Les communistes et leurs élus sur le territoire du Grésivaudan analysent la politique et l'actualité locale départementale, nationale, européenne et mondiale
Une semaine après une première canicule au mois de mai, et juste avant la canicule historique que nous vivons en ce mois de juin, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que supprimer 462 millions de crédits pour l’isolation des bâtiments (300 millions enlevés à MaPrimeRenov, 162 millions au Fonds Vert). Cette décision est totalement irresponsable alors que la canicule actuelle met en lumière le retard dramatique qu’a pris la France dans l’isolation des ces bâtiments. Isolation qui est indispensable pour mieux se protéger des canicules.
Le budget de l’ANAH avec 4 milliards est totalement insuffisant pour répondre à la demande de rénovation des logements privés : le financement est assuré en 2026 pour 120 000 rénovations d’ampleur alors que la demande va excéder 300 000 rénovations.
Le Fonds Vert consacré pour l’essentiel à la rénovation des bâtiments publics est réduit à la portion congrue. 673 millions en 2026, un budget divisé par 4 par rapport aux 2,5 milliards de 2024. Et pour la rénovation des logements sociaux, c’est encore pire. 0 euro de budget de l’Etat en 2026 alors qu’il y a eu jusqu’à 400 millions certaines années.
De tels choix sont dangereux et irresponsables. Il faut investir beaucoup beaucoup plus. Il faut un Plan Marshall pour la rénovation des bâtiments en France, avec 20 milliards par an, dont 12 milliards pour l’habitat privé (pour rénover 700 000 logements par an), 5 milliards pour les bâtiments publics et 3 milliards pour les logements sociaux.
Le PCF propose que l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat, soit l’organisme le plus compétent en la matière rassemble l’ensemble de ces financements, et que les moyens lui soient accordés pour qu’elle puisse investir 20 milliards par an, via deux grandes mesures :
Un changement de statut de l’ANAH, de l’EPA en EPIC, pour lui permettre de lever de l’emprunt, à l’image de la Société des Grands Projets. Cela permettrait de doubler à court terme le niveau d’investissement sur la base de ses ressources actuelles. Il faut investir massivement pour l’isolation des bâtiments d’ici 2050. Cela a du sens d’emprunter au long terme pour financer ce grand chantier de cette première moitié de 21e siècle.
L’affectation de nouvelles recettes dédiées à l’ANAH à hauteur de 5 milliards d’euros. 3 milliards d’euros en créant des DMTO additionnels pour les résidences secondaires (comme en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni) et 2 milliards par an via une taxe additionnelle sur l’immobilier de bureaux, en particulier dans les zones très attractives comme Paris. Il y a urgence à accélérer massivement les investissements pour l’isolation des bâtiments. Pour le climat, pour économiser l’énergie et pour sauver les milliers de vies menacées par les canicules.
Une centaine de personnes se sont rassemblées ce jeudi 18 juin devant les locaux de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités.
Les syndicats du ministère du travail avaient de nouveau donné rendez-vous devant la DDETS de l’Isère ce jeudi 18juin, pour soutenir Pierre Boutonnet et Benoit Verrier, deux inspecteurs du travail victimes de procédures judiciaires bâillon initiées par leur hiérarchie. Cet appel faisait suite à plusieurs actions menées ces dernières semaines face à la dégradation des conditions de travail, à la répression syndicale et à l’entrave à l’exercice de leurs missions par les agents au sein de l’inspection du travail.
Un rassemblement s’était déjà tenu le 27 mai dernier devant le commissariat de police de Grenoble tandis que Pierre et Benoit, deux inspecteurs du travail militants syndicaux de Sud Travail Affaires sociales et représentants du personnel à la F3SCT, étaient auditionnés par la police. Leur tort : ils se seraient rendus coupables de harcèlement vis-à-vis d’une supérieure hiérarchique, responsable d’unité de contrôle (RUC). Il s’agit d’une procédure bâillon et de représailles pour les syndicalistes puisque cette même responsable, avait elle-même fait l’objet d’un signalement pour harcèlement moral en décembre 2024. Ce signalement a depuis été enterré par la hiérarchie.
Procédure bâillon
Cette situation n’est pas un cas isolé et s’inscrit au contraire dans le contexte de conditions de travail très dégradées pour les inspecteurs du travail, pourtant eux-mêmes garants des conditions de travail des salariés du privé. L’intersyndicale CGT, SUD, CNT et FSU appelait donc au rassemblement ce 18 juin à Grenoble et Paris pour soutenir Benoit et Pierre, victimes de répression syndicale, mais aussi pour dénoncer la situation générale dégradée au ministère du Travail, de l’emploi et des solidarités, une F3SCT (formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail) ministérielle se tenant ce jour.
Pierre Boutonnet témoignant de son audition par des policiers mettant en cause le bienfondé de son action syndicale.
Car un rapport a été remis au ministère le 18 décembre dernier par le cabinet indépendant APTEIS, qui confirme qu’il est devenu difficile de travailler dans ce ministère et que « l’organisation du travail des agents […] est génératrice de risques psychosociaux ». Cela n’est certainement pas gratuit mais plutôt cohérent avec la volonté politique plus ou moins avouée depuis plusieurs années d’empêcher l’inspection du travail d’assurer sa mission, à savoir faire respecter le droit du travail. Baisse de 10% des effectifs depuis 10 ans (1800 inspecteurs pour 21 millions de salariés), restriction des prérogatives et mise sous tutelle des DDETS par les préfectures, les actes ne manquent pas pour neutraliser l’inspection du travail.
Un Premier ministre en soutien à la violation de la loi
Et violer le Code du travail ne semble plus relever de l’infraction selon le gouvernement. Le 1er mai en a été une édifiante illustration cette année. Alors que les inspecteurs du travail de l’Isère s’étaient déjà réunis le 27 avril devant la DDETS pour dénoncer l’obstruction de leur hiérarchie à leur action pour faire respecter la législation sur le 1er mai, le Premier ministre Lecornu s’était permis d’assurer de son soutien par téléphone un boulanger du nord-Isère. Celui-ci venait de contrevenir au Code du travail et d’être contrôlé par un inspecteur suite à l’ouverture illégale de son commerce.
Plus d’une centaine de personnes étaient présentes ce jeudi, avec des participants venus de nombreux départements en soutien de Benoit et Pierre et pour refuser le sort qui est fait aux inspecteurs, à l’institution et ses missions. Les interventions se sont succédées, notamment pour rappeler que le cas de la DDETS de l’Isère s’inscrit dans un contexte d’intimidation et de répression de l’action syndicale de plus en plus systématiques. Ainsi, Nicolas Benoit, secrétaire de l’UD CGT, établit le lien avec le cas du groupe SEB, implanté à Vienne, qui, en plus de sanctionner une représentante syndicale qui a mis en évidence l’exposition et la pollution aux PFAS, attaque la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet et le sénateur communiste Fabien Gay pour avoir dénoncé cette répression syndicale.
Nicolas Benoit, secrétaire de l’union départementale CGT, participait au rassemblement.
Mais concernant l’inspection du travail, l’enjeu prend une importance toute particulière. Lorsque les inspecteurs du travail ne peuvent plus accomplir leur mission, ce sont les droits de l’ensemble des salariés qui sont menacés. C’était le thème de l’intervention de David Majewski, de la CGT STMicroeletronics à Crolles, qui rappelait combien l’appui de l’inspection du travail avait été indispensable à leurs combats menés face à une direction obtuse.
La détermination des agents du ministère du travail est forte, et malgré les obstacles dressés par le gouvernement et leur hiérarchie, il est certain que cette lutte va se poursuivre.
Dénonçant le sous-effectif et le manque de reconnaissance, le personnel de la stérilisation du CHU Grenoble Alpes était en grève ce vendredi 19 juin, à l'appel de la CGT. Rassemblés devant la pavillon Dauphiné - avant d'être reçus en délégation par la direction - en fin de matinée, les agents réclament notamment des recrutements immédiats, le passage en catégorie B de la fonction publique, de meilleures conditions de travail et une revalorisation salariale.
« Notre service, pourtant indispensable à la prise en charge des patients, est en souffrance. Notre santé est en danger. » Les mots, prononcés au micro lors du rassemblement organisé devant le pavillon Dauphiné du CHU Grenoble Alpes (CHUGA), sont forts. Ils traduisent l’ampleur du malaise ressenti par l’équipe de la stérilisation, en grève ce vendredi 19 juin, à l’appel de la CGT. Des agents qui n’hésitent pas à parler de « danger imminent », pour eux comme pour les patients.
Les agents se sont rassemblés devant le pavillon Dauphiné en fin de matinée.
En cause principalement, le sous-effectif. « La direction nous promet de recruter six agents mais ce n’est pas assez. Il en faudrait au moins dix ou onze », indique Cynthia, ouvrière professionnelle (OP) à la stérilisation depuis treize ans, qui travaille sur le poste du gravage. « Un poste à part du processus de stérilisation, explique-t-elle. On s’occupe de la création, la modification des boîtes de chirurgie, et aussi de tracer chaque instrument dans les boîtes. »
« Les agents sont épuisés, moralement et physiquement »
Aujourd’hui, tous ou presque affirment prendre en charge des missions supplémentaires sans aucune contrepartie. « Les agents sont épuisés, moralement et physiquement, ce qui entraîne de nombreux arrêts et accidents de travail », observe une agente au micro. « Des non-renouvellements de contrats de travail, des démissions ou des mutations dans d’autres services ont diminué l’effectif présent en poste. »
Une agente du processus a pris longuement la parole.
Quant à l’absentéisme, celui-ci concerne « un tiers des agents ces douze derniers mois », précise-t-elle. En outre, « les personnels absents ne sont pas remplacés ». D’où une surcharge de travail et d’activité quasi généralisée. « Nous sommes régulièrement sollicités pour occuper plusieurs postes dans la même journée », ajoute la même agente.
« On prend des responsabilités qu’on ne devrait pas assumer avec le salaire qu’on a. »
Un constat que fait également Cynthia, à son poste de gravage. « On nous a sollicités il y a deux ans pour prendre des missions en plus que les IBOD (infirmières de bloc opératoire), elles, effectuent depuis des années. Du coup, on est OP et on fait fonction d’IBOD, mais sans salaire d’IBOD », déplore-t-elle.
Une mobilisation très suivie.
Idem pour les agents du processus, qui sont ouvriers professionnels ou agents d’entretien qualifiés (AEQ). « Anciennement, la recomposition des boîtes de chirurgie était effectuée par des IBOD. Elles ont été remplacées petit à petit par des aide-soignantes, puis par des OP et AEQ », raconte Cynthia. Pour tout cela, ces derniers n’ont eu ni reconnaissance ni revalorisation salariale. Pourtant, « on prend des responsabilités qu’on ne devrait pas assumer avec le salaire qu’on a », confie l’agente.
Recrutements immédiats et reconnaissance de la pénibilité
La reconnaissance devrait aussi porter sur la « pénibilité », estime Cynthia. « Parce que notre travail est physique. Il y a de plus en plus de procédures, de plus en plus de traçabilité. » Sa collègue précitée ne dit pas autre chose : « Les gestes répétitifs ainsi que le port de charges lourdes sont le quotidien de notre travail. C’est d’autant plus difficile avec l’augmentation d’activité et majoré par l’absentéisme non remplacé. »
La CGT aux côtés des grévistes.
Dès lors, que revendique le personnel de la stérilisation ? En priorité « des recrutements immédiats à hauteur réelle des besoins actuels et anticipés ». Indispensable, selon Cynthia, qui souhaite simplement « un effectif suffisant pour toute la hausse d’activité qu’on a eue ». « Normalement, on est 54 — soit 51,8 équivalents temps plein (ETP) — mais au final, avec tous les arrêts, on se retrouve à 46, constate-t-elle. Donc on est déjà en sous-effectif. »
Le personnel a décliné ses revendications, soumises ensuite à la direction par une délégation de grévistes.
Côté salaire, les agents réclament « une prime exceptionnelle pour tout ce qu’on a vécu depuis un an ». Cependant, toute augmentation est limitée, fonction publique oblige, par leur statut — en l’occurrence catégorie C. Les OP et les AEQ demandent donc le passage en catégorie B. Ce qui entraînerait automatiquement une revalorisation salariale.
Un « point bloquant » sur le nombre de recrutements
Ces différentes revendications ont été soumises par la délégation reçue, après le rassemblement, par la direction de l’hôpital. Laquelle n’a pas encore fourni d’engagements écrits, promettant de le faire au terme d’un délai de quinze jours. « Le point bloquant, c’est le nombre de postes à recruter », rapporte Sandra Coulouvrat, trésorière de la CGT CHUGA et membre de la délégation. La direction reste ainsi sur sa proposition de six recrutements, loin de la grosse dizaine exigée par les grévistes.
Sandra Coulouvrat, trésorière de la CGT CHUGA.
La rencontre a néanmoins donné lieu à quelques avancées. Concernant l’évolution de carrière, « un concours sera ouvert aux AEQ pour passer OP, au premier trimestre 2027. Et la direction s’engage pour passer les OP2 en première catégorie », se félicite la représentante syndicale. Autre motif de satisfaction, la proposition d’externaliser une partie de la production, envisagée par le CHU, est finalement repoussée sine die.
Des avancées sur l’évolution de carrière, moins sur les salaires
En revanche, « ils sont très frileux à propos de la revalorisation salariale », regrette Sandra Coulouvrat. Sans surprise, la direction botte en touche et reporte toute la responsabilité sur l’État. Et pour le changement de statut de la fonction publique, « elle s’engage simplement à appuyer le dossier des agents ».
Damien Bagnis, secrétaire de l’union syndicale départementale CGT santé et action sociale.
Maintenant, les agents de la stérilisation vont attendre les engagements écrits promis sous quinze jours. « On refera le point après », annonce la syndicaliste CGT. « Nous, soignants, travailleurs sociaux, citoyens, on se mobilise pour leur dire que ça suffit », lance Damien Bagnis, secrétaire de l’union syndicale départementale CGT santé et action sociale, en clôture du rassemblement. « Car on n’aura jamais, jamais, jamais d’argent si on ne se mobilise pas tous ensemble. Toutes les professions ! »
Ce jeudi 18 juin, les salarié·es des métiers de la presse se mobilisent à Paris à l’appel de l’intersyndicale pour alerter sur une hémorragie sociale qui menace directement le droit à l’information. Le Parti communiste français leur apporte son plein soutien.
Depuis mars, 638 suppressions de postes ont été annoncées dans la presse. Derrière ce chiffre, il y a des journalistes, des secrétaires de rédaction, des photographes, des maquettistes, des graphistes, des personnels administratifs, commerciaux, techniques, de distribution et d’impression. Il y a surtout une réalité démocratique : chaque emploi supprimé, c’est moins d’enquêtes, moins de vérification, moins de présence sur le terrain, moins de pluralisme, moins d’information utile aux citoyennes et aux citoyens.
Défendre la liberté de la presse en 2026, c’est continuer d’agir pour Christophe Gleizes, journaliste français emprisonné en Algérie, et pour tous les journalistes détenus, menacés ou poursuivis dans le monde pour avoir enquêté, rencontré leurs sources, documenté des conflits, révélé des atteintes aux droits humains ou simplement cherché à établir les faits.
Défendre la liberté de la presse en 2026, c’est aussi regarder en face les menaces qui pèsent sur l’information dans nos propres démocraties : concentration des médias, précarisation des métiers, pressions économiques, dépendance aux plateformes numériques, développement non encadré de l’intelligence artificielle.
Les choix de groupes financiers traitent l’information comme une marchandise ordinaire, par la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires, par la recherche permanente de rentabilité, par l’affaiblissement de la distribution et par la multiplication de statuts précaires qui dégradent les conditions de travail de celles et ceux qui produisent l’information.
Le PCF salue les combats menés par les organisations représentatives de la profession. Leur mobilisation rappelle une exigence simple : il n’y a pas de presse libre sans journalistes, sans rédactions, sans travailleurs et travailleuses de la presse protégés, reconnus, correctement rémunérés et indépendants. Il n'y a pas de presse libre sans distribution sur l'ensemble du territoire. A ce titre le PCF soutient la mobilisation des coopératives CPMM à Marseille et Oyé distribution à Lyon dont l'existence est indispensable à l'accès à la presse pour tous et partout.
Le PCF refuse que l’intelligence artificielle serve de prétexte à supprimer des emplois, à standardiser les contenus, à affaiblir les droits d’auteur, à menacer la protection des sources ou à remplacer le travail journalistique par des productions automatisées opaques. L’enjeu n’est pas de refuser l’innovation technologique, mais de garantir qu’elle ne se fasse pas au détriment de l’emploi, de la qualité de l’information, de la vérification des faits et de l’indépendance éditoriale. Une démocratie ne se renforcera jamais en remplaçant des journalistes par des algorithmes.
La liberté de la presse est aussi indissociable du combat pour l’égalité. Les femmes journalistes demeurent confrontées à des discriminations de carrière, à des violences sexistes et sexuelles, ainsi qu’à un harcèlement massif lorsqu’elles prennent la parole dans l’espace public ou sur les réseaux sociaux.
Défendre les métiers de l’information, c’est aussi défendre l’égalité professionnelle, la dignité au travail et la protection de toutes celles et ceux qui exercent ce métier. La liberté de la presse n’est pas un privilège accordé aux journalistes. Elle est un droit fondamental des citoyennes et des citoyens. Elle permet à chacune et chacun d’accéder à une information fiable, de se forger une opinion libre et de participer pleinement à la vie démocratique. Sans information libre, il n’y a pas de véritable délibération collective. Il n’y a pas de contrôle du pouvoir. Il n’y a pas de citoyenneté pleinement exercée.
Le PCF appelle le gouvernement à sortir du silence et à réunir sans délai une table ronde nationale avec les syndicats, les éditeurs, les représentants des rédactions, les parlementaires et les acteurs de la distribution. L’urgence est de stopper la casse sociale et de garantir les moyens d’une presse vivante, pluraliste et indépendante.
Nous proposons :
un moratoire immédiat sur les suppressions de postes dans les groupes de presse ;
une loi anti-concentration pour empêcher la mainmise des milliardaires et des groupes industriels ou financiers sur l’information ;
la réorientation et le développement des aides à la presse vers les médias indépendants, les titres à faibles ressources publicitaires, la presse d’opinion, les médias locaux et associatifs via la création d’un fonds de développement d’une presse pluraliste, financé notamment par une contribution des GAFAM, qui captent une part massive de la valeur produite par le travail journalistique ;
la garantie d’un financement pérenne, indépendant et suffisant du service public de l’audiovisuel, de l’AFP et des outils publics d’information ;
la mutualisation et le renforcement des outils d’impression, de distribution et de diffusion afin d’assurer l’accès de toutes et tous à la presse sur l’ensemble du territoire ;
une répartition des aides à la distribution pour consolider l'ensemble de la filière
une mutualisation des livraisons de marchandises réglementées (pharmacie, librairie, tabac, jeux...) avec les flux de presse afin d'assurer la pérennité de la distribution
la création d’un Conseil national des médias associant élu·es, professionnel·les du secteur, salarié·es et usager·es, chargé de garantir le pluralisme, la liberté d’information et l’indépendance des rédactions ;
la présomption d'utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d'IA comme le propose la proposition de loi soutenue par nos parlementaires et un encadrement strict de l’usage de l’intelligence artificielle dans les médias : transparence des usages, accord collectif préalable, protection des emplois et des métiers, respect du droit d’auteur, protection des sources, contrôle humain obligatoire et interdiction de substituer des contenus automatisés au travail journalistique.
À l’heure où certains cherchent à discréditer systématiquement les médias, où les réseaux sociaux favorisent la diffusion massive de fausses informations et où les logiques économiques fragilisent l’indépendance de la presse, il est de notre responsabilité de réaffirmer avec force que l’information est un bien commun.
Soutenir les salarié·es de la presse aujourd’hui, ce n’est pas défendre une profession isolée : c’est défendre le droit de toutes et tous à une information libre, pluraliste, vérifiée et indépendante des puissances d’argent. Parce qu’il n’y a pas de démocratie vivante sans presse libre.
Parce qu’il n’y a pas de presse libre sans journalistes protégé·es et indépendant·es.
Parce qu’il n’y a pas de République forte sans débat public éclairé.
Le Parti communiste français appelle ses militant·es, ses élu·es et l’ensemble des forces démocratiques à soutenir la mobilisation de ce jour et à faire de la défense de la presse un grand combat national.