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vendredi 30 décembre 2016

Le collectf des amis d'Ecopla



Le collectif des Amis d’Ecopla annule l’Assemblée Générale du 2 janvier 2017.
Nous vous tiendrons informés de la suite, mais nous devons rester très vigilants.
Grâce à vous, sachez que la mobilisation et le soutien apportés nous ont permis la date du 10 janvier.
Passez toutes et tous un bon réveillon !

Le procès de l’écrivaine Asli Erdogan, ou la farce d’un apprenti dictateur

Un tribunal d'Istanbul a ordonné ce jeudi la remise en liberté sous contrôle judiciaire de la romancière turque Asli Erdogan et de la linguiste Necmiye Alpay, jugées toutes deux pour appartenance à une "organisation terroriste". En détention préventive depuis plus de quatre mois, les deux intellectuelles doivent sortir de la prison pour femmes de Bakirköy vers 19H30.
Asli Erdogan a l’oppression  inscrite dans la chair. Dans son autoportrait que nous publions aujourd’hui, la romancière turque explique comment les idéaux d’émancipation ont toujours valu à sa famille la répression et l’enfermement. Devenue adulte et brillante physicienne, c’est grâce à l’écriture qu’Asli Erdogan parviendra à toucher du doigt la liberté dans un pays où l’armée reste une institution. Aux mains du sultan Erdogan, la Turquie d’aujourd’hui emprisonne de nouveau tous ceux qui ont l’égalité chevillée au corps. Pour avoir dénoncé la guerre au Kurdistan et l’état de siège dans lequel vit son pays depuis le coup d’État avorté du 15 juillet dernier dans le journal d’opposition Özgür Gündem, Asli Erdogan est de nouveau derrière les barreaux. Elle est aujourd’hui citée à comparaître avec huit autres intellectuels devant la 23e chambre de la cour d’assises du palais de justice de Caglayan. Tous risquent la réclusion à perpétuité. Un procès politique à l’abri des regards, que la romancière annonce « kafkaïen ». Aux portes du tribunal, et partout en Europe, la journée sera le point d’orgue d’une mobilisation du monde intellectuel et de tous ceux qui ont compris que la dictature mise en marche par le président Erdogan fait courir des risques au-delà des frontières turques.  
Le monde de la culture se mobilise en faveur de la libération d’Asli Erdogan. En France, des écrivains qui participent à son comité de soutien appellent à diffuser ses textes. 

jeudi 29 décembre 2016

Asli Erdogan peut sortir de prison

C'est un soulagement ! Asli Erdogan , romancière Turque emprisonnée depuis quatre mois, peut sortir de prison. Tel en a décidé le tribunal d'Istanbul. Avec d'autres prisonnières comme la linguiste Necmiye Alpay, la journaliste Zana Bilir Kaya elles sont "remise en liberté sous contrôle judiciaire". Elles ne sont donc pas acquitttés. Leur procès reprendra le 2 janvier prochain. c'est cependant une bonne nouvelle. Il faut mettre ce temps à profit pour amplifier le mouvement pour la justice et la liberté en Turquie.... et partout ailleurs. ( le dernier roman traduit en Français de Asli Erdogan est " Le batiment de pierre" chez Actes sud)

Libération de Jacqueline Sauvage : Une victoire pour toutes les femmes qui subissent des violences

Jacqueline Sauvage est enfin libre suite à la grâce totale accordée par François Hollande.
C'est une victoire pour toutes les femmes qui subissent des violences, pour tous et toutes les féministes, les progressistes qui se sont mobilisé-e-s en sa faveur.
Mais le chemin reste long pour débarrasser la société de ce fléau.
Aussi, faut-il continuer à nous mobiliser pour faire bouger les mentalités, pour exiger des moyens supplémentaires afin de mieux former les professionnels de justice, de police, de santé ainsi que les partenaires sociaux.
C'est l'une des exigences portée par les militantes et militants communistes.
Mais à la veille de la nouvelle année, ne boudons pas notre plaisir, la libération de Jacqueline Sauvage est une très bonne nouvelle pour tous ses soutiens et d'abord pour elle-même et sa famille.
 
Laurence Cohen, Responsable nationale du PCF aux droits des femmes et au féminisme,

Précarité et chômage de masse, le seul bilan de François Hollande

sur un an, toutes catégories confondues, la hausse est plus nette, de 1,5/%, le nombre de chômeurs passant de 6 143 400 à 6 238 400. photo Marta NASCIMENTO/REA
Marta NASCIMENTO/REA
Si le gouvernement se félicite de voir diminuer le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, une première depuis 2008, les syndicats alertent sur l’explosion de la précarité et dénoncent l’échec de la politique du gouvernement.
«C’est la satisfaction du travail engagé », a lancé lundi François Hollande en réaction à la publication des chiffres du chômage du mois de novembre, l’œil rivé comme toujours sur la seule catégorie A (celle regroupant les personnes n’ayant eu aucune activité durant le mois). Celle-ci a connu un nouveau recul pour le troisième mois d’affilée. Une première depuis 2008. Une bonne nouvelle que Manuel Valls n’a pas manqué de souligner, vingt minutes seulement après la publication des chiffres. « Depuis janvier 2016, il y a 135 000 demandeurs d’emploi en moins. Le chômage baisse durablement dans notre pays. Continuons ! » Or, si le nombre des personnes inscrites dans cette catégorie s’est établi à 3,45 millions en novembre, en recul de 31 800 par rapport à octobre, en revanche, toutes catégories confondues, les demandeurs d’emploi ont augmenté de 23 500 (+ 0,4 %). Sur un an, la hausse est plus nette, de 1,5 %, le nombre de chômeurs passant de 6 143 400 à 6 238 400. « Un chômage qui reste à des niveaux très élevés », souligne l’économiste du groupe de protection sociale Humanis, Stéphanie Villers. D’autant que l’amélioration vantée par le président de la République n’est due qu’à un accroissement de la précarité.

Faire passer cette baisse en trompe-l’œil

Ainsi, les catégories B et C, qui regroupent les personnes sous contrats précaires, ont bondi de 8 %, passant de 1 878 100 à 2 028 800, relève la CGT dans son communiqué. « Si nous conjuguons ces chiffres avec la diminution de l’indemnisation, nous ne pouvons pas voir là une embellie mais bel et bien une explosion de la précarité », a également affirmé la CGT. Un constat partagé par Force ouvrière qui de son côté voit dans ces chiffres « un enracinement de la précarisation des demandeurs d’emploi » qui « fait la démonstration, s’il le fallait, de la nécessité de la mise en place d’un système de bonus/malus sur les contrats de travail de courte durée ». Le syndicat de Jean-Claude Mailly a également alerté sur la situation « catastrophique » des plus de 50 ans qui ne « sont pas concernés par les reprises d’emploi, même précaires ».
Mais peu importe pour le gouvernement, même si le prix à payer est d’avoir plus de travailleurs pauvres, de précaires et un accroissement des inégalités, l’essentiel étant de faire passer cette baisse en trompe-l’œil comme le fruit de sa politique. En commençant par mettre en avant les formations dont bénéficient les demandeurs d’emploi dans le cadre du plan 500 000 formations supplémentaires. En novembre, 14 100 demandeurs d’emploi supplémentaires ont ainsi basculé en catégorie D (+ 4,3 % en un mois, mais aussi + 4 % sur les trois derniers et, surtout, + 21,9 % sur un an). Une bonne chose, estime Stéphanie Villers, « car on sait que ceux qui subissent le plus le chômage sont les jeunes sans formation », mais encore « faut-il que ces formations soient en phase avec le besoin des entreprises », ajoute-t-elle. Qui, selon de nombreux analystes, sont plutôt utiles pour « maquiller les chiffres ».

Une tendance qui pourrait bien s’inverser

Idem pour le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), les 40 milliards d’euros par an octroyés aux entreprises sans condition. Soit l’équivalent de 300 000 euros par emploi créé en 2016… « C’est quelque chose de considérable et qui, à ce stade, est arrivé à un maximum qui n’a pas de raison d’être poursuivi (à cette) ampleur importante », a affirmé la socialiste Karine Berger, soutien du candidat à la primaire socialiste Vincent Peillon. D’autant que la tendance pourrait bien s’inverser, comme l’a d’ailleurs reconnu le président de la République : « Il faut faire attention parce que, le mois prochain, il y aura peut-être une augmentation. (…) Rien n’est joué. » Jusqu’ici François Hollande a bénéficié d’une croissance plus forte en emplois. Puisque, « avec 1,2 % de croissance ; on crée 1 % d’emplois en plus, expliquait, lors du dernier point de conjoncture, le chef de la division synthèse conjoncturelle de l’Insee, Dorian Roucher. Dans les années 2000, il fallait 3 % de croissance pour augmenter l’emploi de 1,5 % », avait-il ajouté. Or, les prévisions de croissance ne cessent d’être révisées à la baisse. En attendant, le taux de chômage devrait se stabiliser, les créations étant tout juste suffisantes pour absorber l’accroissement de la population active, et passer sous la barre des 10 %, en atteignant 9,8 % mi-2017. Sans toutefois retrouver, d’ici à la fin du quinquennat de François Hollande, son niveau du début de mandat.

mardi 27 décembre 2016

Sombre bilan, pour Ian Brossat

 
 
Pour Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris Anne Hidalgo, François Hollande n'a pas de quoi se réjouir totalement de la baisse du chômage. Sur LCI, le candidat PCF aux législatives estime quele quinquennat reste sur "un échec".
La France vient d'enregistrer un troisième mois de baisse consécutive du chômage, fait inédit depuis la crise financière de 2008. Et pourtant, la gauche de la gauche constate toujours "l'échec" de François Hollande sur le front de l'emploi.

Invité de LCI ce mardi matin, Ian Brossat, adjoint communiste à la maire de Paris en charge du Logement, a commencé par se réjouir "pour ceux qui ont réussi à trouver un emploi". Pour autant, le candidat aux législatives dans la 17e circonscription de la capitale rappelle que, "depuis 2012, il y a eu un million de personnes en plus au chômage". Pour parvenir à ce chiffre, l'élu PCF a additionné les catégories A, B et C qui incluent donc les travailleurs occasionnels, la seule catégorie A concernant un demi-million de personnes. D'où son verdict sur le bilan de François Hollande : 
C'est l'échec du quinquennat et des politiques d'austéritéIan Brossat
Interrogé sur les "regrets" que François Hollande ou certains proches auraient formulés sur le retrait du président de la course pour la présidentielle de 2017, et sur la possibilité d'un retour politique, l'adjoint parisien au Logement évacue par une boutade : "Je sais que c'est la période des fêtes et que les uns et les autres boivent un peu trop, mais ce n'est pas crédible".

Ian Brossat, dans la ligne du PCF, juge que la seule solution pour rassembler une gauche "très divisée" à la présidentielle est la candidature "alternative" de Jean-Luc Mélenchon. "S'il donne la priorité à la question essentielle des inégalités, je suis convaincu qu'il peut être très haut au premier tour de l'élection présidentielle." Pas question, donc, pour l'adjoint d'Anne Hidalgo, de rallier un socialiste, qu'il s'agisse de Vincent Peillon, soutenu par la maire de Paris, ou même de Benoît Hamon, le représentant de l'aile gauche du parti, dont certains éléments de programme semblent compatibles avec Jean-Luc Mélenchon.

Loi formations de Master : « Une digue temporaire contre les menées de la droite » (PCF)

L’assemblée Nationale après le vote du Sénat vient d’adopter une Loi qui entérine l’essentiel de l’accord trouvé et adopté au CNESER le 4 Octobre 2016 relativement aux formations de Master.
Cette adoption préserve le « Droit à la poursuite d’études » après la Licence. Elle a fait l’objet d’une offensive hystérique de la Droite, initiatrice d’un texte de loi qui instituait un couperet pur et simple à l’issue de la Licence conformément à son principe de sélection généralisé à tout l’enseignement supérieur.
Le texte de loi adopté porte la marque des profondes ambigüités gouvernementales ; pour prétendre résoudre diverses questions juridiques liées à l’organisation actuelle des masters , il reprend au vol une proposition de loi issue de la droite au principe de laquelle souscrivent plus ou moins ouvertement Thierry Mandon Secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et Najat Vallaud -Belkacem.

Le PCF qui, dès l’origine, a alerté sur les dangers potentiels d’un travestissement de l’accord trouvé au CNESER au moment du passage législatif, félicite le travail du groupe CRC au Sénat.
Le texte est très loin de répondre aux exigences contemporaines d’élévation massive des qualifications mais c’est une digue temporaire contre les menées d’une Droite incapable de penser à autre chose que la préservation et l’amplification de la sélection sociale ; pour elle, le fossé entre décideurs et exécutants doit demeurer infranchissable.
Le débat législatif est un avertissement adressé à toutes les forces de gauche et progressistes : la droite entend aller très loin dans la destruction des droits et des aspects les plus progressistes issus de la Libération et des luttes sociales qui l’ont suivie.
Si des luttes immédiates sont indispensables pour garantir le droit ainsi formalisé à la poursuite des études en master elles seraient balayées si les forces de gauche et progressistes ne trouvent pas le moyen de faire face ensemble aux objectifs de la Droite extrémisée et du FN.
Le PCF avait souligné le rôle central du CNESER pour la définition de la politique de l’Enseignement Supérieur ; cet épisode conforte ce point de vue sans équivoque.
Le PCF poursuivra ses efforts dans le sens de l’élargissement le plus vaste pour un pacte d’engagements de gauche en 2017.

lundi 26 décembre 2016

Contentieux électoral en Gambie : travailler à une issue qui préserve la Paix

Le 1er décembre 2016 les électeurs gambiens ont voté dans le calme après une campagne électorale reconnue libre et démocratique selon tous les observateurs. Le président sortant Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, a reconnu sa défaite face à l'opposant Adama Barrow. Mais il a changé d'avis quelques jours plus tard et demande dorénavant de nouvelles élections. Le parti présidentiel lui a emboîté le pas et fait appel à la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire de Gambie. Pour justifier sa volte-face, Yahya Jammeh s’appuie sur un communiqué de la Commission électorale qui précise qu’il y a eu quelques erreurs dans la compilation des résultats mais qui ne changent rien aux résultats globaux. Adama Barrow a remporté le suffrage avec près de 20 000 voix d'avance face à Yahya Jammeh. Dans une déclaration télévisée le mardi 20 décembre au soir, M. Jammeh affirme qu’il ne partira pas tant que la Justice n’aura pas tranché le contentieux électoral.

Le Parti communiste français prend acte de l'élection d'Adama Barrow.
Le contentieux électoral ne doit pas être prétexte à une quelconque déstabilisation. Le choix du président sortant de recourir au juge des élections pour dénouer le différent électoral ne doit pas être traité avec mépris. La Cour suprême doit jouer son rôle dans le respect de la loi, de la volonté populaire et avec la vigilance du peuple souverain de Gambie.

Les déclarations du président de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) affirmant qu'une intervention militaire pourrait avoir lieu si Yahya Jammeh se maintien au pouvoir sont plus que maladroites. Quels sont les objectifs d'une telle prise de position ? L'expérience montre que ce type d'ingérence risque de jeter de l'huile sur le feu au lieu d'aller dans le sens d'une résolution du différent. Nombre de pays africains ont subi ces immixtions avec des conséquences dramatiques. Faut-il rappeler le cas de la Côte d'Ivoire, qui après une décennie de déstabilisation téléguidée de l'extérieur, a connu des ingérences post-électorales dont le seul objectif était de mettre au pouvoir un régime inféodé aux intérêts des grandes puissances et des multinationales, plaçant le pays sous une chape de plomb autoritaire et ultralibérale.
Faut-il rappeler également que la CEDEAO avait en 2014 penché en faveur des putschistes téléguidés par l'ex-dictateur Compaoré au Burkina Faso ?

Le PCF réaffirme son attachement à la paix et son soutien à toutes les initiatives basées sur le droit et la négociation en faveur d'une issue, dont la réponse revient au peuple gambien, afin de préserver la construction d'une entente et d'un avenir commun, en premier lieu avec le Sénégal.
C'est vers ces objectifs que doivent converger les pays voisins, les organisations sous-régionales et régionales, singulièrement l'Union africaine, ainsi que les organisations de la société civile gambienne.

dimanche 25 décembre 2016

EN CETTE PÉRIODE DE NOËL, PARLONS DES ASSISTÉS ET DES FRAUDEURS...

    Extraits du rapport de la cour des comptes
« La collecte des fonds de la protection sociale repose sur un système déclaratif.. et donne lieu à versement soit à l’initiative de l’employeur pour les salariés (sauf pour une partie des salariés agricoles) soit sur appel en fonction des revenus communiqués principalement pour les travailleurs indépendants. Elle est donc exposée à de nombreux risques d’erreurs, …
Mais au-delà, elle est confrontée à des tentatives de fraude, consistant en une irrégularité commise intentionnellement par le cotisant qui se traduit par un préjudice pour les finances sociales, dont les formes se renouvellent avec l’évolution de l’économie, des techniques et du droit.
En sus de ses effets sur l’équilibre des comptes sociaux, la fraude aux cotisations minore les droits sociaux des salariés, notamment dans le cas du travail dissimulé et constitue une atteinte à la loyauté de la concurrence ».

Dans son rapport de septembre 2014 les têtes du chapitre 4 sont :
« Une fraude à l’importance sous-estimée et trop peu détectée
Un manque à gagner de plus de 20 Md€ en 2012, mais encore sous-estimé
De l’ordre de 5 % des cotisations et contributions sociales éludées »

Ce montant spectaculaire a quasiment (le figaro) doublé en 8 ans
 D’après www.lefigaro.fr › ECONOMIE › Conjoncture qui n’est pas une revue spécialement bolchevik !
« C'est un manque à gagner colossal pour les finances publiques, à l'heure où le gouvernement cherche désespérément à juguler le dérapage du déficit public. Et le pire, c'est qu'il ne cesse d'augmenter.
Malgré l'enjeu financier «majeur», cette évasion - qui provient «essentiellement» du travail dissimulé - reste largement sous-estimée, souligne la Cour, faute «d'évaluations régulières» et en «raison du renouvellement rapide de ses formes». Plus globalement, la tâche des agents chargés du contrôle est compliquée par la «mondialisation des échanges», le fait que coexistent au sein du marché unique européen des niveaux de protection sociale «très inégaux», mais aussi par la multiplication des «transactions dématérialisées».
Les nouvelles formes de fraudes passent notamment par le recours aux travailleurs détachés. Ceux-ci étant soumis aux cotisations sociales de leurs pays d'origine (souvent bien inférieures à celles de la France), certains employeurs peuvent être tentés de présenter des salariés comme tels. Cela pourrait expliquer que le nombre de travailleurs détachés soit passé en France de 7500 en 2000 à 170.000 en 2012, suggèrent les Sages de la Rue Cambon.
Autre «astuce» récente: déguiser un emploi de salarié sous la forme d'un contrat d'indépendant. À cela, s'ajoutent des pratiques plus classiques, mais «souvent tout aussi difficiles à détecter», comme la sous-déclaration d'activité ou d'heures de travail. »

A contrario on peut donner les chiffres suivants :
sur les 2, 4 millions de personnes qui ont bénéficié du RSA en 2014, on trouve 1% de fraudeurs.
50% des chômeurs vivent avec moins de 500 euros par mois, soit moins de la moitié du seuil de pauvreté, situé aux alentours de 1000 euros mensuels pour une personne seule.
La part des dépenses contraintes des personnes pauvres (logement, électricité, téléphone...) est passée de 23 % en 1979 à 52% aujourd’hui.

LES AIDES SOCIALES SONT DES DROITS, PAS DES PRIVILÈGES

samedi 24 décembre 2016

S'inscrire sur les listes électorales : la bataille civique

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Près de 7,2 millions de Français sont mal inscrits sur les listes électorales, et 3,5 millions non enregistrés.  Ces dysfonctionnements, qui aggravent l’abstention, sont liés à la procédure d’inscription complètement dépassée, qui exclut de vote de nombreux jeunes et des habitants de quartiers populaires.

Célia est bien incapable de dire si elle votera en avril 2017. « Peut-être, si je descends à Toulouse à cette période-là », confie cette vendeuse d’une bijouterie du centre commercial Italie 2, à Paris. Elle a bénéficié de l’inscription automatique sur les listes électorales à 18 ans, mais ne s’est jamais réinscrite à Aubervilliers, commune où elle habite pourtant depuis plus d’un an et demi. Célia doit faire 700 km pour aller voter. Elle fait partie des « mal-inscrits », qui représentent 9,2 millions de Français. Parmi eux, près de 7,2 millions de citoyens doivent voter hors de leur commune de résidence. Deux autres millions ne sont pas enregistrés dans le bon quartier. Et si l’on compte le contingent de non-inscrits, on atteint un total de 13 millions de Français en âge de voter qui risquent d’être exclus du vote.
Ces anomalies de grande ampleur, qualifiées par le politiste Jean-Yves Dormagen de « bug démocratique », expliquent, pour une large part, la hausse de l’abstention constatée ces dernières années. Parfois autant que le choix politique ou idéologique de ne pas voter ? « Si les individus étaient affranchis de cette procédure d’inscription, la plupart d’entre eux voteraient plus régulièrement », estime ce chercheur qui travaille depuis dix ans sur le sujet avec sa consœur Céline Braconnier. En 2011, ils ont mené une expérimentation pour inscrire des personnes directement à domicile. Résultat, la participation des mal-inscrits et des non-inscrits suivis a crû de 53 %. Et « 86 % d’entre eux ont voté au premier tour de l’élection présidentielle ».

vendredi 23 décembre 2016

Après de mois de lutte exemplaire,



Après de mois de lutte exemplaire, le combat a franchi une étape nouvelle semaine, en effet :
-     Mardi 20 décembre 10h, alerté par un voisin, un rassemblement se met en place pour empêcher l’enlèvement des machines de l’usine Ecopla à St Vincent de Mercuze dans l’Isère.

-     17h  première Assemblée Générale sur place, il est décidé à l’unanimité de placer l’usine ECOPLA sous PROTECTION. S’organise ainsi la tenue du « piquet de protection » jour et nuit.

-     Ni le froid, ni la violence du capitalisme, ni l’indifférence du gouvernement n’aura de pouvoir sur la détermination de ceux et celles qui luttent avec les Salarié_e_s d’ECOPLA : villageois, élus locaux, travailleurs du Grésivaudan et d’ailleurs, syndicalistes, militants politiques, associatifs, étudiants, retraités….Première nuit autour des braseros.

-     Mercredi 21 décembre : Menace des forces de police de disperser le mouvement, première demande d’un huissier de justice de quitter les lieux. Seconde Assemblée générale : décision de reconduire le « piquet de protection ». Seconde nuit autour des mêmes braseros.

-     Jeudi 22 décembre :

Seconde demande d’une autre Huissier de quitter les lieux. Premier fruit de la lutte : le ministère propose une rencontre tripartite à Bercy : Ministère, Cuki (repreneur des machines outil) et les salarié-e-s d’Ecopla. Ce RV était demandé depuis plus de 2 mois par les salarié-e-s. C’est bien la mobilisation, la détermination qui a permis cette première rencontre. Le Ministère s’est engagé  à garantir le maintien de l’outil de production jusqu’à cette date du 10 janvier.

Troisième Assemblée Générale : en contrepartie de ce RV, la demande est de laisser les travailleurs envoyés par Cuki entrer dans l’usine, notre condition reste : aucun enlèvement de machine.
Quatrième assemblée Générale : décision de maintenir une vigilance jusqu’à la tenue de l’Assemblée Générale du 2 janvier 18h. A ce moment-là nous déciderons ensemble des suites : piquet de surveillance, manif, tractages… renforcement des commissions de travail décidé sur le piquet initial.

Avant le 2 janvier : restons tous vigilant et « connectés ». Suite à l’Ag du 14 décembre à la bourse du travail, + de 300 n° de téléphone ont été recensés. Cette base servira à plusieurs d’entre nous pour rassembler tout le monde en cas de venue des camions.

Une lutte, un combat, une expérience du processus démocratique, le respect des autres et avant tout de l’avis des salarié-e-s d’Ecopla : c’est ce que nous avons vécu ensemble et que nous vous proposons de continuer ensemble.

ECOPLA VIVRA

Grenoble, le 23 décembre 2016