jeudi 23 novembre 2017

APL : le gouvernement confirme ses attaques contre les bailleurs sociaux (Ian Brossat)

Alors que s’ouvre le Congrès des Maires, le Gouvernement multiplie les mesures comptables destinées à faire les poches des bailleurs sociaux.
En effet, si la mobilisation du secteur devrait permettre d’obtenir un étalement sur trois ans, la coupe budgétaire catastrophique de 1,5 milliards d’euros imposée au monde du logement social est confirmée par le secrétaire d’État Julien Denormandie. « Les APL dans le secteur HLM baisseront bien progressivement au cours des trois prochaines années avec une réduction de 1,5 milliard en 2020 ».
Pour atteindre cette somme, après avoir fait voter une augmentation de la contribution à la CGLLS (Caisse de garantie du logement locatif social), une nouvelle attaque est prévue : l’augmentation de la TVA sur le logement social de 5,5 % à 10 %. Ainsi, le gouvernement baisse les prélèvements sur le capital et la fortune mais les augmente sur le logement social. Ou comment pénaliser les habitants des HLM pour signer un chèque à ceux des hôtels particuliers.

mercredi 22 novembre 2017

Ces communes qui placent l’imagination au pouvoir

Le centième congrès des maires s’ouvre en pleine austérité. Focus sur ces villes qui résistent.
Les 15 000 édiles attendus pour le 100e congrès de l’Association des maires de France (AMF), qui débute aujourd’hui, s’attendent au pire. Emmanuel Macron, qui s’y rendra jeudi, leur a déjà annoncé qu’ils devront se passer de 13 milliards d’euros jusqu’en 2022. En supprimant la taxe d’habitation, remplacée par des dotations, l’État met les communes sous perfusion financière et anéantit leur libre administration. Ce n’est pas tout. Le gouvernement compte les placer littéralement sous tutelle, notamment en conditionnant les subventions de l’État à des politiques choisies par le pouvoir central, via une contractualisation qui ne profitera qu’à l’État. Les maires dénoncent un retour en arrière sans précédent sur les lois de décentralisation. C’est un « rêve » qui se réalise pour la technocratie, à savoir « se débarrasser des élus locaux », estime Patrice Bessac, président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr). Pourtant, partout dans le monde, les villes reviennent aux avant-postes des enjeux sociaux, économiques, culturels et écologiques du XXIe siècle. Leur génie créatif est tel qu’il pourrait offrir un contre-modèle à l’ultralibéralisme. Et ils sont nombreux à s’y employer. Petit tour de France des maires qui résistent, innovent et expérimentent des projets alternatifs. Lire la suite

mardi 21 novembre 2017

18 novembre 2017 - Assemblée nationale des animatrices et animateurs de section

Réuni·e·s le 18 novembre 2017 à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris, nous sommes plus de 900 animatrices et animateurs de sections locales du PCF. Cette Assemblée nationale fait suite à une première et intense période de consultation des communistes. Au terme de ces travaux, l'Assemblée adopte les dispositions suivantes. A - Nous appelons l'ensemble des communistes à intensifier, dans tous les domaines, la contestation de la politique du  pouvoir Macron, et à construire dans les luttes les bases d'une politique alternative. La politique du nouveau pouvoir est tout entière construite au service de la finance et des plus riches. Elle se révèle aux yeux de la majorité des Français·es brutale, autoritaire, inégalitaire. La colère grandit et des mobilisations nombreuses et importantes sont déjà engagées : contre les ordonnances cassant le code du travail ; contre des choix budgétaires au service des riches et de la finance ; contre les gâchis du capital et le scandale de l'évasion fiscale ; contre la casse du logement social et de la Sécurité sociale ; pour des politiques publiques résorbant les inégalités sociales et territoriales ; contre le démantèlement de grands atouts industriels comme Alstom ; contre l'austérité qui asphyxie les communes et les services publics ; contre les violences faites aux femmes ; pour un accueil digne des migrant·e·s ; pour des choix écologiques à la hauteur des dangers encourus par la planète… Nous sommes engagé·e·s dans ces luttes et soutenons activement les mobilisations syndicales, sociales, associatives, d'élu·e·s locaux·ales en cours dans tout le pays. Nous voulons les nourrir utilement de propositions alternatives s’inscrivant dans notre visée communiste, car c'est d'une autre logique dont notre pays a besoin. Nous pouvons nous appuyer sur le travail de nos élu·e·s, des groupes parlementaires (Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen). Nous décidons d'amplifier nos campagnes contre le coût du capital, pour une autre utilisation des richesses et à faire des États généraux du progrès social, le 3 février prochain à Paris, un carrefour de convergences de toutes ces luttes. Il s'agirait d'une première étape de la construction d'une plate-forme de rassemblement alternative au pouvoir de Macron et à la politique de son gouvernement. B - Au-delà, nous voulons repenser l'action et les ambitions du Parti communiste pour être à la hauteur d'une période politique troublée et totalement inédite, d'une période où le monde a besoin d'une profonde révolution des rapports sociaux pour ouvrir de nouveaux chemins de justice et d'émancipation.  Nous décidons d'engager toutes nos énergies dans la préparation d'un congrès extraordinaire de notre parti en 2018 pour ouvrir une nouvelle perspective d'espoir dans notre pays et penser, au service de ces objectifs, notre propre révolution, celle qui nous amènera à être le Parti communiste dont la société française d'aujourd'hui a besoin. Nous voulons le faire à partir du bilan lucide de notre action de ces dernières années et d'une analyse en profondeur des enjeux de la nouvelle période politique ouverte en 2017. Notre congrès, préparé de manière inédite, fait appel à l'intelligence de tou·te·s les communistes et de celles et ceux qui sont disponibles à nos côtés pour travailler l'avenir de cette belle idée du commun. Nous nous donnons le temps et la méthode nécessaires pour cela, en prenant sans attendre les décisions d'actions nécessaires. * Dans une première phase – décembre 2017 à fin mai 2018 – nous ouvrons quatre grands thèmes de travail et d'action sur la base d’un bilan de la période écoulée :  les luttes et le combat communiste ;  notre démarche de transformation et de rassemblement ;  les transformations de notre parti ;  les élections européennes. 1 - Les luttes et le combat communiste Il s'agit d'avancer concrètement dans l'élaboration d’un projet communiste du 21e siècle en l’alimentant de la mise en action  de nos grands axes de bataille avec la construction :  d’États généraux du progrès social, avec une première étape nationale le 3 février à Paris ;  Alstom, pour une nouvelle industrialisation ;  d'Assises communistes pour l'écologie que nous tiendrons en mai ;  d'une campagne nationale pour les communes et l'égalité des territoires dans la République, la démocratie (Appel de Grigny ; rencontres Niemeyer du 29 janvier, colloque sur la réforme constitutionnelle le 5 mars…) ;  d'une campagne nationale pour les droits des femmes et contre les violences.
Et, enfin, de toutes nos actions déjà lancées :  les 3es États généraux du numérique les 9 et 10 mars ;  notre convention pour l'art, la culture et l'éducation populaire les 29 et 30 septembre ;  la lutte pour la paix en vue des prochaines mobilisations nationales du 22 septembre et du centenaire de la Première Guerre mondiale ;  nos actions de solidarité concrète ;  la lutte contre le racisme avec une journée d'étude au printemps ;
2 - Notre démarche de transformation et de rassemblement dans la société française Il s'agit de produire :  un document d'analyse sur l'état de la société française d'aujourd'hui notamment les conditions de la lutte des classes ;  une proposition d'orientation de notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d'un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle.
3 - Les transformations du Parti Il s'agit de définir l'organisation que nous devons être et les transformations concrètes pour y parvenir ; parmi ces questions, citons au moins :  le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité ;  les nouveaux modèles d'organisation dont nous avons besoin ;  notre politique de formation ;  notre communication ;  la conception et le rôle de nos directions.
4 - Les élections européennes Il s'agit de définir le sens de notre campagne en 2019 et le type de listes que nous voulons construire. Ce travail pourrait déboucher sur un Conseil national élargi, tenu les 24 et 25 mars, prenant de premières décisions d'orientation et faisant des propositions, notamment un calendrier d'élaboration et de validation de nos listes (in fine par le Conseil national). Il faudra tenir compte des modifications du mode de scrutin envisagées par le gouvernement.   * C - Méthode de travail Ces quatre thématiques devront, chacune, rassembler dans plusieurs chantiers des milliers de communistes. Les chantiers seront ouverts à tou·te·s les adhérent·e·s qui le désirent. Ils s'ouvriront également aux contributions extérieures. Chacun·e disposera de l'outil numérique mis en place par le Conseil national. Pour chaque thématique, une équipe d'animation nationale veillera au travail collectif et sera chargée de faire – avant fin mai – un bilan du travail, des actions menées et des propositions pour l'avenir du Parti. Toutes ces réflexions nourriront l'élaboration de la base commune. L'adoption du projet de base commune aura lieu les 2 et 3 juin lors d'un Conseil national élargi aux animateurs·trices des ateliers. L'adoption de la base commune déclenchera la phase statutaire de la préparation du Congrès :  dépôt des bases communes alternatives éventuelles jusqu'au 6 juillet ;  mise a disposition des communistes de tous les textes présentés ;  vote sur le choix de la base commune les 4, 5 et 6 octobre ;  congrès locaux et départementaux du 15 octobre au 15 novembre. Le congrès national se tiendra les 24, 25 et 26 novembre 2018.  L'Assemblée du 18 novembre mandate le Conseil national du 1er décembre, pour mettre en place le dispositif d'animation et les commissions statutaires (commissions de transparence des débats, des candidatures et du texte). Les outils d'animation numériques du site du Congrès seront prêts à fonctionner le 4 décembre.

lundi 20 novembre 2017

Le parti communiste tiendra son congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018 pour y faire sa «révolution» dans un contexte social et politique renouvelé, a annoncé samedi le parti.
La résolution actant le calendrier de ce congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l’assemblée nationale du parti, qui a réuni à Paris près de 900 animateurs de sections locales du PCF.
«Nous décidons d’engager toutes nos énergies dans la préparation d’un congrès extraordinaire de notre parti en 2018 pour ouvrir une nouvelle perspective d’espoir dans notre pays et penser, au service de ces objectifs, notre propre révolution, celle qui nous amènera à être le Parti communiste dont la société française d’aujourd’hui a besoin», affirment les représentants communistes dans ce texte.
Evoquant un nécessaire «bilan lucide» de la situation actuelle du parti, son fonctionnement interne comme ses luttes, ils souhaitent également que soit développée «une analyse en profondeur des enjeux de la nouvelle période politique ouverte en 2017».
La réflexion sur la «transformation du parti» s’organisera autour de quatre grands thèmes: «les luttes et le combat communiste», la «démarche de transformation et de rassemblement dans la société française», les «transformations de notre parti» et «les élections européennes», prochaine échéance électorale, prévue en 2019.
«Notre congrès, préparé de manière inédite, fait appel à l’intelligence de tou·te·s les communistes et de celles et ceux qui sont disponibles à nos côtés pour travailler à l’avenir de cette belle idée du commun».
Lors de ce congrès, l’actuel secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a annoncé qu’il serait candidat à sa succession. Mis en difficulté pendant la présidentielle lorsque le parti a longuement tergiversé sur son soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, M. Laurent a expliqué qu’il souhaitait une direction plus «collective», à laquelle il voudrait associer plusieurs personnalités émergentes.
Concrètement, après la consultation de ses militants - 13.500 questionnaires dépouillés - depuis la mi-septembre, le parti se donne jusqu’à la fin mai pour organiser des «chantiers» sur les grandes thématiques définies. A partir de début juin, la phase finale du congrès sera lancée avec la présentation des différentes motions.
Parmi les temps forts, le PCF prévoit des «assises communistes pour l’écologie» en mai et surtout des États généraux du progrès social, avec une première étape nationale le 3 février à Paris.
Il s’agira d'«un carrefour de convergences de toutes ces luttes», qui constituera «une première étape de la construction d’une plate-forme de rassemblement alternative au pouvoir de Macron et à la politique de son gouvernement».

dimanche 19 novembre 2017

L'interdiction de l'entrée des parlementaires français en Israël est une nouvelle grave

L’annonce du gouvernement israélien d’interdire l’entrée sur son territoire à plusieurs parlementaires français partie prenante d’une délégation d’élus en Palestine et en Israël la semaine prochaine est une nouvelle grave.
Si elle était maintenue jusqu’au bout, cette décision marquerait un enfoncement supplémentaire dans le déni du droit international et du respect des libertés fondamentales.
Les prétextes invoqués, déjà récemment utilisés à l’égard d’un ministre sud africain et de parlementaires belges, mais jamais jusqu'à présent à l’égard de parlementaires français, ne tiennent pas. Il serait inquiétant qu’ils soient utilisés aujourd'hui alors que le gouvernement israélien a accueilli à bras ouverts le secrétaire général du Front national.
Nous nous rendons en Israël et en Palestine pour encourager la solidarité avec les artisans de la Paix juste et durable, les forces qui travaillent pour l’application des résolutions de l’ONU en faveur de la pleine reconnaissance d’un Etat palestinien, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem Est pour capitale, aux cotés d’un Etat israélien souverain et démocratique, pour le respect du droit international et des conventions pour les droits humains universels, pour la libération de tous les prisonniers politiques, dont Marwan Barghouti, ou du jeune franco-palestinien Salah Hamouri, victime d’une détention administrative arbitraire.
Quant à la campagne BDS internationale invoquée par le gouvernement israélien, et qui n’est pas l’objet de la délégation de cette semaine, rappelons qu’elle est le résultat d’un appel de la société civile palestinienne lancé en juillet 2005 pour protester contre l’accélération de la colonisation illégale des territoires palestiniens et le développement d'une politique discriminatoire en Israël à l’encontre de la composante arabophone de la population. Il s’agit d’un mode d’action non violent et pacifique qui entend rouvrir le chemin d’une paix négociée. Elle a débouché notamment par la décision de l’Union Européenne d’étiqueter les produits issus des colonies illégales, seules visées par la campagne BDS internationale.
A cette heure, portés par le désir de paix et de dialogue qui motive notre démarche, nous continuons à œuvrer à la levée de cette interdiction que rien ne justifie.

samedi 18 novembre 2017

Migrants / coopération UE-Libye « La France a devoir de réparer l'outrage fait aux migrant-e-s et à la conscience humaine »

C'est à un véritable réquisitoire que s'est livré le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l''homme, Zeid Ra'ad Al Hussein à l'encontre de l'UE et des conditions de détention des migrants en Libye. "La communauté internationale ne peut continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye et prétendre que la situation ne peut être réglée qu'en améliorant les conditions de détention. La politique de l'UE consistant à aider les gardes côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants est inhumaine". Dans ce communiqué publié mardi 14 novembre le Haut commissaire souligne que "la souffrance des migrants est un outrage à la conscience de l'humanité".
Se trouvent donc une fois encore confirmées les exactions menées contre les migrant-e-s depuis des années en Libye et dénoncées par de nombreux témoignages diplomatiques, d’observateurs et d'ONG. Cette réalité largement reconnue n'a pas empêché l'UE et plusieurs Etats en bordure de la Méditerranée, dont la France, d'adopter en juillet un accord avec des autorités libyennes.

Les observateurs de l'ONU présents en Libye du 1er au 6 novembre ont constaté une dégradation rapide de la situation. Des milliers – 20 000 recensés – de femmes, d'hommes et d'enfants émaciés et traumatisés par les violences subies, empilés les uns sur les autres, enfermés dans des hangars, subissant les violences des gardiens munis de bâtons électriques… Les femmes sont violées par les trafiquants mais aussi par les gardiens des centres officiels de détention.

Cet appel de l'ONU intervient au moment où le groupe de contact des 13 pays européens concernés, dont la France, et africains, dont la Libye, a décidé "d'améliorer les conditions de vie des migrants." Cet engagement pris à plusieurs reprises n'a jamais été respecté.

L'Union européenne par sa politique migratoire d'externalisation confie ainsi à la Libye en plein chaos, après l'intervention militaire française, la responsabilité de bloquer à tout prix les migrant-e-s voulant fuir violence et pauvreté pour se retrouver en Libye dans un véritable enfer financé par l'UE et les Etats voisins.

C'est une  véritable honte pour tous ces pays et pour l'UE. Il faut mettre rapidement un terme à cette tragédie.
La solution est connue: c'est d'organiser l'ouverture de voies légales et sécurisées permettant aux migrant-e-s de rejoindre l'Europe pour faire valoir leurs droits à la protection et d'espérer se construire une vie meilleure .

Ces révélations parviennent au moment ou le gouvernement français annonce une série de nouvelles mesures répressives, sous forme de lois, pour réduire encore plus l'accueil de migrants en France, malgré le faible nombre déjà parvenus, et de multiplier les expulsions… Le gouvernement doit d'abord s'expliquer sur la situation en Libye étant données les responsabiltés qui sont les siennes dans ce drame, et dire quelles mesures il compte prendre pour y mettre un terme.

Pour sa part, le Parti communiste français poursuivra son combat, avec ses dirigeants, ses élus, ses militants pour faire respecter les droits des migrants et pour que la France et l'UE remplissent leurs devoirs d'accueil, de solidarité, d'hospitalité et de protection à leur égard.

vendredi 17 novembre 2017

Salarié.e.s du public et du privé, retraité.e.s, jeunes Tous ensemble pour gagner


Le Président Emmanuel Macron multiplie les mesures contre les salariés, les retraités et la jeunesse. Ordonnances contre le code du travail, attaques contre les services publics avec de nombreuses réductions d’effectifs, suppression massive des emplois aidés… et maintenant attaques contre la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, puis contre les retraites et les retraités (premières victimes de la hausse de CSG).
Fin des contrats aidés : un gigantesque plan social
Dans notre département de nombreuses associations et missions de service public reposant principalement sur cette catégorie de personnels sont en danger. Nous refusons ce plan social et demandons la transformation des contrats aidés en emplois stables.
Plus que jamais défendre le code du travail contre les ordonnances
Les ordonnances de la loi travail XXL prolongent et aggravent la loi El Khomri dont nous continuons à demander l’abrogation. L’inversion de la hiérarchie des normes est poussée jusqu’au bout, ce n’est plus de norme du tout. L’individualisation complète du contrat de travail est une revendication patronale pour baisser le « coût du travail » et faciliter les licenciements au motif que cela faciliterait les embauches. Non seulement des économistes ont démontré que cela n’était pas exact, mais le MEDEF se refuse à tout engagement de création d’emplois. C’est bien le « coût du capital » qu’il faut réduire, qui entrave l’activité économique.
De nombreux signes montrent que les orientations et premières décisions du gouvernement rencontrent déjà l’hostilité d’une majorité de la population. Les routiers, les dockers ne s’y sont pas trompés en se mobilisant et obtenant déjà certains reculs dans la mise en oeuvre des ordonnances.
La Fonction publique est attaquée
Les salariés du public, dont les 8 000 agents du département sont aussi concernés, avec la menace de casser les statuts et aligner le public vers le moins disant social. Enfin que dire de l’annonce du gouvernement des 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique avec en prime le gel du point d’indice qui bloque les salaires ?
Jeudi 16 novembre les élu-e-s Front de Gauche du Conseil départemental du Val-de-Marne seront mobilisés aux côtés des salarié.e.s, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s.
Les élu-e-s du groupe : Fatiha Aggoune, Alain Audhéon, Corinne Barre, Pierre Bell-Lloch, Nathalie Dinner, Christian Favier, Pierre Garzon, Didier Guillaume, Marie Kennedy, Lamya Kirouani, Jeannick Le Lagadec, Flore Munck, Sokona Niakhaté, Evelyne Rabardel, Gilles Saint-Gal, Pascal Savoldelli, Hocine Tmimi, Ibrahima Traoré.

jeudi 16 novembre 2017

Atteintes à la planète : Le PCF relaie l’alerte des scientifiques

Il sera bientôt trop tard... » Ce sont les mots de 15 000 scientifiques de 184 pays, dont un millier de français. Ils lancent un nouvel appel à la mobilisation de l'opinion publique et des autorités publiques face à la dégradation de notre environnement… et donc de la survie de l'humanité. Toutes les préconisations qu'ils formulent méritent l'attention et doivent susciter des débats afin de déboucher sur l'action concrète, utile, individuelle, bien sûr, mais surtout collective au travers de politiques publiques audacieuses. Ils ont raison car depuis leur précédent appel en 1992, leurs études montrent l'aggravation de l'état de la planète, résultante de la pression exercée par l'activité humaine.
Climat, biodiversité, ressources naturelles et humaines… tout passe à la moulinette du système capitaliste. Une autre utilisation de l'argent et un autre monde s'imposent pour construire un nouveau mode de développement, de production et de consommation respectueux de l'environnement. Les milliards enfouis dans les paradis fiscaux sont aujourd'hui un véritable enfer face à ces défis. Nous voulons une COP fiscale au service de la COP climatique
Aux côtés des scientifiques, nous relayons leur appel et sommes déterminés à agir afin de contribuer, avec nos militant-e-s et nos élu-e-s, à l'émergence d'un « raz-de-marée d'initiatives organisées à la base » pour ouvrir la voie à une révolution sociale et écologique.

mercredi 15 novembre 2017

« Un acte sexuel sur une enfant est un viol »

Un homme majeur a été acquitté aux Assises de Seine et Marne le 7 novembre dernier, alors qu'il a commis un viol sur une enfant de 11 ans. La cour considère qu'il n'y avait ni violence, ni contrainte, ni menace, ni surprise, et qu'il ne s'agirait donc pas d'un viol. Ainsi, une enfant de 11 ans est considérée comme consentante par la justice face à un adulte qui lui impose une relation sexuelle.
Ce jugement rappelle l'affaire d'octobre dernier, dans laquelle une fille du même âge avait été violée par un homme de 28 ans, mais dont le crime a été déqualifié en « atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans » par le parquet de Pontoise.
Nous refusons que l'on considère une fillette de 11 ans consentante à des relations sexuelles avec un adulte.
Les deux affaires mettent en lumière la nécessité de modifier la loi pour protéger les victimes mineures. Les sénatrices et sénateurs communistes ont d'ores et déjà déposé une proposition de loi qui stipule, comme cela est déjà le cas dans de nombreux pays, que tout acte sexuel commis par une personne majeure sur un.e mineur.e de moins de 15 ans soit considéré comme une agression sexuelle ou un viol.
Mais il est essentiel de modifier le rapport de force et de se mobiliser dans la rue. Raison pour laquelle, les communistes se retrouveront aux côtés des associations féministes, dont le Collectif National aux Droits des Femmes, pour signer une pétition soutenant cette revendication et pour se retrouver lors d'un rassemblement qui aura lieu ce soir, mardi 14 novembre, à 18h30 devant le Ministère de la Justice (place Vendôme).
Soyons nombreuses et nombreux pour faire changer la loi !

mardi 14 novembre 2017

Ouvrir le débat et relever les défis d'une énergie entièrement décarbonée (PCF)

Par la voix de Nicolas Hulot, le gouvernement a admis que l'objectif de ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité est inatteignable à l'horizon 2025, sauf à augmenter considérablement les émissions de gaz à effet de serre de notre pays. Nous avions, lors du débat sur la loi de transition énergétique, alerté fortement sur cette impossibilité.
Cette declaration ne fait que souligner la nécessité d’ouvrir enfin un débat sur des bases réalistes pour répondre tout à la fois aux enjeux du droit à l'énergie pour tous, d'une nouvelle industrialisation du pays et de la protection écologique de la planète.
En effet, comment répondre aux objectifs d'une France décarbonée en 2050, à la fin des véhicules diesel et essence en 2040, à l'éradication de la précarité énergétique dans les 10 ans, au fort développement de l'économie circulaire et du trafic ferré des passagers et des marchandises, si on se prive, dans les huit prochaines années, d'une énergie disponible decarbonée.
Ainsi rien ne justifie de maintenir la décision de fermeture de la centrale de Fessenheim alors que l'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) a confirmé qu’il n’y a aucune raison, du point de vue de la sûreté, de la fermer.
Au contraire, il faut observer qu’il y a des risques sérieux que, en cas de vague de froid, l’électricité disponible cet hiver soit insuffisante pour couvrir les besoins de tous, comme vient de le laisser entendre RTE dans son rapport annuel. Il est impératif que le gouvernement, avec les entreprises concernées prenne toutes les mesures nécessaires pour qu’il n’y ait pas de coupures. Cela passe aujourd'hui par le maintien en service des centrales électriques nécessaires.

Au delà, pour relever les défis d'une énergie entièrement décarbonée, les solutions doivent être développées pour un mix énergétique alliant le nucléaire et les énergies renouvelables, dans un pôle public national de l’énergie, renforçant la maîtrise publique au service du droit à l’énergie pour tous, de l’exigence de sécurité et de sûreté et un prix de l’énergie abordable pour tous.