lundi 28 septembre 2026
Section PCF du Grésivaudan
Le vide grenier organisé par le PCF du Grésivaudan.
Ce dimanche, dans la la salle des fête du Cheylas le vide grenier organisé par le PCF du Grésivaudan. Les visiteurs ont déambulé parmi les stands où se mêlaient vêtements, objets du quotidien, livres et jouets.
La buvette a connu une activité soutenue tout au long de la journée, elle a tellement bien tourné qu’on se demande si ce n’était pas, finalement, l’objet le plus convoité de la journée.
Au final, cette brocante aura tout proposé : du vintage, du culte, du Disney… et des discutions politiques
Les militants, mobilisés en continu, ont assuré le service sans relâche face à une affluence constante.
Inspection du travail : mobilisation face aux sanctions demandées pour Pierre et Benoît
Un nouveau rassemblement intersyndical et interprofessionnel se tenait jeudi 24 septembre, durant la pause méridienne, devant la DDETS 38, à Grenoble.
Le bras de fer se poursuit. Ils étaient encore près de 180 à se rassembler ce jeudi 24 septembre, entre 12 et 14 heures, devant les locaux de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités de l’Isère (DDETS 38), à Grenoble, à l’appel de plusieurs organisations syndicales (CGT TEFP, Sud Travail Affaires sociales, FSU TEFE, CNT). En majorité des agents de l’inspection du travail de l’Isère, en grève reconductible depuis le 7 septembre. Mais aussi des collègues venus spécialement de région parisienne, de Lyon, de Clermont-Ferrand, de Marseille… Et des membres d’autres secteurs professionnels. Tous solidaires de Pierre et Benoît, et déterminés à « faire reculer le ministre ».

Les deux inspecteurs du travail, représentants Sud Travail à la formation spécialisée (équivalent du CHSCT dans le public), étaient en effet convoqués le 15 septembre dernier en commission administrative paritaire (CAP), à Paris. Une sorte de conseil de discipline en somme, toujours menée dans le cadre de l’affaire qui les empoisonne depuis de trop longues semaines. À savoir le prétendu « harcèlement moral » envers une supérieure hiérarchique dont ils avaient auparavant dénoncé les pratiques managériales discriminatoires et harcelantes.
« Les dés étaient pipés »
Le 15 septembre donc, Pierre et Benoît, soutenus par quelque 350 manifestants — dont de nombreux représentants syndicaux et politiques -, ont tenté de donner leur version des faits devant la commission. Peine perdue. « Au final, ils auraient lu une recette de cuisine, c’était pareil », ironise un syndicaliste présent aux rassemblements parisien et grenoblois. Pour lui, aucun doute, « les dés étaient pipés ».

L’administration a ainsi rendu son avis dès que la CAP a fini de délibérer. Elle demande une mutation disciplinaire pour Pierre et un blâme pour Benoît. Pourquoi une telle différence ? « Si c’est Pierre qui est aujourd’hui le plus lourdement menacé, c’est parce qu’il est agent de contrôle dans l’UC (unité de contrôle) de la RUC (responsable d’unité de contrôle) contre laquelle un signalement de harcèlement moral discriminatoire a été déposé », estiment les syndicats.
« Une mutation détruit un individu »
Le militant Sud Travail précité esquisse une autre « hypothèse ». Peut-être que l’administration a « voulu individualiser les sanctions, pour que la discrimination syndicale ne saute pas aux yeux », avance-t-il. L’idée serait ainsi de faire croire qu’elle a étudié chaque cas attentivement. Quoiqu’il en soit, « les deux dossiers sont aussi vides l’un que l’autre », tacle l’agent, qui distingue néanmoins les deux sanctions proposées.

Pour Benoît, réclamer un « simple blâme » — que pourrait aussi lui infliger sa hiérarchie en interne — après une telle procédure s’apparente quasiment à « une première victoire ». Il n’en est pas de même en revanche pour Pierre. « C’est un vrai choc, même si on s’y attendait en partie — on pensait que ce serait le cas pour tous les deux », reconnaît leur collègue de l’inspection du travail, rappelant que cela impliquerait « une désorganisation totale de sa vie personnelle et familiale. Une mutation détruit un individu », s’insurge-t-il.
Poursuite de la grève, AG et jonction avec la journée du 29
Reste à savoir si l’avis consultatif de la CAP sera suivi par le ministère, auquel revient la décision finale. « Nous ne laisserons pas l’administration faire un exemple avec Pierre », promet en tout cas l’intersyndicale, qui s’engage à contester les sanctions le moment venu. L’objectif maintenant est donc de mettre la pression sur le ministère pour « augmenter le rapport de force et [le] faire reculer ».

« On est ultra déterminés à continuer à la lutte », annonce le syndicaliste Sud. Les agents sont invités à se réunir en assemblée générale dans les prochains jours et à prolonger leur mouvement de grève reconductible. Ceci, en ayant en ligne de mire la « jonction avec la journée de grève du 29 septembre » dans la fonction publique.
dimanche 27 septembre 2026
PCF Bourgoin-Jallieu
Salaires, moyens, budget… La fonction publique mobilisée le 29 septembre
Les agents de la fonction publique manifesteront dans les rues de Grenoble, comme en 2025.
On l’avait vu lors du Covid, on l’a de nouveau constaté cet été avec la canicule, les incendies et la sécheresse. « Les crises le montrent systématiquement, les services publics sont le ciment de la nation ! » Réunis ce jeudi 24 septembre, à la bourse du travail de Grenoble, pour annoncer la journée de grève et de manifestation du 29 septembre, Betty Demange (CSD CGT), Damien Bagnis (USD CGT santé et action sociale), David Sujobert (FSU) et Stephan Amozigh (UNSA retraités) acquiescent. Ils représentent les différents pans de la fonction publique (territoriale, hospitalière, enseignants, retraités) mais peuvent tous en témoigner, les applaudissements et les éloges adressés aux agents, à chaque crise majeure, ne durent pas : « ça retombe très vite »… Avant l’inévitable contrecoup.
Nouvelle illustration avec le budget 2027, le dernier du quinquennat d’Emmanuel Macron, actuellement en préparation. Le gouvernement prévoit encore une fois des économies et les premières annonces n’augurent rien de bon pour les services publics ni pour les rémunérations et conditions de travail des agents.
Plus de 700 000 agents payés en-dessous du SMIC
David Sujobert, co-secrétaire départemental de la FSU, évoque ainsi de « graves problématiques de pouvoir d’achat, avec le maintien du gel du point d’indice annoncé par le gouvernement, dans un contexte inflationniste ». Certains chiffres sont édifiants : depuis 2009, l’inflation a ainsi atteint 27,8 % alors que l’augmentation du point d’indice a été de 14,6 %. « Le coût de la vie augmente deux fois plus que ce qu’on gagne », décrypte le syndicaliste enseignant. « L’idée est donc de faire pression sur le gouvernement pour inverser la tendance qui dégrade la qualité des services publics, les conditions des agents. »

Des fonctionnaires qui, malgré cela, répondent toujours présents. Tout simplement car ils et elles ont cette « culture du service public » profondément ancrée et « souhaitent rendre le service à l’usager », souligne Betty Demange. « Mais à un moment, il faut aussi que ces agents puissent manger et payer leurs factures », ajoute la coordinatrice de la CSD CGT des territoriaux.
Pour certains d’entre eux en effet, même ces besoins vitaux deviennent difficiles à assumer. « En mai 2026, il y a plus de 700 000 agents dont la rémunération est passée en-dessous du SMIC » et qui n’ont plus de prime pour compenser, s’insurgent ainsi les représentants syndicaux. Damien Bagnis fustige le « peu de considération des gouvernements », rappelant quant à lui le cas des soignants contraints, pendant le Covid, de « se fabriquer des protections avec des sacs poubelle ».
« On ne veut pas plus de primes mais un dégel du point d’indice »
Effectivement, ceux-ci ont été « applaudis tous les soirs », poursuit le secrétaire départemental de l’USD CGT 38. « Et pour essayer de faire passer la pilule, l’ancien ministre de la Santé Olivier Véran a inventé la prime Ségur. Sur le moment, les agents étaient contents sauf que tout le monde ne l’a pas touchée. Depuis 2020, tous les agents logistique et catégorie C de la fonction publique hospitalière n’y ont pas droit alors qu’ils y ont droit dans le privé », déplore-t-il.
C’est là qu’est toute la différence entre les primes et le salaire. « On ne veut pas plus de primes mais un dégel du point d’indice », martèle David Sujobert. « C’est ça qui garantit un salaire suivant l’inflation. » Sans oublier la retraite, complète Stephan Amozigh, délégué départemental de l’UNSA retraités et ex-délégué du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN), « puisque c’est le salaire qui fait l’indice de base pour les retraites ».
Cette revendication essentielle du maintien du pouvoir d’achat s’ajoute en outre à la dégradation des conditions de travail et plus largement du service public. « De plus en plus, on fait appel soit à de l’externalisation, soit à des contrats précaires, même dans l’Éducation nationale », regrette le militant UNSA. Son camarade David Sujobert dégaine alors un autre chiffre éloquent : « En 2023, 70% des nouveaux agents recrutés étaient des contractuels. » Un « choix délibéré » d’abandonner le statut et toutes les garanties allant avec — en matière d’indépendance, de formation, d’engagement — pour privilégié un personnel précaire.
Les femmes victimes de la contractualisation croissante
Le syndicats soulèvent également la question de l’égalité salariale, rappelant qu’à mission égale, l’écart moyen entre les femmes et les hommes est de 400 euros par mois, dans la fonction publique. Or, « statistiquement, ce sont les hommes qui prennent des tâches supplémentaires liées à des primes ». D’où la nécessité « d’augmenter le point d’indice qui est le même chez les femmes et les hommes » — contrairement aux primes donc.
La remarque est loin d’être négligeable quand on sait que 63 % des fonctionnaires aujourd’hui sont des femmes. Un pourcentage qui monte à « 80 % dans la fonction publique hospitalière et presque 88 % dans les filières médico-sociales », précise Damien Bagnis. Et même jusqu’à 97 % chez les AESH dans les écoles, « toutes payées à temps partiel et en-dessous du SMIC ». Des femmes qui, quelle que soit la filière, « sont souvent les moins bien rémunérées et les plus pénalisées, avec le temps partiel », pointe Betty Demange.
Auparavant, « le statut de la fonction publique permettait de garantir une équité », souligne Damien Bagnis. Mais aujourd’hui, on se retrouve avec « des contractuels permanents qui ne suivent pas les grilles de la fonction publique et qui peuvent aller négocier tous les deux ou trois ans leur salaire ». Ou plus exactement des primes, négociées sur le budget propre de chaque établissement.
Un PLFSS qui inquiète
Le responsable de l’USD CGT 38 s’inquiète par ailleurs du nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), attendu en octobre au Parlement. Pour l’instant, le gouvernement a surtout « lancé des pistes à droite, à gauche, pour voir les retours ». Damien Bagnis cite ainsi l’augmentation du reste à charge ou encore la hausse de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) que le gouvernement espère limiter à 2,1 %. Pourtant, « même la Fédération hospitalière de France (FHF) parle d’un Ondam à 3,9 % minimum », note le syndicaliste.

En France, confie ce dernier, « il n’y a pas un seul hôpital qui n’est pas en surendettement ». Tout cela implique donc des économies, prévues par le gouvernement, de « 5 à 9 milliards d’euros sur les établissements de santé » ainsi qu’une « baisse drastique des aides aux collectivités ». Une cure d’austérité qui concernera tous les fonctionnaires. Et « quand il y a moins de budget, la variable d’ajustement, c’est le personnel », traduisent les représentants syndicaux.
« On ne va pas piquer dans les bonnes poches »
Dans un tel contexte, ceux-ci appellent à descendre massivement dans les rues ce mardi 29 septembre, pour clamer qu’il y a « d’autres choix budgétaires possibles », fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale. Et avec des moyens à la hauteur des besoins et des missions des services publics. « On ne va pas piquer dans les bonnes poches ; le service public est financé sur le dos des plus pauvres », dénoncent-ils.
Le gouvernement, lui, « cible les services publics, les pensionnés, les retraités, qui sont pointés comme des espèces de rentiers… Alors que les vrais rentiers sont ailleurs et ont beaucoup, beaucoup plus d’argent que les retraités ordinaires », affirment les syndicalistes, accusant l’exécutif d’alimenter un conflit entre générations. Pourtant, « il y a des moyens de chercher cet argent qui ont été systématiquement repoussés par le gouvernement, comme la taxe Zucman, par exemple », déplore David Sujobert.
« La paupérisation qu’on constate en ce moment chez les agents de la fonction publique, c’est le fruit de dix ans de macronisme. »
Pour le responsable de la FSU Isère, « la paupérisation qu’on constate en ce moment chez les agents de la fonction publique, c’est le fruit de dix ans de macronisme ». Pendant longtemps, il existait une contrepartie tacite dans la fonction publique, explique de son côté Damien Bagnis : « Cette contrepartie, c’était, on gagne un peu moins que dans le privé mais on a la sécurité de l’emploi. Aujourd’hui, on n’a même plus ça… »
Tous rappellent que l’argent existe pourtant, à l’image des 211 milliards d’euros versés sans contrôle ni contrepartie aux entreprises ou de l’impôt sur la fortune (ISF) qui a été supprimé. Et les idées ne manquent pas, selon eux : « On pourrait imaginer des systèmes qui garantissent l’égalité salariale, des salaires indexés sur l’inflation, etc. Tout cela pourrait être réinjecté dans les services publics ».
« Le mode dégradé est devenu le mode normal »
Au lieu de cela, « on arrive aujourd’hui au bout d’un système qui produit de l’insécurité climatique et environnementale, de l’insécurité sociale, de l’insécurité salariale, alors que les services publics sont, eux, un outil de sécurité à très long terme, qu’il convient de réinvestir à hauteur de ce que ça apporte à la société », ajoutent-ils. Un outil qui s’annonce encore plus indispensable dans les années présentes et futures, marquées par le changement climatique.
Betty Demange relève en outre ce qui devrait constituer une évidence : « Moins d’agents, ça signifie moins de services rendus à l’usager et donc des services publics beaucoup plus dégradés. » Mais aujourd’hui, « le mode dégradé est souvent devenu le mode normal » dans la fonction publique, constate Damien Bagnis. Si l’on y ajoute une répression syndicale de plus en plus forte, on en arrive à un point où « le public est managé comme le privé ».
Motifs d’espoir et dangers à éviter
Alors, que faire ? Les motifs d’espoir ne sont pas totalement absents. Déjà car, assure Betty Demange, « lorsqu’on interroge les usagers, ils sont très satisfaits de l’investissement des agents et réclament plus de services publics de proximité ». Donc un soutien populaire est possible, tout comme la convergence des luttes. Les représentants syndicaux citent d’ailleurs l’exemple du combat contre la réforme des retraites : « Tout le monde était là. »

Ils appellent aussi les salariés à ne pas céder aux sirènes de l’extrême droite, en cette année pré-électorale. « On rappelle que ce n’est pas du tout une solution pour 2027. Le RN ne s’est jamais opposé aux votes du gouvernement et a toujours voté contre la hausse du SMIC, contre la taxation des grandes fortunes. »
Tous espèrent voir les agents de la fonction publique manifester en nombre le 29 septembre. Et la population les rejoindre dans les luttes : « Il faut qu’on se réveille tous car on va avoir des lendemains difficiles. » L’enjeu est clair, en plus, résume Stephan Amozigh : « Le service public, c’est le symbole du bien commun ! »
Manifestations à Grenoble et Bourgoin-Jallieu
Les rendez-vous, mardi 29 septembre :
- À 10 heures, place Victor-Hugo, à Grenoble.
- À 10 heures, place Saint-Michel, à Bourgoin-Jallieu.


