Appel

mercredi 30 novembre 2016

Air France. Trois ex-salariés condamnés à 3 à 4 mois avec sursis pour violences, deux relaxés dans l'affaire de la chemise



  • Trois ex-salariés d'Air France, des militants CGT accusés d'avoir agressé deux cadres lors d'une manifestation en octobre 2015, ont été condamnés mercredi à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny, qui a relaxé deux autres prévenus.
    "Les gens qui ont arraché la chemise ne sont pas présents aujourd'hui", avait affirmé Vincent Martinez, seul délégué du personnel (CGT) à avoir été licencié. Avant le délibéré, il a dit être "serein", avoir "confiance en la justice française" et confié être "pressé de passer à autre chose".
    Ce qu'on attend de voir, c'est si on a vraiment une justice indépendante", a indiqué Miguel Fortea, secrétaire général de la CGT Air France. "Le dossier est vide. S'il était étayé, il y aurait eu des sanctions « exemplaires», a-t-il assuré. Avocate de 12 prévenus, Me Lilia Mhissen a dénoncé tout au long du procès « un dossier bâclé » où dominerait la volonté de trouver à tout prix des « boucs émissaires ».
    A l'issue du procès, certains prévenus avaient fait part de leur sentiment d'injustice. Car, comme l'avait reconnu le parquet, tous les auteurs des violences n'ont pu être identifiés sur les vidéos.
    Une thèse refusée par les avocats des parties civiles, pour qui « les infractions » sont « clairement imputables aux personnes poursuivies ». Les prévenus « n'ont pas été pris au hasard », avait affirmé Me Frédérique Beaulieu, le conseil de Xavier Broseta.
    Lors du procès, prévenus et témoins de la défense étaient largement revenus sur le contexte de ces violences. L'annonce d'un nouveau plan de restructuration, alors que 10.000 postes avaient déjà été supprimés entre 2005 et 2015, avait été très mal vécue par des salariés qui estimaient avoir déjà fait beaucoup d'efforts. Pour la première fois, les syndicats redoutaient des licenciements secs, en particulier au sein du personnel au sol, dont les prévenus sont issus. 
     
    Fin septembre, le procureur de la 14e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny avait requis de deux à quatre mois de prison avec sursis contre cinq des prévenus, soupçonnés de violences, et une amende de 1.000 euros contre les dix autres, mis en cause pour des dégradations.
    Le verdict est tmobé ce matin au tribunal de Bobigny. Trois ex-salariés d'Air France, des militants CGT ont été condamnés mercredi à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny, qui a relaxé deux autres prévenus. Poursuivis pour des dégradations commises sur le portail d'accès au siège de la compagnie aérienne à Roissy, dix autres salariés et ex-salariés de la compagnie se sont vu infliger une amende de 500 euros.

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