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vendredi 31 mars 2017

Présidentielle. Le PCF fait de l’industrie une question d’avenir

« Lorsqu’une entreprise est aux mains de ses salariés, il est rare qu’ils veuillent se délocaliser en Chine » afirme un syndicaliste d'Ecopla, entreprise mise en liquidation il y a un an et dont le projet de reprise en Scop a été retoqué. Photo : AFP
Regards de salariés, de syndicalistes, de chercheurs… La « renaissance industrielle » était au menu, mercredi soir, de la troisième rencontre nationale organisée par le Parti communiste dans le cadre de la campagne.
Devant une salle bien garnie, le PCF a organisé hier sa troisième rencontre nationale de campagne sur le thème de la « renaissance industrielle » à Eybens, en Isère. La tribune était elle aussi bien fournie avec Danièle Linhart (sociologue), Gabriel Colletis (économiste), Nadia Salhi (syndicaliste CGT), Cyril Zorman (union régionale des SCOP), Sébastien Elka (revue Progressistes), David Queiros (maire de St-Martin d'Hères), Annie David (sénatrice et secrétaire départementale du PCF Isère) et Pierre Laurent (secrétaire national du PCF). « La première chose gagnée avec cette soirée, c’est le débat d’idées très souvent confisqué dans cette campagne», s’est félicité ce dernier, rappelant que l’objectif était aussi de permettre aux luttes de se faire entendre.

« Quand j'entends Macron aujourd’hui, ça me fait mal au cœur. »

En première partie du débat ce sont en effet des salariés d’entreprises industrielles, Ecopla et Arjowiggins, qui ont fait part de leur expérience. «Nous étions le seul fabriquant de barquette aluminium et on faisait travailler toute la filière», a rappelé Karine Salaün, l’une des animatrices du projet de reprise en Scop d’Ecopla après sa mise en liquidation il y a un an, invitant à mettre en lumière la proposition de loi rebaptisée du nom de son ancienne entreprise. Il s’agit d’« informer les représentants du personnel du devenir de l’entreprise, (de) donner un droit de préemption aux salariés, et (de) privilégier l’emploi à la créance », a-t-elle développé, alors que malgré le sérieux de leur projet, la création d’une filiale a minima par un groupe italien a été préférée à la reprise en Scop. Pourtant, « lorsqu’une entreprise est aux mains de ses salariés, il est rare qu’ils veuillent se délocaliser en Chine », a fait valoir Cyril Zorman vantant la « pérennité » de l’implantation sur le territoire ainsi permise tout en rappelant que les Scop ne sont pas pour autant une formule « magique ». De son côté, ce sont les licenciements boursiers dont il a été victime avec ses collègues, qu’a fustigé Julien Riccardi, délégué syndical CGT de la papeterie Arjowiggins. « 20% de l’entreprise appartenait à la BPI, c’est-à-dire à nos impôts, a-t-il lancé. On a rencontré le ministre Macron qui nous a juré qu’il ferait tout pour nous. Quand je l’entends aujourd’hui, ça me fait mal au cœur. » « En douze ans de carrière, j’ai vu les papeteries fermer et la pâte à papier venir de pays où les normes sociales et environnementales sont très basses », a également témoigné un salarié de l’ONF pointant aussi que « derrière ce sont des aciéries qui ferment ». Une menace donc pour les « 400 000 emplois de la filière bois ».

Un « pays ne peut pas se développer sans industrie »

Une interdépendance qui s’étend à bien d’autres secteurs. « Il n’y a pas de service public sans industrie ni d’industrie sans service public», a notamment martelé Nadia Salhi, de la CGT. A l’instar, par exemple, de la rénovation thermique des logements ou de la maîtrise de l’énergie qui ont été évoqués comme nombre d’autres dimensions en lien avec la préservation de l’environnement. En écho à « l’état des lieux catastrophiques » brossé par la syndicaliste avec une industrie « passée sous la barre des 3 millions d’emplois », l’économiste Gabriel Coltis, initiateur en janvier dernier d’une tribune co-signée par Philippe Martinez, Jean-Claude Mailly mais aussi Pierre Laurent ou encore Arnaud Montebourg, a estimé qu’un « pays ne peut pas rester développé et ne peut pas se développer sans industrie ». « Nous sommes tomber en France dans le mirage des services. Un pays moderne serait un pays qui abandonnerait son industrie. C’est une erreur très grave », a-t-il souligné avant de décliner ce qui pourrait constituer les piliers d’un « nouveau modèle de développement » avec notamment la « reconnaissance de la place du travail (…) seul facteur qui crée de la richesse dans l’entreprise ». Il s’agirait également, selon lui, de « remettre la finance à sa place », de « mieux protéger la nature » avec, en particulier, la « durabilité » des produits, ou encore de « réorienter la production vers les besoins fondamentaux ». Quant à Danièle Linhart, elle s’est attaquée au « management moderne » qui vise « à arracher le consentement des salariés » au fameux « there is no alternative ». « C’est une attaque en règle contre les compétences et les savoirs » des salariés via la mise en œuvre de changements « perpétuels » pour « les obliger à suivre des critères » définis en fonction de la loi de la finance, a-t-elle développé.

Un « pôle public bancaire »

En retour, Pierre Laurent a, lui, déroulé les propositions de son parti en matière de « renaissance industrielle ».  « Un million d’emplois pourraient être créés » dans ce secteur, a-t-il lancé plaidant pour un plan de « développement d’une vingtaine de filières stratégiques », pour de nouveaux pouvoirs d’intervention des salariés et des citoyens dans les choix stratégiques, ou encore pour consacrer « plus de 2% du PIB à la recherche publique ». Mais, selon le sénateur de Paris, la « renaissance industrielle » nécessite aussi de remettre la main sur le financement de l’économie avec un « pôle public bancaire » (via la nationalisation de la Société générale et de la BNP) qui permette d’imposer de nouveaux critères dans l’attribution des crédits. Avec une priorité : la réponse aux besoins humains et aux défis écologiques.

jeudi 30 mars 2017

Présidentielle. Laurent (PCF) appelle à une rencontre Mélenchon-Hamon-Jadot

Le secrétaire national du Parti Communiste, Pierre Laurent, a appelé à une rencontre entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot « dans les prochains jours » en vue d'une candidature commune, après l'annonce du soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron.
« Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire. C'est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté. », a déclaré Pierre Laurent dans un communiqué, où il évoque une « candidature commune »

mercredi 29 mars 2017

Débat national sur l'industrie ce soir à 18h30 salle des fêtes d'Eybens,



Parti Communiste Français
Fédération de l'Isère

Nous attirons ton attention sur l'événement suivant :

Bonjour,

Nous vous rappelons la tenue de notre débat national sur l'industrie ce soir à 18h30 salle des fêtes d'Eybens, 5 rue du Château (sous la piscine).
Celles et ceux qui ne pourront pas se déplacer auront la possibilité de suivre en direct cette rencontre en se connectant sur http://www.pcf.fr/98136 ou sur https://www.facebook.com/Particommuniste/

Nous vous remercions de diffuser largement ces liens auprès de vos contacts.

Notre candidate sur le terrain

Entre midi et deux, la candidate du PCF à la rencontres des salarié-e-s de la zone industrielle de St-Egrève !

Personne ne doit être mis à la rue

Le Parti communiste français participe à la chaîne humaine contre les expulsions lancée par l'Association nationale des Elu-e-s Communistes et Républicains (ANECR). Les arrêtés «anti-expulsion» deviennent les « arrêtés anti-mise à la rue ».

Avec la fin de la trêve hivernale, les expulsions vont remettre de nombreuses familles à la rue dès le 1er avril. L’année 2015 a connu le sombre record de 24% d’augmentation avec 14 363 expulsions. Celles-ci sont réalisées sous l’ordre du préfet avec octroi de la force publique.
Dans tout le pays, les militant-e-s communistes participeront à toutes actions pour empêcher une expulsion locative avec les associations de terrain, les habitants, les élu-e-s.
Depuis plusieurs années, de nombreux maires communistes prenaient des arrêtés interdisant les expulsions locatives des familles en difficulté, mais ceux-ci étaient voués à l’annulation, car instituant, selon les juges, une loi spéciale sur la commune contraire à la légalité nationale. L’arrêté 2017 n’interdit pas les expulsions mais les conditionne à un relogement (pas un hébergement, un logement) par l’État. Cet arrêté appuie le pouvoir de police du maire afin de prévenir tout trouble à l’ordre public, ce qui est le cas lorsqu’on laisse quelqu’un à la rue. Dans toutes les communes, nous invitons nos militant-e-s à saisir les élu-e-s progressistes à fin qu'ils puissent faire adopter en conseil municipal un vœux et un arrêté «anti mise à la rue».
Les candidat-e-s communistes/Front de gauche porteront également lors de la campagne présidentielle puis lors des élections législatives cette exigence : personne ne doit être mis à la rue.
Vous trouverez ci-joint :

mardi 28 mars 2017

La France doit s’engager pour un monde sans armes nucléaires

Le 27 mars 2017 s’ouvrent à New-York des négociations visant à la fin des armes nucléaires ; elles font suite à l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU le 23 décembre 2016 de la résolution L 41 portant sur la conclusion d’un traité d’interdiction des armes nucléaires.
 
Alors que la France est signataire du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) dont l’article 6 l’engage à œuvrer en faveur du désarmement nucléaire et d’un désarmement général, multilatéral, négocié et contrôlé, elle a voté contre la résolution L. 41 et ne sera pas présente lors des discussions qui débutent à New-York.
 
La France, comme les États-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne, a tenté d’empêcher ces négociations initiées par des pays porteurs d’une approche humanitaire ; celle-ci met au centre des préoccupations non seulement la sécurité des puissances nucléaires, mais aussi celle de l’ensemble des États potentiellement victimes de l’emploi des armes nucléaires.
 
Les négociations ont de bonnes chances d’aboutir à un projet de traité d’interdiction et d’élimination des armes nucléaires, d’autant que deux puissances nucléaires, l’une signataire du TNP, la Chine et l’autre non signataire, l’Inde, ont manifesté l’intention de participer aux négociations. Il est temps que la France prenne la mesure de ces évolutions au plan international et joue un rôle actif dans le processus en cours.
 
Le Parti communiste français demande que la France cesse de pratiquer la politique de la chaise vide et rejoigne le processus de négociations qui commence en proposant des mesures concrètes pour avancer vers un monde sans armes nucléaires comme par exemple le gel de tous les programmes de modernisation qui contreviennent à l’esprit et au texte du TNP.
Paris le 27 mars 2017, le Parti communiste français

lundi 27 mars 2017

Les candidats en campagne à St Pierre d'allevard

Samedi 25 mars : Sylvie Guinand avec Joël Marseille et de nombreux camarades du Grésivaudan en action à la fête de la Pivoine à St-Pierre d'Allevard pour porter notre programme pour l'Humain d'abord !

Situation en Guyane : l’État doit tenir ses engagements et mobiliser les moyens nécessaires

Le puissant mouvement social qui se lève en Guyane, auquel nous apportons notre soutien, porte sur des enjeux essentiels, notamment en terme de développement économique et d'emploi, de santé, d'éducation et de sécurité. Alors que des engagements précis avaient été pris en 2013 par François Hollande, avec un « Pacte pour l'avenir de la Guyane » resté lettre morte, qu'une loi « Égalité réelle outre-mer » vient d’être votée, il s'agit de passer au concret en mobilisant les moyens nécessaires à cette égalité. Les politiques publiques doivent permettre à la Guyane, comme aux autres territoires ultramarins, de choisir, en lien à l’État, son modèle de développement social, économique et culturel.

Le Gouvernement doit répondre aux revendications exprimées et engager un vrai dialogue.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

dimanche 26 mars 2017

Migrants : non à l'accord avec la Libye

Il y a un an, l'Union européenne signait un accord pour stopper l'arrivée des réfugiés sur le sol européen passant par la Grèce. Des milliers d'hommes et de femmes fuyant la guerre se trouvaient dès lors à la merci des autorités turques, entassés dans des camps contre le versement de 3 milliards d'euros. Cet accord qualifié d'accord de la honte provoquait une vague de protestations en Europe, de la part d'ONG, d'associations, de forces de gauche, de citoyens. L'ONU exprimait son inquiétude, et l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) refusait de s'associer à cette opération.
 
L'Union européenne veut mettre en place le même projet avec la Libye.
 
C'était l'objectif de la réunion des ministres de l'Intérieur du groupe de contacts sur la Méditerranée centrale qui s'est tenue le lundi 20 mars à Rome.
La Libye, pays en plein chaos livré en grande partie aux groupes armés, se voit investie de la mission d'intercepter les migrants avant qu'ils n'atteignent les eaux internationales et de les conduire dans des camps en Libye où seraient « garanties des conditions dignes et un respect des droits » selon la déclaration finale des ministres et « gouvernement libyen ».
De qui se moque-t-on ?

 
La Libye est tristement connue pour les violences répétées que subissent les migrants sur son territoire, « à la limite du mépris humain » doit reconnaître le ministre italien.
Cette opération vise d'abord à organiser à la fois l'arrêt du passage vers l’Italie auquel ont droit les migrants pour déposer leur demande d'asile, mais aussi le refoulement des réfugiés et leur renvoi dans leur pays d'origine.
Une fois encore l'Union européenne, France incluse, foule aux pieds ses devoirs d'accueil et de solidarité à l'égard des hommes et des femmes en pleine détresse qui, de fait, se trouveront incarcérés au mépris du droit international. Du vrai Trump !
L'Union européenne et les États-membres s'enfoncent toujours plus dans une politique de repli, de fermeture et sécuritaire.

 
Le Parti communiste français, ses élus et ses militants, condamne avec la plus grande fermeté ce nouvel « accord de la honte » et appelle le gouvernement à retirer la participation de la France à cette scandaleuse opération.
 
Le Parti communiste français se prononce en faveur de l'instauration de voies de passages sécurisées qui permettrait aux migrants à la fois d'échapper à l'emprise des passeurs et d'épargner de nombreuses vies humaines.

Paris, le 24 mars 2017

samedi 25 mars 2017

60 ans du Traité de Rome: l’Europe libérale a failli, il faut la refonder

Les chefs d’État européens sont réunis dans la capitale italienne 60 ans après la signature du Traité de Rome alors que l’Union européenne traverse une crise existentielle historique. Brexit, rejet populaire massif des politiques d’austérité, montée des extrêmes droites sont les conséquences d’un modèle de construction laxiste avec les pouvoirs financiers mais impitoyable avec les peuples. L’Europe libérale a failli, il faut la refonder.

Nous mettons en garde contre les solutions discutées au Conseil européen. Il est illusoire et dangereux de penser une « relance » de l’Union européenne par un renforcement de l’intégration économique à plusieurs vitesses, et une militarisation de notre continent, via le projet de défense européenne. Renforcer la concurrence, les inégalités entre les travailleurs, entre les pays, nous engager dans une escalade guerrière, c’est conduire les peuples européens vers plus de déchirures. A quelques semaines des élections en France, François Hollande qui a renoncé à être candidat, ne peut associer notre pays à un projet aussi néfaste.

L’Union Européenne se disloquera si elle n'est pas refondée. En engageant au plus vite une convergence par le haut des salaires et des droits sociaux, en utilisant, via un fonds de développement social et environnemental, la création monétaire de la BCE pour investir dans les services publics, l’industrie et la transition écologique, en respectant les choix des peuples et en devenant un acteur de paix mondiale, l’Europe peut devenir utile aux européens.

Le PCF est lui aussi aujourd’hui à Rome avec les forces progressistes européennes réunies par la société civile italienne pour travailler à ce projet alternatif. Il participera demain, samedi 25 mars, à la manifestation « Corteo per la Nostra Europa » organisée à 11H, Piazza Vittorio – Colosseo.

vendredi 24 mars 2017

ENDEL ENGIE doit entendre les revendications des ouvrières et ouvriers (Pierre Laurent)

Le Parti communiste français est solidaire des salarié-e-s en grève et/ou en lutte de l’entreprise ENDEL ENGIE dans plusieurs sites sur le territoire : à Fos-sur-Mer, Cattenom, Chinon, Bagnol-Sur- Cèze, Chooz, Port Jérôme, Civaux, Fessenem, Graveline, Cléon, et de Guyanne ...

Cette entreprise emploie 5000 salarié-e-s en France. Elle annonçait des bénéfices de 17,3 millions d’euros avant que les actionnaires ne se servent grassement en dividendes.
Les cadres et assimilés ont connu une augmentation notable au 1er mars, mais à l’occasion de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires, la direction a par contre annoncé son refus d'augmenter les ouvrieres et ouvriers !
C’est ce choix insupportable qui a poussé les salarié-e-s de l’entreprise à se mettre en grève, et à organiser différentes actions.


La direction de l’entreprise doit entendre leurs revendications. De telles décisions ne devraient pas être possible. Ce sont les travailleurs qui créent les richesses. Ils exigent le respect, la reconnaissance, la justice.

Dans le cadre de notre programme « la France en Commun », nous insistons sur des mesures essentielles pour que cesse ces injustices : l'encadrement des rémunérations dans les entreprises (échelle de 1 à 20), la suppression des stock options et l'interdiction des « golden hellos / parachutes ».

jeudi 23 mars 2017

Les communistes du Gresivaudan devant ST Crolles


Devant ST Crolles ce matin ! distribution de l'invitation au débat du 29 mars avec Pierre Laurent sur l'urgence de la réindustralisation en France !

mercredi 22 mars 2017

Un avant et un aprés le passage des communistes, le message est plus clair.



Construire la France en commun, La France de l’égalité, contre le racisme et les discriminations

Déclaration de Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français
21 mars 2017 - Construire la France en commun,
La France de l’égalité, contre le racisme et les discriminations

Le 21 mars est devenu depuis 1960, en mémoire d'une répression policière sanglante du régime d'apartheid à Sharpeville en Afrique du Sud, la journée internationale de lutte contre la discrimination raciale. Aujourd'hui en France, comme en Europe et dans le monde, cette journée est d'une brûlante actualité.
Face aux discriminations et aux violences racistes, qui se développent en idées comme en actes, face aux discours qui les banalisent, j'appelle, au nom du PCF, à faire du 21 mars une journée de mobilisation populaire et citoyenne portant notre volonté d'une République solidaire et fraternelle, débarrassée du racisme et des discriminations, et à inscrire ce combat avec une nouvelle ampleur dans la durée. La France de l'égalité, la République nouvelle que nous voulons n'a de sens qu'engagée dans cette lutte quotidienne contre tous les racismes et la xénophobie, contre l'antisémitisme, l'islamophobie et tous les actes de discriminations liés à l'origine et à la nationalité, à la couleur de la peau, à la religion, à la situation de minorités.
Le racisme est plus que jamais l'instrument de politiques d'exploitation, de domination, d'humiliation. Il divise ceux qui devraient être unis pour mieux évacuer la responsabilité des politiques libérales profondément inégalitaires et des grands groupes capitalistes dont elles servent les intérêts.
Nourri par toutes les frustrations, les souffrances, les inégalités et les déchirures que provoque notre société en crise, le racisme ordinaire rabaisse, humilie, déshumanise, menace le vivre ensemble.
Le racisme prend de multiples visages et les discriminations sont souvent cumulatives. Il montre du doigt les travailleurs étrangers pour exonérer le capital de sa responsabilité dans la montée du chômage, comme le fait Trump aux États-Unis et l'hypocrite « clause Molière » de la droite française. Il stigmatise les musulmans de France pour détourner le sens profond de la laïcité et en combattre les principes d'égalité et de respect de la loi de 1905. Il attise une nouvelle guerre des nationalismes. Il réactive l'antisémitisme pour mieux justifier des actes barbares de terrorisme. Il réécrit l'histoire de notre pays pour faire oublier que la France n'a grandi que dans le brassage, le métissage et l'ouverture aux cultures du monde. Il exalte une identité repliée et fantasmée quand l'identité émancipatrice n'est en vérité que mouvement et altérité. Il contrôle au faciès, banalise les violences racistes et les discriminations, à commencer par celles que reproduisent nos institutions. Il ferme les yeux quand Théo est violé lors d'un contrôle policier musclé. Il justifie le traitement inhumain des migrants et l'indignité de nos politiques d'accueil.
Le racisme est un poison qui mine à nouveau dangereusement nos sociétés et que nous ne pouvons accepter de banaliser ou de relativiser. En cette journée, le Parti communiste, fidèle au combat quotidien qui est le sien depuis sa naissance, réaffirme que le racisme n'a pas sa place dans notre société et que face aux discours de l’extrême droite et de la droite, des mesures concrètes, des politiques publiques d'ampleur doivent être engagées.
Plus que jamais, face à tous les fauteurs de guerre, les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, la laïcité et la solidarité sont les clés du monde futur.
Plus que jamais, une VIème République avec l'égalité au cœur est à bâtir.
Il y a urgence d’en finir avec toutes les discriminations en portant le combat pour le droit à l’égalité dans tous domaines de la société, sur tout le territoire de la République, en retrouvant le vrai sens de la laïcité et de la République sociale, garantes du vivre ensemble, en conjuguant du même pas lutte contre le racisme et lutte pour le progrès social.
Cela veut dire choisir des politiques publiques qui investissent dans les quartiers, dans les territoires ruraux pour leur développement, qui se tournent vers la jeunesse pour lui offrir des débouchés en matière de formation et d'emploi, des politiques publiques qui restaurent l'égalité des droits des citoyens sur tout le territoire en matière d'école, de logement, de santé, d'accès à la culture ; des politiques publiques dédiées à la relance du pouvoir d'achat, à la création d'emploi, à une nouvelle industrialisation de notre pays.
Cela veut dire concrétiser partout et pour tous l'exigence d'égalité. J'appelle, au nom du PCF, l'ensemble de la population à s'unir et à agir, au cours de cette journée et au-delà, pour :
  • La mise en œuvre effective de l’arsenal juridique en matière répressive contre toutes les discriminations, en particulier en matière d’embauche et d’accès au logement ;
  • Le renforcement de l’éducation antiraciste à l’école et développement d’actions pour la transmission de la mémoire des génocides, de l’esclavage et de la colonisation ;
  • La délivrance d’un récépissé lors des contrôles d’identité ;
  • La reconnaissance de la citoyenneté de résidence et du droit de vote de résidents étrangers ;
  • Le respect de l'égalité des droits au travail entre Français et immigrés, la stricte application du principe « à travail égal, salaire égal », et la sanction des pratiques patronales discriminatoires ;
  • La levée de l’interdiction de travailler des demandeurs d’asile et la régularisation des sans papiers ;
  • La refonte des politiques locales de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et établissement de plans territoriaux avec les moyens dédiés pour les associations ;
  • La mise en place de délégués départementaux de l’Observatoire national de la laïcité pour la médiation, l’apaisement des tensions, le règlement des conflits dans un esprit républicain.

416 parrainages d'élus communistes et républicains pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon

11 candidatures à l'élection présidentielle sont maintenant officiellement enregistrées. Le combat qui s'annonce est crucial pour l'avenir du pays. Le PCF se félicite d'avoir contribué de manière décisive avec 416 parrainages d'élus communistes et républicains sur un total de 805 parrainages au dépôt de la candidature de Jean Luc Mélenchon. Elle permettra à des millions de nos concitoyens d'affirmer avec force et clarté leur exigence de changement. D'ici le 23 avril les communistes mettront leurs énergies à porter cette candidature avec esprit de rassemblement et continueront à travailler à la construction d'une majorité de progrès avec toutes les forces de gauche engagées dans cette campagne autour d'engagements de rupture avec l'austérité, de relance sociale, écologique et industrielle, de construction d une nouvelle République. Dans les élections ils porteront ces objectifs avec les candidatures de large rassemblement qu'ils contribuent à construire dans les circonscriptions au plus près des combats sociaux et citoyens.

mardi 21 mars 2017

Dieselgate/Renault : « Une direction irresponsable » (PCF)

Dieselgate/Renault : « Une direction irresponsable » (PCF)

Les révélations de Libération sur « dieselgate » de Renault, si elles sont avèrées, tout comme l’opacité dont fait preuve sur ce sujet la direction du groupe vis-à-vis de ses salariés et de ses clients, sont extrêmement graves. Il s’agit en effet à la fois d’une question majeure de santé publique, mais aussi de l’avenir d’un des plus grands groupes industriels français. Cette situation illustre l’irresponsabilité sociale, sanitaire et écologique d’une direction obnubilée par la seule recherche du taux de profit maximum.

On ne peut tolérer qu’un groupe dont l’État est actionnaire à 19,74%, viole sciemment la loi et mette en danger la vie de nos concitoyens. Il est indispensable de gagner et de garantir par la loi, de véritables pouvoirs d’interventions et d’initiatives pour les salariés et leurs organisations syndicales sur la gestion, l’organisation et la stratégie dans toutes les entreprises.

La passivité singulière des représentants de l’État siégeant au conseil d’administration de Renault montre l’urgence qu’il y a, pour notre pays, à avoir une politique industrielle répondant au besoin de développement écologique et durable de la France. On ne peut mettre en œuvre une politique de transport répondant aux besoins de mobilités collectives comme individuelles sur le territoire national sans se doter des outils industriels adéquates. Pour le PCF, cela pose clairement la question d’un pôle public industriel des transports et donc de la renationalisation de Renault.

Parti communiste français
Paris, le 15 mars 2017

lundi 20 mars 2017

21 mars : Journée interprofessionnelle de mobilisation pour la reconquête de l'industrie et des services publics

21 mars : Journée interprofessionnelle de mobilisation pour la reconquête de l'industrie et des services publics

A l'appel de la CGT, des initiatives se tiendront dans toute la France ce 21 mars pour affirmer l'urgence d'une réindustrialisation moderne et ambitieuse associée au développement de services publics forts sur tout le territoire.

Le PCF, ses militant-e-s, ses élu-e-s appellent à participer, aux cotés des salarié-e-s, des syndicats, aux différentes initiatives qui se tiendront partout en France.

Les défis immédiats des transitions énergétiques, écologiques et numériques au service de la population passent par une véritable renaissance de la politique industrielle.
Une industrie redéployée dans le sens des exigences écologiques et sociales doit s'appuyer sur le renforcement d'un maillage de services publics (transports, recherches, enseignement, santé...) pour garantir les créations d'emplois nécessaires, avec de nouvelles filières, et pour créer une véritable dynamique de nos territoires débarassés enfin des freins de l'austérité.


A Paris, une délégation d'élu-e-s d'Ile de France sera présente et le PCF tiendra un point de rencontre militant au niveau du Métro Duroc sur le parcours de la manifestation prévue à 14H au départ de la Gare Montparnasse en direction du Ministère du travail.


Parti communiste français,

Paris, le 21 mars 2017.

dimanche 19 mars 2017

Ecopla Scop : c’était un beau projet !


   
   
   St    Vincent    de    Mercuze,    le    19    mars    2017 

     Les    porteurs    de    projet    contraints    de    suivre    une    autre    voie.   
   
   
Plus    qu’un    projet    humain,    c’était    un    projet    de    vie.    La    possibilité    de    remettre    l’homme    au    centre    de    l’entreprise    et    d’avoir    le    pouvoir    de    décision    démocratiquement    :    1    salarié,    1    voix.    C’était    aussi    la    sauvegarde    d’un    savoir-faire,    le    maintien    d’un    made    in    France    et    d’un    emploi    durable    dans    la    belle    Vallée    du    Grésivaudan.    Le    projet    dans    son    état    actuel    est    trop    éloigné    de    notre    autonomie,    de    notre    identité,    de    nos    valeurs,    valeurs    dont    nous    ne    dérogerons    pas    :    intégrité,    solidarité    et    valorisation    du    travail    dans    le    partage.   
   
Ils    sont    complices    de    cet    abandon    !    Comme    vous    le    savez,    en    2016,    nous    avons    été    confrontés    :        - au    tribunal    de    commerce    de    Grenoble    et    au    Ministère    de    la    Justice    avec    des    décisions    injustes    et    scandaleuses    :    vendre    un    savoir-faire    de    plus    de    60    ans    pour    une    somme    dérisoire,    pénaliser    un    projet    industriel    qui    garantissait    le    maintien    de    l’emploi    et    d’une    activité    pérenne,    - au    Ministère    de    l’Industrie,    de    l’Economie    et    des    Finances    :    après    l’ignorance    de    Macron,    nous    avons    été    bernés    par    un    ministre    Sapin,    une    secrétaire    d’Etat    Pinville    et    leurs    conseillers    :    Dupas-Laigo,    Raquillet,    le    commissaire    au    redressement    productif    Eury    et    les    autres.    Nous    avons    été    dupés    par    tous    ceux-là,    qui    nous    ont    promis    des    visites    sur    site    pour    le    redémarrage    d’Ecopla    fin    mars    2017.       
   
La    vérité    aujourd’hui    c’est    qu’il    n’y    a    plus    aucun    outil,    aucun    moule    dans    l’entreprise    Ecopla.    Voilà    le    résultat    des    négociations    du    10    janvier    à    Bercy,    alors    qu’on    nous    avait    promis    un    partenariat    qui    respecterait    notre    projet    de    Scop    autonome.    Nous    n’avons    plus    confiance    en    ce    partenaire    CUKI    qui    agit    en    totale    contradiction    avec    ses    engagements.    Et    qui    le    fait    sans    la    moindre    réaction    du    gouvernement,    acteur    démissionnaire    dans    ce    redémarrage    rapide    de    la    production.   
   
Le    gâchis    continue    pour    l’industrie    française…   
   
C’était    une    lutte    honorable,    juste    et    légitime.    Nous    nous    sommes    engagés    corps    et    âmes,    nous    avons    rencontré    des    femmes    et    des    hommes    inoubliables,    vécu    des    moments    forts,    avons    dépassé    nos    limites    ;    nous    en    sortons    grandis    et    fiers    !    Nous    continuons    à    porter    haut    et    fort    la    Loi    Ecopla    pour    sauver    des    emplois    et    voir    le    bon    sens    l’emporter.   
   
La    lutte    continue,    il    reste    tellement    de    combats    à    mener    pour    changer    l’avenir.   
   
   
Christophe    CHEVALIER                    Karine    SALAÜN