vendredi 3 juillet 2026

Publication du livret thématique « Paix et défense »


 Après son adoption par le Conseil national, le livret thématique « Regagner la paix : paix, défense, indépendance et coopérations » est disponible en ligne dans la rubrique « livrets thématiques » du site national.

Fruit d’une décision de la conférence nationale de décembre 2024, il permet de préciser l’analyse des communistes sur les recompositions internationales, sur leur politique de paix et de défense nationale.

Il a vocation à nourrir et enrichir les débats sur les questions internationales. Il a aussi pour objectif de mettre à disposition de l’activité militante nos propositions pour la paix. Ce sera bien évidemment un des enjeux majeurs du 40e Congrès, où nous accueillerons une importante délégation internationale.

Ce livret sera présenté à l’université d’été à Toulouse du 21 au 23 août prochains.

Secrétariat du secteur international

Retrouvez le livret thématique en cliquant ici

Article publié dans CommunisteS, numéro 1093 du 1er juillet 2026

jeudi 2 juillet 2026

Après une première journée de grève réussie le 8 juin,


 Après une première journée de grève réussie le 8 juin, les agents du Centre hospitalier Alpes Isère (CHAI) de Saint-Égrève se sont de nouveau mobilisés vendredi 26 juin, se rassemblant devant l'hôtel du département, à l'appel du Syndicat CGT du CHAI. En cause, le manque de moyens et de personnel ainsi que le projet de réorganisation du temps de travail porté par la direction, qui se ferait au détriment de leur vie privée

mardi 30 juin 2026

Corse : journée des dupes à l’Assemblée — par Roger Martelli


 

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République. Il s’agissait, nous dit-on, de trancher sur une seule question : autonomie ou pas autonome ? Cette manière de présenter le problème est un leurre.

Pour ce qui est de la Corse, l’exigence d’une autonomie élargie, permettant de rompre franchement avec deux siècles de centralisation bonapartiste, est en chemin depuis longtemps. Et il est vrai que les électeurs corses ont manifesté cette attente de façon nette, en mettant à deux reprises des élus nationalistes à la tête de la collectivité de Corse. Mais la demande d’un nouvel élan pour la décentralisation, qui est au cœur du pari de l’autonomie, existe ailleurs, sous des formes diverses.

C’est dire que le parti pris décentralisateur devrait valoir pour l’ensemble du maillage territorial et pas seulement pour la Corse. Dès lors, l’urgence se déplace. Quel que soit le lieu, il ne suffit plus de proclamer l’autonomie, mais d’en préciser les modalités et les acteurs et, plus encore, de dire s’il faut ou non combiner l’autonomie régionale et la solidarité nationale et comment on peut procéder pour y parvenir.

Installer l’autonomie en principe constitutif de la République pourrait être un chantier de portée constitutionnelle, d’autant plus urgent que l’architecture globale de nos institutions est obsolète et qu’elle contredit de façon absolue la mise en place d’une décentralisation effective, en Corse comme ailleurs. Jusqu’à ce jour, on a accumulé dans la Constitution des statuts particuliers, sans effets positifs significatifs pour les populations concernées.

Si l’on veut vraiment donner à l’autonomie corse toute son ampleur, il faut de toute urgence redéfinir le cadre global qui lui donnera force. C’est bien une refondation constitutionnelle qui s’impose, mais qui ne relève pas d’un simple tête-à-tête entre la Collectivité de Corse et l’État. Si l’objectif était de prolonger en l’améliorant le dispositif existant pour la Corse, le recours à la loi précisant les modalités de l’autonomie pouvait suffire. Or, dans ce qui est décidé aujourd’hui, il n’y a ni la logique globale assurant l’effectivité de l’autonomie, ni les bases d’une loi organique pour la Corse dont l’avenir est laissé dans le plus grand flou.

Pourquoi donc cet étonnant tour de passe-passe ? Parce qu’il fallait donner aux nationalistes des satisfactions symboliques après la flambés de colère qui a suivi l’assassinat d’Yvan Colonna. On a donc choisi le recours magique à la Constitution. Mais, ce faisant, on dissocie l’indissociable, à savoir l’autonomie et la solidarité. On disserte du particulier, sans l’adosser à une vision solide du commun.

De plus, pour satisfaire les courants nationalistes, on introduit dans le texte constitutionnel ce qui ne devrait surtout pas y être : la « communauté » et le « lien à la terre ». On légitime ainsi des formes d’appartenance qui risquent de supplanter le principe historique de l’égalité des individus devant la loi. Derrière les mots retenus, se profilent ceux que l’on ne devrait pas entendre. Ce pourrait très bien être celui de la préférence, au profit seul de celui qui appartient à la « communauté ». Pourquoi alors s’arrêter en chemin ? Derrière la petite musique de la préférence corse, c’est la symphonie de la préférence nationale qui commence à se faire entendre. Les mots d’apparence anodine (communauté, lien à la terre) pourraient ainsi n’être que les chevaux de Troie de l’extrême droite et de son obsession de l’identité.

Le RN l’a parfaitement compris, en affirmant tranquillement que la préférence corse serait la conséquence logique du nouveau paragraphe constitutionnel. C’est là que commencent les jeux de dupes. La macronie nationale, le noyau nationaliste corse qui s’y rattache et la majorité des socialistes comptent sur la satisfaction symbolique pour obtenir la paix civile dans l’île. La France insoumise, en votant le texte, espère prendre jusqu’à l’Assemblée de Corse la place qui a été enlevée à la gauche en 2017. Les autres forces se divisent, ne pouvant récuser l’autonomie, mais pressentant les risques des termes introduits. Quant au Rassemblement national, il joue sur les deux tableaux : il a obtenu l’insertion constitutionnelle de notions qui légitiment ses choix d’exclusion et il affiche sa posture d’opposant numéro un, à Paris comme en Corse. 

Son objectif est clair : rafler la mise, en raccordant les flux des votes régionaux (aujourd’hui en faveur des nationalistes) et ceux des votes nationaux (la Corse est une des régions de France où le vote RN est le plus fort). D’ores et déjà, il a réussi à prendre langue avec une partie active du mouvement nationaliste (Mossa Palatina). Il ne lui reste plus qu’à attendre patiemment son heure. En Corse comme sur le continent, l’air du temps roule pour lui. Partie de dupes, disions-nous. Craignons que le RN soit le seul à en bénéficier…

Pour aller plus loin, deux autres articles, toujours signés Roger Martelli sur le même thème :
Autonomie de la Corse : l’île, la République et le peuple
Corse : les limites d’une autonomie sans projet global

lundi 29 juin 2026

La Fête du Travailleur Alpin


 Deuxième journée de la Fête du Travailleur Alpin… quelle magie !

✨
Cette deuxième journée restera gravée dans nos mémoires. Une ambiance exceptionnelle, des sourires, de la convivialité, des rencontres inoubliables et des moments de partage qui font toute la beauté de la fête.
Un immense merci à tous les participant·es, aux bénévoles, aux artistes et à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à faire de cette journée un véritable succès. Votre énergie et votre enthousiasme ont rendu cette Fête 2026 tout simplement magique !

Fête du TA. Le témoignage d’un membre de la flottille pour Gaza sur les tortures en Israël


 Antoine Jacquet a participé à la flottille pour Gaza qui est partie de Barcelone le 13 avril dernier.

Antoine Jacquet est grenoblois, musicien. Navigateur, aussi. Membre de la flottille pour Gaza, il a embarqué à Barcelone en avril, a fait partie des kidnappés du 18 mai avant de pouvoir rentrer à Paris le 22 mai. Antoine Jacquet participera aux temps forts de la solidarité avec les Palestiniens lors de la fête du Travailleur alpin les 26 et 27 juin.

« Lorsque nous nous sommes tous retrouvés à l’aéroport d’Istanbul, j’ai vu le regard de certains d’entre nous ; il avait changé, ils seront traumatisés pour longtemps. » Le monde entier a eu un aperçu de ce que l’État d’Israël avait été capable de commettre en découvrant la vidéo publiée par le ministre de la Sécurité nationale, suprémaciste d’extrême droite, Itamar Ben Gvir.

Cette expérience, si l’on peut dire, Antoine Jacquet l’a vécue. Voileux dans l’âme, skipper confirmé, il avait candidaté à l’été dernier pour faire partie de la flottille de Gaza. Il a embarqué le 13 avril 2026, après plusieurs semaines de préparation et de formation. Avec une simple motivation, faire quelque chose contre l’oppression, les dominations, le génocide des Palestiniens bien sûr. Dimension humanitaire qui fait partie de son ADN : dans les favelas de Rio de Janeiro, il enseignait la musique avant de rejoindre Barcelone.

Première attaque en Crète

Composée de soixante-dix bateaux à voile et à moteur, l’escadre de la Global Sumud Flotilla a fait route sur Marseille et puis la Sicile où d’autres navires sont venus la grossir. C’est déjà en Crète qu’une première attaque a eu lieu. Des bateaux ont été sabotés et trente-cinq personnes ont dû être hospitalisées en Grèce… où les dossiers médicaux ont été perdus. « Le gouvernement grec a prêté main forte aux Israéliens, par exemple pour débarquer les militants capturés », constate Antoine Jacquet. Saif Abukesek, citoyen hispano-suédois d’origine palestinienne, et Tiago Avila, Brésilien, ont été emmenés en Israël et détenus pendant plusieurs jours. « Ces deux enlèvements, ce n’était pas au hasard, ils savaient tout sur nous, qui avait quel rôle, quelle responsabilité. »

La flottille, amoindrie, s’est alors dirigée vers la Turquie. Elle a ensuite mis sur le cap sur Gaza et a été attaquée, le 18 mai, au large de Chypre par la marine israélienne. « Comme chaque fois, ça s’est passé dans les eaux internationales et c’est ce qu’on appelle un acte de piraterie, en droit international », s’indigne Antoine Jacquet.

Enlevés dans les eaux internationales et emprisonnés en Israël

Pour kidnapper l’ensemble des 430 passagers des bateaux de la flottille, les militaires israéliens ont mis 36 heures – les bateaux de la flottille s’étaient espacés en prévision de l’attaque. Les assauts sont perpétrés par des marins sur des vedettes rapides ; leur premier geste étant de tirer sur les caméras embarquées. Les militants sont ensuite parqués dans des bateaux prison, débarqués dans le port d’Ashdod, près de Tel Aviv, puis conduits dans la prison de Ktziot dans le désert du Néguev avant qu’ils ne soient expulsés dans des avions turcs qui les ont déposés à Istambul le 21 mai. Deux Français sont restés plus longtemps hospitalisés en Turquie, leur état ne leur permettant pas de voyager.

L’une des images que l’on pourra voir parmi celles de l’exposition présentée à la fête du Travailleur alpin, au stand de la Société des lectrices et lecteurs de l’Humanité. En 2024, après le retrait partiel de l’armée israélienne à Khan Yunis. Bande de Gaza, 2024. © Ehad Al-Sharafi

« J’ai pris des coups, témoigne Antoine Jacquet, dans le bateau, puis lors d’interrogatoires arrivé en Israël, à la prison… » Les membres de la flottille ont été privés d’eau potable, nourris au pain sec, connu l’humiliation des fouilles à nu… Antoine Jacquet estime cependant s’en être « bien sorti ». D’une part parce que « ce que nous avons subi, ce n’est rien à côté de ce que vivent les Palestiniens », et puis aussi parce qu’il était « dans le bon bateau prison ». Ce que lui ont raconté les kidnappés de l’autre bateau relève de l’horreur : « ils étaient battus en permanence, il y a eu des agressions sexuelles ». Des récits qui disent les heures passées à genoux, front contre le sol, mains menottées dans le dos, les privations de sommeil, la musique assourdissante, l’utilisation de tasers, de balles en caoutchouc, de grenades assourdissantes et de chiens ; trainés à terre par les cheveux.

A Paris, le Parquet national anti-terroriste ouvre un enquête pour tortures et crimes de guerre

Ce que retient Antoine Jacquet, c’est aussi la fébrilité avec laquelle les soldats israéliens tentaient de justifier par les massacres du 7 octobre le génocide du peuple palestinien. « Ils nous ont projeté des vidéos de l’attaque du Hamas, certains d’entre nous ont vu des films de décapitation ; il y avait comme une sorte de volonté pathétique de justifier l’injustifiable. » Avec un racisme décomplexé, en français dans le texte : « ils me disaient, ‘vous êtes français, vous parlez arabe alors, il n’y a plus de vrais Français chez vous’ ».

Avec le recul – sur le moment, il fallait tenir – Antoine Jacquet tente une analyse. « Ça vaut ce que ça vaut ; il m’a semblé que les plus jeunes n’étaient pas fiers de ce qu’ils faisaient ; sur le port, une soldate était chargée de moi et elle me tapait dessus chaque fois que je bougeais, mais j’avais l’impression qu’elle le faisait pour obéir aux ordres ; j’en ai vu d’autres, plus âgés, qui en rajoutaient dans les brutalités, par plaisir, avec de la haine dans les yeux. »

Lorsque nous nous sommes rencontrés, Antoine Jacquet était en retard. Il sortait du cabinet d’un médecin où il avait fait constater les traces corporelles des brutalités qu’il avait subies, trois semaines avant, en vue des procédures en cours. Le 5 juin, compte tenu des témoignages des militants, une enquête a été ouverte à Paris pour tortures et crimes de guerre par le Parquet national antiterroriste. Une enquête préliminaire a été confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) des chefs de « tortures, au sens de la convention de New-York du 10 décembre 1984, et de crimes de guerre » a annoncé le PNAT.

dimanche 28 juin 2026

Quelles violences ?


 La « violence scolaire » est un de ces éléments de langage particulièrement envahissant qui, martelés par les droites, les extrêmes droites et les médias à leur service, sèment l’inquiétude, exacerbent un sentiment d’insécurité déjà très prégnant et créent un contexte globalement anxiogène. Et cela en multipliant les manipulations idéologiques les plus grossières, voire les plus malsaines qui consistent à affirmer une augmentation alarmante des « violences scolaires ».

Certes il ne s’agit pas de nier la réalité et la gravité de certains faits, mais bien de dénoncer leur instrumentalisation, et pour cela s’appuyer sur des résultats d’enquêtes et des travaux de recherche, en particulier le rapport Éric Debarbieux/Benjamin Moignard sur le sujet (À l’école de la défiance. Enquête nationale de climat et d’expérience scolaire dans le second degré,2022), travaux qui convergent : la violence à l’école n’augmente pas, voire diminue mais s’exprime de manière plus brutale.

L’enjeu de ce numéro de Carnets rouges est de défendre une analyse systémique de la violence à l’école pour en interroger les origines politiques, refuser les instrumentalisations idéologiques et sécuritaires et la seule focalisation sur des événements dramatiques mais singuliers. La question de la violence est suffisamment grave pour que la plus grande rigueur soit convoquée afin d’en comprendre les mécanismes, déjouer toute tentative de promotion de l’autoritarisme, de mise au pas, du contrôle et de la sanction, de ne pas se perdre entre surenchère et minimisation. Et partager des pistes de travail pour la réduire.

Il s’agit de défendre la perspective selon laquelle la résolution de ces questions de violence ne saurait faire l’économie d’une réflexion sur les finalités éducatives de l’école et sur leur mise en œuvre. En effet, dans cette société néolibérale qui a pour tout viatique méritocratie, concurrence, haine donc peur de l’autre, les promesses d’égalité et d’émancipation sont sans cesse bafouées, les individus niés dans leurs identités multiples. La référence permanente à une « santé mentale » déficiente des élèves qui les rend individuellement responsables de leurs échecs ; la violence institutionnelle que subissent les enseignants et qui les épuise dans leur isolement face à l’accroissement des difficultés à exercer le métier sans réelle formation, sont autant d’indicateurs d’un projet politique délétère, qui conduit à l’empêchement à faire du commun.

Carnets rouges a toujours affirmé qu’il n’y a pas de fatalité. Ce numéro en témoigne en rendant compte de luttes contre les violences, lorsque le collectif rompt l’isolement, lorsque la parole circule pour dénoncer mais aussi construire, que des actes sont posés, des combats menés contre toute forme de domination.

Carnets rouges n° 37, mai 2026

Christine Passerieux
Rédactrice en chef

Article publié dans CommunisteS, numéro 1092 du 24 juin 2026

samedi 27 juin 2026

M. le Maire


 M. le Maire,

Nous vivons une nouvelle fois un épisode de chaleur intense et précoce qui touche une bonne partie de la France. Ces fortes chaleurs devraient durer jusqu’à la fin de la semaine et sont susceptibles de mettre en difficulté les personnes les plus fragiles : enfants, personnes âgées, personnes isolées…
L’inscription au Plan canicule est bien revenue en page d’accueil du site de la mairie…
C’est tout ? Quelle autre mesure comptez-vous prendre tout de suite pour protéger nos concitoyens ?
Passez cette urgence du moment, notre groupe considère qu’une action forte doit être mise en place par l’état dont l’action va à l’inverse des objectifs de lutte contre les émissions des gaz à effet de serre qui causent ces canicules en réduisant drastiquement les investissements publics pour le climat : coup de frein à MaPrimeRenov, division par deux du Fonds Vert, par cinq du Fonds Vélo, suppression de la prime à la conversion pour encourager le passage aux voitures électriques…
Cependant, la commune à également un rôle important et doit prendre des mesures pour protéger les habitants-tes, certaines communes ou intercommunalités ont mis en place un plan comprenant par exemple la gratuité des transports collectifs pour limiter la pollution, la gratuité des piscines, l’ouverture de lieux refuge climatisés ou de répit comme les musées et médiathèques, la multiplication de lieux arborés…
Notre groupe souhaite avoir connaissance du plan de prévention des risques liés à la canicule mis en place à Bourgoin-Jallieu.
Plus globalement nous souhaiterions être informés et débattre d’un plan d'investissement d'adaptation au changement climatique.

Canicule : travailler sans se mettre en danger

Quand les températures grimpent, la santé au travail ne peut pas passer au second plan. La chaleur est un risque professionnel qui impose des mesures de prévention et une adaptation de l'organisation du travail. Dans ce tract, la CGT rappelle les droits des salarié·es, les obligations des employeurs et les leviers d'action pour imposer de meilleures protections.


La météo n'est pas responsable des conditions de travail. Les employeurs, si. 

Face aux fortes chaleurs, quels sont vos droits ? Que doit mettre en place votre employeur pour protéger votre santé ? Ensemble, exigeons des conditions de travail adaptées et de véritables mesures de prévention.

30 °C, 35 °C, et maintenant 40 °C, le travail continue comme si de rien n’était. 

Le réchauffement climatique est une réalité du quotidien et pas une suite d’épisodes exceptionnels : chantiers en plein soleil, ateliers surchauffés, entrepôts mal ventilés, cuisines, commerces, bureaux sous les toits…

La chaleur n’est pas un simple inconfort : c’est un risque professionnel. 

Déshydratation, malaises, accidents du travail, coups de chaleur… Chaque été, des salarié·es sont gravement touché·es – certain·es y perdent même la vie. Aucune production, aucun chantier, aucun délai ne justifie de mettre en danger la santé des travailleurs et des travailleuses. Boire de l’eau ou porter une casquette ne suffit pas. 

C’est l’organisation du travail qui doit être adaptée, la protection de la santé est une obligation pour l’employeur.

 

Affaire Lyhanna : quand la mobilisation paie


 L’annonce de l’examen à la rentrée de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles est une avancée qu’il faut saluer.

Néanmoins, elle n’est pas le fruit d’une prise de conscience soudaine du gouvernement.
Elle est le résultat de la mobilisation des victimes,des associations, collectifs, professionnel.les,et des rassemblements qui semaine après semaine,ont refusé que ce scandale d’Etat soit étouffé.

Retenons une leçon d’espoir essentielle : lorsque le peuple est déterminé, lorsqu’il s’organise et se mobilise dans la durée, le gouvernement peut céder.
Mais pas de naïveté,si cette loi est enfin à l’ordre du jour, c’est parce qu’un scandale d’Etat qui a le visage de Lyhanna a éclaté.
Et le gouvernement continue de chercher des fautes individuelles pour se défausser de toute responsabilité politique.

La loi intégrale est nécessaire.
Les moyens le sont tout autant.

Sans magistrats, sans enquêteurs, sans travailleurs sociaux, sans santé scolaire,sans professionnel.les formés et en nombre suffisant, aucune loi ne protègera réellement les enfants.

La mobilisation a obtenu une première victoire.
Elle doit désormais se poursuivre.

Cette séquence en est la démonstration : lorsque le peuple s’organise, lutte et ne lâche rien, même les gouvernements les plus sourds finissent par nous entendre.

Paris, le 24 juin 2026
Parti Communiste Français