dimanche 1 mars 2026

Iran : les bombes n’apportent pas la liberté aux peuples


 Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé ce matin le lancement « d’opérations militaires majeures » contre l’Iran, en prolongement d’opérations lancées auparavant par le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou. Plusieurs villes iraniennes ont été touchées, telles que Teheran, Qom, Ispahan, Tabriz, Karadj et Kermanshah. Le régime iranien a annoncé, en réponse, le lancement de missiles balistiques contre des villes israéliennes.

Cette nouvelle guerre, dans la poursuite de la « guerre des douze jours » de juin 2025, est une nouvelle violation du droit international. Elle est déclenchée alors que les négociations se poursuivaient et que l’IAEA avait annoncé de nouvelles discussions la semaine prochaine à Vienne.

Cette politique de la force et du chaos, portée par deux gouvernements d’extrême-droite, celui de Trump et de Netanyahou, et les surenchères de la dictature islamiste iranienne, feront une seule victime : le peuple iranien qui se retrouve sous les bombes. Elle aura également des conséquences incontrôlables en chaine dans l’ensemble de la région. Derrière la question nucléaire et balistique, se situe la question du contrôle du détroit d’Ormuz et des ambitions impérialistes que cela suscite.

Le PCF condamne avec fermeté ces bombardements qui interviennent en contradiction avec la charte des Nations Unies et ont été déclenchés sans l’aval du Congrès des États-Unis. Seule l’IAEA, agence de l’ONU, est habilitée à contrôler le nucléaire iranien et le gouvernement de Téhéran doit l'accepter. C’est au peuple iranien, opprimé par la dictature théocratique au pouvoir et qui subit une répression sanglante, de décider en toute souveraineté des conditions dans lesquelles sera rétablie la démocratie, sans ingérence, ni tentative de lui imposer une nouvelle autocratie. Non seulement les bombes de Trump et de Netanyahou ne le permettront pas, mais elles risquent d’aggraver les souffrances du peuple iranien, voire d’accentuer la dictature qui l’opprime depuis trop longtemps.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec les forces progressistes et patriotiques qui agissent pour un Iran souverain et démocratique, notamment avec le parti Toudeh d’Iran.

Le PCF appelle le gouvernement français à agir concrètement contre l’escalade guerrière, pour la reprise des négociations sous le contrôle des Nations unies, pour la paix et la sécurité collective dans l’ensemble de la région, sur la base du droit international.

L’avenir du Proche et du Moyen-Orient ne passe pas par la guerre mais par un traité qui en fasse une zone sans arme nucléaire ni arme de destruction massive. Ce n’est pas à travers les décisions unilatérales de l’hyper-puissance états-unienne et du gouvernement israélien que l’on y parviendra.

Paris, le 26 février 2026

Parti communiste français.

Garder notre âme de village

Être maire communiste aujourd’hui, c’est faire le choix du concret. Septèmes-les-Vallons est une ville de 12 000 habitants située entre deux grandes villes, Marseille et Aix-en-Provence. Dans ce territoire métropolitain dense, notre priorité est claire : améliorer la vie quotidienne des habitants tout en préservant ce qui fait l’identité de notre commune.

Préserver l’âme de village de Septèmes-les-Vallons est un choix politique assumé. Dans une métropole de 92 communes, nous avons su faire entendre la voix de notre ville et faire respecter ses spécificités. Cette reconnaissance repose sur des choix cohérents en faveur de la qualité de vie et de l’intérêt général.

Septèmes-les-Vallons est aussi une commune forestière, adossée à un massif qui constitue un patrimoine naturel remarquable. Cette richesse est une chance mais aussi une responsabilité. Protéger nos espaces naturels et la biodiversité, prévenir les risques incendie, maîtriser l’urbanisation : tout cela participe à une écologie populaire, qui protège sans exclure. Préserver la nature ici, c’est préserver la qualité de vie des habitants.

Notre commune est également citée en exemple pour sa politique de l’habitat. Nous défendons un développement maîtrisé, qui permet de répondre aux besoins de logement sans dénaturer la ville ni rompre les équilibres sociaux. Pour nous, l’habitat n’est pas un marché spéculatif, mais une question de dignité et de droit au logement.

Notre politique publique se traduit aussi dans des réalisations très concrètes. Notre restauration collective municipale en est un bon exemple. Elle permet de proposer aux enfants des repas de qualité, équilibrés, avec une attention portée aux produits et au goût. Ces menus sont réfléchis dans le cadre d’une commission « repas » réunissant cuisinier, diététicienne, élus et parents d’élèves, car derrière la restauration scolaire, il y a un choix politique : celui de l’égalité, de la santé et du service public.

Nous faisons également le choix de services publics accessibles à toutes et tous, avec des tarifications adaptées et un soutien constant aux écoles et aux nombreuses associations qui font vivre la solidarité locale. Pour nous, les associations ne sont pas des variables d’ajustement budgétaire !

Enfin, notre méthode repose sur la proximité. Un maire communiste est un maire présent, disponible, à l’écoute. Les habitants ne sont pas de simples usagers, mais des citoyens acteurs de leur ville.

Septèmes-les-Vallons montre qu’une autre gestion locale est possible : une gestion qui protège, qui anticipe et qui place la justice sociale au cœur de chaque décision. C’est cela, pour nous, le communisme municipal.

André Molino
Maire de Septèmes-les-Vallons

Article publié dans CommunisteS, numéro 1075 du 25 février 2026.

 

samedi 28 février 2026

Fin du SCAF, fin d’un mythe franco-allemand

Dans le traité 4+2 (dit traité de Moscou) signé en 1990 portant règlement définitif concernant l’Allemagne, la RFA, la RDA, les États-Unis, la République française, la Grande-Bretagne et l’URSS « confirmaient leur disposition » à « renforcer la sécurité, en particulier en adoptant des mesures efficaces de contrôle des armements, de désarmement et de confiance ; leur volonté de ne pas se considérer les uns les autres comme des adversaires mais d’œuvrer en faveur d’une relation de confiance et de coopération. » C’est une définition de la sécurité collective et une illustration de l’esprit d’Helsinki.

Trois décennies plus tard, malgré tous les engagements, l’OTAN s’est étendue vers l’Est et l’ensemble du continent se livre à une nouvelle course au surarmement. La crise structurelle de l’UE illustre en outre les forces centrifuges à l’œuvre au sein des différentes classes dirigeantes européennes. Les classes dirigeantes allemandes cherchent à construire une Europe de la Défense sous leadership stratégique et industriel allemand, fondé sur le réarmement du pays. En 2026, le gouvernement fédéral pourra dépenser au total 524,54 milliards d’euros, dont 108,2 milliards d’euros pour sa défense. Soit un nouveau sommet depuis la fin de la guerre froide en matière de dépenses militaires. Le chancelier allemand n’a d’ailleurs aucun mal à déclarer l’intention de son pays de se doter de la « première armée d’Europe ». Dans ce contexte, les entreprises françaises font face à ce qui pourrait constituer un nouveau « point zéro » pour l’industrie française, dont l’avenir paraît de plus en plus morose.

En témoigne, notamment, la controverse autour du Système de combat aérien du futur (SCAF) mis sur pied à la demande de la puissance publique, initialement confié à la coordination du désormais franco-allemand Airbus Defence and Space, avec Dassault Aviation à la maîtrise d’œuvre et devant associer, outre le partenaire espagnol, Indra Sistemas, l’allemand MTU Aero Engines.

Après avoir été âprement disputée à Dassault Aviation par la partie allemande, la question de la maîtrise d’œuvre de ce programme majeur de « l’Europe de la Défense » ne sera finalement pas tranchée. Pourtant, Dassault Aviation est l’entreprise qui dispose du plus grand savoir-faire de la filière européenne, vérifié par le succès du Rafale1. Tandis que les partenaires échouaient à se mettre d’accord, Outre-Manche les industriels britanniques organisaient la concurrence, avec le futur avion de combat de BAE Systems. De son côté, il y a quelques jours, Airbus se dit prêt à travailler avec de « nouveaux partenaires », en soutenant une proposition à deux avions de combat.

Ces dernières annonces, qui font planer le doute sur l’avenir de la force de frappe industrielle française, sont pourtant loin de survenir dans un ciel sans nuage. Au sein du groupe Airbus Defense, le risque de déséquilibre se précise et se creuse, renforçant l’ascendant de la branche allemande. Avec le Scaf, la tendance se précise et fait redouter une réorganisation sur le modèle du projet européen « Bromo », qui vise à regrouper des activités d’Airbus Defence and Space (ADS) et de Thales Alenia Space (TAS) sur fond de casse sociale et de perte de leadership industriel pour le secteur aérospatial français.

Malgré l’ampleur des risques, le gouvernement français ne prend aucune mesure et semble se désintéresser de la question. La sauvegarde de l’industrie du pays, dont il ne parvient pas à faciliter la coopération, n’est clairement pas sa priorité ! On voit ici toute l’impasse des politiques libérales de désindustrialisation du pays, qui se vérifie également dans le domaine de l’industrie d’armement.

Sur le fond du dossier, l’utilité du nouvel aéronef promis dans le cadre du programme de système de combat aérien du futur n’a rien d’une évidence, en ce qui concerne au moins la composante aérienne de la dissuasion nucléaire. Pour certains observateurs, l’entrée des technologies d’armement dans l’ère du « tout spatial » (avec le missile hypersonique Orechnik dont la vitesse atteint désormais 13 000 km/h) pourrait questionner l’utilité d’un projet qui ne pourrait voir son aboutissement qu’aux abords des années 2050. Ce risque d’obsolescence lié aux délais de production concerne également le projet du nouveau porte-avions promu par le gouvernement français.

Il existe des alternatives ! La poursuite des travaux de développement et de perfectionnement technologique du Rafale (modèle 5), complété par un dispositif extra-atmosphérique de conception française, pourrait constituer une alternative crédible au Scaf, tout en permettant de préserver la souveraineté industrielle française.

Demain, la fusion des activités de production dans le domaine spatial, au sein du programme européen « Bromo », pourrait avoir un impact important sur l’équilibre des forces entre la France, l’Allemagne et l’Italie, aux conséquences également très incertaines pour l’avenir de l’industrie française.

L’« Europe de la Défense » voit le jour dans un contexte intensément concurrentiel, dont l’industrie française risque bien de faire les frais. La concurrence allemande prend toujours plus le pas sur les entreprises françaises jusque dans la commande publique nationale. Les exemples sont nombreux. Les missiles surface-air de moyenne portée franco-italiens développés par Eurosam (groupement des entreprises Thales, MBDA et Leonardo) font face à la concurrence allemande. Fusils HK, camions, chars lourds… l’industrie allemande rafle la commande publique de l’Armée de Terre. Demain, les camions cargos R180 de Renault vont céder le pas aux « Zetros » d’Arquus et Daimler (dont l’Armée de Terre vient d’acquérir 6 000 unités). Seul le canon César semble faire figure d’exception.

La montée en puissance militaire, industrielle et financière promue par les classes dirigeantes allemandes ne se fait pas sans l’accord des États-Unis, ce dont témoigne le récent partenariat conclu par l’industriel allemand Rheinmetall avec l’américain Anduril ou la demande de prise de participation à hauteur de 25 % du capital de KNDS France par la partie allemande. Les rapprochements du type Anduril-Rheinmetall trahissent des liens de dépendance technologique auxquels la France parvient pour le moment partiellement à échapper. Mais pour combien de temps ? Il est à rappeler qu’à l’heure actuelle, les accords de partenariat entre les géants européens de l’industrie de l’armement ne font l’objet d’aucune réglementation stricte en matière de souveraineté et que la France est l’un des seuls pays à maîtriser la filière complète de l’armement. Une position qui fait d’elle l’un des obstacles naturels aux appétits hégémoniques des uns et des autres.

Alors que l’Europe fait face à l’escalade guerrière, l’heure n’est plus aux projets d’armement coûteux à l’utilité plus qu’incertaine !

Le combat pour la paix et le désarmement global ne peut s’appuyer que sur des choix industriels conclus par des nations souveraines et associées, engagées à œuvrer ensemble, sur un pied d’égalité, dans une relation de confiance et de coopération, pour l’avenir commun de l’humanité. Pour cela, la France pourrait avoir un rôle décisif à jouer.

Les armes ne sont pas des marchandises comme les autres. En retrouvant la maîtrise publique de ses moyens de production (en développant un pôle public de Défense), la France peut s’opposer à la perte de maîtrise industrielle et au démantèlement de son appareil productif, dans l’objectif de mettre sa politique de défense au service d’une politique de paix.

Jean-Charles Schmidt
Responsable de la commission Défense
Pour échanger avec nous : com.def@pcf.fr
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1. Le Rafale, de construction entièrement française, échappe actuellement à la réglementation ITAR qui s’applique à tous les composants de construction américaine. Ce qui permet sa commercialisation partout dans le monde.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1075 du 25 février 2026.

 

vendredi 27 février 2026

Nationaliser Mittal, un enjeu de salut public !


 Le constat est simple et sans appel : l’appareil productif français peut atteindre le point de non-retour. Le décrochage français est constant avec un patronat qui a organisé le grand déménagement de nos industries : 62 % des emplois des groupes français sont hors du territoire national et le « made in France » ne représente au mieux qu’un gros tiers de la consommation nationale.

La place de la sidérurgie y est centrale comme secteur industriel à part entière et parce qu’elle alimente tout un ensemble de filières. Alors qu’il y a à peine 30 ans la sidérurgie européenne représentait un quart de la production mondiale, elle peine aujourd’hui à approcher des 10 %.

Derrière les promesses et les sourires de façades, l’ogre Mittal a patiemment dépecé ce secteur industriel. Il se fait prier sur les investissements à réaliser pour convertir les sites français condamnés à court terme par la réglementation européenne. Il supprime des emplois en France et continue d’affaiblir l’appareil productif pendant qu’il investit aux États-Unis. Il rapatrie des fonctions support en Inde où il produit à bas coût de l’acier avec des fours au charbon.

Il nous ment sur toute la ligne :

  • En osant se plaindre du soutien de l’État français qui l’abreuve docilement d’argent public comme on l’a vu avec le déplacement en grande pompe de Macron à Dunkerque.
  • En agitant la concurrence chinoise comme un chiffon rouge. C’est faux. Si la Chine produit aujourd’hui la moitié de l’acier mondial, cette production est destinée pour l’essentiel aux besoins industriels chinois. C’est en fait Mittal qui organise la concurrence entre ses propres sites en important massivement en Europe depuis le Brésil ou l’Inde. Et si l’accord convenu lors de la visite présidentielle de Macron en Inde entrait en vigueur, l’acier indien ne serait plus taxé et inonderait plus encore le marché européen.

Pour défendre la souveraineté industrielle nationale et européenne face à un tel patron voyou, le pays n’a pas d’autre choix que de recourir à la nationalisation. Pour mettre sous contrôle public un secteur essentiel. Pour garantir les investissements nécessaires à décarboner la sidérurgie française, à convertir les chaines de productions aux normes européennes, à permettre la montée en gamme d’un appareil productif que Mittal a laissé le plus souvent devenir vétuste.

Le parti communiste est pleinement engagé, aux côtés de la bataille syndicale courageusement menée notamment par la CGT qui demande la nationalisation.

Une pétition militante initiée par les communistes est à disposition du plus grand nombre pour y contribuer massivement.

Dans tout le pays, les élu·e·s locaux et parlementaires communistes sont engagés dans la lutte, sur le terrain, les piquets de grève et tous les Hémicycles.

Avec d’autres élu·e·s de gauche, une proposition de loi a recueilli une majorité à l’Assemblée nationale en faveur de la nationalisation d’Arcelor Mittal France. Pour garantir le chemin parlementaire le groupe CRC-K l’a inscrite dans sa niche parlementaire dans l’espoir de trouver au Sénat une majorité pour faire grandir la possibilité d’une nationalisation. Elle est d’autant plus urgente que le CSE européen se réunit dès le lendemain pour valider une série de destruction d’emplois dans toute l’Europe.

Plus que jamais, la nationalisation de Mittal qui concentre l’essentiel de la filière sidérurgique française est un enjeu de salut public.

Aux côtés des travailleurs du secteur, les communistes ne lâcheront pas.

Aymeric Seassau
membre du CEN

Article publié dans CommunisteS, numéro 1075 du 25 février 2026.

jeudi 26 février 2026

PCF Echirolles


 Demande de création d’un commissariat, fermeture du Carrare... Depuis son arrivée à la mairie d’Échirolles, Amandine Demore a pris à bras-le-corps la lutte contre le narcotrafic.

mercredi 25 février 2026

L’Union Européenne plie devant Trump et son « Conseil de la Paix »

Le 19 février dernier s'est tenue à Washington la 1re réunion du prétendu « conseil de la Paix » (Board of Peace) constitué par le président des États-Unis, au départ comme partie intégrante du plan de paix américain pour Gaza. Ce plan a été avalisé par le Conseil de sécurité de l’ONU qui croyait ainsi permettre un cessez-le-feu durable à Gaza et ouvrir une perspective d’accord sur l’avenir du territoire.

Fort de ce succès diplomatique, Trump a abusivement élargi les compétences de ce « conseil de la paix » à l’ensemble des zones en conflit sur la planète, affirmant pouvoir agir là où l’ONU est impuissante. Annoncé et mis en place lors du Forum de Davos en janvier 2026, ce « conseil de la paix » répond à une charte établie par la seule administration américaine, dans une démarche ignorant délibérément la Charte des Nations unies et les institutions internationales existantes. Sa composition dépend du seul président des États-Unis qui invite à sa guise les pays fondateurs, la participation comme membre permanent à ce conseil impliquant l’acquittement d’un droit d’entrée à 1 milliard de dollars.

C’est une nouvelle attaque frontale contre le droit international et contre l’ONU. Le « plan Trump » n’assure en rien une paix réelle, alors que le gouvernement d'extrême droite de Netanyahou viole en permanence le cessez-le-feu. Il repousse aux calendes grecques la réunification des territoires palestiniens. Il n’empêche en rien l’annexion de fait de la Cisjordanie qui est en cours. Son objectif premier est de restabiliser et de redimensionner l'impérialisme US au Proche et Moyen-Orient.

La France a refusé d’y participer. Mais la décision unilatérale de l’Union européenne de participer à la réunion est une violation directe de la souveraineté des États membres en matière de politique étrangère. C’est une nouvelle attaque contre la France. Cela ne doit pas rester sans suite.

Le PCF appelle le gouvernement français à :

  • Exiger, avec les autres États européens qui ont refusé l’invitation au « Board of peace » (Conseil de la Paix), que l’Union européenne se rétracte. La France a les moyens d’instaurer un rapport de force avec la Commission européenne, alors qu’elle est la 2ᵉ contributrice au budget de l’UE.

  • Dénoncer toute tentative, d’où qu’elle vienne, de nier la souveraineté de l’État de Palestine, représenté par l’OLP, à Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, qui reviendrait à perpétuer la violation du droit international. 

  • Agir concrètement en application de la reconnaissance de l’État de Palestine et de la déclaration de New York du 29 juillet 2025, endossée par l’Assemblée générale des Nations Unies, pour la solution à deux États. La France peut prendre la tête d’une coalition d’États ayant reconnu l’État de Palestine pour faire appliquer le droit international et protéger le peuple palestinien. Seule la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien permettra l’installation d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.  

Paris, le 20 février 2026

 

Mort de Quentin Deranque : face à la violence, organiser le débat et l'action démocratiques

Le Parti communiste français exprime de nouveau sa plus vive émotion après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la suite de violences inadmissibles et d’un lynchage odieux qui a coûté la vie à cet homme en marge d’une conférence à Sciences-Po. Toute justification ou relativisation de ce crime abject, au regard des idées ou actes de la victime, est inacceptable.

C’est à la justice d’identifier et de condamner sévèrement ses responsables, son travail devant être scrupuleusement respecté, loin de toute conclusion hâtive et de toute récupération partisane. Nous refusons avec la plus grande fermeté toute instrumentalisation de ce drame visant à banaliser l'extrême droite, discréditer la gauche en l'assimilant à l'action de groupes violents ou détourner l’attention des urgences sociales et démocratiques.

Le PCF dénonce la violence comme méthode politique. Elle tourne le dos à notre idéal humaniste et constitue un piège. Elle nourrit l’escalade, obscurcit les responsabilités réelles et détourne des combats sociaux et démocratiques qui doivent se mener sur le terrain des idées et de l’action collective organisée. Chaque vie perdue dans un contexte de violence politique est un échec pour la démocratie et pour la République. Cela a été le cas notamment ces dernières années de Clément Meric et de Federico Martín Aramburú, morts sous les coups de l'extrême droite.

Nous condamnons les dérives de certains groupes se réclamant de l’antifascisme lorsqu’ils emploient eux-mêmes les méthodes que l'extrême droite développe depuis des décennies : organisation de milices, violences de rue, perturbations de débats ou de manifestations de salariés. Les militants du PCF et leurs locaux sont, à ce titre, régulièrement pris pour cible par l'extrême droite ou par ces groupes.

Notre parti, fort de son engagement dans les luttes actuelles, héritier d’une longue histoire politique et du lourd tribut payé par ses militant·es dans le combat contre l’extrême droite ou le colonialisme appelle nos concitoyennes et concitoyens et toutes les forces à une mobilisation sociale et démocratique de grande ampleur.

L'action de groupes se complaisant dans le recours à la violence ne saurait être assimilée à l’engagement héroïque des résistantes et résistants dans une France occupée par les nazis dans laquelle toutes les voies légales et démocratiques de lutte avaient été supprimées par le régime de Vichy.

La lutte contre l'extrême droite ne se gagnera pas par des actions minorisantes dans des affrontements entre groupes organisés pour la violence. Ces actions conduisent en effet à une exacerbation des tensions utilisée par l'extrême droite pour encourager la multiplication des ratonnades ou l’organisation de milices contre les migrants conduisant là aussi à des victimes, à des meurtres. Il ne peut, de ce point de vue, y avoir d’indignation à géométrie variable.

La lutte contre l'extrême droite progressera par une action de masse des travailleurs et travailleuses et des forces démocratiques, par une lutte sociale et politique dans les entreprises, les quartiers, par le renforcement des syndicats et partis qui combattent son projet raciste, xénophobe et par les urnes.

Le PCF continuera, pour sa part, à combattre la loi du plus fort et à agir pour la défense de l'État de droit et l'extension de la démocratie, de la justice sociale, le respect des droits individuels et collectifs, pour une République sociale, laïque et fraternelle, seule capable d’offrir une issue démocratique à un système capitaliste en crise profonde.

Il appelle toutes les forces républicaines à organiser collectivement et en toute responsabilité le débat et l'action démocratiques, à condamner sévèrement tout appel à la haine, à la violence, à la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens en fonction de leur origine ou de leur genre, permettre le débat contradictoire et protéger les droits et libertés.

 

dimanche 15 février 2026

Allevard. La mobilisation se poursuit pour sauver le lycée Le Breda


 "Ils n'écoutent pas nos élèves ? Alors on court pour eux !" Tel était le slogan de la marche de 44,6 km organisée pour sauver le lycée professionnel le Breda.

Après l’annonce brutale de la fermeture du lycée professionnel privé, le Breda, la mobilisation se poursuit pour que les inscriptions soient ouvertes pour la rentrée prochaine.

En décembre l’assemblée générale du groupe CREEFI, propriétaire du lycée, devait entériner la décision de transférer le lycée d’Allevard à Grenoble. Une centaine de personnes étaient présentes pour protester, dont une belle délégation d’Allevard et de nombreux élus. La décision de transfert n’a pas été prise.

Le 5 janvier les élus du CSE rencontraient leur expert comptable tandis que le 7 janvier était inscrite une grève au lycée de Voiron.

Le 5 février se tenait une audience du tribunal judiciaire pour redressement de la société CREEFI (3 lycées). Décision a été prise de nommer un administrateur le 12 février.

Lors de cette audience le CSE a produit une note qui se concluait par une demande expresse pour que :

  • « Toute décision de fermeture soit suspendue jusqu’à l’homologation du plan par le tribunal
  • La période d’observation soit utilisée pour examiner les alternatives Le CSE réaffirme sa volonté de participer de manière responsable au redressement de l’association et de protéger les droits des salariés. »

Selon les informations de la CGT, la direction du CREEFI annonçait le non recrutement de personnel pour la rentrée puis s’est rétractée le 5 février. La direction rencontrera le personnel du lycée Le Breda la semaine prochaine pour « répondre aux questions ».

Ludovic Lerussi, enseignant et délégué syndical CGT des établissements du groupe CREEFI se félicite de la mobilisation à Allevard avec notamment une marche de 46 km, le 21 janvier dernier, pour illustrer la distance qu’auraient à parcourir les lycéens du plateau pour se rendre à Grenoble.

Il signale les multiples interventions d’élus dont les sénateurs Puissat, Savin, Michallet, qui se sont adressés à la vice présidente de la région en charge des lycées :

«… Selon les informations dont nous disposons, la région Auvergne-Rhone-Alpes aurait été sollicitée ces derniers mois par la direction du CREEFI afin de verser de manière anticipée une subvention à cet établissement dans le but de soulager leur trésorerie, demande qui aurait été refusée. Étant donné la situation exceptionnelle et le risque de fermeture imminent de l’établissement, vous serait-il possible de réexaminer cette demande afin de laisser du temps aux différents partenaires (rectorat, département, région, communauté de communes…) pour trouver des solutions et ainsi éviter la fermeture de ce lycée dont la qualité de la formation délivrée est reconnue ? »

Il livre au Travailleur alpin sa colère d’apprendre qu’il y a des files d’attente aux lycées de Voiron et Allevard pour la troisième « prépa des métiers ».

« Il y aurait la possibilité d’ouvrir de nouvelles classes si le rectorat le décidait. Nous avons demandé une audience au rectorat, il y a huit jours, qui est restée sans réponse. »

samedi 14 février 2026

Clémentine Autain, l’hypothèse du rassemblement de la gauche

Peut-on rassembler une gauche éclatée sans renoncer à la transformation sociale ? Et comment ? Ce sont les questions auxquelles veut répondre Clémentine Autain avec sa candidature à la présidentielle.

Après Marine Tondelier, après François Ruffin, c’est donc au tour de Clémentine Autain d’entrer ce soir dans l’arène. La primaire de la gauche et des écologistes, prévue le 11 octobre prochain, prend corps, avant le vote des adhérents du PS en avril. Pour les partisans de cette primaire, il y a une question centrale : qui peut rassembler la gauche dans un moment de péril démocratique ?

Ce vendredi 6 février, Clémentine Autain publie un manifeste, La vie meilleure, et le défend ce soir lors d’un meeting parisien. Autain n’est pas une apparition soudaine. Plus de vingt ans d’engagement politique, un ancrage en Seine-Saint-Denis, une fidélité aux combats féministes. Elle a connu les alliances et les ruptures, les espoirs et les purges. Son manifeste s’ouvre étonnement par une brève relecture de son histoire personnelle. Dans un pays où l’on demande encore aux femmes de prouver deux fois leur légitimité à gouverner, Clémentine Autain y articule sa vie personnelle et sa capacité à être présidente. Non pas sur le mode de la confession, mais sur celui de la résilience personnelle et politique : tenir, comprendre, rassembler, ne jamais renoncer.

La vie meilleure dessine une ligne structurée autour de trois priorités :

  • satisfaire les besoins authentiques : sortir de la marchandisation généralisée, redonner sens au travail, garantir l’accès à l’alimentation, au logement, aux soins, à l’éducation et à la culture ;
  • sécuriser nos vies : en élargissant les protections sociales, en combattant toutes les formes de violences, en prenant l’insécurité à la racine – sociale, économique, environnementale ;
  • reprendre la main : refonder un État stratège, planificateur, au service de l’intérêt général, appuyé sur la justice fiscale et la bifurcation écologique.

Clémentine Autain connaît toutes les nuances de rouge et de vert. Elle en connaît long également sur toutes les nuances de féminisme. Avec sa cohérence maintenue, elle ne découvre pas les différences et les désaccords – et ne s’en effraie pas. Pour avoir travaillé avec tous, elle sait que la gauche est diverse, mais elle sait aussi qu’un monde les unit.

Le thème de la lutte contre l’insécurité alimentaire revient à plusieurs reprises dans son manifeste et incarne, aux yeux de la candidate, ces trois enjeux. Cette question concerne vivement toutes les classes sociales et peut donc être largement fédératrice. Il est politique parce qu’il impacte la santé publique, l’écologie, le monde paysan, le commerce international. De la cantine scolaire aux caisses alimentaires, de la Sécurité sociale de l’alimentation à la juste rémunération des producteurs, de la lutte contre la malbouffe à une alimentation plus saine et plus soutenable, Clémentine Autain veut faire émerger ce sujet concret et global comme un vrai sujet politique, emblématique d’une vie meilleure.

Sur le plan international, elle nourrit sa vision des travaux de Bertrand Badie qui interviendra à ses côtés lors de son meeting de lancement. Elle affirme la priorité à la mobilisation des sociétés, au droit international, à la coopération contre la loi du plus fort.

L’autre conviction de Clémentine Autain est sur le terrain du rassemblement politique. Ancienne adjointe de Bertrand Delanoë à Paris, suppléante d’un député PCF puis députée LFI, désormais associée au groupe écologiste, Clémentine Autain connaît toutes les nuances de rouge et de vert. Elle en connaît long également sur toutes les nuances de féminisme. Avec sa cohérence maintenue, elle ne découvre pas les différences et les désaccords – et ne s’en effraie pas. Pour avoir travaillé avec tous, elle sait que la gauche est diverse, mais elle sait aussi qu’un monde les unit. En tant qu’historienne, elle dira que c’est le combat pour l’égalité. Clémentine Autain n’ignore pas les cultures militantes existantes ni les électorats blessés par les divisions passées. Elle ne nie pas les clivages, mais elle tente de les dépasser, sans esprit de revanche.

Pour Clémentine Autain, la gauche n’a plus le luxe de la dispersion ni des egos surdimensionnés. Pour elle, la question n’est pas « Qui incarne le mieux ma famille politique ? » mais « Qui peut parler au pays et battre l’extrême droite ? » Elle pense être une réponse possible, au barycentre d’une attente de gauche solide, en phase avec son temps.

Le chemin vers cette primaire sera aussi un moment de vérité. Qui dit ? Et qui dit quoi ? Ceux qui conspuent la primaire, de Mélenchon à Guedj en passant par Hollande et Roussel, seront-ils plus forts que ceux qui la portent ? La présentation de projets et leur mise en discussions sont autant de façons de faire vivre cet espoir d’unité.

 

vendredi 13 février 2026

Rives. Une liste de gauche face à trois listes de droite

Lors de l'inauguration du local de campagne de la liste de gauche « Rives Demain, une ville pour toutes et tous ».
Ce samedi 7 février, Jérôme Barbieri et l’équipe de « Rives demain, une ville pour toutes et tous » inauguraient leur local de campagne pour les élections municipales, situé au 53 rue de la République. Un événement qui a rassemblé plus d’une soixantaine de personnes, témoin de la volonté de changement qui s’exprime dans la commune après un mandat 2020-2026 chaotique. Retour sur l’actualité de cette petite ville de 6500 habitants, au nord de Moirans.

Un maire de droite « minoritaire » [en 2020, Julien Stevant l’avait emporté au second tour avec 46,53% des suffrages, dans un contexte de triangulaire où le maire sortant Alain Dezempte (36,87%) devait pâtir de la concurrence d’une liste de gauche « dissidente » (16,58%), ndlr], jamais la formule n’aura eu autant de sens qu’à l’approche du scrutin des 15 et 22 mars prochain.

Une fusion ratée…

Si l’équipe élue en 2020 était le fruit de la fusion des listes de premier tour de Julien Stevant (24,82%) et de Laurent Lavost (23,94%), le mariage sera vite consommé. En 2023, le torchon brûle entre le maire et les anciens colistiers de M. Lavost, qui vont jusqu’à réclamer la démission de M. Stevant en plein conseil municipal, le 23 février. S’en suit le retrait des délégations aux adjoints concernés par la « dissidence », et une période d’incertitudes où tout le monde se demande si la commune ne va pas finir par être mise sous tutelle par la préfecture, faute de majorité pour voter le budget. Laurent Lavost, 1er adjoint, débloquera les choses en ralliant la majorité, laissant sur le bord ses anciens colistiers qui se considèrent désormais comme un groupe d’opposition, mené par Jean-Christophe Martin, ex-adjoint aux finances.

Le mandat se poursuivra cahin-caha, chaque conseil étant l’objet de spéculations sur la capacité du maire – ne disposant plus que de 15 élus fidèles sur les 29 du conseil – à rassembler une majorité et le quorum. Une période qui voit la fin des retransmissions vidéos du conseil municipal (officiellement pour « raison technique »), un état de fait que dénonceront les élus de l’opposition de gauche, qui n’auront de cesse de réclamer « une vraie transparence » sur les débats qui agitent la représentation communale.

Deux listes de droite… non, trois !

Alors, effectivement, tout le monde s’attendait à ce que le match entre « loyalistes » et « dissidents » se rejoue dans les urnes en 2026. Certains se posaient toutefois la question, car le groupe « dissident » avait fait le choix de refuser de siéger pendant presque trois ans : n’allaient-ils pas, au final, jeter l’éponge et laisser le champ libre à Julien Stevant ?

Mais non, le match aura bien lieu : Jean-Christophe Martin annonce sa candidature en janvier, à la tête du collectif « Rives au cœur de tout ». Si l’affichage est « sans étiquette », le ton est, sans surprise, à droite : baisses d’impôts, mutualisation des équipements sportifs et associatifs… sans oublier de ressusciter une « fake-news » de la campagne de 2020 sur la situation financière d’alors de la commune [* voir encadré ci-dessous], une manière de griffer une gauche qui s’organise pour la reconquête.

Jérôme Barbieri, désigné tête de liste dès février 2025 par le collectif de campagne.

La liste « Rives Demain, une ville pour toutes & tous » est en effet en campagne depuis septembre, l’ancien 1er adjoint Jérôme Barbieri ayant été désigné tête de liste par son collectif en février 2025, déclarant sa candidature à la rentrée avec une lettre diffusée à tous les Rivois. Le collectif enchaînera avec trois rencontres publiques thématiques, pour construire le programme qu’allait porter la liste. « Des échanges très intéressants, avec des intervenants de grande qualité », des dires d’un colistier : ces temps, qui ont rassemblé au total près d’une centaine de personnes différentes, ont permis à l’équipe d’étoffer un programme présenté mi-janvier à la population.

Mais la surprise est venue de l’autre côté, avec l’annonce de la candidature de Franck Rettmeyer, fils de l’industriel et ancien maire (1983–1995) Christian Rettmeyer, une « grande famille patronale » de l’industrie papetière de Rives. Les Rivois se souviennent de l’importance – encore en partie actuelle – de la société Allimand, modèle de paternalisme patronale. Franck Rettmeyer revendique explicitement cet héritage, se vantant dans les colonnes du Dauphiné Libéré de ce que « en 25 ans de présidence chez Allimand, je n’ai jamais connu une heure, ou même une minute de grève. J’étais un président social et dans le consensus ». Ce qui ne l’empêchera pas de céder sa société à un fonds d’investissement à son départ en retraite, en 2023.

Un troisième larron s’est finalement invité à la table de la droite.

Une liste baptisée « Union pour Rives », et qui peut compter sur l’implication de… deux adjoints restés jusque là fidèles à Julien Stevant : Jean-Paul Gout (adjoint en charge de l’aménagement, des travaux, de l’urbanisme et de l’environnement) et Jean-Luc Fontaine (adjoint aux finances, qui a succédé à Jean-Christophe Martin en 2023). Il se murmure aussi que Laurent Lavost, 1er adjoint en charge de la sécurité et de la médiation, serait finalement sur cette liste également.

André Valini et Sandrine Nosbe

C’est dans ce contexte que l’équipe de Jérôme Barbieri inaugurait son local de campagne, ce samedi 7 février, en présence de plus d’une soixantaine de Rivois, soutiens ou simples curieux. Un événement qui aura vu deux soutiens de poids s’afficher en faveur du candidat.

André Vallini, conseiller départemental du canton, ancien président du Département et ancien député puis sénateur, a réaffirmé au micro son attachement à la commune de Rives, rappelant l’héritage « irremplaçable » de Robert Veyret (conseiller général du canton de 1976 à 2015), et ses premiers pas en politique à Tullins, aux côtés du maire d’alors, un certain… Yves Barbieri, père de Jérôme Barbieri.

Sandrine Nosbe, députée Nouveau Front populaire de la circonscription depuis la dissolution de 2024, a quant à elle rappelé l’importance d’avoir des listes de gauche avec un programme ambitieux, pour « changer vraiment la vie des gens », et remercié les militants rivois pour « tous ces porte-à-porte que nous avons fait ensemble en mai et juin 2024 », se déclarant disponible pour « venir donner un coup de main dans cette belle campagne ».

« Rives demain » peut compter sur une belle dynamique, en lien avec son programme, listant 49 propositions dont 15 mesures phares. Mais aussi sur une attente : après un mandat jugé chaotique par beaucoup, et dont la concurrence en mars de pas moins de trois listes issues de l’équipe élue en 2020 est le dernier symptôme, Rivoises et Rivois sont nombreux à souhaiter un apaisement et un retour à une stabilité. C’est ce que promet « Rives demain » : « une méthode reposant sur le travail et le dialogue, et une équipe soudée ».

Peut-être aussi un moyen de conjurer une nouvelle fusion « bancale » entre listes de droite au soir du premier tour ?

Robert W. Wellnes

« Rives au bord de la mise sous tutelle » en 2020 : retour sur une fake-news qui a la vie dure

Les différentes listes qui s’opposaient au maire sortant Alain Dezempte en 2020 reprenaient toutes en cœur un « argument » : la ville serait au bord de la faillite, victime d’une gestion « calamiteuse », voir au bord de la mise sous tutelle par la préfecture… le candidat Jean-Christophe Martin a ressuscité cet argument dans sa lettre de candidature pour 2026.

Pourtant, les faits sont têtus, et le groupe des élus « Rives Gauche » [ndlr : nom de la liste Dezempte en 2020] avaient déjà produit un tract sur le sujet en avril 2025. Extraits.

« L’audit commandité par M. Stevant lui-même est clair : entre 2014 et 2020, stabilité des ressources et réductions des charges de fonctionnement de 1,6 % par an ; entre 2022 et 2025, +21 % de d’augmentation en 4 ans »

« Depuis 2020, la dette est passé de 4,7 millions d’euros à 7,7 millions »

« La capacité de désendettement a presque doublée, passant de 3,46 ans en 2020 à 8,89 ans en 2026 »

« Aucune maîtrise des dépenses, ce qui conduit à une épargne négative : en 2025, la commune s’endette pour rembourser ses emprunts ! »

Mais comme dit le proverbe, « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose »…