vendredi 4 avril 2025

Grenoble. Le PCF met cartes sur table pour les municipales


 Isabelle Peters, cheffe de file des communistes pour le prochain scrutin municipal, et Emeric VIbert, secrétaire de la section communiste de Grenoble.

Les communistes vont soumettre leurs propositions à la population grenobloise. Ils appellent à l’union des partis et mouvements de gauche dès le premier tour de l’élection municipale. Et soulignent qu’il y a urgence à sortir du vase clos pour permettre aux Grenoblois·es de s’exprimer sur leur avenir.

Ce n’est pas d’aujourd’hui. Dès le mois de décembre 2023, les communistes grenoblois avaient appelé leurs partenaires de la gauche grenobloise à se rassembler pour construire un projet et une équipe en vue de la prochaine échéance municipale.

Un appel réitéré par Emeric Vibert, secrétaire de la section communiste, et Isabelle Peters, cheffe de file choisie par les communistes, lors d’une rencontre avec la presse, ce 19 mars.

Les communistes grenoblois se sont en effet réunis en assemblée générale le 8 mars dernier pour désigner Isabelle Peters, à l’unanimité, comme leur porte-parole au sein du collectif qui rassemble les partenaires de la majorité actuelle. Assemblée générale également mise à profit pour adopter les grandes lignes du programme qu’ils vont proposer aux Grenoblois. « Nous allons engager le débat, explique Emeric Vibert, il faut sortir du vase clos pour débattre avec la population de ce que devront être les choix municipaux lors du prochain mandat. »

De premières pistes de propositions à enrichir

Les propositions communistes tiennent en six premiers volets : la sécurité, les transports, le logement, la démocratie locale, les services publics, et la culture.

Sur la sécurité, Isabelle Peters rappelle d’abord que « la zone de police de Grenoble compte six policiers nationaux de moins que lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé à la présidence de la République ». C’est la droite qui est à l’origine de l’insuffisance des moyens de la police. Les communistes déclinent une série de propositions pour que la ville assure une mission de coordinations des actions de prévention mais aussi d’intervention pour lutter contre le narcotrafic, étant entendu que « la municipalité n’a par les moyens de se substituer aux carences de l’Etat ».

Dans le domaine des transports, les communistes rappellent leur engagement de longue date pour la gratuité des transports – ils ont été membres fondateurs du collectif pour la gratuité. Ils se félicitent de la gratuité partielle mise en ouvre à Grenoble et appellent à poursuivre dans cette voie.

Pour le logement, les communistes proposent de construire davantage de logements sociaux en poursuivant les cessions de foncier municipal aux bailleurs sociaux à des prix attractifs. Ils proposent également de développer l’encadrement des loyers.

La démocratie constitue l’un des points où les communistes suggèrent d’améliorer la politique municipale. Par une simplification des dispositifs de démocratie participative qui doivent être plus lisibles et par une amélioration de l’information nécessaire au débat dans la population.

La culture est l’un des chapitres importants de propositions communistes. Avec une série de propositions pour en faciliter l’accès et permettre aux citoyens d’en être acteurs.

Enfin, concernant les services publics, outre l’impératif de maintien des services publics de proximité, les communistes proposent une effort particulier dans le domaine de la santé.

Qui dans la prochaine majorité

« Ce sont de premières pistes de propositions, précise Emeric Vibert, nous allons engager le débat pour les enrichir, les faire évoluer, les compléter. » Un débat qui aura également lieu avec les formations de gauche : « nos propositions seront versées au pot commun de la gauche ; nous allons naturellement les défendre », sourit Isabelle Peters.

Reste la question du périmètre de la prochaine majorité municipale – dont le parti socialiste, bien que membre du Nouveau Front populaire ne fait pas partie. Reste également l’incertitude quant à la participation de la France insoumise à une liste commune de la gauche dès le premier tour de l’élection municipale.

« La population qui ne doit pas être mise à l’écart de la construction du projet »

« Nous souhaitons une liste unie dès le premier tour, précise Emeric Vibert, les fusions d’entre deux tours sont toujours difficiles dans le contexte d’une désunion au premier qui laisse toujours des traces. » D’où l’appel au dialogue, une nouvelle fois lancé par les communistes. « Nous avons déjà perdu trop de temps », estime Emeric Vibert, qui note que l’incertitude quant aux choix de la France insoumise crée une difficulté pour avancer.

La question de l’élargissement de la majorité municipale au Parti socialiste est également en suspens. « Elle ne va pas de soi », constate Isabelle Peters, raison de plus pour nouer un dialogue exploratoire, sachant que les socialistes grenoblois devraient désigner leur chef de file le 3 avril prochain.

« L’essentiel pour nous, aujourd’hui, c’est le dialogue avec la population qui ne doit pas être mise à l’écart de la construction du projet, insiste Emeric Vibert, et c’est pourquoi nous allons, pour ce qui nous concerne, multiplier les rencontres, publier un journal mettre en débat nos propositions et développer une campagne d’information sur les réseaux sociaux. »

jeudi 3 avril 2025

Grenoble. « Imposons la fin des massacres et du génocide en Palestine ! »


 

Samedi 29 mars, tandis que les Palestiniens de Gaza se font massacrer et que les Palestiniens de Cisjordanie vivent la répression quotidienne, l’Association France Palestine solidarité (AFPS) appelait à un rassemblement, rue Félix Poulat.

Les mots d’ordre de l’appel à manifester étaient : stop au génocide, cessez-le-feu immédiat à Gaza, non au projet d’expulsion des Palestiniens de Gza, non à l’épuration ethnique en Cisjordanie.

François Moscato, président de l’AFPS Isère, très ému et en colère, a dénoncé le massacre en cours qui mériterait une plus forte mobilisation :  « C’est bien une guerre totale contre le peuple palestinien dans son ensemble qu’Israël a déclaré après le 7 octobre 2023. A Gaza, pendant les deux mois  de trêve, le génocide a, continué, « à bas bruits », avec une remonté progressive de la violence : la faim, la soif et la privation de soins sont de nouveau employées comme   arme de  guerre… La feuille de route de Trump et Netanyahou est sans ambiguïté : transfert forcé et expulsion des Palestiniens, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, apartheid et génocide, complétée par un cynisme absolu  avec l’hypothèse énoncée de la transformation de Gaza en Riviera. » À l’issue de son intervention il a appelé les manifestants à faire pression pour « l’application du droit international qui garantira la protection du peuple palestinien en lui permettant de vivre enfin en paix et en sécurité sur sa terre. »

François Moscato au cours de son intervention.

Sandrine Nosbé, députée de la 9e circonscription de l’Isère est intervenue ensuite. Elle a dénoncé « des milliers d’arrestations arbitraires, de la torture dans les  prisons, sans  compter le bombardement systématique des  hôpitaux et des camps de  réfugiés, ou les assassinats de journalistes. C’est ce qui vaut à Netanyahou et à son chef des  armées un  mandat d’arrêt international de la Cour  pénale  internationale pour  crime  de   guerre et  crime contre l’humanité. »

Puis elle a insisté sur l’action à mener. « Et en tant que  militantes, nous ne  devons  rien lâcher : Militer pour des sanctions, des désinvestissements et des boycotts, ça marche ! Axa s’est désengagée de plusieurs  banques israéliennes l’été dernier, Carrefour a eu d’immenses difficultés et l’idée d’un embargo sur les armes a énormément   progressé. »

Les manifestants, environ 250, ont défilé de la rue Félix Poulat au musée.

Un tract était distribué par les militants de l’AFPS, la Ligue des droits de l’homme et la Fédération internationale pour les droits humains, appelant à scanner un QR code pour accéder à une pétition pour demander « que la France agisse pour la fin de l’occupation Israélienne de la Palestine. »

À l’arrivée du cortège, devant le musée de Grenoble.

Expression Politique Elus (e) Crolles 20020


 

mercredi 2 avril 2025

Délégation du MJCF à Cuba : un engagement politique et solidaire

Le Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) organise un voyage politique et de solidarité à Cuba d’une dizaine de jours en août 2025.

Cette initiative s’inscrit pleinement dans la mission du MJCF en tant qu’organisation de jeunesse communiste, visant à des liens avec les camarades cubains, à apprendre de leur expérience face à l’impérialisme et au blocus, et à développer des initiatives de solidarité.

La constitution de cette délégation est un processus sélectif, ouvert aux adhérent·es du MJCF majeur·es et à jour de leurs cotisations. Un aspect essentiel de l’organisation de cette délégation réside dans le financement.

C’est ici que le rôle des fédérations du MJCF devient crucial. Elles sont encouragées à mettre en place diverses initiatives pour aider au financement des mandats de leurs adhérent·es. Parmi les exemples de financement, on retrouve ‘appel aux dons et l’organisation d’initiatives politiques telles que des soirées festives et des conférences. Cette mobilisation témoigne de l’engagement collectif du MJCF envers cette initiative politique d’envergure.

Participer à cette délégation représente une opportunité unique d’approfondir la compréhension des luttes internationales, de renforcer l’action politique en faveur de Cuba et d’instruire des projets de coopération à réaliser au retour du voyage. Le programme du voyage est riche et varié, comprenant des rencontres avec l’Union de la jeunesse communiste, des organisations étudiantes et de jeunesse, ainsi que des organisations politiques et de masse. Des visites d’institutions telles que des foyers, des coopératives, des musées, des hôpitaux et des projets communautaires sont également prévues, offrant un aperçu concret de la réalité cubaine. Des conférences sur la révolution cubaine, le marxisme et le blocus viendront enrichir la réflexion politique des délégué·es.

L’organisation de la délégation du MJCF à Cuba pour l’été 2025 est rendue possible grâce à la mobilisation des jeunes communistes. Le calendrier prévoit des étapes clés, avec la préparation de la délégation et les initiatives de financement dans les fédérations avant le voyage en août, suivies de la restitution et de la valorisation du voyage à partir de septembre.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1035 du 26 mars 2025.

 

mardi 1 avril 2025

Condamnation de dirigeants du RN : réaction du PCF


 Publié le 31 mars 2025

Madame Marine Le Pen, huit anciens eurodéputés du Rassemblement National et d'autres cadres de ce parti ont été condamnés ce jour par le tribunal de Paris.

L’ancienne présidente du RN a été reconnue coupable de détournement de fonds publics et condamnée à une peine de quatre ans d’emprisonnement dont deux ans ferme, aménageable avec un bracelet électronique, à 100 000 euros d’amende, et à cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire.

La justice a rendu son verdict et sa décision s'impose à tous et toutes. Personne n’est au-dessus des lois. La justice ne doit pas faire de distinction entre les puissants et les citoyens. C’est là un fondement inébranlable et la garantie de la démocratie.

La séparation des pouvoirs doit être respectée. Les institutions républicaines doivent fonctionner librement sans pression politique.

Ce jugement doit être considéré pour ce qu'il est : le rappel de l'égalité devant la loi et la nécessaire probité des représentants.

Paris, le 31 mars 2025

Parti communiste français.

lundi 24 mars 2025

Le Travailleur Alpin

La Fête du Travailleur Alpin 2025

Du 27 juin 2025 17:00
Au 28 juin 2025 23:55
Parc Marius Camet,Avenue du Général de Gaulle,38120, Saint-EgrèveFrance

Description

La Fête du Travailleur Alpin 2025 aura lieu au parc Marius Camet à Saint-Egrève (Isère - 38) les 27 et 28 juin 2025 pour sa 96ème édition !

// VENDREDI 27 JUIN (17h - 1h) 
★ Lofofora
★ Krav Boca
★ OPUS CREW
★ Potentiel Limité

// SAMEDI 28 JUIN (10h30 - 1h) 
★ Debout sur le Zinc
★ Desertstreet
★ Mecanik Skankers
★ Seleynora

 

samedi 21 décembre 2024

Cyclone Chido à Mayotte : le Secours populaire de l’Isère appelle aux dons

 


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Les secouristes à pied d'œuvre dans les décombres à Mayotte, ravagée par le passage du cyclone Chido. © Communication UIISC 7
La fédération de l'Isère du Secours populaire français a lancé, ce lundi 16 décembre, un appel aux dons financiers, pour venir en aide aux populations sinistrées, victimes du cyclone Chido qui a dévasté Mayotte samedi 14 décembre. Les dégâts sont immenses et les autorités craignent un bilan humain dramatique (vingt morts selon un décompte provisoire mais sans doute des centaines, voire plusieurs milliers).

Quarante-huit heures après le passage dévastateur du cyclone Chido, qui l’a frappée de plein fouet ce samedi 14 décembre, Mayotte commence à panser ses plaies. Mais la situation sur place est apocalyptique et il faudra du temps aux Mahorais pour reconstruire leur île, leurs habitations, leurs infrastructures… Et aussi pour se reconstruire. Car le bilan humain s’annonce très lourd.

Classé « cyclone tropical intense », Chido a dévasté Mayotte, détruisant bâtiments et habitations. © Communication UIISC 7

Officiellement, le dernier point provisoire établi ce lundi, par le Centre ministériel de veille opérationnelle et d’alerte, faisait état de vingt morts. Un nombre très largement sous-évalué, de l’aveu même du préfet de Mayotte, qui redoute « plusieurs centaines » de décès, a minima. « Peut-être approcherons-nous le millier, voire quelques milliers » de morts, a ainsi déclaré François-Xavier Bieuville, interviewé sur la chaîne publique Mayotte la 1ère.

Dans ce contexte, la fédération de l’Isère du Secours populaire français (SPF) a immédiatement activé son dispositif de solidarité envers les victimes de catastrophes naturelles. L’association lance donc « un appel aux dons financiers sur son fonds d’urgence pour venir en aide aux populations touchées par le cyclone Chido », à Mayotte et — à un degré moindre — dans les autres îles de l’archipel des Comores, annonce-t-elle dans un communiqué diffusé ce lundi 16 décembre.

Un pont aérien a aussitôt été mis en place entre La Réunion et Mayotte. © Préfecture de Mayotte

Le Secours populaire de l’Isère a d’ores et déjà pris contact avec ses partenaires mahorais et comoriens, afin d’agir rapidement tout en fournissant « un soutien aux sinistrés qui va s’inscrire dans la durée ». Maisons et bâtiments détruits, électricité coupée, réseau de téléphonie hors-service, eau potable et nourriture manquantes… Dans le département le plus pauvre de France, « d’importants dégâts sont à déplorer et les personnes vulnérables vivant dans des habitats précaires ont subi de plein fouet les vents violents », souligne l’organisation.

Les cases et baraquements de fortune abritant de nombreux immigrés — essentiellement des Comoriens sans-papiers — ont ainsi été ravagés, transformés en amas de tôles et de bois, à l’image de Kawéni, le plus grand bidonville de France, en périphérie de Mamoudzou, totalement rasé par le cyclone. Il y a urgence : « Le Secours populaire a besoin de moyens financiers pour soutenir les sinistrés, mais également apporter une aide pour rééquiper des structures collectives et organiser des journées bonheur afin de permettre une bouffée d’oxygène loin des tracas quotidiens. »

À Mamoudzou et dans toute l’île, la quasi-totalité des habitats précaires ont été rayés de la carte. © Communication UIISC 7

L’association, qui a déjà noué « des liens forts » avec différentes structures mahoraises, s’adresse donc à « toutes les bonnes volontés ». Donateurs, bénévoles, partenaires, entreprises, personnalités… Tous sont invités à « se mobiliser pour apporter une solidarité concrète et chaleureuse aux familles sinistrées », implore le SPF.

Atos : actionnaires et cabinets de conseil se sont goinfrés, laissant le cours de l’entreprise à... 0,002 euro

L’actuel plan de redressement du fleuron français du numérique donne faim à des fonds d’investissement. Les cabinets de conseil se sont déjà servis.

Le cours de Bourse du groupe de services informatiques Atos avoisinait ces derniers jours… 0,002 euro. Si la dégringolade de l’ancien fleuron français se poursuit donc, elle fait aussi des heureux. Entre les augmentations de capital qui viennent de donner lieu à un jeu de bonneteau et les révélations, ce mercredi, de la Lettre, Off investigation et Libération, concernant des centaines de millions d’euros versés par les directions successives à des cabinets d’avocats, de consultants et des banques d’affaires, en conseils stratégiques ou financiers fumeux, Atos reste une bonne affaire pour ceux qui savent en profiter.

Comme le prévoit le plan de sauvegarde accéléré adopté par le tribunal de commerce spécialisé de Nanterre, le 15 octobre, une opération d’augmentation du capital a été menée. Dans le but de convertir 2,9 milliards de dettes et d’apporter 1,5 milliard d’euros de financements, les actionnaires créanciers du groupe perclus de dettes (près de 5 milliards d’euros) étaient invités mi-novembre à transformer leurs actions d’Atos en bons de la nouvelle société Atos SE.

Se débarrasser de financiers court-termistes

« La mise en œuvre (…) entraînera une émission massive de nouvelles actions et une dilution substantielle des actionnaires actuels », avait prévenu l’actuelle direction. Ça n’a pas raté : les petits porteurs ont été tondus. Selon les résultats communiqués lundi, 179 milliards de ces actions converties se baladent, pour une valeur de 0,0001 euro chacune.

De la monnaie de singe qui commence à allécher les afficionados de la vente à la découpe. Ainsi, le fonds d’investissement alternatif new-yorkais D.E Shaw & Co, LP, spécialisé dans l’informatique, détient désormais 9,95 % du capital et des droits de vote.

Car, si l’État français est entré le 25 novembre en négociation exclusive pour mettre la main sur Advanced Computing, la branche des supercalculateurs stratégiques, Atos, qui fournit au moins la moitié des infrastructures numériques de nos services publics, détient de belles pépites… que les dirigeants mettent en vente régulièrement.

Après la filiale Atos Italie et EcoAct, Worldgrid vient d’être vendue. « Le groupe pourrait redevenir rentable, assure Pascal Besson, délégué CGT à Atos Eviden. Pour ça, il faudrait que l’État se débarrasse de notre gouvernance, composée de financiers court-termistes, et qu’il investisse, comme il vient de le faire en nationalisant les câbles sous-marins d’Alcatel, pour relancer la machine et engranger très vite des dividendes. »

La puissance publique ne semble pas en prendre le chemin. D’autant que l’image d’Atos n’en finit pas de s’abîmer. Ces trois dernières années, les directions successives auraient déboursé entre 600 et 700 millions d’euros en honoraires auprès de cabinets d’avocats, de consultants et autres banques d’affaires, selon un fichier confidentiel interne dévoilé par un salarié en quête du statut de lanceur d’alerte.

Un rapport d’information sénatorial d’avril 2024 évoquait déjà plus de 700 millions d’euros dépensés depuis 2019 pour la réalisation de trois plans de réorganisation. « Voilà des années que l’on réclame en CSE de connaître ces coûts. C’est pire qu’imaginé », se désole Pascal Besson.