vendredi 12 juin 2026

Syndicat CGT du CHAI




 160 personnes mobilisées ce lundi 8 juin au CHAI et dans la manifestation à Saint-Égrève… et ce n’est qu’une étape !

Assez des économies faites sur le dos des équipes !
On veut des moyens pour la santé, des effectifs à la hauteur, et du respect pour la vie personnelle et professionnelle.
La lutte continue !

jeudi 11 juin 2026

Colombie : avec Iván Cepeda pour la victoire !


 Le Parti communiste français (PCF) adresse toutes ses félicitations le résultat obtenu par Iván Cepeda et Aida Quilcué lors du premier tour des élections présidentielles en Colombie.

Avec plus de 9,6 millions de voix et 40,9% des suffrages, le binôme progressiste atteint un résultat record pour la gauche en Colombie, dépassant le score obtenu par Gustavo Petro lors du premier tour en 2022. En France, le binôme Cepeda-Quilcué arrive en tête avec 46,92% des voix, fruit de la campagne dynamique et déterminée menée par les militantes et militants de la diaspora colombienne.

Lors du second tour qui se tiendra le 21 juin, Iván Cepeda fera face à Abelardo de la Espriella, avocat d’extrême droite au style outrancier, et caractéristique de l'offensive de ce secteur politique en Colombie et dans le monde : défenseur de paramilitaires, narcotrafiquants et autres mafieux ; opposant aux droits des femmes et notamment au droit à l’IVG ; homophobe ; adversaire des droits des travailleurs, de la préservation de l’environnement ; promoteur de la soumission aux Etats-Unis.

Le PCF apporte tout son soutien à Iván Cepeda et Aida Quilcué, au Pacto Histórico et à toutes les forces progressistes et démocratique colombiennes devant le défi historique que représente cette élection.

Nous avons confiance dans leur victoire, qui sera celle de la démocratie, de la justice sociale, de la paix, de la souveraineté nationale et de la décence.

Paris, le 4 juin 2026

Parti communiste français.

mercredi 10 juin 2026

- EXPRESSION DE LA MINORITÉ -


 

Vive les CE


 La création des comités d’entreprise en 1945 est l’une des plus importantes mesures prises à la Libération. On parlera de « révolution par la loi ». Leurs origines apparaissent toutefois variées et leur reconnaissance juridique assez mouvementée…

Imagette

La première source qui a présidé à la création des comités d’entreprise  (CE) émane  de  la Charte du travail promulguée en octobre 1941 par le régime de Vichy

Cette charte défend un modèle corporatiste d'organisation professionnelle. Elle prévoit la création de comités sociaux d’entreprise chargés de gérer les activités sociales et culturelles et de réaliser « au premier degré la collaboration sociale et professionnelle entre la direction et le personnel »

Les comités sociaux d’entreprise connaissent un réel succès. La plupart se consacrent au ravitaillement alimentaire et à la protection sociale. Ils représentent une part non négligeable d’un salaire indirect, alors que les salaires directs sont bloqués, ce qui leur valut le sobriquet populaire de « comités patates ». 

La deuxième vient du programme commun de la Résistance, qui envisage «  l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale ». Adopté le 15 mars 1944, le programme prévoit « le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires et la participation des travailleurs à la direction de l'économie ». 

Ce programme servira de fil conducteur aux réformes engagées à la Libération. La dernière source, plus informelle, est à chercher dans les comités de gestion créés spontanément dans quelques entreprises à la Libération à la faveur de la fuite ou de l’emprisonnement de leurs dirigeants. 

Dans l'ensemble, ces comités s'activent surtout dans le domaine des activités sociales. Les attributions économiques sont moins systématiques et les projets de remise en cause de la propriété privée très rare. Malgré tout, ces initiatives inquiètent le patronat.

La création des CE doit aussi à la volonté du gouvernement provisoire de faire cesser ces expériences autogestionnaires en les légalisant.

Le coup de pouce d'Ambroise Croizat…

Le contenu de l’ordonnance du 22 février 1945 peut être résumé selon trois caractéristiques. 

Tout d'abord, les CE ne seront pas désignés par les syndicats, mais animés par des syndicalistes élus par les salariés sur listes syndicales. 

Ensuite, ils auront deux types d’attributions : la gestion des activités sociales et la coopération entre les divers acteurs dans la gestion économique de l’entreprise. 

Enfin leur rôle économique sera exclusivement consultatif. L’ordonnance de 1945 est très vite critiquée pour son manque d’ambition par les syndicats. 

Sous l’impulsion du ministre communiste du Travail, Ambroise Croizat, d’importants changements sont apportés à l’institution par la loi de mai 1946 : élargissement aux établissements de plus de cinquante salariés (au lieu de cent) ; exigence d’une consultation (au lieu d’une simple information) en matière économique ; ou encore attributions accrues accordées à l’expert-comptable du CE.

Pour autant, si elle renforce le pouvoir des élus face à l’employeur, la nouvelle loi conserve les principales caractéristiques qui étaient celles des CE dès 1945. 

mardi 9 juin 2026

Méga-usine STMicro : retard, risques, absence d'évaluations... Où en est le "plus grand investissement industriel des dernières décennies" ?


 

Le projet Liberty de "Méga-fab" à Crolles (Isère), censé quadrupler la production européenne de semi-conducteurs, piétine. Annoncé en grande pompe en 2022 par STMicroelectronics et largement soutenu par l'État, il devait atteindre ses pleines capacités en 2026. Mais il connaît des retards récemment pointés du doigt par la Cour des comptes.

En 2022, Emmanuel Macron se rend à Crolles, en Isère. Le président de la République visite les locaux du fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics, qui vient alors de dévoiler le projet Liberty : la construction d’une nouvelle usine de production de semi-conducteurs à Crolles, en partenariat avec l’Américain GlobalFoundries.

Le projet de presque 7,5 milliards d’euros (dont 2,9 milliards d’euros d’aides de l’État) doit créer 1000 emplois et permettre de quadrupler la production européenne actuelle de semi-conducteurs.

Cette nouvelle usine constituant "le plus grand investissement industriel des dernières décennies, hors nucléaire", d’après les mots de Bruno Le Maire en juillet 2022, devait atteindre ses pleines capacités en 2026. Alors où en est-on à ce jour ?

La Cour des comptes souligne "des risques" dans le projet Liberty

Fin avril, la Cour des comptes a publié un rapport faisant l’état des lieux des soutiens publics octroyés à la filière des semi-conducteurs entre 2018 et 2025. Celui-ci souligne que la société franco-italienne STMicroelectronics concentre une part significative des soutiens publics, majoritairement des subventions de l’Etat.

"STMicroelectronics a été soutenue à hauteur de 1 Md€ au titre des quatre plans Nano (soit plus du tiers des financements des quatre plans) et pour laquelle est prévu un soutien de 1,5 Md€ au titre de France 2030. Entre 2018 et 2025, hors crédit d’impôt recherche, STMicroelectronics concentre un tiers des aides prévues et 42 % des aides versées". Des soutiens financiers justifiés "par une volonté d’accompagner la croissance du site STMicroelectronics à Crolles en Isère".

"Le projet Liberty constitue l’un des principaux piliers de la stratégie française pour gagner en souveraineté technologique et industrielle dans le domaine des semi-conducteurs", rappelle la Cour des comptes. Toutefois, le rapport pointe du doigt un projet comportant "des risques, en raison des incertitudes sur son achèvement et de l’absence d’évaluation socio-économique complète préalable".

Le partenaire américain n'a réalisé aucun investissement

En effet, l’américain GlobalFoundries devait se voir octroyer 1,8 milliard d’euros de subvention pour la construction de l’usine. Quand STMicroelectronics devait lui bénéficier de 1,1 milliard sur ce même projet. Mais, "fin juin 2025, 574 millions d’euros avaient été versés à STMicroelectronics au regard des investissements réalisés par la société. Aucun paiement n’a été réalisé pour GlobalFoundries qui n’a pas commencé sa part du projet, contrairement au schéma initialement envisagé".

Un manque d’investissement de la part de GlobalFoundries qui impacterait "la bonne fin du projet", conditionné aux réalisations des deux partenaires. Alors que le calendrier de mise en œuvre du projet autorisant la subvention prévoyait que l’investissement du géant américain débute en 2023 et prenne fin en 2027, GlobalFoundries n’avait réalisé aucun des investissements prévus en date de novembre 2025.

"Des interrogations sur la bonne fin du projet"

"Le report de sa décision d’investissement pourrait être lié au retournement cyclique du marché des semi-conducteurs depuis 2023 […] Toutefois, malgré ces aléas conjoncturels, l’entreprise américaine a annoncé, en juin 2025, un investissement de 16 milliards de dollars aux États-Unis et de 1 milliard d'euros à Dresde en Allemagne en octobre 2025. En revanche, aucune de ses communications récentes n’aborde le projet Liberty", souligne la Cour des comptes.

"Dès lors, le retard de l’investissement par GlobalFoundries suscite des interrogations sur la bonne fin du projet", indique la juridiction financière qui pointe que "malgré l’importance financière du projet, la décision d’engager des soutiens publics pour le projet Liberty a été prise sans respecter l’obligation de réalisation de l’évaluation socioéconomique". Enfin, la juridiction financière note qu'une contre-expertise préalable obligatoire "n’a pas été réalisée" non plus.

De son côté, selon la Cour des Comptes, STMicroelectronics "poursuit le programme d’investissement validé". En vain ?

"À la fin du premier trimestre 2026, près de 2 milliards d’euros ont été investis par STMicroelectronics Crolles, confirme la multinationale franco-italienne. Le programme est maintenant en phase d’achèvement avec 80 % des investissements réalisés".

STMicroelectronics affirme que "ces investissements ont permis d’augmenter les surfaces de salles blanches, d’installer les équipements et de démarrer la production de composants de dernière génération" et que "ces aménagements et investissements se poursuivent".

Résultats du vote des communistes pour le choix de la base commune du 40e Congrès du PCF.


Résultats du vote des communistes pour le choix de la base commune du 40e Congrès du PCF.
Avec 61,38 % des suffrages, le texte « Un communisme de conquêtes », présenté par le Conseil national, devient la base commune de discussion de l'ensemble des adhérentes et adhérents.
🚩 Après plusieurs semaines de débats intenses, une nouvelle étape s'engage pour enrichir le texte et préparer, collectivement, notre congrès national des 3, 4 et 5 juillet à Lille.
Ensemble, rassemblés et unis pour un Parti communiste français renforcé, au service du monde du travail et de la paix.

 

lundi 8 juin 2026

Rassemblement antifasciste contre l’hommage à d’anciens membres de l’OAS au Touvet


 Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté leur opposition à l’hommage organisé ce dimanche 7 juin au matin par la « fédération nationale des rapatriés » et l’« union nationale des combattants des Alpes » à plusieurs anciens membres de l’OAS au cimetière du Touvet.

Les manifestants antifascistes se sont rassemblés devant les murs du cimetière dont les portes principales avaient été fermées par arrêté municipal, seule une petite porte latérale étant ouverte, gardée par la gendarmerie.

En fin de manifestation, quelques militants antifascistes ont tenté de rejoindre cette entrée et ont été bloqués par les gendarmes, qui se sont également interposés pour éviter que la situation dégénère, certains participants à l’hommage échangeant menaces et noms d’oiseaux avec les manifestants.

dimanche 7 juin 2026

Sophie Binet réélue secrétaire générale, une CGT à l’offensive à l’issue du 54e congrès


 La secrétaire générale sortante, issue de l’Ugict, Sophie Binet, conserve ses responsabilités à l’issue du congrès de Tours, qui s’est tenu du 1er au 5 juin 2026. L’administrateur confédéral, le cheminot Laurent Brun, est également reconduit.

Le congrès de Tours de la CGT s’achève sur une photo de famille réunie. La secrétaire générale sortante, Sophie Binet, a été reconduite dans ses fonctions. « J’ai une mauvaise nouvelle pour Patrick Martin et Sébastien Lecornu l’extrême droite, et celles et ceux qui rêvent d’une CGT affaiblie, nous sommes en pleine forme », assure la syndicaliste.

À ses côtés, Laurent Brun, de la Fédération des cheminots, enchaîne un nouveau mandat d’administrateur confédéral. Devant la presse, Sophie Binet a appelé à « prendre soin de la CGT comme de la prunelle de nos yeux », présentant l’organisation comme un « trésor fragile qui a permis à des millions de travailleurs de bénéficier de droits sociaux, comme les congés payés dont nous fêtons les 90 ans ».

Un calendrier de lutte

Signe d’une unité interne, selon la cégétiste, l’ensemble des membres de la commission exécutive confédéral (CEC), ont été élus par plus de 80 % des congressistes. Virginie Neumayer, de la fédération des mines-énergies (FNME), Agathe Le Berder (Ugict) et Serge Raggazacci, secrétaire général de l’Union départementale de l’Hérault, font leur entrée au bureau confédéral. Ils rejoignent Baptiste Talbot (Service publics), David Gistau (Aveyron), Nathalie Bazire (Hérault), Fabienne Rouchy (Finances), Thomas Vacheron (THCB), Denis Gravouil (spectacle), Gérard Ré (Alpes-Maritimes), Myriam Lebkiri (Val-d’Oise) et Catherine Giraud (Vienne).

Sur le plan des luttes, Sophie Binet a présenté le « plan de bataille », à l’issue du 54e congrès confédéral : grève des cheminots le 10 juin, vote à l’Assemblée nationale sur la nationalisation d’ArcelorMittal le 11, manifestation devant le sénat le 16 pour défendre le 1er mai, grève des journalistes le 18 juin contre la mainmise des médias par Vincent Bolloré… Enfin, la confédération se déploiera lors d’une semaine d’action sur les salaires, à partir du 22 juin.