jeudi 5 février 2026

Souveraineté de la France, levier pour des coopérations dans l’intérêt des peuples :
 le combat toujours actuel de la classe ouvrière

« Seule la classe ouvrière en tant que classe sauva l’honneur de la France », a écrit André Mauriac. Loin d’être une simple formule historique, cette citation résonne avec une acuité singulière aujourd’hui, à l’heure où notre souveraineté – industrielle comme alimentaire – est plus que jamais menacée. Les « Versaillo-Munichois », pour reprendre une expression de ma jeunesse qui garde toute sa pertinence, n’ont jamais été aussi présents et sans scrupules aux commandes de l’État et dans les cercles du pouvoir économique.

Depuis l’élan du Conseil national de la Résistance (CNR) jusqu’à aujourd’hui, notre parti n’a cessé de mener, sous des formes variées, des batailles essentielles contre un capital spéculateur. Face au Plan Marshall, qui entendait hier mettre notre industrie en coupe réglée, nous avons répondu par de grandes nationalisations, notamment dans le secteur bancaire et l’énergie. Nous avons aussi défendu nos politiques culturelles, la production cinématographique française, nos institutions de pensée, piliers de notre indépendance intellectuelle. Un sursaut patriotique français sur la base des intérêts du peuple français est indispensable pour permettre une meilleure indépendance de l’Europe face aux appétits hégémoniques d’où qu’ils viennent. Il est lié à notre conception de la République, sociale, démocratique, et de la nécessité de redonner à notre pays les moyens de mener une politique en toute indépendance. C’est le levier pour bâtir les coopérations nécessaires, répondant aux intérêts des peuples et non à ceux du capital, au niveau européen et au niveau international pour répondre aux défis communs de l’humanité.

La liste des entreprises passées sous contrôle américain ou allemand serait à présent trop longue pour un seul numéro de CommunisteS. À l’heure qu’il est, nos industries stratégiques font l’objet d’une infiltration massive par des fonds de pension sans attaches nationales. À la lumière de cela, on ne peut que mesurer l’importance décisive du programme du CNR, visant à reprendre le contrôle des finances et des industries clés, réalisé grâce à l’impulsion des ministres communistes et au soutien personnel de Charles de Gaulle. En vérité, nous serions en lieu de nous interroger sur ce qu’il resterait aujourd’hui de l’indépendance réelle de notre économie sans le programme du CNR.

Aujourd’hui, nous retrouvons nos ennemis de toujours, au gré de circonstances et de cas de figures différents. La défense de nos intérêts essentiels et de l’intérêt national passe par des combats concrets : le sauvetage de l’entreprise de services numériques ATOS et d’Arquus (anciennement Renault Défense), la sauvegarde du leadership industriel français dans l’avenir du projet de système de combat aérien du futur (SCAF) ou encore dans la production du char du futur avec KNDS, qui équipe les armées françaises, allemandes et ukrainiennes. C’est encore ce qui se joue avec la tentative de rachat du corrézien LMB Aerospace par le groupe Loar Holdings LLC, qui placerait la société sous pavillon américain et donc sous le coup du USA Patriot Act et de la Réglementation américaine sur le trafic d’armes au niveau international (ITAR). Ce sont autant de dossiers où se joue notre capacité à décider par nous-mêmes. De meilleures voies de coopération à l’échelle européenne restent donc à construire, dans le respect de la souveraineté des peuples et des nations, libres et associées.

La responsabilité des communistes est immense. Il nous incombe de réveiller les consciences et d’ouvrir les voies d’une renaissance nationale, pour construire la « France des jours heureux ». Ces jours heureux, on ne les bâtit pas avec des ordinateurs sous Windows 11, inféodés aux GAFAM. Le dernier document stratégique de l’administration américaine en matière de sécurité est sans ambiguïté : notre peuple et les idées qu’il porte sont perçus comme un péril. Certains rappelleront, non sans ironie, que les Lumières françaises ont pourtant inspiré la Révolution américaine. On imagine sans peine un Beaumarchais, inventeur du droit d’auteur, aujourd’hui arrêté (par les agents de ICE) pour avoir créé le copyright !

Le combat contre l’empire étatsunien et les autres menaces d’ingérence et leurs relais en France doit monter en puissance. Il doit se mener dans les entreprises, sur le terrain économique, et au Parlement, où il faut dénoncer sans relâche les décisions d’un gouvernement minoritaire dans le pays, à la solde des oligarchies. Les salariés doivent voir en notre parti et en ses militants des acteurs résolus de la défense de notre souveraineté et de notre liberté d’agir. C’est cette certitude qui donne une raison de lutter et l’espoir de vaincre.

En 1963, lors de l’un de ses discours concernant le refus de l’entrée du Royaume-Uni dans l’Europe, de Gaulle a dit : « Le peuple est patriote, les bourgeois ne le sont plus, l’esprit d’abandon des élites française est un mal qui menace cycliquement de détruire la France. »
L’honneur de la France, encore une fois, se défendra par et avec sa classe ouvrière.

Jean-Charles Schmidt

Responsable de la commission Défense
Pour échanger avec nous : com.def@pcf.fr

Article publié dans CommunisteS, numéro 1072 du 4 février 2026.

 

mardi 3 février 2026

Crolles 2026 : Agir pour demain


 Crolles 2026 : Agir pour demain

Nous venons à votre rencontre ces prochaines semaines, pour vous écouter et discuter ensemble de notre programme.
Belle journée à vous tous.

lundi 2 février 2026

Liste conduite par Jean Paul Trovero


 

PRÉPARER L’AVENIR !

PRÉPARER L’AVENIR !
✅Préparer l’avenir, c’est anticiper les défis climatiques pour offrir dès aujourd’hui un cadre de vie sain, respirable et apaisé.
➡️Nous redonnerons une large place à la nature en ville tout en repensant les déplacements, pour favoriser des mobilités douces et sécurisées.
➡️Nous travaillerons un aménagement du territoire responsable et métamorphoserons notre cœur de ville pour créer un environnement convivial, durable et adapté aux besoins de chaque habitante et chaque habitant.

 

dimanche 1 février 2026

Capgemini : sanctions, remboursement des aides et contrôle public et social !


 Capgemini, entreprise française, a conclu avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), sous couvert d’une de ses filiales, des accords, en particulier pour fournir du « skip-tracing » (identification et localisation des migrants), pour un montant de 365 millions de dollars. Plus Capgemini localise de migrants, plus elle empoche !

L’ICE, l’agence fédérale chargée de l’immigration aux États-Unis, s’est transformée en milice au service du projet MAGA de Donald Trump. Elle agit hors de tout principe déontologique, sans contrôle, sans contre-pouvoir, sans autre compte à rendre qu’à la Maison Blanche. Elle est devenue l’outil de l’État trumpiste, c’est-à-dire d’un pouvoir illibéral au service d’un projet xénophobe et raciste. Elle traduit la volonté des secteurs dominants du capitalisme états-unien de faire advenir un régime autoritaire s’affranchissant de tout principe démocratique.

Il s’agit là d’un laboratoire international pour toutes les extrêmes droites. Son directeur, Todd Lyons, nommé par Trump, recule les bornes de l’ignominie en comparant les expulsions de masse en vingt-quatre heures au service Prime d’Amazon, assimilant ainsi les migrants à des objets.

Le bilan est terrible, avec l’assassinat de Renée Good le 7 janvier 2026 et celui d’Alex Pretti le 24 janvier 2026. L’ICE suscite aussi des protestations massives, preuve que les résistances populaires sont actives contre les politiques trumpistes.

C’est un accord de la honte, qui baigne dans le sang de Renée Good et d’Alex Pretti, et qui se repaît de dollars tirés des désastres humains et de la négation des droits humains.

Il s’inscrit dans la droite ligne du rapprochement avec Palantir, dont l’ancien dirigeant, Peter Thiel, est un proche de Trump, libertarien, et vient de prononcer, ce lundi 26 janvier, un discours halluciné devant l’Académie des sciences morales et politiques à Paris, rempli d’élucubrations pseudo-religieuses.

Dans le même temps, la direction de Capgemini a annoncé, le 20 janvier, vouloir supprimer 2 400 emplois, soit près de 7 % des 35 000 postes du groupe en France.

De qui se moque-t-on ? Les dirigeants de cette entreprise s’enrichissent grâce aux politiques racistes de Trump, tout en mettant des salariés à la rue en France.

Déjà, en 2022, la sénatrice communiste Éliane Assassi, rapporteure de la commission d’enquête sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, avait pointé des problèmes quant à l’influence exercée par l’entreprise Capgemini en France sur les politiques publiques.

Les déplorations du gouvernement français ne suffisent pas.

Le PCF demande :

- la rupture des contrats avec l’ICE ;
- l’exclusion des marchés publics français et européens tant que l’entreprise collabore avec des agences violant les droits humains ;
- le remboursement des aides publiques perçues par l’entreprise (Capgemini a reçu 80 millions d’euros de Crédit Impôt Recherche en 2025) ;
- la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les activités de Capgemini.

Enfin, le PCF appelle à ce qu’une réflexion soit engagée dès à présent sur la mise sous contrôle public et social de l’entreprise.

Paris, le 29 janvier 2026

vendredi 30 janvier 2026

Teisseire

Après plusieurs semaines de mobilisation, un accord a été trouvé entre la direction de Teisseire et les salariés à Crolles.
Ce compromis encadre le Plan de sauvegarde de l’emploi et permet la reprise progressive de la production et de la distribution des sirops. Les instances représentatives ont validé le plan de continuité d’activité, marquant la fin d’un bras de fer entre direction et personnel.
La recherche d’un repreneur pour le site et certains emplois se poursuit en parallèle avec les services de l’État et les collectivités locales.
🌐 Découvrez tous les détails sur notre site grandgrenoble.alpes1.com !