mercredi 13 décembre 2017

Le sommet pour la planète : de l’affichage pour se donner bonne conscience?

La COP 21 s'était conclue sans engagements contraignants pour les états. Les COP 22 et 23 se sont révélées être de vrais fiasco. Le 2 Août l'humanité avait consommé l'ensemble des ressources renouvelables et nous sommes toujours sur une trajectoire qui nous mène à un réchauffement de 3°C. Les aides financières aux énergies fossiles sont toujours deux fois plus importantes que pour celles des énergies renouvelables.
Que la France tente de relancer la lutte pour le climat est une bonne chose mais ce sommet sera-t-il autre chose que de l’affichage pour se donner bonne conscience? On est en droit de s'interroger. Déjà, il est acté que les états s'effacent devant les acteurs privés et la "finance verte"...
Pourtant les questions sont pressantes, elles demandent des réponses urgentes :
  • Les pays riches vont-ils enfin contribuer au Fonds vert de solidarité internationale à la hauteur de leur responsabilités de principaux pollueurs ?
  • En France, le réseau ferré restera t-il le parent pauvre et mal entretenu favorisant le fret par un camionnage polluant ?
  • les ENR (éolien et photovoltaïque) resteront-ils une niche à profit grâce aux taxes versées par les usagers (CSPE) ?
  • Un mix énergétique peu carboné sera-t-il maintenu grâce au nucléaire  ?
  • Qui doit financé l'isolation des logements quand la diminution des APL doit être compensée par les sociétés HLM ?
  • Va-t-on autoriser l'exploitation aurifère en Guyane au détriment des forêts primaires et continuer à réduire les moyens de l'ONF pour l'entretien de la forêt en France même ?

Sans illusions sur des financiers qui ne rechercheront que le profit, nous attendons de juger sir pièce les annonces du président de la République pour voir s'il se convertit vraiment à la défense de la planète.

mardi 12 décembre 2017

Ménard et l'apologie du féminicide : une campagne abominable

Robert Ménard, le maire d'extrême-droite de Béziers, vient de lancer une campagne d'affichage sur les murs de la ville ainsi que sur les réseaux sociaux. Dans le but de réclamer l'arrivée du TGV dans la ville, il met en scène des situations qui se veulent comiques.

Une des affiches représente ainsi une jeune femme ligotée sur les rails d'un chemin de fer, alors qu'un train à vapeur s'apprête à la percuter, avec écrit « avec le TGV, elle aurait moins souffert ! ». Comment ne pas faire le lien avec le meurtre d'Emilie, cette femme de 34 ans, mère de 4 enfants, assassinée en juin dernier par son mari en l'attachant aux rails ?

Deux semaines après la journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes, le 25 novembre, des responsables politiques se permettent de tourner en dérision et de diminuer la gravité de féminicides. Doit-on rappeler qu'aujourd'hui encore, en 2017, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint en France ?

Cette campagne abominable doit alerter chaque citoyenne et citoyen, chaque responsable politique. En se moquant de femmes assassinées en raison de leur genre, Ménard diffuse l'idée que les féminicides ne sont pas un sujet sérieux et grave, et les encourage.
Le gouvernement ne doit-il pas enclencher une procédure de révocation de Robert Ménard ?

Le PCF demande de plus que ces affiches soient retirées et que des sanctions soient prises contre les élu.e.s qui encouragent des affichages sexistes.

lundi 11 décembre 2017

Il est urgent de réhabiliter la police de proximité

vendredi 8 décembre 2017[]
Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis, et les membres du groupe républicain, citoyen et écologiste (CRCE) vous invitent à leur
CONFERENCE DE PRESSE Le mercredi 13 décembre 2017 à 11h30
(Salle 261, Palais du Luxembourg)
pour vous présenter leur proposition de loi visant à réhabiliter la police de proximité, qui sera débattue le même jour à partir de 14h30, en séance publique.
Qu’on l’appelle police de proximité ou police de sécurité du quotidien... les questions de sémantique ne sauraient supplanter les missions qu’on lui assigne et surtout les moyens qu’on lui alloue.
Pourtant, une fois encore derrière les effets d’annonce et la communication gouvernementale, le déploiement des moyens financiers ne suit pas : le projet de loi de finances qui vient d’être examiné au Sénat, n’a présenté aucune ligne budgétaire dédiée à cet objectif. L’amendement que nous avons proposé en ce sens dans le budget de la mission « sécurités » le 5 décembre, n’a reçu aucun appui en séance publique.
Depuis 2002, les policiers, soumis à la politique du chiffre, arborent un uniforme désincarné. Privés de la légitimité que confère une relation durable avec des habitants, les policiers paraissent uniquement chargés d’interventions ponctuelles dans des conditions rendues toujours plus dangereuses, chaque intervention faisant courir le risque d’une montée de la violence.
Pourtant leur rôle est aussi d’être au plus près de la population, à la fois pour prévenir et lutter contre les crimes, les délits, ainsi que le terrorisme en récupérant les renseignements à la source, mais aussi pour répondre concrètement aux attentes et aux besoins de sécurité des populations, notamment en matière de contrôles d’identité abusifs ou de violences faites aux femmes.
Merci de bien vouloir nous confirmer votre présence avant le mardi 12 décembre à l’adresse suivante : crce@senat.fr

dimanche 10 décembre 2017

Turquie : Liberté pour Demirtas et Yüksekdag

Le procès des deux co-présidents du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, se tient ces 6 et 7 décembre 2017 à Ankara.
Arrêtés le 4 novembre 2016, les parlementaires avaient été déchus de leur immunité quelques semaines auparavant. Ils risquent respectivement 142 et 83 années de prison.
Pour avoir dénoncé les crimes de l'Etat turc dans les villes du Kurdistan soumises à des bombardements et au couvre-feu, la justice leur reproche d'appartenir ou d'appuyer une "organisation terroriste". Le président turc R.T. Erdogan entend aussi faire payer au HDP le camouflet que cette formation lui infligea lors des législatives de juin 2015, entravant la présidentialisation du régime et l'instauration de la dictature. Depuis, l'AKP au pouvoir a entrepris de briser toute forme d'opposition démocratique.
Les emprisonnements de journalistes, d'intellectuel-les, de syndicalistes, de responsables d'organisations des droits humains ou d'élu-es du HDP se sont amplifiés alors que les procès iniques sont devenus quotidiens.
En Turquie, toute expression du dissensus politique est désormais impossible et la politique est devenue un champ de vengeance généralisé. Comme depuis de longues années, le Parti communiste français (PCF) sera à leurs côtés.
Une délégation conduite par Jean-Paul Lecoq, député et membre de la Commission des Affaires étrangères, est présente à Ankara pour exprimer la solidarité du PCF et de son secrétaire national Pierre Laurent qui parraine Selahattin Demirtas. J.P. Lecoq rejoindra sur place Sylvie Jan, présidente d’une association de solidarité avec le peuple kurde.
Le PCF appelle la France et l'UE à dénoncer ces atteintes aux droits humains et à exiger la libération des prisonniers politiques en Turquie.
Le PCF appelle à la mobilisation pour amplifier la solidarité avec les membres du HDP qui oeuvrent pour la paix, la liberté et la justice.

samedi 9 décembre 2017

Conférence-débat sur le centenaire de la Révolution russe,

Grenoble - Samedi 9 décembre 2017 à 15 heures, Maison des associations, rue Berthe de Boissieux :
Conférence-débat sur le centenaire de la Révolution russe, avec l’historien Jean-Jacques Marie, et une introduction de Catherine Samarie, du Monde diplomatique. Une rencontre organisée par le Poid (Parti ouvrier indépendant démocratique), les Lanceurs de tuiles, le NPA, la section du Grésivaudan du PCF, Lutte Ouvrière....

vendredi 8 décembre 2017

Trump sur Jerusalem : UNE IRRESPONSABILITÉ CRIMINELLE

En reconnaissant officiellement et unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël et en décidant le transfert immédiat de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem , Donald Trump vient de placer son pays au ban de la communauté internationale . Son mépris des résolutions de l'ONU pour une solution politique à deux États, engage ce conflit colonial dans une phase qui l'éloigne encore plus d'une résolution pacifique juste et durable
L'action étasunienne trouve de nettes oppositions parmi ses propres alliés dans la région et malgré les « préoccupations » exprimées de Paris à Pékin, en passant par le Vatican, Donald Trump est donc demeuré sourd à tout avertissement sur les conséquences régionales et mondiales de ce revirement de la diplomatie américaine. Il s'agit bien de l'ultime confirmation de la disqualification absolue des Etats-Unis en matière de toute diplomatie de paix au Proche-Orient.
Cette politique fondée sur une alliance stratégique exclusive avec Benjamin Netanyahu et son gouvernement démontre une volonté mortifère de redéfinir le Moyen Orient et met le feu aux poudres en humiliant les Palestiniens privés de leurs terres et de leur État depuis un siècle, et et au-delà , les peuples du Proche et Moyen-Orient. Elle doit être fermement et unanimement condamnée par les membres des Nations unies. La France qui a trop longtemps remis sine die la reconnaissance de l’État de Palestine porte sa part de responsabilité dans cette situation, comme tout les gouvernements qui laissent agir Israël en tout impunité .

jeudi 7 décembre 2017

Honduras : Que le gouvernement français sorte de sa torpeur !

Au Honduras, le dictateur Juan Orlando Hernandez s'accroche désespérément au pouvoir alors que tout indique maintenant clairement que les résultats du scrutin du 26 novembre ont été manipulés pour lui assurer une victoire.
Hernandez n'a qu'un plan pour imposer des résultats falsifiés : poursuivre dans l'escalade de la répression contre les forces démocratiques qui manifestent depuis plus d'une semaine à l'appel du candidat de l'Alliance d'opposition contre la dictature, Salvador Nasralla qui estime à 200 000 le nombre de voix d'avance en sa faveur et qui exige le recompte des bulletins.
La dictature hondurienne est issue coup d'Etat de 2009 contre le gouvernement de centre gauche dirigé alors par Manuel Zelaya qui venait de faire adhérer le pays à l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et entendait mettre en œuvre une politique de justice et progrès social.
Ce pouvoir illégitime est capable des pires atrocités, lui qui n'a cessé en 8 ans de battre de tragiques records d'assassinats politiques contre des militant-e-s de défense de l'environnement, des droits humains, des responsables syndicaux et militant-e-s progressistes.
L’état d'urgence a été décrété mais lundi 4 décembre, des centaines de policiers ont manifesté leur refus d'obéir, d'appliquer le couvre-feu- et de charger les manifestations pacifiques de l'opposition ; s'ils étaient rejoints massivement par l'ensemble des forces de sécurité du pays, il s'agirait d'un tournant dans les événements que traverse le Honduras dont le peuple n'aspire qu'à la paix, la démocratie et une vie digne.
Le Parti communiste français apporte son plein soutien aux forces démocratiques et progressistes, au mouvements de défense de l'environnement, des droits humains et des libertés du Honduras qui résistent contre la dictature et pour le plein respect des droits fondamentaux du peuple hondurien.
Le PCF appelle fermement le gouvernement français à sortir de sa torpeur et à manifester son soutien aux forces démocratiques honduriennes en condamnant publiquement la tentative de fraude électorale et le recours à la répression des manifestations.

mercredi 6 décembre 2017

Turquie : Stop aux discriminations contre la communauté LGBT

Le gouverneur d’Ankara a décidé d’interdire, jusqu’à nouvel ordre, toute initiative et évènement culturel de la communauté LGBT. Les rencontres cinématographiques, les expositions, les conférences sont désormais proscrites. Afin de justifier cette décision irrecevable, en violation des droits constitutionnels et des obligations de la Turquie envers le Conseil de l’Europe, les autorités évoquent, sans vergogne, des motifs d’ordre public, de morale et de santé.
Depuis plusieurs années, les discriminations sont devenues permanentes à l’égard de la communauté LGBT. Les violences homophobes se sont généralisées alors que les exactions et violences policières se sont déchaînées en juin dernier lors de la Gay Pride d’Istanbul, maintenant interdite depuis 2015.
Alors que les atteintes aux droits humains s’accentuent, que le pouvoir emprisonne et que la torture a fait son retour dans les prisons, la communauté LGBT est particulièrement visée.
Le PCF exprime sa solidarité envers la communauté LGBT de Turquie et appelle la France et le Conseil de l’Europe à agir pour que le droit s’impose et que toutes les discriminations cessent en Turquie.

La Révolution Russe d’octobre 1917 : quel héritage ? Quelle actualité ?



Conférence-débat avec la participation de Jean-Jacques Marie
Historien spécialiste de l’Union soviétique

Samedi  9 décembre 
De 14h à 18h à la Maison des Associations,
2 rue Berthe de Boissieux à Grenoble

La conférence - débat que nous proposons permettra d’aborder les questions que pose la révolution d’octobre 17 : quelles sont ses causes profondes, ses ressorts, ses forces motrices ? A quelles difficultés se heurte-t-elle ?  Quels en sont les conséquences et les résultats ?
Mais aussi quelle actualité pour les révolutions d’aujourd’hui ? Quelles leçons tirer de l’expérience russe d’octobre 1917 ?
Enfin, quel héritage de cette expérience révolutionnaire, qui a suscité tant d’espoir dans le monde entier pour des générations de militants et de travailleurs, pouvons-nous revendiquer ?

Conférence-débat organisée avec le soutien du PCF 38, NPA 38, POID 38, FI (lanceurs de tuiles), LO 38 et des associations : STEP-ADAEP  et  Amis du Monde diplomatique

mardi 5 décembre 2017

Election en Corse : réaction du PCF



Déclaration du Comité exécutif national du PCF
 
Les résultats du premier tour de l’élection territoriale en Corse sont très inquiétants pour la Corse elle-même. Ils mettent en évidence une crise politique dont l’abstention est révélatrice.
Un électeur sur deux ne s’est pas rendu aux urnes et c’est encore plus marquant dans les bureaux de vote des quartiers populaires des grandes villes de Bastia et d’Ajaccio, où l’abstention dépasse souvent les 60 %.
La réforme institutionnelle de la Collectivité, imposée aux Corses sans consultation par référendum reçoit en ce sens un cinglant désaveu.
A ce déni de démocratie, s’ajoute, pour ce troisième scrutin de l’année, le sentiment que les difficultés de la vie quotidienne, auxquelles une grande majorité d’entre eux est confrontée, ne font que s’accentuer.
La cherté de la vie, la pénurie de logements sociaux, les bas salaires, le chômage, la pauvreté et la précarité ont été évacués de cette campagne électorale. De même, il n’a jamais été question des compétences qui seront exercées prochainement par les élus de cette nouvelle collectivité dotée d’importantes compétences et concentrant tous les pouvoirs non régaliens.
En revanche, il est déjà question, côté nationaliste, d’engager avec le gouvernement une négociation en vue d’une nouvelle étape institutionnelle pour, cette fois-ci, changer radicalement le rapport de la Corse à la République.
Cela interpelle d’autant plus que la référence au fédéralisme européen, voire à l’autodétermination dans les dix ans est régulièrement avancée sans se soucier de la concurrence exacerbée entre les territoires que cette option suppose dans un cadre toujours plus libéral.
Or, il est évident que pour la Corse, région métropolitaine la plus pauvre, cette fuite en avant, tout en affaiblissant l’expression de la solidarité nationale dont elle a besoin, sera désastreuse.
Dans ce contexte, il n’y aura plus aucun élu pour porter dans cet hémicycle de la Collectivité unique de Corse une alternative de gauche, antilibérale et écologique, malgré une belle campagne menée par les militantes et les militants de la Corse Insoumise, du Parti communiste français, de la Manca Alternativa et d’Ensemble.
En rassemblant 6788 suffrages, 660 de moins qu’en 2015 pour la liste PCF-FdG, cette liste, la seule de gauche (FI, PS, PRG, EELV ayant jeté l'éponge avant de mener le combat) n’est pas parvenue avec 5,7 % à franchir la barre des 7 %, indispensable pour qu’elle puisse être maintenue.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, plusieurs voix sur le continent se sont félicitées de cette disparition, dont des responsables politiques de gauche qui ne présentaient pas de candidat. C’est une analyse à courte vue, dont le patronat local pourra se satisfaire tant il est vrai que sa domination économique et sociale n’était contestée jusqu’ici que par les élus régionaux communistes.
Ce deuxième tour pourrait donc voir se réaliser une fusion des listes de droite, "macroniste" incluse, sans que cela ne vienne contrarier la victoire, non moins libérale, des listes nationalistes impatientes d’engager un bras de fer avec Paris au bénéfice de leurs résultats pour obtenir un nouveau statut.
Dans ces conditions, ce scrutin ne pouvant être considéré comme un blanc-seing, il faudra en préalable à toute discussion de ce type donner la parole aux Corses.
Le Parti communiste français apporte, toute sa solidarité aux corses et renouvelle toute son amitié aux colistier.e.s et militant.e.s de la liste « l’Avenir, la Corse en commun, l’Avvene, a Corsica in cumunu », soutenue par la Corse insoumise, le Parti communiste français, Manca alternativa/Ensemble.
 
Paris le 4 décembre 2017