jeudi 5 novembre 2026

Midterms étasuniens : la défaite de Trump est une bonne nouvelle pour les peuples du monde !



 

Le Parti communiste français salue la défaite infligée à Donald Trump et au Parti républicain lors des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Les États-uniens et les États-uniennes ont massivement sanctionné deux ans d'une politique réactionnaire, répressive et belliciste, au service des plus riches.

Cette victoire est une bonne nouvelle, et pas seulement pour les États-Unis. Elle confirme ce que l'actualité électorale récente nous enseigne déjà : l'extrême droite peut être battue dans les urnes et par la mobilisation populaire et sociale. Au Brésil, Lula a vaincu Bolsonaro. En Israël, les élections législatives viennent de priver Netanyahou de toute majorité à la Knesset. Aux États-Unis aujourd'hui, le trumpisme reçoit à son tour un désaveu populaire massif. L'organisation et le financement des forces réactionnaires au niveau international ne sont ni invincibles ni irrémédiables.

Cette élection marque l’échec du projet raciste et répressif promu par le gouvernement de D. Trump et les milices ICE, visant à diviser les citoyens en fonction de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur religion. Ces idées réactionnaires, nous n’en voulons ni aux États-Unis ni en Europe et c’est aussi ce qui s’exprime depuis des mois dans les immenses mobilisations des deux côtés de l’Atlantique. Celles-ci montrent l’exacerbation de la lutte des classes sur nos deux continents. De ces mobilisations peut naitre un nouveau rapport de forces permettant la reconstruction d’une conscience de classe et des alternatives au système actuel.

Cette défaite affaiblit également une politique étrangère agressive, impérialiste et dangereuse pour la paix mondiale. Deux ans de guerre commerciale, de mépris pour le multilatéralisme, de soutien aux gouvernements d'extrême droite à travers le monde : le peuple américain a dit stop. Un congrès rééquilibré sera un frein à cette politique du chaos.

Le PCF se réjouit également de la percée significative de la gauche socialiste au sein du Parti démocrate. Les candidats soutenus par les Democratic Socialists of America remportent au moins cinq sièges supplémentaires à la Chambre des représentants, portant leur groupe parlementaire bien au-delà du duo formé par Alexandria Ocasio-Cortez et Rashida Tlaib. La victoire d'Abdul El-Sayed au Michigan illustre que des politiques sociales ambitieuses, centrées sur les travailleuses et les travailleurs, peuvent gagner même dans des États disputés. Cette gauche étasunienne, incarnée par AOC et le maire de New York Zohran Mamdani, prouve qu'une autre politique est possible. Le PCF salue également l'engagement constant du Parti communiste des États-Unis aux côtés des travailleurs et des forces progressistes dans cette bataille électorale décisive.

Mais, cette victoire n'est qu'un début. Elle ne résout pas les causes profondes qui ont permis l'ascension du trumpisme : les inégalités criantes, la précarité de millions de travailleurs, le recul des droits sociaux. Le combat continue, aux États-Unis comme en France et partout dans le monde.

Le PCF continuera d'agir aux côtés des peuples qui subissent l'impérialisme étasunien aujourd'hui et adresse sa fraternité aux forces progressistes étasuniennes. La lutte pour un monde de paix et de justice sociale continue !

Paris, le 4 novembre 2026

Parti communiste français

Sahara occidental : le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ne peut être sacrifié aux rapports de force internationaux


 Le Conseil de sécurité des Nations unies vient de connaître une séquence diplomatique inédite et particulièrement préoccupante. Le veto russe au projet de résolution américain, puis le veto américain au texte alternatif présenté par la Russie, ont empêché tout renouvellement du mandat de la MINURSO. À quelques heures de son échéance, l'avenir de cette mission des Nations unies est désormais incertain.

Cette impasse révèle les profondes divisions des grandes puissances et leur incapacité à faire prévaloir une solution politique conforme au droit international. 

Le Parti communiste français condamne cette situation. Il rappelle que le Sahara occidental demeure un territoire non autonome inscrit sur la liste des Nations unies et que la décolonisation de ce territoire reste inachevée. Le peuple sahraoui doit pouvoir exercer librement son droit à l'autodétermination, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions internationales.

Nous contestons toute tentative de préjuger de l'issue du processus politique en faisant du plan d'autonomie marocain sous souveraineté marocaine l'unique cadre de négociation. Une solution durable ne peut être imposée au peuple sahraoui ni décidée à sa place.

Nous regrettons profondément que la France ait soutenu le projet américain. En affirmant que le Sahara occidental s'inscrit dans le cadre de la souveraineté marocaine, Paris s'éloigne des exigences du droit international et contribue à fragiliser la recherche d'une solution juste et mutuellement acceptable.

La MINURSO doit pouvoir poursuivre sa mission. Sa présence demeure essentielle à la stabilité régionale, à la surveillance du cessez-le-feu et à la préservation des conditions d'un règlement politique. Son avenir ne saurait être l'otage des rivalités entre puissances.

Le PCF appelle à une initiative urgente des Nations unies pour garantir la continuité de la MINURSO et relancer un processus politique crédible, sous l'égide de l'ONU, associant les parties concernées et respectant pleinement le droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir.

La paix ne se construira ni par les rapports de force ni par les faits accomplis. Elle exige le respect du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Paris, le 31 octobre 2026

Parti communiste français

mercredi 4 novembre 2026

Elections en Israël : une opportunité à saisir pour mettre à bas le gouvernement Netanyahou


 Les élections en Israël ont démontré que le bloc raciste et suprémaciste dirigé par Netanyahou est minoritaire dans un pays extrêmement polarisé. Il y a donc une opportunité historique à saisir pour mettre fin à ce gouvernement coupable de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, dont les dirigeants doivent être traduits devant la justice internationale. La mobilisation populaire exceptionnelle a infligé un échec à tous les efforts du gouvernement sortant pour compromettre les opérations de vote, notamment des citoyens arabes israéliens.

Le Parti communiste français félicite ses camarades du Parti communiste d’Israël, de la coalition Hadash et de la Liste unie pour avoir porté haut l’exigence de la paix, de l’égalité et du partenariat judéo-arabe.

Il est à leurs côtés dans les différentes manifestations pour exiger que le « bloc du changement » entende cette exigence et assume ses responsabilités. L’alternative est claire : soit poursuivre la politique criminelle du gouvernement Netanyahou, soit travailler à une perspective inédite pour l’égalité et pour la paix avec la Liste unie. Les appels de la Liste Unie à élaborer une coopération politique en vue d’un gouvernement alternatif sur la base d’un changement politique substantiel doivent être entendus urgemment.  

La question est de savoir si les manifestations démocratiques en cours pour la coopération entre Juifs et Arabes d’Israël vont trouver une réponse politique, ou si l’État d’Israël va s'enfoncer dans une crise existentielle à travers la guerre sans fin que lui promet la coalition d'extrême droite. 
L’heure est extrêmement dangereuse.

Benjamin Netanyahou et son gouvernement ont intérêt au pourrissement de la situation. Pour l’heure, il peut se maintenir au pouvoir encore plusieurs semaines, quitte à provoquer de nouvelles guerres dans la région ou à commettre de nouveaux crimes contre le peuple palestinien. 

Le PCF continuera à lutter auprès des peuples israélien et palestinien pour une paix juste et durable entre ces deux nations, et pour une solution à 2 états sur les frontières de 1967.

L’avenir des peuples du Proche-Orient se joue maintenant !

Parti communiste français,

29 octobre 2026

mardi 3 novembre 2026

Grève internationale des ports : le PCF aux côtés des dockers et travailleurs portuaires

Le Parti communiste français exprime sa pleine et entière solidarité avec les dockers et travailleurs portuaires en grève ce 30 octobre 2026, en France et à travers le monde.

Cette journée est historique. Des ports de France à ceux d'Espagne, de Grèce, d'Allemagne, des États-Unis, du Brésil, d'Inde ou encore du Mexique, des dizaines de milliers de travailleurs portuaires ont simultanément cessé le travail. C'est l'une des plus grandes grèves internationales du secteur depuis trente ans, et elle doit d'être saluée comme telle.

Les dockers disent non à la militarisation de leurs ports, non à la guerre, non à la dérégulation de leurs emplois. En France, ils refusent également les mesures d'un projet de budget qui, une fois de plus, s'attaque aux droits sociaux et aux systèmes de solidarité construits de haute lutte.

Le PCF soutient leurs revendications : augmentation du SMIC, défense des services publics, de la sécurité sociale, des retraites et de l'éducation. Il appelle à amplifier ce mouvement et sera présent le 5 novembre aux côtés de la CGT et de l'ensemble des organisations syndicales dans la mobilisation nationale.
La paix, le travail, la solidarité entre les peuples : telles sont nos valeurs communes.

Travailleurs de tous les pays unissez-vous. Dans un monde de guerres et de divisions, cette devise n'a jamais été aussi importante, les travailleurs dans les luttes la font vivre.

Paris, le 30 octobre 2026
Le Parti communiste français

 

lundi 2 novembre 2026

Cuba : l'ONU vote pour la 34ᵉ fois la levée du blocus, le PCF réaffirme sa solidarité


 Aujourd'hui, 28 octobre 2026, se déroulait à l’Assemblée générale des Nations unies le vote annuel de la résolution sur la « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique à Cuba ».

Cette année 2026 a été marquée par le renforcement des mesures états-uniennes prises contre Cuba, et la mise en place du blocus énergétique, provoquant de très fortes pénuries. Le vote de cette résolution – à 130 voix pour, 17 voix contre et 25 abstentions – demandant de mettre fin au blocus criminel et illégal démontre à nouveau une chose : la très grande majorité des membres de l’ONU le rejette. Cependant, le nombre de votes contre, ainsi que celui de pays s’abstenant, en augmentation par rapport au vote de l’an dernier, démontre bien le niveau de pressions états-uniennes sur les pays sur lesquels elle exerce une influence grandissante.

Toutes les mesures prises par la Maison Blanche visent à étrangler le peuple cubain et la révolution cubaine, et à renforcer l'emprise de l'impérialisme étatsunien sur la région des Caraïbes et d'Amérique latine ainsi que les relations avec les forces et les gouvernements d'extrême droite, réactionnaires et suprémacistes qui écrasent le droit international et cherchent à étouffer toute perspective de progrès.

Le blocus qui s’est renforcé quant à lui est bien réel : entre le 1ᵉʳ mars 2025 et le 28 février 2026, le blocus a causé des dommages matériels estimés à plus de 8 milliards de dollars.
Aujourd’hui, le blocus tue. Littéralement. Tous les pans de l’économie et de la société sont affectés par les pénuries d’aliments et de médicaments et les coupures d’électricité. C’est l'ensemble de l’appareil productif du pays qui est touché. C’est la santé et la vie des Cubains qui sont en danger. L'extraterritorialité des lois iniques des USA fait que ce blocus est également une attaque contre la souveraineté des peuples, y compris le peuple français.

Pour autant, Cuba résiste. Et la solidarité politique et concrète de peuples du monde entier apporte les soutiens et relais qu’il nous faut poursuivre et amplifier. Le blocus est incontestablement, comme viennent de le rappeler les Nations Unies, une atteinte fondamentale et massive aux droits humains et à l’égalité souveraine des États à disposer d’eux-mêmes.

Le PCF continue de se tenir aux côtés du peuple cubain et de la communauté internationale pour réclamer la levée immédiate du blocus, le retrait de la liste des États finançant le terrorisme et l’intégrité territoriale du pays avec le retrait des troupes et la fermeture de la base de Guantanamo.

Le PCF réaffirme à nouveau son soutien au peuple et au Parti communiste cubain qui luttent pour l'indépendance de Cuba et un avenir de progrès pour le peuple cubain.
L’impérialisme étasunien est de nouveau en échec aujourd’hui et ce depuis 1962. Nous soutenons avec force le peuple cubain qui a décidé de suivre une autre voie que l’impérialisme et le capitalisme : celle de l'indépendance et de la révolution socialiste.

Venceremos !

Rejoins-toi toi aussi la campagne : https://uncontainerpourcuba.fr/

Paris, le 28 octobre 2026
Parti communiste français.

Ufficio Sinistri. Il buco nero in cui è scomparsa la sinistra

Ce n'est pas une révolution isolée, c'est un continent qui ne peut plus supporter le libéralisme qui a affamé l'Europe et dénudé les salaires.
Les familles qui luttent pour survivre sont fatiguées des caravanes, elles en ont marre de voir les écoles, les transports, les soins de santé et les prestations sociales démantelés alors que des milliards sont gentiment donnés au régime corrompu de Kiev pour sa guerre contre la Russie.
De la France à l'Espagne, d'Italie au Portugal, de l'Allemagne à l'Albanie, les rues sont remplies de manifestations océaniques qui crient : "Assez d'armes ! Nous ne voulons pas payer les guerres de Von der Leyen et de l'OTAN !
L'Europe descend dans les rues contre les politiques du boucher libéral qui ont opposé tous les gouvernements, des centristes et des droiteurs, au cours des 30 dernières années.

 

dimanche 1 novembre 2026

"Cette loi vise avant tout à faire peur aux manifestants pacifistes"

cette loi vise avant tout à faire peur aux manifestants pacifistes qui pourraient se trouver près de zones de dégradations ".
" La responsabilité collective sera le principe, sans lien avec l'infraction de violence ou les dégradations reprochées, à rebours des principes fondateurs de l'État de droit "
● " le gouvernement reprend donc à son compte une revendication installée à droite et à l'extrême droite depuis longtemps, démontrant son enjeu purement électoraliste.
Il participe à la confusion d'une corrélation étroite entre la participation à une manifestation et les pillages ",
une association qui " n'a jamais été démontrée ".

 

#Domène #gauche #écologie

Voici, en avant-première, la toute dernière tribune d'expression politique de nos 4 élu·es DVE 2026 pour le journal communal de NOVEMBRE.

samedi 31 octobre 2026

Attentat de Trappes. Contre la « haine raciste », le PCF Grenoble appelle à l’unité

Un rassemblement était organisé lundi 26 octobre sur le parvis de la MC2, à Grenoble, par différents collectifs et associations membres de la Coordination antiraciste. © Édouard Schoene
La section de Grenoble du PCF a réagi ce mardi 27 octobre, dans un communiqué, à l'attentat raciste qui a fait un mort et cinq blessés, vendredi 23 octobre, à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Elle appelle à l'unité pour lutter contre la banalisation actuelle des discours de haine, en particulier de la part des politiques et médias "d'extrême droite et de droite extrême". Les communistes grenoblois assurent se tenir "aux côtés de toutes les associations qui luttent et qui s’engagent contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie".

« Refusons que la haine raciste fasse la loi dans notre pays ! » C’est un cri du cœur que lance la section de Grenoble du PCF ce mardi 27 octobre, dans un communiqué, quelques jours après l’attentat raciste commis par Kevin T., qui a ouvert le feu sur plusieurs personnes, vendredi 23 octobre, à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, assassiné, cinq blessés, dont une enfant de 12 ans très grièvement… Le bilan est lourd et le choc immense.

Au lendemain de l’hommage rendu par des habitants, sur le parvis de la MC2, à l’initiative d’organisations antiracistes et d’associations des quartiers populaires, les communistes grenoblois ont eux aussi tenu à réagir. Car « la gravité de ces actes nous oblige », soulignent-ils. Et d’évoquer le contexte actuel marqué par la banalisation des paroles racistes. Un moment où « les préjugés et les discours de haine se multiplient de la part de l’extrême droite et de la droite extrême ».

Plus d’un millier de Grenoblois et Grenobloises sont venus rendre un hommage poignant aux victimes de l’attentat. © Édouard Schoene

Derrière l’assassin, les responsables ne manquent pas en effet. « La classe des privilégiés impose dans le débat public via leurs médias des discours de haine et désigne des boucs émissaires », dénonce ainsi le PCF Grenoble, qui met en garde : « Restons unis face à ceux qui cherchent à nous diviser. »

« Personne, absolument personne, ne doit avoir peur de sortir dans la rue, d’aller travailler ou d’accompagner ses enfants à l’école en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion. »

L’occasion également de rappeler une évidence. « Personne, absolument personne, ne doit avoir peur de sortir dans la rue, d’aller travailler ou d’accompagner ses enfants à l’école en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion », martèlent les communistes. « Quelles que soient nos origines, battons nous pour une société où chacune et chacun puisse vivre dignement. »

Le PCF Grenoble réitère donc son appel à l’unité. Il « se tient aux côtés de toutes les associations qui luttent et qui s’engagent contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie. Avec elles, les syndicats, les forces politiques et les habitantes et habitants, nous appelons à élargir la mobilisation, en solidarité avec les victimes de Trappes et de La Verrière », conclut la section.

 

Les lycéens commencent à faire plier le gouvernement, mais le compte n’y est pas

Il aura fallu plus de cinq semaines au gouvernement pour commencer à écouter les lycéens ! Cinq semaines de surdité, d’obstination, de répression et d'humiliations depuis que des blocages ont commencé mi-septembre. Pourtant les revendications sur le bâti insalubre, sur le manque d’enseignants et sur l’injustice de Parcoursup datent de plusieurs années. Les gouvernements successifs depuis plus de vingt ans ont créé les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui

La pseudo-concertation menée avec une partie seulement des organisations lycéennes débouche sur un message clair du Premier ministre : il refuse de remettre en cause la logique budgétaire qui a provoqué la colère !

À l’heure de tous les défis, un haut niveau de formation devient indispensable. Étudier doit redevenir un droit pour toutes et tous et non une compétition sauvage pour se disputer les miettes de l’enseignement supérieur.

Le Premier ministre n’annonce que 15 000 places supplémentaires, alors qu’il en faut 300 000 dans le service public. Il faut accueillir les 126 500 candidats restés sans affectation cette année, ceux qui attendent depuis plus d’un an et les 150 000 jeunes contraints de se tourner vers le privé, au prix de frais exorbitants et de l’endettement de leurs familles. Il faut aussi anticiper l’arrivée des générations suivantes, qui seront nombreuses pendant encore dix ans.

Parcoursup est avant tout l’interface numérique qui masque le manque de places au lieu de le résoudre. Son rôle est de faire porter aux jeunes et à leurs familles la responsabilité de l’absence d’affectation, alors que le problème est celui du manque de moyens. Entre 2004 et 2024, le nombre d’étudiants a augmenté de 33 %, tandis que celui des enseignants titulaires du supérieur a diminué de 8 %. Face à ce problème majeur, le Premier ministre n’annonce aucune création de poste dans le supérieur pour encadrer les nouvelles places en IUT et en santé évoquées.

Dans le secondaire aussi, les lycéens réclament des moyens. Les places annoncées en BTS ne répondent pas à tout : seront-elles créées dans le public et avec quels enseignants, alors que les familles sont trop souvent contraintes de se tourner vers un privé coûteux ? Depuis 2003, 66 000 postes ont été supprimés dans le secondaire. L’annulation des 800 suppressions prévues en 2027 constitue une première victoire, mais les 1 900 postes annoncés compensent essentiellement les suppressions de la rentrée 2026. Lecornu ne propose donc aucune véritable création nette de postes et méprise une fois encore les revendications des lycéens. De même, La pause méridienne d’une heure ne suffira pas tant que le gouvernement refuse de revenir sur la réforme Blanquer. Il faut déblanquériser le lycée et recruter des enseignants.

Le « Plan Jeunesse » 2027-2032 de Fabien Roussel propose 90 000 recrutements et formations en cinq ans, ainsi que le dégel du point d’indice et le rattrapage du retard salarial. Pour les bâtiments scolaires, nous exigeons un plan d’urgence de 5 milliards d’euros et des prêts à taux zéro, plutôt qu’un simple prêt à taux réduit qui renvoie la responsabilité aux régions sans leur donner les moyens d’agir. Enfin, réformer Parcoursup avant de le remplacer ne répond pas à l’urgence. Les parlementaires communistes dénoncent depuis longtemps son caractère sélectif. La proposition de loi déposée le 2 mars 2026 par les sénateurs du groupe CRCE-K vise notamment à garantir la transparence des algorithmes et l’égalité d’accès aux candidatures dans les Outre-mer. Nous proposons une plateforme publique d’orientation, avec des personnels qualifiés pour informer, conseiller et accompagner chaque jeune vers la formation de son choix et l’accompagner en cas de réorientation.

Le débat doit donc désormais porter sur le budget de la Nation. Contrairement au discours dominant, l’austérité n’est pas une fatalité imposée par la dette. Les cadeaux fiscaux, les profits insuffisamment taxés et les intérêts versés à la finance sont autant de choix politiques. La suppression du Crédit impôt recherche, qui représente 8 milliards d’euros par an, permettrait de récupérer des moyens considérables : Sanofi, par exemple, a reçu plus d’un milliard d’euros en dix ans tout en supprimant des postes de chercheurs. L’argent existe : il faut le mobiliser pour garantir à toutes et tous le droit de vivre dignement.

Boycottés par Lecornu, les jeunes communistes appellent à reprendre les mobilisations et les blocages le 2 novembre. Le PCF organisera une distribution massive devant les écoles le 3 novembre. Toutes ses structures sont mobilisées pour réussir ces initiatives et préparer la grande manifestation interprofessionnelle du 5 novembre.


Paris, le 26 octobre 2026
Parti Communiste Français