Appel

mercredi 31 août 2016

EGALITE ! À la rentrée, nous voulons le meilleur pour nos enfants

C’est la rentrée ! Les enfants, les jeunes sont pleins de résolutions et d’ambitions. Ils veulent découvrir, apprendre, réussir. Faisons le pari de la jeunesse ! Donnons à tous les moyens de réaliser leurs projets, de construire leur avenir, construisons l’école de la réussite de tous et toutes.

L’école, obligatoire... et gratuite ?

Chaque année, la rentrée scolaire coûte plus cher. Et puis il faut encore payer les transports, la cantine... Avec la réforme des rythmes scolaires, de plus en plus de familles doivent aussi payer le périscolaire. Pour accueillir et faire réussir tous les enfants, l’école doit devenir véritablement gratuite.
Nous proposons :
►une politique nationale pour assurer la gratuité des sorties, des fournitures et du matériel scolaires partout
► des activités périscolaires gratuites assurées par des animateurs qualifiés, dans le cadre d’un service public national déconcentré du loisir éducatif
►l’extension de la scolarité obligatoire et gratuite jusqu’à 18 ans : au lycée aussi, dans les filières générales comme dans les filières techniques et professionnelles. L’État doit assurer la gratuité de l’éducation.

Qui va faire cours à nos enfants ?

Cette année encore, il manque des enseignants à la rentrée. Les classes sont surchargées, des absences ne sont pas remplacées, de plus en plus d’enseignants sont précaires et sans formation... et l'enseignement se dégrade.
Pour la réussite de tous, nous proposons :
► un plan national de recrutement pour faire face aux besoins accompagné d’une revalorisation des salaires
► la mise en place d’un pré-recrutement sous statut de la fonction publique pour permettre à des jeunes de tous les milieux sociaux de se former aux métiers de l’enseignement en touchant un salaire et en ayant le temps d’entrer dans le métier.

Vivre ensemble... Et si on commençait par aller à l’école ensemble ?

Comment parler de vivre ensemble quand les enfants sont séparés, triés, sélectionnés ? La première condition pour vivre ensemble, c’est l’égalité, et ça commence à l’école.
Nous proposons :
► le rétablissement d’une carte scolaire élaborée démocratiquement et contraignante, y compris pour le privé
► des programmes et des horaires nationaux permettant à tous les enfants de s’approprier une culture commune ambitieuse
► entre élèves, entre enseignants, entre établissements : partout les logiques de coopération doivent se substituer à la concurrence
-► une carte des formations et des options assurant à tous l’offre d’enseignement la plus large

Des enseignants mieux payés, vraiment ?

Dégel du point d’indice, revalorisation des carrières... Le gouvernement le crie sur tous les toits : il augmente les enseignants. Il était temps : cela fait plus de 25 ans que leur pouvoir d’achat baisse... On a même augmenté leur niveau de qualification (ils sont maintenant recrutés à Bac+5) sans toucher à leurs salaires !
Les mesures annoncées vont dans le bon sens, mais elles sont très limitées. Dans le même temps les cotisations retraites augmentent. Et le plus gros des augmentations annoncées doivent s’appliquer après les élections de 2017. Il faut beaucoup plus d’ambition, pour l’Éducation nationale et pour toute la fonction publique.

Réforme du collège : c’est toujours non !

Malgré l’opposition massive des parents et des enseignants, le gouvernement impose une réforme du collège qui entre en vigueur à cette rentrée. 20% des heures d’enseignement des collégiens dépendront à présent de leur établissement, des options qu’il proposera et des choix de chacun. Les horaires nationaux, c’est terminé ! Au final, c’est moins d’heures consacrées à l’enseignement des disciplines, et plus d’inégalités d’un établissement, voire d’une classe à l’autre. À l’heure où nous avons besoin de construire du commun, le gouvernement fait au contraire le choix de l’individualisation et de la concurrence.

Le peuple doit se faire entendre

Concernant la Loi Travail comme l'ensemble des autres domaines, vous en avez assez d'entendre toujours les mêmes qui parlent pour vous, sans vous écouter. En France comme en Europe, les décisions sont prises par eux, sans vous, contre vous. Pourtant, cela fait des années que les peuples sont fatigués des politiques d'austérité. Tout se passerait mieux si les gouvernants pensaient aux besoins populaires et à l'intérêt des nations plutôt qu'au respect du dogme libéral, écoutaient les citoyen-ne-s plutôt que les financiers.
Car, nous sommes des millions. Au fond, nous sommes les 99%. Ceux qui font tourner les machines, qui fabriquent notre pain, font rouler les trains ou pousser le blé, ceux qui éduquent nos enfants, soignent, protègent, construisent....
Le Parti communiste a pris une décision : construire avec vous les solutions et l'issue. Convaincu que chacun et chacune ont un bout de la solution, il engage une Grande consultation citoyenne pour recueillir les avis de plus de 500 000 personnes et élaborer à partir de ces avis un pacte d'engagements communs pour 2017, soumis en octobre à une votation citoyenne. Participez-y dans vos villes et villages, dans votre entreprise, sur internet et à la Fête de l'Humanité

mardi 30 août 2016

Chiffres du chômage de juillet 2016 : Les vases communicants ne font pas une baisse durable !

Le gouvernement va certainement crier à l’inversion de la courbe du chômage, en mettant en avant la très légère baisse de la catégorie A (- 0,5 % sur un mois et - 0,1% sur 3 mois).
Mais, en regardant dans le détail, on constate d’abord que le chômage des plus de 50 ans n’en finit pas de progresser (encore 0,2 % en juillet et surtout plus 2,8 % sur un an).
De plus, les catégories B et C, celles des travailleurs précaires, celles des petits boulots de plus en plus court, ne cessent de progresser : en catégorie B (78h ou moins dans le mois) plus 2,3 % sur un mois, plus 1,8 % sur trois mois et plus 4% sur un an, tandis qu’en catégorie C, même progression de 0,8 % sur un mois, 3,1 % sur trois mois et 4,8% sur un an.
Ainsi, le chômage total des catégories A, B et C s’établit à 5 442 100 personnes, en hausse de 0,1 % sur un mois, 0,8% sur 3 mois et 0,7 % sur un an, soit 39 400 demandeurs d’emploi supplémentaires.
Enfin, la catégorie D des inscrits en formation augmente de 10,1% sur un an, traduction du plan d’urgence d’envoi en formation.
Même si le chômage ralentit sa progression, il n’est pas enrayé : il se crée surtout plus de précarité !
La CGT revendique une véritable politique de relance de l’emploi, par la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires et des pensions et la réorientation de la dépense publique des poches des actionnaires vers l’investissement. Tout ceci a contrario des politiques d’austérité du gouvernement et de son jeu de bonneteau autour des chiffres du chômage pour masquer la faible "création" d’emplois majoritairement précaires. Cette situation ne pourra qu’être renforcée par la loi travail si celle-ci n’est pas abrogée.
C’est tout le sens de la journée d’action du 15 septembre.

Lait : le PCF demande un grenelle des prix agricoles

Aux producteurs en lutte pour la rémunération de leur travail, le géant mondial du lait Lactalis s’installe dans une situation méprisante de non discussion devant un gouvernement avouant son impuissance faute d’outils législatifs.

Démantèlement de la politique laitière dès l’Agenda 2000 à Berlin, concurrence libre et non faussée en Europe, coudées franches offertes aux distributeurs par la droite avec les lois LME, LRE … Disparition des quotas laitiers en 2015 auront fini de jeter la production laitière française au prix mondial.

La concertation doit aujourd’hui prévaloir afin de répondre aux légitimes revendications des éleveurs qui ne peuvent vivre de leur travail à moins de 320 € les 1 000 litres.

Le PCF appelle, face au désarroi du monde agricole, la tenue d’un grenelle sur les prix. Celui-ci viserait pour la production laitière à instaurer des négociations interprofessionnelles pérennes, à se doter d’outils de gestions des volumes en faveur des jeunes et des plus modestes, à orienter la filière vers la création de valeur ajoutée, à l’instauration de prix minimum indicatif européen.

A travers ses dépôts de loi, le PCF propose de légiférer sur la répartition des marges entre producteurs, industries agroalimentaires et grande distribution, permettant l’accès à l’alimentation aux consommateurs.

lundi 29 août 2016

Côté militants, la stratégie à suivre quant à la candidature de Jean-Luc Mélenchon fait débat.

Côté militants, la stratégie à suivre quant à la candidature de Jean-Luc Mélenchon fait débat.

Savourant sa pause clope, elle exhibe un briquet où est représenté Che Guevara. Laura a 27 ans et, malgré sept ans d’adhésion au PCF (Parti communiste français), c’est la première fois qu’elle se rend à son université d’été annuelle. Elle a hâte d’écouter l’allocution de Pierre Laurent, secrétaire national du parti, prévue à midi dans les locaux de la fac d’Angers, où a lieu l’événement cette année : «Pour moi, c’est notre candidat pour 2017.» Pour autant, elle ne pense pas qu’il se présentera au scrutin présidentiel, «car s’il le fait il fera 4%, donc je vais sans doute voter Mélenchon même si je n’ai pas aimé sa façon d’agir».
Là est l’un des débats qui agite le PCF depuis quelque temps : donner éventuellement sa voix à l’ex-président du Parti de gauche, parti en cavalier seul avec sa «France insoumise» et porteur d’idées communes avec le PCF - mais coupable d’avoir quitté le Front de gauche de façon peu appréciée - ou refuser le vote «utile» et préférer un candidat made in parti communiste. Alors, après les différents ateliers et conférences organisés le matin, il y a foule pour le discours de Pierre Laurent.

Accueilli par une ovation des adhérents et sympathisants, il se dresse sur l’estrade dans sa chemisette rose. Sa voix est un peu enrouée, après son passage aux journées parlementaires d’Europe-Ecologie-les-Verts, à Lorient, la veille. Vu son discours du jour à Angers, on comprend qu’il n’était pas en Bretagne par hasard : Pierre Laurent appelle à la mise en place d’un «pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017», que le PCF souhaite «soumettre à une grande votation citoyenne en octobre.» 

«Nous ne pouvons nous payer le luxe de la dispersion»

«Je vous demande de ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses […] contre les moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient.» Comprendre : rassembler les forces de gauche «alternative» - hors PS, donc - autour d’un candidat commun, plutôt que de se présenter en rangs dispersés. A la fin de sa prise de parole - et après une Internationale chantée avec conviction - il confirme ce point de vue : «Dans le climat politique actuel, nous ne pouvons nous payer le luxe de la dispersion.»
Et d’estimer qu’«il y a du commun entre nous», citant tour à tour Arnaud Montebourg, Benoît Hamon ou encore les Verts - tout en rappelant qu’il «n’est pas question pour le PCF de déserter l’arène présidentielle». Mais quel candidat en ressortira ? «Je ne suis pas devin, mais, si ce pacte commun se met en place, nous serons ouverts en tout cas à tous les modes de désignation. Il n’est pas trop tard pour que ça se passe.»
Un avis pas vraiment partagé par une militante rencontrée à la fin de son discours : «Ce rassemblement est souhaitable, mais, selon moi, ça sera trop juste pour y arriver avant 2017.» D’autres y croient, à l’image de Stéphane, jeune de 21 ans qui sert le café à la buvette et pour qui «c’est la seule stratégie viable». Avec ses camarades, il chante devant la cafétéria, drapeaux du PCF dans le vent. Peu avant, on rencontrait Vincent et son chien Loki, assis tranquillement dans l’herbe. Le jeune homme n’a pas d’avis tranché : «Mélenchon, Montebourg… Je ne peux pas les saquer. Mais si jamais on partait seuls, on ferait un bien moins bon score… En même temps, cela nous permettrait d’avoir une meilleure visibilité, notamment pour les élections législatives.»
Dans une vision plus court-termiste, Pierre Laurent l’a rappelé, son «appel à tous est pressant». Dimanche, à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon y répondra-t-il ?
Amélie Quentel

Invité par le PCF, le socialiste Gérard Filoche tape sur Hollande

Convié par les communistes, à Angers, pour débattre sur l’après-loi travail, l'ex-inspecteur du travail en a profité pour appeler à une primaire «de toute la gauche». Un discours qui a rencontré plus ou moins de succès.

A la cafétéria de l’université d’Angers, où se tient l'université d'été du PCF, il discute avec des militants communistes. Gérard Filoche, membre du PS et candidat déclaré à la primaire des 22 et 29 janvier souhaitée par le Conseil national socialiste, était invité le temps d’une conférence. Son thème : «Réussir l’acte II contre la loi travail.» Gérard Filoche, affilié à l’aile gauche du PS, est effaré qu’elle ait été adoptée : «Cette loi, c’est comme de l’acide sur nos droits. Hollande a cassé cent ans de code du travail.» Il espère toujours son retrait, «comme cela avait été le cas pour le CPE». Alors, à Angers, il est venu parler de la nouvelle journée de mobilisation contre la loi El-Khomri – le 15 septembre – mais aussi de la nécessité de «renverser ceux qui l’ont créée».
Comprendre : François Hollande et son gouvernement. Et, pour Gérard Filoche, le meilleur moyen d’empêcher que l'actuel président soit à nouveau candidat en 2017 est l’organisation «d’une primaire de toute la gauche, qui élirait un seul candidat, en décembre». Il fustige le choix fait par le PS d’une primaire de la «Belle Alliance populaire» (PS, PRG et écologistes progrouvernement), «primaire riquiqui qui profiterait à coup sûr à François Hollande, alors qu’une primaire de toute la gauche le ferait perdre». D'autant que, selon lui, «la présence de deux candidats de gauche aux élections présidentielles marquerait [leur] mort». Du coup, il ne désespère pas de rallier Pierre Laurent à sa cause : «Il a appelé au rassemblement de la gauche !» Et ne cesse, durant la conférence, de rappeler que «la gauche est plurielle, et qu’en s’unissant, elle peut virer d’une pichenette l’extrême droite de la gauche qui gouverne actuellement».

«Filoche show»

Dans l’amphithéâtre, ses interventions font réagir. Un militant communiste souffle avec humour à son voisin : «Il me ferait presque voter socialiste !» «En même temps, il est là pour ça», lui répond son ami. Une dame prend la parole, non sans ironie, pendant la séance de questions-réponses. «Monsieur Filoche, vous parlez d’une gauche unie, mais quelle gauche et pour quel contenu ?» Une militante acquiesce vigoureusement de la tête. A la sortie de la conférence, des adhérents PCF parlent d’un «Filoche show». Paul, membre de la section de Brest, n’est pas convaincu par cette idée d'une primaire de toute la gauche : «Impossible d’aller à une primaire qui incluerait l’exécutif en place. Pas après les cinq ans de régressions sociales qu’ils ont mis en place.» Mais qu'en pense le principal intéressé ? Malgré ses «nombreuses valeurs communes avec Gérard Filoche», Pierre Laurent l'assure : «Hollande, ce n'est pas la gauche. La convergence de nos forces ne se fera pas sous la forme d'une primaire avec lui.» 

vendredi 26 août 2016

Italie : Solidarité des communistes avec les populations touchés par le séisme

Les communistes de France expriment toute leur solidarité aux populations et autorités locales des régions des Marches, du Latium, des Abruzzes et surtout de l'Ombrie, situées au centre de l'Italie, suite au très fort séisme qui s'est produit le 24 août dans la nuit.

Cet séisme, conséquent selon sismologues à « l'étirement » de la chaîne de montagnes des Apennins qui s'étend sur plus mille kilomètres a provoqué de très nombreuses victimes et dégâts matériels.

On recense plus de 247 morts, 368 blessés, 1500 personnes sans abris tandis que d'autres personnes restent encore à ce jour disparues, sans doute sous les décombres que les secours s'emploient dans des conditions extrêmement difficiles de déblayées afin de préserver d'éventuels survivants.

D'autres répliques peuvent encore se faire sentir et les risques restent donc réels.

Face à cette situation exceptionnelle, la solidarité des pays européens doit s'exprimer fortement et concrètement : dans l'urgence avec les populations, dans l'accompagnement de l’État Italien et des autorités locales dans la reconstruction - anti-sismique si nécessaire - des villages considérablement détruits.

jeudi 25 août 2016

Un racisme sans voile (Fabienne Haloui


Deux femmes viennent de subir une opération policière anti–burkini. La première, Siam, devant ses enfants, à Cannes, a dû choisir entre quitter la plage ou être verbalisée car elle portait un foulard. La deuxième sur une plage niçoise, a été sommée de se dévêtir, de quitter sa tunique, à la demande de 4 policiers.
En prétendant assurer les bonnes mœurs et l’ordre public, lutter contre l’oppression patriarcale, les racistes, les islamophobes se lâchent : ils humilient, attentent aux droits fondamentaux de la personne, portent gravement atteinte au principe de laïcité.
La droite, l’extrême droite mais aussi le Premier ministre portent une terrible responsabilité dans ces dérives racistes, malsaines et dangereuses. Il est urgent de se ressaisir et de ne pas tomber dans le piège de la haine et de la division tendu par les extrémistes et les fanatiques.
Fabienne Haloui, responsable de la lutte contre le racisme et pour l’égalité des droits au PCF

Intervention militaire turque en Syrie : Erdogan hors du Rojava! (PCF)

Communiqué du PCF

En violation de la légalité internationale, l’armée turque vient de pénétrer sur le territoire fédéral du Rojava (Kurdistan de Syrie). Dans son sillage, elle réinstalle des centaines de djihadistes qui en avaient été chassés.
Le dictateur Recep Tayyip Erdogan prétend y déloger l’organisation Etat islamique (Daesh) qu’il a soutenue depuis le début de la guerre civile en Syrie. Son seul objectif est en réalité de briser la résistance héroïque des Kurdes, qui après Kobanê, ont, souvent seuls, combattu Daesh tout en tentant d’unifier leur territoire pour y bâtir une société libre et démocratique.
Les Kurdes de Syrie ont besoin de toute notre solidarité.
Le Parti communiste français appelle solennellement la France et l’Union européenne, et ses Etats-membres, à agir pour exiger que la Turquie se retire immédiatement du Rojava.
L’intégrité et l’autonomie du Rojava doivent désormais être garanties par les Nations unies pour ouvrir un chemin vers la paix pour les populations de Syrie et de tout le Proche-Orient.
Parti communiste français,

mercredi 24 août 2016

Bilan JO Rio : « Félicitations à nos formidables athlètes français-es »

Aujourd'hui François Hollande reçoit les athlètes à l’Élysée et Thierry Braillard annonce des Etats généraux du sports en octobre. Félicitations à nos formidables athlètes français-es ! C'est un résultat historique. Avec 42 médailles, le record est battu. On retiendra évidement les nombreuses médailles d'or, d'argent et de bronze, mais aussi beaucoup de places de finalistes et onze 4eme place.
Les JO ont été très largement suivis par les Français-es, avec des parts d'audience très importantes, selon France télévision 35,1 millions de Français ont suivi au moins 15 minutes les JO sans compter les réseaux sociaux. Si certains propos de journalistes et d'athlètes ont été à l'opposé de ce que l'on peut attendre d'eux au regard des valeurs du sport, on retiendra des images fortes et notamment l'état d'esprit et le discours de l'équipe de France de boxe porteuse de solidarité, de fraternité et d'humanité.
Nous pouvons saluer la solidarité des athlètes français qui ont profité de leur séjour pour aller à la rencontre d'enfants des favelas pour rendre accessible leur sport dans les quartiers les plus pauvres. Il faut rappeler que ces jeux ont eu beaucoup de mal à démarrer, après les affaires de dopage, le contexte économique et social du Brésil, les contestations contre l'organisation des jeux et le coup d'Etat contre Dilma Rousseff. Cela s'est ressenti à l'image des stades et salles qui n'ont pas fait le plein. Pourtant dans un monde où les conflits et guerre se multiplient, jamais nous avions autant besoin des valeurs olympiques de paix, de fraternité entre les peuples.
il restera des JO de Rio des belles histoires et des belles images. Le sport est un réel levier d'émancipation humaine et des peuples. La dimension humaine est une force pour l'olympisme et pour son avenir.
Nous le savons, en France également de nombreux champion-nes olympiques sont issu-es de famille modeste et s'entraînent dans des clubs de villes populaires comme Champigny et Aubervilliers. Sans l'encadrement, les bénévoles et les collectivités, nous n'aurions pas autant de champions.
Ces résultats et l'engouement des français-es doivent se traduire par un investissement de notre pays important pour le sport que ce soit dès l'école, dans les clubs et dans les collectivités territoriales.
Le gouvernement annonce des assises du sport en octobre, en fin de mandature et quelque mois avant le lancement de la campagne des présidentielles... C'est un peu tard pour gommer les manquements du quinquennat et l'absence d'investissement à la hauteur des besoins avec un budget de l'Etat proche du néant.
La première chose serait de revoir le niveau des dotations aux collectivités pour qu'elles puissent continuer à investir correctement dans le sport et la deuxième serait de renforcer la place de l'EPS à l'école alors que le gouvernement vient de le sortir de l'épreuve du brevet du collège. A l'occasion de la fête de l'Humanité, le sport aura sa place avec des démonstrations sportives, des débats et le 10KM.

mardi 23 août 2016

Annie David (PCF): "2017 est vraiment l’année de tous les dangers"

On a demandé à la sénatrice communiste et “patronne” du PCF 38, Annie David, comment elle envisage cette rentrée politique, et même cette année électorale bien dense.
Et c’est sans langue de bois (et ça, ça fait du bien !) que l’élue nous a dit : « Je pense que cette année va être difficile, je crains qu’il y ait de la surenchère, que le moindre événement soit monté en épingle, pour jouer sur l’émotion. Depuis quelques mois, c’est très difficile d’avoir un dialogue politique serein. C’est normal de critiquer et même de s’attaquer entre candidats sur des positions ou des valeurs, mais là, c’est autre chose. On est sur des généralités, des anecdotes. On oublie totalement la réflexion, on n’a plus droit à l’erreur de communication sous peine d’être montré du doigt. Il faut avoir un avis tranché tout de suite, on ne peut plus être dans la nuance, sinon on est immédiatement jugé. Il faut être “pour” ou “contre”. C’est assez insupportable et ce n’est pas comme ça que la politique avance, que l’on pourra sauver ce qui reste du vivre ensemble. Oui, ce que l’on vit aujourd’hui est difficile, le contexte est inédit, mais pas forcément dans le bon sens, car il est très tendu. C’est pour cela que je dis que 2017 est vraiment l’année de tous les dangers. »

Prix de la consultation de médecine générale, les vraies questions...

Un projet d'accord se dessine autour du montant de la consultation à 25 euros pour la médecine générale. Cette situation nous amène plusieurs commentaires.
Tout d'abord il est indispensable que le montant de la rémunération des médecins comme des professionnels paramédicaux soient déterminée par un accord majoritaire à l'issue d'une négociation avec les organisations représentatives.
La demande de revalorisation est légitime au vu de la durée de formation et des responsabilités.
En complément, nous portons une proposition de remboursement à 100% par la Sécurité sociale ce qui induit une convention unique et la suppression des dépassements d'honoraires. Enfin, il est indispensable d'augmenter de manière sensible et durable le nombre de médecins et de paramédicaux en formation…

Ce sont les réponses positives à ces propositions qui construisent une politique réellement de gauche.

lundi 22 août 2016

Loi travail: le 15 septembre à 10H, manifestation Gare SNCF Grenoble

Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) ont pris acte et dénoncent la nouvelle utilisation du 49-3, véritable déni de démocratie, pour faire passer le projet de loi travail.
C'est bien la preuve, si celle-ci était nécessaire, que ce texte de régression sociale reste minoritaire.
Soutenues par une large majorité de la population, elles réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d'emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es. Ce sont encore plus d'un million qui ont participé à la votation citoyenne et signifié leur rejet de ce projet.
Les nombreux rassemblements et manifestations de ces derniers jours, notamment le 5 juillet, ont réunis plusieurs dizaines de milliers de participantes. Les organisations syndicales et de jeunesse dénoncent les conditions contraignantes de manifestations qui ont empêché certain-es d'y participer. Elles réaffirment que la liberté de manifester doit rester un droit.
Les mobilisations initiées depuis quatre mois n'ont pas été entendues par ce gouvernement. Qu'à cela ne tienne !
La détermination, malgré le passage en force à l'assemblée nationale, reste intacte et toute la période estivale sera l'occasion de la rappeler. Nombre d'initiatives locales, sur tout le territoire, sont déjà prévues et organisées de manière unitaire.

dimanche 21 août 2016

Les cars Macron, ou le transport à deux vitesses

Bus Un an après la libéralisation totale du transport par car au détriment du rail, instituée par la loi Macron, la note finale pourrait s’avérer salée pour les usagers. Elle l’est déjà pour la SNCF.
Les « bus Macron » tracent leurs routes en France. Des autocars privés à bas prix s’implantent dans le paysage depuis l’adoption de la loi du locataire de Bercy il y a un an, en desservant plus de 180 villes françaises. Avec 3 300 départs et arrivées par jour, 3,8 millions de passagers ont été transportés depuis l’été dernier. Mais la libéralisation du transport en bus se fait aussi au détriment des usagers. Un temps de trajet à rallonge, des sièges peu confortables, une promiscuité avec le voisin de route… Un transport collectif à deux vitesses, favorisé par la loi du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, dont s’inquiète Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT cheminots : « Macron a créé des moyens de transport différents selon les catégories sociales. Les personnes les plus en difficulté prennent le bus, car elles ne peuvent plus se payer de billets de train. L’État se désengage de sa mission d’assurer un service public ferroviaire accessible à tous. »

« La SNCF va débourser 5 millions pour combler le déficit »
Les retombées économiques sur l’emploi, elles, sont bien maigres. Avec la création de 1 500 postes en un an, la barre des 10 000 emplois que faisaient miroiter les tenants de la réforme est encore bien loin. Mais qu’importent ces faibles résultats, Thibault Lanxade, vice-président du Medef, continue de juger cette loi comme « une avancée majeure, (car) c’était un monopole de la SNCF », se targuant ainsi d’avoir « réussi à libérer le transport ». De fait, cette libéralisation des cars menace la préservation du service public ferroviaire qu’ils concurrencent, quitte à le faire à perte. La SNCF a elle-même développé des lignes de bus, avec sa filiale low cost Ouibus, qui concurrencent ses propres trains. À des kilomètres de cette stratégie, le syndicaliste cégétiste préconise « la mise en place d’une complémentarité des transports avec les bus, les TGV, les TER, pour qu’ils soient propres et efficaces pour la société. La solution ne réside pas dans le fait de mettre en concurrence le train et les bus ou d’abaisser les normes sociales dans tous les transports », insiste-t-il. D’autant que Ouibus fragilise les comptes de l’entreprise. « La SNCF va débourser cette année 5 millions pour combler le déficit de la filiale », estime encore Gilbert Garrel. Lancé en 2012, IDbus (aujourd’hui rebaptisée Ouibus) a déjà causé 40 millions d’euros de pertes à la SNCF, sans compter le déficit de 2014, qui n’a pas été publié. Car, depuis un an, les compagnies se livrent une guerre sans merci pour se tailler la plus grosse part de marché. À ce stade, deux entreprises raflent la mise : FlixBus (groupe allemand), qui revendique 1,6 million de passagers, et Ouibus (filiale française de la SNCF), 1,5 million. Isilines (Transdev, une multinationale française) est à la traîne avec 600 000 billets vendus. Au jeu de la libéralisation, la concentration des opérateurs n’est jamais bien loin : le géant Flixbus a ainsi racheté, le 1er juillet, des activités européennes de la compagnie britannique Megabus, tandis que son concurrent français, Ouibus, a annoncé un partenariat avec Starshipper, un réseau de PME de transport aux niveaux régional et local.
Quant aux offres alléchantes visant à séduire des usagers au pouvoir d’achat limité, elles pourraient ne pas durer. À 5 euros le billet pour un trajet Paris-Lyon, l’autocar défie pour l’heure le train et le service de covoiturage. « Les opérateurs ont d’abord attaqué le covoiturage en pratiquant un discount de 20 %, analyse Yann Raoul, président du site Kelbillet, qui compare les offres de transports. On observe déjà des tentatives d’augmentation. Mais elles sont éphémères. » « Les entreprises ne peuvent pas vivre au niveau de prix actuels », ajoute Roland de Barbentane, directeur de Ouibus, qui mise sur « un objectif de rentabilité à trois ou quatre ans ». Les compagnies pourraient profiter des pics de départ à la Toussaint ou à Noël pour augmenter leurs tarifs, au bonheur des usagers.

Loi travail : tout ça pour rien ? Non ! Rendez-vous le 15 septembre !


samedi 20 août 2016

Interdiction du journal turc Özgür Gündem : "La répression d'Erdogan doit être unanimement condamnée"

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l'interdiction du journal turc Özgür Gündem intervenue hier, 16 août 2016. Chaque jour qui passe, chaque heure presque, la répression du pouvoir, qui a mis la justice au pas, agit comme un rouleau-compresseur sur la société turque.
Depuis des mois déjà, les droits les plus élémentaires ne sont plus respectés par le régime d'Erdogan lequel, en un mois, a accéléré ce mouvement en organisant l'une des plus lourdes périodes de purges de l'histoire du pays.
L'heure est à la mobilisation sans précédent d'une solidarité internationale populaire et, plus largement encore, des gouvernements de tous les continents attachés à la paix, à la démocratie et aux droits humains.
Le PCF exprime son soutien aux forces démocratiques des peuples de Turquie, particulièrement au HDP et au BDP, à leurs militant-e-s, dirigeant-e-s et élu-e-s, ainsi qu'aux forces syndicales et associatives, aux journalistes et universitaires poursuivis, et aux habitant-e-s des villes soumises à la répression policière et la présence militaire.
Le PCF presse le gouvernement français de condamner les atteintes aux libertés et droits perpétrées par le pouvoir d'Ankara, et d'agir pour une suspension des accords de coopération bilatéraux et européens avec la Turquie en vue de contraindre le régime à accepter le dialogue démocratique sans discrimination ni exclusion des forces politiques démocratiques progressistes ni de l'ensemble des composantes des peuples de Turquie.

vendredi 19 août 2016

Journée à la mer du PCF : 27 cars à Dieppe ce samedi 20 août

80 ans après la conquête des congés payés, la 22e Journée à la mer organisée par le PCF Oise poursuit l'action pour le "droit aux vacances pour tous".

Plus de 1600 personnes et 27 cars convergeront vers Dieppe, ce Samedi 20 août, pour la 22e Journée à la mer "pour le droit aux vacances", à l'initiative de la Fédération de l'Oise du Parti communiste français, ce qui fait de cette action politique de solidarité concrète, l'une des plus importantes de ce genre dans notre pays.
Thierry Aury, secrétaire fédérale du PCF Oise sera heureux de vous accueillir avec Sébastien Jumel, maire de Dieppe, qui viendra saluer les estivants d'un jour ; nous vous donnons rendez-vous près des barnums installés sur la grande esplanade de verdure qui longe le front de mer, Boulevard Maréchal FOCH, dès 9h30 du matin, à l'arrivée des cars et au moment de la collation offerte aux familles, dans l'atmosphère joyeuse créée par les musiciens et chanteuse du groupe Lahase.

jeudi 18 août 2016

Rassemblement devant la poste de Beaurepaire



Cher(e) camarade et ami(e),


La poste de Beaurepaire a fermé ses portes pour travaux,
jusqu’au 15 octobre,
soit une durée de deux mois et demi,
sans prendre les mesures nécessaires
pour assurer la continuité du service public.

Les Communistes du Pays de BEAUREPAIRE organisent un rassemblement le
SAMEDI 20 AOUT à 10h30
devant la poste
Venez nombreux pour exiger que la Poste assume ses responsabilités !

   
  Comptant sur ton engagement, reçois cher(e)  camarade et ami(e) nos fraternelles salutations.

mercredi 17 août 2016

Burkini : pour Olivier Dartigolles (PCF), "Manuel Valls joue un jeu très dangereux"


Dartigolles
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, à Paris en mars 2016. © Maxppp

Invité de France Info ce mercredi, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles a appelé à une candidature collective à gauche. Il a critiqué la primaire à gauche, parlant d'une "vrai fausse primaire". Et contesté les déclarations du Premier ministre sur le burkini.

Après la déclaration de Manuel Valls qui dit comprendre l'interdiction du burkini sur certaines plages françaises, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a estimé ce mercredi sur France info que le Premier ministre "joue un jeu très dangereux".
A LIRE AUSSI ►►► Burkini : Manuel Valls "comprend" les maires mais ne souhaite pas légiférer
Olivier Dartigolles considère que Manuel Valls suit "les pas d'une droite très radicalisée qui court après le FN" et que "ce n'est pas la première fois" que cela arrive. "Il y a une tentative de détournement des grands enjeux du débat public avec la question religieuse", juge Olivier Dartigolles, "d'une certaine manière" Manuel Valls "fait le jeu des terroristes qui souhaitent une guerre de religion".
Le porte-parole du PCF ajoute que le Premier ministre a sûrement "d'autres choses à faire" au regard des "enjeux colossaux du monde". Selon lui, "le Premier ministre devrait plutôt parler de la laicité, de la société française et de comment la réparer".

Présidentielle 2017 : il faut "construire une candidature collective"

Alors que Benoît Hamon s'est déclaré candidat ce mardi à la primaire de la gauche, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a estimé ce mercredi sur France info que le socialiste était candidat "à une vraie fausse primaire" et qu'il faut "construire une candidature collective" à gauche pour l'élection présidentielle et pour les législatives de 2017.
Selon le porte-parole du PCF, il faut "arrêter ce concours de candidats, une caricature de la Ve République" et "rassembler l'espace politique".
Olivier Dartigolles estime que François Hollande ne "peut pas représenter la gauche en 2017". C'est le cas aussi "de ses soutiens qui sont disqualifiés", ajoute le porte-parole du PCF. Selon lui, il faut rassembler "toutes les sensibilités à gauche qui ne veulent pas de la politique d'Hollande mais qui ne veulent pas d'un second tour droite/FN".
Olivier Dartigolles a expliqué que Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, allait donner le 27 août prochain "une méthode et un calendrier précis pour s'entendre sur quelques engagements communs et prioritaires pour le pays".

mardi 16 août 2016

On lâche rien ! Rendez-vous à la Fête de l'Huma

Reconstruire l'espoir

A un an des échéances présidentielle et législatives, la politique menée par François Hollande a plus que déçu ; le pays la rejette.De « mon ennemi la finance » à la loi El-Khomri, de renoncements en trahisons, la vie de nos concitoyen-ne-s s'est encore dégradée, les gâchis et les dégâts sont considérables. L’entêtement de Manuel Valls et François Hollande montre qu’ils sont lâchés par celles et ceux qui les ont portés au pouvoir. Mais la droite et l’extrême-droite sont en embuscade, pour profiter du désarroi, avec des programmes libéraux radicalisés, extrêmement dangereux pour le pays. Il faut que surgisse une autre voie, celle de la parole populaire, de ses exigences et de ses propositions. Et la rendre incontournable.

Contre la Loi travail, on lâche rien

Cette parole populaire, elle s'est faite entendre, par pétition, dans les rues, sur les places ou par sondage contre la loi El-Khomri. Cette loi, c'est la destruction du Code du travail, la fragilisation des salarié-e-s, la généralisation de la précarité et du dumping social. Dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.
Dans l'opinion et même à l'Assemblée, le gouvernement n'a pas eu de majorité. Le rôle d'un gouvernement, c'est pourtant d'entendre ce que veut le peuple. Ce qu'une loi a fait, le peuple peut le défaire. La mobilisation continue. Le Parti communiste la soutient et appelle à l'amplifier. Le gouvernement doit savoir qu'on ne lâchera rien et qu'en 2017 personne n'oubliera cette bataille. Une nouvelle journée de mobilisation nationale est prévue le 15 septembre, à l'appel de toutes les organisations syndicales et de jeunesse mobilisées.

Le peuple doit se faire entendre

Concernant la Loi Travail comme l'ensemble des autres domaines, vous en avez assez d'entendre toujours les mêmes qui parlent pour vous, sans vous écouter. En France comme en Europe, les décisions sont prises par eux, sans vous, contre vous. Pourtant, cela fait des années que les peuples sont fatigués des politiques d'austérité. Tout se passerait mieux si les gouvernants pensaient aux besoins populaires et à l'intérêt des nations plutôt qu'au respect du dogme libéral, écoutaient les citoyen-ne-s plutôt que les financiers.
Car, nous sommes des millions. Au fond, nous sommes les 99%. Ceux qui font tourner les machines, qui fabriquent notre pain, font rouler les trains ou pousser le blé, ceux qui éduquent nos enfants, soignent, protègent, construisent....
Le Parti communiste a pris une décision : construire avec vous les solutions et l'issue. Convaincu que chacun-e a un bout de la solution, il engage une Grande consultation citoyenne pour recueillir les avis de plus de 500 000 personnes et élaborer à partir de ces avis un pacte d'engagements communs pour 2017, soumis en octobre à une votation citoyenne. Participez-y dans vos villes et villages, dans votre entreprise, sur internet et à la Fête de l'Humanité

lundi 15 août 2016

Disparition de Georges Séguy « Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager »(Pierre Laurent)

Ces mots de Georges Séguy, prononcés en 2013 dans sa ville de Toulouse devant les congressistes de la CGT résumeNT pour moi qui était Georges et que fut sa vie. Aujourd'hui, les communistes perdent un camarade, un dirigeant qui aura marqué son temps, un homme rempli d’humanité, de dignité, un combattant du genre humain.
Ceux qui l'ont côtoyé de près perdent un ami d'une grande fraternité. J'ai eu cette chance de partager avec lui des moments qui restent à jamais gravés dans ma mémoire. Georges aimait la vie des gens humbles.
Jeune communiste avant guerre, il adhère au Parti communiste français en 1942 à l'annonce de la mort de Pierre Sémard et rejoint avec son cercle de la JC la résistance active au sein des Francs-Tireurs et Partisans français (FTPF). Il est arrêté deux ans plus tard par la Gestapo alors qu'il imprimait le journal clandestin de la JC, « l'Avant Garde ». Il est déporté au camp de concentration de Mauthausen. Il est le plus jeune déporté résistant de France, selon les historiens. L'horreur n'a pas de mots et pourtant Georges va s'évertuer en toute occasion à transmettre aux jeunes générations ce qu'il a vécu et ce que furent ses combats.
A la libération du camp, et son retour en France, il entre à la SNCF. Il y prend des responsabilités au syndicat cheminot de la CGT et est élu secrétaire général de la fédération en 1961. Parallèlement, il est élu au comité central du PCF en 1954 et devient membre du bureau politique à partir de 1956. Pour lui, ces deux engagements étaient une nécessité pour marcher sur ses deux jambes : défendre les droits des travailleurs et changer la société.
Il veilla toujours à l'autonomie des deux structures auxquelles il était tout autant attaché.
En 1967, il succède à Benoît Frachon, comme secrétaire général de la CGT. Il  est un des acteurs connus et reconnus des grèves de mai 1968. Il est aussi à l'aise parmi les travailleurs en lutte, comme lors du grand meeting devant Renault-Billancourt que respecté pour négocier et signer les accords de Grenelle. Après 1968, il joue un rôle actif dans les évolutions politiques du PCF dont il restera un acteur vigilant.
Depuis sa retraite en 1982, il poursuivait ses activités militantes. Au sein de la CGT, il animait l'Institut d'histoire sociale. Au sein de son parti, fidèle à ses idéaux de jeunesse, il donnait son avis, aidait par des conseils précieux. Il travaillait sans relâche à chercher des perspectives de rassemblement des forces transformatrices à gauche.
Georges a toujours été un acteur des combats de son temps : pour le droit des salariés (y compris dernièrement contre la loi El Khomri), pour la paix (en Algérie, au Vietnam, en Irak, en Palestine...), pour le désarmement nucléaire au nom duquel il anima l'Appel des Cent, contre le racisme, le fascisme et l'apartheid, pour la dignité humaine, pour l'égalité femme-homme, contre le capitalisme, pour une société du commun, du partage des richesses et des savoirs.
Georges a toujours été bienveillant envers les femmes et les hommes qui luttent. Quant il donnait son avis,  il le faisait toujours dans le respect et l'attention à l'autre.
A Michel son fils, à sa famille et proches, aux membres de la CGT, je présente toutes mes condoléances et celles des communistes. Nous pleurons avec toi, avec vous, un ami, un camarade, un être cher dont la vie restera pour nous un message plein d avenir.



Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

samedi 13 août 2016

Le PCF se mobilise pour la vente solidaire de fruits et légumes le 18 août

La ferme France est en crise profonde. Mauvaise récolte 2016 en céréales, prix du lait en chute à 250 euros les 1000 litres, un tiers des éleveurs de viande bovine en difficultés financières, 150 000 demandes de RSA (Revenu de Solidarité) déposées par les agriculteurs.
Du côté des fruits et légumes, les importations low cost aux molécules chimiques interdites en France empoisonnent toutes les possibilités de juste rémunération des producteurs.

L'initiative de solidarité « Fruits et Légumes », à Paris et en Ile-de-France se déroulera jeudi 18 août prochain et dans d'autres départements début septembre.

Le PCF et les syndicalistes paysans du MODEF (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux) invitent les consommateurs et les citoyens à se mobiliser contre la vie chère et à construire ensemble des alternatives à l'austérité, par exemple, comme à Paris où des halles alimentaires vont voir le jour grâce à l'action des élu-es PCF/FdG.

Devant l’exigence de nouvelles ambitions sociales comme de perspectives agricoles, le PCF propose des mesures concrètes en faveur d'une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. Nous appelons à la revalorisation des pensions et à l'augmentation des salaires, pour retrouver du pouvoir d'achat. Nous proposons dans l'immédiat le blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait, viande, pain, œufs, fruits et légumes) sur le ticket de caisse.

Le PCF propose un pacte d'engagement législatif sur un encadrement des marges de la grande distribution et la mise en place d'un coefficient multiplicateur, sur l'obligation d'indication d'origine des produits alimentaires, sur l'instauration d'une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires.