mercredi 17 juin 2026

Non à la fermeture d'une classe de 6ème au collège Simone de Beauvoir !

 Crolles, le 15 juin 2026

 Non à la fermeture d'une classe de 6ème au collège Simone de Beauvoir ! Monsieur le DASEN de l'Isère, Monsieur le Recteur de l'Académie de Grenoble Nous avons appris le 9 juin 2026 dans la soirée par M. Bergère, principal du collège Simone de Beauvoir à Crolles, la diminution de la dotation horaire globale pour la rentrée 2026 par rapport à ce qui était annoncé en février 2026, entrainant la fermeture d'une division à la rentrée dans notre collège. Compte-tenu des effectifs, cette fermeture impactera le niveau 6ème. Outre le travail supplémentaire qu'une telle décision incombe à l'équipe de direction de notre établissement à quelques jours de la fin de l'année scolaire, nous remettons en cause les chiffres qui nous ont été communiqués: moins de 120 élèves en 6ème à la rentrée, sans compter les élèves susceptibles d’emménager à Crolles ou Lumbin dans les mois d’été. 120 élèves sur 4 divisions, cela représente 30 élèves par classe ! C'est inimaginable, surtout en 6ème, surtout lorsqu'on sait que les salles du collège Simone de Beauvoir sont dimensionnées pour accueillir 23 élèves ! De tels effectifs empêchent d'accueillir tout nouvel élève arrivant en 6ème sur le secteur: la mission du service public de l'Éducation nationale est-elle alors respectée? Précarité pour les apprentissages des élèves de 6ème,  lorsqu’on connait l’importance de cette année pour la poursuite de la scolarité, mais précarité aussi pour tous les élèves, avec des groupes prévus sur les autres niveaux qui ne le sont finalement plus, par exemple en allemand où les deux groupes prévus fusionnent en un triple niveau à près de 25 pour dégager des heures aux autres disciplines; précarité pour les professeurs qui ne peuvent exercer leur métier dans de bonnes conditions et ne pourront apporter le suivi individualisé dont les élèves ont besoin, notamment l’impossibilité d’inclure correctement ceux à besoins particuliers; précarité pour les AESH qui n'ont parfois même pas la place de mettre une chaise à côté des élèves qu'ils/qu'elles accompagnent; précarité pour la vie scolaire avec plus de conflits à gérer du fait d'un nombre d'élèves trop important dans les classes et des tensions et incidents toujours plus nombreux. Au contraire, maintenir une division permettrait d'avoir des classes à 24 élèves (ce qui reste au dessus de la moyenne des classes des pays de l'OCDE qui est à 21 élèves par classe au collège1) un meilleur cadre d'apprentissage pour les élèves, des professeurs plus disponibles, un climat scolaire plus apaisé, et une meilleure réussite des élèves. Nous n'acceptons pas que la scolarité de nos enfants et que les conditions de travail de leurs professeurs, personnels d'éducation et accompagnants soient sacrifiées pour satisfaire des contraintes budgétaires d'une politique publique construite pour favoriser le secteur privé. Nous n'acceptons pas une éducation au rabais, nous n'acceptons pas les suppression de postes ou partage de postes des enseignants qui verront leurs heures réduites au collège. Nous n'acceptons pas la dégradation de notre collège. Nous demandons que la dotation horaire globale soit revue et corrigée, que la 5ème division de sixième soit maintenue. Nous vous informons qu'une manifestation se tiendra devant le collège jeudi 18 juin à partir de 7h30 et que les élus locaux et parlementaires, la presse, la FCPE et les syndicats sont informés de notre action. Espérant que nos inquiétudes soient entendues, recevez, monsieur le Recteur, monsieur le DASEN, nos respectueuses salutations. Les représentants de parents FCPE et UPICC et les représentants des professeurs élus au CA du Collège Simone de Beauvoir.

Prêts pour une nouvelle coupe du monde de la honte ?

Les coupes du monde de football se suivent et les raisons de désespérer s’accumulent.

Ce mercredi 11 juin donne le coup d’envoi de la coupe du monde de football. Un mois, 104 matchs répartis entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Pour cette compétition majeure du premier sport planétaire, faut-il tout accepter sans broncher ?

En 2022, la dernière coupe, nous avions eu le Qatar mafieux, ses milliers d’esclaves morts sur les chantiers de stades climatisés et son homophobie en bandoulière ; pour l’édition 2026, nous aurons les États-Unis de Donald Trump avec pour thème principal la xénophobie. Washington avait annoncé la couleur fin 2025 en publiant une liste de pays « blacklistés » dont certains participent à la compétition ! C’est le cas d’Haïti, de l’Iran, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire… Une liste que ressemble à s’y méprendre aux « pays de merde » dont parlait déjà le président américain en 2018.

Un homme a payé cash les frais de cette politique ségrégationniste : l’arbitre international somalien Omar Abdulkadir Artan, élu meilleur arbitre masculin africain 2025. Son pays fait partie de la liste de Trump. Aussi s’est-il fait refoulé à la frontière – malgré son visa diplomatique –, placé en détention plusieurs heures et a subi 11 heures d’interrogatoire. Le tout sans aucune raison autre que sa nationalité – « Je ne peux pas entrer dans les détails, mais ce que je peux vous dire, c’est que c’était pour une très bonne raison », a assuré le très servile Andrew Giuliani, chargé de l’organisation de la Coupe du monde auprès de la Maison-Blanche. Omar Abdulkadir Artan devait être le premier Somalien à arbitrer en coupe du monde. Deux Irakiens, le footballeur Aymen Hussein et le photographe officiel de la sélection, ont eux aussi été retenus de longues heures à l’aéroport. Le photographe s’est fait refouler, malgré un visa valide ainsi qu’une accréditation officielle délivrée par la FIFA.

D’autres scènes ont été particulièrement choquantes. L’arrivée des délégations sénégalaises et ouzbèkes avec fouilles au corps poussées sur le tarmac de l’aéroport. L’équipe nationale d’Iran a encaissé le pire. « Nous ne laisserons pas l’Iran abuser du système pour faire entrer clandestinement des terroristes dans notre pays », osait un membre de l’administration américaine. Du coup, les Iraniens doivent être protégés par la garde nationale mexicaine dans la ville de Tijuana (Mexique) où ils résident ; entraînements fermés au public et à la presse ; suppression de tous les billets auxquels le pays a droit, ce qui rend quasi impossible aux supporters iraniens d’assister aux matchs. Les joueurs ont aussi mis du temps pour obtenir les visas… ce qui n’a pas été le cas de tous les membres du staff. Les joueurs n’ont pas le droit de rester plus de 48 heures sur le sol américain. Or les Iraniens jouent leurs trois matchs de poule à Los Angeles et Seattle. Ils devront donc à chaque fois faire l’aller-retour avec leur camp de base situé à la frontière. N’auraient-ils pas pu jouer au Mexique ? L’Iran en a fait la demande, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit « Pas de problème », la FIFA a refusé…

Dans toutes ces affaires, la FIFA a baissé les yeux et baisé les pieds de Donald Trump, indiquant qu’elle n’intervenait pas dans les « procédures d’immigration du pays hôte ». Coupe du monde après coupe du monde, on commence à comprendre que la FIFA ne défend aucune valeur autre que celle de l’argent. Son président Gianni Infantino vient de lancer un « appel à la paix ». On rappelle qu’il a également créé de toute-pièce un « prix de la paix FIFA » dont le premier lauréat est Donald Trump.

Voilà les bases sur lesquelles ces mêmes États-Unis accueilleront les Jeux olympiques l’année prochaine…

 

mardi 16 juin 2026

En Italie, la victoire du maire communiste Manuel Minervini relance les espoirs de la gauche face à Giorgia Meloni


 C’est un fait, Molfetta n’est pas New York. Ni même la capitale de l’Italie. Mais l’affaire a des airs de petit événement pour la gauche italienne. À 36 ans, le communiste Manuel Minervini, ingénieur en mécanique de profession, est devenu, ce 8 juin, le nouveau maire de la commune de 60 000 habitants située dans les environs de Bari (Pouilles).

Soutenu par le Parti démocrate (PD) et le Mouvement Cinq Étoiles entre autres, le dirigeant de Rifondazione comunista l’a emporté au second tour avec 67,5 % contre 32,5 % pour son opposant de droite, Pietro Mastropasqua. Il s’en est pourtant fallu de peu pour que le PD ne soutienne pas ce dernier qui avait pourtant concouru il y a quelques années avec l’appui des Frères d’Italie (extrême droite), le parti de la première ministre Giorgia Meloni. Ce retournement dans le dernier virage est dû à la secrétaire du parti, Elly Schlein, qui a insisté : « l’unité se fait à gauche ».

Des cheminots se sont rassemblés devant la gare de Grenoble,


 Des cheminots se sont rassemblés devant la gare de Grenoble, mercredi 10 juin, dans le cadre de la journée de grève nationale à l'appel de l'intersyndicale (CGT Cheminots secteur Alpes, SUD-Rail, CFDT Cheminots, UNSA Ferroviaire). Après le mouvement contre les visites avant expédition (VAE) en avril-mai, les grévistes protestaient cette fois plus largement contre l'ouverture à la concurrence, les réorganisations, la faiblesse des salaires ou encore le mal-être au travail. Une mobilisation réussie avec près de 50 % des agents SNCF en grève dans la région

dimanche 14 juin 2026



 

À partir des 2 et 3 juin, des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants ont découvert les réponses à leurs candidatures sur Parcoursup et Mon Master. Pour beaucoup, cette période est synonyme d’angoisse et d’incertitude. Derrière les listes d’attente, les refus et les classements se cache une réalité : celle d’un enseignement supérieur aujourd’hui incapable d’accueillir l’ensemble des jeunes qui souhaitent poursuivre leurs études et de garantir des conditions d’études dignes.

Chaque année, des milliers d’étudiants ayant pourtant validé le  baccalauréat ou leur licence se retrouvent dans des filières par défaut, voire sans aucune solution. Cette situation résulte directement d’un manque criant de planification qui se traduit par une pénurie de places dans les universités, mais aussi de débouchés vers des emplois qualifiés.

L’accès aux études supérieures ne devrait dépendre ni de l’origine sociale, ni de la maîtrise des codes de la sélection, ni de candidatures envoyées par dépit. Chacun doit pouvoir accéder à une formation qui correspond à son projet de vie et étudier dans des conditions dignes.

La sélection renforce le  tri social face aux conditions de vie étudiantes. Comment  choisir librement ses études et construire son parcours professionnel lorsque le prix des loyers explose et que les dépenses du quotidien augmentent ? Ces conditions maintiennent les étudiants dans l’insécurité de la précarité.

C’est précisément parce que nous refusons cette logique de tri social organisé que l’UEC lance une campagne nationale pour l’autonomie étudiante. 

Nous rejetons une société où l’avenir de la jeunesse est dicté par le manque de moyens et des logiques de concurrence déloyale. Nous revendiquons un plan massif d’investissements dans l’enseignement supérieur pour ouvrir des places supplémentaires, ainsi que la création d’un véritable service public de l’orientation afin d’accompagner les jeunes tout au long de leur parcours. Enfin, nous défendons un projet de société de créations d’emplois qualifiés dans des secteurs stratégiques pour l’avenir scientifique, industriel et écologique du pays.

L’Union des étudiants communistes

Le 8 juin 2026

Article publié dans CommunisteS, numéro 1090 du 10 juin 2026.

vendredi 12 juin 2026

Syndicat CGT du CHAI




 160 personnes mobilisées ce lundi 8 juin au CHAI et dans la manifestation à Saint-Égrève… et ce n’est qu’une étape !

Assez des économies faites sur le dos des équipes !
On veut des moyens pour la santé, des effectifs à la hauteur, et du respect pour la vie personnelle et professionnelle.
La lutte continue !

jeudi 11 juin 2026

Colombie : avec Iván Cepeda pour la victoire !


 Le Parti communiste français (PCF) adresse toutes ses félicitations le résultat obtenu par Iván Cepeda et Aida Quilcué lors du premier tour des élections présidentielles en Colombie.

Avec plus de 9,6 millions de voix et 40,9% des suffrages, le binôme progressiste atteint un résultat record pour la gauche en Colombie, dépassant le score obtenu par Gustavo Petro lors du premier tour en 2022. En France, le binôme Cepeda-Quilcué arrive en tête avec 46,92% des voix, fruit de la campagne dynamique et déterminée menée par les militantes et militants de la diaspora colombienne.

Lors du second tour qui se tiendra le 21 juin, Iván Cepeda fera face à Abelardo de la Espriella, avocat d’extrême droite au style outrancier, et caractéristique de l'offensive de ce secteur politique en Colombie et dans le monde : défenseur de paramilitaires, narcotrafiquants et autres mafieux ; opposant aux droits des femmes et notamment au droit à l’IVG ; homophobe ; adversaire des droits des travailleurs, de la préservation de l’environnement ; promoteur de la soumission aux Etats-Unis.

Le PCF apporte tout son soutien à Iván Cepeda et Aida Quilcué, au Pacto Histórico et à toutes les forces progressistes et démocratique colombiennes devant le défi historique que représente cette élection.

Nous avons confiance dans leur victoire, qui sera celle de la démocratie, de la justice sociale, de la paix, de la souveraineté nationale et de la décence.

Paris, le 4 juin 2026

Parti communiste français.