Les communistes et leurs élus sur le territoire du Grésivaudan analysent la politique et l'actualité locale départementale, nationale, européenne et mondiale
Le Parti communiste français dénonce avec la plus grande fermeté les violences et humiliations infligées aux participants de la Global Sumud Flotilla, arraisonnée illégalement.
Sur une vidéo diffusée par le ministre israélien Itamar Ben Gvir, des dizaines de militants apparaissent agenouillés, la tête à terre, les mains attachées. Une des militantes est plaquée au sol sans ménagement. « Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous », déclare le ministre. D’autres ont été gravement blessés.
La diffusion de cette vidéo dégradante visant à humilier les détenus s’inscrit dans un continuum de violences portant la marque d’une extrême droite israélienne qui assume la violation flagrante du droit international et des droits humains. Elles ne sont malheureusement qu'un aperçu de l'horreur que vit le peuple palestinien.
De telles violences et humiliations ont en effet lieu quotidiennement contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée et contre les prisonniers politiques palestiniens.
Ces actes ne doivent pas rester sans réponse, l’impunité du gouvernement d’extrême droite de Nétanyahou doit cesser !
L’État français ne peut rester silencieux face à ces exactions, d’autant que des ressortissants français figurent parmi les victimes. Le PCF exige la libération immédiate de tous les militants arrêtés et la condamnation ferme par la France de ces pratiques.
Le PCF exige que la France agisse concrètement pour :
– mettre fin au blocus de Gaza, et permettre l’acheminement de l’aide humanitaire d’urgence
– Prendre des sanctions économiques envers l’État d’Israël tant qu’il ne respecte pas le droit international et agir pour que l’UE suspende l’accord d’association avec l’État d’Israël.
– instituer dans les faits l’État de Palestine, sur la base des frontières de 1967, en application de sa reconnaissance, comme étape pour la fin de la colonisation et de l’occupation des territoires palestiniens par l’armée israélienne, et l’application du droit au retour tel qu’il est prévu par l’ONU.
– la libération des prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti
La solidarité avec le peuple palestinien et le respect du droit international et des droits humains sont des principes non négociables.
Le PCF appelle à la mobilisation et à participer aux rassemblements pour faire progresser ces objectifs.
Le 19 mai, une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant le CHU de Grenoble à l’appel de l’intersyndicale du Centre Hospitalier de Voiron, pour échanger autour de l’avenir des urgences pédiatriques de nuit, mais aussi plus largement de l’avenir de l’hôpital de Voiron.
Étaient notamment présent·es des représentant·es syndicaux, des personnels soignants, des membres du collectif santé voironnais, des représentant·es parlementaires ainsi que plusieurs membres de Voiron en Commun, dont nos élu·es municipaux Stéphane Rey et Julien Delas.
Cette mobilisation rappelle à quel point l’hôpital de Voiron est un équipement essentiel pour notre territoire et les communes alentours. Derrière la question des urgences pédiatriques, c’est bien celle de l’accès aux soins et du maintien d’un hôpital public de plein exercice qui se pose.
Une prochaine assemblée générale portée par l’intersyndicale se tiendra le 26 mai. Voiron en Commun souhaite continuer à soutenir les personnels mobilisés et à participer aux échanges sur l’avenir de notre hôpital public.
Le 17 avril dernier, un élève de lycée professionnel âgé de 15 ans est décédé, percuté par un engin de chantier alors qu’il effectuait un stage en entreprise à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. Nous nous saisissons du 28 avril 2026, journée mondiale sur la santé et la sécurité au travail, pour alerter sur la situation des mineur·es qui sont exposé·es aux multiples dangers de l’entreprise et proposer des mesures de protection.
En 2025, le bilan est accablant : 5 mineurs ont trouvé la mort alors qu’ils étaient en immersion en entreprise. Un collégien en classe de troisième, décédé en 2022, est le plus jeune des morts au travail. Le travail tue, et les jeunes en sont les victimes. C’est la preuve que l’entreprise n’est pas un lieu de formation adapté aux plus jeunes, elle peut les mettre en danger, encore plus que pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs.
D’après l’INRS, les 15-24 ans connaissent en moyenne 2,5 fois plus d’accidents de travail que l’ensemble des salarié·es. D’après les statistiques de l’assurance maladie, 32 travailleurs et travailleuses de moins de 25 ans cotisant au régime général sont décédé·es sur leur lieu de travail en 2023. Ce chiffre s’élève à 38 si l’on inclut les cotisant·es à la Mutualité Sociale Agricole.
Devant ce constat accablant, des organisations ont multiplié les alertes. La réponse apportée par le ministre du travail n’est pas à la hauteur du problème. Si Jean-Pierre Farandou reconnaît que « chaque mort est inadmissible », il continue d’affirmer que « c'est une bonne chose que les jeunes aillent dans les entreprises » et se contente de mesures de prévention d’une légèreté désinvolte, limitées au port de casques d’une couleur différente pour distinguer les jeunes.
La question des jeunes qui meurent au travail demande une réponse sérieuse. En effet, les décès de mineur·es au travail en 2025 sont la conséquence d’orientations politiques qui ont assoupli les contrôles et les mesures de protection, qui ont promu un rapprochement toujours plus grand entre l’école et l’entreprise. En 2015, le décret Rebsamen a assoupli la procédure permettant d’affecter un·e jeune sur des postes interdits aux mineur·es, remplaçant l’obligation d’une visite de l’inspection du travail par une simple déclaration. En 2018, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a allégé les règles de durée de travail des apprenti·es tout en abrogeant l’inspection de l’apprentissage. Le plan « santé scolaire » lancé en 2025 acte une nouvelle dérogation, ne prévoyant qu'une visite médicale par cycle, contrevenant au Code du travail qui impose le renouvellement annuel des avis médicaux d'habilitation.
Depuis l’introduction des stages à la fin des années 1970, les temps de présence des jeunes en entreprise ont été augmentés sous prétexte d’améliorer l’orientation et l’insertion professionnelle, imposant ainsi le dogme de l’entreprise formatrice. Ces dernières années marquent une accélération : stage d’observation pour les élèves de seconde générale et technologique, aides financières massives pour accompagner le développement à marche forcée de l’apprentissage, mise en place du parcours différencié en Terminale bac pro. La détérioration des conditions de travail, son intensification permanente ainsi que le manque de formation et d’accompagnement des tuteurs et tutrices en entreprises rendent le modèle de l’entreprise apprenante inopérante notamment pour les plus jeunes.
Les retours de terrain et les études d’universitaires le démontrent : l’entreprise n’est pas un lieu émancipateur et sécurisé. Trop souvent, rien n’est mis en place pour assurer leur formation, leur accompagnement ni l’encadrement nécessaire. Les apprenti·es et les stagiaires sont surexposé·es aux produits CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques). Les activités confiées, comme le nettoyage de zones empoussiérées en menuiserie, les colorations en coiffure ou le dégraissage de pièces en mécanique, sont très souvent à risques. Ce renforcement de la place de l’entreprise dans la formation est d’autant plus problématique que, pour l’accès aux stages, les jeunes subissent les mêmes discriminations que pour l’accès au travail : milieu social, origine, lieu d’habitation, genre… Les jeunes en situation de handicap subissent souvent une double discrimination. Sur les lieux d’accueil, les jeunes se confrontent aussi aux discriminations, aux violences et aux inégalités dans les tâches qui leurs sont confiées.
En lien de subordination, les jeunes sont aussi tout particulièrement vulnérables aux violences sexuelles et sexistes au travail. Ces mineur·es sont propulsé·es dans l’entreprise – un monde d’adultes et hiérarchique – et souvent n’osent pas parler par crainte de perdre leur stage ou apprentissage et de compromettre l’obtention du diplôme préparé. L’entreprise participe également à la reproduction des stéréotypes de genre par le développement de cultures d’entreprises qui maintiennent une vision ségréguée des métiers.
Si le ministre du travail entend, comme il le prétend, faire une priorité personnelle de la prévention des risques qui menacent les jeunes au travail, il doit prendre des mesures d’urgence, en collaboration étroite avec les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et de la Mer.
Dans l’immédiat, nous exigeons la suppression du stage d’observation pour les élèves de troisième et de seconde générale et technologique, qui creusent les inégalités socio-économiques que subissent les élèves, sont trop peu préparés et s’opposent, en l'état, aux principes d’émancipation qui doivent guider les politiques éducatives.
Par ailleurs, nous demandons le rétablissement de l’autorisation préalable par l’inspection du travail pour l’emploi de mineur·es à des travaux dangereux, supprimée en 2015. Les procédures de l’inspection du travail de retrait des apprenti·es et des stagiaires et d’opposition à l’engagement d’apprenti·es en cas de situation dangereuse constatée doivent être élargies et simplifiées. Il faut enfin garantir le droit de retrait pour les jeunes.
L’État doit réellement exercer un rôle de contrôle de la qualité des formations dispensées par les organismes de formation notamment lorsque celles-ci forment des jeunes mineur·es par des actions de formation en entreprise.
Les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et de la Mer doivent développer la prévention, notamment, avant toute présence en entreprise, avec la délivrance d'une formation systématique aux premiers secours, ainsi que d'enseignements sur le droit du travail, sur les risques professionnels, sur la prévention des violences sexuelles et sexistes au travail.
Plus largement, pour s’attaquer au fléau des accidents du travail, il faut des moyens et des mesures concrètes, à commencer par une politique pénale intransigeante qui sanctionne sévèrement la délinquance patronale et par le doublement des effectifs de l’inspection du travail et des services de prévention (CARSAT, médecine du travail).
Selon la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, toute personne âgée de moins de 18 ans est définie comme un enfant. Les enfants doivent être à l’école et non soumis·es à la dangerosité de l’entreprise ! C’est pourquoi nous revendiquons la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans.
Gestes mémoriels, discours de rupture et offensive commerciale : la tournée africaine d’Emmanuel Macron illustre les contradictions d’une politique française prise entre héritage colonial et recomposition géopolitique. Une ambiguïté qui peine à convaincre des sociétés africaines en quête d’autonomie.
Les tournées internationales d’Emmanuel Macron sont toujours d’une mise en scène soigneusement huilée. Cette fois encore, entre un jogging avec une star du marathon, quelques passes de football et un passage à la cantine, le président français a voulu incarner une France « partenaire », moderne, débarrassée des vieux réflexes.
Certes, entre le moment où il est monté sur scène pour faire le professeur d’école en demandant à la salle de se taire ou cette phrase extraite d’un entretien à Jeune Afrique – « Je pense qu’aujourd’hui les dirigeants africains ont le devoir d’améliorer la gouvernance dans leur pays et de structurer des stratégies » –, il y a encore beaucoup de travail. Mais on avance tout de même sur certains points : enfin, la France semble considérer le continent africain dans sa totalité et pas uniquement ses anciennes colonies. La preuve : le sommet s’est déroulé au Kenya, un pays non-francophone – une première ! Mais au-delà de ça, c’est surtout une réalité plus prosaïque qui s’est imposée : ce voyage est d’abord, comme souvent, une tournée commerciale.
Car que voit-on ? Des annonces d’investissements, des délégations d’entreprises, des contrats en discussion. Les noms sont connus : les entreprises du CAC 40 français appelées à consolider leur présence sur des marchés jugés prometteurs. Le président fait, en somme, le service avant-vente du capitalisme français. Mais une question politique affleure : est-ce vraiment cela, la France ? Peut-elle être identifiée aux intérêts de ses grandes entreprises ? Le président de la République peut-il être son premier VRP ?
Emmanuel Macron prétend réinventer la relation entre le continent africain et l’hexagone mais la France apparaît comme un partenaire ni incontournable, ni particulièrement désiré.
Pourtant, ce tropisme économique marque une rupture avec l’histoire coloniale et néocoloniale française faite d’ingérence politique directe, de formation des polices, d’installation de bases militaires. Elle entérine une transformation profonde du continent africain – et du regard qu’il porte sur la France. Dans de nombreux pays, notamment en Afrique francophone, la France est désormais contestée voire rejetée. Faute d’avoir rompu clairement avec l’ingérence et un certain esprit néo-colonial, elle n’a pas su construire des relations nouvelles, favorables aux différents pays. D’autres puissances investissent et négocient : la France devient un partenaire parmi d’autres. La Chine bien sûr, mais aussi la Turquie, les Émirats arabes unis et l’Inde, aujourd’hui solidement présents.
Emmanuel Macron prétend réinventer la relation entre le continent africain et l’hexagone mais la France apparaît comme un partenaire ni incontournable, ni particulièrement désiré. On peut multiplier les gestes symboliques, changer les noms des sommets, parler d’avenir plutôt que de passé, cela ne suffit pas à reconstruire une confiance abîmée. La politique française envoie des signaux contradictoires : comment parler de partenariat équilibré quand l’aide publique au développement a subi une coupe de 38% entre 2023 et 2025 ? La solidarité recule, les aides deviennent des prêts avec retour sur investissement.
Reste un domaine où des avancées peuvent être saluées : celui de la mémoire. Les restitutions d’œuvres d’art pillées pendant la colonisation progressent enfin. Ce mouvement traduit une prise de conscience tardive mais réelle. Même si restituer sans réparer, reconnaître sans s’excuser, c’est avancer à moitié. Au fond, cette tournée africaine dit tout de la politique d’Emmanuel Macron.
Vincent Bolloré veut posséder les outils de production, de diffusion, de distribution de la culture et des médias. A l’aide du pouvoir médiatique qu’il possède, il veut conquérir un pouvoir culturel, un pouvoir sur nos esprits. Il poursuit son offensive contre celles et ceux qui lui résistent et osent le crime de lèse-majesté, comme en témoigne la décision de faire une liste noire de la prise de parole collective d’artistes manifestant leur inquiétude à l’égard de son projet politique. En limogeant le directeur de Grasset, déjà, il avait donné le ton. La culture, la liberté d’expression, de création et d’information sont des biens trop précieux pour qu’on les laisse entre les mains des milliardaires. D’autant plus que cette oligarchie industrielle et financières participe à une véritable guerre culturelle et idéologique menée de longue date par des mouvements politiques d’extrême droite alliée désormais à des forces de droite de moins en moins républicaine. Cette guerre culturelle est destinée à étendre la domination sociale, économique et politique d’un capitalisme de nouvelle génération, mondialisé, financiarisée, autoritaire, obscurantiste et guerrier. Ensemble ilsprétendent combattre notre imaginaire et nous interdire nos combats émancipateurs, nos valeurs de liberté, d’égalité et de parité, de fraternité et de sororité.
La brutalité avec laquelle sont traités les institutions, les actrices et les acteurs du monde de la culture et des médias est à la mesure de la façon dont ils traitent notre peuple nous inquiète et doit nous mobiliser. Face à cette offensive méthodique, qui se fonde sur une puissance financière considérable, il est grand temps pour nous de réagir et La gauche doit être au rendez-vous de cette bataille centrale. Par-delà les intimidations, de nombreuses voix s’élèvent pour refuser l’emprise de Vincent Bolloré et consorts, pour dénoncer la guerre culturelle qu’il est en train de mener pour mettre au pas la société. Des pétitions, des tribunes des actions ont lieu. Nous en sommes partie prenantes. Pour notre part nous avons avec d’autres forces politiques et syndicales relancé les nouveaux Etats Généraux de la Culture et des médias.Rassemblons toutes nos forces et nos initiatives pour lui faire échec.
C’est notre passion pour les libertés, pour l’égalité et la parité, pour le vivre ensemble dans la fraternité et la sororité, pour le respect de l’altérité et de la diversité de notre population qui a toujours fait la richesse de notre pays, que nous devons impérativement défendre : défense des services publics notamment ceux de l’Ecole et de l’Université, de la Culture et de l’Audiovisuel, voter une loi prévue contre la concentration des médias, des réseaux sociaux et numériques, du cinéma et des maisons d’éditions, revitaliser le combat culturel contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme, contre le patriarcat et les violences faites aux femmes, contre les atteintes à la liberté des orientations sexuelles. Cette mobilisation doit plus largement être l’affaire de tous les citoyens-nes car il s’agit de mener d’urgence une grande bataille politique, celle de l’imaginaire.
Gilles Strappazzon, Catherine Troton, Florent Cholat et Gildas Bouffaud, quatre des six élus fondateurs d'AGATES, ont présenté le nouveau groupe métropolitain, lundi 11 mai, à Vizille.
Des conseillers métropolitains, issus notamment des groupes UMA, ACTES et NMC, ont annoncé ce lundi 11 mai la création du groupe "Alliance de gauche des territoires pour l'écologie et les solidarités". Réunissant les maires de Vizille, Champagnier, Saint-Barthélemy-de-Séchilienne, Le Sappey-en-Chartreuse, La Tronche et Gières, AGATES entend porter la parole des petites communes, à la Métropole de Grenoble, tout en assumant un positionnement de gauche.
Le nom, AGATES — pour « Alliance de gauche des territoires pour l’écologie et les solidarités » -, a été choisi le jour même, précisent les quatre élus attablés ce lundi 11 mai dans un café du centre de Vizille. Son lancement, en revanche, est le fruit de longues et multiples discussions. « Cela fait quelques mois qu’on réfléchit à la création d’un groupe des petites communes plutôt axées à gauche », indique Florent Cholat, maire de Champagnier. À ses côtés, Catherine Troton, Gilles Strappazzon et Gildas Bouffaud, maires respectifs de Vizille, Saint-Barthélémy-de-Séchilienne et Le Sappey-en-Chartreuse, opinent.
Gilles Strappazzon, Bertrand Spindler, Gildas Bouffaud, Catherine Troton, Mickaël Guiheneuf et Florent Cholat, les six maires fondateurs du groupe métropolitain AGATES (Alliance de gauche des territoires pour l’écologie et les solidarités).
Le quatuor fait partie, avec l’édile de La Tronche, Bertrand Spindler, et son homologe de Gières, Mickaël Guiheneuf, des six fondateurs du nouveau groupe à la Métropole de Grenoble. Certains sont issus des groupes UMA (écologistes, insoumis…), NMC (petites communes) ou ACTES (socialistes et divers gauche), d’autres viennent d’intégrer le conseil métropolitain. Leur point commun ? Administrer des petites ou moyennes communes et « porter des valeurs de gauche ».
« Mettre du liant, rétablir la confiance »
Si la naissance d’AGATES s’est avérée nécessaire et opportune, c’est en raison de la configuration offerte par l’exécutif métropolitain depuis le 30 avril. À savoir l’élection à la présidence de Guillaume Lissy, maire PS de Seyssinet-Pariset, à la tête d’une majorité plurielle comprenant des vice-président·e·s de gauche… et de droite. « On n’a pas créé ce groupe par opposition à qui que ce soit, explique Catherine Troton. C’est au contraire un groupe qui doit faire la liaison entre NMC et les différents partis de gauche. »
« Mettre du liant, rétablir la confiance »… Les mots employés par la maire de Vizille traduisent le fort besoin ressenti par les six élus après « les moments douloureux vécus au sein de la Métropole ». Une allusion à l’interminable conseil métropolitain du 23 avril, marqué par l’élection avortée à la suite du malaise de Guillaume Lissy. Cette première séance d’installation avait en effet laissé apparaître deux blocs distincts. « D’un côté, une vision d’une gouvernance à gauche ; de l’autre, une vision de gouvernance plus territoriale, plus ouverte », rappelle Florent Cholat. En résumé, « une opposition gauche-territoriale dont on ne veut pas », ajoute-t-il.
« On assume de porter des politiques publiques de gauche »
Néanmoins, lancer le groupe il y a deux semaines, à un moment où « les tensions étaient cristallisées autour de la question de la présidence, de la mise en place de l’exécutif métropolitain », aurait été vu comme une provocation, voire « une agression », estiment-ils, unanimes. Aujourd’hui, le contexte est différent. L’intérêt d’avoir un tel groupe à la Métropole, c’est « d’être certain que l’intérêt des petites communes ne puisse pas être dilué », confie le maire écologiste de Champagnier.
Guillaume Lissy, nouveau président de Grenoble Alpes Métropole après son élection, le 30 avril.
Cet objectif va de pair avec « une vraie volonté de travailler en complémentarité avec l’ensemble des autres groupes, particulièrement les groupes de gauche », affirme Gilles Strappazzon. Car, contrairement à d’autres élus de petites communes, officiellement sans étiquette mais penchant concrètement vers la droite, les membres du groupe AGATES, eux, ne cachent pas leur positionnement. « On assume clairement de porter des politiques publiques de gauche », souligne Florent Cholat. Ce qui n’est « pas incompatible », selon lui, avec le fait de travailler ponctuellement avec des maires d’autres sensibilités.
« Tourner la page de l’affrontement »
Les six édiles entendent par ailleurs « reconnaître la place de Grenoble et des grandes communes ». De fait, leurs habitants vont « consommer, travailler, apprendre, se distraire » à Grenoble, soulignent-ils. Et « les métropoles n’existent pas sans les centres urbains ». D’où la volonté affichée de « tourner la page de l’affrontement » entre la ville de Grenoble et l’exécutif métropolitain, qui a émaillé le dernier mandat. « C’est nécessaire parce qu’on ne peut pas vivre en s’affrontant au sein de la métropole, en luttant contre la grosse ville », assène Catherine Troton.
Gilles Strappazzon salue ainsi « le sens des responsabilités de Laurence Ruffin, qui a accepté de jouer le jeu » en devenant première vice-présidente, tout comme Raphaël Guerrero. « Un binôme composé d’un élu d’une petite commune et de la maire de la ville-centre, ça nous paraît de bon augure pour la suite. C’est ça, la coopération », abonde Gildas Bouffaud.
Les élus d’AGATES espèrent travailler en confiance à la fois avec Guillaume Lissy et Laurence Ruffin, première vice-présidente comme Raphaël Guerrero.
Quid de la suite, ces prochaines semaines ? Le groupe AGATES se dit ouvert aux autres conseillers métropolitains partageant ses valeurs, notamment « les élus NMC qui se considèrent de gauche ». Et il espère « exister » dans les négociations à venir, concernant les conseillers délégués ainsi que les désignations dans les commissions. Mais Gilles Strappazzon tient à éviter toute ambigüité : « On ne le fait pas par opportunisme, on le fait par conviction. »
Pour les communistes, ce choix budgétaire est loin d’être neutre. Dans un contexte de coupes budgétaires, de crise des hôpitaux, de tensions sur le logement ou encore de difficultés dans l’Éducation nationale, ils dénoncent une trajectoire qui fait de l’effort militaire la priorité absolue de l’État
Nous vous invitons à un moment chaleureux de partage, de solidarité et d’échanges autour d’un repas fraternel en soutien au peuple cubain.
Face au blocus et aux difficultés économiques, affirmons ensemble notre solidarité internationale et notre attachement aux valeurs de paix, de justice sociale et de souveraineté des peuples.
Vendredi 5 juin
19h
Salle Emile Bert à Fontaine
Vous avez jusqu'au mardi 2 juin pour vous inscrire ici :
Rassemblement mardi 19 mai - 14h bâtiment Dauphiné, CHU de Grenoble
Fermeture des urgences pédiatriques : une décision inacceptable.
Après la fermeture nocturne des urgences adultes depuis 2021, nous apprenions le 4 mai, dans les colonnes du Dauphiné Libéré, la fermeture des urgences pédiatriques de nuit à l’hôpital de Voiron.
Une nouvelle attaque contre le service public hospitalier, qui touche cette fois directement les enfants et leurs familles.
Mardi 12 mai, une assemblée générale intersyndicale s’est tenue à l’hôpital de Voiron, réunissant notamment la CGT du CH de Voiron, le SNMH-FO, CHUGA FO, des soignant·es, des médecins, des puéricultrices, des représentant·es associatifs et des élu·es.
Le constat partagé est alarmant :
• la maternité de Voiron reste dynamique, ce qui est aujourd’hui rare en France ;
• les urgences pédiatriques de Grenoble sont déjà fortement saturées et ne sont pas en mesure d'absorber celles du bassin voironnais;
• les personnels dénoncent une décision prise sans représentation du service de pédiatrie ;
• plusieurs professionnel·les seraient prêt·es à rejoindre l’hôpital, mais les recrutements ne suivent pas.
Au-delà des urgences pédiatriques, c’est l’avenir même de l’hôpital de Voiron qui est posé.
Partout, les fermetures successives de services fragilisent durablement les établissements de proximité. Nous refusons que l’hôpital de Voiron devienne un simple centre de consultation. Notre territoire a besoin d’un hôpital public de plein exercice.
La mobilisation du personnel est forte et unitaire.
Un rassemblement est appelé mardi 19 mai à 14h devant le bâtiment Dauphiné du CHU de Grenoble, à l’occasion d’une demande de rencontre avec la direction générale du CHU Grenoble Alpes.
Nous appelons les habitant·es, les élu·es, les associations, les collectifs et toutes les personnes attachées au service public hospitalier à se mobiliser
Nous espérons également que le maire de Voiron, représentant du Département au conseil de surveillance du CHUGA, prendra toute sa place dans cette mobilisation, conformément à ses engagements passés en faveur de l’hôpital de Voiron et de la réouverture des urgences de nuit.
Étudiants, enseignants et autres personnels de l'Université Grenoble Alpes (UGA) se sont rassemblés ce mardi 12 mai, à midi, devant la présidence, à l'occasion du mouvement de grève lancé à l'appel de la CGT Ferc-Sup Université Grenoble Alpes - Grenoble INP. Une mobilisation contre l'austérité budgétaire et pour le retrait du décret Baptiste généralisant les hausses de frais d’inscription - multipliés au moins par 15 - des étudiants extra-communautaires.