dimanche 20 septembre 2026

Plus de services publics, plus de salaires

Le 29 septembre, les agent·es de la Fonction publique seront en grève et en manifestation à l’appel de tous les syndicats, pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens des services publics : pompiers, soignant·es, enseignant·es et celles et ceux qui assurent des missions de services public

Mais cette journée ne concerne pas que les fonctionnaires

Plus de services publics pour mieux vivre, se soigner, se déplacer, faire garder ses enfants, aller à l’école gratuite, accompagner nos aîné·es, faire respecter nos droits au travail, faire face au dérèglement climatique

Nous avons toutes et tous besoin des services publics, comme l’été nous l’a durement rappelé

Et nos besoins augmentent : vieillissement de la population, accès aux soins, transition écologique, nouvelles technologies… Pour y répondre, il faut plus de services publics, plus de personnels et plus de moyens. Les services publics c’est aussi garantir une égalité d’accès aux droits sur tous les territoires.

Faire mieux avec toujours moins ?

L’équation ne tient pas. Quand un service ferme, s’éloigne ou se dégrade, il faut attendre davantage, parcourir plus de kilomètres, souvent renoncer, parfois même être mis en danger… Quand un service devient privé ça coûte plus cher, car le privé lucratif cherche à faire des profits, pas le service public. Réduire les services publics en faisant croire que cela fait faire des économies, c’est faux !

Renforcer les services publics, c’est dynamiser l’économie

L’argent public joue un rôle majeur dans l’économie. Une entreprise ne fonctionne pas toute seule. Pour produire et se développer, elle a besoin d’infrastructures, d’énergie, de salarié·es formé·es, de recherche…

Services et investissements publics participent directement à notre capacité à produire et à développer l’emploi.
Réindustrialiser, réussir l’urgente transition environnementale, répondre aux besoins : cela nécessite des investissements importants.

L’argent existe : quelles priorités ?

Alors que de nouvelles économies sont exigées sur les dépenses publiques, pourquoi les aides aux entreprises échapperaient elles au débat sur l’utilisation de l’argent public ? L’austérité est toujours pour les mêmes, en instrumentalisant des divisions entre celles et ceux qui ont peu et d’autres qui ont encore moins. Dans le même temps les cadeaux aux plus fortunés et les aides publiques aux entreprises privées continuent.

En 2023, les aides publiques aux entreprises représentaient 211 milliards d’euros, soit plus de 6 700 € par seconde, sans contrôle ni conditionnalité.

Les richesses se concentrent toujours davantage : entre 2010 et 2025, la fortune cumulée des 500 plus grandes fortunes professionnelles a connu une hausse de près de 370 % !

La question est donc bien celle de nos priorités : à quoi doit servir l’argent public et qui doit contribuer au financement des besoins collectifs ?

Pour la CGT, il faut une autre répartition des richesses produites : augmenter les salaires, développer l’emploi, renforcer notre protection sociale et financer les services publics dont nous avons besoin.

Public, privé : toutes et tous concerné·es, toutes et tous mobilisé·es 

Près d’un million d’agent·es publics ont vu leur traitement indiciaire baisser (de 15 % en 10 ans) et rattrapé, voire dépassé par le Smic. Dans le privé aussi, augmenter les salaires, préserver et développer l’emploi et améliorer les conditions de travail sont des urgences.

Opposer les salarié·es du public et du privé ne fera pas augmenter les salaires du privé.

Affaiblir les services publics ne protégera aucun emploi.

Le 29 septembre, les agent·es publics seront en grève. Mais les salarié·es du privé sont aussi concernés par les prix qui explosent !

 

samedi 19 septembre 2026

À plus de 500 km de la Fête de l’Huma, les communistes occupent le terrain à la Foire de Beaucroissant (38)


 805 bougies cette année, la Foire de Beaucroissant est l’une des plus vieilles de France. Elle se décline en deux éditions par an, la « petite », en avril, et la « grande », historiquement marquée par son marché aux bestiaux, en septembre. Chaque édition voit le passage d’entre 500 000 et 800 000 visiteurs, venu découvrir les plus de 900 exposants.

Et depuis plusieurs décennies, les communistes de l’Isère y assurent une présence forte, ouvrant l’un des plus importants restaurants de la Foire. L’espace « La Terre / Le Travailleur Alpin » propose des formules moules-frites, choucroute royale, poulet-frites et steak-frites, en plat ou en menu complet, le tout composé exclusivement de produits frais cuisinés sur place par les militant·e·s. Et le succès est au rendez-vous à chaque édition, avec plus de 500 repas servis par jour en moyenne.

Si l’initiative est financière – étant l’une des ressources majeures du média communiste local Le Travailleur Alpin –, elle permet surtout une présence politique concrète sur un évènement populaire majeur.

Outre les affiches, tracts et pétitions du Parti, la foire d’avril est l’occasion d’un débat autour des sujets ruraux, avec ces dernières années la présence remarquée d’André Chassaigne, de Julien Brugerolles ou encore de Jonathan Dubrulle, responsable national de la commission Agriculture/Pêche. Le débat du samedi permet de faire la jointure avec la réouverture, depuis trois ans maintenant, du stand en soirée, sur fond de rajeunissement des effectifs du Parti.

Si la concomitance permanente de la Fête de l’Huma ne permet pas de décliner une formule aussi ambitieuse sur la foire de septembre, celle de cette année aura tout de même vu le lancement officiel de la campagne de Fabien Roussel en Isère. Un lancement qui aura permis de contrebalancer médiatiquement la venue de Jordan Bardella, qui s’est surtout fait remarquer par son fan-club façon StarAcademy bousculant passants et commerçants…

Point de rendez-vous des progressistes, le stand communiste aura aussi été le lieu de ralliement des militantes de la Confédération paysanne, qui distribuaient un tract dénonçant les votes du RN contre les agriculteurs, une autre imposture de l’extrême droite.

La Foire de Beaucroissant est ainsi à l’image de cette France périurbaine, où l’extrême droite progresse sur le dos de la crise, et où les populations pavillonnaires, déjà isolées, sont malheureusement laissées au biberonnage de CNews sans autre alternative. En Isère comme ailleurs, les communistes mènent le combat sur le terrain pour montrer qu’une autre issue est possible, que le « chacun pour soi » n’est pas la solution et qu’il faut penser et agir collectif pour s’en sortir.µ

Jérémie Giono, membre du CN

 

Lien vers la vidéo du JT de France 3 Alpes, à insérer en hyperlien :

https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/programmes/france-3_auvergne-rhone-alpes_france-3-alpes?id=8776548

vendredi 18 septembre 2026

la section du PCF du Grésivaudan organise un vide-greniers.


 Bonsoir à toutes et tous. Comme chaque année la section du PCF du Grésivaudan organise un vide-greniers. Cette année se sera le dimanche 27 septembre toujours au Cheylas. L'entrée est gratuite, venez chiner en famille et échanger avec les militant-e-s du PCF.

jeudi 17 septembre 2026

Union local CGT du Grésivaudan

Bonjour à toutes et à tous, comme chaque année, l'Union Locale CGT du Grésivaudan organise son concours de pétanque "Challenge du souvenir". Cette année se sera le samedi 19 septembre 2026 toujours au parc Jean Cerantola à Froges. venez nombreuses et nombreux partager un moment convivial.
 

mercredi 16 septembre 2026

La solidarité et le lien social, une ambition politique pour tisser la ville


 De gauche à droite, Vincent Bouget, Laurence Ruffin, Bally Bagayoko et Lucie Castets, en débat à l'Agora de la fête de l'Huma.

« La ville comme bouclier social ? Les nouveaux maires au défi du municipalisme. » C’était le thème d’un débat à la fête de l’Humanité avec Laurence Ruffin, maire de Grenoble, Vincent Bouget, maire communiste de Nîmes, Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, et Lucie Castets, maire du 12e arrondissement de Paris.


« D’abord se taire. » Se taire pour écouter. Une pratique revendiquée par Vincent Bouget, maire communiste de Nîmes, à l’image de la campagne électorale qui a permis à la gauche nîmoise de l’emporter face au Rassemblement national et à la droite dans une élection qui n’avait rien d’acquise – cas unique en France dans une ville de 150 000 habitants.

Vincent Bouget participait au débat aux côtés de Laurence Ruffin, maire de Grenoble, de Lucie Castets, maire du XIIe arrondissement de Paris et de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis. Quatre maires, élus dans des configurations différentes : une liste LFI PCF et citoyens face au maire sortant socialiste à Saint-Denis, une liste d’union de la gauche avec un « accord technique » de second de second tour à Grenoble où les élus LFI se sont constitués en groupe d’opposition, une liste d’union de la gauche sans LFI à Paris et une liste d’union à Nîmes à laquelle LFI avait refusé de participer.

À la fête de l’Humanité, Laurence Ruffin, maire de Grenoble, et Philippe Rio, président de la coopérative des élus communistes et citoyens ont été accueillis au stand de l’Isère du PCF, accompagnés de Vincent Bouget, maire de Nîmes.

Des formules différentes qui n’en débouchent pas moins aujourd’hui sur des ambitions similaires, à gauche. Laurence Ruffin note ainsi que « la ville est le bon endroit pour résister et protéger ». Des mesures concrètes ont déjà été prises. À Saint-Denis, Bally Bagayoko évoque la mutuelle communale, la gratuité des fournitures scolaires, ou le vélo offert aux élèves de troisième.« D’abord les gens, avant les gestions économiques », dit-il. Laurence Ruffin insiste sur les politiques du logement, encadrement des loyers, permis de louer, logement d’urgence pour faire face aux situations dramatiques… mais aussi découverte de la montagne pour de jeunes Grenoblois qui en sont privés. Tout comme Lucie Castets cite la « découverte du bois de Vincennes », à proximité immédiate du XIIe arrondissement de Paris. À Nîmes, après vingt-cinq ans de mandat de la droite et face à une extrême droite en course pour emporter la ville, c’est la remise sur pied des services publics – 90 agents du périscolaire viennent d’être déprécarisés pour améliorer tout à la fois leur situation et la qualité du service – et le désenclavement des quartiers populaires – géographique et à tous les niveaux de l’action municipale – qui comptent parmi les priorités.

Le stand de la fédération de l’Isère du PCF a fait le plein trois jours durant. Près d’une centaine de militants mobilisés, pour certains dès la semaine de montage, dans une ambiance des plus chaleureuse.

Au delà des décisions concrètes – il y a du pain sur la planche dans un contexte d’asphyxie budgétaire organisé par les gouvernements successifs – les quatre maires partagent un objectif, pousser les feux du débat avec tous les habitants. « Les élus sont des militants à part entière et nous sommes en campagne permanente », explique Bally Bagayoko qui cite la présence des conseillers municipaux devant toutes les écoles de ville lors de la rentrée scolaire pour rencontrer les parents dans un moment « d’éducation populaire » et ainsi « créer du commun ». « Nous refusons de mettre des étiquettes sur les gens, de penser à leur place ce qu’ils pourraient nous dire, insiste Vincent Bouget, nous voulons tout à la fois entendre, écouter, donner de l’espoir et créer du lien ». Une initiative parmi d’autres, celle de « places communes », la création de « tiers lieux locaux » : « Nous allons voir des habitants, des associations pour leur proposer de se retrouver dans un espace du quartier, discuter de ce qu’ils pourraient faire ensemble, avec le soutien de la ville à des projets qui sont souvent innovants. » Une illustration de ce que Laurence Ruffin appelle de ses vœux : « La ville peut être un laboratoire où l’on invente et on teste des idées nouvelles, comme cela a été le cas à Grenoble avec le mouvement mutualiste ou le planning familial ». Et elle insiste sur des formes inventives de rencontres, par delà la réunion de concertation. « Pendant la campagne électorale à Grenoble, nous avons participé à un match de foot ; cette rencontre a permis une candidature citoyenne sur notre liste », dit-elle. Le chemin pour « retrouver la confiance » des citoyens, espère Lucie Castets.

Des pratiques politiques, des expérimentations, une envie de renforcer ou de renouer le lien avec l’ensemble des habitants de la ville… faire de la politique, en somme. L’ambition de quatre nouveaux maires élus il y a six mois.

Le débat filmé en intégralité

A découvrir sur le site de l’Humanitéhttps://www.humanite.fr/politique/bally-bagayoko/les-nouveaux-maires-au-defi-du-municipalisme-b-bagayoko-l-ruffin-v-bouget-et-l-castets

Laurence Ruffin, maire de Grenoble, et Bernard Ughetto-Monfrin, premier adjoint communiste à la maire de Vizille.
Le stand de la fédération communiste de l’Isère et du Travailleur alpin à la fête de l’Huma 2026.

mardi 15 septembre 2026

Protection sociale complémentaire : les personnels ne sont pas une variable budgétaire !


 Alors que les négociations sur la protection sociale complémentaire (PSC) dans la fonction publique hospitalière ont repris, le Parti communiste français soutient les revendications de l’intersyndicale, s’oppose au projet du gouvernement et alerte nos concitoyennes et concitoyens : celles et ceux qui font tenir nos hôpitaux, nos EHPAD et nos établissements sociaux et médico-sociaux ne peuvent être traités comme une variable budgétaire !

Le Parti communiste français demande :

- une couverture de haut niveau, adaptée aux besoins réels des personnels et négociée loyalement avec leurs organisations représentatives ;
- l’intégration immédiate de garanties ambitieuses en matière de prévoyance ;
- l’inscription dans le PLFSS 2027 d’un financement national intégralement compensé aux établissements, sans prélever un euro sur les soins, les emplois ou les salaires.

Le PCF soutient pleinement la mobilisation et les revendications des organisations syndicales de la fonction publique hospitalière.

Il réaffirme enfin que la protection sociale complémentaire ne doit jamais devenir le substitut d’une Sécurité sociale renforcée. Garantir immédiatement de nouveaux droits aux personnels hospitaliers doit aller de pair avec la reconquête d’une Sécurité sociale solidaire, universelle et démocratiquement gérée.

Le gouvernement doit revoir sa copie. Les hospitalières et les hospitaliers doivent être entendus !

Paris, le 9 septembre 2026

Parti communiste français.

lundi 14 septembre 2026

Le milliard de Genevard ou comment gérer l’agriculture à la petite semaine


 A la suite d’un été marqué par une sécheresse historique et des canicules à répétition, des milliers d’exploitations agricoles font face à une véritable catastrophe économique. D’après le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), 35 000 unités de production seraient gravement fragilisées. Face au risque de faillite, l’Etat joue la carte du plan d’urgence, en débloquant un milliard d’euros pour l’agriculture. Bien que le montant soit salutaire, il demeure largement insuffisant et terriblement inégalitaire, dans la mesure où il profitera d’abord aux agriculteurs et agricultrices ayant souscrit un contrat d’assurance. La Confédération paysanne partage les craintes du Modef en rappelant que 82% des exploitations agricoles ne sont pas assurées, d’où le risque de soutiens prioritairement fléchés en direction d’une minorité de producteurs.

Le Parti communiste français porte une vive critique sur la succession d’annonces gouvernementales en grande pompe à chaque fois que l’agriculture subit une crise. L’Etat, à défaut d’agir, réagit et se contente de jouer les pompiers plutôt que de s’attaquer aux vraies raisons de la crise systémique traversée par l’agriculture française. Cette crise, à la fois économique, sociale, climatique et environnementale est éminemment structurelle. Elle résulte de décennies d’absorption de l’agriculture dans et par le mode de production capitaliste. Du fait d’une baisse tendancielle des prix agricoles et du versement de subventions publiques majoritairement proportionnelles à la superficie et la taille du cheptel, les agriculteurs ont été contraints d’accroître les volumes produits pour maintenir leur revenu. En découle une course aux rendements et à l’agrandissement marquée par le recours croissant aux intrants et au machinisme, rendant les agriculteurs de plus en plus dépendants aux firmes de l’agrofourniture et aux marchés financiers. Une telle trajectoire s’est accompagnée d’une réduction de l’emploi agricole, d’une érosion de la valeur ajoutée créée sur les exploitations et d’importants préjudices environnementaux, notamment climatiques, dans la mesure où l’agriculture demeure le second secteur émetteur de gaz à effet de serre.

L’agriculture n’est bien entendu pas la seule contributrice au dérèglement climatique. Le développement de la logique capitaliste a favorisé des activités visant la maximisation du taux de profit, plutôt que la satisfaction des besoins sociaux et la reproduction durable des ressources naturelles. Il est urgent de changer de paradigme. Verser un milliard par-ci, des millions par-là sans remettre en cause ce modèle agricole revient à gérer l’agriculture française à la petite semaine, sans tenir compte de l’état réel des trésoreries et de la grande vulnérabilité des exploitations agricoles face au dérèglement climatique.

A l’inverse des choix gouvernementaux, le PCF défend une transformation agroécologique d’ampleur. Cette dernière donne le primat à une logique assurantielle, durable et préservatrice, en défendant des pratiques agricoles contribuant à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, tout en faisant preuve d’une plus grande robustesse face aux immenses enjeux d’adaptation nécessaires au regard du changement climatique. Cela passe notamment par un soutien très fort à la polyculture-élevage, à la déspécialisation régionale des productions, au maintien et à la restauration des prairies permanentes et des zones humides ou encore au déploiement massif de l’agroforesterie tel que défendus dans le Plan Empreinte 2050 du PCF.

Mais la transformation des pratiques agricoles ne se décrète pas. Elle nécessite la mise en place de filets de sécurité publics, à l’image d’une intervention publique sur les prix et les volumes et l’instauration d’un régime public d’assurance, de prévention et de gestion des risques climatiques, sanitaires et environnementaux tel que défendu par le député communiste du Puy-de-Dôme Julien Brugerolles. A cela s’ajoute, d’une part, la nécessité d’un meilleur partage de la valeur ajoutée agroalimentaire, passant notamment par le rétablissement du coefficient multiplicateur et la mise en place de conférences permanentes territoriales en lieu et place de négociations commerciales qui servent d’abord les intérêts de l’aval des filières. A cela s’ajoute, d’autre part, la nécessité d’installer de nouveaux agriculteurs et agricultrices dans des structures qui soient en phase avec des pratiques agroécologiques dans toutes les productions. Enfin, la mise en concurrence internationale entre agricultures doit cesser, d’où l’opposition franche, déterminée et constante du PCF et ses alliés du Parti de la gauche européenne à l’intégration de l’agriculture aux traités de libre-échange. D’ailleurs, l’interdiction récente d’importations brésiliennes de bœuf et de volaille par la Commission Européenne montre bien le scandale sanitaire et environnemental que représente l’entrée en vigueur de l’accord UE-Mercosur.

Les communistes appellent l’ensemble des agriculteurs à venir échanger avec eux à la Fête de l’Humanité, mais aussi sur les foires et salons afin de parcourir ensemble le nécessaire chemin d’une transformation agroécologique tournant résolument le dos au capitalisme.

Parti communiste français
Paris, le 9 septembre 2026

dimanche 13 septembre 2026

Le sommet de l’OCS à Bichkek

Quelle signification pour les recompositions internationales ?

Le sommet annuel de l’Organisation de Coopération de Shanghaï se tenait les 31 août et 1er septembre à Bichkek, capitale du Kirghizistan. Il a moins attiré l’attention que le sommet de Tianjin l’année dernière et c’est un tort. Ce sommet se place dans une série de grands évènements internationaux qui vont émailler le mois de septembre : sommet des BRICS en Inde les 12 et 13 septembre, visite de Xi à Washington le 24 septembre, suites possibles du ballet russo-américano-ukrainien…

Ce sommet de Bichkek est donc une étape importante. Il n’y a sans doute pas eu de grande décision spectaculaire. Mais il y a plusieurs raisons de s’y intéresser car il cristallise les évolutions internationales et le basculement du monde où des puissances non occidentales gèrent en toute souveraineté leurs propres affaires et où s’impose le multilatéralisme des relations internationales.

- Le sommet annuel de l’OCS s’affirme d’année en année comme un rendez-vous important des puissances internationales ou régionales « non occidentales » du monde eurasiatique. La participation du secrétaire général de l’ONU, Guterres, le démontre. L’OCS regroupe aujourd’hui 10 États du continent eurasiatique. Elle représente aujourd’hui 42 % de la population du globe, et environ 25 % du PIB mondial (avec une représentation très majoritaire de la Chine). Il n’y a pas eu de nouveaux membres intégrés cette année mais un nouvel État partenaire, le Laos. C’est un regroupement permettant une conjonction d’intérêts sur des projets précis, ainsi qu’un échange de vues des principaux États « non occidentaux » de la région sans participation des États occidentaux. C’est donc un des partenariats stratégiques qui cristallisent et qui accélèrent le basculement du monde et les nouveaux rapports de forces internationaux. Le sommet trouve ainsi sa place dans une évolution de fond.

- La déclaration finale réaffirme la place de la charte des Nations unies. Elle appelle à poursuivre la construction d’un « ordre du monde multipolaire » (sans que l’OCS d’ailleurs ne prétende constituer un « pôle ») et à mettre en œuvre la réforme de la « gouvernance économique mondiale », notamment du FMI. Elle exclut « les approches de bloc ». La « lutte contre le terrorisme » y occupe une place importante, ce qui est aux racines de l’organisation. La Banque de développement de l’OCS, créée l’année dernière, est appelée à se développer. Reste à savoir ensuite si l’ensemble des États membres de l’OCS poursuivent des politiques en conformité avec une déclaration dont les principes sont louables.

- Le sommet se situe au Kirghizistan du fait de la présidence tournante de l’OCS. Cela permet de souligner le rôle et l’importance des États d’Asie centrale dans les processus de recompositions internationales. Ce serait une erreur de ne les considérer uniquement sous le prisme de batailles d’influence extérieures comme au temps du « grand jeu » impérialiste du 19e siècle. L’importance nouvelle, dans les leviers de l’impérialisme contemporain, des réseaux de commerce et de ressources, ainsi que la demande en minerais critiques et en uranium, donne à la région un rôle stratégique nouveau. Les États qui la composent n’entendent pas tomber sous l’influence d’une puissance unique. Ils mènent donc une politique multilatérale. Leur développement capitaliste est rapide. Le Kirghizistan a vu son PIB multiplier par trois entre 2021 et 2025. Les recettes financières de l’État ont triplé. La voie ferrée Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan contourne à la fois la Russie et l’Iran dans la route entre la Chine et la mer Caspienne puis l’Europe. L’influence des projets de la « Nouvelle route de la soie » est donc considérable. Mais les relations avec la Chine et la Russie n’empêchent pas ces États de renforcer leurs relations avec l’UE ou les USA. Par ailleurs, depuis 2018, des rencontres régulières entre les dirigeants des cinq États d’Asie centrale permettent de résoudre les querelles frontalières. Il s’agit d’un modèle souple de coopérations qui ne passe par aucune institution régionale supranationale. Mais tout cela relève d’un équilibrisme fragile hautement dépendant des tensions internationales que ces États ne maitrisent pas. Ce sont donc toutes les contradictions des recompositions internationales en cours qui se reflètent dans la position des États d’Asie centrale.

- Le sommet de l’OCS est un forum diplomatique, occasion de rencontres bilatérales. La Russie souhaitait démontrer à nouveau qu’elle n’est pas isolée au plan international, ce qui est vrai. Mais le président russe n’est pas reparti du sommet avec beaucoup d’éléments nouveaux, même si, contrairement à ce que dit une partie de la presse, il n’est pas « affaibli ». De la rencontre, courte, avec Erdogan, rien n’a fuité à part le communiqué officiel disant qu’elle n’a « portée strictement sur les sujets bilatéraux », ce qui exclut a priori que le sujet des corridors miniers et céréaliers en mer Noire ait été évoqué. Lors de la rencontre Poutine-Modi, le premier ministre indien a tancé son homologue pour l’inciter à ouvrir des négociations de paix. Il s’agit sans doute là aussi d’une manifestation du multilatéralisme de New Delhi : maintenir des relations avec tout le monde, y compris avec les USA. Est-ce que cela ira plus loin qu’une manifestation de mauvaise humeur ? Les prochains mois le diront mais rien ne semble indiquer, à ce stade, un changement dans les relations économiques entre la Russie et l’Inde. Xi Jinping a, quant à lui, insisté sur le développement des « nouvelles routes de la soie », qui ne regroupent plus seulement un ensemble de hubs commerciaux mais un ensemble de programmes d’innovation pour l’intelligence artificielle ainsi que des programmes techniques et éducatifs. 
Nul doute que toutes ces questions seront approfondies lors du sommet des BRICS qui se tiendra à New Delhi la semaine prochaine.

Vincent Boulet
membre du CEN en charge de la paix,
de la défense et des relations internationales

Article publié dans CommunisteS, numéro 1099 du 9 septembre 2026

 

samedi 12 septembre 2026

Le temps que la jeunesse perd à attendre


 En cette rentrée 2026, ils sont 126 652 candidats à s’être retrouvés sans aucune proposition à l’issue de la phase principale de Parcoursup, le 11 juillet. Un chiffre qui donne le vertige. La phase complémentaire, qui se poursuit jusqu’au 10 septembre, n’avait permis à guère plus de 83 000 candidats de décrocher une place l’an dernier. De nombreux jeunes quittent leur cursus après la rentrée.

À quelques jours de la rentrée, les jeunes arrivent la boule au ventre, avec le devoir de choisir leur vie dans l’urgence.

Cette angoisse n’est pas anecdotique. 86 % des jeunes se déclarent inquiets lorsqu’ils pensent à leurs choix d’orientation. Comment pourrait-il en être autrement ? Les jeunes sont de plus en plus exposés à la précarité. Au deuxième trimestre 2026, le chômage atteint 21,6 % chez les 15-24 ans, contre 8,3 % pour l’ensemble de la population active.

Autrement dit, on demande aux jeunes de bien choisir leur orientation sans perspectives d’emploi pour les accueillir.

Une course à l’orientation sans ligne d’arrivée

Face à cela, le gouvernement ressort toujours la même carte.

En 2026, l’exécutif a reconduit les aides aux employeurs qui recrutent des apprentis, principal levier d’attractivité de la filière. Sauf qu’un jeune n’a pas son avenir assuré simplement parce qu’on lui a trouvé une place en apprentissage. Encore faut-il que la formation lui corresponde et qu’un statut juste le protège, lui permettant de se former efficacement et en sécurité.

Une génération qui commence en retard

Derrière les 126 652 candidats de Parcoursup, il y a des jeunes qui attendent, qui doutent, qui actualisent leur dossier en boucle. Des jeunes désorientés.
Derrière les 21,6 % de chômage, une génération commence sa vie professionnelle en retard.

Tout ce temps qu’elle passe à attendre, notre génération ne le consacre pas à l’urgence écologique, à la sécurité de son parcours de vie, à son émancipation. Les gouvernements, qu’ils soient libéraux, sociaux-démocrates ou réactionnaires, ont prouvé leur incompétence et ne savent pas planifier.

Parce qu’à force d’accompagner les jeunes dans l’urgence, on finit par construire une société en retard. Ce n’est pas une fatalité ; c’est un choix de société.

Nadja C-A

Article publié dans CommunisteS, numéro 1099 du 9 septembre 2026

vendredi 11 septembre 2026

"La Terre - Le Travailleur Alpin"


  Mise en place du restaurant "La Terre - Le Travailleur Alpin" sur la Foire de Beaucroissant, pâté de campagne et vin mystère : "rien n'est trop bon pour la classe ouvrière" !

😄
🍽️ Rendez-vous vendredi pour l'ouverture !