 2016

Communiqué du Groupe Communiste Républicain et Citoyen



Nous sommes plus que jamais aux côtés de tous les élus locaux.
A l’occasion du congrès des Maires qui vient de s’ouvrir, les sénatrices et sénateurs du Groupe Communiste, Républicain, Citoyen tiennent à saluer et soutenir la mobilisation des élus locaux de nos communes, départements et régions en faveur de l’arrêt immédiat de toute nouvelle baisse des dotations que l’Etat verse aux collectivités territoriales pour faire face aux missions qu’il leur a déléguées.

En réduisant leurs ressources, le gouvernement les contraint à réduire les services rendus à la population et à ralentir leurs investissements, alors que la situation économique et sociale de notre pays appellerait tout le contraire, pour pallier aux injustices sociales et territoriales, pour assurer l’entretien des équipements publics et pour créer ainsi des emplois durables et non délocalisables.
Les inquiétudes de nos élus locaux sont d’autant plus fortes que cet étranglement financier se double d’une remise en cause de leurs compétences et de leur existence même, en particulier pour nos communes et nos départements.
Depuis 2010, au cours de l’examen de divers projets de lois, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC ont alerté et dénoncé cette déstabilisation de nos administrations locales, cette recentralisation larvée, qui met à mal leur libre administration au profit d’une intégration toujours plus poussée, ou même de leur fusion, au détriment de leur nécessaire coopération volontaire sur des projets communs et des politiques publiques répondant aux besoins et aux attentes de la population.
Aussi en cette période difficile, ils tiennent à réaffirmer à tous les élus locaux leur soutien dans leur difficile mission et à les remercier pour leur dévouement au service de l’intérêt général, au service du bien-être de la population.
Ils peuvent compter sur la détermination des sénatrices et sénateurs du groupe CRC, pour être toujours à leurs côtés.