mercredi 31 décembre 2025

Beaurepaire. Solidarité avec Sophie Binet après les tags sexistes sur le local de la CGT

Les adhérents et militants CGT se sont rassemblés devant l'antenne CGT où des inscriptions sexistes et misogynes visant Sophie Binet ont été découvertes, taguées sur la vitrine, le 13 décembre au matin..
L'union locale CGT Roussillon Beaurepaire appelait à un rassemblement ce vendredi 19 décembre devant son local de Beaurepaire, vandalisé une semaine auparavant avec des tags insultants à l'encontre de Sophie Binet. Une centaine de personnes étaient présentes pour témoigner leur solidarité envers la secrétaire générale de la CGT et dénoncer "l'escalade des violences sexistes et de l’intimidation politique".

« Quand on touche à un adhérent de la CGT, c’est à toute la CGT que l’on touche ! » C’est le slogan clamé par les adhérent-es du territoire Roussillon Beaurepaire ainsi que les différentes délégations venues de Bourgoin-Jallieu, Villefontaine, Vienne, Chambéry, Annonay mais aussi de la Drôme, ce vendredi matin, devant le local CGT de Beaurepaire, tagué dans la nuit du 12 au 13 décembre. Une centaine de personnes rassemblées par solidarité avec Sophie Binet, pour dire non au sexisme, non à l’extrême droite, non à l’anti-syndicalisme !

Le secrétaire de l’union locale CGT, Anthony Martinez, a fait le lien, dans son allocution, entre la décision du mouvement patronal Ethic de déposer plainte contre Sophie Binet — à la suite de ses propos décrivant les patrons désertant la France comme des « rats quittant le navire » — et la responsabilité de l’extrême droite dans les inscriptions sexistes, misogynes à l’encontre de la secrétaire nationale de l’organisation syndicale.

Ce sont toutes les femmes qui sont visées

Au-delà de la responsable de la CGT, ce sont en effet toutes les femmes qui sont visées par un tel acte. Car le combat syndical, c’est aussi l’égalité entre les sexes dans les salaires, mais également dans la société. Rappelant ces différents éléments, le secrétaire de l’UL a appelé à ne pas fléchir devant ces tentatives d’intimidation.

Le secrétaire de l’UL CGT a appelé à ne pas fléchir devant ces tentatives d’intimidation.

Côté politique, la section PCF du territoire Entre Bièvre et Rhône (EBER) avait réagi dès la connaissance des méfaits par un communiqué de presse. Le maire de Beaurepaire, Yannick Paque, présent au rassemblement, a précisé être en relation avec la gendarmerie afin de connaître le ou les auteurs de ces actes indignes de la démocratie. Plus tôt dans la semaine, Yannick Neuder, député de la septième circonscription de l’Isère, avait condamné lui aussi ces dégradations.

 

mardi 30 décembre 2025

Action BDS contre Carrefour à Grenoble


 Samedi 13 décembre, de nombreuses villes dont Grenoble ont vu des actions du mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), pour le boycott des magasins de l’enseigne Carrefour. BDS estime que le groupe Carrefour soutient le génocide et la colonisation à Gaza et en Cisjordanie.

La campagne BDS France avait décidé d’une journée nationale d’action contre Carrefour le 13 décembre dernier. Des associations grenobloises et BDS-Grenoble ont appelé à une action pour appeler au boycott de Carrefour, qui vend toujours sous l’appellation « Israël » des produits en provenance des colonies israéliennes illégales en Palestine occupée, et pour dénoncer les multiples liens de l’enseigne avec Israël.

Distribution de tracts et prise de parole devant un magasin grenoblois.

BDS rappelle l’accord de franchise signé en 2022 avec la société israélienne de grande distribution Yenot Bitan et ses neuf magasins dans neuf colonies, et a contribué au financement de start-ups israéliennes qui travaillent pour les colonies. Le mouvement indique également que dès octobre 2023 au début du génocide, Carrefour-Israël a envoyé des colis personnels aux soldats israéliens qui massacrent à Gaza. BDS note une complicité financière de Carrefour par les liens noués en 2024 avec cinq grandes banques israéliennes qui financent la colonisation. Enfin, ses cent cinquante magasins Carrefour en Israël, Carrefour accrédite l’idée d’opinions publiques européennes se satisfaisant de la situation.

Les militants·es ayant participé à l’action au centre ville de Grenoble distribuaient des tracts et explicitaient leur action devant les magasins Carrefour du centre ville. «  Nos tracts ont été bien accueillis et nous avons pu engager la conversation sur les multiples intérêts de Carrefour en Israël. Nous avons été questionnés sur les autres cibles actuelles de la campagne BDS telles que Reebok qui sponsorise l’Association israélienne de football et qui a des clubs affiliés dans les colonies, ou les entreprises HP et Microsoft qui apportent un appui technique déterminant à l’industrie israélienne de sécurité et de surveillance des Palestinien.nes, et aussi du boycott culturel et des ventes d’armes par la France à Israël. » 

Échanges d’informations devant les magasins, y compris avec des dirigeants locaux.

Il nous est précisé que les gérants de ces petits magasins Carrefour de centre ville en location gérance ou en franchise ne sont pas très bavards ! Ils ont des consignes de leur direction et sont prudents. «  Nous avons toutefois eu des conversations intéressantes sur le contrat de franchise en général et sur leur perception finalement très positive de la campagne BDS. »

Cette action nationale BDS a été relayée dans plusieurs villes et parfois de manière plus spectaculaire, notamment à Aix-en-Provence, Amiens, Caen, Clamart, Clermont-Ferrand, Flins, Le Havre, Les Lilas, Lille, Marseille, Miramas, Montreuil, Paris, Strasbourg, Toulouse, Valenton, Vénissieux et Villefranche-sur-Saône.

BDS est né en 2005, sous l’impulsion de collectifs en Palestine. « Les Palestiniens font appel aux citoyens de conscience du monde, afin que prenne fin le plus long conflit de l’histoire récente, en leur demandant de boycotter tous les produits israéliens, mais aussi de pratiquer un boycott sportif, culturel et universitaire. Ils nous demandent également de faire pression sur les entreprises étrangères, notamment européennes, afin qu’elles arrêtent leur collaboration avec cet État criminel », indique le mouvement.

Plusieurs reportages de délégations de retour de Palestine, publiés par le Travailleur alpin notamment, témoignaient de la popularité de BDS en Cisjordanie. A la question, « qu’attendez-vous de nous à notre retour en France ? », la première réponse est « racontez ce que vous avez vu », la seconde « développez les actions BDS ».

lundi 29 décembre 2025

Michelin rembourse 4,3 millions d’euros : une victoire communiste pour la justice et la responsabilité

Le groupe Michelin a annoncé avoir remboursé 4,3 millions d’euros d’aides publiques indûment utilisées pour équiper des usines à l’étranger.

C’est une victoire concrète, arrachée par les salarié·es, leurs représentant·es et le travail des parlementaires communistes et par la commission d’enquête sénatoriale menée avec détermination par Fabien Gay.

Le PCF avait permis aux citoyennes et citoyens, dans la foulée de cette commission, d'interpeller le Ministre de l'Économie pour que l'engagement de Michelin soit tenu. C'est désormais chose faite !

Pour la première fois sous la Ve République, un grand groupe du CAC 40 reconnaît, sous la pression politique et citoyenne, qu’il doit rendre de l’argent public lorsque les engagements initiaux ne sont pas respectés.

Cette commission devient ainsi, en moins d’un an, la plus rentable de la Ve République !

Ce remboursement démontre une chose essentielle : la conditionnalité des aides publiques n’est ni une utopie ni un slogan, mais une exigence démocratique, sociale et économique.

L’argent public ne peut plus servir à financer les délocalisations, les fermetures de sites, les licenciements, les dividendes et les rachats d’actions.

Le Parti communiste réaffirme sa détermination à changer la loi pour que ces pratiques ne puissent plus se reproduire.

L’argent public doit servir l’emploi, l’industrie, les territoires et la transition écologique — pas les actionnaires.

Le PCF continuera le combat pour une réforme profonde du système des aides publiques, sous contrôle de l'État et des salarié·es.

Paris, le 26 décembre,

Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF.

 

dimanche 28 décembre 2025

Face aux pressions américaines, renforcer la régulation démocratique du numérique

La décision de l’administration américaine de sanctionner par des restrictions de visa des responsables européens et des acteurs associatifs, dont Thierry Breton, en raison de leur rôle dans la régulation du numérique, constitue une ingérence inacceptable dans les choix démocratiques européens.

Sous couvert de défendre la « liberté d’expression », Washington cherche en réalité à protéger les intérêts des grandes multinationales du numérique, en contestant toute tentative de mise en cause de leur pouvoir économique, politique et culturel. Cette offensive vise directement le cadre européen de régulation des plateformes numériques, et notamment le Digital Services Act (DSA).

Le Parti communiste français rappelle que :

  • la régulation des plateformes numériques est légitime, nécessaire et urgente pour lutter contre la désinformation, la haine en ligne, l’évasion fiscale, l’exploitation des données personnelles et la mise sous tutelle du débat démocratique par les GAFAM ;
  • aucune puissance étrangère n’a à dicter au peuple français les règles qu’il se donne pour protéger ses droits fondamentaux.

La régulation européenne actuelle demeure insuffisante. Le DSA constitue un premier pas, mais il ne remet pas réellement en cause la domination structurelle des grandes plateformes, ni leur capacité à orienter les contenus, capter la valeur produite et imposer leurs règles aux citoyens comme aux États.

Face à cette situation, le PCF défend la nécessité :

  • d’aller beaucoup plus loin dans la maîtrise publique et démocratique du numérique ;
  • de renforcer les obligations des plateformes, en matière de transparence des algorithmes, de respect des droits sociaux et de pluralisme de l’information ;
  • de construire de véritables alternatives publiques et coopératives aux monopoles privés du numérique.

Les pressions exercées aujourd’hui par l’administration américaine montrent précisément pourquoi une régulation renforcée est indispensable : parce que le numérique est devenu un enjeu de souveraineté démocratique, de libertés publiques et de justice sociale.

Le numérique doit être au service des peuples, et non des intérêts des multinationales ou des stratégies de puissance. Pour cela, le PCF appelle les institutions européennes et le gouvernement français à ne céder à aucune intimidation, à engager une nouvelle étape de régulation ambitieuse, et à se donner enfin les moyens de construire notre destin économique et industriel non plus seulement dans une alliance "occidentale" qui nous place en position vassale vis-à-vis des Etats-Unis d'Amérique, mais bien en coopération avec l'ensemble des peuples du monde.

Paris, le 24 décembre 2025

Parti communiste français

 

samedi 27 décembre 2025

Domène Vivre Ensemble

En avant-première, voici la tribune d'expression politique de notre groupe de la minorité municipale, qui paraîtra dans le journal communal de Domène de Janvier 2026.
🎄Et bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à tous

 

jeudi 25 décembre 2025

Une nouvelle mobilisation contre la fermeture annoncée du Lycée des Métiers Le Bréda, à Allevard,


 Mardi 16 décembre, une nouvelle mobilisation contre la fermeture annoncée du Lycée des Métiers Le Bréda, à Allevard, était programmée devant le CREEFI (l’association gestionnaire de l'établissement et de deux autres lycées isérois), à Grenoble. Une délégation importante de lycéens, enseignants, parents d’élèves et élus locaux - dont Martine Kohly, vice-présidente du département de l’Isère - était présente. Ludovic Lerussi, délégué syndical CGT, a souligné un premier recul, le report du conseil d’administration qui devait décider de la fermeture du lycée et du transfert de ses activités au lycée Bordier, à Grenoble.

mercredi 17 décembre 2025

vendredi 12 décembre 2025

Teisseire Crolles




 Fabien Gay 

Avec les salariés de Teisseire qui se battent pour sauver leur usine fondée en 1720 en Isère.
Carlsberg veut fermer le site historique pour faire toujours plus de profits, tout en touchant des aides publiques et en versant 480 millions d’euros de dividendes cette année.
J’étais à leurs côtés aujourd’hui avec les camarades de Vencorex et STMicroelectronics.
Mon plein soutien à leur lutte !
Je demande qu’ils soient reçus immédiatement à Bercy et que l’État refuse purement et simplement ce plan de licenciements.
Il est grand temps :
- Transparence totale sur les aides publiques par entreprise
- Conditionnement strict des aides publiques
- Remboursement obligatoire en cas de délocalisation ou fermeture