La fete des Allobroges

lundi 23 octobre 2017

Pierre Laurent salue la mémoire de Louis Viannet

C’est avec une grande tristesse que j’apprends la disparition de Louis Viannet.
Louis a marqué l'histoire de la CGT d'abord comme dirigeant de la fédération des PTT puis comme secrétaire général de la confédération. Il été un dirigeant national du Parti communiste français : d’abord à la Poste où il travaillait et militait syndicalement et politiquement, à la fédération de Paris, puis au niveau national où il fut membre du comité central et pendant plus de dix ans membre du bureau politique, avant de mettre un terme au cumul de ses fonctions nationales au PCF et à la CGT.

Secrétaire général de la CGT, il a mené avec Bernard Thibault, qui lui succédera, la lutte contre les réformes d’Alain Juppé en 1995. 22 ans après, ce mouvement social reste encore dans toutes les mémoires.
Louis Viannet était un humaniste, un pacifiste. Toute sa vie, il fut un militant syndicaliste, communiste, soucieux des droits humains, proche des travailleurs, toujours attentif à faire évoluer son combat et sa réflexion.
A sa famille, à ses proches, aux militant-es de la CGT, je présente, en mon nom et celui des communistes, toutes mes condoléances.
Pierre Laurent,, secrétaire national du PCF,

dimanche 22 octobre 2017

Les camarades sur le marché de Crolles

Ce matin sur le marché de Crolles les communistes du Grésivaudan allant au contact des passants expliquant le bradage de l'entreprise VFD qui fait travailler enormement de monde sur le Département

Violences sexistes : la honte change de camp

La semaine dernière, de nombreuses affaires de violences de genre ont éclaté. De la une des Inrockuptibles mettant en avant Bertrand Cantat, chanteur ayant purgé seulement 3 ans de prison après avoir battu à mort Marie Trintignant puis l'affaire Harvey Weinstein, réalisateur accusé de viol et de harcèlement sexuel par de nombreuses actrices et journalistes, et enfin le #Balancetonporc, lancé par la journaliste Sandra Muller sur Twitter… Les femmes osent prendre la parole et refusent de continuer à subir la violence patriarcale.
Si nous nous réjouissons de voir la honte changer de camp, ces événements doivent nous interroger. D'abord, nous voyons que partout le patriarcat est mis en accusation : les femmes font majoritairement bloc pour se soutenir et dénoncer, et il est de moins en moins admis de qualifier des actes de harcèlement sexuel de « blagues potaches » ou des agressions sexistes de « drague appuyée ». Les #Balancetonporc, #Balancetonagresseur et #Metoo ont recueilli des dizaines de milliers de tweets.
Pourtant, comment se fait-il que ces femmes témoignent sur Twitter, souvent à visage découvert, mais ne s'engagent pas dans des démarches judiciaires ? Devant la peur de ne pas voir sa plainte acceptée, d'amener à un non-lieu après de longues procédures, de faire face à un délai de prescription, les femmes ne portent pas plainte et la justice n'est pas rendue.
Nous sommes sceptiques face aux déclarations de la secrétaire d’État à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, qui annonce un projet de loi « contre les violences sexistes et sexuelles » et diminue dans le même temps les subventions faites aux associations féministes. Nous sommes d’autant plus sceptiques que nos 2 groupes au Sénat comme à l’Assemblée Nationale ont déposé, en 2013, une loi - cadre contre les violences faites aux femmes, élaborée en lien avec le CNDF (Collectif National pour les Droits des Femmes) et que la secrétaire d’État ne s’en empare pas davantage aujourd’hui que le gouvernement de Monsieur Hollande hier !
Nous saluons le courage de ces femmes qui osent s'exprimer et prendrons toutes les initiatives nécessaires pour exiger qu'enfin cette loi-cadre soit mise en place, afin d'en finir avec l'impunité dont bénéficie la majorité des auteurs d'agressions sexuelles, de harcèlements et de viols.
Saisissons le 25 novembre, journée contre les violences faites aux femmes, pour faire entendre notre voix et progresser vers l'égalité femmes-hommes !

Parti Communiste Français (Commission nationale « Droits des femmes et Féminisme »)

samedi 21 octobre 2017

A propos de la visite de Bruno Le Maire à Belfort sur le site d’Alstom

Le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, est à Belfort pour présider le Comité de suivi de l'accord de 2016 relatif au maintien du site.
Deux jours après avoir renoncé à se donner les moyens réels d’infléchir l'opération d'absorption d'Alstom Transport par Siemens, en rachetant les actions détenues par le groupe Bouygues, en se dérobant à l’interpellation faite mardi dernier par le secrétaire national du PCF dans sa lettre ouverte, il voudrait faire croire qu'il pourrait jouer un rôle en se contentant de participer "personnellement" à un comité de suivi.
M. Le Maire essaie simplement d'enfumer les salariés d'Alstom. Le pouvoir réel de décision appartiendra à qui contrôlera la majorité du capital. Dans la branche transports, ce sera Siemens comme dans ce qui reste de l’activité énergie, c'est General Electric. Comme seul moyen d'action, M. Le Maire en sera réduit à dépenser l'argent des contribuables ou des usagers des transports pour soutenir le chiffre d'affaire de Siemens voire son taux de profit. Et encore, sous la contrainte du sacro-saint dogme d'équilibre budgétaire.
A Belfort, le constat que pourra faire le comité de suivi est clair :
  • Parmi les 21 TGV annoncés, 6 pour l'Italie ne sont toujours pas actés.
  • La commande de 20 locomotives de manœuvre se fait au compte-gouttes.
  • Sur les 350 rames RER de la région parisienne, 71 seulement sont des commandes fermes, dont les effets ne se feront pas sentir avant 2 ans.
  • L'appel d'offres sur 120 nouveaux Trains d'Equilibre du Territoire n'a pas encore rendu son verdict.
Et d'autres sites sont menacés qui, eux, ne font pas l'objet des sollicitudes de Bruno Le Maire, notamment Ornans ou la direction veut réduire l'effectif, avec l'aide d'un consultant spécialisé, à moins de 100 personnes, contre 387 aujourd'hui.
Comment tolérer que la direction continue à ne faire aucune annonce substantielle sur les recherches, et que les dépenses de R&D restent toujours aussi limitées ? Ceci alors que pourtant les enjeux du transport et de la maîtrise énergétique n’ont jamais aussi été importants !

Encore faudrait-il aussi que l’Etat – et le ministre concerné B. Le Maire – ose demander des comptes et une transparence de la circulation de l’argent, de son utilisation et des richesses créées à Alstom et GE.

Pour faire avaler la pilule aux salariés, M. Le Maire multiplie des promesses auxquelles personne ne croit, pas même lui. Pourtant, la précédente absorption de la branche Energie par GE, adoubée par son prédécesseur M. Macron aurait dû le conduire à un peu plus de circonspection.

A l'époque, GE lui avait promis la création de 1000 emplois en France en trois ans. Si, après trois ans, le nombre 1000 est à peu près exact, en réalité, c'est de suppressions d'emploi qu'il s'agit ! Et 345 nouvelles suppressions se préparent à Grenoble, dans la branche Hydro. Tout aussi inquiétant, GE a annoncé hier son intention de vendre tout ou partie de sa filiale "Oil & Gas", ce qui ne manquera pas d'avoir un impact sur les sites français. Faute de moyens d'action, M. Le Maire et son ministre délégué en sont réduits à supplier GE de bien vouloir "améliorer" son plan social.

Quelle conception calamiteuse de la politique industrielle de la France et de l’Europe ! Aucune vision, aucune ambition. Capitulation devant la puissance des groupes américains ou allemands et devant les marchés financiers mondiaux, avec, pour seule "stratégie", donner l'illusion de limiter les dégâts sur l'emploi en France. Le tout au plus grand bénéfice des actionnaires comme Bouygues, qui, dans le dépeçage d'Alstom, auront touché près de 5 milliards d'euros de dividendes et primes en cinq ans ! 5 milliards issus de la sueur et de l’inventivité des travailleurs et des travailleuses…

D’autres choix sont possibles pour développer les services publics de l'énergie et du transport en France et en Europe et ainsi développer l'activité d'Alstom et de toute l'industrie ferroviaire européenne. Nous préconisons l'élaboration démocratique d'un grand plan de développement du fret et des lignes à grande vitesse en Europe et, pour y répondre, la mise en œuvre de coopérations industrielles européennes réelles, entre égaux, et sous contrôle public, sans nécessiter une mise en capital financier, comme ce fut le cas pour Airbus. Le système bancaire, la BCE, doivent s’engager dans le financement des investissements nécessaires (infrastructures, industrie et services) par des crédits à 0 %, voire moins pour les projets les plus efficaces en termes économiques (création de valeur ajoutée), sociale (emploi, formation, salaires) et écologiques.

Ce sont les luttes des salariés d'Alstom, de GE, de leurs sous-traitants, des salariés des bassins d'emploi concernés et des populations qui pourront faire aboutir ces propositions et mettre en échec la braderie organisée par le gouvernement de M. Macron.

Le PCF les appuie et les appuiera, et veut leur donner plus de force, par son action politique, par ses élus locaux, nationaux et européens, et par ses propositions politiques. L’Etat, la population et les salariés doivent pouvoir imposer de tout autres critères de gestion que ceux du capital et de la rentabilité financière, jusqu’à d’autres coopérations internationales.

C’est précisément aussi le sens des propositions alternatives aux ordonnances « anti-travailleurs » du gouvernement Macron-Philipe, que le PCF a mises en débat pour un code du travail tout à la fois protecteur et donnant aux salariés des pouvoirs nouveaux sur l’utilisation de l’argent des entreprises et des banques, avec la proposition de loi déposée de « sécurité d’emploi et de formation » déposée à l’Assemblée nationale par André Chassaigne au nom des députés communistes.

En cela les communistes sont porteurs d’une toute autre conception de l’intérêt général. Le PCF rencontre et rencontrera, pour construire avec toutes et tous une alternative, les syndicalistes, les salariés et les habitants directement concernés par Alstom et GE.

vendredi 20 octobre 2017

CSG, la commission des affaires sociales vote pour la hausse de 1,7%

La commission des affaires sociales de L’Assemblée nationale vient de voter la hausse de la CSG de 1,7%. Le point sur la situation et quelle CSG pour les salariés et les retraités en 2018.

Sur cette video Téléchargeable les députés de la commission des affaires sociales discutent, mercredi 18 octobre, de l’article 7 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018
Cet article intitulé « Mesures relatives au pouvoir d’achat des actifs » concerne la hausse de la CSG de 1,7%. Après examen des amendements cette hausse est votée. Elle touchera bien, dès le 1er janvier 2018, tous les salariés du privé et du public ainsi que les retraités qui déclareront aux impôts un revenu net imposable supérieur à 14 375 euros. L’exposé des motifs (lire encadré) précise 14 375 euros par part ( ?). Il s’agit en fait d’une part de quotient familial auquel il faut ajouter 3 838 euros par demi-part supplémentaire et il s’agit du revenu net imposable ou fiscal de référence de l’année n-2, soit 2015.
Deux informations importantes :
- celles et ceux que rebute la lecture des amendements téléchargeables ci-dessus doivent savoir que les propositions d’amendement visant à exonérer de la hausse de la CSG, les pensionnés d’invalidité, les résidents en maisons de retraite (EHPA et EHPAD) et ceux bénéficiant déjà d’exonération de la taxe d’habitation n’ont pas été adoptés.
- la hausse de 1,7% de la CSG devrait finalement être déductible des revenus imposables, selon l’article 38 du projet de loi de finances pour 2018
Et maintenant ?
Vous pouvez suivre l’avancée du dossier « CSG » sur http://www.assemblee-nationale.fr/15/dossiers/plfss_2018.asp
La prochaine étape se passera en séance publique dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 24 octobre. Puis il fera la navette parlementaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat.

jeudi 19 octobre 2017

Contrats aidés : stop à leur suppression, exigeons leur sécurisation

Le Parti communiste français appelle à participer ce soir à la manifestation contre la suppression des contrats aidés.
En deux ans, 260.000 personnes vont perdre leur emploi et voir leur situation précaire se dégrader encore. Cette décision est également catastrophique pour des milliers d'associations et de services publics dans les collectivités qui auront des difficultés très importantes à remplir leurs missions. Le PCF soutient les propositions portées par les associations et exigent avec elles en premier lieu un moratoire sur la suppression des emplois aidés. En outre, ce type de contrat précaire n'est plus supportable tant pour les personnes que pour la qualité des missions essentielles aux populations assurées dans les territoires. Ils doivent être non pas supprimés mais transformés en emplois pérennes, statutaires concernant les missions de service public, et correctement rémunérés.
Si on totalise contrats aidés, CDD, intérimaires, temps partiels subis, ce sont 4 millions de personnes qui sont touchées en France par les emplois précaires. Les ordonnances " travail XXL" que nous combattons aux cotés des salarié-es et des syndicats, ainsi que les projets gouvernementaux de réforme de l'assurance chômage et de la formation professionnelle risquent  d'aggraver  encore cette situation. Le PCF demande au gouvernement l'ouverture d'un débat national sur la sécurisation de l'emploi et de la formation et réaffirme ses propositions en la matière qui ont fait l'objet d'une proposition de loi pour une sécurité de l'emploi et de la formation. Pour faire converger les mobilisations et les propositions pour un nouveau progrès social, il propose aux élu-e-s, aux associations, à toutes les forces engagées dans le mouvement social actuel de construire ensemble des États Généraux du progrès social le 3 février prochain.

mercredi 18 octobre 2017

Alstom et General Electric : Le scandale d'état continue

Le groupe GE est extrêmement rentable. Ces activités présentent un taux de marge élevé en regards des entreprises de mêmes domaines. Le problème étant que GE a pris des engagements de reversement de dividendes incompatibles avec la réduction du périmètre du groupe suite à la vente du secteur bancaire. Résultat, GE verse plus de dividendes à ses actionnaires que ses activités dégagent de résultat opérationnel. Plutôt que de revenir sur ses promesses, la direction s’apprête à un nouveau tour de vis. Une réorganisation de grande ampleur est annoncée. Afin de produire du cash immédiatement, tout est à vendre. Soit en partie, soit en totalité. Même la juteuse Healthcare. Après la vente des activités Industrial Solution et Water, c’est le tour de Lighting d’être mise en vente. L’activité Oil & Gas s’échappe partiellement de GE au travers de la création de la co-entreprise avec Backer Hughes. Demain à qui le tour ? Ce dépeçage ne doit pas avoir lieu ! Ces opérations financières ne satisfont que l’actionnariat Elles fragilisent le groupe. A travers les 345 postes menacés à Hydro Grenoble, c’est une attaque sans précédent contre l’ensemble de la filière Renouvelable. Cette entreprise centenaire, concentre une expertise irremplaçable. Ses salariés ont pendant des décennies créés l’infrastructure hydraulique française. L’un des leaders mondiaux sur les équipements de barrage, ils ont contribué au développement d’une filière d’avenir. Nous n’accepterons pas que les entreprises historiques, ancrées sur le territoire national soient sacrifiées au nom d’un système mortifère. Elle semble bien loin l’époque, où Jeff Immelt, agissait en VRP de luxe brandissant des engagements sur une politique redistributrice et créatrice de 1000 emplois nets. Au fur et à mesure que les informations tombent sur le projet d'absorption d'ALSTOM par SIEMENS, les masques tombent !!! Le gouvernement, a prétendu à travers les co-entreprises (Hydro, Grid, Nucléaire) garantir la pérennité de la filière industrielle énergétique. Son acceptation des plans sociaux à répétitions initiés par GE, comme l’acceptation de la dissolution programmée des dîtes co-entreprises ; sont autant de trahison de l’intérêt collectif. Le scandale d’état continue ! Pour la CGT, les salariés qui s’insurgent contre une politique tournée vers le seul actionnariat et sa course aux dividendes ont raison de revendiquer :  - Des investissements dans leurs outils de productions respectifs,  - Des moyens pour la transition énergétique, - Pour que la population tant nationale que mondiale ait accès à l’énergie, à la santé et au transport, etc. pour vivre dignement. Sans ces enjeux-là, quel sens à donner aux rencontres trimestrielles entre le Président de la république et la Direction de GE ? La CGT ne se contente pas de demander l’abandon des projets de restructuration chez Hydro. L’état doit reprendre la main. Il a avalisé la création des co-entreprises et il doit maintenant racheter les parts détenus par ALSTOM. Cette prise de contrôle partielle, doit s’accompagner d’une réelle exigence industrielle. C’est seulement à ce prix, que sera assuré la mise en œuvre des engagements pris lors de la COP 21. Notre organisation syndicale poursuit ses actions en vue d’une rencontre des fédérations, qui prolonge les mobilisations intersyndicales au sein des entreprises du groupe. Ensemble, nous sommes plus fort !  

mardi 17 octobre 2017

Un président Macron indifférent à la France qui souffre et qui doute ( Olivier Dartigolles)

Cinq mois après son élection, le président de la République a enfin accepté de répondre à des questions directes de journalistes. Alors que le climat politique et social a évolué, que le nouveau pouvoir est apparu sous son vrai visage, avec une politique au service des plus riches et du capital financier, Emmanuel Macron a consacré plus d'une heure à exposer son "indifférence" aux critiques.
Rien de neuf avec un discours ressassé, répétitif, non pas complexe, mais tout simplement dans l'enfumage. Tout ce qui provoque dans le pays de la colère et du mécontentement est totalement assumé : la casse du droit du travail avec les pleins pouvoirs patronaux, un budget 2018 pour les riches, une baisse des APL, une augmentation de la CSG, le dynamitage du logement social, le crépuscule industriel de la France, la seconde étape de la démolition sociale avec les prochaines contre-réformes sur la formation professionnelle, l'apprentissage et l'assurance-chômage.
Pas un seul mot de regret pour les "fainéants", "ceux qui ne sont rien", pour le "bordel". Pour lui, un langage "populaire", ce qui constitue une autre forme de mépris de classe.
Sa fameuse "pensée complexe" , dont il pensait qu'elle n'était pas adaptée pour un tel exercice, est apparue trop souvent compliquée et totalement silencieuse sur de grands enjeux comme la transition écologique.
Enfin, la fin de l'entretien,  avec la révélation des récents échanges entre le président de la République et Donald Trump sur l'accord concernant le nucléaire iranien est extrêmement grave.

APPEL AU RASSEMBLEMENT





Mardi 17 octobre, l’Opac38 et Actis se mobilisent pour la défense du logement social

La direction générale et l’intersyndicale appellent à un rassemblement des salariés, aux côtés de ceux d’Actis et des fédérations de locataires, mardi 17 octobre à 15h00 devant le siège de l’Opac38, afin de protester contre la baisse des APL annoncée par le gouvernement qui remet en cause le modèle du logement social et menace l’équilibre économique des bailleurs sociaux.

Cette baisse impactera fortement les locataires qui verront le niveau de qualité de service délivré se dégrader et amputera très fortement la capacité des bailleurs sociaux à investir dans des projets de renouvellement urbain et la rénovation de leur patrimoine.

Pour les salariés du siège, rendez-vous à 15h00 sur le parvis devant l’accueil afin de manifester votre soutien au logement social.

Pour les salariés en Directions territoriales, nous vous invitons à imprimer les affiches qui vous seront envoyées afin de relayer cette mobilisation auprès des locataires et de diffuser très largement demain le communiqué, le document chiffré Absise et le document « Votre loyer » destinés à sensibiliser l’opinion publique.

En vous remerciant par avance pour votre mobilisation,

lundi 16 octobre 2017

STOP AU BRADAGE DES VFD !




                                       STOP AU BRADAGE DES VFD !
La Région doit prendre ses responsabilités !


Le  Conseil Départemental de l’Isère a décidé le 28 septembre 2017 de déclarer sans suite l’appel d’offre d’attribution de plusieurs lignes de cars du Grésivaudan pour des raisons administratives et juridiques, le postulant Kéolis ayant fait des propositions inférieures de 40 % à la « normale ». Pour une société de l’importance de Kéolis c’est surprenant !

Cette décision qui semble légitime,  c’est  l’arbre qui cache la forêt !

En effet, comme le révèle le journal de la direction des VFD (Trajectoires, d’octobre 2017), dans le même temps le Conseil Départemental de droite prépare la reprise des VFD par l’entreprise CFTR, filiale du grand groupe privé européen CUBE.
Ce groupe implanté en Allemagne, en Norvège, en Belgique au Danemark comprend plus de 8000 salariés. Leader privé européen de transports de passagers, ce groupe a obtenu du Département de l’Isère le 15 septembre dernier « une période d’exclusivité » pour analyser la situation de l’entreprise et proposer une offre de reprise au département.

Pourquoi un tel arrangement,  une telle  faveur ?
 Et tout simplement, pourquoi vendre les V.F.D. ?
Les V.F.D. ont une longue histoire et un grand savoir-faire dans le domaine des transports de notre Région. Un groupe européen comme CFTR ne serait pas intéressé par le rachat des VFD si tel n’était pas le cas, or il reconnait que « les VFD disposent de l’ensemble des métiers au sein de l’entreprise, ont un solide ancrage territorial en Isère, une légitimité sur la nouvelle Région Auvergne-Rhône-Alpes et une capacité démontrée à surmonter les évolutions du Métier ».
Comment admettre dans ces conditions que le Conseil Départemental brade au privé le patrimoine de notre Région et que le Conseil Régional, qui vient d’acquérir la compétence transport avec la loi NOTRé, refuse d’assumer la gestion des VFD ?
De plus comment admettre que la Direction des V.F.D. qui co-organise les mauvais coups décidés par le Département et la Région cautionne la restructuration des V.F.D. Nord Isère avec des suppressions d’emplois ? Toute cette politique à la MACRON est insupportable !

Ça suffit ! Les VFD doivent vivre dans le giron public !

C’est pourquoi nous demandons l’organisation  d’une véritable concertation entre toutes les personnes concernées, Conseil Départemental, Conseil Régional, syndicats, comité des usagers, élus locaux, pour rechercher en toute transparence une solution qui assure au mieux le maintien de l’emploi et les intérêts de la population et des salariés au sein d’un véritable service public de qualité. Véritable atout pour une politique de transports mettant en avant la qualité, l’accessibilité à  tous, la sécurité de nos enfants et le respect environnemental, les V.F.D. ne doivent pas être sacrifiés à des intérêts privés.

De déréglementations en privatisations, à force de casse du service public, la situation est devenue invivable pour les usagers comme pour les salariés.
Un changement de cap s’impose pour l’avenir des VFD !
Nous avons des propositions :
-          Création d’une Régie Régionale des Transports Publics de Personnes
-          Remonter le niveau de Capital public avec un fort investissement matériel, humain et financier
-          Création d’un fonds d'investissement et de modernisation des équipements permettant un accès facilité à l'investissement et à la recherche financé notamment par une taxe sur les autoroutes
-          Relance du transport de marchandises par voie ferrées pour diminuer le nombre de camions
Cela ne se gagnera pas sans luttes ! Celle-ci  repose sur une vision systémique qui implique en plus des seuls membres de l'opérateur public toutes les parties concernées que sont les équipementiers et leurs fournisseurs et sous-traitants, les usagers particuliers et professionnels ainsi que les responsables politiques, autour de l’enjeu global d’organiser les transports en complémentarité les uns des autres, et non en concurrence.
Usagers et citoyens, rejoignez-nous dans la lutte !

Déclaration de Sylvie GUINAND Conseillère municipale PCF - Front de Gauche de ST-EGREVE
« Pour une Gauche authentique à St-Egrève », le 15/10/2017