samedi 21 mars 2026

Municipales 2026, mobilisation pour le second tour


 

Premier tour : l’abstention s’aggrave, la droite gagne, le PCF est présent, le RN progresse en dessous de ses objectifs, Reconquête rate en dehors de Paris, LFI perce dans quelques Métropoles et ne réussit pas au-delà, et le PS et les Écologistes sont en difficulté, notamment dans les Métropoles.

Ces lignes directrices de lecture des municipales sont celles du premier tour, et le second tour au vu des incertitudes énormes sur les grandes villes, des écarts faibles et de l’absence de vagues d’aucune force, donnera peut-être une autre lecture. Il n’y a qu’une partie des enseignements de ces élections. Restons prudents et humbles, concentrés sur l’élection de nos candidats et de tous ceux que nous soutenons d’ici dimanche pour confirmer notre résistance et infirmer la progression de la droite et de l’extrême droite. L’analyse réelle, fine, se fera plus tard après le second tour qui réservera aussi des éléments d’appréciations, et les résultats auront définitivement parlés ce dimanche soir. Nous prendrons le temps ensuite, y compris sur chaque territoire, de faire une véritable analyse ; mais vu le battage médiatique il est important de mesurer que les droites sont très présentes à ces municipales.

La droite progresse 

Aux législatives de 2024 nous avions un rapport de force très favorable à la droite et à l’extrême droite ; on reste lors de ces municipales dans un rapport de force comparable mais plus favorable aux droites, LR en tête et Renaissance, même si le RN et l’UDR gagnent des villes.
Le vote de dimanche confirme un rapport de force politique défavorable à la gauche en dehors de quelques très grandes Métropoles. Les résultats sont favorable à la droite qui progresse fortement, y compris dans quelques Métropoles (Bordeaux, Besançon, Nantes, Brest…) mais surtout dans tous les départements sur les villes moyennes, y compris autour de Toulouse, de Lyon, de Clermont. La droite gagne ou va gagner des villes entre 10 000 habitants et 100 000. Sur les grandes Métropoles il faut attendre le second tour, mais comme je le souhaite, si la droite échoue dans nos grandes villes ce sont des résultats qui masqueront potentiellement une réalité sur l’implantation de la droite dans le pays.

Plus de 90 % des communes ont élu leur maires au premier tour et nous assistons en dehors des Métropoles a une poussée de la droite LR ou des partis macronistes qui pourraient y compris se voir à nouveau le 22 mars, même si nous allons tout faire pour l’empêcher. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, si la constitution de liste a permis une avancée considérable avec plus de maires et d’élues femmes, nous avons un phénomène important de liste divers centre qui se sont imposées, et la fin du panachage a posé des difficultés aux personnalités de gauche qui sur leur nom gagnaient l’élection.

Le PCF n’a pas disparu mais la sphère médiatique ne le voit pas

Je souhaite avant toute chose saluer les militants et militantes communistes, les milliers de candidats et candidates qui ont conduit nos listes ou qui étaient présents dans des listes de rassemblement. Ceux qui ont été élus ou battus ou qui sont en campagne pour le second tour.

Dans un contexte de multiplication des listes de gauche ou de droite, bien au-delà des grands partis implantés dans les territoires, le PCF restera la 3e force politique des communes derrière LR et le PS. Le silence des médias sur cette réalité s’est confirmé le 15 mars.

La réalité c’est l’élection de près de 200 maires communistes, soit beaucoup beaucoup plus que le RN qui en annonce 25 ou même des Écolos, et très très au-dessus des maires LFI.
Avec des difficultés dans les villes de moins de 1 000 habitants où dans une centaine de petites communes, des camarades n’ont pas souhaité se représenter. Avec des relèves difficiles ou des défaites, nous restons un parti implanté sur tout le territoire, aussi bien au niveau départemental qu’à l’échelle des grandes villes et petits villages. C’est plus de 6 millions d’habitants de notre pays qui ont pu voter pour un candidat communistes. Près de 600 000 voix, malgré le fait de n’avoir que 4 têtes de listes dans les plus grandes villes : Le Havre, Nîmes, Montreuil et Vitré. C’est un bon résultat, avec une moyenne de notre score autour de 20 % sur des centaines de villes pas facile comme Versailles. Sur les villes de plus de 3 500 habitants nous résistons, comme dans les communes autour de 10 000 habitants, avec la perte de 5 villes et 5 conquêtes, même si tout est à relativiser avec beaucoup de communes au second tour. Nous perdons La Courneuve, le changement de maire comme les divisions à gauche nous font perdre la ville ; à Vierzon le RN pourrait remporter le second tour avec le maintien de la liste Modem, et il y a à Nîmes une mobilisation importante pour que le PCF, face au RN, gagne la plus grande ville LR de 2020.

Je veux souligner deux évènements invisibilisés par les médias : celui de l’élection dès le premier tour de Fabien Roussel qui fait reculer le RN, et de Patrice Bessac, seul maire sortant de gauche réélu au premier tour des villes de plus de 100 000 habitants et qui résiste aux fracturations à gauche décidée par LFI.

Le RN réalise des percées mais doit confirmer son implantation

L’extrême droite aura progressé à ces élections mais en dessous de ses objectifs affichés. Elle est au-dessus de 10 % dans beaucoup de villes de plus de 10 000 habitants ; elle regagne ses villes dont Perpignan et arrive en tête à Nice, Toulon et plusieurs villes moyennes. L’enjeu sur Marseille, que nous avions souligné en appelant à l’union dès le premier tour, est de faire battre le RN, car cette victoire serait un gain politique majeur, plus que Toulon déjà gagné par le RN ou Nice au travers de Ciotti, Leurs victoires possibles ou leur présence au second tour soulignent une progression dans de nombreux départements. Ils vont échouer à gagner à Martigues, ils ont échoué à Avion, mais ils progressent et gagnent des villes moyennes, même si ce n’est pas les résultats qu'ils escomptaient. Nous devrons analyser ces résultats et regarder là où nous les empêchons de gagner, notamment face à des maires communistes et pas seulement Fabien Roussel, mais beaucoup d’autres. Dans le Nord où nous maintenons la grande majorité de nos communes, nous espérons aucune commune RN après ce second tour.

L’union des droites avance mais reste minoritaire. En Moselle des rassemblements républicains vont affronter le RN au second tour, la candidate de droite à Marseille se maintient. Malgré les appels du pied de Retailleau et de Bardella, les collusions restent minoritaires mais existent et ouvrent de plus en plus la porte à cette union des droites.

PS et Écologistes en difficulté dans les grandes villes

C’est au niveau des Métropoles et du second tour que la réalité de ces élections municipales sera analysée par le PS et les Écologistes. Pour les écolos, car c’est la vague verte de 2020 qui se joue dans les villes de Lyon, Bordeaux, Besançon, Strasbourg, Grenoble, Tours, s’ils peuvent les conserver beaucoup sont menacées et les résultats de dimanche dans ces villes vont déterminer le bilan de ces élections pour les Écologistes. Ailleurs, comme le PS et nous avec beaucoup moins de villes, ils sont en difficulté comme à Annecy face à la montée de la droite.
Le PS est en partie dans la même situation avec l’attente des résultats sur Paris, Marseille, Nantes, Clermont et d’autres grandes villes où il est en difficulté face à la droite, comme dans de nombreuses villes, ce qui explique sa fusion avec LFI dans quelques Métropoles. Au-delà de ces Métropoles dans les villes moyennes ou plus petites, il fait face comme nous à la montée de la droite.

LFI : des percées importantes pas uniformes

Les scores importants de LFI à Saint-Denis, Roubaix, Toulouse, Lille ou Rennes marquent ces élections avec une implantation de LFI dans des grandes villes qui constitue un marqueur du premier tour. Et la fusion faite par le PS et LFI à Toulouse en faveur de LFI a ouvert en dehors des déclarations d’Olivier Faure et de Jean-Luc Mélenchon des fusions dans 5 autres villes. Ce débat fut celui de quelques Métropoles, mais la moyenne des scores autour de 11 % dans d’autres grandes villes ou en dessous de 10 ou 5 % dans les villes moyennes ou plus petites ne permettra pas, à la différence du RN, que cette implantation de LFI déborde les grandes Métropoles. Là aussi les résultats de dimanche seront des marqueurs des analyses à venir. LFI aura refusé les unions de premier tour et de fait créé des situations de difficulté pour de nombreuses mairies de gauche sortantes, et ensuite se sera présentée pour sauver ces majorités. Ce choix sera jugé au vu des résultats, car les fragilités du premier tour peuvent ne pas être rattrapées au second ; et l’objectif de prendre des mairies à la gauche est réussi à Saint-Denis au PS, et à La Courneuve au PCF ; mais 2 échouent ailleurs. Le maintien des candidats LFI malgré le fait qu’ils soient arrivés deuxième à Vitry et à Vénissieux montre que ce choix de s’implanter dans les communes de gauche est toujours le leur, comme dans leur détermination à faire perdre la gauche à Paris.

Une abstention qui s’accentue

57 % de participation, parfois 40 % de moyenne dans les départements avec de petites communes. 2026 confirme la crise politique et une prise de distance de nos concitoyens. Au-delà des rapports de force politique et des résultats définitifs, c’est la vraie question posée au Parti communiste quand on voit qui sont les abstentionnistes.

La non-médiatisation, les guerres, le non-débat sur le projet, la méfiance, voire le rejet de la politique, la colère, le sentiment que cela ne sert à rien doivent nous alerter ; mais plus encore peut être au travers des débats qui ont marqué sur la violence et/ou l'antisémitisme, les positionnements à gauche, on a un électorat moins mobilisé que la droite. Et nous avons peut-être le même phénomène sur le non-engagement comme tête de liste de personnalités de gauche qui a nous comme au Parti socialiste va conduire à la perte de mairies.

Les jeunes largement en retrait des urnes

Selon le sondage Ipsos-BVA, chez les 18-24 ans plus d’un électeur sur deux s’est abstenu (56 %). La participation chute encore chez les 25-34 ans, où 60 % des inscrits ne sont pas allés voter, ce qui constitue le niveau d’abstention le plus élevé. À l’inverse, la participation augmente nettement avec l’âge. Elle atteint 64 % chez les 60-69 ans, et culmine chez les 70 ans et plus, dont 74 % se sont rendus aux urnes.

Des écarts marqués selon la situation sociale et politique la droite plus mobilisée

Les ouvriers les plus abstentionnistes : 55 % d’entre eux ne se sont pas déplacés. Les employés sont également très partagés, avec autant de votants que d’abstentionnistes. Les chômeurs ont aussi un taux d’abstention élevé, atteignant 55 %.

Des différences selon les préférences politiques

L’étude met aussi en évidence des écarts selon les orientations politiques. Parmi les électeurs ayant voté pour Jean-Luc Mélenchon lors du premier tour de la présidentielle de 2022, 44 % se sont abstenus lors de ce premier tour des municipales. À l’inverse, les électeurs de Valérie Pécresse en 2022 apparaissent parmi les plus mobilisés, avec 71 % de votants. Au sein de l’ensemble de la gauche (PS, LFI, écologistes), l’abstention atteint 43 %, contre 30 % parmi les sympathisants du bloc central (Renaissance, MoDem, Horizons).

Méthodologie : Ces données proviennent d’une étude sociologique sur l’abstention au premier tour des municipales du 15 mars 2026, réalisée par Ipsos-BVA

La clef du second tour et au-delà de dimanche dans les mois ou années qui viennent, pour le PCF comme pour toute la gauche, est à mon sens dans le travail en direction de ces abstentionnistes, notamment pour les salariés ouvriers, employés, qui attendent un positionnement politique qui corresponde à leurs attentes.

28 maires élu·es au 1er tour

Mairie communiste ou apparentée

Population

Maire ou tête de liste de file PCF

Montreuil

110 758

Patrice Bessac

Fontenay-sous-Bois

52 646

Jean-Philippe Gautrais

Gennevilliers

50 874

Patrice Leclerc

Bagneux

43 647

Hélène Cillières

Tremblay-en-France

38 210

Virginie De Carvahlo

Saint-Martin-d'Hères

38 022

David Queiros

Saint-Étienne-du-Rouvray

28 653

Joachim Moyse

Dieppe

28 599

Nicolas Langlois

Grigny

26 500

Philippe Rio

Mitry-Mory

20 393

Charlotte Blandiot-Faride

Chevilly-Larue

19 826

Stéphanie Daumin

Bonneuil-sur-Marne

18 270

Denis Öztorun

Limay

17 885

Djamel Nedjar

Avion

17 435

Jean Létoquart

Saran

17 316

Mathieu Gallois

Saint-Amand-les-Eaux

15 974

Fabien Roussel

Port-de-Bouc

15 802

Laurent Belsola

Montataire

14 257

Jean Pierre Bosino

Tergnier

13 045

Aurélien Gall

Tarnos

12 957

Marc Mabillet

Oissel

12 317

Stéphane Barré

Raismes

12 199

Aymeric Robin

Septèmes-les-Vallons

11 995

André Molino

Méricourt

11 619

Fabrice Planque

Ploufragan

11 507

Bruno Beuzit

Boulazac Isle Manoire

10 759

Fanny Castaignede

Allonnes

10 739

Gilles Leproust

Fosses

10 570

Jacqueline Haesinger


5 défaites au premier tour 

Mairie communiste ou apparentée

Population

Maire ou tête de liste de file PCF

Rive-de-Gier

15 242

Vincent Bony

Fleury-Mérogis

13 721

Olivier Corzani

Pierrelaye

10 130

Claude Cauet

Villerupt

10 102

Pierrick Spizak


21 ballotages

Mairie communiste ou apparentée

Population

Nanterre

98 119

Vitry-sur-Seine

95 282

Vénissieux

66 701

Ivry-sur-Seine

64 526

Villejuif

58 142

Bobigny

55 270

Sevran

51 640

Martigues

48 818

La Courneuve

47 086

Noisy-le-Sec

45 915

Stains

40 600

Échirolles

36 708

Malakoff

30 183

Champs-sur-Marne

26 661

Vierzon

25 254

Gentilly

19 963

Châlette-sur-Loing

12 677

Somain

11 766

Cabestany

10 465

Lillers

10 193

Douchy-les-Mines

10 109

vendredi 20 mars 2026

Les communistes de la Métropole aux côtés de Laurence Ruffin,


 

Les communistes de la Métropole aux côtés de Laurence Ruffin, candidate de l'union de la gauche à Grenoble : dimanche, pas une voix ne doit manquer pour la victoire !
Merci David Queiros, élu au 1er tour, dont les équipes restent mobilisée en renfort des militant•e•s grenoblois sur les portes-à-portes !
Merci Amandine Demore, d'avoir pu te libérer malgré ta campagne pour un second tour sur Echirolles face à l'extrême-droite !
Merci Philippe Rio, pour ton déplacement "à la volée" en Isère, et pour tes mots plein d'enthousiasme !
Et merci à tou•te•s les camarades mobilisés sur le terrain pour gagner les voix une par une !

jeudi 19 mars 2026

Pour le second tour, 21 listes du PCF sont qualifiées dans des communes de + de 10.000 habitants.


  Pour le second tour, 21 listes du PCF sont qualifiées dans des communes de + de 10.000 habitants.

Le PCF est en situation de conquête/reconquête à :
Nîmes, Héricourt, Fougères, Arles, Montargis, Moulins, Nogent-sur-Oise, Le Havre et Saint-Pierre-des-Corps

mercredi 18 mars 2026

Municipales 2026 en Isère. Prime aux sortants et des incertitudes


 La maire sortante de Vizille Catherine Troton (divers gauche) et son colistier Bernard Ughetto (PCF), largement réélus au premier tour avec 78,75 % des voix.

En Isère, le premier tour des élections municipales a donné lieu à des résultats hétérogènes, ce dimanche 15 mars. Avec la prime aux sortants dans de nombreuses communes. À gauche - outre à Saint-Martin-d'Hères et très certainement à Échirolles -, les maires de Saint-Égrève, Eybens, Seyssinet-Pariset ou encore Vizille sont ainsi réélus. Mais la menace de la droite est réelle à Meylan, malgré la première place de Philippe Cardin, tandis qu'à Crolles, Rives ou Saint-Marcellin, les listes d'union de la gauche devront déjouer les pronostics au second tour.

Si en Isère, les projecteurs médiatiques sont logiquement braqués sur Grenoble et le duel Ruffin-Carignon qui s’annonce au second tour, on votait bien sûr dans l’ensemble du département, ce dimanche 15 mars. Et, comme souvent dans une élection municipale, la prime aux sortants est observée dans une bonne partie du territoire, avec de nombreux maires réélus au premier tour ou en ballottage très favorable avant le 22 mars.

C’est ainsi le cas dans les trois communes de l’historique « ceinture rouge » grenobloise et ce, des deux côtés de l’échiquier politique : à gauche, les communistes David Queiros, réélu à Saint-Martin-d’Hères, et Amandine Demore, dans un fauteuil à Échirolles ; à droite, le MoDem Franck Longo, réélu à Fontaine. Même constat dans le reste de l’Isère. Du côté des listes d’union de la gauche, les écologistes Laurent Amadieu à Saint-Égrève (59 %), Nicolas Richard à Eybens (51,07 %), et Florent Cholat à Champagnier (55,10 %) ainsi que le socialiste Guillaume Lissy à Seyssinet-Pariset (62,16 %) sont tous reconduits pour un nouveau mandat.

Guillaume Lissy, maire PS de Seyssinet-Pariset, réélu lui aussi au premier tour.

Idem pour la maire divers gauche de Vizille Catherine Troton (78,75 %), qui domine la liste écologiste conduite par Sylvain Garcia de la Rosa (21,25 %) et Lionel Coiffard, vice-président de la Métropole et coprésident du groupe UMA. Certains édiles, comme André Mondange, maire communiste sortant du Péage-de-Roussillon, ou le président de la Métropole de Grenoble Christophe Ferrari (Place publique), maire de Pont-de-Claix, obtiennent même le score parfait de 100 %, étant seuls en lice.

À droite, plusieurs « barons locaux » conservent également leur mairie dès le premier tour, à l’image de Julien Polat à Voiron (63,26 %), Thierry Kovacs à Vienne (57,18 %), Vincent Chriqui à Bourgoin-Jallieu (54,15 %), voire Christophe Revil à Claix (70 %). D’autres sont en très bonne posture, comme le maire de Sassenage Michel Vendra (46,77 %) qui sera notamment opposé, lors d’une possible triangulaire, au candidat de l’union de la gauche Michel Barrionuevo (27,92 %).

Parmi les seconds tours incertains, quelques scrutins impliquent des listes de gauche aux fortunes diverses. Exemple à Seyssins où le candidat divers gauche Vincent Peytavin — qui compte notamment des colistiers écologistes, socialistes et communistes — arrive en première position avec 39,84 %, devance le maire centriste sortant Fabrice Hugelé (36,94 %) et Anne-Marie Malandrino (divers droite, 23,22 %). Ou encore à Vif, avec une potentielle quadrangulaire au second tour, les deux listes de gauche de Guillaume Carassio (33,9 %) et Céline Grangé (14,89 %) encadrant les deux listes divers centre de Giuseppe Ferrara (24,52 %) et Colette Roullet (24,30 %).

Élisabeth Pouech et Christophe Ghersinu, de la liste Unis pour Saint-Marcellin, qualifiés pour le second tour, ne partiront cependant pas favoris.

Autre commune au pronostic compliqué, Crolles où le candidat de l’union de la gauche et des écologistes Adelin Javet (30,28 %) est devancé par le maire Philippe Lorimier (41,03 %). Lequel pourrait, malgré son étiquette PS passée, tenter un rapprochement avec la tête de liste de droite, Laure Fayolle (28,69 %). Quant aux communistes Jérôme Barbieri et Christophe Ghersinu, tous deux à la tête d’une coalition de gauche, ceux-ci apparaissent en ballottage défavorable, respectivement à Rives (28,79 %) et Saint-Marcellin (17,93 %), avec un retard assez net sur leurs adversaires de droite.

Enfin, beaucoup auront les yeux rivés vers Meylan, dimanche 22 mars. Après avoir ravi ce bastion de la droite en 2020, le maire écologiste sortant Philippe Cardin arrive certes en tête (39,24 %) au premier tour. Mais Sandrine Chaix (divers droite), en troisième position avec 27,59 %, a annoncé son désistement faveur de Joëlle Hours (33,16 %). Et leurs scores cumulés donnent à cette dernière les faveurs des pronostics. Néanmoins, la politique est loin d’être une science exacte et l’édile estime « le jeu ouvert ».