dimanche 29 mars 2026
Voici ce que procure une politique intelligente de non alignement !!!!
Tous à l’action pour la défense de Cuba !
La révolution cubaine fait face à une menace mortelle. Trump et l’impérialisme étatsunien, sous la pression du secteur ultra-conservateur de Miami représenté par le secrétaire d’État Marco Rubio, ont affiché comme objectif politique d’en finir avec ce défi que le peuple cubain lui lance depuis la victoire de la révolution de 1959. Soixante-quatre ans après l’instauration du blocus illégal contre Cuba par les États-Unis, ceux-ci ont échoué à faire plier la volonté du peuple cubain de vivre en pleine souveraineté et de choisir son propre destin. Mais les risques d’une intervention militaire étatsunienne, quelle que soit la forme qu’elle pourrait revêtir, n’est plus une hypothèse : c’est une probabilité. Surtout dans le contexte des difficultés de la Maison-Blanche au Proche-Orient et dans le contexte de la préparation des élections de mi-mandat.
Lors de la mission que le PCF a menée à Cuba dans le cadre du convoi international de solidarité, nous avons mené plusieurs entretiens avec la direction du Parti communiste cubain, de l’ICAP (Institut cubain d’amitié entre les peuples), de la CTC (Centrale des travailleurs cubains), avec la commission des Relations internationales de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire, avec l’association cubaine de l’ONU et avec l’ambassadrice de l’Unesco à Cuba. Nous avons également eu une rencontre avec l’ambassadeur de France à Cuba.
Tous ont souligné trois éléments très importants :
- Premièrement, l’extrême gravité de la situation. Ce n’est plus seulement le blocus économique, commercial et financier tel qu’il est imposé par les USA depuis des décennies. C’est une autre étape. C’est un blocus total, qui frappe au cœur l’alimentation énergétique de l’île et même les circuits de la nourriture. Les coupures électriques totales se multiplient (deux en une semaine la semaine dernière, qui ont chacune duré deux jours). L’essence n’existe quasiment plus. Depuis l’instauration du blocus sur les hydrocarbures, l’île ne reçoit plus une seule goutte de pétrole. Le pétrole cubain domestique et la production photovoltaïque, sur laquelle les autorités portent un effort particulier, ne couvrent que 40 % des besoins quotidiens. Cela a un impact concret. Les malades meurent dans les hôpitaux faute de soins qui ne peuvent pas être délivrés à temps. La lassitude et la fatigue se répand dans la population. La représentation étatsunienne souffle sur les braises pour encourager des opérations de déstabilisation et fait pression sur un certain nombre d’ambassades occidentales pour lui emboîter le pas.
- Deuxièmement, la volonté de résistance, de ne pas plier, de ne pas se rendre, a été fortement affirmée. L’idée du « peuple en armes », au cœur de la théorie et de la doctrine révolutionnaire cubaine, demeure bien vivante. Y compris par l’organisation d’entrainements militaires sur les lieux de travail. Les réformes engagées depuis la réforme constitutionnelle de 2019 lancent un processus de décentralisation afin de donner aux régions davantage de pouvoirs d’initiatives politiques et économiques, notamment pour faciliter la construction de coopérations décentralisées. La volonté de ne pas se laisser dicter ses choix par les États-Unis demeure très forte. Restent présents à Cuba dans les héritages de Jose Marti, père du mouvement national cubain, d’Antonio Guiteras, qui dans les années 1930 dirigea un premier mouvement révolutionnaire mêlant exigence d’indépendance nationale et perspective socialiste, inspiré par Jaurès et le Sinn Féin. Ce sont les précurseurs du mouvement révolutionnaire dirigé par Fidel Castro.
- Troisièmement, alors que la révolution cubaine et le peuple cubain sont en danger, l’action de la France est attendue. La direction du Parti communiste cubain dit que la position de la France est, avec celle de l’Espagne, une des plus propres envers Cuba de toutes les diplomaties de l’UE. Mais cela suscite des attentes fortes, pour une action indépendante de la France pour Cuba et l’application du droit international. La France, pays de la Révolution et de la Résistance, pays qui a su dire « non » aux États-Unis à plusieurs reprises de son histoire, doit agir en faisant honneur à cette tradition révolutionnaire que les Cubains connaissent si bien et dont ils se sont inspirés. Nous avons porté cette exigence à l’ambassade de France, où nous avons également discuté des pistes de renforcement de la coopération économique et culturelle, notamment dans le cadre des coopérations décentralisées.
Les leçons politiques de la mission à Cuba sont simples et exigeantes : élargir et renforcer la solidarité politique avec Cuba, avec les communistes cubains, pour sauver le peuple cubain d’une possible régression de 70 ans. Les prochaines initiatives, à commencer par la mobilisation des 10 et 11 avril, et par la poursuite et l’élargissement des coopérations, sont déterminantes.
Viva Cuba !
Vincent Boulet
responsable du secteur international du PCF
samedi 28 mars 2026
Safari pêche du PCF
Bonjour, comme chaque année la section PCF du Grésivaudan organise son traditionnel safari pêche. cette année il se déroulera à l'Etang du Maupas à Le Cheylas. Venez nombreuses et nombreux profiter de ce bel endroit et partager un moment convivial.
vendredi 27 mars 2026
"C'est une honte" : Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, dénonce le rejet du projet de reprise des ex-Vencorex
La secrétaire générale de la CGT est en Isère, ce 26 mars, au lendemain de la décision du tribunal de commerce de rejeter le projet de reprise de l'ancien site de Vencorex, au Pont-de-Claix. Une "honte" selon elle, et le "symbole de la casse organisée de notre industrie". Elle est notre invitée.
Sophie Binet est en Isère ce jeudi, pour les "Assises nationales du Made In France" organisées toute la journée au Pont-de-Claix. Le lieu n'a pas été choisi au hasard, on est juste à côté du site de Vencorex qui a fermé il y a un an. Le projet de reprise, nommé Exalia et porté par les ex-salariés, a été rejeté par la justice la veille. "C'est une honte, c'est le symbole de la casse organisée de notre industrie, Vencorex c'est 450 emplois directs, plus de 5000 emplois indirects, depuis sa fermeture les plans de licenciement s'enchaînent sur la plateforme chimique notamment, les salariés ont réussi à déplacer des montagnes et à réunir autour de leurs projets des élus, des entrepreneurs, la BPI qui pour une fois avait sorti le carnet de chèques, et le tribunal de commerce privilégie des liquidateurs plutôt qu'un projet industriel solide" s'insurge Sophie Binet, invitée d'ICI Isère ce jeudi.
"Ça n'est plus possible de confier les clés de notre industrie à des copains et des coquins qui décident entre eux"
D'après Sophie Binet, "il a fallu se battre d'abord pour récupérer" l'ordonnance du tribunal de commerce de Lyon, qui motive son jugement. "Ce que nous demandons aujourd'hui, c'est la mise en place d'une commission d'enquête pour faire toute la lumière sur ce scandale national et sur le fonctionnement des tribunaux de commerce. L'opacité, l'entre-soi patronale, c'est plus possible, ça n'est plus possible de confier les clés de notre industrie à des copains et des coquins qui décident entre eux, avec des critères totalement aléatoires, de l'avenir de nos usines".
Ce jeudi, le ministre sera présent dans l'après-midi, "nous allons l'interpeller, l'histoire n'est pas finie" prévient la secrétaire générale de la CGT. "Le procureur peut faire appel de la décision du tribunal de commerce, il faut le faire. Et la deuxième chose, c'est que le ministre doit mettre en place une nationalisation temporaire, il suffit de quelques jours, un projet de reprise existe, il s'appelle Exalia, avec une nationalisation temporaire, ça permettrait au projet de reprise de pouvoir voir le jour" martèle-t-elle.
Carburant : bloquer les prix et augmenter les salaires
Les prix des carburants repartent à la hausse. À la pompe comme sur les factures d’énergie, l’addition va être de plus en plus salée, mais nos salaires, eux, n’augmentent pas !
Pour beaucoup de salarié·es, la voiture est indispensable pour aller travailler, faire les courses, accompagner les enfants
Quand le prix du carburant augmente, ce n’est pas un détail : c’est une part de plus en plus importante du salaire qui disparaît et qui va dans la poche des grands groupes. Dans le même temps, loyers, alimentation, dépenses du quotidien… tout augmente sauf nos salaires !
Les profits explosent, les salaires restent bloqués
Les grandes compagnies pétrolières ont réalisé des profits records ces dernières années. Le prix payé à la pompe n’a plus grand-chose à voir avec le coût réel de production – bien inférieur. Une partie importante de ce que nous payons sert à alimenter la spéculation, donc des profits supplémentaires.
Des milliards d’euros ont été versés aux actionnaires pendant que les salarié·es doivent compter chaque euro pour finir le mois.
Une urgence : augmenter les salaires
Les aides ponctuelles ne suffisent pas car le vrai problème, c’est le niveau des salaires qui sont trop faibles dans le public comme dans le privé.
Quand les prix augmentent, les salaires doivent suivre, sinon le niveau de vie recule. La CGT revendique l’augmentation du Smic et de tous les salaires ainsi que l’indexation de l’ensemble des salaires sur l’inflation : dans les 1970 le choc pétrolier avait été moins violent parce qu’il y avait justement l’échelle mobile des salaires à l’époque.
Indexer les salaires sur les prix c’est garantir le maintien du niveau de vie et éviter le tassement des salaires, qui se font trop souvent rattraper par le Smic.
C’est aussi permettre que les NAO retrouvent leur fonction d’augmenter réellement les salaires et le niveau de vie. Dans les entreprises et les services, la CGT revendique à chaque fois des augmentations générales de salaire, c’est-à-dire des augmentations pérennes pour toutes et tous.
Augmenter les salaires, c’est la condition pour que chacun·e puisse faire face aux dépenses indispensables, y compris celles liées à l’énergie. Le travail doit permettre de vivre dignement et de subvenir à ses besoins.
Encadrer les prix de l'énergie
Laisser les prix de l’énergie dépendre uniquement des marchés est trop dangereux. L’énergie est un bien essentiel et elle ne peut pas être traitée comme une marchandise comme les autres, car ce sont les salarié·es qui supportent le coût des hausses.
L’État doit intervenir pour empêcher la spéculation et protéger la population. Il est tout à fait possible par la loi d’encadrer les prix des carburants, de taxer les profits exceptionnels des grands groupes et d’utiliser cet argent pour financer des mesures utiles.
Une autre répartition des richesses
La hausse des prix de l’énergie montre une chose : il y a de l’argent, mais il n’est pas au bon endroit.
Pendant que certains groupes accumulent des profits gigantesques, des millions de travailleur·ses ont du mal à vivre de leur salaire.
La question n’est pas seulement économique, c’est une question de choix politique et de justice sociale.
L’argent doit aller aux salaires, aux services publics, aux transports collectifs, à la transition énergétique… pas aux dividendes.
La CGT revendique :
- des augmentations générales de salaires ;
- l’encadrement des prix de l’énergie ;
- une fiscalité plus juste ;
- la fin des superprofits ;
- des investissements publics pour réduire les dépenses contraintes.
Ce n’est pas aux travailleurs·ses de payer la spéculation.
jeudi 26 mars 2026
les EXTRÊMES n’ont PAS TRIOMPHÉ
Voilà un document émanant du Ministère de l’Intérieur qui remet les pendules à l’heure : les EXTRÊMES n’ont PAS TRIOMPHÉ dimanche
le projet Exalia, porté par les ex-Vencorex, rejeté par la justice
mercredi 25 mars 2026
50 ans de la Journée de la Terre : manifestation pour le peuple palestinien le 28 mars
La célébration annuelle de la Journée de la terre, destinée à dénoncer la spoliation par les autorités israéliennes des terres palestiniennes, commémore aussi le massacre de six Palestiniens protestant contre des réquisitions le 30 mars 1976 par les garde-frontières israéliens. Dans l’élan de la grève du 30 mars 1976, qui eut lieu tant dans les territoires occupés qu’en Israël et dans les camps de réfugiés palestiniens, fut créée la coalition Hadash, sous l’impulsion de nos camarades communistes israéliens.
50 ans plus tard, les droits nationaux du peuple palestinien et le droit international sont toujours systématiquement bafoués par le gouvernement israélien. La situation à Gaza, qui a souffert du génocide, reste totalement dramatique, dans le silence médiatique le plus complet. Les exactions, arrestations, assassinats commis par les colons israéliens se poursuivent quotidiennement en Cisjordanie. Benjamin Netanyahou lance une nouvelle offensive contre le Liban, pire que celle de 2023-2024. Avec les Etats-Unis, ils mettent à feu et à sang la région entière.
Il n’y aura pas de paix juste et durable sans application des droits nationaux du peuple palestinien, ni du droit international.
Il n’y aura pas de paix juste et durable sans réunification des territoires palestiniens de Cisjordanie, Gaza et Jerusalem-Est sous l’égide de l’OLP, seule représente internationale du peuple palestinien.
Le PCF réaffirme sa solidarité avec l’OLP et les communistes palestiniens, avec le mouvement de la paix et les communistes israéliens, avec les communistes libanais.
Il porte l’exigence d’un cessez-le-feu et d’un retrait de l’armée israélienne de la totalité du territoire libanais.
Le PCF exige que la France agisse concrètement pour :
- instituer dans les faits l’Etat de Palestine, sur la base des frontières de 1967, en application de sa reconnaissance, comme étape pour la fin de la colonisation et de l’occupation des territoires palestiniens par l’armée israélienne, et l’application du droit au retour tel qu’il est prévu par l’ONU.
- mettre fin au blocus de Gaza, et permettre l’acheminement de l’aide humanitaire d’urgence
- mettre fin à la guerre qui écrase et ravage le Liban et le peuple libanais, et faire respecter, en application des résolutions de l’ONU, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban
- Faire libérer les prisonniers politiques palestiniens dont Marwan Barghouti
- Faire cesser la livraison d’armes et de matériel militaire à l’Etat d’Israël
- Prendre des sanctions économiques envers l’Etat d’Israël tant qu’il ne respecte pas le droit international et agisse pour que l’UE suspende l’accord d’association avec l’Etat d’Israël
- Respecte et fasse respecter les décisions de la justice internationale tant à l’égard du gouvernement israélien que du Hamas.
Le PCF appelle à manifester sur ces bases à Paris, place de la Bastille, samedi 28 mars à 14 h.
Paris, le 24 mars 2026









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