mercredi 18 mars 2026

Municipales 2026 en Isère. Prime aux sortants et des incertitudes


 La maire sortante de Vizille Catherine Troton (divers gauche) et son colistier Bernard Ughetto (PCF), largement réélus au premier tour avec 78,75 % des voix.

En Isère, le premier tour des élections municipales a donné lieu à des résultats hétérogènes, ce dimanche 15 mars. Avec la prime aux sortants dans de nombreuses communes. À gauche - outre à Saint-Martin-d'Hères et très certainement à Échirolles -, les maires de Saint-Égrève, Eybens, Seyssinet-Pariset ou encore Vizille sont ainsi réélus. Mais la menace de la droite est réelle à Meylan, malgré la première place de Philippe Cardin, tandis qu'à Crolles, Rives ou Saint-Marcellin, les listes d'union de la gauche devront déjouer les pronostics au second tour.

Si en Isère, les projecteurs médiatiques sont logiquement braqués sur Grenoble et le duel Ruffin-Carignon qui s’annonce au second tour, on votait bien sûr dans l’ensemble du département, ce dimanche 15 mars. Et, comme souvent dans une élection municipale, la prime aux sortants est observée dans une bonne partie du territoire, avec de nombreux maires réélus au premier tour ou en ballottage très favorable avant le 22 mars.

C’est ainsi le cas dans les trois communes de l’historique « ceinture rouge » grenobloise et ce, des deux côtés de l’échiquier politique : à gauche, les communistes David Queiros, réélu à Saint-Martin-d’Hères, et Amandine Demore, dans un fauteuil à Échirolles ; à droite, le MoDem Franck Longo, réélu à Fontaine. Même constat dans le reste de l’Isère. Du côté des listes d’union de la gauche, les écologistes Laurent Amadieu à Saint-Égrève (59 %), Nicolas Richard à Eybens (51,07 %), et Florent Cholat à Champagnier (55,10 %) ainsi que le socialiste Guillaume Lissy à Seyssinet-Pariset (62,16 %) sont tous reconduits pour un nouveau mandat.

Guillaume Lissy, maire PS de Seyssinet-Pariset, réélu lui aussi au premier tour.

Idem pour la maire divers gauche de Vizille Catherine Troton (78,75 %), qui domine la liste écologiste conduite par Sylvain Garcia de la Rosa (21,25 %) et Lionel Coiffard, vice-président de la Métropole et coprésident du groupe UMA. Certains édiles, comme André Mondange, maire communiste sortant du Péage-de-Roussillon, ou le président de la Métropole de Grenoble Christophe Ferrari (Place publique), maire de Pont-de-Claix, obtiennent même le score parfait de 100 %, étant seuls en lice.

À droite, plusieurs « barons locaux » conservent également leur mairie dès le premier tour, à l’image de Julien Polat à Voiron (63,26 %), Thierry Kovacs à Vienne (57,18 %), Vincent Chriqui à Bourgoin-Jallieu (54,15 %), voire Christophe Revil à Claix (70 %). D’autres sont en très bonne posture, comme le maire de Sassenage Michel Vendra (46,77 %) qui sera notamment opposé, lors d’une possible triangulaire, au candidat de l’union de la gauche Michel Barrionuevo (27,92 %).

Parmi les seconds tours incertains, quelques scrutins impliquent des listes de gauche aux fortunes diverses. Exemple à Seyssins où le candidat divers gauche Vincent Peytavin — qui compte notamment des colistiers écologistes, socialistes et communistes — arrive en première position avec 39,84 %, devance le maire centriste sortant Fabrice Hugelé (36,94 %) et Anne-Marie Malandrino (divers droite, 23,22 %). Ou encore à Vif, avec une potentielle quadrangulaire au second tour, les deux listes de gauche de Guillaume Carassio (33,9 %) et Céline Grangé (14,89 %) encadrant les deux listes divers centre de Giuseppe Ferrara (24,52 %) et Colette Roullet (24,30 %).

Élisabeth Pouech et Christophe Ghersinu, de la liste Unis pour Saint-Marcellin, qualifiés pour le second tour, ne partiront cependant pas favoris.

Autre commune au pronostic compliqué, Crolles où le candidat de l’union de la gauche et des écologistes Adelin Javet (30,28 %) est devancé par le maire Philippe Lorimier (41,03 %). Lequel pourrait, malgré son étiquette PS passée, tenter un rapprochement avec la tête de liste de droite, Laure Fayolle (28,69 %). Quant aux communistes Jérôme Barbieri et Christophe Ghersinu, tous deux à la tête d’une coalition de gauche, ceux-ci apparaissent en ballottage défavorable, respectivement à Rives (28,79 %) et Saint-Marcellin (17,93 %), avec un retard assez net sur leurs adversaires de droite.

Enfin, beaucoup auront les yeux rivés vers Meylan, dimanche 22 mars. Après avoir ravi ce bastion de la droite en 2020, le maire écologiste sortant Philippe Cardin arrive certes en tête (39,24 %) au premier tour. Mais Sandrine Chaix (divers droite), en troisième position avec 27,59 %, a annoncé son désistement faveur de Joëlle Hours (33,16 %). Et leurs scores cumulés donnent à cette dernière les faveurs des pronostics. Néanmoins, la politique est loin d’être une science exacte et l’édile estime « le jeu ouvert ».

mardi 17 mars 2026

Municipales à Grenoble. La fusion actée entre les listes de Laurence Ruffin et LFI


Laurence Ruffin, le 11 mars dernier, au Jardin de ville où elle sera de nouveau en meeting mercredi 18 mars, à 19 heures, en vue du second tour. © Luc Renaud
Laurence Ruffin, tête de liste Oui Grenoble, et le candidat de la France insoumise Allan Brunon ont tous deux annoncé, ce lundi 16 mars au soir, avoir conclu un accord pour fusionner les deux listes en vue du second tour des municipales. Aux termes de l'accord, la liste d'union de la gauche accueillera treize colistiers LFI. Si la gauche l'emporte dimanche 22 mars, ils seront élus et six d'entre eux siègeront au conseil métropolitain. Des discussions sont par ailleurs toujours en cours avec la liste de Romain Gentil (Place publique) - qui manque le second tour pour trois petites voix.

Les négociations s’étaient ouvertes dès la proclamation des résultats du premier tour des municipales. Elles se sont poursuivies tout au long de la journée du lundi 16 mars, pour aboutir à un accord en fin de journée, confirmé à la fois par Laurence Ruffin et par Allan Brunon. La liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne et celle de la France insoumise vont donc fusionner en vue du second tour, qui donnera ainsi lieu à un duel entre Laurence Ruffin et Alain Carignon, dimanche 22 mars.

Laurence Ruffin entourée ‚au Jardin de ville, d’une partie de ses colistiers et colistières du premier tour, liste qui sera quelque peu modifiée pour le second tour. © Luc Renaud

Pour la candidate de la liste Oui Grenoble comme pour son homologue insoumis, crédités respectivement de 26,33 % et 14,59 %, c’est la menace incarnée par Alain Carignon (LR), arrivé légèrement en tête avec 27,03 % des voix, et donc le risque d’un retour aux affaires de la droite 31 ans après, qui ont précipité la recherche d’une alliance.

Un accord qualifié de « technique » et non « programmatique » par Allan Brunon, dont l’objectif affiché est de battre « la droite affairiste, clientéliste, raciste et islamophobe » représentée par l’ancien maire de Grenoble. Laurence Ruffin abonde, évoquant un rapprochement « sur la base de notre projet », et qui permet à sa liste de rester « majoritaire ».

Treize places pour LFI dont six à la Métro, en cas de succès

Sur quels termes est fondé cet accord ? Concrètement, la fusion impliquera, selon nos informations, l’arrivée de treize colistiers LFI sur la liste commune. D’âpres discussions ont été nécessaires pour fixer ce chiffre qui a pour avantage, du côté de Oui Grenoble, de ne pas offrir aux insoumis une potentielle minorité de blocage au conseil municipal. Ce qui aurait été le cas, par exemple, avec seize. Néanmoins, ces derniers pourront se satisfaire de disposer de treize élus en cas de victoire de la gauche. Avec, parmi eux, six futurs conseillers métropolitains LFI — l’autre point sur lequel ont porté les tractations.

Arrivé troisième au premier tour avec 14,59 %, le candidat LFI Allan Brunon fusionne sa liste avec celle de Laurence Ruffin. © LFI Grenoble / Facebook

Tout cela a naturellement pour corollaire le départ d’un nombre équivalent de colistiers présents sur la liste de Laurence Ruffin au premier tour. Ces treize noms devraient se répartir à parts égales — disons plus ou moins égales, nombre impair oblige — entre les membres issus de la société civile et des partis politiques. Les choses se décanteront à ce sujet dans la journée du mardi 17 mars, les listes définitives pour le second tour devant être déposées en préfecture ce mardi soir au plus tard.

Gauche rassemblée et front unique

Par ailleurs, Laurence Ruffin et son équipe poursuivent en parallèle les discussions entamées avec la liste Grenoble capitale citoyenne, conduite par Romain Gentil (Place publique, Parti radical de gauche, Équinoxe). Lequel, un temps annoncé qualifié pour le second tour, échoue finalement pour trois maigres voix, avec un score de 9,995 %, arrondi initialement à 10 %.

Romain Gentil a manqué la qualification pour le second tour à trois voix près mais discute avec Laurence Ruffin pour conclure un accord. © Manuel Pavard

Sur ce point, les négociations s’annonçaient tout sauf aisées, Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique, ayant exclu toute alliance entre son mouvement et LFI. Mais Laurence Ruffin semblait malgré tout plutôt optimiste sur l’aboutissement de cette « discussion tripartite », saluant notamment le sens des « responsabilités » manifesté par les militants locaux, parfois à rebours de consignes nationales déconnectées du terrain.

Si l’on y ajoute le soutien implicite apporté ce lundi 16 mars par le Grenoble Alpes collectif (4,98 % au premier tour), qui a affiché sa volonté de faire barrage à Alain Carignon, Laurence Ruffin aura rempli son premier objectif de « faire l’union » en rassemblant l’ensemble de la gauche. Une vieille stratégie du mouvement ouvrier, réactualisée selon le contexte local : le front unique antifasciste contre l’union des droites. Reste à transformer l’essai dimanche.

Crolles 2026 : Agir pour demain


 C’est officiel, la liste Crolles 2026 : Agir pour demain ! est déposée pour le second tour en préfecture !

🗳️Rendez-vous le 22 mars 2026 dans les bureaux de vote !

Un rapport adopté à l’unanimité mais boycotté par les macronistes


 Le chiffrage des aides publiques aux grandes entreprises par la commission d’enquête sénatoriale présidée par Fabien Gay, l’été dernier, dérange. C’est que le montant de 211 milliards établi par cette enquête est tout simplement colossal. Comment le gouvernement, le patronat et leurs dévoués médias ont-ils réagi ? Par le silence la plupart du temps. L’enquête ? Quelle enquête ? Les rares commentaires des milieux « autorisés » étaient plutôt méprisants, parlant de chiffre fantaisiste et traitant en somme le Sénat d’incompétence et d’amateurisme.

Rappelons que l’enquête a duré cinq mois, que la commission a entendu 33 dirigeants de grandes entreprises, comme TotalEnergies, LVMH, Sanofi, Michelin, Lactalis ou STMicroelectronics. Il y a eu 87 heures d’auditions avec des responsables politiques, des responsables de l’administration, des économistes, des partenaires sociaux. La commission n’a toutefois pas réussi à auditionner l’ancien Président de la République François Hollande sur les raisons qui ont conduit son gouvernement à mettre en place le CICE, crédit impôt compétitivité emploi. Le rapport, qui formule 26 propositions, a été adopté à l’unanimité.

« Quelques années après la gabegie qu’a constitué le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), l’actualité sociale fait ressurgir dans le débat public la problématique de la conditionnalité des aides publiques ainsi que celle d’un contrôle plus strict et d’une évaluation plus poussée de ces aides », observe Fabien Gay dans le préambule.

Les sénateurs mélangent tout, répètent volontiers les critiques macronistes ; on peut leur renvoyer l’ascenseur : c’est l’État qui a multiplié de manière déraisonnable les canaux d’aides aux entreprises et l’Administration qui n’a jamais à ce jour établi de tableau public de ces aides. On parle de 2 200 dispositifs en tout genre. Au point que le rapporteur doit bien constater : « Le paysage des aides publiques aux entreprises semble aujourd’hui éclaté et échapper à toute réflexion d’ensemble. »

Les 211 milliards englobent les subventions d’État, les aides versées par BPIFrance, les dépenses fiscales ou encore les allégements de cotisations sociales. Le rapport précise que ce montant ne comprend pas les aides des communes ou régions (environ 2 milliards) ni celles de l’Union européenne (près de 10 milliards)…

« Les contreparties en termes d’emplois sont peu contraignantes en France », constate encore la commission, qui préconise d’interdire les aides et d’imposer leur remboursement dans certaines circonstances (non publication des comptes) ou le remboursement des aides si l’entreprise procède à une délocalisation de l’activité concernée : on en a eu un exemple dernièrement avec Michelin.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1077 du 11 mars 2026.

lundi 16 mars 2026

Villefontaine. Le lycée se mobilise pour un service public d’éducation de qualité


 A l’appel de l’intersyndicale CGT-SUD-SNES-CFDT-FO, le personnel enseignant s’est mis en grève contre la dégradation des conditions de travail et d’études, pour des moyens humains et matériels à la hauteur des enjeux et un respect de leur engagement et de leurs revendications par la hiérarchie.

Jeudi 12 mars 2026, les enseignant·es du lycée Léonard de Vinci, à Villefontaine, étaient en grève pour exiger des moyens permettant de maintenir une réelle qualité d’enseignement. Dans leur communiqué, les enseignant·es dénoncent la dégradation des conditions de travail et d’étude.

Outre l’insuffisant nombre d’assistants d’éducation (AED), six équivalents temps plein pour 1500 élèves, censés veiller à l’encadrement et la sécurité des élèves pendant les intercours, les enseignant·es soulignent l’inégalité en quotité d’horaires d’enseignement. « 65 heures de moins par semaine que les autres établissements du secteur… pour des élèves issus de catégories sociales moins favorisées ! ». Face à cette réalité et malgré des démarches entreprises, le rectorat reste sourd.

© Ilaria Galante

Les moyens matériels et humains insuffisants fragilisent l’encadrement éducatif et pédagogique.

« Nos classes débordent » s’indignent les enseignant·es qui constatent au quotidien un manque de salles pour proposer des emplois du temps décents aux élèves et un manque de places pour le nombre d’élèves à venir. Concernant le personnel de direction, il est également insuffisamment doté avec « un seul proviseur-adjoint pour plus de 1500 élèves, des filières générales, technologiques, professionnelles et un pôle supérieur en design et en audio-visuel… ». Le communiqué rappelle également que « des postes de personnels administratifs, techniques, de santé ne sont pas pourvus et que les absences ne sont pas remplacées », ce qui ne fait que « détériorer à la fois les conditions de travail et les conditions d’accueil dans l’établissement ».

Un climat scolaire qui se dégrade.

Il résulte de ces choix de réduction et d’insuffisance des moyens, dans le cadre d’une politique nationale d’austérité budgétaire publique menée depuis des années, une grave dégradation des conditions de vie et d’études. Pour les enseignant·es du lycée Léonard de Vinci, cette situation se traduit par « moins de suivi pour les cas particuliers d’élèves (absentéisme, décrochage) », par« des dégradations matérielles (WC saccagés, tags insultants, boitiers incendies détruits…) et ainsi un gâchis d’argent public qui serait mieux utilisé ailleurs, que dans des réparations ! ». Plus d’élèves à venir, dont de nombreux issus de collèges classés REP ou de quartiers prioritaires, plus de formations… mais pas de postes créés !

Tout cela dégrade les conditions de vie et de travail des agent·es, des élèves, des enseignant·es, qui dénoncent « le traitement défaillant des incidents –tels que menaces envers les personnels‑, le manque d’encadrement et de sanctions ». Tout aussi grave, « un management toxique (…), une gestion improvisée de l’établissement, un mépris des instances démocratiques », et en fin de compte déplorent les enseignants « une relation avec nos élèves qui en pâtit, car nous ne sommes plus capables de leur fournir un environnement serein et sécurisé ».

Des difficultés chroniques de communication.

La situation du lycée Léonard de Vinci est inquiétante. « Globalement notre lycée manque de tout » s’indigne Caroline Bouchier du syndicat SUD, qui dénonce également le mépris du rectorat qui, malgré plusieurs courriers argumentés sur la situation, refuse de reconnaître l’ampleur des problèmes. « Les nombreuses fiches SST (Sécurité et Santé au Travail) transmises par les personnels », poursuit la syndicaliste, « ont bien donné lieu à une audience au rectorat et à la mise en place d’un suivi par un Inspecteur d’Académie », mais sans résultats… « Ce que nous avons récolté », s’insurge Caroline Bouchier, « c’est un projet de charte de communication » ! « Vendredi 6 mars », conclut-elle, « le président de la Région est venu visiter le lycée avec le Dasen (Directeur académique des services de l’éducation nationale), les agents ont été reçus, mais nous, nous attendons toujours d’être informés de cette visite… Nous sommes traités comme de dangereux agitateurs alors que nous n’avons de cesse de consacrer un temps important à communiquer et à faire connaître les problèmes publics qui touchent cet établissement ».

Attaquer la Fondation Vallée, c’est attaquer la santé mentale de notre jeunesse !


 L’ARS a décidé la fermeture d’un total de près de 50 lits d’hospitalisation à la Fondation Vallée, avant même les conclusions du rapport d'inspection, ce qui a conduit à une rupture de soins pour une vingtaine de jeunes en très grande souffrance à qui aucune solution de remplacement n'a été proposée.


Cette situation est inacceptable, d’autant que la région parisienne est largement sous dotée en structures d’hospitalisation de pédopsychiatrie.

Mais derrière cette fermeture se cache une autre attaque plus fondamentale contre l’intégrité de notre jeunesse. L’ARS reproche notamment aux soignants de la Fondation Vallée leur référence à la psychanalyse, s’inscrivant par là dans une campagne nationale visant à interdire toute référence à la psychanalyse dans les soins psychiatriques.

Au nom d’une pseudoscience - qui s’apparente plus à une position idéologique ! - tous les troubles mentaux ne seraient que des dysfonctionnements neuronaux biologiques. Il n’y aurait aucune incidence du milieu dans le développement de ces troubles, et l’inconscient n’existerait pas !

Pourtant les neurosciences et l’imagerie médicale ont mis en évidence l’effet positif des psychothérapies.

Il ne s’agirait donc plus de soigner une personne singulière en tenant compte de son histoire, mais de traiter un symptôme pris en tant que tel.

Réduire l’humain à sa seule dimension biologique en niant ses dimensions psychiques et sociales conduit à une déshumanisation du soin et une chosification du patient. Cela permet de standardiser les traitements et de faire des économies, au détriment de la prise en compte de la singularité de chaque patient dans un projet de soins individualisé !

Par cette attaque, l’ARS vise en fait à menacer toutes les équipes de pédopsychiatrie qui - fort heureusement ! - ont encore une approche biopsychosociale respectueuse de l’intégrité de la personne.

Pour mener cette campagne idéologique, puisqu’il s’agit bien de cela, le libéralisme s’est doté d’un outil : la fondation FondaMental. Avec des moyens et des soutiens extraordinaires (groupes financiers, sociétés multinationales d’intérim…), elle fait un lobbying intense tant au niveau des parlementaires français et européens, mais aussi des médias et surtout des associations d’usagers et de familles.

Le PCF tient à apporter tout son soutien aux enfants, à leurs proches et aux personnels de la Fondation Vallée qui subissent cette attaque inqualifiable.

Nous combattons, de longue date, avec détermination cette politique de régression sociale et l’idéologie de FondaMental qui la porte.

Nous appelons tous les citoyens et citoyennes, toutes les organisations concernées par ces questions (associations, syndicats, partis…), à se mobiliser pour défendre une prise en compte des dimensions biopsychosociales de la personne condition indispensable pour la reconnaissance de l’intégrité humaine.

C’est la raison pour laquelle nous serons présents lors du Meeting du Printemps de la Psychiatrie le 28 mars à la Bourse du travail de Paris et vous appelons tous à nous y rejoindre !

Paris, le 13 mars 2026

Parti communiste français.