Dans chaque région, les adhérents du PCF se sont prononcés sur le type de liste qu’ils entendent présenter au premier tour des élections régionales. A l’issue des trois jours consacrés à cette consultation, 41 284 communistes avaient déposé un bulletin dans l’urne, soit 63,92 % des adhérents à jour de leur cotisations. Les résultats confirment le choix fait par les conférences régionales, puisque dans 16 régions sur 22 le PCF ira à la bataille au premier tour sous l’égide de listes Front de gauche
RHÔNE-ALPES
Inscrits : 5 826 Votants : 3 469 (59,5 %) Blancs et nuls : 48 Exprimés : 3 421
Liste Front de gauche élargi : 2 507 (73,2 %)
Liste de large rassemblement présentée par le PCF : 705 (20,6 %)
Liste de large rassemblement de toute la gauche dès le 1er tour : 209 (6,1 %)
lundi 23 novembre 2009
dimanche 22 novembre 2009
REGIONALES Vers un front de gauche élargi
Pendant trois jours, au niveau national, les adhérents communistes étaient invités à s'exprimer sur la stratégie à adopter pour les élections régionales de mars prochain pour « être présents au premier tour » et, le cas échéant, faire barrage à la droite au second.
« 82,73 % en Isère et un taux avoisinant les 70 % au niveau régional »
Entre un front de gauche élargi (avec le Parti de Gauche et la Gauche unitaire notamment), un rassemblement de la gauche avec le PCF en tant que chef de file ou encore un rassemblement de toute la gauche autour du PS, les adhérents ont finalement tranché. À l'issue des consultations, qui se sont achevées hier soir, « les adhérents ont choisi à 82,73 % le front de gauche élargi en Isère. Au niveau régional, on s'oriente vers un taux de 70 %... », explique Jérôme Marcuccini, secrétaire fédéral de la formation dans le département. Reste désormais à s'entendre sur les grandes orientations d'un projet commun, « plaçant le citoyen au cœur du dispositif », qui devrait être finalisé à la mi-décembre. « Les ateliers nationaux ont déjà permis d'avancer sur les inquiétudes exprimées et des pistes se profilent...» Parmi elles, « l'utilisation des richesses d'un pays ou d'une région et les priorités données au crédit » ou encore « les modes de production et de consommation depuis la souffrance au travail, la place de l'automobile et l'offre des transports alternatifs jusqu'aux enjeux environnementaux ». « Il existe une place pour une alternative dans cette région », appuie, de son côté, François Auguste, vice-président délégué à la démocratie participative à la Région, par ailleurs chef de file communiste pour le scrutin de mars en Isère. Et, selon lui, « être majoritaire, c'est la seule façon de transformer ».
Paru dans l'édition 38H du 22/11/2009 (327ab3fe-d694-11de-80eb-628febf55f6f)
« 82,73 % en Isère et un taux avoisinant les 70 % au niveau régional »
Entre un front de gauche élargi (avec le Parti de Gauche et la Gauche unitaire notamment), un rassemblement de la gauche avec le PCF en tant que chef de file ou encore un rassemblement de toute la gauche autour du PS, les adhérents ont finalement tranché. À l'issue des consultations, qui se sont achevées hier soir, « les adhérents ont choisi à 82,73 % le front de gauche élargi en Isère. Au niveau régional, on s'oriente vers un taux de 70 %... », explique Jérôme Marcuccini, secrétaire fédéral de la formation dans le département. Reste désormais à s'entendre sur les grandes orientations d'un projet commun, « plaçant le citoyen au cœur du dispositif », qui devrait être finalisé à la mi-décembre. « Les ateliers nationaux ont déjà permis d'avancer sur les inquiétudes exprimées et des pistes se profilent...» Parmi elles, « l'utilisation des richesses d'un pays ou d'une région et les priorités données au crédit » ou encore « les modes de production et de consommation depuis la souffrance au travail, la place de l'automobile et l'offre des transports alternatifs jusqu'aux enjeux environnementaux ». « Il existe une place pour une alternative dans cette région », appuie, de son côté, François Auguste, vice-président délégué à la démocratie participative à la Région, par ailleurs chef de file communiste pour le scrutin de mars en Isère. Et, selon lui, « être majoritaire, c'est la seule façon de transformer ».
Paru dans l'édition 38H du 22/11/2009 (327ab3fe-d694-11de-80eb-628febf55f6f)
Résultats du l'Isére et une estimation de Rhône-Alpes
Cher-e-s Camarades,
La consultation nationale sur les régionales 2010 vient de se conclure.
En Isère, la proposition de la conférence régionale recueille 82,73%
Les deux autres propositions recueillent respectivement 15,02 et 2,10%
Enfin Rhône-Alpes, la proposition de la conférence régionale recueillerait plus de 70% des suffrages des communistes.
Alain Pianetta
La consultation nationale sur les régionales 2010 vient de se conclure.
En Isère, la proposition de la conférence régionale recueille 82,73%
Les deux autres propositions recueillent respectivement 15,02 et 2,10%
Enfin Rhône-Alpes, la proposition de la conférence régionale recueillerait plus de 70% des suffrages des communistes.
Alain Pianetta
samedi 21 novembre 2009
Les élus communistes « appellent à résister » GRENOBLE
Comme on a pu s'en rendre compte lors du dernier congrès des maires à Paris, les élus locaux _ enfin une grande partie d'entre eux _ sont un peu remontés contre la réforme des collectivités souhaitée et programmée par le président Nicolas Sarkozy.
Un rassemblement et des symboles
En Isère, les élus communistes, avec à leur tête les conseillers généraux PCF, veulent frapper fort en organisant le 14 décembre un grand rassemblement anti-réforme où des personnalités de tous les milieux seront conviées. Si aucun nom n'a encore officiellement été révélé, les signataires de l'appel isérois sont déjà très nombreux : la comédienne Ariane Ascaride, la politique Clémentine Autain, le metteur en scène Michel Belletante côtoient des syndicalistes, des enseignants, des médecins, des ingénieurs, des militants associatifs et des écrivains. « D'ici la mi-décembre, cinq ou six lieux en France recevront des manifestations de ce style, explique le vice-président du conseil général en charge de la culture, Claude Bertrand. En Isère, nous avons voulu associer à cette initiative une portée symbolique. C'est ici, en Dauphiné, que s'est levé le vent révolutionnaire avec la convocation des États généraux. Or 220 ans après, Nicolas Sarkozy s'apprête à casser les départements pour retirer le pouvoir au citoyen. Cette réforme, elle n'est pas discutable, elle n'est que condamnable ». Bon... Mais comment mobiliser les citoyens sans pour autant verser dans les discours traditionnels d'élus ? « En demandant justement à d'autres personnes, issues de milieux différents, d'expliquer aux citoyens toutes les actions menées par le Département. Sans les collectivités locales, comment toutes les actions en faveur de la culture, de l'enfance auraient-elles pu être menées ? Comment, sans taxe professionnelle, pourrons-nous continuer tous les investissements de proximité ? Cette réforme des collectivités ne touchera pas seulement les élus, mais l'ensemble de la population ». Pour marquer leur opposition et aussi marquer les esprits, les communistes isérois ont également choisi la date du 14 décembre, anniversaire de la création des municipalités en 1789, pour organiser leur rassemblement. Le lieu ? « Dehors, parce qu'il faut qu'on soit dehors, même s'il fait froid. On pense à la place de Verdun, en face de la Préfecture et du représentant de l'État, ou sur la place Notre-Dame, place des 3 ordres ». Le symbole, toujours le symbole.
Paru dans l'édition 38H du 21/11/2009 (c1f967a4-d5fa-11de-bc4b-a261c91d408d)
Un rassemblement et des symboles
En Isère, les élus communistes, avec à leur tête les conseillers généraux PCF, veulent frapper fort en organisant le 14 décembre un grand rassemblement anti-réforme où des personnalités de tous les milieux seront conviées. Si aucun nom n'a encore officiellement été révélé, les signataires de l'appel isérois sont déjà très nombreux : la comédienne Ariane Ascaride, la politique Clémentine Autain, le metteur en scène Michel Belletante côtoient des syndicalistes, des enseignants, des médecins, des ingénieurs, des militants associatifs et des écrivains. « D'ici la mi-décembre, cinq ou six lieux en France recevront des manifestations de ce style, explique le vice-président du conseil général en charge de la culture, Claude Bertrand. En Isère, nous avons voulu associer à cette initiative une portée symbolique. C'est ici, en Dauphiné, que s'est levé le vent révolutionnaire avec la convocation des États généraux. Or 220 ans après, Nicolas Sarkozy s'apprête à casser les départements pour retirer le pouvoir au citoyen. Cette réforme, elle n'est pas discutable, elle n'est que condamnable ». Bon... Mais comment mobiliser les citoyens sans pour autant verser dans les discours traditionnels d'élus ? « En demandant justement à d'autres personnes, issues de milieux différents, d'expliquer aux citoyens toutes les actions menées par le Département. Sans les collectivités locales, comment toutes les actions en faveur de la culture, de l'enfance auraient-elles pu être menées ? Comment, sans taxe professionnelle, pourrons-nous continuer tous les investissements de proximité ? Cette réforme des collectivités ne touchera pas seulement les élus, mais l'ensemble de la population ». Pour marquer leur opposition et aussi marquer les esprits, les communistes isérois ont également choisi la date du 14 décembre, anniversaire de la création des municipalités en 1789, pour organiser leur rassemblement. Le lieu ? « Dehors, parce qu'il faut qu'on soit dehors, même s'il fait froid. On pense à la place de Verdun, en face de la Préfecture et du représentant de l'État, ou sur la place Notre-Dame, place des 3 ordres ». Le symbole, toujours le symbole.
Paru dans l'édition 38H du 21/11/2009 (c1f967a4-d5fa-11de-bc4b-a261c91d408d)
Résultat du vote 21 Novembre à TENCIN fin du bureau à 12 heures.
Résultats du Grésivaudan (non définitif)
Inscrits : 92
Exprimès : 51
Proposition 1: 45 votes 88,24%
Proposition 2: 4 votes 7,84%
Proposition 3: 2 votes 3,92 %
Le vote dans la section du Grésivaudan s'est bien déroulé, le résultat est le reflet de la conférence régionale est conforme à ce que nous avons constaté au niveau national.
Un grand Merci à toutes et tous, tournons nous vers ces prochaines échéances.
Alain PIANETTA
Secretaire de section Grésivaudan
Inscrits : 92
Exprimès : 51
Proposition 1: 45 votes 88,24%
Proposition 2: 4 votes 7,84%
Proposition 3: 2 votes 3,92 %
Le vote dans la section du Grésivaudan s'est bien déroulé, le résultat est le reflet de la conférence régionale est conforme à ce que nous avons constaté au niveau national.
Un grand Merci à toutes et tous, tournons nous vers ces prochaines échéances.
Alain PIANETTA
Secretaire de section Grésivaudan
Salah Hamouri sur France2, dimanche 22 novembre au JT 13h15
Il y a 2 semaines, grâce au courage de François Cluzet, des millions de Français, dont Jean-François Copé et le journaliste Laurent Delahousse, ont entendu parlé pour la première fois de Salah Hamouri.
Tenant parole, le journaliste de France 2 s’est engagé : "La semaine prochaine, dans le 13h15, nous parlerons de l’affaire Salah Hamouri . Nous l’avions promis. Je sais que beaucoup d’entre vous attendent. Ce sera la semaine prochaine. C’est promis."
A vos téléviseurs ou écrans devant le "13h15 de France 2 avec Laurent
Tenant parole, le journaliste de France 2 s’est engagé : "La semaine prochaine, dans le 13h15, nous parlerons de l’affaire Salah Hamouri . Nous l’avions promis. Je sais que beaucoup d’entre vous attendent. Ce sera la semaine prochaine. C’est promis."
A vos téléviseurs ou écrans devant le "13h15 de France 2 avec Laurent
La réforme des collectivités territoriales
C'est un séisme institutionnel !
Sa finalité ?
Faire disparaître l'héritage révolutionnaire que constitue l'existence des communes, des départements, et plus récemment, des Régions, mettre fin à la décentralisation et au fait régional, tout cela au profit d'un nouvel espace territorial, les métropoles, où seront concentrés les pouvoirs, les richesses, les atouts et où s'organisera la concurrence capitaliste à l'échelle européenne et mondiale.
Le grand Paris est symbolique de cette concentration des pouvoirs au sommet de l'État au profit de cet aménagement concurrentiel des territoires. Cela servira de modèle aux métropoles : le pouvoir réel sera entre les mains des Préfets.
Pour atteindre ces objectifs, il faut éloigner durablement les citoyen-ne-s de tout pouvoir de décision et même les priver de leurs représentants élu-e-s les plus proches.
Vider de son sens la démocratie représentative.
Fusion des départements et régions dans une nouvelle instance privée de la clause générale de compétence, nouveau mode de scrutin entérinant un recul de la parité et de la représentation, intercommunalité devenue obligatoire, communes transformées en arrondissements dans les métropoles auxquelles seront transférées des compétences départementales et régionales actuelles, suppression de la taxe professionnelle et donc dépendance accrue de l'État.
Des collectivités territoriales sans pouvoirs et sans moyens, moins d'élu-e-s locaux, c'est la démocratie qui s'étiole. Avec cette réforme, Nicolas Sarkozy veut renforcer son pouvoir personnel et se donner les moyens de gouverner le pays avec une UMP à 30%.
Sa finalité ?
Faire disparaître l'héritage révolutionnaire que constitue l'existence des communes, des départements, et plus récemment, des Régions, mettre fin à la décentralisation et au fait régional, tout cela au profit d'un nouvel espace territorial, les métropoles, où seront concentrés les pouvoirs, les richesses, les atouts et où s'organisera la concurrence capitaliste à l'échelle européenne et mondiale.
Le grand Paris est symbolique de cette concentration des pouvoirs au sommet de l'État au profit de cet aménagement concurrentiel des territoires. Cela servira de modèle aux métropoles : le pouvoir réel sera entre les mains des Préfets.
Pour atteindre ces objectifs, il faut éloigner durablement les citoyen-ne-s de tout pouvoir de décision et même les priver de leurs représentants élu-e-s les plus proches.
Vider de son sens la démocratie représentative.
Fusion des départements et régions dans une nouvelle instance privée de la clause générale de compétence, nouveau mode de scrutin entérinant un recul de la parité et de la représentation, intercommunalité devenue obligatoire, communes transformées en arrondissements dans les métropoles auxquelles seront transférées des compétences départementales et régionales actuelles, suppression de la taxe professionnelle et donc dépendance accrue de l'État.
Des collectivités territoriales sans pouvoirs et sans moyens, moins d'élu-e-s locaux, c'est la démocratie qui s'étiole. Avec cette réforme, Nicolas Sarkozy veut renforcer son pouvoir personnel et se donner les moyens de gouverner le pays avec une UMP à 30%.
"Président" de l'Europe : le choix de l'impuissance
En nommant Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil et Catherine Ashton à la tête de la diplomatie, les dirigeants européens font le choix de personnalités de second rang. Les partisans du traité de Lisbonne promettaient une Europe puissance. Il n’en est rien.
Bruxelles, envoyé spécial La négociation a été moins ardue que prévu. Il a fallu moins d’une heure de dîner aux chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept pour pourvoir aux nominations aux deux postes créés par le traité de Lisbonne. Le premier ministre du royaume de Belgique, Herman Van Rompuy, devient président du Conseil européen. Et la baronne Catherine Ashton of Upholland a été désignée haute-représentante de l’Union à la politique étrangère et de sécurité. C’est-à-dire chef de la diplomatie. La nomination de cette Britannique doit encore être acceptée par le Parlement.
« Le débat institutionnel est clos pour une longue période », s’est félicité Herman Van Rompuy. Depuis 2001, l’UE tentait de transformer ses institutions pour faire face à son élargissement. Le passage en force sur le traité de Lisbonne permet aux dirigeants de ne plus se pencher sur la nécessaire réorientation de l’UE, alors que 57 % des électeurs se sont abstenus en juin dernier, lors des élections européennes. La décision a été prise par consensus. Les personnalités choisies sont « peu connues du grand public », constatait hier la Gauche unitaire européenne. Toute la semaine, le mode de désignation a été critiqué. Ainsi, l’une des candidates à la présidence du Conseil, la Lettone Vaira Vike-Freiberga, a dénoncé une UE qui « fonctionne comme l’Union soviétique ». Á ce genre de critiques, Van Rompuy répondait sans rire qu’il avait été désigné par des « chefs de gouvernement élus démocratiquement », selon la procédure du traité de Lisbonne, ratifié « de manière démocratique » par les 27 États.
Ce traité, promettaient ses partisans, devait permettre à l’UE de mieux fonctionner et de s’imposer sur la scène internationale. La désignation de personnalités de second rang en rabat sur cette ambition. Président du Conseil, Herman Van Rompuy aura pour tâche de faire aboutir les négociations entre États. Il a été choisi pour sa capacité à avoir rassemblé Flamands et Wallons dans son propre pays. Or, à Bruxelles, un compromis n’est rien d’autre qu’un synonyme de grande coalition entre droite et socialistes. Le choix de l’ex-commissaire au commerce pour mener la politique extérieure est encore pis. La nomination de Cathy Ashton est une concession aux Britanniques, qui n’ont pu faire élire Tony Blair au poste de président du Conseil. Bien que le Royaume-Uni ait refusé que le haut-représentant ait le titre de ministre des Affaires étrangères de l’UE, c’est à ce pays que va le portefeuille.
Ce choix par défaut vient écarter le candidat des eurodéputés socialistes, l’ancien ministre italien des Affaires étrangères Massimo D’Alema. Ce dernier était jusqu’à la veille pressenti pour le poste qui revenait aux socialistes. Mais il faisait l’objet de critiques dans les capitales est-européennes du fait de son passé communiste. La presse italienne mais aussi la presse britannique font état de pressions israéliennes contre lui, jugé trop proche des Palestiniens. Dans l’après-midi de jeudi, les chefs de gouvernement socialistes ont désigné la travailliste Cathy Ashton, qui faisait partie du gouvernement Blair lors du lancement de la guerre en Irak. Pas sûr que l’UE développe une politique étrangère indépendante des États-Unis. De plus, la représentation de l’UE sera assurée par les présidents du Conseil et de la Commission, ainsi que la haute-représentante. Une situation illisible hors du continent.
Bruxelles, envoyé spécial La négociation a été moins ardue que prévu. Il a fallu moins d’une heure de dîner aux chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept pour pourvoir aux nominations aux deux postes créés par le traité de Lisbonne. Le premier ministre du royaume de Belgique, Herman Van Rompuy, devient président du Conseil européen. Et la baronne Catherine Ashton of Upholland a été désignée haute-représentante de l’Union à la politique étrangère et de sécurité. C’est-à-dire chef de la diplomatie. La nomination de cette Britannique doit encore être acceptée par le Parlement.
« Le débat institutionnel est clos pour une longue période », s’est félicité Herman Van Rompuy. Depuis 2001, l’UE tentait de transformer ses institutions pour faire face à son élargissement. Le passage en force sur le traité de Lisbonne permet aux dirigeants de ne plus se pencher sur la nécessaire réorientation de l’UE, alors que 57 % des électeurs se sont abstenus en juin dernier, lors des élections européennes. La décision a été prise par consensus. Les personnalités choisies sont « peu connues du grand public », constatait hier la Gauche unitaire européenne. Toute la semaine, le mode de désignation a été critiqué. Ainsi, l’une des candidates à la présidence du Conseil, la Lettone Vaira Vike-Freiberga, a dénoncé une UE qui « fonctionne comme l’Union soviétique ». Á ce genre de critiques, Van Rompuy répondait sans rire qu’il avait été désigné par des « chefs de gouvernement élus démocratiquement », selon la procédure du traité de Lisbonne, ratifié « de manière démocratique » par les 27 États.
Ce traité, promettaient ses partisans, devait permettre à l’UE de mieux fonctionner et de s’imposer sur la scène internationale. La désignation de personnalités de second rang en rabat sur cette ambition. Président du Conseil, Herman Van Rompuy aura pour tâche de faire aboutir les négociations entre États. Il a été choisi pour sa capacité à avoir rassemblé Flamands et Wallons dans son propre pays. Or, à Bruxelles, un compromis n’est rien d’autre qu’un synonyme de grande coalition entre droite et socialistes. Le choix de l’ex-commissaire au commerce pour mener la politique extérieure est encore pis. La nomination de Cathy Ashton est une concession aux Britanniques, qui n’ont pu faire élire Tony Blair au poste de président du Conseil. Bien que le Royaume-Uni ait refusé que le haut-représentant ait le titre de ministre des Affaires étrangères de l’UE, c’est à ce pays que va le portefeuille.
Ce choix par défaut vient écarter le candidat des eurodéputés socialistes, l’ancien ministre italien des Affaires étrangères Massimo D’Alema. Ce dernier était jusqu’à la veille pressenti pour le poste qui revenait aux socialistes. Mais il faisait l’objet de critiques dans les capitales est-européennes du fait de son passé communiste. La presse italienne mais aussi la presse britannique font état de pressions israéliennes contre lui, jugé trop proche des Palestiniens. Dans l’après-midi de jeudi, les chefs de gouvernement socialistes ont désigné la travailliste Cathy Ashton, qui faisait partie du gouvernement Blair lors du lancement de la guerre en Irak. Pas sûr que l’UE développe une politique étrangère indépendante des États-Unis. De plus, la représentation de l’UE sera assurée par les présidents du Conseil et de la Commission, ainsi que la haute-représentante. Une situation illisible hors du continent.
vendredi 20 novembre 2009
POUR LA DEFENSE DU SERVICE PUBLIC POSTAL
POUR LA DEFENSE DU SERVICE PUBLIC POSTAL
près de 2,5 millions de votants contre le changement de statut de La Poste
des millions de cartes postales adressées au Président de la République
après la mobilisation des postiers le 24 novembre,
MANIFESTONS
Samedi 28 novembre à 14h30
Poste Chavant- GRENOBLE
La Poste : l'avis des citoyens bafoué au Sénat !
AMPLIFIONS LA MOBILISATION !
Le gouvernement veut faire passer en force son projet de privatisation de la poste !
La Poste imprivatisable? Même Estrosi n’ose plus le dire après le vote du Sénat. L’Etat sera seul actionnaire au moment de la création de la société anonyme. Qu’en sera-t-il après?
La loi fixe bien une barrière en stipulant que l’Etat restera l’actionnaire majoritaire (argument déjà entendu à France Télécom), mais cela introduit de fait l’idée qu’il pourra y avoir d’autres partenaires.
La transformation en SA est bien l’étape indispensable pour faire rentrer plus tard des capitaux privés.
C’est cette étape que vient de franchir la majorité du Sénat, dont les sénateurs isérois Jean Faure et Bernard Saugey, en approuvant le changement de statut de La Poste. Les députés devraient en faire de même en décembre si la mobilisation ne les arrête pas.
Pourtant une majorité de français y est opposée. Ils l’ont exprimé en étant plus de 2 350 000 à voter le 3 octobre; ils ont continué de le dire en envoyant près de 5 millions de cartes à N. Sarkozy.
Cette mobilisation historique doit être entendue. S'il veut changer le statut de la Poste, le gouvernement doit consulter les français : il doit organiser un référendum. Et, dans un premier temps, retirer le projet de loi.
près de 2,5 millions de votants contre le changement de statut de La Poste
des millions de cartes postales adressées au Président de la République
après la mobilisation des postiers le 24 novembre,
MANIFESTONS
Samedi 28 novembre à 14h30
Poste Chavant- GRENOBLE
La Poste : l'avis des citoyens bafoué au Sénat !
AMPLIFIONS LA MOBILISATION !
Le gouvernement veut faire passer en force son projet de privatisation de la poste !
La Poste imprivatisable? Même Estrosi n’ose plus le dire après le vote du Sénat. L’Etat sera seul actionnaire au moment de la création de la société anonyme. Qu’en sera-t-il après?
La loi fixe bien une barrière en stipulant que l’Etat restera l’actionnaire majoritaire (argument déjà entendu à France Télécom), mais cela introduit de fait l’idée qu’il pourra y avoir d’autres partenaires.
La transformation en SA est bien l’étape indispensable pour faire rentrer plus tard des capitaux privés.
C’est cette étape que vient de franchir la majorité du Sénat, dont les sénateurs isérois Jean Faure et Bernard Saugey, en approuvant le changement de statut de La Poste. Les députés devraient en faire de même en décembre si la mobilisation ne les arrête pas.
Pourtant une majorité de français y est opposée. Ils l’ont exprimé en étant plus de 2 350 000 à voter le 3 octobre; ils ont continué de le dire en envoyant près de 5 millions de cartes à N. Sarkozy.
Cette mobilisation historique doit être entendue. S'il veut changer le statut de la Poste, le gouvernement doit consulter les français : il doit organiser un référendum. Et, dans un premier temps, retirer le projet de loi.
mercredi 18 novembre 2009
Réforme de la taxe professionnelle : Fillon au congrès des maires
François Fillon a affronté mardi la bronca des maires pour défendre la réforme de la taxe professionnelle. Inflexible sur la suppression de cet impôt au 1er janvier 2010, il a assuré les élus locaux d'une compensation financière intégrale. le Premier ministre a été accueilli à son arrivée par des huées et par des "Fillon démission !" dans une salle chauffée à blanc. Mais les protestations ont été moins tonitruantes que prévu et, entouré de 21 ministres et secrétaires d'Etat, il a quitté l'arène sans dommage au terme d'un long exposé technique d'une cinquantaine de minutes. Des édiles ont quitté la salle en déplorant du "baratin".
Les élus locaux redoutent la perte de leur autonomie financière avec la disparition de la "TP" - leur ressource principale, près de 18 milliards d'euros par an . Ils dénoncent majoritairement une " recentralisation " à la hussarde au regard de la réforme territoriale menée en parallèle. L'opposition en fait un thème dominant de sa campagne à quatre mois des élections régionales. Martine Aubry et Laurent Fabius s'étaient rendus sur place pour dénoncer des réformes "anti-démocratiques". L'examen de la réforme de la taxe professionnelle, validée par les députés, débute jeudi au Sénat.
Les élus doutent des capacités de l'Etat, pénalisé par un endettement record, à compenser sur le long terme la défunte TP et craignent que les ménages ne soient mis à contribution.
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