mardi 18 août 2026

Chômage à 8,3% : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements


 Le taux de chômage atteint 8,3% au deuxième trimestre 2026, en hausse de 0,7 point sur un an. Cela représente 261 000 chômeuses et chômeurs supplémentaires en douze mois. Le chômage des jeunes atteint 21,6 % et 671 000 personnes recherchent un emploi depuis plus d’un an.

Derrière ces chiffres, il y a des centaines de milliers de vies fragilisées, des familles plongées dans l’incertitude et des territoires affaiblis.

Après dix années de pouvoir macroniste, la promesse du soi-disant "plein-emploi", déjà bien faible, s’effondre. Ce résultat n’est pas seulement celui d’une conjoncture difficile. Il sanctionne une politique qui considère les salaires et les cotisations sociales comme des coûts à réduire, impose l’austérité aux services publics et laisse les marchés financiers décider de ce que la France doit produire. 

Quel échec du President de la République et de la coalition présidentielle !

Les gouvernements successifs des deux quinquennats d'Emmanuel Macron ont multiplié les aides aux grandes entreprises sans imposer de résultats sur l’emploi. La commission d’enquête sénatoriale, dont le rapporteur était le sénateur communiste Fabien Gay, a rappelons-le évalué à au moins 211 milliards d’euros les aides publiques aux entreprises en 2023. 

Il est insupportable que l’argent des Françaises et des Français puisse continuer à financer des groupes qui suppriment des emplois, ferment des sites ou délocalisent leurs activités, sans contrôle démocratique ni obligation de remboursement.

Le PCF demande trois décisions immédiates :

– L'arrêt de la distribution des 211 milliards d'euros d’aides publiques annuelles aux entreprises visant à nourrir les profits. Les aides publiques doivent être versées sous le contrôle des salariés et sur critères stricts en matière d’emploi, de salaire et d’égalité professionnelle femmes-hommes, d’accessibilité universelle, de formation, de relocalisation, de transition écologique. Elles doivent être restituées en cas de non-respect des engagements : signez la pétition ;

– la mise en place d'un moratoire sur les licenciements et l’engagement d’un plan de création immédiat de 200 000 emplois, avec 80 000 embauches et prérecrutements dans les services publics et 120 000 emplois dans l’industrie et les services productifs, soutenus par des crédits à taux nul ou très faible conditionnés à la création d’emplois et de valeur ajoutée écologique ;

– une augmentation générale des salaires, leur indexation sur les prix, l’abrogation des réformes de l’assurance-chômage et la construction d’une sécurité d’emploi et de formation garantissant à chacune et chacun un emploi ou une formation choisie, avec continuité du revenu et des droits.

Les TPE et PME qui développent l'emploi et les salaires peuvent être soutenues si on cesse de dilapider l’argent public dans des dispositifs opaques qui favorisent d’abord les stratégies financières des grands groupes.

Combattre le chômage exige de prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent public, le crédit bancaire et les choix des entreprises. Le PCF est la seule force à le proposer aujourd'hui et dénonce avec force les postures de l'extrême droite dont les votes au Parlement montrent sa soumission tout aussi grande que celle du pouvoir en place aux intérêts financiers. 

La France a besoin d'un travail pour toutes et tous et d’un travail qui paie. L’argent existe : mettons-le au service de l’emploi, de la production, des services publics et de la transition écologique.

dimanche 16 août 2026

Si tu n’es pas antiraciste, tu es quoi ?

Le suicide de Joris, 21 ans, après des années de harcèlement et d’insultes racistes dénoncées par sa famille, nous bouleverse profondément. Nous adressons à ses proches notre soutien et notre solidarité dans cette épreuve terrible.

La justice devra établir les faits et déterminer les responsabilités. Mais au-delà de ce drame, une réalité nous interpelle : les réactions de certains sur les réseaux sociaux et dans les espaces de commentaires.

Sous les articles de presse et sur les réseaux sociaux, des commentaires se réjouissent, ironisent ou minimisent la mort d'un jeune homme. D'autres relativisent les insultes racistes ou les justifient. Cette absence d'empathie, cette banalisation de la haine et cette déshumanisation ne sont pas de simples dérapages. Elles témoignent d'un climat inquiétant où le racisme se dit plus librement, plus ouvertement, avec le sentiment qu'il est désormais acceptable.

Cette libération de la parole raciste n'est pas le fruit du hasard. Depuis plusieurs années, des responsables politiques, des éditorialistes et certains médias contribuent à banaliser des discours de stigmatisation, à désigner des boucs émissaires et à faire du rejet de l'autre un élément ordinaire du débat public. Lorsque les paroles racistes ne sont plus clairement condamnées, elles finissent par être perçues comme une opinion parmi d'autres.

Le racisme n’est pas une opinion. C’est une idéologie qui nie l’égalité entre les êtres humains. Il détruit des vies, nourrit les discriminations et menace les fondements mêmes de notre République.
L’Histoire nous rappelle que les grandes tragédies ne commencent pas toujours par des actes de violence extrême. Elles commencent souvent par un processus plus insidieux : la désignation d’un « autre », la répétition des préjugés, l’habitude de l’indifférence, puis l’acceptation progressive de l’inacceptable.

Nous refusons cette banalisation. Nous refusons que la souffrance d’une victime puisse devenir un sujet de plaisanterie. Nous refusons que la haine puisse se répandre sans réaction.

Face au racisme, il ne peut y avoir de neutralité. Les responsables politiques, les médias, les plateformes numériques et chaque citoyen ont une responsabilité : celle de ne jamais laisser la haine devenir ordinaire.
La dignité humaine n’est pas négociable. Elle impose de combattre, partout et toujours, le racisme, l’antisémitisme, la haine envers les musulmans, la xénophobie et toutes les formes de rejet de l’autre.

Si tu n’es pas antiraciste, tu es quoi ?

 

samedi 15 août 2026

Fascisme en France, le grand malentendu

L’élection présidentielle de 2027 aura pour enjeu non pas l’alternance, mais une possible rupture. Laquelle ? Afin de conjurer celle que provoquerait la victoire du Rassemblement national, une partie de la gauche mobilise contre le risque du fascisme. Et néglige une autre hypothèse…
 A

u grand jeu des pronostics sur l’avenir politique de la France, en voici un qui écrase la concurrence dans les débats à gauche depuis deux décennies : « Le fascisme ! » — comprendre : nous y allons tout droit. Avec son culte de la police, son obsession sécuritaire et son ciblage des jeunes issus de l’immigration, ces « racailles » à passer « au Kärcher », M. Nicolas Sarkozy avait suscité à la fin des années 2000 moult critiques sur ce thème. Au tournant des années 2015-2016, les attentats islamistes, la psychose à propos des « jeunes radicalisés » et la vague des réfugiés du Proche-Orient ont profondément enraciné dans une partie de la population l’idée d’un « ennemi de l’intérieur » prêt à frapper la République avec la complicité d’une certaine gauche. Un coin supplémentaire a été enfoncé quand le président François Hollande a voulu déchoir les binationaux nés français condamnés pour un « crime constituant une atteinte grave à la vie de la nation ». Avec la répression des mouvements sociaux, la banalisation médiatique de thèmes naguère cantonnés au conservatisme le plus extrême, la progression quasi continue du Rassemblement national (RN) au cours des deux mandats de M. Emmanuel Macron et la bienveillance du patronat vis-à-vis de ce parti, l’hypothèse devient certitude : le fascisme gagne la France.

La référence au régime mussolinien et à l’entre-deux-guerres présente l’indiscutable avantage de frapper les esprits. Elle suppose l’idée d’une bascule autoritaire une fois l’extrême droite parvenue au pouvoir grâce à la capitulation des partis traditionnels, qui ont concédé à l’adversaire le cadre du débat. Il s’agit donc de mobiliser tant qu’il est encore temps en s’appuyant sur l’exemple de luttes antifascistes illustres quoique pas toujours victorieuses. Mais le spectre du fascisme n’occulte-t-il pas un danger moins spectaculaire et beaucoup plus concret ? Celui d’un glissement insensible vers un régime de ségrégation (…)

vendredi 14 août 2026

Si tu n’es pas antiraciste, tu es quoi ?

Le suicide de Joris, 21 ans, après des années de harcèlement et d’insultes racistes dénoncées par sa famille, nous bouleverse profondément. Nous adressons à ses proches notre soutien et notre solidarité dans cette épreuve terrible.

La justice devra établir les faits et déterminer les responsabilités. Mais au-delà de ce drame, une réalité nous interpelle : les réactions de certains sur les réseaux sociaux et dans les espaces de commentaires.

Sous les articles de presse et sur les réseaux sociaux, des commentaires se réjouissent, ironisent ou minimisent la mort d'un jeune homme. D'autres relativisent les insultes racistes ou les justifient. Cette absence d'empathie, cette banalisation de la haine et cette déshumanisation ne sont pas de simples dérapages. Elles témoignent d'un climat inquiétant où le racisme se dit plus librement, plus ouvertement, avec le sentiment qu'il est désormais acceptable.

Cette libération de la parole raciste n'est pas le fruit du hasard. Depuis plusieurs années, des responsables politiques, des éditorialistes et certains médias contribuent à banaliser des discours de stigmatisation, à désigner des boucs émissaires et à faire du rejet de l'autre un élément ordinaire du débat public. Lorsque les paroles racistes ne sont plus clairement condamnées, elles finissent par être perçues comme une opinion parmi d'autres.

Le racisme n’est pas une opinion. C’est une idéologie qui nie l’égalité entre les êtres humains. Il détruit des vies, nourrit les discriminations et menace les fondements mêmes de notre République.
L’Histoire nous rappelle que les grandes tragédies ne commencent pas toujours par des actes de violence extrême. Elles commencent souvent par un processus plus insidieux : la désignation d’un « autre », la répétition des préjugés, l’habitude de l’indifférence, puis l’acceptation progressive de l’inacceptable.

Nous refusons cette banalisation. Nous refusons que la souffrance d’une victime puisse devenir un sujet de plaisanterie. Nous refusons que la haine puisse se répandre sans réaction.

Face au racisme, il ne peut y avoir de neutralité. Les responsables politiques, les médias, les plateformes numériques et chaque citoyen ont une responsabilité : celle de ne jamais laisser la haine devenir ordinaire.
La dignité humaine n’est pas négociable. Elle impose de combattre, partout et toujours, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, la xénophobie et toutes les formes de rejet de l’autre.

Si tu n’es pas antiraciste, tu es quoi ?

Paris, le 30 juillet 2026

Parti communiste français.

 

jeudi 13 août 2026

Cuba Si France Infos


 Le président de Cuba accuse les États-Unis de vouloir « s’approprier » le pays

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a dénoncé dimanche la « politique génocidaire » de Washington envers Cuba, accusant les États-Unis de vouloir « s’approprier le pays ».
Depuis janvier, le gouvernement de Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l’île communiste, située à 150 km des côtes de Floride. À l’embargo en vigueur depuis 1962 se sont ajoutés un blocus pétrolier et une longue liste de sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains.
Ces mesures ont entraîné une chute drastique du tourisme, le départ de nombreuses entreprises étrangères et un assèchement des entrées de devises. Les sanctions les plus récentes, annoncées jeudi, concernent le programme des missions médicales cubaines à l’étranger, une des principales sources de revenus du pays.
« Cuba mène aujourd’hui une bataille historique » contre « une politique génocidaire qui s’est donnée pour objectif d’asphyxier tout un peuple afin de s’approprier le pays », a dénoncé le chef de l’État cubain depuis la province de Pinar del Río.
Miguel Diaz-Canel participait à la célébration du 73e anniversaire de l’attaque de la caserne de la Moncada menée en 1953 par Fidel Castro (1926-2016) dans l’est de l’île, considérée comme le début de la lutte révolutionnaire.
« Le blocus est une arme de guerre et provoque des morts », a accusé le chef de l’État, estimant que Washington cherchait à provoquer, à Cuba comme dans d’autres pays, une « explosion sociale dans le seul but d’imposer des gouvernements alignés sur ses intérêts impériaux ».
Sur l’île de 9,4 millions d’habitants, la crise énergétique provoque des coupures de courant de 30 heures dans la capitale et de plusieurs journées d’affilée en province. Elle affaiblit les services sociaux et attise le malaise social. Le pays a également connu trois coupures d’électricité générales en juillet.
Des manifestations ont lieu régulièrement dans la capitale, en particulier le soir. Des habitants tapent sur des casseroles et mettent le feu à des tas d’ordures pour exprimer leur mécontentement face aux incessantes coupures de courant, d’eau, et aux pénuries de nourriture.
Le président cubain a appelé à l’« unité » et à la « mise en œuvre des transformations économiques et sociales », annoncées mi-juin sous forme d’un programme de 176 mesures qui prévoit un virage économique majeur vers une économie de marché.
Le président Donald Trump affirme que Cuba représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a plusieurs fois menacé d’en « prendre le contrôle ».

mercredi 12 août 2026

La chroniqueuse prorusse de Bolloré, Xenia Fedorova, visée par un arrêté d’expulsion en France, selon le ministère de l’Intérieur


 La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d’État russe RT en France et accusée d’être la voix du Kremlin dans des médias français, s’est vue remettre mercredi 29 juillet un arrêté ministériel d’expulsion, a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) la place Beauvau, confirmant une information de Libération.

« Son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et sa présence sur le territoire français « constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public », selon le quotidien Libération, qui cite l’arrêté ministériel. « En déployant ses narratifs », la chroniqueuse de plusieurs radios et chaînes de télévision dans le giron de Vincent Bolloré « s’inscrit comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » dans le but « de déstabiliser l’ordre public » en France, est-il ajouté.

mardi 11 août 2026

Berlin : face au terrorisme islamiste, défendre partout la liberté et l’égalité


 Le Parti communiste français exprime son effroi après l’attentat perpétré samedi soir à Berlin, en marge du Christopher Street Day, l’une des plus importantes Marches des fiertés d’Europe. Une femme a été tuée et 29 personnes ont été blessées, certaines grièvement, après qu’un homme a lancé un véhicule dans la foule et agressé plusieurs personnes à l’arme blanche. 


Le PCF adresse ses condoléances à la famille et aux proches de la victime, souhaite un prompt rétablissement aux blessés et exprime toute sa solidarité aux personnes LGBTQIA+ de Berlin, d’Allemagne et d’Europe.

En s’attaquant à une Marche des fiertés, le terroriste a voulu frapper ce qu’elle représente : la liberté d’être soi-même, l’égalité des droits, le refus des LGBT-phobies et de toutes les discriminations. C’est notre conception même de la liberté et de l’émancipation humaine qui était visée.

Les premiers éléments de l’enquête établissent le caractère terroriste de l’attaque. Le suspect, âgé de 21 ans, né à Berlin et de nationalité allemande, était connu des autorités pour sa radicalisation et ses liens avec la mouvance islamiste. Il a été tué dimanche lors d'une opération de police après avoir, selon les autorités allemandes, attaqué les policiers avec une arme blanche. 

Le terrorisme islamiste répand la terreur sur toutes et tous et cible aussi les musulmans. Il doit être combattu sans faiblesse. Parce qu’il s’attaque à la démocratie, à la liberté de conscience, aux droits des femmes comme à ceux des personnes LGBT+, il est l’ennemi de toutes les forces d’émancipation. La lutte contre les réseaux terroristes, leur financement, leur propagande et les processus de radicalisation doit mobiliser pleinement les moyens de la police, de la justice et du renseignement, dans le respect de l’État de droit.

Alors que l'extrême droite cherche à exploiter cet attentat pour attiser la haine anti-musulman, notre réponse doit être sans ambiguïté : aucune complaisance envers l’islamisme, aucun amalgame entre terrorisme et islam, aucune complaisance envers le racisme, l’antisémitisme, les LGBT-phobies.

Face à ceux qui veulent imposer la peur et dresser les êtres humains les uns contre les autres, nous faisons le choix de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de l’émancipation.

Le Parti communiste français est aux côtés du peuple allemand et de toutes celles et ceux qui, à Berlin comme partout en Europe, refusent de céder face au terrorisme et à la haine.

Paris, le 27 juillet 2026

Parti communiste français.

lundi 10 août 2026

Fibre Excellence : l’État doit empêcher la liquidation de Tarascon et sauver les deux usines !


 Le rejet ce lundi 27 juillet par le tribunal de commerce de Toulouse de l’offre de reprise globale de Fibre Excellence constitue une alerte industrielle majeure pour notre pays.

L’offre portée par Combat Holding prévoyait de maintenir les 670 emplois et l'activité des deux sites de Saint-Gaudens et Tarascon. Elle a été déclarée irrecevable parce que les conditions suspensives nécessaires à sa mise en œuvre n’ont pas été levées. Elles concernaient notamment le prix de l’énergie, l’approvisionnement en bois par l’ONF et les quotas carbone. 

Cette situation n'était pas inéluctable.

Depuis des semaines, les salariés et leurs organisations syndicales se mobilisent de manière exemplaire et alertent. Les collectivités territoriales se sont engagées. Un projet de reprise a été construit. Le cabinet Secafi, mandaté par les représentants des salariés, l’avait considéré comme crédible. Dès le 10 juin à l’Assemblée nationale, le député communiste Édouard Bénard avait solennellement averti le gouvernement : sans levée des conditions relevant de la puissance publique, aucune reprise ne pourrait aboutir. 

Aujourd’hui, ce risque est devenu réalité.

À Saint-Gaudens, l’apparition à la dernière minute d’un nouvel industriel doit maintenant être mis à profit pour garantir durablement l’avenir du site et de tous ses salariés. Mais à Tarascon, où près de 270 emplois sont directement menacés, la liquidation a été requise. Le PCF refuse qu'une usine et ses salariés soient sacrifiés pour en sauver une autre. 

La France ne peut pas prétendre reconquérir sa souveraineté industrielle et laisser disparaître ses deux dernières grandes usines de pâte à papier marchande. Derrière Fibre Excellence, c’est toute une chaîne qui est menacée : travailleurs du bois et de la forêt, transporteurs, sous-traitants, papetiers et projet de renaissance de Chapelle-Darblay. Plus de 10 000 emplois sont concernés. 

Le Parti communiste français demande au gouvernement d'agir immédiatement avec l’ensemble des parties prenantes – salariés et syndicats, administrateurs judiciaires, régions, investisseurs et acteurs industriels – avec un objectif : maintenir les deux sites et tous les emplois.

Aucune liquidation ni aucun démantèlement de l'outil industriel de Tarascon ne doivent intervenir. Le gouvernement doit agir ! L'État doit mobiliser tous les moyens financiers et industriels dont il dispose. Si aucune solution privée immédiate ne permet de sauvegarder Tarascon, une prise de participation publique, pouvant aller jusqu'à une maîtrise publique du site, doit être mise sur la table afin de préserver les emplois, les compétences et les machines et de construire une solution industrielle.

Il faut également sécuriser durablement l’avenir de la filière, notamment par un prix de l’énergie compatible avec la production industrielle française.

La souveraineté industrielle n'est pas un slogan. Elle impose de sauver les usines quand elles sont menacées.

Le PCF apporte son soutien total aux salariés de Tarascon et de Saint-Gaudens, qui occupent leurs usines pour défendre leur travail et leur outil de production.

Pas une usine ne doit fermer. Pas un emploi ne doit disparaître. Fibre Excellence doit vivre.

Paris, le 27 juillet 2026

Parti communiste français

dimanche 9 août 2026

Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale

Le Parti communiste français exprime à nouveau toute sa solidarité avec les populations touchées par les violents incendies qui frappent la Gironde et les Landes, comme avec celles confrontées aux feux dans d’autres départements. Nous adressons notre soutien aux personnes évacuées ou ayant perdu leur logement, leur véhicule ou leurs biens, ainsi qu’aux sapeurs-pompiers, personnels des services publics, bénévoles et habitantes et habitants mobilisés.

Dans cette situation dramatique, le PCF salue l’initiative du Secours populaire français, dont les bénévoles sont engagés auprès des populations sinistrées, parfois alors qu’ils sont eux-mêmes directement touchés par les incendies.

Le Secours populaire a lancé hier un appel national aux dons financiers afin de répondre aux besoins immédiats mais aussi d’accompagner les familles dans la durée.

Le PCF appelle nos concitoyennes et concitoyens qui le peuvent, à participer à cet élan de solidarité.

Il appelle également ses militantes et militants, dans toute la France, à organiser la collecte de dons pour venir en aide aux familles localement.

Comme à chaque drame, la solidarité s’exprimera aussi à travers les collectivités qui peuvent apporter une aide financière auprès des communes touchées. Les villes à direction communiste y participeront.

Mais la solidarité ne peut reposer sur la seule générosité populaire. L’État également doit prendre toute sa part à l’effort financier nécessaire. Le PCF appelle à la mobilisation rapide de moyens publics exceptionnels pour venir en aide aux sinistrés, soutenir les communes touchées et les associations engagées sur le terrain, réparer les équipements détruits et permettre la reconstruction des logements et des activités. Les assurances devront répondre présentes et agir sans tarder en déployant rapidement des moyens humains pour venir en aide à leurs assurés et débloquer au plus vite les fonds nécessaires.

Cette mobilisation devra se poursuivre une fois les flammes éteintes. Pour de nombreuses familles, les conséquences matérielles, sociales et psychologiques de ces incendies dureront des mois. Comme à chaque fois les plus vulnérables qui ont vu leur biens dégradés ou détruits seront les plus démunis pour affronter un tel drame.
 Aucune famille ne doit être laissée seule face aux pertes subies et aux démarches à accomplir.

Face aux catastrophes, la République doit garantir une solidarité nationale à la hauteur des besoins. Aux côtés de l’action indispensable des services publics, la solidarité populaire rappelle une nouvelle fois la réactivité de nos concitoyens et leur générosité à l’égard des victimes et des plus vulnérables.

Paris, le 27 juillet 2026

Parti communiste français.