mercredi 11 mars 2026

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale : toutes et tous mobilisés pour l’égalité !


 Le racisme, les replis identitaires, xénophobes et nationalistes, trouvent dans le capitalisme en crise un terreau très fertile renforcé par la montée des guerres.

Partout sont fabriqués des ennemis, des boucs émissaires pour diviser les peuples.

L’extrême droite et la droite extrémisée sont à l’offensive dans notre pays pour imposer un projet xénophobe et raciste repeignant la préférence nationale en « priorité nationale » mettant à bas le fondement républicain de l’égalité entre citoyen·nes.

Elles portent la remise en cause de l’Etat de droit, des droits sociaux, démocratiques et des libertés. Elles multiplient les discours incitant à la haine et à la discrimination en raison de la couleur de peau, de l’origine ou de la religion dans tous les domaines, notamment dans l’accès au logement et à l’emploi. Elle porte également un projet dangereux pour les droits des enfants.

Les citoyens de religion ou de culture musulmane subissent aujourd’hui des discours et des actes racistes intolérables, en héritage du racisme colonial visant les peuples du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, et procédant d’une dangereuse assimilation à l’islamisme radical. L’antisémitisme, qui a conduit dans notre pays à l’affaire Dreyfus et à la collaboration du régime pétainiste avec le génocide hitlérien, connait un insupportable regain.

A quelques jours du premier tour des élections municipales, nous rappelons que l’extrême droite représente un péril mortel pour la France.

La lutte contre toutes les formes de racisme est constitutive de notre histoire, elle est au cœur de notre action.

Notre lutte contre le racisme et l’antisémitisme est universaliste, elle rejette les assignations identitaires et les concurrences mémorielles, ne délaisse aucune forme de racisme. Elle se fonde sur ce que nous avons en commun et pour atteindre un objectif commun : l’égalité ! Elle s’inscrit indéfectiblement dans notre combat pour la République sociale et laïque, pour la paix.

Ainsi, nous portons à égalité des revendications communes à toutes et tous et des revendications spécifiques et nous appelons à l’unité des travailleurs, des travailleuses et des peuples de tous les pays.

Révolutionner le travail, la production et développer les services publics sont une partie importante de notre combat antiraciste, pour mettre fin notamment aux discriminations à l’embauche et aux inégalités professionnelles motivées par le racisme.

Parallèlement, nous portons l’exigence d’une politique éducative suivie, indispensable pour faire reculer les préjugés.

La loi doit, en outre, sanctionner durement les propos et actes racistes. Une peine d’inéligibilité doit pouvoir être appliquée pour quiconque s’en rend coupable, ainsi que nos groupes l’ont défendu au Parlement.

Le PCF appelle et souhaite contribuer à relancer un grand mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

Le Parti communiste français appelle à soutenir et à se joindre aux mobilisations initiées par le collectif « Né·es ici ou venu·es d’ailleurs », regroupant de nombreuses associations et organisations syndicales, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars.

Paris, le 9 mars 2026

Parti communiste français.

Apprentissage : garantir l’emploi plutôt que subventionner le patronat !


 Après avoir massivement subventionné l'apprentissage, le gouvernement entame sa marche arrière. En annonçant aujourd’hui de nouvelles coupes dans les aides à l’embauche d’apprentis, il montre l’inefficacité de sa politique et l’absence de vision claire.

La fin de l’âge d’or !

Entre 2018 et 2024, le nombre d’apprentis est passé de 436 000 à plus d’1 million. Dans le même temps, les dépenses publiques consacrées à l’apprentissage ont fortement augmenté, passant de 6,1 milliard d’euros en 2018 à 14,9 milliards en 2023. Témoignage d’un modèle de formation pleinement dépendant à l’argent public. Pour autant, cette progression s’est faite sans organisation des débouchés professionnels !

La récente hausse du chômage des jeunes en est une nouvelle illustration ! Selon l’Insee, 16 % des 15-29 ans sont aujourd’hui sans emploi, symbolisant les difficultés d’insertion professionnelle. Ces chiffres confirment l’impasse des politiques qui subventionnent les entreprises sans garantir de débouchés.

Aujourd’hui, cette baisse des aides continue, afin d’atteindre 200 millions d’économies en 2026, 700 millions en 2027. Cette diminution ne concernera pas les jeunes préparant un CAP, un BEP ou un BAC, dont l’aide à l’embauche est stable. Elle touchera uniquement les diplômes en BTS, avec une diminution de 500 € de l’aide, et ceux en Master ou diplôme d’ingénieur, avec une baisse variant entre 1 250 € et 3 000 € selon la taille de l’entreprise.

Un constat d’échec

Ce recul s’explique par un constat : celui de l’absence de garantie d’emplois pour les jeunes, malgré les politiques massives de subventions. Pour autant, cet échec est ciblé. Il vise en premier lieu les formations diplômantes, ou à l’inverse les subventions continuent pour les formations les moins qualifiées, où se retrouvent en majorité les jeunes issus des milieux populaires.

Le gouvernement, sans grande stratégie, cherche donc à faire correspondre le temps de la formation sur celui de l’emploi, à adapter l’offre de formation aux besoins du patronat local. Dans un contexte d’austérité budgétaire, le gouvernement restreint ses financements à ce qui sert les intérêts immédiats du patronat, au détriment de l’intérêt de long terme des jeunes.

Planifier l’emploi et la formation des jeunes

Le MJCF porte au contraire une vision tout autre de la formation professionnelle. Car la situation est paradoxale, il n’y a aucune planification, et pourtant des besoins sont identifiés : la transition écologique, la rénovation énergétique, les transports ou même la production industrielle nécessiteront des centaines de milliers d’emplois à l’avenir.

C’est tout l’enjeu de la campagne «1 million d’emplois» que porte le MJCF : anticiper les créations d’emplois nécessaires, financer des formations de qualité et diplômantes de qualité pour y répondre.

Le tout, sans laisser aux capitalistes la main sur ces formations, et sur nos emplois. Sécuriser la vie et la formation des jeunes pour les soustraire à l’instabilité permanente organisée par le marché.

Bastien Bonnargent

Article publié dans CommunisteS, numéro 1076 du 4 mars 2026.

mardi 10 mars 2026

Crolles 2026 : Agir pour demain est à Crolles.


Hier nous étions dans les quartiers de Crolles pour vous rencontrer dans le cadre de notre dernier samedi de rencontres de quartier !
🤝Des échanges intéressants avec les crolloises et les crollois rue de la Gifle et Rue Edith Piaf
📅

N’oubliez pas notre réunion publique le 12 mars 2026 à 20h à L’atelier 

lundi 9 mars 2026

Journée internationale des droits des femmes


 Journée internationale des droits des femmes

5000 manifestant•es à Grenoble par beau temps et dans la bonne humeur à l’appel des organisations associatives, syndicales et politiques.

Guillaume Gontard est à Le Cheylas.



Un réel plaisir et beaucoup d’honneur de remettre la médaille du sénat à un maire humaniste hors norme, Roger Cohard, 30 ans au service de la belle commune du Cheylas sans compter son engagement comme VP à la communauté du Grésivaudan.
Un sens de l’intérêt général à prendre en exemple.
Félicitations à Cendrine Chabanne, DGS de la commune pour sa Médaille d’argent mettant à l’honneur son engagement et ses 20 ans de service public

 

vendredi 6 mars 2026

Municipales. L’intersyndicale Isère interpelle les candidats sur les droits des femmes


 Comme chaque année (ici le 8 mars 2024), les syndicats participeront ce dimanche 8 mars 2026 à la manifestation féministe qui s'élancera à 15h40 de l'hôpital couple-enfant, à La Tronche.

À l'approche des municipales, l'intersyndicale de l'Isère (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, Unsa, CFTC) adresse une lettre ouverte aux candidates et candidats, afin de les interpeller sur la place de l'égalité hommes-femmes dans leur programme. Elle attend ainsi des engagements sur l'égalité professionnelle, la prise en compte des violences faites aux femmes ou la santé reproductive et sexuelle, sans oublier de pointer le danger incarné par l'extrême droite. Des revendications que les syndicats porteront dans la rue ce dimanche 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

La lettre ouverte, datée du 3 mars, s’inscrit dans une double actualité. À cinq jours du 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, et douze du premier tour des élections municipales. L’intersyndicale de l’Isère (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, Unsa, CFTC) interpelle donc les différentes candidates et candidats du département sur « l’urgence de placer l’égalité femmes-hommes au coeur de [leurs]programmes » respectifs. Elle attend de leur part « des engagements clairs, chiffrés et opposables ».

Banderole lors de la manifestation pour la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le 8 mars 2025, à Grenoble.

Première question soulevée, celle de « l’égalité professionnelle [qui] commence dans les territoires », estime l’intersyndicale. Laquelle rappelle les inégalités persistantes, notamment au niveau salarial : « À travail égal, les femmes gagnent toujours moins que les hommes. À la retraite, les pensions sont d’un quart en moins pour les femmes. Elles représentent 62 % des personnes payées au SMIC et subissent massivement la précarité et le temps partiel contraint. » À cet égard, la fonction publique territoriale, qui emploie plus de 60 % de femmes, a un grand rôle à jouer.

Les syndicats demandent donc aux têtes de liste de s’engager à « mettre en œuvre une politique de rattrapage salarial dans leurs fonctions publiques territoriales ; imposer des clauses d’égalité professionnelle dans les marchés publics attribués par leurs communes ; pérenniser ou mettre en place des structures publiques petite enfance et de soin aux proches aidant et au grand âge, dont le déficit d’offre publique pénalise l’activité professionnelle des femmes ».

Des moyens contre les violences faites aux femmes ou pour l’accès à l’IVG

Second point évoqué, les violences faites aux femmes. Les féminicides se poursuivent à un niveau dramatique. Depuis le début de l’année 2026, on compte ainsi déjà seize femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Et les violences conjugales ont augmenté de 16 % entre 2022 et 2024 en Isère. Or, l’intersyndicale pointe des « dispositifs locaux insuffisants » et des « territoires encore sous-dotés », particulièrement dans les zones rurales et de montagne, qualifiées de « déserts médicaux et sociaux pour les victimes ».

Pancarte sur les féminicides d’une manifestante grenobloise, le 8 mars 2025.

Là aussi, trois revendications principales. Les candidats sont priés de « maintenir et augmenter les subventions aux associations locales d’aide aux victimes ; créer ou pérenniser des places d’hébergement d’urgence spécifiquement dédiées aux femmes victimes de violences ; soutenir la formation des agent·e·s municipaux (polices municipales, CCAS, personnels scolaires) au repérage et à l’accueil des victimes ».

Troisièmement, la situation de la santé reproductive et sexuelle, « un service public en danger », selon les organisations syndicales. Les femmes, déjà fortement touchées par la baisse des dotations aux hôpitaux et la fermeture de lits, connaissent, dans certains territoires, de grosses difficultés pour l’accès à l’IVG, « droit fondamental pourtant constitutionnalisé ». Quant à l’éducation à la vie affective et sexuelle, celle-ci reste « largement insuffisante ».

Banderole sur l’éducation à la sexualité à la manifestation du 8 mars 2025.

L’intersyndicale appelle les futurs élus à « soutenir activement les centres de planification et d’éducation familiale de leurs territoires ; favoriser l’implantation et le maintien de structures de soin gynécologique et obstétrique ; promouvoir dans leurs communes des actions d’éducation à l’égalité et à la sexualité, l’EVAR et l’EVARS, dans vos écoles municipales, en lien avec l’Éducation nationale et les associations progressistes et féministes ».

L’extrême droite, « danger spécifique pour les femmes »

Enfin, les syndicats achèvent cette lettre ouverte par un quatrième point en forme de mise en garde. Ils alertent en effet sur « la montée des idées d’extrême droite et des discours masculinistes et fémonationalistes » — à l’image de l’irruption de Némésis« Un danger spécifique pour les femmes », affirment-ils. De fait, « l’extrême droite porte un projet de société qui, partout où elle gouverne, se traduit par des coupes dans les services publics, un recul des droits des femmes et une hostilité assumée envers les associations féministes », constate l’intersyndicale.

« Les premières victimes de cette idéologie sont les femmes, poursuit-elle. Celles qui subissent des violences et trouveront moins de structures pour les accueillir, celles qui travaillent et verront leurs droits sociaux démantelés, celles qui sont racisées et subiront une double discrimination, celles qui sont LGBTQIA+ et seront niées dans leur existence. »

Les organisations iséroises lancent un avertissement : « Voter pour des listes qui pactisent avec l’extrême droite ou qui ne placent pas l’égalité au cœur de leur projet, c’est prendre la responsabilité de fragiliser encore davantage la situation des femmes dans nos communes. » Avant de conclure : « Les femmes de l’Isère comptent sur vous pour ne pas les oublier une fois les urnes refermées. »