Liste UN ENGAGEMENT COMMUN

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mercredi 20 septembre 2017

Frappés par le plus grand plan social de France, des salariés témoignent

Depuis l’annonce du gouvernement, qui prévoit de supprimer des dizaines de milliers de ces emplois d’insertion, la mobilisation grandit. Menacés de se retrouver au chômage, les salariés redoutent de voir s’aggraver leur situation déjà précaire. La mobilisation s’organise.
«Coûteux », « pas efficaces », « sans résultats ». En deux temps et trois mots signés Muriel Pénicaud et Édouard Philippe début août puis début septembre, les contrats aidés sont devenus les pestiférés des politiques de l’emploi. Passés à la guillotine budgétaire gouvernementale, ces « contrats d’accompagnement dans l’emploi » (CUI-CAE), réservés aux employeurs de la fonction publique et hospitalière ou aux associations, sont condamnés à décroître de 459 000 en 2016 à 310 000 à la fin de l’année, pour, à terme, être divisés par deux fin 2018.
Mais derrière ce dispositif, le dernier-né d’une longue série de statuts imaginés depuis quarante ans pour offrir aussi bien un tremplin aux personnes éloignées du travail qu’un mécanisme de maquillage des vraies statistiques du chômage, se joue la vie de femmes et d’hommes licenciés du jour au lendemain. 140 000 personnes, le plus souvent isolées, sont ou vont se retrouver sur le carreau. Un plan social qui ne dit pas son nom, silencieux, sans indemnité ni dispositif de retour à l’emploi, qui déchire un peu plus le lien social, comme le démontrent nos témoignages. Les contrats aidés se mobilisent. Un recours devant le Conseil d’État doit être examiné début octobre. Avant, ils manifesteront jeudi, ainsi que le 26 septembre devant Bercy. Lire la suite

mardi 19 septembre 2017

Réforme XXL du code du travail, feu-vert pour les ordonnances et après ?

Le groupe communiste à l'Assemblée nationale lors de la discussion du projet de loi d'habilitation à réformer le code du travail par ordonnaces
Public Sénat (capture d'écran)
C’est fait, la loi habilite le gouvernement à prendre par ordonnances toutes mesures pour réformer le code du travail. Reste encore à les ratifier.

Après le feu vert du Conseil constitutionnel par , samedi 16 septembre a été officialisée au Journal officiel la habilitant le gouvernement à réformer le code du travail par ordonnances.
Ces dites de "renforcement du dialogue social" doivent encore être signées par le Président de la République après leur présentation au conseil des ministres du 22 septembre… le lendemain d’une nouvelle mobilisation à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU, Unef et plusieurs fédérations départementales FO.
Certes en droit, l’article autorise cette pratique qui permet au Gouvernement de contourner le Parlement… à partir du moment où la loi d’habilitation est actée. Cependant, cette loi dite « d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social » ne marche pas si le Parlement n’adopte pas une nouvelle loi dite de ratification pour chacune des ordonnances présentées OU pas de ratification au-delà du délai de 6 mois.
La ratification ne valide pas en elle-même les ordonnances puisqu’un décret d’application avec l’aval du Conseil d’Etat est nécessaire.
Il s’agit ici du point de vue du droit…
qui ne tient pas compte de la mobilisation de la « rue » la prochaine ayant lieu le 21 septembre - en savoir + sur

 

Que dit la loi sur ces 5 ordonnances ?

Résumons, la autorise le Gouvernement  à prendre les mesures suivantes par ordonnances :
« - reconnaître et attribuer une place centrale à la négociation collective, notamment la négociation d’entreprise… sous couvert de respecter certaines règles mentionnées à l’article 1 de la loi que vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien ci-dessus ;
- mettre en place une nouvelle organisation du dialogue social dans l’entreprise et favoriser les conditions d’implantation syndicale… qui consistent à fusionner en une seule instance les délégués du personnel, le CE et le CHSCT dans les conditions indiquées à l’article 2 de la loi dont vous prendre connaissance en cliquant sur le lien ci-dessus ;
- sécuriser les relations de travail  ou les effets de sa rupture ( !) pour les employeurs et les salariés notamment en modifiant plancher et plafond des indemnités de licenciement, réduisant les délais de recours en cas de rupture du contrat de travail, en encourageant et modifiant les règles de recours au télétravail, aux contrats de chantier, d’opération, de prêt de main-d’œuvre etc. Ce gros volet qui touche le contrat de travail fait l’objet de l’article 3 de la loi qu’il est important de connaître en cliquant sur le lien ci-dessus ;
- favoriser le développement de la négociation collective dans les conditions indiquées à l’article 4 de la loi téléchargeable en cliquant sur le lien ci-dessus ;
- simplifier les règles de la prise en compte de la pénibilité au travail en application de l’article 5 de la loi d’habilitation téléchargeable en cliquant sur le lien ci-dessus.
Ce sont ces 5 articles qui deviendront 5 ordonnances s’ils sont ratifiés par le Parlement dans les 6 mois sous réserve de faire l’objet de décrets précisant les modalités d’application. Par exemple : les plafonds et planchers des indemnités de licenciement, les délais de recours des salariés devant les Prud’hommes pour contester une rupture du contrat de travail etc.
On notera (article 10 de la loi d’habilitation) que le Gouvernement est habilité à prendre une ordonnance, d’ici trois mois, pour instituer au 1er janvier 2019 le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
INFOS +
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lundi 18 septembre 2017

Expulsé de Turquie, le journaliste Loup Bureau est enfin de retour en France

Loup Bureau aux côtés de Françoise Nyssen à son arrivée en France, le 17 septembre 2017 — Photo Geoffroy Van Der Hassely / AFP
Embrassades et accolades avec sa famille: le journaliste Loup Bureau est arrivé en France dimanche matin, enfin libre après, avoir été expulsé de Turquie à l'issue de plus de 50 jours de détention.
Le reporter, vêtu d'une polaire bleue, a été transporté du tarmac au pavillon d'honneur de Roissy CGD en minibus. Sa famille, sa petite amie et la ministre de la Culture Françoise Nyssen sont sorties pour l'accueillir. Son avion s'était posé à 08H45. A son arrivée, Loup Bureau s'est entretenu avec Emmanuel Macron par téléphone, selon la journaliste sur place. Le reporter indépendant de 27 ans est accusé par Ankara d'appartenance à "une organisation terroriste armée". A son départ d'Istanbul, les autorités aéroportuaires avaient fait embarquer Loup Bureau "directement sur le tarmac, pour éviter tout contact avec les médias", selon Reporters sans frontières qui a fait campagne pour sa libération.
La libération de Loup Bureau, incarcéré à Sirnak, ville du sud-est de la Turquie, avait été annoncée vendredi. Le père du reporter, Loïc Bureau, installé près de Nantes, s'était rendu à Paris dès samedi. Cette libération est intervenue dans la foulée d'une visite du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian à Ankara qui l'avait qualifiée de "grand soulagement". Fin août le président français avait demandé sa "libération rapide" à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Interrogé sur une éventuelle contrepartie à cette libération, l'avocat de Loup Bureau, Martin Pradel avait déclaré samedi: "Je n'ai aucune raison de le penser".
"Simplement faire comprendre aux autorités turques tout le tort qu'elles se faisaient en persistant à emprisonner un journaliste français (...) a pu être suffisant", avait-il dit. Le journaliste avait été interpellé le 26 juillet à la frontière turco-irakienne, après la découverte en sa possession de photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (mouvement considéré comme une émanation du PKK et donc comme "terroriste" par Ankara). Ces images datent, selon sa défense, d'un reportage sur les conditions de vie des populations syriennes réalisé en 2013 et diffusé sur TV5 Monde.
"Tout a basculé au milieu de la semaine dernière avec l'acte d'accusation et la fixation d'une audience", a expliqué Me Pradel, le dossier étant alors transféré à un juge. "Le juge a immédiatement voulu recevoir Loup et a immédiatement statué sur la question de sa libération, alors que par ailleurs l'enquête se poursuit", a ajouté l'avocat. Loup Bureau "a toujours au-dessus de lui un risque de condamnation, une condamnation extrêmement grave puisque cela voudrait dire que Loup est un terroriste", a-t-il rappelé. La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, une situation qui s'est particulièrement dégradée depuis le coup d'Etat raté de juillet 2016. Quelque 170 journalistes sont détenus dans le pays, selon le site spécialisé P24. Les journalistes turcs sont de loin les plus touchés, mais leurs confrères étrangers ne sont pas épargnés. En mai, Mathias Depardon, un photojournaliste français, était lui aussi arrêté dans le sud-est de la Turquie, soupçonné de "propagande terroriste" pour le compte du PKK pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des photos prises lors d'un reportage. Il avait été expulsé après un mois de détention et une importante mobilisation.

dimanche 17 septembre 2017

Un engagement commun


Après La Buisse, Pont en Royans, hier, aujourd'hui journée dans le Trieves et Matheysine. Rencontre avec les élus à Saint-Martin de Clelles, Cornillon et Susville.
De bons échanges avec des élus inquiets sur l'avenir des communes, la baisse des dotations et le manque de considération...
Avec Pierre Baruzzi
#unengagementcommun

Lundi 18 septembre:
11h à la salle du conseil de la mairie (1, rue Humbert) – BOURG D’OISANS
17h à la salle du conseil de la mairie (rue Émile Zola) – IZEAUX
20h à la salle des mariages (1er étage) de la mairie (231, rue de l’Hôtel de Ville) – NIVOLAS-VERMELLE

samedi 16 septembre 2017

La Corée du Nord menace la paix et provoque le monde une nouvelle fois


L'Otan dénonce une "menace majeure".  La Chine condamné le dernier tir de missile nord-coréen qui a survolé le Japon et appelle l'ensemble des parties à la retenue. 
La Corée du Nord a répliqué vendredi au dernier train de sanctions de l'ONU en tirant un missile balistique au dessus du Japon, sur une distance semble-t-il inédite, aggravant des tensions qui sont déjà à des sommets. Le missile a été tiré d'un site proche de Pyongyang, moins d'une semaine après l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une huitième série de sanctions pour tenter de convaincre le pays reclus de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits. La nouvelle résolution sanctionnait le sixième essai nucléaire nord-coréen, de loin le plus puissant et qui concernait selon Pyongyang une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a annoncé une réunion d'urgence pour vendredi dans l'après-midi.  Si le président américain Donald Trump ne s'est pas encore exprimé directement, Washington a enjoint la Chine, principal allié et soutien économique de Pyongyang, et la Russie, à faire directement pression "de leur propre chef" sur Pyongyang.
Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a condamné le tir de missile qui représente une "menace majeure contre la paix" et exige "une réponse mondiale".
D'après le Commandement des opérations militaires américaines dans le Pacifique (Pacom), il s'agissait d'un missile à portée intermédiaire qui n'a pas menacé le continent américain ni le territoire de Guam, dans le Pacifique, où Washington possède des installations militaires stratégiques.
Pékin "s'oppose à la violation, par la Corée du Nord, des résolutions du Conseil de sécurité (de l'ONU) et à son recours à la technologie de missiles balistiques pour des tirs", a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, tout en estimant que "les parties en présence doivent faire preuve de retenue".
Selon le ministère sud-coréen de la Défense, le missile a probablement parcouru 3.700 kilomètres, atteignant une altitude maximum de 770 km, avant de s'abîmer dans le Pacifique.
C'est le "vol le plus long d'un de leurs missiles balistiques", a commenté sur Twitter Joseph Demsey, de l'Institut international des études stratégiques. Cela "montre clairement que la Corée du Nord dispose de la portée suffisante --mais pas forcément de la précision-- pour mettre en application le projet Guam". Après les tirs par le Nord en juillet de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), qui ont semblé mettre à sa portée une bonne partie du continent américain, M. Trump l'avait menacé du "feu et de la colère". A quoi Pyongyang avait répliqué en promettant de tirer une salve de quatre missiles à proximité de Guam.
Pyongyang avait "Guam à l'esprit" vendredi, a jugé le ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera, relevant que le missile avait une portée suffisante pour atteindre cette île située à 3.400 km environ de la Corée du Nord. Selon Tokyo, le missile a survolé l'île septentrionale japonaise de Hokkaido avant de s'abîmer à environ 2.000 km à l'est. Rien n'indique dans l'immédiat que des débris soient tombés en territoire japonais.
Le 29 août, le Nord avait déjà tiré un Hwasong-12, un missile de portée intermédiaire, au dessus de l'archipel. Les deux ICBM tirés en juillet avaient eux suivi une trajectoire en cloche à la verticale, ce qui leur avait évité de survoler le Japon.  "Le Nord envoie le message suivant: "nous ne tremblons devant aucune sanction et nos menaces ne sont pas vaines", a déclaré à l'AFP Yang Moo-Jin, de l'Université des études nord-coréennes de Séoul.
Des millions de Japonais ont été brutalement réveillés par les sirènes et des textos d'alerte. "Lancement de missile! Lancement de missile! Un missile semble avoir été tiré depuis la Corée du Nord. Mettez-vous à l'abri dans un bâtiment ou un sous-sol", invitaient les haut-parleurs à Cape Erimo, dans le sud d'Hokkaido.
Les programmes télévisés du matin ont été interrompus. Les services de train entre Hokkaido et l'île principale du Japon, Honshu, ont été temporairement suspendus. Le Japon "ne tolérera jamais les dangereux actes provocateurs de la Corée du Nord, qui menacent la paix dans le monde", a assuré le Premier ministre japonais, Shinzo Abe. "Si la Corée du Nord continue sur cette voie, son avenir ne sera pas radieux".
Séoul a réagi pour sa part avec des exercices de tirs de missiles Hyunmu en mer Orientale, le nom coréen de la mer du Japon, selon le ministère de la Défense. Un engin a parcouru 250 km, soit une distance suffisante pour atteindre en théorie le site de lancement nord-coréen de Sunan, près de l'aéroport de Pyongyang. Mais un autre a tir a échoué peu après le lancement. Le président sud-coréen Moon Jae-In a déclaré au conseil de sécurité nationale que le dialogue avec le Nord était "impossible dans une telle situation", ajoutant que Séoul avait la capacité d'anéantir son voisin.
Le nouveau tir de missile nord-coréen au-dessus du Japon constitue une "provocation de plus" qui "met en cause" la sécurité internationale, a déclaré vendredi la ministre française des Armées Florence Parly. "C'est une provocation de plus, certainement qui fait suite aux sanctions qui ont été votées à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU en début de semaine", a-t-elle déclaré sur la radio Europe 1. "Ce qui sera efficace, c'est que ces sanctions soient d'abord effectivement appliquées et c'est cela l'enjeu de ces prochains jours", a-t-elle ajouté. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir une réunion d'urgence vendredi après-midi après ce nouveau tir. "Ce qui est en cause, c'est la sécurité non seulement de cette région du monde mais aussi la sécurité internationale et l'Europe est concernée puisque les Nord-Coréens nous ont apporté une forme de démonstration que l'Europe est potentiellement à portée de leurs missiles", a souligné la ministre.

vendredi 15 septembre 2017

UN ENGAGEMENT COMMUN




Guillaume GONTARD, maire du Percy, tête de liste UN ENGAGEMENT COMMUN, ses colistier.e.s, Simone TORRES, Pierre BARUZZI, et Fabrice SERRANO, en compagnie de la sénatrice Annie DAVID
Guillaume GONTARD et ses colistier étaient ce soir à Crolles salle Cascade pour une rencontre avec les grands électeurs, les échanges furent trés riches.  
Un engagement commun rassemble des élu.e.s communistes, écologistes, du mouvement du 1er juillet de Benoit Hamon et des élu.e.s divers gauche non-encarté.e.s.

A La Fête de l'Huma, le PCF veut "amplifier la riposte" contre Macron

Iggy Pop, Renaud, Emmanuel Barré...: entre les dizaines de concerts et de spectacles programmés de vendredi à dimanche soir, les quelque 600.000 visiteurs attendus pourront participer à plus de 250 débats et déambuler au milieu de 450 stands.  

La Fête de l'Humanité est également la traditionnelle rentrée politique du parti communiste. Au goût doux-amer cette année alors qu'il est sorti très abîmé de la séquence électorale, même s'il est parvenu à sauver un groupe à l'Assemblée nationaleAu point qu'un congrès extraordinaire doit en 2018 orchestrer la "révolution" du PCF. Des transformations qui devraient être très présentes dans les discussions militantes dans les allées de La Courneuve. L'introspection sera vraiment lancée à l'automne, au travers d'un questionnaire militant.
Le patron du PCF, Pierre Laurent, en parlera dans son discours de clôture dimanche à 16H00, mais il devrait surtout mettre l'accent sur la contestation sociale en cours, après une mobilisation du 12 septembre contre la réforme du droit du travail jugée "réussie".
"La Fête sera utile à identifier l'ensemble des dossiers brûlants des prochaines semaines", explique à l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Il cite les ordonnances mais aussi "le logement, les contrats aidés, la rentrée universitaire..."
Le samedi après-midi sera largement consacré à la réforme du Code du travail: une première table ronde ouvrira le "procès" des ordonnances avec l'ancien secrétaire national de la CGT, Bernard Thibault, le socialiste Gérard Filoche, la secrétaire confédérale de la CGT Catherine Perret ou encore Jérôme Pinot, un représentant du Clap, le collectif des livreurs autonomes de Paris.
- 'Concurrence des ripostes' -
Des députés communistes et de La France insoumise, parmi lesquels Clémentine Autain et Adrien Quatennens, retraceront à l'occasion d'une autre table ronde la bataille législative contre la réforme. Enfin le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez participera à un débat pour déterminer si les droits collectifs sont "un frein à l'emploi".
Plusieurs débats sont également organisés sur les questions des migrants, de la liberté de la presse, de la protection sociale ou encore la bataille contre le Front national.
Les visiteurs pourront croiser dans les stands l'ancien candidat socialiste Benoît Hamon, la maire de Paris Anne Hidalgo, mais aussi l'écrivain Kamel Daoud ou le médecin urgentiste Patrick Pelloux.
Mais dans cette "ébullition" sociale, c'est l'absence d'une figure politique qui risque d'attirer l'attention, au plus grand agacement de Pierre Laurent. Fidèle à La Courneuve depuis 12 ans, le tout nouveau député Jean-Luc Mélenchon boude le rendez-vous cette année, en déplacement à La Réunion. La France insoumise ne présentera même pas de stand. "L'année dernière Mélenchon a reçu des oeufs et le stand du parti de gauche a été vandalisé", rappelle un élu LFI.
Le débat stratégique entre PCF et LFI envenime de plus en plus les relations entre les deux formations politiques, dont les leaders ne se parlent plus. "L'offensive politique tous azimuts demande que nous soyons tous dans un travail d'unité, d'écoute et de respect", commente M. Dartigolles. Il promet que les représentants LFI présents seront interrogés: "La France insoumise est-elle d'accord sur l'unité de la riposte" à la politique d'Emmanuel Macron ?
L'appel de LFI à une manifestation le 23 septembre, distincte des journées organisées par la CGT les 12 et 21 septembre, ne passe toujours pas à la direction du PCF qui, comme Philippe Martinez, ne se joindra pas au cortège. "Si chacun y va de sa date dans l'agenda, ça ne va pas déplaire au gouvernement qui s'accommode bien de la concurrence des ripostes", analyse M. Dartigolles.

jeudi 14 septembre 2017

Macron droit dans ses gros sabots



Le président de la République a organisé sa venue aux Antilles à grands renforts de communication. Pour faire oublier un certain retard à l’allumage ?
Emmanuel Macron calque paraît-il sa communication sur celle de l’ancien président des Etats-Unis Barack Obama. Style direct, bains de foule, empathie… « Je vais faire comme les habitants, puisque je serai avec eux ce soir. Il n'y a pas le choix », a déclaré le chef de l’Etat mardi matin depuis le tarmac de l’aéroport de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) où il a atterri mardi pour démarrer sa tournée au chevet des populations touchées par l’ouragan Irma. « Mais moi je repartirai demain, et eux ils le font depuis plusieurs jours. » C’est bien toute la différence entre Jupiter et les simples mortels. Pour la gommer, il a entrepris une opération de reconquête de son image... à gros sabots.

Pourquoi avoir tardé aussi longtemps pour envoyer des secours ?

BFMTV était là dès sa descente d’avion, pour enregistrer son arrivée les « bras chargés » de 12 tonnes de fret, surtout des vivres et des médicaments, transportés depuis la France dans l'Airbus présidentiel. Pour la suite, c’est l’entourage du président qui a pris en charge le storytelling, multipliant les confidences sur le lieu où il allait dormir - un modeste lit de camp dans une chambre de gendarme à Saint-Martin – et même sur la façon dont il allait se laver – à l’aide d’un seau d’eau… « Il est venu apporter un message de solidarité, il sait que les gens ont beaucoup souffert et ne s'attend pas à un accueil très chaleureux. Mais il va faire oeuvre de pédagogie », insistent sans convaincre  les communiquants de l’Elysée. Un peu tard, selon le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, interrogé par l’Humanité : « La réponse de l’Etat doit se hisser à un niveau inédit. Les premiers jours ont montré les limites de cette réponse. » Dans une lettre à la ministre des Armées, le chef de file des députés communistes, André Chassaigne, enfonçait le clou, se demandant « pourquoi avoir tergiversé aussi longtemps » pour envoyer le Tonnerre, un Bâtiment de Protection et de Commandement, un centre de contrôle flottant pour coordonner les secours français, alors « qu’une semaine avant, la catastrophe était avérée »…

Macron « veut montrer qu'il est dans l'action »

L’expert en communication Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, expliquait hier à L’Express qu’Emmanuel Macron « veut montrer qu'il est dans l'action. Mais cela peut jouer contre lui », remarque-t-il, devinant « une sorte de fausse transparence excessive » qui pourrait braquer l’opinion : « Cette situation ne méritait pas de détail, encore moins une "peopolisation" de ses faits et gestes. Même si le public est voyeur, il ne faut pas oublier qu'il peut aussi être critique. » Preuve ces photos qui circulent sur les réseaux sociaux du « bain de foule » du président, lundi à Toulouse, où il était venu présenter le « volet social » de sa réforme du code du travail. On y voit un mince cordon de militants en bordure de la place du Capitole : cadrés serré par des médias complaisants, ils pouvaient apparaître comme un chaleureux comité d’accueil, alors qu’à quelques centaines de mètres, deux fois plus de Toulousains manifestaient contre la réforme. Il va en falloir, de la « pédagogie », pour rectifier la réalité de l’action gouvernementale…

mercredi 13 septembre 2017

Des journées d'actions sur fond de pédagogie pour la CGT iséroise

Lynda Bensella, secrétaire de la CGT en Isère, était l'invitée de France Bleu Isère ce mardi 12 septembre, à l'occasion de la première journée de manifestations nationales contre la réforme du Code du travail. Elle a insisté sur les ambitions du syndicat et sur son devoir pédagogique.
"À la CGT, on ne croit pas à la bourde." Au micro de France Bleu Isère ce mardi matin, la secrétaire départementale du syndicat Lynda Bensella n'a pas mâché ses mots vis-à-vis de la sortie d'Emmanuel Macron, qui avait qualifié les opposants à sa réforme de "fainéants, cyniques et extrêmes" il y a quelques jours
Des termes qui avaient fait vivement réagir l'opposition, et qui n'ont pas été sans toucher la syndicaliste non plus. "Ce sont des propos bien arrogants, bien méprisant pour un président qui ne vit ni au chômage, ni au RSA", lance-t-elle, de retour à l'antenne après plusieurs interventions opposées à ce projet de réformes. "C'est une marque de mépris pour le travail, et pour ceux qui travaillent."

Manifestations et pédagogie

En marge de cette journée d'actions nationale, la référente départementale de la CGT appelait à se regrouper au Jardin de Ville de Grenoble. "Le sens de ce déplacement est de se demander que modèle social nous construit le gouvernement", expose-t-elle. "Ces actions associées aux grèves visent à expliquer à chacun le contenu de ces ordonnances. Et ce qui va changer dans leur quotidien." La confédération endosse ainsi un rôle didactique assumé. "Nous voulons participer à l'éducation populaire, en faisant cette grande assemblée générale au cœur de la ville."
Une seconde date de mobilisations est prévue : le 21 septembre prochain. Lynda Bensella espère une forte affluence à ces manifestations, et affirme qu'elle concerne tous les travailleurs. "Emmanuel Macron vise le secteur privé. Mais nous le savons bien : chaque fois que le privé a été contre-réformé, le secteur public a été attaqué ensuite", dit-elle en citant la réforme des retraites de 2003. La CGT vise aussi les plus petites entreprises, notamment privées, bien qu'elle sache que la grève est plus difficile dans ces structures.
Des manifestations qui s'attaquent à un pilier du quinquennat Macron... qui semble avoir été légitimé dans les urnes en mai dernier. "Mais beaucoup de Français n'ont pas voté", rappelle la syndicaliste en pointant le chiffre record d'abstention aux présidentielles. "Et beaucoup ont voté contre le Front national. Ce n'est pas parce qu'on est président de la République qu'on fait ce qu'on veut, quand on le veut."

mardi 12 septembre 2017

Le collectif du grésivaudan ne lache rien!


+1000 tracts distribués sur le rond point de Crolles devant le Casino, invitant les salariés à participer au rassemblement du jardin de ville à Grenoble. Les automobilistes nous ont réservé un superbe accueil.