Message du mouvement de la paix
dimanche 15 mars 2026
Message du mouvement de la paix
Message du mouvement de la paix
L’Avant-Garde Plus : le nouveau média de combat pour la jeunesse débarque sur YouTube !
Le paysage médiatique s’enrichit d’une nouvelle voix engagée avec le lancement de L’Avant-Garde Plus, la déclinaison vidéo du journal historique du jeunes communistes de France.Présentée par Tom, rédacteur en chef de L’Avant-Garde, cette chaîne YouTube modernise le centenaire. Conçue comme une véritable « arme pour l’action », elle s’adresse directement aux lycéens, étudiants, apprentis et jeunes travailleurs de France. La programmation promet d’être riche avec des politiques, des émissions de plateau thématiques et des interventions de spécialistes et d’invités internationaux.
Pour son coup d’envoi, la chaîne propose un décryptage de haut vol sur la de l’impérialisme américain. Accompagné de Nadia, coordinatrice nationale du MJCF, Tom reçoit Esteban Evrard et Vincent Ortiz pour analyser les bouleversements de l’économie mondiale.
Ce premier épisode plonge les spectateurs dans la commerciale entre les États-Unis et la Chine, utilisant l’industrie automobile comme prisme de compréhension. Les invités y discutent de sujets stratégiques tels que le modèle de Tesla, l’ascension de BYD et le concept d’intégration verticale.
Fidèle à sa tradition de proximité, L’Avant-Garde ne se limite pas à la vidéo. En complément de cette nouvelle chaîne YouTube, vous pouvez retrouver l’actualité au jour le jour sur ses canaux , WhatsApp et Instagram. Le contenu reste également accessible via son hebdomadaire en ligne, son site Internet ou son papier distribué par les militants communistes.
Rejoignez dès maintenant l’aventure L’Avant-Garde Plus pour comprendre et transformer le monde !
Article publié dans CommunisteS, numéro 1077 du 11 mars 2026.
samedi 14 mars 2026
Non à la mise en bière de la Charte des Nations unies et du droit international !
Qu’est-ce qui peut justifier le terrible silence sur le bombardement au premier jour de l’attaque par l’aviation US (cf. New York-Times, 5 mars 2026) d’une école primaire à Minab en Iran qui a fait plus de 150 morts dont principalement des écolières ? On ne peut l’accepter ! Ce sont systématiquement les peuples qui sont victimes des politiques de violation du droit international !
La Charte des Nations unies établie en 1945 reconnait l’égalité en droit des peuples et le droit à la souveraineté de tous ses membres. Son article 2.7 précise : « Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte. »
Les attaques systématiques contre l’ONU, la Charte des Nations unies et le droit international concourent à la marche à la guerre. Ces attaques sont en réalité des attaques contre la majorité des peuples de la planète et contre le seul cadre de référence mondial et international. Replacer l’ONU, les principes de la conférence de San Francisco et la Charte des Nations unies au centre des relations internationales est nécessaire pour une politique de paix.
Les violations du droit international ne sont pas une nouveauté. Elles sont consubstantielles du stade impérialiste du capitalisme : expédition du canal de Suez en 1956, occupation des territoires palestiniens en 1967 et politique de colonisation par les gouvernements israéliens, occupation de la moitié de Chypre par les troupes turques, etc.
Durant la phase néolibérale de la mondialisation capitaliste, l’impérialisme, étatsunien en tête, profitant du bouleversent des rapports de force internationaux suite à la chute de l’URSS, a cherché à asseoir sa domination en utilisant les fameuses et fumeuses théories relatives au « droit d’ingérence », « droit d’ingérence humanitaire », « guerre humanitaire », « guerre préventive », contraires à la Charte des Nations unies et au droit international. Cela a provoqué des désastres en chaîne dans plusieurs régions du monde. C’est le cas au Moyen-Orient, après l’invasion de l’Irak en 2003, qui a provoqué des centaines de milliers de morts, déplacé des millions de personnes et ouvert un cycle de violences dont l’émergence de Daech fut l’une des expressions les plus tragiques. Également en Libye, où l’intervention de l’OTAN franco-britannique en 2011, présentée comme une opération destinée à « protéger les civils », a semé le chaos dans le pays mais également dans le Sahel. Derrière les proclamations humanitaires, ce sont des sociétés entières qui ont été disloquées, laissant derrière elles des villes détruites, des peuples déplacés et un ordre international profondément discrédité. L’intervention en Libye de 2011 est une des ruptures majeures de l’ordre international et l’un des points de départ du basculement du monde.
L’invasion de l’Ukraine décidée par le régime russe en février 2022 viole frontalement le droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ses causes profondes sont la chute du système sécuritaire européen du fait de l’expansion de l’OTAN vers l’Est, le non-respect des Accords de Minsk et le non-règlement de la guerre à l’Est de l’Ukraine depuis 2014. À raison, les condamnations sont sans appel.
On déplore et condamne fermement, en miroir, l’absence de réaction sur le génocide à Gaza par le gouvernement d’extrême droite israélien de Benyamin Netanyahou, alors qu’un mandat d’arrêt de la CPI est prononcé à son encontre. Alors que ce gouvernement suprématiste sème le chaos dans toute la région, aucune sanction n’est prise contre lui. L’attaque de grande échelle contre le Liban et les crimes de guerre qui y sont commis par l’armée israélienne ne suscitent guère de réaction La suspension de l’accord d’association UE-Israël tant que le gouvernement israélien ne respecte pas le droit international est toujours une bataille à mener. Le deux poids, deux mesures est une honte !
L’émergence de puissances moyennes, faisant prévaloir leurs intérêts propres, piétinent également le droit international. C’est le cas par exemple des régimes réactionnaires du Golfe, partenaires des USA et agissant également en autonomie. Dans un silence total en Occident, les Émirats arabes unis soutiennent les « Forces de réaction rapide » au Soudan, où se produit, selon l’ONU, la pire catastrophe humanitaire mondiale, avec 15 millions de déplacés, des meurtres, des massacres, des viols quotidiens, pour se disputer les ressources minières et hydrauliques, mais également la position stratégique du Soudan. L’intervention saoudienne (depuis 2015) et émiratie au Yémen, pour contrôler les accès à la mer Rouge, est également une violation du droit international.
L’attaque massive orchestrée par les gouvernements extrémistes israélien et étatsunien en Iran s’inscrit dans la suite macabre d’interventions qui n’ont eu de cesse de semer guerres, chaos, désolations, déplacements, aux quatre coins du monde.
Qu’est-ce qui fait que le droit international est systématiquement attaqué, piétiné, sans que les gouvernements qui décident ces attaques ne ressentent désormais le besoin de se « justifier » ? Entre mentir à l’ONU, comme Colin Powell en 2003, ou dévoyer une résolution de l’ONU comme la France et la Grande-Bretagne pour la Libye en 2011, d’une part, et chercher à faire éclater et à remplacer l’ONU, comme Trump en 2026, d’autre part, une évolution certaine s’est produite. Elle s’explique par le nouveau régime politique que les fractions dominantes du capitalisme cherchent à faire émerger et à imposer. Leur objectif est de renouer avec une onde expansive du capitalisme, après l’échec de la phase néolibérale. Pour cela, elles ont besoin d’éléments extérieurs, politiques : la guerre. Pour cela, elles prennent aussi directement le pouvoir, comme c’est le cas aux États-Unis. Pour cela, enfin, elles foulent aux pieds tous les cadres internationaux (ONU, Accord de Paris sur le climat, OMS, etc.) et tous les compromis sociaux et démocratiques auxquels l’histoire des luttes du XXe siècle les ont contraintes.
Et cela fait des émules. Emmanuel Macron, lors de son discours de l’Île-Longue du 2 mars dernier, a déclaré : « Le champ des règles est un champ de ruines. Et l’animosité ambiante se prête assez peu à la confiance qu’il faut pour rebâtir les normes de sécurité collective. » En se contentant de ce constat, sans rien annoncer pour l’inverser, il concourt à l’enterrement du droit international, alors que les accords de désarmement sont désormais tous démantelés en Europe.
Les discours sur la « mort de l’ONU » sont légion. Comme Gabriel Attal pour qui l’ONU est « essentiellement un guichet humanitaire et une ONG climatique ». Tout est fait pour mettre en exergue son inutilité, mais à nous de nous emparer des principes progressistes de la Charte des Nations unies qui mettent en avant la responsabilité des peuples, donc de chaque citoyen, d’agir pour la paix ; car l’aspiration à la paix entre les peuples est essentielle.
Cela nécessite une action politique. Certes, les Nations unies sont un lieu de pouvoir et d’influences entre puissances. L’impuissance de l’ONU est due aux politiques impérialistes, pas à l’ONU elle-même. Il est important d’appeler à une réforme pour que l’ONU corresponde aux réalités du monde actuel. La France, comme membre permanent du Conseil de sécurité, a les leviers pour agir dans ce sens.
Il existe en effet des bases importantes pour empêcher la mise en bière du droit international. Les agences de l’ONU sont actives et leur rôle est indispensable. Les condamnations de l’attaque israélo-étatsunienne ont été exprimées par plusieurs pays représentant 72 % de la population mondiale, majoritairement les pays du sud global, et soutenue explicitement par ceux représentant 8,2 %. Seuls trois pays européens se distinguent : l’Espagne, la Suède et l’Irlande (source Grand continent, 6 mars). La fin de l’histoire prônée et annoncée par Huntington n’a pas eu lieu. Ce sont des bases pour l’action, pour une politique de paix, qui, depuis la Charte des Nations unies, est un devoir politique. Ce sont des bases pour un autre ordre du monde « basé sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes » (article 2.1 de la Charte des Nations unies).
Jaurès le disait déjà. Le respect du droit international comme pierre angulaire d’une politique de paix se décline en deux volets : une procédure d’arbitrage selon des règles communes d’une part, et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, d’autre part. C’est une condition de lutte contre la loi du plus fort, contre les politiques impérialistes de dominations.
Secrétariat du secteur international du PCF
Article publié dans CommunisteS, numéro 1077 du 11 mars 2026.
vendredi 13 mars 2026
Série - 1936 au jour le jour #9
1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.
1/8 mars 1936 (9)
L’unité syndicale
Deux informations dominent la semaine
Le congrès de réunification de la CGT se tient du 2 au 6 mars à Toulouse. 1 709 délégués, représentant 3 834 syndicats. Ils confirment leur adhésion au programme du Front populaire et leur attachement aux principes de la lutte des classes. On peut lire dans la résolution finale : « Le congrès déclare avec la plus grande fermeté qu’il ne suffit pas d’énoncer devant le peuple des revendications et des aspirations qui lui sont chères ; il faut sous peine de déceptions cruelles et graves les faire passer dans la réalité. » Ses effectifs vont passer dans l’année de 750 000 à 4 millions d’adhérents. Ont été élus à l’unanimité membres du Bureau confédéral : Jouhaux, Frachon, Racamond, Belin, Bothereau, Bouyer, Dupont.
« La classe ouvrière a maintenant en main une arme que les jours qui viennent vont rendre encore plus forte et mieux trempée », commente Paul Vaillant-Couturier qui ajoute : « Nous, communistes, n’avons jamais considéré pour notre part le Front populaire comme une simple et banale formation électorale ni, pour employer une expression chère aux réactionnaires et aux fascistes, comme un cartel tripartite. C’est beaucoup plus et beaucoup mieux à nos yeux. C’est une étape vers la libération définitive des travailleurs de France. C’est un rassemblement qui doit constituer, après comme avant les élections, une force durable de contrôle et d’action ayant, par ses comités, des ramifications dans les entreprises et jusque dans les moindres bourgades du pays. »
La seconde information qui domine la semaine est alarmante: Hitler, en réponse provocatrice au traité franco-soviétique juste signé, décide le 7 mars de réoccuper militairement la Rhénanie. La région était démilitarisée depuis la signature du traité de Versailles. Interdiction était faite à l’Allemagne d’établir des places fortes et de déplacer des troupes dans une zone de 50 kilomètres à l’est du Rhin. Les accords de Locarno (1925) renforçaient ces dispositions et toute violation serait considérée comme une agression allemande. Or Hitler réinstalle la Wehrmacht en Rhénanie. C’est dans cette région que se concentrent les industries de guerre allemandes. Et la France (comme la Grande-Bretagne) laissera faire. Comme elle laissera faire l’invasion de l’Autriche puis des Sudètes tchécoslovaques (traité de Munich). « La paix en danger », titre l’Humanité sur toute sa Une. Un appel du PCF déclare que « Hitler veut la guerre. (…) Face aux puissances de mort qui nous menacent, toutes les forces de vie doivent se rassembler. »
Gérard Streiff
jeudi 12 mars 2026
Municipales. Le PCF Grenoble alerte sur le « programme dangereux » d’Alain Carignon
Alain Carignon, président du groupe d'opposition de droite, lors d'un rassemblement contre l'autorisation du burkini dans les piscines grenobloises, en mai 2022.
« Avec Laurence Ruffin les 15 et 22 mars, battons la droite et son programme dangereux pour Grenoble ! » Un double appel lancé par la section de Grenoble-Meylan du PCF, dans un communiqué daté du 3 mars. À l’approche du premier tour des municipales, dimanche 15 mars, les communistes souhaitaient en effet alerter les électeurs sur « les graves menaces que fait peser le candidat Alain Carignon (LR) sur l’avenir de Grenoble et des Grenoblois·es ».

Dans cette campagne, soulignent-ils, « M. Carignon tente de faire oublier qu’il a souillé l’honneur de notre ville avec ses multiples condamnations judiciaires pour corruption, abus de biens sociaux, faux et usage de faux ». Ce qui ne l’a pas empêché d’être adoubé par Bruno Retailleau ni de recevoir le soutien des représentants locaux de la majorité présidentielle, illustration du « mépris de la droite et des macronistes pour Grenoble ».
Coupes budgétaires, suppression de services municipaux, privatisations
Son passé judiciaire n’est cependant pas le seul élément que le leader de l’opposition municipale de droite essaye d’escamoter. « Il y a une autre chose que M. Carignon tente de faire oublier : son programme politique », affirme ainsi le PCF Grenoble, appelant les Grenoblois à ne pas en « sous-estimer la dangerosité ».

De fait, les « promesses alléchantes » et démagogiques vendues par le candidat LR cachent de vraies « mesures de régression sociale ». Et les communistes grenoblois d’évoquer les « 80 millions d’euros de coupes budgétaires », soit « l’équivalent d’environ 1300 postes d’agents municipaux (un quart des effectifs) » ou encore « la suppression de services municipaux (urbanisme, propreté, patrimoine arboré), sous prétexte de ‘doublons’ avec la Métropole ».
Mais Alain Carignon entend aussi « renouer avec les privatisations, qui avaient d’ailleurs fait ses plus grands faits d’arme en matière de corruption ». Et il prône « le laxisme et le libéralisme en matière de droit au logement », s’inquiète la section PCF, qui cite notamment « la fin du permis de louer qui garantit aujourd’hui la sécurité des locataires, la vente à la découpe de logements sociaux ».

Autres points de son programme, dénoncent les communistes, « la suppression des ‘places aux enfants’ aménagées devant les écoles, qui permettent aujourd’hui de sécuriser et tranquilliser les enfants et familles dans leurs déplacements », et « la casse du Centre communal d’action sociale de Grenoble, pourtant l’un des plus dynamiques de France, en transférant ses compétences à la Métropole ».
« Grenoble a besoin d’un tout autre projet, axé sur la solidarité, la justice sociale et climatique, la démocratie locale. C’est le projet que portent les communistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze formations politiques rassemblées avec Laurence Ruffin. »
Face à cela, une alternative, estime le PCF Grenoble : l’union de la gauche, incarnée par le bulletin Laurence Ruffin. Car « Grenoble a besoin d’un tout autre projet, axé sur la solidarité, la justice sociale et climatique, la démocratie locale, conclut le parti. C’est le projet que portent les communistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze formations politiques rassemblées avec Laurence Ruffin. »
Ruralité : une autre vision du maire communiste
J’ai été élu maire d’une commune de la Somme de 104 habitants en 2020. C’était mon premier mandat en tant que conseiller municipal et donc en tant d’édile. Étant le seul communiste d’une liste construite avec des habitants, la plupart étant issus du comité des fêtes de la commune, je ne me suis jamais posé la question de ma légitimité. Tous les conseillers municipaux comme une grande partie de la population connaissaient mon engagement politique. Un seul élu au conseil municipal n’a pas souhaité être sur notre liste et s’est présenté seul.
Lors du conseil municipal d’installation, cet élu (propriétaire du château et comte) m’a questionné sur le devenir de la commune si celle si était gérée par un maire communiste ! Dans les petites communes rurales la peur du communiste est encore très ancrée dans la tête de certains habitants et pose des questions.
Beaucoup ont été surpris que j’entreprenne la rénovation des vitraux de l’église, car pour eux un communiste rejette la religion, alors qu’être maire c’est faire respecter la loi de 1905 dans le sens strict de celle-ci dans laquelle la municipalité se doit d’entretenir le patrimoine. Être maire c’est permettre à la laïcité de prendre toute sa place dans la vie communale et c’est respecter toutes les religions sans distinction.
Six années de mandats ont prouvé qu’être un maire communiste dans une commune rurale permet de répondre différemment aux attentes de la population sans faire de différences entre chacun. Toutes les suggestions que j’ai apportées ont conduit à un vote, souvent unanime, en conseil municipal.
Être proche des gens, être à leur écoute, améliorer leur quotidien, ne pas rejeter d’emblée des idées mais construire des solutions ensemble, soit lors des conseils municipaux ou lors d’assemblées de la population, permet d’avoir une autre vision d’un maire communiste. Les habitants ont mon numéro de portable et m’appellent ou me laissent des messages régulièrement ; une réponse est toujours apportée.
Beaucoup de décisions se prennent dorénavant dans les instances des communautés des communes. C’est dans ces instances que la présence de communistes est importante et nécessaire pour faire avancer des propositions novatrices ou en bloquer d’autres.
Sur ma communauté de commune, nous ne sommes que deux communistes sur 150 membres, mais nos interventions sont écoutées par les maires, dont la quasi-totalité sont des agriculteurs et surtout sont engagés. C’est à ce titre que j’ai pu convaincre une majorité pour maintenir un festival de musique et d’arts de rue que la présidence voulait supprimer. Concernant la culture, nous nous sommes aussi battus pour maintenir une saison culturelle avec un spectacle mensuel au plus près des habitants car nous changeons de commune chaque mois.
Pour 2026, avec une baisse de notre population en dessous de 100 habitants et avec la nouvelle loi concernant les élections municipales, nous n’aurons qu’une seule liste et je me représente en tant que maire. Cette fonction me permet aussi de reverser une partie de mes indemnités à mon parti et à financer des initiatives vers les habitants.
Pascal Aubrée
Maire de Bussy-lès-Poix
mercredi 11 mars 2026
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale : toutes et tous mobilisés pour l’égalité !
Le racisme, les replis identitaires, xénophobes et nationalistes, trouvent dans le capitalisme en crise un terreau très fertile renforcé par la montée des guerres.
Partout sont fabriqués des ennemis, des boucs émissaires pour diviser les peuples.
L’extrême droite et la droite extrémisée sont à l’offensive dans notre pays pour imposer un projet xénophobe et raciste repeignant la préférence nationale en « priorité nationale » mettant à bas le fondement républicain de l’égalité entre citoyen·nes.
Elles portent la remise en cause de l’Etat de droit, des droits sociaux, démocratiques et des libertés. Elles multiplient les discours incitant à la haine et à la discrimination en raison de la couleur de peau, de l’origine ou de la religion dans tous les domaines, notamment dans l’accès au logement et à l’emploi. Elle porte également un projet dangereux pour les droits des enfants.
Les citoyens de religion ou de culture musulmane subissent aujourd’hui des discours et des actes racistes intolérables, en héritage du racisme colonial visant les peuples du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, et procédant d’une dangereuse assimilation à l’islamisme radical. L’antisémitisme, qui a conduit dans notre pays à l’affaire Dreyfus et à la collaboration du régime pétainiste avec le génocide hitlérien, connait un insupportable regain.
A quelques jours du premier tour des élections municipales, nous rappelons que l’extrême droite représente un péril mortel pour la France.
La lutte contre toutes les formes de racisme est constitutive de notre histoire, elle est au cœur de notre action.
Notre lutte contre le racisme et l’antisémitisme est universaliste, elle rejette les assignations identitaires et les concurrences mémorielles, ne délaisse aucune forme de racisme. Elle se fonde sur ce que nous avons en commun et pour atteindre un objectif commun : l’égalité ! Elle s’inscrit indéfectiblement dans notre combat pour la République sociale et laïque, pour la paix.
Ainsi, nous portons à égalité des revendications communes à toutes et tous et des revendications spécifiques et nous appelons à l’unité des travailleurs, des travailleuses et des peuples de tous les pays.
Révolutionner le travail, la production et développer les services publics sont une partie importante de notre combat antiraciste, pour mettre fin notamment aux discriminations à l’embauche et aux inégalités professionnelles motivées par le racisme.
Parallèlement, nous portons l’exigence d’une politique éducative suivie, indispensable pour faire reculer les préjugés.
La loi doit, en outre, sanctionner durement les propos et actes racistes. Une peine d’inéligibilité doit pouvoir être appliquée pour quiconque s’en rend coupable, ainsi que nos groupes l’ont défendu au Parlement.
Le PCF appelle et souhaite contribuer à relancer un grand mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.
Le Parti communiste français appelle à soutenir et à se joindre aux mobilisations initiées par le collectif « Né·es ici ou venu·es d’ailleurs », regroupant de nombreuses associations et organisations syndicales, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars.
Paris, le 9 mars 2026
Parti communiste français.










