Appel

lundi 21 août 2017

Béziers. Un carton rouge à Robert Ménard

Près de 150 manifestants qui ne sont pas passés inaperçus samedi... Anouchka Comushian
Rassemblés pour leur camp d’été, les jeunes communistes en ont profité pour mener une démonstration publique dans la ville dirigée par le maire d’extrême droite.
«Si j’avais 20 ans, je serai derrière la banderole avec ces jeunes », s’exclame une retraitée qui interrompt sa promenade dans Béziers, intriguée par un rassemblement massif de jeunes, drapeaux rouges déployés. Ce samedi, ils sont près de 150 militants du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) dans les rues de la ville dirigée par le maire d’extrême droite Robert Ménard. Un rassemblement, en marge du camp d’été organisé par le mouvement, pour alerter sur la destruction du Code du travail engagée à coups d’ordonnances par le gouvernement. « Avec le soutien du maire de Béziers et de sa femme (Emmanuelle Ménard – NDLR), élue récemment députée », précise Aimé Couquet, élu d’opposition (PCF) venu apporter son soutien au rassemblement. À deux pas de la place Jean-Jaurès en travaux, sous les oriflammes au graphisme des années 1930 encore en place annonçant les festivités du 15 août, le conseiller municipal rappelle qu’au printemps 2016, Robert Ménard s’est déclaré « pour la loi travail ».

le MJCF entend démasquer les mesures racistes des élus

Une position qui rend perplexe certains habitants. Fannie, qui se décrit comme « biterroise d’origine », parcourt le tract qu’un jeune communiste vient de lui donner. Tout en déclarant « ne pas faire de politique », celle-ci se félicite des « résultats » obtenus par Robert Ménard dans la ville… mais reste sans voix quand elle apprend que ce dernier s’accommode bien de la loi travail. Quant à Emmanuelle Ménard, devenue députée en juin dernier, elle ne se cache pas avoir une « attitude constructive vis-à-vis des réformes dont le pays a besoin », arguant, dans un entretien au Figaro, que « les entreprises n’en peuvent plus » et qu’« une réforme du Code du travail est nécessaire ». « S’il n’y avait pas eu la loi sur le cumul des mandats, c’est Robert Ménard qui serait député maire », souligne Aimé Couquet pour qui l’édile d’extrême droite l’est déjà, « par délégation ». Il ajoute que c’est bien « à la réunification des droites » que travaille le couple Ménard. Lui-même en a fait l’expérience au conseil municipal lorsqu’à sa proposition de motion pour dénoncer les coupes budgétaires aux collectivités ou encore à celle dénonçant la casse des droits des travailleurs, il s’est vu opposer le refus du maire. « La gestion de la ville par Ménard, c’est du tape-à-l’œil… Voire du trompe-l’œil ! » estime Aimé Couquet.
À la tête des jeunes militants qui, tout en se dirigeant vers l’esplanade du théâtre, s’arrêtent pour discuter avec la population en distribuant des tracts, Camille Lainé, secrétaire générale du MJCF, explique que, si les élus d’extrême droite s’illustrent fréquemment par des positions et des mesures racistes et xénophobes, ils n’en sont pas moins des libéraux « qui défendent des politiques favorables au capital ». Un positionnement que le MJCF entend démasquer à travers l’action menée à Béziers et dans les débats de son camp d’été, qui se tient à Coursan (Aude), à quelques kilomètres. Avec des délégués venant de 25 départements différents, l’initiative, qui allie formation politique, éducation populaire et droit aux vacances, veut être un catalyseur des luttes en faveur de la jeunesse. « La journée de mobilisation du 12 septembre contre les ordonnances de Macron et la loi travail XXL ainsi que la Fête de l’Humanité seront des temps forts de la rentrée pour aller à l’offensive », annonce Camille Lainé, en écho aux tracts qui appellent à se rendre aux deux initiatives. De retour au parc Louis-Aragon de Coursan, qui accueille les 150 participants, l’heure est à la discussion avec les militants locaux et au partage d’expériences.

Une extrême droite aux multiples facettes...

Parmi les jeunes communistes présents, certains, venus du Nord ou encore du Gard, évoquent une extrême droite aux multiples facettes. Des cinq députés FN élus dans le bassin minier du Pas-de-Calais aux mairies conquises par l’extrême droite dans les départements méridionaux, les militants décrivent tous une violence à l’égard des chômeurs, des précaires et des réfugiés qui, « si elle s’exprime différemment en prenant parfois des accents sociaux », n’est en fait qu’une droite libérale, « le mépris et la violence en plus », s’accordent-ils à dire.
Nicolas Cossange, secrétaire départemental de la fédération PCF de l’Hérault et habitant de Béziers, décrit une extrême droite locale qui s’impose « avec peu de militants », mais qui mène une « véritable bataille idéologique sur le temps long ». Et tant pis si l’honnêteté est laissée au placard. Dans les rues de Béziers, qui s’apprête à commémorer sa libération du joug nazi durant la Seconde Guerre mondiale, des panneaux montrent un résistant portant un brassard FTP (Francs-tireurs et partisans) et annoncent la Fête de la Libération qui veut honorer ceux qui « ont versé leur sang pour le peuple de Béziers ». Une reproduction d’affiche historique de 1945. Sauf que sur l’originale était inscrit : « Ceux qui ont versé leur sang pour le peuple de Paris… » Les rabougrissements identitaires de l’extrême droite ne semblent pas avoir de limites.

jeudi 10 août 2017

La section du Grésivaudan prend sa pause estivale

La section du Grésivaudan prend sa pause estivale et vous donne rendez-vous au 20/08/2017
Bonnes vacances à ceux qui partent et bon courage aux autres !

mercredi 9 août 2017

Rétablissement du jour de carence dans la fonction publique : Une mesure purement idéologique

En marge des états généraux des comptes de la Nation, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique.

Après le gel du point d’indice pour les agents de la fonction publique et la volonté de supprimer 120 00 postes en 5 ans, cette décision est une nouvelle fois guidée par un seul objectif : s'attaquer aux fonctionnaires et, à travers eux, aux missions de service public pour l'égalité. 

Quand le gouvernement justifie cette décision par un retour à l’égalité entre les salarié-e-s du privé et du public, il ment.  En réalité la grande majorité des salarié-e-s du secteur privé n’est pas assujettie au jour de carence en vertu de différentes  prise  en charge  par  les  employeurs.

Inefficace pour lutter contre l’absentéisme, cette mesure est purement idéologique. 

Plutôt que de stigmatiser chaque salarié en arrêt maladie, insinuant qu’il s’agit d’un fraudeur, Gérald Darmanin devrait s’interroger sur les raisons de la souffrance au travail.

Si le gouvernement souhaite réduire les arrêts maladie, il faut s’attaquer frontalement aux causes qui les génèrent. À savoir la dégradation généralisée des conditions de travail et la souffrance occasionnée par les politiques d’austérité.

L’argent existe pour financer une toute autre politique. Chaque année, 80 milliards s’évaporent dans les paradis fiscaux, utilisons cet argent pour renforcer le rôle préventif de la médecine du travail et développer des mesures destinées à améliorer les conditions de travail des fonctionnaires.

Le gouvernement doit entendre les revendications des fonctionnaires qui sont porteuses d'intérêt général.

Pour le Parti communiste français, il ne doit y avoir aucun jour de carence. Ni dans le privé, ni dans le public. 

Nous appelons à participer massivement à la journée de mobilisation prévue le 12 septembre.

mardi 8 août 2017

Programme et inscription

Programme et inscription en ligne sur :

www.2017.pcf.fr/universite

 

DU 25 AU 27 AOÛT 2017,

ANGERS ACCUEILLE 

L'UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DES COMMUNISTES.


Au terme d'un cycle électoral qui transforme radicalement le paysage politique, c'est une occasion précieuse de prendre le temps de faire le point, de prendre le temps de comprendre les profondes mutations politiques, économiques, sociales à l'œuvre dans notre pays. C'est entrer dans la connaissance fine des mauvais coups préparés par Emmanuel Macron et se préparer à y résister avec force.
C'est aussi penser le dépassement du capitalisme et les voies les plus pertinentes en la matière dans la période qui s'ouvre. Le Parti communiste est en effet engagé dans un grand travail collectif pour penser à nouveaux frais son fonctionnement, ses buts, sa stratégie : l'université d'été 2017 sera une immense agora mettant à son ordre du jour la transformation du Parti pour mener efficacement la lutte de classes du XXIe siècle.
L'université d'été, c'est enfin 3 jours de découvertes, de Dante au Capital, de la physique des particules à Lord Byron, des luttes de classes médiévales aux comètes et météorites en passant par le centenaire d'Octobre ou le 75e anniversaire de l'assassinat du philosophe martyr Georges Politzer, fusillé au Mont-Valérien.
Inscrivez-vous vite : le prix des billets de train augmente rapidement…
NB : Depuis l'année dernière, l'université d'été est ouverte aux familles. Les enfants (à partir de 3 ans) peuvent en effet être confiés à des professionnels agréés. Signalez-le lors de votre inscription.

lundi 7 août 2017

Remplir le questionnaire "Un statut social pour les jeunes"


Notre génération souffre de l'absence de perspective, du chômage, de la précarité, des divisions et des inégalités. Pourtant nous partageons tous la même aspiration à s'émanciper et à vivre dignement. Il est temps de relever la tête et d'en finir avec les humiliations: nous voulons être reconnus et protégé. Les jeunes communistes revendiquent la création d'un statut social pour les jeunes.
Alors donne ton avis et remplis le questionnaire!
https://docs.google.com/forms/d/1zY1I0gQNprXKLeOGW_CsxLuVTvdwuwVkVk97a2LJ-6g/viewform?edit_requested=true

dimanche 6 août 2017

Allocation de rentrée scolaire 2017, pour qui et combien ?

La liste officielle des fournitures scolaires 2017 est sur le site http://www.education.gouv.fr/cid90446/liste-des-fournitures-scolaires-pour-la-rentree-2017.html
Photo AFP/Frédéric Florin
L’allocation de rentrée scolaire (ARS) 2017 sera versée aux familles à partir de jeudi 17 août. Quels montants et à quelles conditions ?

Pour qui ?

L’ARS est versée aux familles pour leurs enfants scolarisés du CP à la Fac ou en apprentissage, âgés de 6 à 18 ans (nés entre le 16 septembre 1999 et le 31 décembre 2011 inclus)… sous condition de ressources.
Le plafond de ressources annuelles à ne pas dépasser pour en bénéficier est le suivant (il s’agit du revenu net imposable 2015 - année n-2) :
- 24 404 € pour les familles qui ont un seul enfant à charge,
- 30 036 € pour les familles qui ont deux enfants à charge,
- 35 668 € pour les familles qui ont trois enfants à charge,
- 41 300 € pour les familles qui ont quatre enfants à charge.
Ajoutez 5 632 € par enfant à charge supplémentaire.
Deux choses à savoir :
- l'ARS est versée aux parents d'enfants handicapé sayant atteints l'âge de 6 ans mais encore scolarisés en maternelle,
- en bénéficient également les familles d’enfants de moins de 18 ans en apprentissage sous condition de ressources ci-dessus mais également sous réserve que la rémunération tirée de l’apprentissage ne dépasse pas 55% du SMIC (907,19 € nets par mois actuellement).
A noter que si ces plafonds sont un peu dépassés, il est possible de demander une
Liens utiles :
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Combien ?

Les montants versés pour la rentrée scolaire 2017 sont les suivants :
- 364,09 € par enfant de 6 à 10 ans,
- 384,17 € par enfant de 11 à 14 ans,
- 397,49 € par enfant de 15 à 18 ans.
Quelles démarches ?
C’est votre Caf (caisse d’allocations familiales) ou votre caisse de MSA qui gèrent et versent les ARS.
Trois possibilités :
1.- votre enfant est âgé de moins de 16 ans et vous avez déjà été allocataire de l’ARS : pas de démarche à faire si vous avez effectué la déclaration des revenus 2016 à votre Caf ou votre caisse de MSA,
2.- votre enfant est âgé de 16 ans ou plus et vous avez déjà été allocataire de l’ARS : vous devez en plus d’avoir fourni la déclaration des revenus 2015 à votre Caf ou caisse de MSA, leur avoir déclaré que votre enfant est toujours scolarisé ou en apprentissage.
Cette déclaration peut se faire en ligne sur le site de votre Caf rubrique "mon compte" ou avec l'application mobile "Caf-Mon Compte". Il n'est plus nécessaire de fournir de certificat de scolarité à la rentrée.
3.- vous n’avez encore jamais été allocataire de l’ARS, vous devez fournir à votre Caf ou votre caisse de MSA une déclaration de ressources et de situation des prestations familiales et de logement au moyen du formulaire ou prendre contact avec votre caisse d'allocations familiales.
Notez bien qu'il n'est plus nécessaire de fournir de justificatif de scolarité, une attestation écrite sur l'honneur assurant que l'enfant est scolarisé suffit.

vendredi 4 août 2017

Chute lourde de Macron dans les sondages, signe de rejet de sa politique d'austérité

La communication orchestrée par le président de la République ne suffit plus à séduire les Français, qui réalisent que c’est bien une politique d’austérité qui est mise en œuvre. Analyse du politologue de l’Ifop, Jérôme Fourquet, interrogé par l’AFP.
Deux mois après son arrivée aux affaires, Emmanuel Macron accuse une chute de popularité quasi inédite sous la Ve République, signe d'un profond hiatus entre la communication présidentielle et la "politique d'austérité" conduite par l'exécutif, analyse le politologue Jérôme Fourquet, de l'Ifop.
Les enquêtes se suivent et se ressemblent, dix points de moins selon l'Ifop, huit selon Harris Interactive, sept selon YouGov...
Jérôme Fourquet - C'est une baisse inégalée lors du premier été d'un mandat présidentiel sous toute la Ve République. A une exception près, celle de Jacques Chirac, élu en 1995 sur la réduction de la fracture sociale et qui avait annoncé un tour de vis sur la Sécu considéré comme un reniement de ses promesses électorales. Emmanuel Macron était à 54% d'opinions favorables en juillet quand François Hollande était à 56% en juillet 2012 et Nicolas Sarkozy à 66% en 2007. La chute de popularité de Hollande était intervenue très rapidement mais avait été plus lente. Quant à Nicolas Sarkozy, il marchait toujours sur l'eau à la même période de son mandat.
Comment expliquer ce soudain dévissage ?
Jérôme Fourquet - C'est la résultante de mécontentements et de griefs divers qui émanent de catégories de la population très différentes. La baisse est particulièrement marquée dans la fonction publique, 18 points contre 10 en moyenne. Elle témoigne ici d'un mécontentement catégoriel et salarial: gel du point d'indice, retour du jour de carence vécu comme une mesure vexatoire, coupes budgétaires... Le deuxième foyer de mécontentement important, ce sont les retraités qui s'inquiètent vivement de la hausse annoncée de la CSG. Les critiques portent aussi sur l'attitude d'Emmanuel Macron à l'égard du général de Villiers. Beaucoup y voient un excès d'autoritarisme conjugué au reniement de la parole donnée sur le budget de la défense. A cela, s'ajoutent, plutôt dans l'électorat de gauche, des critiques sur la réception en grande pompe à Paris de Vladimir Poutine et Donald Trump. D'une manière générale, Emmanuel Macron sort de l'état de grâce pour rentrer dans l'atmosphère et assumer le coût politique de ses arbitrages.
C'est très clair sur un sujet phare de sa campagne, la suppression de la taxe d'habitation. A la suite du discours de politique générale d'Edouard Philippe, le trouble s'est installé parmi les électeurs les plus modestes qui pourraient en bénéficier mais ont compris qu'elle ne serait finalement appliquée que progressivement. Quant aux catégories les plus aisées, elles redoutent d'être une nouvelle fois les dindons de la farce et de payer pour tous les autres.
Un clair avertissement pour l'avenir ?
Jérôme Fourquet - Dans une partie de l'opinion commence à s'installer le sentiment d'avoir affaire à un grand séducteur et un communicant hors pair mais dont la communication hyper hollywoodienne et léchée est un instrument au service d'une politique d'austérité. Précisons que notre sondage a été réalisé avant l'annonce d'une baisse de cinq euros mensuels des APL et le coup de rabot de 300 millions d'euros pour les collectivités locales. Les Français mécontents ont l'impression qu'Emmanuel Macron poursuit exactement la politique antérieure ce qui est d'autant plus paradoxal qu'il n'a de cesse de vouloir se démarquer des erreurs de son prédécesseur et entend incarner une "nouvelle politique". Or c'est dans les premiers mois du mandat présidentiel que se figent l'image et la grille de lecture des Français. Et une fois que le pli est pris, il est très difficile de le défaire. Le risque qui guette aujourd'hui le président, c'est que les Français passent progressivement du "il est brillant et réussit tout ce qu'il entreprend" à "en fait, tout ça, c'est de la com'".
La popularité d'Emmanuel Macron est en forte baisse (-7), avec 36% seulement de jugements positifs sur son action, et le chef de l'État se voit désormais devancé par Édouard Philippe (-2), selon un sondage YouGov diffusé jeudi.
Trois mois après son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron perd notamment 14 points en un mois auprès des sympathisants centristes et 8 auprès de ceux des Républicains. 49% (+13) des personnes interrogées jugent négativement son action.
Le Premier ministre le devance d'un point avec 37% d'avis favorables, malgré une forte baisse de popularité auprès également des proches des centristes (-10) et des Républicains (-10). 42% (+11) portent sur son action un jugement défavorable, selon cette enquête pour le Huffington Post et CNews.
A l'image du couple exécutif, le gouvernement voit sa popularité s'effriter avec 33% d'opinions positives, soit une perte de cinq points.
Près d'un Français interrogés sur deux (49%, -8%) estime toutefois que le gouvernement est "prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays", mais moins d'un sur trois (32%) dit avoir confiance en lui pour moraliser la vie publique.
Le chômage et l'emploi (25%, -2) restent les principales préoccupations des Français, devant l'immigration (15%, +1) et la protection sociale (14%, +1).
Enquête réalisée du 26 au 27 juillet auprès de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
(AFP)

Code du Travail : PS, PCF et LFI unis contre les ordonnances du gouvernement

LE SCAN POLITIQUE - Les trois chefs de file des groupes de la gauche parlementaire annoncent avoir déposé un recours au Conseil constitutionnel visant à empêcher la majorité de contourner le débat parlementaire.
C'est une union de forces politiques qui pourrait faire date dans l'histoire de la législature qui s'est ouverte en juin dernier: les chefs de file des groupes socialistes, communistes et élus France Insoumise se sont accordés pour tenter d'empêcher le gouvernement Philippe d'imposer sa «réforme du dialogue social» par ordonnance, afin d'éviter le potentiel bourbier d'un débat parlementaire qui s'annonce âpre. En marge d'une conférence de presse ce jeudi 3 août, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'un recours sera déposé ce vendredi auprès du conseil constitutionnel.
«Nos trois groupes, ainsi que des députés non-inscrits déposeront cette semaine un recours au Conseil constitutionnel sur le projet de loi d'habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social. Cette initiative commune est la seule qui permette à nos groupes d'opposition de saisir le Conseil constitutionnel pour s'assurer de la conformité des projets de loi votés par la majorité à la loi fondamentale de notre République. Et nous la réitérerons chaque fois que cela nous semblera justifié», écrivent Olivier Faure, André Chassaigne, et Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.
Selon eux, la majorité prendrait quelques arrangements avec la constitution pour faire passer cette réforme clé sans coup férir. «Sur la forme, la procédure d'adoption de cette loi a été marquée par des délais et conditions matérielles ayant empêché le Parlement d'exercer son rôle constitutionnel, et méconnaît notamment l'exigence de clarté et de sincérité du débat parlementaire», écrivent-ils. Avant de préciser que «sur le fond, cette loi méconnaît l'exigence de précision des finalités de l'habilitation qui découle de l'article 38 de la Constitution». «En entretenant le vague sur les mesures à venir, la loi d'habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social laisse toute latitude au gouvernement pour modifier à sa guise le code du travail, sans garantie du respect des droits fondamentaux des salariés», s'inquiètent les chefs de file de l'aile gauche du palais Bourbon.
Cette union ponctuelle des forces de gauche à l'Assemblée pourrait préfigurer de convergences futures destinées à gêner la majorité macroniste, par exemple sur le vote du budget. Reste aux protagonistes à calmer les sérieuses tensions qui les divisent toujours.

jeudi 3 août 2017

Les membres du collectif du Grésivaudan en action dans la vallée





Ils ne lâchent rien : Les membres du collectif du Grésivaudan étaient sur les ponts de l'autoroute, tôt ce matin, pour déployer leur colère et exprimer leur volonté de maintenir le code du travail en l’état et donc de retirer les projets Macron-Pernicaud
Pour preuve cette manifestation pour informer les usagers, nombreux à utiliser l’autoroute à cette heure matinale pour se rendre à leur travail, et qui n’ont pas manqué de soutenir leurs camarades par un concert de klaxons.      
 La matinée ce finira par une distribution de tracts au marché de Pontcharra ou l’accueil fut très bon.