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mardi 23 mai 2017

La Sociale en débat

Ce 17 mai 2017, la fédération de l'Isère du PCF a diffusé le film "la Sociale de Gilles Perret"  avec la participation de Michel Cialdella, ancien administrateur CGT de la CPAM, Pascal Dupas, responsable CGT des hospitaliers et la participation des candidat-e-s PCF membres du Front de gauche des 1ère, 2ème, 3ème, 4ème et 5ème circonscription, Annie David, Secrétaire départementale de l'Isère et sénatrice communiste de l'Isère.
La vidéo ci-dessous montre l'intervention d'Annie David, Secrétaire départementale du PCF, avant la diffusion du film et l'ensemble du débat qui s'en est suivi.

lundi 22 mai 2017

Conférence de presse de Pierre Laurent/ Elections législatives Paris – 22 mai 2017

Le 19 mai s'est donc clos officiellement le dépôt des candidatures aux élections législatives.
524 candidatures seront donc présentées ou soutenues par le PCF-Front de gauche en métropole, comprenant 452 candidatures à parité présentées par notre formation et 72 soutiens.
524 candidatures présentées pour porter la voix des électrices et des électeurs de gauche qui ne veulent pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron, à son premier ministre Edouard Philippe, et à la droite, qui veulent pousser plus loin les logiques libérales des deux quinquennats précédents. 524 candidatures pour porter la voix des femmes et des hommes qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, qui ont voté Benoît Hamon, qui ont voté Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud, et qui veulent demain des députés communistes, Front de gauche, de gauche qui défendront le monde du travail, qui travailleront sans relâche à unir les forces populaires face aux forces coalisées du libéralisme, qui seront des remparts intraitables face au Front national.

Comme vous le savez, et malgré nos appels à l'unité de candidatures dans le maximum de circonscriptions, la direction nationale de France insoumise nous a opposé un refus de principe. Et cela, malgré le désir partagé dans de nombreuses circonscriptions par des membres des groupes d'appui locaux de FI et par les communistes d'aller ensemble à la bataille. Je le regrette profondément. C'est une faute au regard de l'objectif immédiat qui est le nôtre de constituer à l'Assemblée nationale la plus grande force possible face aux candidats du libéralisme, mais aussi au regard de l'avenir d'une gauche nouvelle qu'il convient désormais de réinventer en continuant à rassembler toutes les forces disponibles dans le respect de leur diversité. Nous continuerons de travailler sans relâche à la convergence d'action et de projet de ces forces.
Aujourd'hui, l'heure n'est pas à la polémique, mais à la mise en campagne de tous nos candidats. Les électrices et les électeurs qui nous questionnent ont juste droit à la vérité car elle comptera pour l'avenir. Ce qui s'est passé à Marseille ces jours ci est éloquent. Je veux saluer le geste politique de responsabilité qui a été celui des communistes des Bouches-du-Rhône après l'annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et je renouvelle leur appel: pourquoi la main tendue des communistes, qui visait à créer les conditions d'une large victoire dans toute la ville, le département et au-delà, n'a-t-elle pas été saisie ? Cela reste pour nous incompréhensible.
Je veux le redire une dernière fois : personne, en tout cas pas nous, ne cherchait à briser la cohérence créée dans l'élan de la campagne présidentielle, bien au contraire, mais chacun pouvait aussi en reconnaître, sans la considérer comme un obstacle, sa diversité. C'était le moindre des respect à l'égard des communistes après leur soutien présidentiel. Pour nous tous qui revendiquons une VIème République, la cohérence d'une élection présidentielle, ce ne peut pas être comme pour d'autres l'abdication temporaire de souveraineté des électeurs au profit d'un Président qui vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans cinq ans. Nous voulons une majorité agissante, intervenante, pleinement citoyenne. Nous voulons des députés pleinement responsables à tout moment devant le peuple qui les a élus. Le Parti communiste et ses élus ont toujours agi en ce sens, avec liberté d'initiative et esprit constructif.

Tout cela étant dit, l'heure est à la bataille, car de nombreuses victoires législatives restent à portée de mains. Des millions de nos concitoyens souhaitent et espèrent ces victoires. La campagne est donc lancée, et bien lancée. J'étais moi-même hier devant plus de sept cent personnes en Gironde entouré des dix candidats et de leurs suppléants que nous présentons dans ce département.
La liste nationale des candidats que nous présentons rassemble des femmes et des hommes issus du peuple et qui vivent et travaillent comme l'immense majorité de celui-ci. Cette liste comporte aussi, comme je l'ai dit, le soutien à 72 candidatures de personnalités engagées dans le mouvement social à des titres divers et d'autres venus de formations politiques telles que France insoumise, Ensemble, République et Socialisme, EELV ou des soutiens de Benoit Hamon.
Parmi ces personnalités, citons Clémentine Autain, François Ruffin, Zara Boudjemaï, Caroline de Haas, Monique Pinçon-Charlot, Marianne Journiac…
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dimanche 21 mai 2017

Soutien aux salariés en mouvement de France Bleu (Pierre Laurent)

Radio France veut-elle la fin du réseau France Bleu? La question se pose au vue des décisions de la direction qui a décidé de réorganiser les programmes sans concertation avec les personnels. Elle réclame « plus de local », mais réduit le temps d’antenne dédié aux programmes de proximité et sans moyens supplémentaires. Exit la tranche 8h45-9h30, l’un des créneaux les plus écoutés de chaque locale, pour y installer une vedette de la télé. La direction de la station retire aussi la tranche 13h-16h, dédiée aux programmes locaux. Les 44 rédactions devront en revanche réaliser trois éditions nationales, jusque là dévolues aux équipes parisiennes. Elles vont devoir se réorganiser à moyens constants pour absorber cette charge de travail et donc sacrifier un peu plus le terrain.
Acteur indispensable du pluralisme et d’une information de qualité, France Bleu ne doit pas être vidé de tout ce qui fait sa force et son originalité : son ancrage local. Je soutiens les personnels en lutte. Ils ont des propositions pour l’avenir du réseau. Il faut les écouter.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

samedi 20 mai 2017

« Dommage que les associations n’aient pour l’heure pas d’interlocuteur au gouvernement »

Philippe Jahshan : « Il faut que la vie associative soit incarnée au niveau gouvernemental pour que les mesures futures ou qui ont déjà été adoptées soient réellement mises en œuvre par l’administration. »

Le Mouvement associatif porte la parole de la plupart des réseaux associatifs de France. Son président, Philippe Jahshan, analyse l’absence de ministre compétent pour la vie associative ou l’économie sociale et solidaire et rappelle les aspirations de ce secteur privé non lucratif pour le nouveau quinquennat.
Deux jours après la nomination du gouvernement Philippe, le Mouvement associatif a-t-il trouvé son ou ses interlocuteurs ministériels ?
Philippe Jahshan. Pas encore. On attend encore les attributions de chacun des ministres. Pour l’heure, nous regrettons que la vie associative et l’économie sociale et solidaire n’apparaissent nulle part. Globalement, les secteurs sociaux sont peu visibles : le logement, la famille, la jeunesse n’ont pas de ministères dédiés. Des ajustements viendront peut-être après les législatives. Nous avions demandé lors de la campagne de la présidentielle un ministre pour la Vie associative. Il est dommage que les 13 millions de bénévoles, les 170 000 associations employeuses de près de deux millions de salariés ne l’aient pas obtenu. Mais nous voulons rester constructif. Le vocable « solidarité » se retrouve dans le portefeuille du ministère de la transition écologique et solidaire de Nicolas Hulot, ou dans celui des Solidarités et de la Santé d’Agnès Buzyn. Les associations couvrent effectivement tous ces champs. A nous d’être force de proposition et d’instiller de nouvelles dynamiques.
Ne déplorez-vous pas que l’économie sociale et solidaire n’ait plus sa place au sein du ministère de l’Economie et des Finances, comme lors du quinquennat précédent ?
Philippe Jahshan. Vaut-il mieux avoir comme interlocuteur un ministre d’Etat chargé de la transition écologique, convaincu et connaisseur du monde associatif, ou un ministre un peu moins connaisseur, mais à Bercy ? Je serai pour maintenir un pied dans ces deux institutions. Nous sommes des acteurs économiques. Mais nous sommes aussi acteurs des transitions sociales et écologiques, des acteurs de l’engagement. Nous sommes présents dans des territoires en difficulté. Nous y sommes parfois les seuls interlocuteurs des habitants. Nous alertons donc pour que des politiques publiques générales prennent en compte ces territoires. Dans ce contexte, pourquoi ne pas installer notre interlocuteur auprès du Premier ministre ?
Le Mouvement associatif a appelé, dans l’entre-deux tours, à « s’opposer au pire et agir pour une France plus juste et solidaire », en faisant barrage à la candidate d’extrême-droite. Si la première urgence électorale a été parée, que peuvent faire les associations pour répondre à la seconde urgence sociale afin d’éviter le même scénario au deuxième tour dans cinq ans ?
Philippe Jahshan. Le monde associatif est confronté tous les jours à ces urgences sociales. Notre travail est reconnu puisqu’il est plébiscité par les Français (voir à ce propos ). Ca nous conforte dans les solutions que nous mettons en œuvre pour répondre aux besoins de collectif, de liberté d’engagement, de justice sociale, d’une économie qui a du sens, d’une démocratie plus ouverte, de plus d’égalité. Il me semble que ces aspirations souvent contrariées se sont largement exprimées au premier tour de la présidentielle. Au nouveau président de savoir se saisir des opportunités que portent les associations afin de réduire les fractures sociales et territoriales. Nous ne sommes pas des béquilles sociales des politiques publiques, mais un réservoir de solutions produites dans le cadre d’une autre façon de faire de l’économie. Nous voulons que l’économie sociale et solidaire prenne une place encore plus importante dans l’économie de notre pays. Encore faut-il que l’on réponde à cette forte mobilisation.
Sur quelle base souhaitez-vous nouer les relations avec le nouveau gouvernement ?
Philippe Jahshan. Il faut que la vie associative soit incarnée au niveau gouvernemental pour que les mesures futures ou qui ont déjà été adoptées soient réellement mises en œuvre par l’administration. Un exemple : la circulaire Valls et la loi ESS de 2014, qui sécurisent la subvention, sont des mesures acquises dans les textes, mais qui ne sont pas encore suffisamment intégrées par les services de l’Etat et des collectivités, faute de culture de la vie associative. Il faut que ces services comprennent que les subventions sont des investissements. Pas de coûts. Elles sont très rentables socialement. Elles sécurisent financièrement les associations qui sont des acteurs de l’économie et qui prennent des risques pour répondre aux besoins de nos concitoyens, mais avec une gestion désintéressée et non lucratives. Nous serons d’ailleurs vigilants pour que cette non lucrativité demeure. Or, en diminuant leurs subventions, les associations se retrouvent mises en concurrence avec des entreprises du secteur marchand, dans les secteurs des services notamment. Cette dérive pousse les associations dans une logique de rentabilité. Ces structures se voient parfois contraintes d’abandonner une activité insuffisamment rentable. Par exemple, une association de service à la personne peut être tentée de diminuer son offre aux habitants des zones rurales, faute de financeurs ni d’usagers solvables, pour se recentrer sur celui en direction des urbains. Mais tout n’est pas soluble dans les enjeux de rentabilité. Et ce critère pose la question de la prise en compte de l’intérêt général. Le prochain gouvernement ne doit pas franchir cette ligne rouge qui porte péril à l’existant et détricote les solidarités tissées de longue date.
Le recours aux financements privés, les actions menées en partenariat avec des entreprises, étaient privilégiés dans le programme ESS du candidat Macron…
Philippe Jahshan. On ne se positionne pas en opposition à ces évolutions. Mais on est prudent. Ainsi, nous portons une attention soutenue sur les contrats à impact social (par ce mécanisme financier, une association est financée par des bailleurs privés pour mener une expérimentation sociale. Si les effets de cette expérimentation sont évalués positivement, l’Etat offre un taux de rentabilité aux investissements privés, ndlr). Leurs effets et conséquences n’ont pas été suffisamment évalués. Le gouvernement précédent s’est engagé dans cette voie sans débat ni garanties suffisants. Ces contrats posent la question de qui procède à l’évaluation, qui définit les indicateurs d’efficacité. Si nous restons dans une logique expérimentale, pourquoi pas. Mais ce mode de financement n’est pas généralisable. Et il faut dissocier les logiques d’évaluation et de financement. Nous sommes pour renforcer l’évaluation de nos actions, leurs impacts. Je viens du monde des associations de solidarité internationale où, depuis vingt ans, ont été mis en place des mesures d’impact sur leurs interventions à l’extérieur de la France. Mais ces évaluations sont mises au service de la qualité du projet associatif et non des outils de financement. Elles ne doivent pas être cantonnées dans une logique de paiement sur résultat. D’autre part, ces mécanismes financiers mettent en péril l’un des grands atouts de l’association : sa capacité à rendre service, à innover, quitte à corriger les erreurs. Fonder le financement des associations uniquement sur des enjeux de rentabilité à court terme reviendrait à rogner leur capacité d’initiative.
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vendredi 19 mai 2017

Nomination du nouveau gouvernement : l’Égalité en marche arrière

Sans grande surprise, malgré les beaux discours du candidat Macron, il n’y aura pas de femme première ministre !
Sans grande surprise non plus, l’égalité entre les femmes et les hommes n’héritera pas d’un grand ministère de plein droit, de plein exercice, avec des moyens adéquats. Un secrétariat d’Etat suffira bien ! Pour la grande cause nationale, promesse de campagne, c’est raté !
Certes, l’intitulé n’est cette fois-ci plus accolé à la petite enfance. Certes, le nouveau gouvernement est d’un point de vue arithmétique, paritaire, mais un secrétariat d’état en lieu et place d’un Ministère, envoie un signe très négatif aux féministes et aux progressistes.  Sans parler des premières nominations, de la garde rapprochée du Président, qui sont exclusivement masculines.

Faire du nouveau ne se décrète pas, il faut des actes !
Les communistes continueront à mener le combat pour qu’enfin les droits des femmes soient considérés comme prioritaires, pour que le droit à l’IVG et à la contraception soit garanti et renforcé, pour débarrasser la société des violences faites aux femmes.
Laurence Cohen
Responsable  nationale du PCF
Pour les Droits des femmes et le Féminisme.

jeudi 18 mai 2017

Projection la SOCIAL à la fédération PCF de l'Isère

Belle soirée à la Fédération: projection de la Sociale puis présentation des candidat-es communistes qui nous communiquerons leurs idées et projet pour préserver notre service de prorectiin sociale et plus largement nos services publics. Ouverture du débat par Michel Cialdella qui a été administrateur Secu pour la cgt.

Huit gros dossiers "emploi" attendent le futur gouvernement

GS&M Industry, Whirlpool, William Saurin, Vivarte, Tati, Airbus, Nestlé... Huit plans sociaux et projets de restructuration, avec des milliers d'emplois en jeu, attendent le nouvel exécutif.

mardi 16 mai 2017

Intercession pour une délivrance de titre de séjour « vie privée et familiale » Pour Monsieur Ted Mallory MBINGOU, Madame Marie-Gaëlle NGO KENDEK et leur fille Camille




A l’attention de Madame Malerba
Cheffe de service
Service de l'Immigration et de l’intégration
Préfecture de l’Isère
12, Place de Verdun
38000 Grenoble
   Madame,
Je tenais tout d’abord à vous remercier d’avoir bien voulu ré-ouvrir le dossier de cette famille qui n’a eu de cesse de se battre depuis de longs mois pour éviter l’éclatement familial qui pèse lourdement sur leurs têtes, en raison des risques d’expulsion dans des pays différents qu’elles encourent. Avec courage malgré la peur, avec détermination malgré les barrières financières qui se sont dressées devant eux suite à leur perte du droit à travailler, avec sagesse aussi et respect des règles de la République qui les accueille en son sein, sans jamais céder au sentiment d’injustice face à des lois qui, si elles ont vocation dans notre pays à répondre aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, permettent aussi malheureusement l’expulsion de travailleurs sincères qui contribuent à la richesse de notre pays, ils ont gardé l’espoir de pouvoir continuer à travailler et vivre en famille dans notre pays.
D’ailleurs, contrairement aux idées véhiculées dans certains médias, l’immigration représente un coût de 68 milliards d’euros et des recettes de 72 milliards, donc un apport net de presque 4 milliards (OCDE). Les immigrés contribuent à alimenter la richesse par habitant d’un pays comme la France. Ils créent de la richesse et de l’emploi, car ils sont aussi consommateurs, cotisants et contribuables (TVA et autres impôts). Ils apportent également une diversité culturelle et professionnelle qui favorise l’économie du pays d’accueil.
C’est pour témoigner que c’est dans cet esprit républicain auquel je suis très attachée en tant qu’élue de progrès social qu’évoluent Marie-Gaëlle et Ted. Leur parcours démontre leur obstination à travailler et à progresser dans les tâches et responsabilités au sein de la société française, malgré tous les obstacles qu’ils ont traversés et su surmonter. Je les rencontre régulièrement depuis décembre et je peux attester que c’est une famille qu’il serait vraiment dommage de séparer sans espoir que ses membres revivent ensemble quelque part un jour, la situation dans chacun de leur pays d’origine ne permettant pas de compter sur la délivrance de titres de séjours pour les uns et les autres. A chaque occasion où nous échangeons, c’est un plaisir de partager leurs expériences de vie et de vision sur les sujets d’actualité qui nous entourent, et de trouver des espaces de discussion ouverts sur le monde, la politique, le social, le travail, la condition parentale, l’implication associative et militante. Pour moi, Marie-Gaëlle et Ted sont déjà des citoyens français à part entière, qui n’ont pas d’autre ambition que de gagner leur vie honnêtement, de construire une famille épanouie et paisible où partage et respect mutuel se ressentent avec bonheur quand on les côtoie. Il ne leur manque que l’autorisation de rester et travailler, que permettrait pourtant la circulaire Valls.
A Saint-Egrève la zone industrielle s’est développée avec notamment de nouvelles offres de restauration qui correspondent à l’expérience de Ted. Je ne doute pas qu’il soit très rapidement embauché, au vu des responsabilités et compétences qu’il a déjà exercées dans ce domaine et au vu de ses capacités relationnelles. Quant à Marie-Gaëlle, elle a assumé avec un courage remarquable la formation d’aide-soignante entreprise à plusieurs heures de trajet de chez elle, dans des conditions financières épouvantables et je ne doute pas une seconde, si l’épée de Damoclès qui pèse sur elle est également levée, qu’elle réussisse à obtenir son diplôme puis à trouver rapidement un emploi dans un secteur de la santé toujours en tension comme vous le savez.
Pour toutes ces raisons, j’espère de toute la force de mes valeurs humanistes que vous accorderez un regard bienveillant à cette situation et que vous statuerez en faveur d’une délivrance de titre de séjour qui leur permette de travailler et vivre parmi nous.
Je vous remercie pour votre attention à mon courrier un peu long, mais qui traduit tout mon attachement à ces personnes de qualité.
Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de ma haute considération.

Sylvie GUINAND,
Elue municipale,
Membre de l’ANECR et de l’ADECR

lundi 15 mai 2017

« Monsieur flashball » promu directeur de Cabinet du président Macron

Entretien avec Jeanne, co-responsable des Jeunes communistes de Rennes qui se souvient des méthodes de l’ex-Préfet de Bretagne nommé ce dimanche aux côtés du Chef de l’Etat à l’Elysée.

Patrice Strzoda a été nommé ce dimanche, directeur de cabinet du nouveau président de la République. Agé de 64 ans, énarque, ancien préfet de la région Bretagne, il fut promu directeur de cabinet du Premier ministre Bernard Cazeneuve, nommé à Matignon en décembre dernier, avant d'être nommé préfet de la région Ile-de-France entre les deux tours de la présidentielle.
L’homme est bien connu des manifestants contre la loi El Khomri
Jeanne, étudiante, co-responsable des Jeunes communistes de Rennes situe parfaitement le personnage.  « Il a été Préfet de Bretagne de 2013 à 2016, l’année où j’ai particulièrement appris le connaître ». La jeune femme était en effet de toutes les manifestations contre la loi de casse du Code du travail. A Rennes, le mouvement social a été particulièrement réprimé. « Pendant le mouvement, on a subi une violente répression. L’objectif étant d’ôter toute légitimité aux manifestants », résume Jeanne, qui évoque « une stratégie de conflit avec les policiers ». L’étudiante se souvient : « des forces de l’ordre toujours au plus près des manifestants, des jets de cartouches de gaz lacrymogènes à tir tendu, parfois même jetées n’importe où y compris dans le métro, des coups de matraques, des tirs de flashball au-dessus de la ceinture ».
On se souvient qu’un étudiant rennais a perdu un œil à cause d’un tir de flashball. « Or, le Préfet a toujours démenti avoir fait utiliser ce type d’arme », déplore encore aujourd’hui Jeanne.  « Nous avons vécu pas mal d’assignations à résidence, d’interdictions de manifestation », poursuit l’étudiante, qui relate encore « les cortèges divisés par les nassages, pour isoler les étudiants des travailleurs », « pour pousser les jeunes au pas de course avec des camions vers une grande avenue ». Tout un climat orchestré à coups de pressions physiques et psychologiques, inoubliables pour celles et ceux qui ont vécu ces événements.  « Tout était fait pour tenter de décrédibiliser le mouvement social. Pour générer de la violence du côté des manifestants », une manière de noyer « la contestation sociale », pour Jeanne.
"Strzoda aurait donc du mérite à avoir orchestré une telle répression" ?
Le fait que Patrice Strzoda soit nommé directeur de Cabinet de l’Elysée, qu’il bénéficie d’« une nouvelle promotion » révolte et inquiète Jeanne. « Il va forcément avoir à s’occuper des questions de Justice et de Sécurité… » Et quand on sait que le Code du travail va une nouvelle fois être attaqué… « Macron dit vouloir incarner le renouveau et prétend que ceux qui vont gouverner avec lui l’ont mérité…   Strzoda aurait donc du mérite à avoir orchestré une telle répression contre le mouvement social en 2016 ? A traquer les sans-papiers sans relâche ? Ca promet ! », commente encore la jeune communiste, prête à retourner mener bataille contre le projet de nouvelle casse du Code du Travail promise par le nouveau locataire de l’Elysée, « et surtout prête à aller discuter avec les gens des projets d’Emmanuel Macron pour leur donner envie de descendre encore plus massivement dans la rue ».