dimanche 1 février 2026

Capgemini : sanctions, remboursement des aides et contrôle public et social !


 Capgemini, entreprise française, a conclu avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), sous couvert d’une de ses filiales, des accords, en particulier pour fournir du « skip-tracing » (identification et localisation des migrants), pour un montant de 365 millions de dollars. Plus Capgemini localise de migrants, plus elle empoche !

L’ICE, l’agence fédérale chargée de l’immigration aux États-Unis, s’est transformée en milice au service du projet MAGA de Donald Trump. Elle agit hors de tout principe déontologique, sans contrôle, sans contre-pouvoir, sans autre compte à rendre qu’à la Maison Blanche. Elle est devenue l’outil de l’État trumpiste, c’est-à-dire d’un pouvoir illibéral au service d’un projet xénophobe et raciste. Elle traduit la volonté des secteurs dominants du capitalisme états-unien de faire advenir un régime autoritaire s’affranchissant de tout principe démocratique.

Il s’agit là d’un laboratoire international pour toutes les extrêmes droites. Son directeur, Todd Lyons, nommé par Trump, recule les bornes de l’ignominie en comparant les expulsions de masse en vingt-quatre heures au service Prime d’Amazon, assimilant ainsi les migrants à des objets.

Le bilan est terrible, avec l’assassinat de Renée Good le 7 janvier 2026 et celui d’Alex Pretti le 24 janvier 2026. L’ICE suscite aussi des protestations massives, preuve que les résistances populaires sont actives contre les politiques trumpistes.

C’est un accord de la honte, qui baigne dans le sang de Renée Good et d’Alex Pretti, et qui se repaît de dollars tirés des désastres humains et de la négation des droits humains.

Il s’inscrit dans la droite ligne du rapprochement avec Palantir, dont l’ancien dirigeant, Peter Thiel, est un proche de Trump, libertarien, et vient de prononcer, ce lundi 26 janvier, un discours halluciné devant l’Académie des sciences morales et politiques à Paris, rempli d’élucubrations pseudo-religieuses.

Dans le même temps, la direction de Capgemini a annoncé, le 20 janvier, vouloir supprimer 2 400 emplois, soit près de 7 % des 35 000 postes du groupe en France.

De qui se moque-t-on ? Les dirigeants de cette entreprise s’enrichissent grâce aux politiques racistes de Trump, tout en mettant des salariés à la rue en France.

Déjà, en 2022, la sénatrice communiste Éliane Assassi, rapporteure de la commission d’enquête sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, avait pointé des problèmes quant à l’influence exercée par l’entreprise Capgemini en France sur les politiques publiques.

Les déplorations du gouvernement français ne suffisent pas.

Le PCF demande :

- la rupture des contrats avec l’ICE ;
- l’exclusion des marchés publics français et européens tant que l’entreprise collabore avec des agences violant les droits humains ;
- le remboursement des aides publiques perçues par l’entreprise (Capgemini a reçu 80 millions d’euros de Crédit Impôt Recherche en 2025) ;
- la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les activités de Capgemini.

Enfin, le PCF appelle à ce qu’une réflexion soit engagée dès à présent sur la mise sous contrôle public et social de l’entreprise.

Paris, le 29 janvier 2026

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