samedi 7 mars 2026
vendredi 6 mars 2026
Municipales. L’intersyndicale Isère interpelle les candidats sur les droits des femmes
Comme chaque année (ici le 8 mars 2024), les syndicats participeront ce dimanche 8 mars 2026 à la manifestation féministe qui s'élancera à 15h40 de l'hôpital couple-enfant, à La Tronche.
La lettre ouverte, datée du 3 mars, s’inscrit dans une double actualité. À cinq jours du 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, et douze du premier tour des élections municipales. L’intersyndicale de l’Isère (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, Unsa, CFTC) interpelle donc les différentes candidates et candidats du département sur « l’urgence de placer l’égalité femmes-hommes au coeur de [leurs]programmes » respectifs. Elle attend de leur part « des engagements clairs, chiffrés et opposables ».

Première question soulevée, celle de « l’égalité professionnelle [qui] commence dans les territoires », estime l’intersyndicale. Laquelle rappelle les inégalités persistantes, notamment au niveau salarial : « À travail égal, les femmes gagnent toujours moins que les hommes. À la retraite, les pensions sont d’un quart en moins pour les femmes. Elles représentent 62 % des personnes payées au SMIC et subissent massivement la précarité et le temps partiel contraint. » À cet égard, la fonction publique territoriale, qui emploie plus de 60 % de femmes, a un grand rôle à jouer.
Les syndicats demandent donc aux têtes de liste de s’engager à « mettre en œuvre une politique de rattrapage salarial dans leurs fonctions publiques territoriales ; imposer des clauses d’égalité professionnelle dans les marchés publics attribués par leurs communes ; pérenniser ou mettre en place des structures publiques petite enfance et de soin aux proches aidant et au grand âge, dont le déficit d’offre publique pénalise l’activité professionnelle des femmes ».
Des moyens contre les violences faites aux femmes ou pour l’accès à l’IVG
Second point évoqué, les violences faites aux femmes. Les féminicides se poursuivent à un niveau dramatique. Depuis le début de l’année 2026, on compte ainsi déjà seize femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Et les violences conjugales ont augmenté de 16 % entre 2022 et 2024 en Isère. Or, l’intersyndicale pointe des « dispositifs locaux insuffisants » et des « territoires encore sous-dotés », particulièrement dans les zones rurales et de montagne, qualifiées de « déserts médicaux et sociaux pour les victimes ».

Là aussi, trois revendications principales. Les candidats sont priés de « maintenir et augmenter les subventions aux associations locales d’aide aux victimes ; créer ou pérenniser des places d’hébergement d’urgence spécifiquement dédiées aux femmes victimes de violences ; soutenir la formation des agent·e·s municipaux (polices municipales, CCAS, personnels scolaires) au repérage et à l’accueil des victimes ».
Troisièmement, la situation de la santé reproductive et sexuelle, « un service public en danger », selon les organisations syndicales. Les femmes, déjà fortement touchées par la baisse des dotations aux hôpitaux et la fermeture de lits, connaissent, dans certains territoires, de grosses difficultés pour l’accès à l’IVG, « droit fondamental pourtant constitutionnalisé ». Quant à l’éducation à la vie affective et sexuelle, celle-ci reste « largement insuffisante ».

L’intersyndicale appelle les futurs élus à « soutenir activement les centres de planification et d’éducation familiale de leurs territoires ; favoriser l’implantation et le maintien de structures de soin gynécologique et obstétrique ; promouvoir dans leurs communes des actions d’éducation à l’égalité et à la sexualité, l’EVAR et l’EVARS, dans vos écoles municipales, en lien avec l’Éducation nationale et les associations progressistes et féministes ».
L’extrême droite, « danger spécifique pour les femmes »
Enfin, les syndicats achèvent cette lettre ouverte par un quatrième point en forme de mise en garde. Ils alertent en effet sur « la montée des idées d’extrême droite et des discours masculinistes et fémonationalistes » — à l’image de l’irruption de Némésis. « Un danger spécifique pour les femmes », affirment-ils. De fait, « l’extrême droite porte un projet de société qui, partout où elle gouverne, se traduit par des coupes dans les services publics, un recul des droits des femmes et une hostilité assumée envers les associations féministes », constate l’intersyndicale.
« Les premières victimes de cette idéologie sont les femmes, poursuit-elle. Celles qui subissent des violences et trouveront moins de structures pour les accueillir, celles qui travaillent et verront leurs droits sociaux démantelés, celles qui sont racisées et subiront une double discrimination, celles qui sont LGBTQIA+ et seront niées dans leur existence. »
Les organisations iséroises lancent un avertissement : « Voter pour des listes qui pactisent avec l’extrême droite ou qui ne placent pas l’égalité au cœur de leur projet, c’est prendre la responsabilité de fragiliser encore davantage la situation des femmes dans nos communes. » Avant de conclure : « Les femmes de l’Isère comptent sur vous pour ne pas les oublier une fois les urnes refermées. »
Crolles 2026
jeudi 5 mars 2026
L’impasse dangereuse du fédéralisme nucléaire d'Emmanuel Macron
C’est dans le cadre solennel de la base de l’Ile Longue qu’Emmanuel Macron a délivré un discours extrêmement guerrier, dangereux et irresponsable, piétinant la nécessaire politique de paix et remettant en cause l’indépendance de notre pays.
Il a notamment développé le concept de « dissuasion avancée », rendant possible le positionnement de forces aériennes stratégiques françaises en Europe et permettant à d’autres pays européens de participer à des exercices nucléaires « en pleine transparence avec les États-Unis d’Amérique et en coordination étroite avec le Royaume-Uni », et en coopération étroite avec l’Allemagne.
Ce n'est plus de la dissuasion nucléaire, mais une fuite en avant nucléaire. C’est un changement de doctrine stratégique, imposé par le césarisme guerrier du président de la République, sans consultation du Parlement dont les prérogatives sont piétinées.
Il s’agit bien d’une forme d’européanisation de l’arme nucléaire française à laquelle le PCF est vigoureusement opposé. Elle écorne la pleine souveraineté de la dissuasion nucléaire. Rappelons que le nucléaire britannique, sur lequel s’aligne le président de la République, est inféodé à Washington. Le fédéralisme nucléaire européen présenté par le président de la République tourne le dos à une défense nationale indépendante, mais au contraire renforce la soumission de notre pays sur l’OTAN, bras armé des USA.
Emmanuel Macron, durant 50 minutes de discours, ne dit rien d’une action diplomatique indépendante de la France pour la paix et le droit international, première composante d’une politique de défense. Il reste fidèle à sa politique de renoncement et d’effacement du rôle diplomatique de la France.
Le Parti communiste français rappelle son attachement à une politique de défense nationale et populaire, indépendante et souveraine, outil d’une politique de paix, placée sous contrôle de la nation, mise au service exclusivement de la défense du peuple français, avec un outil de défense proportionné et modernisé, y compris en ce qui concerne la dissuasion nucléaire.
L'augmentation du nombre de têtes nucléaires de l'arsenal de la France relève d'une fuite en avant inacceptable dans le tout nucléaire européanisé. La force nucléaire ne doit servir que les impératifs de la défense nationale. De plus, la dissuasion nucléaire ne peut pas être la clé de voute de la politique de défense. Le tout nucléaire est une impasse dangereuse. En mettant face à face et en concurrence les puissances nucléaires, le seul d’emploi de ces armes destructrices est de fait considérablement abaissé.
La reconstruction d’une politique de défense implique une redéfinition du lien entre l’armée et la nation et la reconstitution d’une base industrielle et technologique de défense sous contrôle de la nation, en articulation avec les besoins civils et militaires.
Emmanuel Macron ne fait qu’entériner la destruction des cadres juridiques d’encadrement des armements nucléaires. C’est irresponsable et contraire au droit international. Le PCF appelle le gouvernement à jouer un rôle actif et indépendant lors de la prochaine conférence d’examen du TNP se tiendra du 27 avril au 22 mai à New-York, en faveur d’un processus de désarmement nucléaire progressif, multilatéral et négocié conforme au droit international. La France jouerait un rôle positif au niveau international en siégeant comme observateur à la conférence des Etats parties du traité TIAN de l’ONU.
Paris, le 2 mars 2026
mercredi 4 mars 2026
mardi 3 mars 2026
Ensemble pour Le Touvet
Ensemble pour Le Touvet





