Appel

mardi 31 janvier 2017

Primaires/PS : réaction d'Olivier Dartigolles

Le résultat du second tour des primaires organisées par le PS confirme, avec la très nette défaite de Manuel Valls, le rejet du quinquennat. La victoire de Benoit Hamon, avec des propositions s'inscrivant dans le débat pour une alternative de gauche au Hollandisme, est donc une bonne nouvelle pour la gauche toute entière.
Au cours des derniers mois, le PCF et son secrétaire national n'ont cessé de proposer des dialogues, des échanges et des passerelles pour faire converger le plus de forces possibles vers des solutions et un rassemblement de gauche face à la droite et au FN. En soutenant Jean-Luc Melenchon, le PCF s'est engagé dans la construction d'une gauche anti austérité pour faire renaitre l'espoir.
L'intensification du débat à gauche pour des solutions de rupture avec la crise du capitalisme financier est plus que jamais à l'ordre du jour. Le PCF prendra dès demain de nouvelles initiatives en ce sens.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF,

lundi 30 janvier 2017

Les camarades sur le terrain




Les communistes ce sont, une fois de plus, retrouvée sur le terrain dès 10h00 au marché de Crolles.
Nouvelle occasion de constater un bon accueil des passants pour notre parti. Ils sont, en effet, de plus en plus nombreux à prendre nos tracts et à venir s’informer directement auprès de nos militants.
Vers 11h00 le FN a envoyé deux militants ….

dimanche 29 janvier 2017

Osons la nouvelle République ! (Pierre Laurent)

ous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd'hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci. 
Pourquoi ? Parce que nous, candidats communistes, du Front de gauche, femmes et hommes engagés dans les combats progressistes, partenaires politiques de diverses sensibilités de gauche, avons une conviction : 
une République nouvelle doit naître. Une République où les citoyens se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à la vie politique. Et cet enjeu majeur, c'est un enjeu commun aux deux grandes échéances présidentielle et législatives. Car changer le locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du pouvoir se poursuit.
Autrement dit : pas de nouvel avenir possible pour notre pays, et c'est bien cela que cherche notre peuple, sans ouvrir la voie à un nouveau régime démocratique. 
Il y a urgence car la République est chaque jour trahie dans ses fondements et je connais le poids de mes mots.
La Ve République agonise dans la crise de régime. Née en 1958, il y aura bientôt soixante ans, dans tout un autre monde, quand, au plus fort d'une France enlisée dans la guerre d'Algérie, les forces réactionnaires l'imposèrent, elle n'a cessé de dériver vers ce qui n'est aujourd'hui qu'une monarchie présidentielle totalement inadaptée aux exigences démocratiques du XXIe siècle. 
Avec le quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, le présidentialisme a fini de triompher au détriment de la diffusion des pouvoirs dans toute la société. Résultat, en 1978, l'abstention aux élections législatives était à hauteur de 15 %. Elle était à 45 % lors des dernières élections en 2012 !
Aujourd'hui, le temps est venu d'une nouvelle République du XXIe siècle qui reconstruise le pouvoir des citoyens.
85 % de nos compatriotes estiment que les responsables politiques ne tiennent pas compte de leurs avis ? Comment les blâmer quand ils sont une majorité à refuser le traité constitutionnel européen en 2005, en constatent aujourd'hui les dégâts, et que ce vote a été traîné dans la boue par les dirigeants des deux quinquennats écoulés ? Comment les blâmer quand ils sont une écrasante majorité en 2016, au premier rang les jeunes, à refuser la loi El Khomri, à l'affirmer dans la rue, et que leur magnifique mobilisation est bafouée par le 49-3 ?
***
Nous n'entendons plus, du côté de ceux qui sont au pouvoir, la dénonciation du « coup d’État permanent », qui constitua longtemps le point de rassemblement du camp républicain à gauche.
Mais la gauche républicaine est bien vivante. C'est elle qui a mis en échec l'an dernier le projet insensé de la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux.
Nous sommes les continuateurs des Républicains de l'An I qui en 1792, mirent fin à la monarchie et aux privilèges !
Nous sommes les héritiers des communards de 1871 qui, sous les ruines du Second Empire autoritaire, voulurent une démocratie pleine et entière !
Nous sommes les enfants des artisans de la loi de 1905 qui fonda la République laïque moderne.
Nous sommes les héritiers des résistants de la Seconde guerre mondiale qui bâtirent les fondements d'une démocratie sociale en devenir. 
Et aujourd'hui, nous le disons, de nouvelles fondations sont nécessaires. Voilà pourquoi nous proposons un nouveau pacte Républicain pour une France en commun.
Voilà pourquoi la première décision que prendra la nouvelle majorité de gauche pour laquelle nous sollicitons le suffrage des électeurs sera d'impulser dans tout le pays un grand débat citoyen, un processus constituant, pour aboutir à la rédaction d'un nouveau projet de Constitution soumis à référendum. Le quinquennat à venir doit être le celui qui fondera la nouvelle République que nous appelons de nos vœux.
***
Les grands principes qui guideront cette réinvention démocratique, nous les porterons dans la campagne présidentielle avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, et avec tous nos candidats aux élections législatives. 
Nous voulons sortir du présidentialisme.
Le « domaine réservé » du Président doit être supprimé et toutes les décisions, comme l'action du gouvernement, placées sous le contrôle du Parlement. 
L'élection du Parlement doit retrouver la primauté et être dissociée de la présidentielle. La démocratie mérite mieux que de jouer tous les 5 ans au « Secret story présidentiel ». 
Le 49.3 et toutes les dispositions qui réduisent le rôle du Parlement, laissons-les au musée de l'Ancien régime ! Oui, nous supprimerons le 49-3, les votes bloqués, l'usage à répétition des ordonnances.
Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.
Nous voulons un Parlement à l'image de notre société, où la voix de chacune, de chacun compte pour un. Nous mettrons en place la proportionnelle intégrale à toutes les élections, avec obligation de parité.
Nous accorderons le droit de vote et d'éligibilité sous condition de résidence à tout citoyen qui choisit de vivre sur le sol français, et cela quelle que soit sa nationalité.
Nous limiterons le cumul et le renouvellement des mandats en accordant un statut de l'élu qui permette à un salarié, de toutes conditions, un ouvrier ou une employée comme tous les autres, d'exercer un mandat et de garantir son retour à l'emploi dans une continuité de revenus et de droits.
Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.
Nous voulons plus de gouvernement des « experts ». Nous voulons une République qui développe les capacités et l'expertise populaire.
Ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, qui navigue de boîte d'intérim en boîte d'intérim, avec une mission de manutention par-là, un inventaire en grande surface par-là. Nous voulons qu'il devienne député.
Cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail. Celle-là même qui sauve des vies et qui fait de notre système de santé un des plus performants au monde. Nous voulons qu'elle devienne députée.
Cette ouvrière du textile, ce chauffeur Uber, cette cadre dans l'informatique, ce jeune start-uper : tous ceux qui n'en peuvent plus d'une politique qui les ignorent, nous voulons construire avec eux une nouvelle majorité, un nouveau Parlement qui rendra ses droits à notre peuple souverain.
Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l'intérêt général, indépendant des intérêts privés.
Le contrôle des conflits d'intérêts doit être renforcé. 
Et concernant l'affaire Pénélope Fillon qui défraie la chronique, nous proposons de clarifier sans délai les règles en usage en donnant force à ce qui devrait relever du bon sens : interdire l'embauche d'un membre de sa famille comme assistant parlementaire.
Je dis cela en responsabilité, sans verser dans le refrain nauséabond du « tous pourris ». Le Parlement n'est pas peuplé d'emplois fictifs, arrêtons cette fable, mais de centaines d'assistants parlementaires qualifiés qui y travaillent avec compétence en étant souvent trop peu payés.
Et à qui veut braquer ses projecteurs sur les privilèges, et l'emprise de l'argent sur le pouvoir, je cite au hasard quelques directions de travail : l'évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés, les retraites chapeaux… tous privilèges indécents qu'il serait plus que temps, eux, de mettre hors la loi au plus vite.
Nous voulons une République qui redevienne une grande République Sociale, une République de la démocratie économique, une République qui refonde les pouvoirs citoyens dans la cité et dans l'entreprise.
En abrogeant la loi El Khomri du gouvernement Valls-Hollande, la nouvelle majorité que nous voulons construira une grande loi de démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits sociaux et de droits d'intervention dans la gestion des entreprises ! Voilà ce qui manque tant dans notre République ! 
Les pouvoirs doivent changer de mains, et ceux donnés aux citoyens, aux salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent notre démocratie. La voilà, la révolution politique ! 
C'est en donnant de nouveaux droits à la société dans son ensemble, aux salariés, aux syndicats, aux lanceurs d'alerte que nous récupérerons les 80 milliards de l'évasion fiscale, que nous contrôlerons l'utilisation du CICE, des dividendes et de l'argent des banques. 
C'est en donnant de nouveaux droits aux citoyens que nous développerons l'initiative législative venue de la société, et non des grands intérêts financiers.
C'est en protégeant les Communs numériques par la loi, en établissant un droit inaliénable des citoyens sur les données, que nous protégerons nos libertés, et empêcheront la privatisation de nos vies.
Oui, la modernité au XXIe siècle, ce n'est sûrement pas de donner les pleins pouvoirs présidentiels au banquier Macron, comme si les banques et la finance n'avaient pas assez de pouvoirs.
La modernité, c'est celle qui osera une République des pleins pouvoirs citoyens.
Non décidément, nous n'avons pas besoin de députés fillonistes pour sacrifier la Sécurité sociale, de députés macronistes pour voter une nouvelle loi d'ubérisation du travail, de députés lepénistes pour fouler aux pieds les valeurs de la République. 
Nous avons besoin de députés qui auront à cœur l'égalité.
L'égalité, c'est le socle sur lequel fut bâtie la première République en 1792. C'est pour que l'égalité soit une réalité pour tous que nous portons le projet d'une nouvelle République. L'égalité c'est notre boussole, encore et toujours !
L'égalité dans les droits politiques, l'égalité dans les droits économiques, l'égalité dans les droits sociaux, l'égalité entre toutes et tous !
Notre pacte Républicain c'est l'émancipation conquise pour toutes et tous qui constituent la Nation. Une République, qui, comme l'affirmait Robespierre, puisse « rendre les hommes heureux et libres par la loi ».
Quand de l'autre côté de l'Atlantique, le président Trump assoit dans le fauteuil du bureau ovale les intérêts du grand capital étasunien, attaque l'avortement et les droits des femmes, libère la parole raciste dans un pays où chaque semaine déjà des policiers tuent des hommes parce qu'ils sont noirs, construit des murs et étale le cynisme des intérêts égoïstes du plus puissant, je crois que le monde a besoin d'une France qui reprenne la marche en avant de tous les droits humains.
Nous voulons une République qui inscrive dans sa Constitution la lutte contre toutes les discriminations, le droit à l'avortement, les droits LGBT, qui proclame dans son article premier non pas qu'elle « favorise » l'égal accès des femmes et des hommes à toutes les responsabilités mais qu'elle le « garantit ».
Nous voulons une République qui reprenne le chemin de la décentralisation des pouvoirs, de la décentralisation territoriale, qui replace la commune au centre de la vie démocratique, qui rétablisse la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités locales.
Nous voulons une République qui dit que, où que l'on soit né, à Grigny ou à Neuilly, en France ou ailleurs, on a les mêmes droits. Et qu'importe nos origines, notre religion, notre couleur de peau, nous sommes toutes et tous indispensables à notre émancipation commune. C'est ça la VIe République que nous voulons construire !
Une République française qui fasse respecter la voix de son peuple souverain en Europe quand les traités vont à l'encontre de ses intérêts, et qui repasse à l'offensive en Europe pour construire, non des murs ou des Brexit ouvrant la voie à de nouveaux paradis du dumping fiscal et social, mais des sommets sociaux pour faire converger les droits humains et les protections sociales, des COP fiscales pour éradiquer l'évasion fiscale des plus riches, des conférences pour la paix et le droit des migrants.
Une République française qui porte à nouveau dans le monde, dans l'enceinte de l'ONU que Trump veut réduire au silence, la voix de la paix, du désarmement, de la démocratisation des institutions internationales, du développement social et écologique partagé contre les logiques de concurrence capitalistes.
***
Ce sont les axes offensifs de notre pacte Républicain. 
Ces avancées démocratiques, nous en sommes certains, sont attendues par notre peuple qui ne supporte plus la caricature de démocratie à laquelle nos institutions et l'emprise des grands intérêts capitalistes nous condamne. 
Nous porterons cette exigence populaire au cœur des campagnes qui s'annoncent. 
Nous sommes des femmes et des hommes du peuple, désintéressés, seulement soucieux de l'intérêt général, et nous le prouvons chaque jour par nos actes, conformes à nos paroles, par notre intégrité.
Je peux le garantir en votre nom à tous : aucun de nos députés ne sera un député godillot, un député soumis à la finance, aux lobbys, aux pressions des intérêts privés, aux injonctions présidentielles. Nous rendrons des comptes au peuple, devant le peuple, et à personne d'autre. 
Nos groupes parlementaires sont les seuls à compter dans leurs rangs des mécaniciens, des ouvriers, des employés, des instituteurs, une acheteuse en informatique, une agent d'assurance, un éducateur spécialisé, une cardiologue, une agent de maîtrise chez EDF, bref, ils et elles sont des élus du peuple !
Nos parlementaires ont tenu les engagements pris devant les électeurs en 2012 quand tant d'autres ont failli. 
Leur place au Parlement est indispensable. Leur travail est salutaire. Et pour la prochaine mandature, plus les parlementaires communistes et Front de gauche seront nombreux, plus la parole populaire sera forte ! Sans eux, vous serez sans voix dans l'hémicycle où s'écrivent et se votent les lois !
***
Pour terminer mes propos je citerai le groupe « I am ». 
Le premier extrait de leur album Rêvolution est sorti il y a une semaine sur Youtube. Et j'en ai retenu deux vers :
« Si on voulait on pourrait faire pencher le vote. De cette jungle on irait jusqu'à fissurer le socle ». 
Oui, fissurons le socle de la Ve République. Dans ces fissures, faisons naître un nouveau pacte Républicain, une nouvelle République Sociale.

Vive la VIe République,
Vive la Sociale,
Vive la France.

samedi 28 janvier 2017

les camarades sur le marché de Brignoud

Les camarades ce matin sur le marché de Brignoud ou l'acceuil fut apprécies par les badeaux et les commercants

Lactalis rompt le contrat de cinq producteurs de lait suite à un reportage diffusé sur France 2

Sous-rémunérés, des producteurs de lait de l'ouest de la France bloquaient l'entrée du siège de Lactalis à Laval en août 2016.

Des producteurs de lait ayant témoigné leur mécontentement vis-à-vis de Lactalis dans un reportage d’Envoyé Spécial sur France 2  voient leur contrat rompu par le géant laitier.

L'été dernier, la crise provoquée par Lactalis avait fait couler beaucoup d'encre. Le torchon brûle à nouveau, cet hiver.  "S'il vous appartient d'être en désaccord avec notre politique d'approvisionnement lait, celle-ci reste cependant de notre ressort et ne peut en toute hypothèse faire l'objet d'un tel dénigrement. Au regard du contexte général ayant entouré vos déclarations, nous avons pris la décision de mettre un terme à nos relations", peut-on lire sur un courrier envoyé par Lactalis à l'un des éleveurs dont l'AFP a obtenu une copie.
Le reportage intitulé "Sérieusement ? Lactalis: le beurre et l'argent du beurre ?" avait été diffusé le 13 octobre dans l'émission "Envoyé Spécial" sur France 2 et mettait en cause le groupe laitier et son PDG, Emmanuel Besnier.
"Je ne pensais pas qu'ils oseraient le faire", explique l'un des producteurs de lait ayant requis l'anonymat de crainte de ne pas trouver de laiterie de remplacement. Cinq producteurs sont concernés par cette rupture de contrat, avec préavis de 12 mois.
Le porte-parole de Lactalis, Michel Nalet, a confirmé à l’AFP l'envoi du courrier et expliqué qu"il n'est pas possible de poursuivre une relation avec des producteurs qui dénigrent leur employeur". Sur les contrats liant Lactalis aux producteurs de lait, il est spécifié que ces derniers ont l'obligation de respecter l'image du groupe, auquel cas ils peuvent craindre une rupture de leur contrat, a-t-il rappelé.
Ce même reportage avait fait l'objet d'une plainte de la part de M. Besnier qui avait dénoncé des "attaques injustifiées", "la diffusion d'une émission uniquement à charge" et une atteinte à sa vie privée en montrant des images de sa résidence, le château du Vallon à Entrammes (Mayenne).
Mardi, la cour d'appel d'Angers a jugé que "la diffusion à une heure de grande écoute de l'extrait litigieux (...) puis son maintien en ligne sur le canal de rediffusion Pluzz" était "susceptible de porter atteinte" à la vie privée de M. Besnier.
En revanche, elle a débouté le PDG de sa demande d'interdiction de rediffusion par France 2, qui a argué que "le reportage litigieux n'était plus en ligne sur les sites" du groupe "à la date du 26 octobre 2016 et qu'aucune diffusion n'était établie".

vendredi 27 janvier 2017

Les jeunes et l’emploi, l’enquête qui démonte les idées reçues

La Jeunesse ouvrière chrétienne a mené auprès de 3 600 jeunes de familles populaires une enquête sur « l’emploi digne et l’autonomie ». Pour eux, le CDI fait toujours rêver, mais pas à n’importe quel prix :  des droits connus et reconnus, des salaires permettant de se loger, de se soigner, d’avoir du temps pour vivre.

jeudi 26 janvier 2017

AZF : 15 ans pour rendre la justice ?

C'est en septembre 2001 que s'est produit un des plus grands accidents industriels français. Des blessés par milliers, 31 morts et des quartiers dévastés par l'explosion de l'usine AZF de Toulouse. Total et sa filiale "Grande Paroisse" ont tout fait pour détruire des indices, nier leur responsabilité dans la gestion de l'usine, inventer des hypothèses les plus farfelues.... Toutefois la vérité est établie : le mélange de produits ammoniaqués et chlorés est la cause du dramatique accident. Tous les recours juridiques, la délocalisation du dernier procès et les roueries de procédure n'effaceront pas la responsabilité d'une entreprise qui pour maximiser ses profits n'a pas hésité à avoir recours à des salariés sous traitants et non avertis et ainsi à risquer des vies humaines.

Le "risque zéro" n'existe pas. Le danger peut se maîtriser dés lors que l'on gagne les moyens de la sûreté des installations industrielles.
Cette maîtrise se gagne avec les salariés qui seront les premières victimes mais elle se gagne aussi avec les autres acteurs industriels comme avec les élus locaux et surtout les populations riveraines qui doivent avoir un droit de regard sur l'aspect sûreté de la gestion des entreprises à côté desquelles ils et elles vivent. La loi de 2003 a généralisé de telles commissions locales pluripartites, mais au fil des mois, les gouvernements ont placé ces espaces de contrôle entre les mains des préfets avec pour conséquence d'en anesthésier l'action.

C'est pourtant là que peut se bâtir une convergence d'intérêts pour une industrie qui réponde à nos besoins en emplois, qui soit sûre et propre. Pour établir la confiance, la transparence et le respect des différents partenaires doivent primer sur toute autre considération. La démocratie exige aussi que justice soit rendue sans faire lanterner les victimes. Au bout de 15 ans il serait temps que les coupables soient condamnés et que les victimes soient indemnisées à la juste hauteur.

mercredi 25 janvier 2017

Fermeture de FESSENHEIM : une aberration sociale, économique, industrielle et environnementale !

À la demande de l'Etat, le Conseil d’administration d’EDF doit se prononcer, le 24 janvier, sur la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim et fixer à 400 millions d'euros l’indemnisation que l’Etat devrait verser alors que le préjudice a été estimé à 4 milliards d’euros par un rapport d’information parlementaire.

Le gouvernement, sous prétexte que Fessenheim est "la plus vielle centrale du parc", souhaiterait en finir avec cette usine qui compte 800 salariés permanents et autant d’intérimaires et prestataires, sans compter les emplois induits.  

La centrale a pourtant récemment bénéficié d'investissements de plusieurs centaines de millions d’euros améliorant sa sûreté, conformément aux exigences de l'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) qui a d'ailleurs confirmé qu’il n’y a aucune raison, du point de vue de la sûreté, de la fermer.
Faut-il rappeler que notre pays a frôlé la pénurie d'électricité ces derniers jours ? En effet, l’épisode de froid de la semaine dernière a montré que tous les moyens de production électrique utilisables étaient nécessaires pour faire face aux besoins de consommation.

Fessenheim est très largement amortie et fournit une électricité à faible prix de revient. Elle contribue, au sein du mix énergétique bas carbone, à l'approvisionnement dont la France a besoin. C'est pourquoi le PCF s'oppose à cette fermeture, véritable aberration sur le plan économique, social, industriel et environnemental. Il réaffirme sa volonté d'un nucléaire sûr, sous contrôle public et citoyen, au sein d'une filière énergétique diversifiée et decarbonée. Il apporte tout son soutien aux salariés de la filière nucléaire, particulièrement ceux de Fessenheim.

mardi 24 janvier 2017

Primaire socialiste. Valls sanctionné, Hamon en tête



Benoît Hamon s’est imposé hier en tête avec plus de 35 % des voix. Une dynamique qui confirme la sanction par les électeurs socialistes du quinquennat Hollande et annonce un second tour difficile pour l’ancien Premier ministre. 
Avec près d’un million de votants en moins par rapport à 2011, la participation au premier tour de la primaire socialiste est à l’image de la fin de ce quinquennat : plombée par le bilan de François Hollande et les trahisons successives aux espoirs de changement exprimés en 2012. L’arrivée en tête, avec 35 % des voix, de Benoît Hamon en est une illustration, en un sens. Selon les résultats rendus publics hier soir, Manuel Valls se retrouve en fâcheuse posture pour le second tour, plombé autant pas sa ligne que par un Emmanuel Macron qui lui a brûlé la politesse sur le même créneau du social-libéralisme. Cette arrivée en deuxième place de l’ex-premier ministre le prive potentiellement du report de voix nécessaire pour l’emporter dimanche prochain. Arnaud Montebourg, l’autre favori des sondeurs, est quitte pour ne pas figurer sur la photo du duel final, largement distancé avec moins de 20 % des voix. Lire la suite

lundi 23 janvier 2017

AG des communistes du Grésivaudan



Une activité dense et combative de la section en 2016
Par les voix d’Alain PIANETTA, Secrétaire de la section et de Danièle BOYAT, trésorière, les bilans politique et financier ont été soumis à l’approbation des adhérents. Ainsi durant l’année 2016, les militants communistes ont été présents dans de nombreuses luttes sociales par la distribution de tracts, la présence de banderoles ou dans les manifestations : contre la loi travail et par un soutien continu aux salariés d’Ecopla en lutte pour la préservation de leur emplois. Mais aussi la réalisation de manifestions festives et politiques comme le « Safari pêche » ou la « Fête du Travailleur alpin » qui ont mobilisé les adhérents et sympathisants.

Présidentielles
Les membres du PCF, en présence d’Annie DAVID, Sénatrice et Secrétaire fédérale, ont rappelé que leur appel à voter Jean-Luc Mélenchon n’était pas une fin, mais un levier pour aller plus loin. Aussi les communistes ne rejoignent pas le cadre trop étroit de la France insoumise car ils veulent rassembler beaucoup plus largement pour empêcher la victoire d’une politique appliquée par l’extrême droite, la droite ou la droite du Parti socialiste. C’est pourquoi ils n’ont pas voulu ajouter de la division à la division, jugeant qu’une grande part de leurs idées de transformation sociale, écologique et démocratique était présente dans le programme « L’Avenir en commun ».

De quels députés avons-nous besoin en juin 2017 ?
Après avoir réaffirmé leur disponibilité pour la construction d’un binôme de gauche avec les autres sensibilités de la gauche d’alternative, les militants communistes et leurs candidats ont échangé sur la campagne des élections législatives.
Si les candidats soumettent un pacte législatif ( « La France en commun ») à l’appréciation des électeurs de la 5è dans le cadre des élections législatives, c’est pour développer et enrichir les propositions de transformation qui serviront de base aux futurs députés lors de la prochaine législature : prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses, investir dans les services publics, abroger la loi El Khomri tout en améliorant la sécurisation de l’emploi, changer la République pour rendre le pouvoir aux citoyens et faire entendre la voix  de la France pour défendre la paix et la coopération entre les peuples en constitue les principaux axes.
Les débats se sont poursuivis après l’accueil des sympathisants parmi lesquels  figuraient des membres du Front de gauche ou encore des salariés d’Ecopla Scop. Un échange intéressant s’est noué à propos des conditions constitutionnelles de la mise en place d’une loi sur le droit de préemption des salariés en cas de fermeture de leur entreprise.
Enfin, c’est autour d’un apéritif très politique, suivis par un repas fraternel partagé par une cinquantaine de militants et de sympathisants que la soirée s’est poursuivie. A l’heure où la politique et les partis sont souvent critiqués, ce fut l’exemple d’un moment citoyen, populaire et républicain.