samedi 31 octobre 2026

Attentat de Trappes. Contre la « haine raciste », le PCF Grenoble appelle à l’unité

Un rassemblement était organisé lundi 26 octobre sur le parvis de la MC2, à Grenoble, par différents collectifs et associations membres de la Coordination antiraciste. © Édouard Schoene
La section de Grenoble du PCF a réagi ce mardi 27 octobre, dans un communiqué, à l'attentat raciste qui a fait un mort et cinq blessés, vendredi 23 octobre, à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Elle appelle à l'unité pour lutter contre la banalisation actuelle des discours de haine, en particulier de la part des politiques et médias "d'extrême droite et de droite extrême". Les communistes grenoblois assurent se tenir "aux côtés de toutes les associations qui luttent et qui s’engagent contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie".

« Refusons que la haine raciste fasse la loi dans notre pays ! » C’est un cri du cœur que lance la section de Grenoble du PCF ce mardi 27 octobre, dans un communiqué, quelques jours après l’attentat raciste commis par Kevin T., qui a ouvert le feu sur plusieurs personnes, vendredi 23 octobre, à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, assassiné, cinq blessés, dont une enfant de 12 ans très grièvement… Le bilan est lourd et le choc immense.

Au lendemain de l’hommage rendu par des habitants, sur le parvis de la MC2, à l’initiative d’organisations antiracistes et d’associations des quartiers populaires, les communistes grenoblois ont eux aussi tenu à réagir. Car « la gravité de ces actes nous oblige », soulignent-ils. Et d’évoquer le contexte actuel marqué par la banalisation des paroles racistes. Un moment où « les préjugés et les discours de haine se multiplient de la part de l’extrême droite et de la droite extrême ».

Plus d’un millier de Grenoblois et Grenobloises sont venus rendre un hommage poignant aux victimes de l’attentat. © Édouard Schoene

Derrière l’assassin, les responsables ne manquent pas en effet. « La classe des privilégiés impose dans le débat public via leurs médias des discours de haine et désigne des boucs émissaires », dénonce ainsi le PCF Grenoble, qui met en garde : « Restons unis face à ceux qui cherchent à nous diviser. »

« Personne, absolument personne, ne doit avoir peur de sortir dans la rue, d’aller travailler ou d’accompagner ses enfants à l’école en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion. »

L’occasion également de rappeler une évidence. « Personne, absolument personne, ne doit avoir peur de sortir dans la rue, d’aller travailler ou d’accompagner ses enfants à l’école en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion », martèlent les communistes. « Quelles que soient nos origines, battons nous pour une société où chacune et chacun puisse vivre dignement. »

Le PCF Grenoble réitère donc son appel à l’unité. Il « se tient aux côtés de toutes les associations qui luttent et qui s’engagent contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie. Avec elles, les syndicats, les forces politiques et les habitantes et habitants, nous appelons à élargir la mobilisation, en solidarité avec les victimes de Trappes et de La Verrière », conclut la section.

 

Les lycéens commencent à faire plier le gouvernement, mais le compte n’y est pas

Il aura fallu plus de cinq semaines au gouvernement pour commencer à écouter les lycéens ! Cinq semaines de surdité, d’obstination, de répression et d'humiliations depuis que des blocages ont commencé mi-septembre. Pourtant les revendications sur le bâti insalubre, sur le manque d’enseignants et sur l’injustice de Parcoursup datent de plusieurs années. Les gouvernements successifs depuis plus de vingt ans ont créé les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui

La pseudo-concertation menée avec une partie seulement des organisations lycéennes débouche sur un message clair du Premier ministre : il refuse de remettre en cause la logique budgétaire qui a provoqué la colère !

À l’heure de tous les défis, un haut niveau de formation devient indispensable. Étudier doit redevenir un droit pour toutes et tous et non une compétition sauvage pour se disputer les miettes de l’enseignement supérieur.

Le Premier ministre n’annonce que 15 000 places supplémentaires, alors qu’il en faut 300 000 dans le service public. Il faut accueillir les 126 500 candidats restés sans affectation cette année, ceux qui attendent depuis plus d’un an et les 150 000 jeunes contraints de se tourner vers le privé, au prix de frais exorbitants et de l’endettement de leurs familles. Il faut aussi anticiper l’arrivée des générations suivantes, qui seront nombreuses pendant encore dix ans.

Parcoursup est avant tout l’interface numérique qui masque le manque de places au lieu de le résoudre. Son rôle est de faire porter aux jeunes et à leurs familles la responsabilité de l’absence d’affectation, alors que le problème est celui du manque de moyens. Entre 2004 et 2024, le nombre d’étudiants a augmenté de 33 %, tandis que celui des enseignants titulaires du supérieur a diminué de 8 %. Face à ce problème majeur, le Premier ministre n’annonce aucune création de poste dans le supérieur pour encadrer les nouvelles places en IUT et en santé évoquées.

Dans le secondaire aussi, les lycéens réclament des moyens. Les places annoncées en BTS ne répondent pas à tout : seront-elles créées dans le public et avec quels enseignants, alors que les familles sont trop souvent contraintes de se tourner vers un privé coûteux ? Depuis 2003, 66 000 postes ont été supprimés dans le secondaire. L’annulation des 800 suppressions prévues en 2027 constitue une première victoire, mais les 1 900 postes annoncés compensent essentiellement les suppressions de la rentrée 2026. Lecornu ne propose donc aucune véritable création nette de postes et méprise une fois encore les revendications des lycéens. De même, La pause méridienne d’une heure ne suffira pas tant que le gouvernement refuse de revenir sur la réforme Blanquer. Il faut déblanquériser le lycée et recruter des enseignants.

Le « Plan Jeunesse » 2027-2032 de Fabien Roussel propose 90 000 recrutements et formations en cinq ans, ainsi que le dégel du point d’indice et le rattrapage du retard salarial. Pour les bâtiments scolaires, nous exigeons un plan d’urgence de 5 milliards d’euros et des prêts à taux zéro, plutôt qu’un simple prêt à taux réduit qui renvoie la responsabilité aux régions sans leur donner les moyens d’agir. Enfin, réformer Parcoursup avant de le remplacer ne répond pas à l’urgence. Les parlementaires communistes dénoncent depuis longtemps son caractère sélectif. La proposition de loi déposée le 2 mars 2026 par les sénateurs du groupe CRCE-K vise notamment à garantir la transparence des algorithmes et l’égalité d’accès aux candidatures dans les Outre-mer. Nous proposons une plateforme publique d’orientation, avec des personnels qualifiés pour informer, conseiller et accompagner chaque jeune vers la formation de son choix et l’accompagner en cas de réorientation.

Le débat doit donc désormais porter sur le budget de la Nation. Contrairement au discours dominant, l’austérité n’est pas une fatalité imposée par la dette. Les cadeaux fiscaux, les profits insuffisamment taxés et les intérêts versés à la finance sont autant de choix politiques. La suppression du Crédit impôt recherche, qui représente 8 milliards d’euros par an, permettrait de récupérer des moyens considérables : Sanofi, par exemple, a reçu plus d’un milliard d’euros en dix ans tout en supprimant des postes de chercheurs. L’argent existe : il faut le mobiliser pour garantir à toutes et tous le droit de vivre dignement.

Boycottés par Lecornu, les jeunes communistes appellent à reprendre les mobilisations et les blocages le 2 novembre. Le PCF organisera une distribution massive devant les écoles le 3 novembre. Toutes ses structures sont mobilisées pour réussir ces initiatives et préparer la grande manifestation interprofessionnelle du 5 novembre.


Paris, le 26 octobre 2026
Parti Communiste Français 

 

vendredi 30 octobre 2026

Le 5 novembre on accélère !!!



 Le 5 novembre on accélère !!!

Toutes et tous en grève et en manif !
Ci-dessous les manifestations prévues en Isère :
📅 Grenoble
📍 Départ : Alsace Lorraine
🕚 Horaire : 11h00
📍 Arrivée : Préfecture
📅 Vienne
📍 Départ : Gare routière - Champ de Mars
🕚 Horaire : 9h30
📅 Roussillon
📍 Départ : Foyer Henri Barbusse
🕚 Horaire : 10h00
📅 Bourgoin
📍 Départ : Place Saint Michel
🕚 Horaire : 10h00
📅 Voiron
📍 Départ : Place Jacques Antoine Gau
🕚 Horaire : 14h00
📅 Saint-Marcellin
📍 Départ : Fontaine Place du Champ de Mars
🕚 Horaire : 16h00

jeudi 29 octobre 2026

Equateur : démocratie en danger - Liberté pour Luisa González !


 Le Parti communiste français dénonce avec force l'arrestation de Luisa González, survenue le 22 octobre. Deux fois candidate à l'élection présidentielle, portant les couleurs du parti de gauche progressiste Révolution citoyenne, contre l'actuel président Daniel Noboa, Mme González est accusée d'irrégularités dans le financement de sa campagne de 2023. 

Cette arrestation constitue une nouvelle attaque, d'une très grande gravité, contre les libertés démocratiques en Équateur. Depuis plusieurs mois en effet, une véritable offensive est menée par Daniel Noboa contre toute opposition de gauche à son gouvernement.

Parmi les mesures prises ces derniers mois, on note particulièrement : 
      ⁃     La proscription de Révolution citoyenne pour neuf mois et l'avancement de la date des élections locales au 29 novembre prochain, pour empêcher la participation du principal parti d'opposition,  la tête de de nombreuses collectivités locales ;
      ⁃     La proscription d'autres partis portant les candidatures issues de RC, dont le mouvement AMIGO et un harcèlement contre Pachakutik, Unidad Popular ou le Parti socialiste ;
      ⁃     L'annulation de près de la moitié des 6000 candidatures locales par les autorités électorales ;

Le PCF dénonce l'instrumentalisation du système judiciaire par le gouvernement équatorien, qui l'utilise en tant qu'arme de persécution politique. Ce faisant, Daniel Noboa conduit l'Equateur vers un régime autoritaire, visant à garantir les intérêts de l'oligarchie locale et la soumission à Donald Trump. 

Nous dénonçons par ailleurs les menaces proférées à l'encontre des acteurs du mouvement universitaire, notamment contre le professeur Santiago Rosano et le dirigeant étudiant Mauricio Ochoa (FEUE Cuenca). 

Nous appelons les autorités françaises et européennes à condamner la dérive autoritaire en cours en Équateur et à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la libération de Luisa González et la participation libre et équitable des forces d'opposition aux prochaines élections. 

Parti communiste français 
Paris, le 24 octobre 2026

mercredi 28 octobre 2026

24 octobre : une nouvelle réussite contre un pouvoir méprisant et liberticide !


 Près de 800 000 personnes ont manifesté ce samedi. Lycéens, salariés, retraités : la mobilisation a de nouveau rassemblé celles et ceux qui refusent de payer toujours plus cher pour vivre et veulent un avenir pour la jeunesse du pays.

Le Parti communiste français, pleinement mobilisé partout en France avec ses organisations locales, salue la réussite de cette journée ainsi que le travail des organisations syndicales et de jeunesse qui l’ont rendue possible.

Jeudi, Fabien Roussel, Stéphane Peu et Cécile Cukierman étaient venus à Matignon exiger des réponses sur les salaires et les prix de l’énergie. Le pouvoir a une nouvelle fois refusé de répondre aux immenses attentes que la mobilisation exprime. Depuis, Emmanuel Macron a jugé « recommandé » de ne pas manifester. Des cortèges déclarés ont été interdits et des parcours modifiés au dernier moment. Les opérations de maintien de l'ordre ont à nouveau conduit à des blessés. Nous dénonçons cette dérive liberticide. L’État doit garantir la liberté de manifester !

À Orléans, la mobilisation contre le Rassemblement national a rappelé que l’extrême droite n’apporte aucune réponse aux travailleurs, qu'elle peut conduire au pire comme en témoigne l’attaque terroriste raciste de Trappes et de La Verrière. Nous renouvelons notre solidarité aux victimes et à leurs proches. Le pays a besoin d’égalité et de solidarité, pas de la violence nourrie par l'extrême droite, la droite extrême et de nombreux médias diffusant leurs idées de haine.

Avec Fabien Roussel, les communistes appellent à une mobilisation durable contre l'extrême droite et à une rupture avec la politique du pouvoir qui protège et sert les intérêts capitalistes. Des choix ambitieux doivent être faits, à commencer par produire en France, s'attaquer au coût du capital et mieux rémunérer le travail, faire vivre les services publics pour répondre aux besoins du pays et au défi climatique plutôt qu'alimenter les dividendes et la guerre.

Dès demain, les communistes poursuivront le débat devant les entreprises, dans les lycées et dans les quartiers. Faisons grandir partout la mobilisation par la grève. Avec les organisations syndicales, si le gouvernement  n’apporte pas de réponse aux attentes légitimes qui s’expriment avec force, nous appelons à faire du 5 novembre une journée importante de la mobilisation dans les entreprises, avec les lycéens et les étudiants. L'union du monde du travail et de la jeunesse sera déterminante.

Paris, le 24 octobre 2026

Parti communiste français

mardi 27 octobre 2026

Victoire de Lula et du peuple brésilien !



 

La victoire de Lula à 51,8 % des voix est le fruit d’une mobilisation sans précédent du peuple brésilien. Elle a déjoué une véritable tentative de coup d’État de l’extrême-droite bolsonariste et de la fraction de la bourgeoisie brésilienne qui la soutient, aidées par l’impérialisme étatsunien et ses relais.

L’avalanche de tentatives de manipulations par des fausses nouvelles et par l’intelligence artificielle, ainsi que les menées séditieuses des bolsonaristes qui ont dressé des barrages sur les routes et empêché les transports de circuler dans les régions populaires favorables à la gauche, n’y auront rien fait. Lula est élu avec une participation historique. C’est la victoire de la gauche et c’est une victoire du peuple travailleur. La mobilisation populaire a été essentielle pour rendre la victoire possible.

Elle démontre qu’il est possible de faire reculer l’extrême-droite et de la battre autour d’orientations politiques alliant conquêtes sociales, développement souverain pour les intérêts du monde du travail, paix et multilatéralisme. Cette victoire a un impact majeur tant pour la région que pour le monde. Face à Trump et à ses acolytes, la voix de la souveraineté populaire et de paix est renforcée.

Mais, la bataille pas terminée.  L’extrême droite menace de sédition en refusant de reconnaître sa défaite. Elle est majoritaire au Parlement et peut enclencher une procédure de destitution comme cela fut le cas contre Dilma Rousseff en 2016.

Le PCF félicite le peuple brésilien, Lula, le Parti des Travailleurs et le Parti communiste du Brésil. Il reste à leurs côtés dans les combats qui s’annoncent.

Parti communiste français, 26 octobre 2026

vendredi 23 octobre 2026

Déclaration d'Emmanuel Macron : aucune réponse aux attentes du pays pour continuer à servir les profits


 Emmanuel Macron reconnaît la légitimité des revendications mais il refuse d’en nommer les causes ! Des centaines de milliers de personnes ont manifesté parce que leur travail ne leur permet plus de vivre dignement et que leurs enfants n'ont pas de perspective d'avenir. Le président invoque le prix du pétrole et le conflit dans le Golfe. Il ne dit rien des profits des multinationales de l'énergie comme TotalEnergies, des salaires bloqués, des services publics affaiblis ni du budget d’austérité préparé pour 2027. 


Qui crée les richesses, paie et qui profite ? 

C’est la question de classe qu’il écarte : le conflit entre le capital et le travail.

Interdire des rassemblements et renvoyer les Françaises et les Français, les citoyennes et citoyens mobilisés, à la prochaine présidentielle ne répond à rien. 

Manifester et faire grève font partie de la démocratie. Le gouvernement doit garantir le droit constitutionnel de manifester. Les violences, destructions de lieux publics et de commerces ne sauraient priver des centaines de milliers de personnes de leurs droits.

Le Premier ministre veut réunir les organisations syndicales et politiques ? Qu’il présente dès maintenant des décisions. Le PCF a clairement condamné les violences et n'acceptera pas l'inaction politique.


L'heure est à augmenter les salaires et les pensions, bloquer le prix du carburant à 1,60 € le litre, donner des moyens immédiats à l’école et à tous les services publics et renoncer à l’austérité. Reprenons la maîtrise de l’énergie avec TotalEnergies et Engie publics aux côtés d’EDF. Faisons contribuer les grandes fortunes et les revenus financiers, donnons de nouveaux pouvoirs aux salariés. Mobilisons des moyens pour les politiques publiques locales conduites par les collectivités. Nos collectivités qui sont au cœur de la réponse aux besoins des populations ne doivent plus être étranglées financièrement !

Une toute autre politique est nécessaire pour répondre aux besoins sociaux et écologiques. C'est le sens de notre proposition d'un fonds d'avance de 100 milliards d'euros. Et c'est possible ! Commençons par arrêter de distribuer 211 milliards d'euros aux grandes entreprises sans critère.

Fabien Roussel a proposé une conférence sociale associant les organisations de jeunesse. Elle doit déboucher sur des engagements chiffrés et datés, sans attendre 2027. Le PCF contribuera à construire la journée de grèves et de manifestations du 5 novembre.

Paris, le 18 octobre 2026
Parti communiste français.

jeudi 22 octobre 2026

Faisons vivre cette France qui respecte son peuple et protège ses enfants

La France est encore au bord du précipice, plongée dans l’effroi, la stupeur face aux violences de ces derniers jours, mais aussi face à un mur de colère qui s’agrège depuis des semaines du fait de la vie chère et de l’absence de réponse du gouvernement.

Le PCF appelle ses militants, ses élus à participer aux élans de solidarité pour nettoyer les rues, réparer les dégâts provoqués hier par des casseurs. Il apporte son soutien aux maires qui se retrouvent face à des équipements publics dévastés comme aux commerçants qui se sont fait piller.

Tous ces actes de vandalisme contribuent à détourner les immenses attentes des 800 000 manifestants qui, eux, ont défilé pacifiquement. Mais qui, aussi, se sont fait parfois charger, nasser dans le cadre d’une politique de maintien de l’ordre tout aussi violente et inconséquente.

Fabien Roussel appelle à rester attentif au mouvement populaire qui s’exprime depuis plusieurs semaines, venant de toutes professions, de toutes les générations. Ne pas répondre à ces attentes ne produira que colère et désespérance.

C’est pourquoi, en ces heures graves, Fabien Roussel appelle le gouvernement à convoquer rapidement une conférence sociale avec les organisations syndicales et patronales, en y associant les organisations de jeunesse afin de trouver les réponses aux revendications qui s’expriment depuis maintenant plusieurs semaines: Lycéens, étudiants, pompiers, pêcheurs, routiers, agriculteurs, policiers, salariés du public comme du privé, retraités… la crise touche toutes les professions, toutes les générations. Il faut y répondre. Le parlement devra être associé à ces discussions et pouvoir inscrire dans le projet de budget 2027 les recettes et les dépenses correspondantes.

Concernant les violences et les innombrables blessés tant du côté des manifestants, dont de nombreux mineurs, que du côté des forces de l’ordre, une enquête parlementaire devra se pencher sur les causes de ces violences comme sur la politique de maintien de l’ordre déployée depuis le début des manifestations.

Pour rappel, lors de l’hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant, Fabien Roussel s’est exprimé cet après-midi en revenant sur l’actualité nationale.

À l’occasion de cet hommage aux résistants du PCF et de la CGT, Fabien Roussel a rappelé lors de son discours que :

« La fidélité aux fusillés de Châteaubriant ne se mesure pas à la solennité de nos cérémonies.

Elle se mesure à notre capacité à faire vivre ce pour quoi ils se sont battus : la Liberté, la Paix, la justice sociale.

Dans ces heures sombres où l’on voudrait nous convaincre que les idéaux sont naïfs, que la guerre est éternelle et que la fraternité appartient aux rêves d’un autre siècle, nous devons tenir bon.

Faisons vivre cette France qui choisit la fraternité humaine plutôt que la haine, le racisme et l’antisémitisme.

Faisons vivre cette France qui respecte son peuple et protège ses enfants.

Il y a urgence. Car depuis plusieurs semaines et notamment hier soir, notre pays bouillonne et vient s’embraser dans un tourbillon de violences inqualifiables. Aux bâtiments publics et privés en flammes s’ajoutent des petits commerçants qui ont tout perdu, pillés et saccagés. A ce vandalisme, il faut aussi compter des dizaines de blessés, chez les forces de l’ordre comme chez les manifestants. C’est le peuple tout entier qui saigne. C’est la France qui s’abîme, se déchire.

Nous sommes au bord du précipice.

D’où vient cette rage, cette violence ? Il est urgent de trouver des réponses. Bien sûr les pilleurs et les voyous devront répondre de leurs actes.

Mais prenons garde de les associer à un mouvement populaire qui s’exprime depuis plusieurs semaines, venant de toutes professions, de toutes les générations.

Il est urgent de trouver aussi des réponses aux mobilisations exceptionnelles des centaines de milliers de jeunes, de lycéens, lycéennes, d’étudiants, de travailleurs, de retraités qui, eux, ont manifesté pacifiquement.

C’est à elles, à eux qu’il faut répondre sérieusement.

Il est urgent de faire vivre cette France qui sait s’écouter, se respecter et se mettre autour de la table pour trouver les réponses aux maux de notre pays, aux revendications légitimes de notre jeunesse.

La République est grande quand elle sait s’unir pour refuser la haine, la violence, le chaos tout en écrivant, en même temps, dans le respect des opinions de chacun, des réponses ambitieuses, audacieuses à l’image du programme des Jours Heureux écrit par le Conseil national de la Résistance.

Avec la même volonté, la même ambition que réclame la gravité de la crise que nous vivons, soyons capables de le faire aujourd’hui, pour reconstruire une France libre, heureuse, indépendante et en Paix, garantissant à chacun et à chacune le pouvoir de vivre dignement. 

Paris, le 18 octobre 2026

Fabien Roussel