dimanche 18 octobre 2026

Paracétamol. Les élus communistes mobilisés pour le démarrage de l’usine de Roussillon


 Assurer le succès de la mise en service de l’usine de fabrication de paracétamol sur la plateforme chimique de Roussillon, c’est ce à quoi veulent s’employer les élus communistes. La construction de cette unité de production est un acquis de dix ans de mobilisation. Reste aujourd’hui à transformer l’essai. D’où la demande d’une implication gouvernementale afin que l’ensemble de la filière joue le jeu et que les stratégies industrielles soient mises en cohérence.

Gilles Vial, maire de Salaise-sur-Sanne ; André Mondange, maire du Péage-de-Roussillon ; Bernard Ughetto, premier adjoint à Vizille ; Eric Hours, conseiller régional ; Nicolas Cadens, CGT ; et Daniel Oriol, PCF Roussillon ; ont échangé avec Lilan Brissaud, expert-consultant du cabinet Difecos à la mairie du Péage-de-Roussillon.
Vigilance. C’est le maître mot des élus communistes pour évoquer l’avenir de la plateforme chimique de Roussillon et celui de la nouvelle unité de fabrication du principe actif du paracétamol qui doit entrer en service dans les prochains mois.

Les incertitudes demeurent importantes. Lilian Brissaud, expert-consultant du cabinet Difecos, en voit plusieurs. Et d’abord celui de la sous-utilisation de l’usine. Sa capacité de production annuelle a été fixée à 15 000 tonnes de paracétamol. Ce qui représente 40 % de la consommation européenne. L’efficience du procédé industriel impose un fonctionnement à pleine capacité, ou approchant. Opella (ex-filiale à 100 % de Sanofi) et Upsa se sont engagés sur des achats garantis sur le long terme. Mais le niveau actuel de ces engagements – le chiffre de 6000 tonnes est avancé – reste insuffisant. D’autant que ces deux groupes – majoritairement détenus par des actionnaires étrangers – restent maîtres du choix de leurs fournisseurs. Des actionnaires pourraient ne pas apprécier le surcoût que représentera un achat à Roussillon plutôt qu’en Chine.

Une empreinte carbone divisée par quatre

Le procédé de fabrication mis en œuvre à Roussillon est issu des travaux des ingénieurs de Seqens. Il est annoncé comme permettant de diviser les consommations d’énergie par quatre, les émissions directes de gaz à effet de serre de 75 % – une empreinte carbone totale réduite de 90 % – et les déchets de 90 % par rapport au procédé traditionnel, celui-là même utilisé jusqu’en 2008 à Roussillon et aujourd’hui encore en Chine. C’est mieux, mais c’est plus cher. Pas loin du double.

Un paracétamol plus cher, certes. Mais le principe actif ne représente qu’une part infime du coût final du cachet de Doliprane ou d’Efferalgan. Un principe actif de fabrication chinoise se paie 2,6 centimes d’euros pour une boîte mise sur le marché à 2,18 euros. Avec le produit fabriqué à Roussillon, ce sera près de 5 centimes d’euros, soit 2,4 de plus. 5 centimes, c’est 2,3% de 2,18 euros. Une différence qui peut être absorbée par les laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent les boîtes de paracétamol.

Cinq centimes pour 2,18 euros

Outre l’intérêt d’agir contre le réchauffement climatique global et ses canicules, l’usine de Roussillon présente d’autres avantages. À commencer par la sécurité de l’approvisionnement en évitant une dépendance quasi totale à l’Asie, question de souveraineté. La proximité européenne, aussi : elle permet de réduire les stocks de sécurité quand on peut être livré en quelques jours, plutôt que par bateaux navigant dans des eaux géopolitiques incertaines. C’est aussi une production garantie aux normes européennes, à un moment où la réglementation se durcit dans ce domaine. Au total, des coûts moindres pour les clients de Roussillon, les fabricants des boites de paracétamol. Sans compter, naturellement, une contribution à la robustesse de la filière chimique dans le pays.

Vigilance, donc. Car rien ne dit que ces avantages l’emporteront sur la logique financière.

Conditionnalité des soutiens publics

Les élus communistes ont décidé d’interpeller les ministres concernés et le Premier ministre. Ils leur demandent de prendre une série de mesures pour « garantir que cet outil produise effectivement, dispose de débouchés durables, protège l’emploi et contribue à la consolidation de toute la plateforme chimique ». S’agissant d’un investissement largement subventionné, les élus demandent notamment « la conditionnalité des soutiens publics à des engagements industriel durables » ou « la mise en place d’un comité de suivi public de l’unité de Roussillon » composé entre autres de représentants des salariés.

Pour ce faire, les élus communistes sollicitent un rendez-vous « afin de connaître les mesures que le gouvernement entend prendre pour garantir la réussite de l’unité de Roussillon ».

D’autres initiatives sont d’ores et déjà envisagées pour informer les salariés et la population avec l’objectif de mettre au centre des débats le choix politique d’intégrer des critères d’approvisionnement, d’empreinte environnementale et de production européenne dans les achats et politiques du médicament.

Le 26 mai 2021 au Péage-de-Roussillon, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, et Cécile Cukierman, conseillère régionale, avaient rencontré des syndicalistes et des élus locaux. En débat, les moyens de la relocalisation du paracétamol.
Roussillon, le retour

C’est en 2008. Le groupe Rodhia, propriétaire de l’usine décidait de fabriquer en Chine, à Wuxi à proximité de Shanghaï, ce qui l’était jusqu’alors à Roussillon. Ainsi disparaissait la dernière unité de production d’ADAP en Europe. A l’époque, la CGT avait alerté sur les conséquences d’une telle décision. Et la mobilisation n’a pas cessé pendant une dizaine d’années, jusqu’à l’épidémie de Covid 19. Situation sanitaire qui confirmait les craintes et les prévisions syndicales : tout fabriquer en Chine constitue un danger pour la maîtrise des approvisionnements en produits pharmaceutique.

Le retour de la fabrication du paracétamol était annoncé en 2021 avec un projet à 10 000 tonnes et une ouverture en 2023. Projet qui a évolué à 15 000 tonnes en même temps qu’il prenait du retard : l’usine est désormais construite et Seqens annonce sa mise en service dans les prochains mois. Au final, une opération à 120 M€ d’investissement, dont 40 M€ d’aides de l’État soit 33% du coût total des investissements.

Reste maintenant à assurer le plan de charge de l’usine et son efficacité économique. Ce qui repose la question d’un Etat stratège, qui puisse intervenir au sein de la filière pour que l’intérêt général prime sur le profit immédiat calculé dans chacun des maillons de la chaîne.

La plateforme chimique de Roussillon, un ensemble d’entreprises chimiques dont les services communs sont assurés par un groupement d’intérêt économique.

Le paracétamol, mais pas que

La filière chimique est constituée d’unités interdépendantes. Fermer l’une, entraîne des difficultés pour d’autres. Le succès de la nouvelle unité de Roussillon serait un bol d’oxygène bienvenu pour ses voisines, proches ou plus lointaines.

On en a fait l’amère expérience au Pont-de-Claix avec la fermeture de Vencorex : la chimie, ce sont des unités de production interdépendantes. Un exemple. Avant la liquidation, le sel des mines de Hauterives, dans la Drôme, alimentait Vencorex et Arkema. La disparition de Vencorex a entraîné la fermeture des mines et Arkema achète son sel en Allemagne. Ce qui a un coût.

Il en est de même entre les plateformes de Roussillon et Saint-Fons, près de Lyon. À Roussillon, Seqens produit du phénol – produit intermédiaire nécessaires à une série de fabrications – et de l’acide salicylique utilisé à Saint-Fons pour produire de l’aspirine.

La plateforme de Roussillon est gérée par un groupement d’intérêt économique, Osiris, qui assure les services communes (site, fluides, sécurité…). Le départ ou l’arrivée d’une unité de production ont des effets de coûts pour l’ensemble des entreprises installées dans la plateforme. D’où le constat que l’existence d’une unité moins profitable peut être indispensable à l’excellence de la profitabilité voire à la pérennité d’une usine voisine.

Il y a quelque deux décennies, tout cela se réglait au sein d’une même entité, nationalisée, Rhône-Poulenc. Lors de la privatisation par vente à la découpe à des multinationales ou des fonds d’investissement aux quatre coins du monde, les synergies ont été éclatées.

L’absence de toute volonté de l’État d’intervenir dans les stratégies industrielles fait le reste. Avec ses plans quinquennaux et les diligences de la Commission chinoise d’administration et de supervision des actifs publics, la Chine semble disposer d’un système coordonné qui ne fonctionne pas trop mal.



samedi 17 octobre 2026

Le Mouvement mutualiste ne doit pas être sacrifié


 Derrière une prétendue opération de « simplification » et « d’économie », le gouvernement agit en toute autorité pour mettre fin à la délégation de gestion de l’assurance maladie confiée à la MGEN pour les personnels de l’Education nationale. Son objectif est clair :  toujours plus affaiblir la solidarité et faire le lit des assurances privées.


Derrière cette décision imposée sans débat ni concertation se joue un affaiblissement historique de la protection sociale pour les 3,5 millions de personnes concernées - actifs, retraités et enfants - et un éloignement du projet fondateur de la Sécurité sociale, arraché de hautes luttes.

Le danger est là ! Cette fragilisation intervient alors que la protection sociale est déjà soumise à une concurrence brutale des assurances privées et de nouveaux acteurs commerciaux. Le développement d’acteurs comme Alan, qui a remporté plusieurs appels d’offres dans la complémentaire et qui vient de nouer un partenariat avec Allianz, doit nous alerter. Car une fois les mutuelles affaiblies sur l’assurance maladie obligatoire, qui empêchera demain de leur retirer progressivement la gestion de la complémentaire ? Qui empêchera les grands groupes privés et les start-up de la protection sociale de prendre leur place ? C’est le scénario que nous refusons : affaiblir le mutualisme aujourd’hui pour mieux livrer demain la protection sociale au marché.

Le gouvernement parle d’environ 100 millions d’euros d’économies par an. Mais il affirme dans le même temps que les 1 000 salarié.es de la MGEN concernés ne perdraient pas leur emploi. Les deux discours sont totalement contradictoires et l’argument mensonger car si l’Assurance maladie reprend l’activité à moyens constants, il n’y aura pas d’économie ! L’objectif est donc bien de supprimer encore des postes et de livrer la MGEN aux appétits féroces de assurances privés.   

Et les premières victimes seraient bien les assuré.es. Les cotisations pourront davantage dépendre de l’âge et du risque quand les prestations pourront être tirées vers le bas. Les relations humaines avec les assurés disparaîtront derrière des plateformes numériques. La protection sociale deviendrait un produit que l’on achète selon ses moyens et ses risques. C’est une trahison toujours plus manifeste du principe fondateur de la Sécurité sociale : cotiser selon ses moyens, recevoir selon ses besoins

Le PCF défend une autre voie : celle d’une Sécurité sociale du XXIe siècle avec l’objectif d’aller vers le 100 % Sécurité sociale, c’est-à-dire une protection de haut niveau fondée sur la solidarité. 

Notre projet est de renforcer la Sécurité sociale tout en permettant au mouvement mutualiste donc à la MGEN de retrouver une véritable mission : conquérir de nouveaux droits, développer la prévention, agir pour une véritable santé au travail dans l’Education nationale, et développer des établissements de santé et l’accès aux soins.

Nous voulons plus de solidarité, pas plus de marché. Plus de Sécurité sociale, pas moins. Plus de droits, pas une protection sociale à deux vitesses. Le gouvernement doit retirer son projet. Les 1 000 salariés de la MGEN ne doivent être ni licenciés, ni déplacés au gré d’une réorganisation décidée d’en haut. Les 3,5 millions de personnes protégées ne doivent pas subir une dégradation de leurs services. Et le mouvement mutualiste ne doit pas être sacrifié sur l’autel des économies budgétaires.

Paris, le 15 octobre 2026,
Parti Communiste Français 

vendredi 16 octobre 2026

Elections palestiniennes : solidarité avec l'OLP et ses exigences


 


L’annonce faite par l’Autorité palestinienne de reporter les élections législatives palestiniennes initialement prévues le 29 novembre n’a qu’un seul responsable : le gouvernement d’extrême droite israélien de Benjamin Netanyahou.  L’armée d’occupation et les colons en Cisjordanie se livrent à des crimes d’épuration ethnique. Les Palestiniens de Jérusalem-Est sont soumis à une politique de discriminations systématiques visant à les expulser. Le génocide continue à Gaza alors que le plan Trump comme la politique de Netanyahou cherchent à la séparer du reste des territoires palestiniens.

La politique française est hypocrite. Avec le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, elle s’offusque du report des élections alors qu’elle n’a à aucun moment fait pression sur le gouvernement de Tel Aviv pour qu’elles aient lieu dans des conditions correctes.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec l’OLP, seule représentante légitime du peuple palestinien, qui exige l’organisation d’élections sur l’ensemble des territoires de 1967, Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza. Toutes les citoyennes palestiniennes et tous les citoyens palestiniens de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est ont le droit imprescriptible de s’exprimer dans un même cadre national unifié politiquement et juridiquement, sans ingérence de l’occupation dans le processus électoral. Rappelons que les élections palestiniennes de 1996 et de 2006 avaient été organisées sur l’ensemble des territoires de 1967, Jérusalem-Est compris, en dépit des mesures arbitraires d’obstruction israéliennes. Il n’y a aucune raison que l’OLP accepte une amputation des territoires de 1967, qui officialiserait la politique criminelle d’annexion et d’épuration ethnique du gouvernement d’extrême droite israélien.

La France doit agir politiquement et diplomatiquement. La politique d’annexion de Benjamin Netanyahou piétine l’orientation que la France a prise avec la reconnaissance diplomatique de l’État de Palestine et la déclaration de New York de juillet 2025. Le gouvernement israélien cherche à empêcher par tous les moyens un État de Palestine de voir le jour dans les frontières du 4 juin 1967, c’est-à-dire qu’il agit contre le droit international.

Quand la France va-t-elle enfin réagir et cesser de laisser faire ? Le gouvernement français doit agir en accord avec ses déclarations, contre les manœuvres de Netanyahou, des colons et de l’armée israéliennes. Il doit exiger que les élections se déroulent librement sur l’ensemble des territoires de 1967.

La France, après les mesures de sanctions contre les produits issus des colonies, doit agir en Europe pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël tant que l’État d’Israël ne respecte pas le droit international.

Parti communiste français, 14 octobre 2026

mercredi 14 octobre 2026

Le PCF solidaire du peuple et de la gauche espagnole face à l'offensive réactionnaire

Vendredi dernier, un double décret du gouvernement progressiste espagnol visant à protéger les familles et les jeunes face aux loyers exorbitants, aux expulsions locatives et au manque de protection juridique des locataires, a été rejeté par une très courte majorité de député.e.s.

Ne disposant plus d'un soutien parlementaire suffisant, Pedro Sánchez et son Conseil des ministres ont donc décidé de la tenue d'élections législatives anticipées le 29 novembre prochain.

Lors du vote des décrets, la droite néofranquiste et ultralibérale du Parti populaire et son allié d'extrême droite Vox, ont bien entendu préféré défendre les intérêts des fonds d'investissement, des rentiers, des banques et des agences immobilières, contre les légitimes revendications des familles laborieuses, des personnes en situation de vulnérabilité, des classes populaires et de la jeunesse.

Les conservateurs souverainistes basques et les indépendantistes libéraux catalans, jusque-là soutiens tactiques du gouvernement, ont cette fois voté dans le même sens que la droite nationale, retrouvant ainsi leurs réflexes de classe.

De ce fait, ils mettent aussi fin à la fragile majorité parlementaire dont disposait le gouvernement d'alliance entre le PSOE et les forces de gauche transformatrice.

Les élections se feront dans un contexte de très forte mobilisation populaire suite à l'expulsion médiatisée de Mari Carmen, une femme seule et handicapée âgée de 87 ans, chassée de son appartement par une société d'investissement immobilier.

Depuis son lit d'hôpital, où elle avait été transférée immédiatement après son expulsion en raison d'une dégradation subite de son état de santé, elle avait appelé la jeunesse à résister et à lutter pour ses droits. 

Hier, Mari Carmen est décédée.

Pour une très large partie du peuple espagnol, elle s'est convertie en symbole de l'injustice sociale, mais également de la résistance aux spéculateurs. 

Bien que le gouvernement ait décidé de faire adopter dans les prochains jours une partie des mesures envisagées dans les décrets en recourant à une formule parlementaire propre à l'Espagne, une journée de grève générale a été décidée pour le 11 novembre prochain par les syndicats majoritaires, en accord avec les organisations de locataires.

Dans un pays où le parc HLM public est pratiquement inexistant, et malgré une augmentation du SMIC de plus de 60 % en quatre ans, le niveau moyen des salaires ne permet en effet plus de faire face aux dépenses de logement privé en proie à une spéculation effrénée.

Ces dernières années, le Parti communiste d'Espagne et son espace pluriel, Izquierda Unida, par leur participation aux gouvernements progressistes successifs, par leur organisation et la mobilisation de leurs militants dans tout le pays, ont contribué à de nombreuses conquêtes et mesures sociales arrachées ces huit dernières années en Espagne : droits des femmes et LGBTQ+, congés parentaux, droit du travail, minimas sociaux, dépendance, augmentation du SMIC de plus de 60 %,…  La question du logement montre que le chantier est loin d'être achevé, nécessitant la reconduite d'un gouvernement progressiste et une forte mobilisation dans la rue et au sein du monde du travail.

Le Parti communiste français exprime sa solidarité active et fraternelle avec la classe laborieuse et la jeunesse espagnoles.

 Il soutient fraternellement le PCE, Izquierda Unida et le Frente Amplio dans leur combat pour la justice sociale, la démocratie et la paix !

 

jeudi 8 octobre 2026

Stop à l'armement du génocide palestinien !


 Paix et Justice en Palestine et au Proche-Orient : Le PCF apporte son soutien entier aux actions contre l'exportation d'armes vers Israël et appelle à la journée de mobilisation nationale du 10 octobre.

Les violations permanentes et impunies du droit international contre le peuple palestinien, la poursuite du génocide à Gaza, la colonisation et l'occupation militaire des territoires palestiniens, nécessite une réponse ferme et résolue de la France et de l'Union européenne. Un an après la reconnaissance de l'État de Palestine par la France et les dernières déclarations sur les sanctions contre les produits des colonies, cette action doit franchir un cap supplémentaire.

Le Parti communiste français sera présent aux mobilisations unitaires lancées par 56 organisations et initiera des actions et rassemblements sur tout le territoire, notamment à l'occasion de la grande journée de mobilisation du 10 octobre. La France exporte chaque année environ 20 millions d'euros de matériel et de composantes militaires à Israël, en infraction des traités internationaux.

Nous exigeons un embargo immédiat et total sur les ventes et transferts d'armes et composantes technologiques à usage militaire à destination de l'État d'Israël.

Continuer d'exporter du matériel militaire vers le gouvernement israélien équivaut à une complicité directe avec les crimes et les exactions commises contre les populations palestiniennes. La France doit faire respecter le droit international et mettre immédiatement fin à toute forme de coopération, de soutien matériel ou logistique apporté à l’armée israélienne ou à ses auxiliaires.

Le PCF exige fermement :

  • Un embargo strict et immédiat sur toutes les exportations, ventes et transits d'armes, de munitions et de composants militaires vers Israël.
  • La protection internationale du peuple palestinien face aux agressions et aux exactions de l'armée et des colons israéliens.
  • La fin de l'occupation militaire et de la colonisation, ainsi que le respect strict du droit international.
  • L'affirmation et la garantie du droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination.
  • La suspension de l'accord d'association Union européenne-Israël tant que le droit international et les droits humains fondamentaux sont bafoués.
  • Un cessez-le-feu permanent et immédiat, la levée du blocus de Gaza et la libération de tous les otages et prisonniers politiques.

Le PCF continuera à travailler main dans la main avec l’OLP dans le cadre de notre alliance internationale pour les droits du peuple palestinien. Nous appelons également les militants communistes, les salariés-es, la jeunesse et l'ensemble des citoyennes et citoyens à soutenir, participer et se joindre massivement aux rassemblements, manifestations et initiatives prévus tout au long de ce mois d'action, et en particulier le 10 octobre.

Seule la mobilisation populaire pourra engager l'État français à agir concrètement pour imposer la protection du peuple palestinien et le respect du droit international, et pour faire taire les armes. Elle seule pourra ouvrir la voie à une paix juste et durable, fondée sur le droit à l'autodétermination des peuples et permettre la création d'un État de Palestine, aux côtés de l'État d'Israël, dans les frontières de 1967. 

mercredi 7 octobre 2026

AUX CÔTÉS DES LYCÉENNES ET DES LYCÉENS


Aujourd’hui à Grenoble et partout en Isère, élu·es et militant·es communistes étaient présents aux côtés des lycéennes et lycéens mobilisés pour défendre leur droit à une éducation publique de qualité.

📚 Classes surchargées, manque de personnels, bâtiments dégradés, conditions d’études difficiles : les jeunes demandent simplement les moyens nécessaires pour apprendre et construire leur avenir. Leurs revendications portent notamment sur davantage de moyens pour les lycées et l’éducation publique.
🤝 Nous sommes à leurs côtés. Parce que défendre la jeunesse, c’est défendre l’école publique, les services publics et l’égalité des droits.
✊ De l’école au lycée, partout, mobilisons-nous pour les moyens nécessaires à la réussite de toutes et tous !


 

Présidentielles au Brésil - Soutien aux forces de gauche et progressistes !


 Le résultat du premier tour des élections présidentielles au Brésil est une terrible nouvelle pour l’avenir du pays. Le candidat arrivé en tête, Flávio Bolsonaro, représente non seulement un agenda de profonde et brutale régression sociale (avec la destruction de pans entiers du service public), démocratique (avec l'amnistie pour les putschistes de 2022, dont son père Jair Bolsonaro) et environnementale.

L’extrême droite a également renforcé son poids au Sénat, ouvrant la voie à des attaques contre le pouvoir judiciaire et en faveur de l’impunité de ses dirigeants.

Comme lors des élections récentes au Honduras, en Colombie, en Argentine ou au Pérou, l’extrême droite a bénéficié d’un soutien direct de l’Administration états-unienne et des réseaux MAGA, combinant menaces de mesures de rétorsion par le gouvernement Trump, ainsi que de *diffusion de fausses informations*. Peu avant le scrutin, l’Agence brésilienne du renseignement (ABIN) avait alerté sur le niveau « critique » des ingérences étatsunienne dans le processus électoral.
S’il arrive au pouvoir, Flávio Bolsonaro remerciera son parrain en abdiquant la souveraineté nationale et en bradant les ressources du Brésil.

Le second tour des élections présidentielles, le 25 octobre, sera donc déterminant pour l’avenir du Brésil. Le PCF renouvelle tout son soutien au président Lula et aux forces de gauche et progressistes dans cette nouvelle bataille qui s’ouvre. Le PCF continuera de travailler main dans la main avec nos partenaires du PT et du PCdoB dans les prochaines semaines  pour faire grandir les mobilisations populaires dans nos deux pays, seules à même de rendre la gauche de nouveau majoritaire au sein de la population. 

Le 5 octobre 2026, 

Parti communiste français 

mardi 6 octobre 2026

Antisémitisme : tolérance zéro !

Lundi 28 septembre 2026, un média révélait des écrits du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, véhiculant les pires stéréotypes sur les Juifs, le pouvoir et l’argent, révélant chez le jeune militant un antisémitisme obsessionnel. 

Si de tels propos – extrêmement graves - étaient avérés, M. Bardella devrait démissionner immédiatement de son mandat européen. 

L’antisémitisme est condamné par la loi. 

Pour ma part, j’ai déposé en 2022 un projet de résolution à l’Assemblée nationale permettant de durcir la loi existante en prononçant une peine d’inéligibilité contre les personnes condamnées pour racisme, antisémitisme ou incitation à la haine.

Je demande au garde des Sceaux de se saisir de cette affaire et de faire respecter la loi.

Il est temps que des actes forts soient pris contre toute parole, tout acte antisémite et raciste dont l’actualité se fait trop souvent l’écho. Trop de laxisme conduit aujourd’hui à laisser la haine se développer dans les esprits et dans de nombreuses professions.

Depuis l’accession de Marine Le Pen à la tête de son parti, les dirigeants du Front national, devenu Rassemblement national, ont tout fait pour dissimuler l’antisémitisme génétique de leur mouvement et de ses cadres. Les pères fondateurs de son parti, dont Jean-Marie Le Pen lui-même, se sont à plusieurs reprises illustrés par des provocations antisémites ou révisionnistes, dont plusieurs ont fait l’objet de condamnations pénales. 

La loi Gayssot de 1994 permet de condamner tout propos raciste, antisémite, xénophobe, discriminatoire. 

Elle doit être appliquée. Pour notre part, nous la durcirons pour que les peines soient plus sévères, allant jusqu’à la prison ou l’inéligibilité pour les élus, en fonction de la gravité des faits.

L’antisémitisme, qui a conduit dans notre pays à l’affaire Dreyfus et à la collaboration du régime pétainiste avec les nazis, connaît partout un insupportable regain. Les communistes le combattent avec fermeté et détermination, d’où qu’il vienne. Le combat contre toutes les formes de racisme et de discrimination est constitutif de notre histoire ; il est au cœur de notre action. 

Le PCF exprime toute sa solidarité avec nos concitoyens de confession juive et avec tous les républicains heurtés par les propos inacceptables de M. Bardella.

 

lundi 5 octobre 2026

Stop à l'armement du génocide palestinien !

Paix et Justice en Palestine et au Proche-Orient : Le PCF apporte son soutien entier aux actions contre l'exportation d'armes vers Israël et appelle à la journée de mobilisation nationale du 10 octobre.

Les violations permanentes et impunies du droit international contre le peuple palestinien, la poursuite du génocide à Gaza, la colonisation et l'occupation militaire des territoires palestiniens, nécessite une réponse ferme et résolue de la France et de l'Union européenne. Un an après la reconnaissance de l'État de Palestine par la France et les dernières déclarations sur les sanctions contre les produits des colonies, cette action doit franchir un cap supplémentaire.

Le Parti communiste français sera présent aux mobilisations unitaires lancées par 56 organisations et initiera des actions et rassemblements sur tout le territoire, notamment à l'occasion de la grande journée de mobilisation du 10 octobre. La France exporte chaque année environ 20 millions d'euros de matériel et de composantes militaires à Israël, en infraction des traités internationaux.

Nous exigeons un embargo immédiat et total sur les ventes et transferts d'armes et composantes technologiques à usage militaire à destination de l'État d'Israël.

Continuer d'exporter du matériel militaire vers le gouvernement israélien équivaut à une complicité directe avec les crimes et les exactions commises contre les populations palestiniennes. La France doit faire respecter le droit international et mettre immédiatement fin à toute forme de coopération, de soutien matériel ou logistique apporté à l’armée israélienne ou à ses auxiliaires.

Le PCF exige fermement :

  • Un embargo strict et immédiat sur toutes les exportations, ventes et transits d'armes, de munitions et de composants militaires vers Israël.
  • La protection internationale du peuple palestinien face aux agressions et aux exactions de l'armée et des colons israéliens.
  • La fin de l'occupation militaire et de la colonisation, ainsi que le respect strict du droit international.
  • L'affirmation et la garantie du droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination.
  • La suspension de l'accord d'association Union européenne-Israël tant que le droit international et les droits humains fondamentaux sont bafoués.
  • Un cessez-le-feu permanent et immédiat, la levée du blocus de Gaza et la libération de tous les otages et prisonniers politiques.

Le PCF continuera à travailler main dans la main avec l’OLP dans le cadre de notre alliance internationale pour les droits du peuple palestinien. Nous appelons également les militants communistes, les salariés-es, la jeunesse et l'ensemble des citoyennes et citoyens à soutenir, participer et se joindre massivement aux rassemblements, manifestations et initiatives prévus tout au long de ce mois d'action, et en particulier le 10 octobre.

Seule la mobilisation populaire pourra engager l'État français à agir concrètement pour imposer la protection du peuple palestinien et le respect du droit international, et pour faire taire les armes. Elle seule pourra ouvrir la voie à une paix juste et durable, fondée sur le droit à l'autodétermination des peuples et permettre la création d'un État de Palestine, aux côtés de l'État d'Israël, dans les frontières de 1967. 

Paris, le 22 septembre 2026
Parti Communiste Français