vendredi 13 mars 2026

Série - 1936 au jour le jour #9


 1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

1/8 mars 1936 (9)
L’unité syndicale

Deux informations dominent la semaine

Le congrès de réunification de la CGT se tient du 2 au 6 mars à Toulouse. 1 709 délégués, représentant 3 834 syndicats. Ils confirment leur adhésion au programme du Front populaire et leur attachement aux principes de la lutte des classes. On peut lire dans la résolution finale : « Le congrès déclare avec la plus grande fermeté qu’il ne suffit pas d’énoncer devant le peuple des revendications et des aspirations qui lui sont chères ; il faut sous peine de déceptions cruelles et graves les faire passer dans la réalité. » Ses effectifs vont passer dans l’année de 750 000 à 4 millions d’adhérents. Ont été élus à l’unanimité membres du Bureau confédéral : Jouhaux, Frachon, Racamond, Belin, Bothereau, Bouyer, Dupont.

« La classe ouvrière a maintenant en main une arme que les jours qui viennent vont rendre encore plus forte et mieux trempée », commente Paul Vaillant-Couturier qui ajoute : « Nous, communistes, n’avons jamais considéré pour notre part le Front populaire comme une simple et banale formation électorale ni, pour employer une expression chère aux réactionnaires et aux fascistes, comme un cartel tripartite. C’est beaucoup plus et beaucoup mieux à nos yeux. C’est une étape vers la libération définitive des travailleurs de France. C’est un rassemblement qui doit constituer, après comme avant les élections, une force durable de contrôle et d’action ayant, par ses comités, des ramifications dans les entreprises et jusque dans les moindres bourgades du pays. »

La seconde information qui domine la semaine est alarmante: Hitler, en réponse provocatrice au traité franco-soviétique juste signé, décide le 7 mars de réoccuper militairement la Rhénanie. La région était démilitarisée depuis la signature du traité de Versailles. Interdiction était faite à l’Allemagne d’établir des places fortes et de déplacer des troupes dans une zone de 50 kilomètres à l’est du Rhin. Les accords de Locarno (1925) renforçaient ces dispositions et toute violation serait considérée comme une agression allemande. Or Hitler réinstalle la Wehrmacht en Rhénanie. C’est dans cette région que se concentrent les industries de guerre allemandes. Et la France (comme la Grande-Bretagne) laissera faire. Comme elle laissera faire l’invasion de l’Autriche puis des Sudètes tchécoslovaques (traité de Munich). « La paix en danger », titre l’Humanité sur toute sa Une. Un appel du PCF déclare que « Hitler veut la guerre. (…) Face aux puissances de mort qui nous menacent, toutes les forces de vie doivent se rassembler. »

Gérard Streiff

jeudi 12 mars 2026

Municipales. Le PCF Grenoble alerte sur le « programme dangereux » d’Alain Carignon


 Alain Carignon, président du groupe d'opposition de droite, lors d'un rassemblement contre l'autorisation du burkini dans les piscines grenobloises, en mai 2022.

À quelques jours du premier tour de l'élection municipale, la section de Grenoble-Meylan du PCF alerte sur la dangerosité du programme d'Alain Carignon pour l'avenir de Grenoble. Pointant les "mesures de régression sociale" défendues par le candidat LR, les communistes appellent à battre la droite dans les urnes en se rassemblant derrière Laurence Ruffin, tête de liste de l'union de la gauche écologiste et citoyenne.

« Avec Laurence Ruffin les 15 et 22 mars, battons la droite et son programme dangereux pour Grenoble ! » Un double appel lancé par la section de Grenoble-Meylan du PCF, dans un communiqué daté du 3 mars. À l’approche du premier tour des municipales, dimanche 15 mars, les communistes souhaitaient en effet alerter les électeurs sur « les graves menaces que fait peser le candidat Alain Carignon (LR) sur l’avenir de Grenoble et des Grenoblois·es ».

Face au danger Carignon, les communistes appellent à soutenir le projet porté par Laurence Ruffin et la liste d’union de la gauche.

Dans cette campagne, soulignent-ils, « M. Carignon tente de faire oublier qu’il a souillé l’honneur de notre ville avec ses multiples condamnations judiciaires pour corruption, abus de biens sociaux, faux et usage de faux ». Ce qui ne l’a pas empêché d’être adoubé par Bruno Retailleau ni de recevoir le soutien des représentants locaux de la majorité présidentielle, illustration du « mépris de la droite et des macronistes pour Grenoble ».

Coupes budgétaires, suppression de services municipaux, privatisations

Son passé judiciaire n’est cependant pas le seul élément que le leader de l’opposition municipale de droite essaye d’escamoter. « Il y a une autre chose que M. Carignon tente de faire oublier : son programme politique », affirme ainsi le PCF Grenoble, appelant les Grenoblois à ne pas en « sous-estimer la dangerosité ».

Le programme de la droite faciliterait la spéculation immobilière, au détriment du droit au logement.

De fait, les « promesses alléchantes » et démagogiques vendues par le candidat LR cachent de vraies « mesures de régression sociale ». Et les communistes grenoblois d’évoquer les « 80 millions d’euros de coupes budgétaires », soit « l’équivalent d’environ 1300 postes d’agents municipaux (un quart des effectifs) » ou encore « la suppression de services municipaux (urbanisme, propreté, patrimoine arboré), sous prétexte de ‘doublons’ avec la Métropole ».

Mais Alain Carignon entend aussi « renouer avec les privatisations, qui avaient d’ailleurs fait ses plus grands faits d’arme en matière de corruption ». Et il prône « le laxisme et le libéralisme en matière de droit au logement », s’inquiète la section PCF, qui cite notamment « la fin du permis de louer qui garantit aujourd’hui la sécurité des locataires, la vente à la découpe de logements sociaux ».

Alain Carignon entend notamment supprimer les « Places aux enfants » aménagées devant les écoles (ici devant l’école Paul-Bert, à l’Île verte).

Autres points de son programme, dénoncent les communistes, « la suppression des ‘places aux enfants’ aménagées devant les écoles, qui permettent aujourd’hui de sécuriser et tranquilliser les enfants et familles dans leurs déplacements », et « la casse du Centre communal d’action sociale de Grenoble, pourtant l’un des plus dynamiques de France, en transférant ses compétences à la Métropole ».

« Grenoble a besoin d’un tout autre projet, axé sur la solidarité, la justice sociale et climatique, la démocratie locale. C’est le projet que portent les communistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze formations politiques rassemblées avec Laurence Ruffin. »

Face à cela, une alternative, estime le PCF Grenoble : l’union de la gauche, incarnée par le bulletin Laurence Ruffin. Car « Grenoble a besoin d’un tout autre projet, axé sur la solidarité, la justice sociale et climatique, la démocratie locale, conclut le parti. C’est le projet que portent les communistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze formations politiques rassemblées avec Laurence Ruffin. »

Ruralité : une autre vision du maire communiste

J’ai été élu maire d’une commune de la Somme de 104 habitants en 2020. C’était mon premier mandat en tant que conseiller municipal et donc en tant d’édile. Étant le seul communiste d’une liste construite avec des habitants, la plupart étant issus du comité des fêtes de la commune, je ne me suis jamais posé la question de ma légitimité. Tous les conseillers municipaux comme une grande partie de la population connaissaient mon engagement politique. Un seul élu au conseil municipal n’a pas souhaité être sur notre liste et s’est présenté seul.

Lors du conseil municipal d’installation, cet élu (propriétaire du château et comte) m’a questionné sur le devenir de la commune si celle si était gérée par un maire communiste ! Dans les petites communes rurales la peur du communiste est encore très ancrée dans la tête de certains habitants et pose des questions.

Beaucoup ont été surpris que j’entreprenne la rénovation des vitraux de l’église, car pour eux un communiste rejette la religion, alors qu’être maire c’est faire respecter la loi de 1905 dans le sens strict de celle-ci dans laquelle la municipalité se doit d’entretenir le patrimoine. Être maire c’est permettre à la laïcité de prendre toute sa place dans la vie communale et c’est respecter toutes les religions sans distinction.

Six années de mandats ont prouvé qu’être un maire communiste dans une commune rurale permet de répondre différemment aux attentes de la population sans faire de différences entre chacun. Toutes les suggestions que j’ai apportées ont conduit à un vote, souvent unanime, en conseil municipal.

Être proche des gens, être à leur écoute, améliorer leur quotidien, ne pas rejeter d’emblée des idées mais construire des solutions ensemble, soit lors des conseils municipaux ou lors d’assemblées de la population, permet d’avoir une autre vision d’un maire communiste. Les habitants ont mon numéro de portable et m’appellent ou me laissent des messages régulièrement ; une réponse est toujours apportée.

Beaucoup de décisions se prennent dorénavant dans les instances des communautés des communes. C’est dans ces instances que la présence de communistes est importante et nécessaire pour faire avancer des propositions novatrices ou en bloquer d’autres.

Sur ma communauté de commune, nous ne sommes que deux communistes sur 150 membres, mais nos interventions sont écoutées par les maires, dont la quasi-totalité sont des agriculteurs et surtout sont engagés. C’est à ce titre que j’ai pu convaincre une majorité pour maintenir un festival de musique et d’arts de rue que la présidence voulait supprimer. Concernant la culture, nous nous sommes aussi battus pour maintenir une saison culturelle avec un spectacle mensuel au plus près des habitants car nous changeons de commune chaque mois.

Pour 2026, avec une baisse de notre population en dessous de 100 habitants et avec la nouvelle loi concernant les élections municipales, nous n’aurons qu’une seule liste et je me représente en tant que maire. Cette fonction me permet aussi de reverser une partie de mes indemnités à mon parti et à financer des initiatives vers les habitants.

Pascal Aubrée
Maire de Bussy-lès-Poix

 

mercredi 11 mars 2026

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale : toutes et tous mobilisés pour l’égalité !


 Le racisme, les replis identitaires, xénophobes et nationalistes, trouvent dans le capitalisme en crise un terreau très fertile renforcé par la montée des guerres.

Partout sont fabriqués des ennemis, des boucs émissaires pour diviser les peuples.

L’extrême droite et la droite extrémisée sont à l’offensive dans notre pays pour imposer un projet xénophobe et raciste repeignant la préférence nationale en « priorité nationale » mettant à bas le fondement républicain de l’égalité entre citoyen·nes.

Elles portent la remise en cause de l’Etat de droit, des droits sociaux, démocratiques et des libertés. Elles multiplient les discours incitant à la haine et à la discrimination en raison de la couleur de peau, de l’origine ou de la religion dans tous les domaines, notamment dans l’accès au logement et à l’emploi. Elle porte également un projet dangereux pour les droits des enfants.

Les citoyens de religion ou de culture musulmane subissent aujourd’hui des discours et des actes racistes intolérables, en héritage du racisme colonial visant les peuples du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, et procédant d’une dangereuse assimilation à l’islamisme radical. L’antisémitisme, qui a conduit dans notre pays à l’affaire Dreyfus et à la collaboration du régime pétainiste avec le génocide hitlérien, connait un insupportable regain.

A quelques jours du premier tour des élections municipales, nous rappelons que l’extrême droite représente un péril mortel pour la France.

La lutte contre toutes les formes de racisme est constitutive de notre histoire, elle est au cœur de notre action.

Notre lutte contre le racisme et l’antisémitisme est universaliste, elle rejette les assignations identitaires et les concurrences mémorielles, ne délaisse aucune forme de racisme. Elle se fonde sur ce que nous avons en commun et pour atteindre un objectif commun : l’égalité ! Elle s’inscrit indéfectiblement dans notre combat pour la République sociale et laïque, pour la paix.

Ainsi, nous portons à égalité des revendications communes à toutes et tous et des revendications spécifiques et nous appelons à l’unité des travailleurs, des travailleuses et des peuples de tous les pays.

Révolutionner le travail, la production et développer les services publics sont une partie importante de notre combat antiraciste, pour mettre fin notamment aux discriminations à l’embauche et aux inégalités professionnelles motivées par le racisme.

Parallèlement, nous portons l’exigence d’une politique éducative suivie, indispensable pour faire reculer les préjugés.

La loi doit, en outre, sanctionner durement les propos et actes racistes. Une peine d’inéligibilité doit pouvoir être appliquée pour quiconque s’en rend coupable, ainsi que nos groupes l’ont défendu au Parlement.

Le PCF appelle et souhaite contribuer à relancer un grand mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

Le Parti communiste français appelle à soutenir et à se joindre aux mobilisations initiées par le collectif « Né·es ici ou venu·es d’ailleurs », regroupant de nombreuses associations et organisations syndicales, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars.

Paris, le 9 mars 2026

Parti communiste français.

Apprentissage : garantir l’emploi plutôt que subventionner le patronat !


 Après avoir massivement subventionné l'apprentissage, le gouvernement entame sa marche arrière. En annonçant aujourd’hui de nouvelles coupes dans les aides à l’embauche d’apprentis, il montre l’inefficacité de sa politique et l’absence de vision claire.

La fin de l’âge d’or !

Entre 2018 et 2024, le nombre d’apprentis est passé de 436 000 à plus d’1 million. Dans le même temps, les dépenses publiques consacrées à l’apprentissage ont fortement augmenté, passant de 6,1 milliard d’euros en 2018 à 14,9 milliards en 2023. Témoignage d’un modèle de formation pleinement dépendant à l’argent public. Pour autant, cette progression s’est faite sans organisation des débouchés professionnels !

La récente hausse du chômage des jeunes en est une nouvelle illustration ! Selon l’Insee, 16 % des 15-29 ans sont aujourd’hui sans emploi, symbolisant les difficultés d’insertion professionnelle. Ces chiffres confirment l’impasse des politiques qui subventionnent les entreprises sans garantir de débouchés.

Aujourd’hui, cette baisse des aides continue, afin d’atteindre 200 millions d’économies en 2026, 700 millions en 2027. Cette diminution ne concernera pas les jeunes préparant un CAP, un BEP ou un BAC, dont l’aide à l’embauche est stable. Elle touchera uniquement les diplômes en BTS, avec une diminution de 500 € de l’aide, et ceux en Master ou diplôme d’ingénieur, avec une baisse variant entre 1 250 € et 3 000 € selon la taille de l’entreprise.

Un constat d’échec

Ce recul s’explique par un constat : celui de l’absence de garantie d’emplois pour les jeunes, malgré les politiques massives de subventions. Pour autant, cet échec est ciblé. Il vise en premier lieu les formations diplômantes, ou à l’inverse les subventions continuent pour les formations les moins qualifiées, où se retrouvent en majorité les jeunes issus des milieux populaires.

Le gouvernement, sans grande stratégie, cherche donc à faire correspondre le temps de la formation sur celui de l’emploi, à adapter l’offre de formation aux besoins du patronat local. Dans un contexte d’austérité budgétaire, le gouvernement restreint ses financements à ce qui sert les intérêts immédiats du patronat, au détriment de l’intérêt de long terme des jeunes.

Planifier l’emploi et la formation des jeunes

Le MJCF porte au contraire une vision tout autre de la formation professionnelle. Car la situation est paradoxale, il n’y a aucune planification, et pourtant des besoins sont identifiés : la transition écologique, la rénovation énergétique, les transports ou même la production industrielle nécessiteront des centaines de milliers d’emplois à l’avenir.

C’est tout l’enjeu de la campagne «1 million d’emplois» que porte le MJCF : anticiper les créations d’emplois nécessaires, financer des formations de qualité et diplômantes de qualité pour y répondre.

Le tout, sans laisser aux capitalistes la main sur ces formations, et sur nos emplois. Sécuriser la vie et la formation des jeunes pour les soustraire à l’instabilité permanente organisée par le marché.

Bastien Bonnargent

Article publié dans CommunisteS, numéro 1076 du 4 mars 2026.

mardi 10 mars 2026

Crolles 2026 : Agir pour demain est à Crolles.


Hier nous étions dans les quartiers de Crolles pour vous rencontrer dans le cadre de notre dernier samedi de rencontres de quartier !
🤝Des échanges intéressants avec les crolloises et les crollois rue de la Gifle et Rue Edith Piaf
📅

N’oubliez pas notre réunion publique le 12 mars 2026 à 20h à L’atelier