lundi 5 octobre 2026

Stop à l'armement du génocide palestinien !

Paix et Justice en Palestine et au Proche-Orient : Le PCF apporte son soutien entier aux actions contre l'exportation d'armes vers Israël et appelle à la journée de mobilisation nationale du 10 octobre.

Les violations permanentes et impunies du droit international contre le peuple palestinien, la poursuite du génocide à Gaza, la colonisation et l'occupation militaire des territoires palestiniens, nécessite une réponse ferme et résolue de la France et de l'Union européenne. Un an après la reconnaissance de l'État de Palestine par la France et les dernières déclarations sur les sanctions contre les produits des colonies, cette action doit franchir un cap supplémentaire.

Le Parti communiste français sera présent aux mobilisations unitaires lancées par 56 organisations et initiera des actions et rassemblements sur tout le territoire, notamment à l'occasion de la grande journée de mobilisation du 10 octobre. La France exporte chaque année environ 20 millions d'euros de matériel et de composantes militaires à Israël, en infraction des traités internationaux.

Nous exigeons un embargo immédiat et total sur les ventes et transferts d'armes et composantes technologiques à usage militaire à destination de l'État d'Israël.

Continuer d'exporter du matériel militaire vers le gouvernement israélien équivaut à une complicité directe avec les crimes et les exactions commises contre les populations palestiniennes. La France doit faire respecter le droit international et mettre immédiatement fin à toute forme de coopération, de soutien matériel ou logistique apporté à l’armée israélienne ou à ses auxiliaires.

Le PCF exige fermement :

  • Un embargo strict et immédiat sur toutes les exportations, ventes et transits d'armes, de munitions et de composants militaires vers Israël.
  • La protection internationale du peuple palestinien face aux agressions et aux exactions de l'armée et des colons israéliens.
  • La fin de l'occupation militaire et de la colonisation, ainsi que le respect strict du droit international.
  • L'affirmation et la garantie du droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination.
  • La suspension de l'accord d'association Union européenne-Israël tant que le droit international et les droits humains fondamentaux sont bafoués.
  • Un cessez-le-feu permanent et immédiat, la levée du blocus de Gaza et la libération de tous les otages et prisonniers politiques.

Le PCF continuera à travailler main dans la main avec l’OLP dans le cadre de notre alliance internationale pour les droits du peuple palestinien. Nous appelons également les militants communistes, les salariés-es, la jeunesse et l'ensemble des citoyennes et citoyens à soutenir, participer et se joindre massivement aux rassemblements, manifestations et initiatives prévus tout au long de ce mois d'action, et en particulier le 10 octobre.

Seule la mobilisation populaire pourra engager l'État français à agir concrètement pour imposer la protection du peuple palestinien et le respect du droit international, et pour faire taire les armes. Elle seule pourra ouvrir la voie à une paix juste et durable, fondée sur le droit à l'autodétermination des peuples et permettre la création d'un État de Palestine, aux côtés de l'État d'Israël, dans les frontières de 1967. 

Paris, le 22 septembre 2026
Parti Communiste Français 

 

dimanche 4 octobre 2026

Au Brésil, des élections cruciales pour l'avenir du pays et du continent américain


 Les 4 et 25 octobre 2026, les Brésiliens seront appelés à voter six fois pour élire, au cours du même scrutin, le président de la République fédérative du Brésil, le gouverneur de leur État, deux sénateurs, un député fédéral et un député d’État.

Le Brésil dispose d’un système électoral très fiable, moderne et unifié, sous contrôle citoyen. Le vote obligatoire est effectué lors de scrutins réalisés avec une urne électronique, autonome, non connectée, susceptible d’être installée dans les contrées les plus reculées. Chaque parti est représenté par un numéro à deux chiffres, décliné ensuite avec plus de numéros pour les candidats locaux, une couleur, un logo. Le citoyen peut modifier son vote avant de le valider. L’urne est installée et placée sous l’autorité d’un président de bureau de vote et d’assesseurs qui s’assurent du bon déroulement du vote, proclament localement le résultat et le transmettent au niveau collecteur. De l’enregistrement à la validation des candidatures, puis à la supervision du scrutin, toutes les opérations sont contrôlées par le Tribunal supérieur électoral (TSE).

Un système bien plus satisfaisant que celui des États-Unis d’Amérique (EUA), par exemple, où chaque comté a ses propres procédures, des machines différentes, un dépouillement plus souvent effectué par des administratifs hors du bureau de vote qu’effectué sur place sous contrôle citoyen, ce qui n’empêche pas Trump de s’attaquer au système brésilien.

 

Un contexte difficile

Les prétentions nord-américaines à soumettre et mater toute opposition à leur domination dans leur « arrière-cour » ont été réaffirmées bruyamment et explicitement par Trump, comme l’a démontré le spectaculaire enlèvement du président du Venezuela, Nicolas Maduro.

Le soutien nord-américain aux menées d’extrême droite dans les pays voisins a connu de récents succès dans les pays de la région, malgré d’importantes capacités de résistance, avec des personnages improbables que Javier Milei en Argentine ou Abelardo de la Espriella en Colombie, mais aussi intégrés aux oligarchies locales, comme José Antonio Kast, un fils de criminel nazi allemand au Chili ou Keiko Fujimori, fille de dictateur d’extrême droite au Pérou.

Les ingérences des États-Unis au Brésil ne datent pas d’hier, les vieilles méthodes de la CIA qui ont fait recette sont toujours utilisées : fausses rumeurs, calomnies, dénigrement des institutions, provocations au désordre… De vieilles méthodes qui s’appuient aujourd’hui sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication sociale.

L’ABIN, le service de renseignement brésilien, a alerté sur le niveau « critique » d’ingérences étrangères provenant des États-Unis, elles ont aussi été décrites par un historien dans un article du quotidien britannique The Guardian. Aujourd’hui c’est notamment la Cour suprême brésilienne (susceptible de valider un coup d’État) qui est mise sous pression et vilipendée par l’extrême-droite.

Le rôle important du Brésil au sein des BRICS, comme la richesse du sous-sol en terres rares et en hydrocarbures, disent, à eux seuls, assez l’importance géostratégique et économique du Brésil pour les EUA. Faire basculer la plus grande économie latino-américaine, qui réalise la plus grande part de ses échanges commerciaux internationaux avec la Chine (171 milliards de dollars par an, contre 83 milliards avec les EUA) altérerait grandement le panorama politique de la région, laissant les gouvernements progressistes du Mexique et de l’Uruguay bien seuls face à l’impérialisme brutal de Trump.

 

Une campagne au coude-à-coude

Comme pour gouverner, la candidature de Lula repose sur trois niveaux d’appui :

- La fédération des partis de gauche (sorte de supergroupe parlementaire) « Brésil de l’espérance », composée du Parti des travailleurs (PT), du Parti communiste du Brésil (PCdoB), et du Parti vert (PV).

- Une coalition électorale regroupant, au-delà de la fédération, des partis sociaux-démocrates ou de centre gauche comme le PSB, parti du vice-président Geraldo Alckmin , le PDT affilié à l’Internationale socialiste, ou encore le PTB...

- Une « base de gouvernement » élargie à des partis du centre (Centrão, ou « gros centre »), c’est-à-dire de centre droit comme les partis PMDB ou União Brasil, permettant aussi des accords locaux pour l’élection de gouverneurs, sénateurs ou députés.

À gauche, Lula se présente donc comme une candidature de rassemblement, d’autant plus populaire quand il affirme des positions fermes pour la défense de la souveraineté face à l’arrogance de Trump, mais n’arrivant pas à capitaliser sur des avancées fiscales significatives, telles que la suppression de l’impôt sur le revenu pour les salariés gagnant jusqu’à trois fois le salaire minimum. Dans un contexte de fort consumérisme, les jeunes qui n’ont pas connu les gouvernements néolibéraux peuvent penser que les acquis sociaux comme le service public de santé universelle, le SUS, ou le développement des universités fédérales comme étant garantis, alors même qu’ils seront les premières cibles de gouvernement néolibéraux ou d’extrême droite.

La droite (PSD, PP, DEM...) avait profité du déclin de la figure de Bolsonaro après sa condamnation et engrangé d’assez bons résultats lors des dernières municipales, mais n’a pu s’accorder sur un candidat susceptible d’emporter la présidentielle. Il pourrait toutefois conserver un poids prépondérant au Congrès (Assemblée fédérale et Sénat).

L’extrême droite s’est rassemblée non sans mal derrière un des fils Bolsonaro, alors que l’épouse Bolsonaro ou le gouverneur de Sao Paulo, Tarcisio de Freitas, avaient pu caresser l’idée d’une candidature. L’appui de Trump sans doute a été décisif et demeure le grand argument d’un camp qui défile avec les drapeaux des EUA, d’Israël, voire d’Argentine.

L’extrême droite peut compter sur de puissants relais médiatiques, les réseaux sociaux en premier lieu utilisés à leur service dans la bataille idéologique et les fausses nouvelles allant jusqu’à inverser les charges. Ainsi, de l’énorme scandale boursier, né à l’époque de Bolsonaro, autour d’un banquier proche de l’extrême droite et notamment de la famille Bolsonaro, ayant arrosé aussi des proches de la Cour suprême, et causé un préjudice de milliards de reais. C’est cependant à… Lula que l’on reproche un manque de vigilance et auquel on attribue la corruptio, alors même qu’il est complètement étranger aux montages du personnage.

Les media TV, ceux des Églises évangéliques Record et autres, ou la très conservatrice TV Globo dans l’opposition à Lula depuis toujours, ne manquent pas de reprendre nombre des accusations. Les Églises évangéliques et les forces de répression restent d’importants relais d’opinion pour l’extrême droite.

À l’heure où, malgré tous les scandales qui lui sont attaché, Flavio Bolsonaro est donné à égalité avec Lula, les militants de gauche ont donc fort à faire sur le terrain pour alerter et expliquer tous les périls, mobiliser sur les objectifs sociaux et d’indépendance nationale, préparant avec leurs proches et dans les quartiers populaires un travail de terrain, distribuant des « colinhas », sortes d’antisèches avec la série des numéros des candidats les mieux à même de défendre leurs intérêts.µ

Henri Blotnik, membre du collectif Amérique latine du secteur international


Article publié dans CommunisteS, numéro 1102 du 30 septembre 2026

samedi 3 octobre 2026

Lycées : retirez les interdictions de manifester, répondez à la jeunesse !


 Le ministère de l’Intérieur a demandé à tous les préfets de prendre des arrêtés interdisant de manifester vendredi aux abords des 400 lycées fermés. Quand il s'agit de porter atteinte aux libertés fondamentales, l'ordre tombe en quelques heures. Mais pour les professeurs absents, les classes surchargées, la sélection par Parcoursup, et les bâtiments qui se dégradent, les réponses se font toujours attendre !

Les lycéennes et les lycéens parlent de cours qui ne sont pas assurés, de remplacements qui tardent, de conditions d’étude qui se détériorent, de bâtiments scolaires insalubres. Qu’ont fait les huit ministres de l’éducation nationale ces dernières années pour répondre à ces urgences légitimes ? Rien. Les lycéennes et lycéens ont raison de demander des moyens pour l’école et d’exprimer leurs inquiétudes concernant leur avenir, la situation internationale et le climat. Aucun arrêté préfectoral ne résoudra la crise actuelle.

Les incendies et violences commises, le plus souvent par des personnes extérieures aux établissements, n'ont rien à voir avec l'expression des revendications légitimes de la jeunesse et ne peuvent que les desservir. Ces actes sont d’ailleurs dénoncés par de nombreux manifestants. Le PCF les condamne également comme il condamne l’usage disproportionné de la force par la police signalé dans plusieurs villes. La justice devra faire toute la lumière sur ces faits. La sécurité de tous et toutes doit être assurée. Mais cela ne saurait justifier que l’on traite l’ensemble des jeunes mobilisés comme une menace pour l’ordre public.

La force de ce mouvement lycéen résidera dans sa capacité à faire entendre sa voix de manière pacifique mais déterminée. C'est le sens de l'action du Mouvement Jeunes Communistes de France qui met à disposition des cahiers de doléances pour porter la voix des lycéennes et lycéens mobilisés. Face à ce gouvernement qui refuse d’entendre la voix de la jeunesse, nous sommes à leurs côtés.

Édouard Geffray reçoit aujourd'hui les organisations lycéennes, les syndicats de personnels et les parents d’élèves. Le gouvernement a déjà renoncé aux frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires. Ce premier recul doit être suivi d’engagements précis, avec des crédits et un calendrier, en commençant par remplacer les professeurs absents, recruter les personnels nécessaires, en finir avec les classes surchargées, remettre les lycées en état ! La suppression de Parcoursup est indispensable : plutôt que d'éliminer les jeunes selon leurs origines sociales, il faut construire un véritable service public de l'orientation et créer des places dans l'enseignement supérieur. L'argent à mobiliser existe quand 211 milliards d'euros d'aides aux grandes entreprises sont distribuées chaque année sans critère !

Le PCF est aux côtés des lycéennes et lycéens aujourd'hui engagés dans un mouvement de grande ampleur qui appelle à prendre la mesure de la crise de l'école publique et a y apporter des réponses immédiates et durables. Il demande le retrait de ces arrêtés et appelle le gouvernement à répondre aux revendications exprimées. Il appelle à ouvrir un débat national pour construire avec la jeunesse mobilisée un projet pour l'école qui lui ouvre un avenir. Le PCF appelle à soutenir la nouvelle journée de mobilisation lycéenne annoncée le 6 octobre.

Paris, le 2 octobre 2026

Parti communiste français.

« Qui était ? », le rendez-vous du jeudi matin


 Depuis la fin août, l'Avant-Garde publie chaque jeudi matin le portrait d'une grande figure du mouvement ouvrier français. Le principe tient en peu de mots. Une vie, un parcours militant, et les conquêtes sociales que ce parcours a permis d'arracher.

Pas des statues ni des notices de manuel. Des trajectoires de militants et de militantes souvent parties de l'usine, de la mine ou de la clandestinité, et qui ont fini par changer notre pays. Ces noms, nous les croisons partout sans toujours savoir qui les portait. Sur une plaque de rue, au fronton d'une école, dans le nom d'une cellule. Le récit national les a rangés au second plan quand il ne les a pas effacés. Notre travail consiste à leur rendre leur place pour les nouvelles générations.

Voici les portraits déjà parus.

Ambroise Croizat, l'ouvrier qui bâtit la Sécurité sociale : Ajusteur à l'usine à 13 ans, dirigeant des métallos CGT, déporté en Algérie sous Vichy, ministre du Travail en 1945. En dix-huit mois, il installe la Sécurité sociale et meurt à 50 ans.

Claudine Chomat, la femme qui dirigea la Résistance des femmes à 27 ans : Fille de mineur, dirigeante des Jeunesses communistes à 17 ans, cofondatrice de l'UJFF, responsable des comités féminins dans la clandestinité.

Paul Vaillant-Couturier, le poète de l'Humanité : Combattant de 14-18 devenu fondateur du PCF, écrivain et directeur de l'Humanité, député de Villejuif. Il meurt en 1937, en pleine bataille du Front populaire.

Charles Tillon, du mutin de la mer Noire au chef des FTP : Marin révolté en 1919 contre l'intervention française en Russie, bagnard militaire, puis chef des Francs-tireurs et partisans et ministre à la Libération.

Henri Rol-Tanguy, le colonel de l'insurrection de Paris : Métallo, volontaire des Brigades internationales en Espagne, puis chef des FFI d'Île-de-France. En août 1944, c'est lui qui donne le signal de l'insurrection.

Madeleine Braun, la première femme au perchoir : Antifasciste de la première heure, organisatrice de la solidarité avec l'Espagne républicaine, résistante, députée, première femme à présider une séance de l'Assemblée nationale.

Rendez-vous jeudi prochain pour le portrait suivant. Pour être tenu au courant des prochains articles inscrivez-vous à la newsletter de l’Avant-Garde. 

Tom Landry,
Rédacteur en chef de l'Avant-Garde, journal du MJCF


Article publié dans CommunisteS, numéro 1102 du 30 septembre 2026

jeudi 1 octobre 2026

Domène vivre ensemble


En cette rentrée 2026, nous reprenons les publications !
Nous vous informerons au mieux de notre activité d'élu·es, dans la mesure de nos moyens (entièrement bénévoles).
Nos 4 élu·es sont pleinement mobilisés pour défendre les valeurs que nous avons porté pendant toute la campagne, que ce soit dans les commissions et au conseil municipal.
📩N'hésitez pas à contacter les élus DVE à l'adresse suivante : elus@domene-vivre-ensemble.fr

 

Vite une loi SRU 2, avec un taux de logements sociaux porté à 30% !


 L’extrême-droite veut supprimer la loi qui a été la plus utile pour créer du logement social en France, la loi SRU. 

La loi SRU, portée en 2000 par le ministre communiste au logement Jean-Claude Gayssot est une superbe réussite. Elle a permis de créer près de 1 million de logements sociaux en France en 26 ans, et est un acquis essentiel pour le droit au logement.

La supprimer serait une catastrophe. Cela impliquerait une baisse importante de la production de logements sociaux et aggraverait fortement la crise du logement. Plusieurs centaines de milliers de logements sociaux vont pouvoir être produits durant ces prochaines années si la loi SRU reste en l’état, et ne le seraient pas si elle était supprimée.

Le PCF et Fabien Roussel proposent d’aller plus loin, et de la renforcer. En 2000, à l’origine le taux de logements sociaux imposé par la loi SRU était de 20%. Ce taux a été porté à 25% en 2013. 13 ans après, il est temps de le porter à 30% en zone urbaine.

Vers 30 % de logements sociaux en zone urbaine, c’est un nouvel objectif qui permettrait d’atteindre la production de 1 million de logements sociaux durant le prochain quinquennat, et c’est indispensable pour répondre à la crise du logement. 
Au moment où l’offre locative privée se réduit, en particulier dans les grandes villes, il faut plus que jamais produire plus de logements sociaux. 200 000 nouveaux logements sociaux par an pendant 5 ans, c’est ce qu’il fait faire, et une loi SRU « à 30% » nous y aidera grandement.

Afin de mettre en place ce grand plan de relance du logement, il est indispensable de redonner aux bailleurs sociaux les moyens de leurs missions et que soit rétablie une aide à la pierre ambitieuse et pérenne pour relancer la construction de logements sociaux et garantir des loyers accessibles au plus grand nombre. 

L’extrême droite veut aggraver considérablement la crise du logement en cassant le logement social, nous voulons la résoudre avec plus de logements sociaux. Vive la loi SRU à 30% !

mercredi 30 septembre 2026

Beston Dickinson; la grève continue


 

Berlin : le PCF salue la victoire de Die Linke

Le Parti communiste français salue la victoire de Die Linke à Berlin. Dans un contexte de montée de l’extrême droite en Europe en général et en Allemagne en particulier, le résultat de ce scrutin démontre que lorsqu’une force progressiste place les questions sociales au cœur de sa campagne, elle parvient à convaincre largement.

Un programme social ambitieux face à la crise du logement :

Ainsi à Berlin, Die LINKE est parvenue à s’imposer grâce à une campagne résolument axée sur le logement, un enjeu concret ancré dans le quotidien des habitants.
En 25 ans, Berlin a crû de 400 000 habitants, entraînant une crise du logement inédite : liquidation des logements sociaux, absence de construction et spéculation immobilière. En 2021, la population s’est prononcée par référendum en faveur d’un projet d’expropriation de logements et de socialisation des grandes entreprises immobilières, porté par Die Linke. Malgré 59,1 % de votants favorables et plus d’un million de voix, le référendum se heurte aujourd’hui aux intérêts des grands monopoles et à la résistance active de ses relais sur la scène politique.

Un séisme politique et une mobilisation populaire inédite :

Une telle mobilisation populaire, dans la capitale du pays le plus peuplé de l’Union européenne, représente un véritable séisme politique et un espoir immense.

A la lumière de ces récentes évolutions du paysage politique allemand et européen, le PCF s’engage à poursuivre et approfondir le travail commun mené autour de ces enjeux avec Die Linke, ainsi qu’au sein du PGE et avec l’ensemble des partenaires internationaux.

Luttant depuis des décennies pour un logement social de qualité, accessible à tous les travailleurs, nous exigeons :

  • Le rétablissement d’une aide à la pierre ambitieuse et pérenne pour relancer la construction de logements sociaux et garantir des loyers accessibles au plus grand nombre
  • Zéro expulsions sans contrepartie : avec la mise en place d’une solution de relogement préalable à toute expulsion (conformément aux revendications de l’ensemble des organisations de défense des locataires)
  • La réquisition de logements vacants
  •  L’encadrement des loyers
  • Un grand plan de réhabilitation pour adapter les logements à la transition énergétique
  • La fin de l’expansion des plateformes de location de courte durée, de type AirBnB

L’Europe entière a désormais les yeux tournés vers Berlin. Une majorité de gauche peut y démontrer qu’une alternative est possible, à condition de répondre aux problèmes de fond : en prenant à bras le corps les enjeux liés au social, au travail et à la transformation sociale. Cela exigera du courage et la volonté nécessaire pour s’attaquer au grand capital, afin que cette première victoire se traduise par des actes forts en faveur du progrès social.

Parti communiste français,

25 septembre 2026

 

mardi 29 septembre 2026

Elections sénatoriales – Déclaration du PCF


 Le PCF salue la réélection de ses 4 sénatrices et sénateurs sortants concernés par le vote de ce dimanche. Céline Brulin, Jérémy Bacchi, Gérard Lahellec et Marie-Claude Varaillas vont poursuivre au sein du groupe CRCE-K leur travail d’élus, engagés pour leur territoire et pour la justice sociale et territoriale. 

Nous saluons le résultat de nos candidats et candidates qui progressent dans de nombreux départements. Le groupe des élus PCF (CRCE-K) au Sénat demeure le second groupe à gauche de la chambre haute et renforce son rayonnement dans les territoires. 

Il continuera d’être un point d’appui solide au service de toutes les mobilisations sociales et engagé dans toutes les batailles législatives à venir pour faire vivre et protéger la République, laïque et sociale.

Ces élections marquées par l’entrée d’un groupe de sénateurs d’extrême-droite au Sénat sont la déclinaison logique de la progression du RN constatée lors des élections municipales. Elles doivent cependant constituer un nouveau signal d’alerte adressé par les territoires face aux abandons multiples de l’Etat, à l’asphyxie financière organisée des communes et à la désespérance et la colère sociales qui montent dans le pays.
Les sénatrices et sénateurs communistes réaffirment dès ce soir leur engagement à combattre les politiques xénophobes, réactionnaires et libérales que porteront ces nouveaux parlementaires d’extrême-droite. Ils continueront également à porter et à défendre leurs propositions pour la justice climatique et sociale et la réponse concrète aux besoins de la population qui sont le meilleur antidote pour prévenir le poison de la division et du racisme que portent les élus RN. 

Dans plusieurs départements certaines formations de gauche ont, par leur volonté de division, favorisé l’élection de candidats d’extrême droite comme dans le Gard où ils font battre notre camarade Cathy Chauvet au profit d’un sénateur RN. 

Le rassemblement à gauche face à l’extrême droite aurait dû être partout la ligne dans chaque département comme l’ont fait les communistes. 
Les élus communistes poursuivront leur action au Sénat au service des Français et des territoires, en appui de toutes les luttes. 

Le PCF salue les dizaines de milliers d’élu.es et d’agents publics qui ont fait vivre ce temps majeur de la vie démocratique de notre pays.

Parti Communiste Français, 
Paris, le 27 septembre 2026