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jeudi 6 avril 2017

STX : La navale française ne doit pas passer sous pavillon italien

Alors même que plusieurs candidats à la présidentielle, dont le candidat socialiste, appelait à la nationalisation, au moins temporaire, des chantiers de Saint-Nazaire, le gouvernement a finalement donné son feu vert à Fincantieri pour racheter le chantier naval de Saint-Nazaire.
Loin de  « l’Airbus de la navale » affiché par le gouvernement les dangers sont grands : les capacités de productions sont concurrentes plus que complémentaires et le recours aux statuts précaires est massif sur les chantiers italiens. Avec 20 chantiers dans le monde l’état italien, actionnaire majoritaire de Fincantieri, vient de se payer la navale française.

Quand au montage capitalistique grossier, visant à montrer que le groupe n’aurait qu’une majorité relative de 47% sur le site français, il ne trompera personne : un fond privé italien CR Trieste est également entré au capital à hauteur de 7%. Le capital italien est bien majoritaire face aux 33% de l’Etat français et aux 12% de DCNS. Dès les premières fuites concernant cette vente,  l’action Fincantieri a fait un bond de plus de 10%. 

Malgré les garanties obtenues, le montage présenté risque d’être ingouvernable et l’avenir n’est pas garanti à moyen terme: Un fleuron industriel aussi important ne peut pas devenir la variable d’ajustement des capacités de productions italiennes. Il est temps d’engager la diversification de la production qui ne peut se limiter aux paquebots de luxe et à quelques navires militaires.

Dans la campagne présidentielle les communistes portent une autre ambition répondant aux besoins du pays pour engager un nouvel essor de l’industrie et la transition écologique. Nous demandons que l’Etat français utilise son droit de préemption pour construire enfin le projet garantissant, l’indépendance de la navale française et les garanties sociales et  industrielles nécessaires. 

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