dimanche 10 juin 2018

Parcoursup : « Attitude irresponsable du gouvernement »

Des milliers de lycéennes et lycéens de Terminale (40% au moins), à la veille des épreuves du Baccalauréat, n’ont reçu à cette date aucune réponse, en dépit pour la plupart d’excellents résultats, ajoutant ainsi à leur stress. Cette situation ne résulte pas du hasard ou de problèmes informatiques mais d’un choix politique explicite assumé.
On apprend ainsi que le traitement des dossiers peut faire intervenir l’établissement d’origine des futurs étudiant.e.s : comme par hasard, ce sont les établissements des localités les plus frappées socialement par la crise qui trinquent en large majorité.
Que des Présidents d’université justifient avec cynisme cette « méthode » de tri sélectif est une honte pour l’Université de notre pays. Mais voir la ministre et le gouvernement déclarer benoîtement que les choses seront réglées en septembre passe toute limite de l'irresponsabilité.
Parcoursup ne répond en rien au scandale du tirage au sort organisé par le système antérieur. Il ne répond en rien aux défis de formation de notre temps et tourne le dos à la nécessité de permettre à chacun.e de nos jeunes de développer leurs capacités dans des parcours choisis de réussite.
Le PCF sera en première ligne pour contribuer à construire, avec toutes les forces disponibles, les conditions d’une alternative à un système dont le profit et l’inégalité sociale sont des moteurs essentiels. Ce système est à bout de souffle, il faut en sortir. Le PCF exige l'ouverture de 50 000 places supplémentaires à l'Université et le doublement sur la législature des moyens budgétaires des Universités.
Commission Enseignement supérieur du Parti Communiste Français,

vendredi 8 juin 2018

LA SOCIALE

La section du parti communiste du Grésivaudan organise une soirée débat sur le film "la SOCIALE" avec michel ETIEVENT et deux salariées syndiquées de la CAF le vendredi 8 juin.

L’Italie : « Il n’y a rien de progressiste dans le gouvernement Conte »

L’extrême-droite vient d’entrer dans le gouvernement de la 3e puissance de la zone Euro avec un objectif clair. Quand Mateo Salvini, devenu ministre de l’Intérieur, dit « Clandestins, préparez-vous à faire vos valises ! », quand Lorenzo Fontana, le ministre « de la Famille » dit « les homosexuels veulent nous dominer et effacer notre peuple », c’est bien une société bâtie sur des principes ethnicistes et identitaires que le gouvernement Conte souhaite construire.
Les dirigeants européens, arc-boutés sur la défense de l’orthodoxie néolibérale et austéritaire, sont muets sur ces orientations nauséabondes. Ils portent cependant une lourde responsabilité sur la crise italienne.
Voila où mène la marginalisation durable de la gauche, du fait de la transformation du parti social-démocrate en parti démocrate. Voilà où mène la politique néolibérale de Renzi et de Gentiloni (Parti démocrate), soutenue par l’UE, uniquement axée sur l’équilibre budgétaire sans réduire ni le chômage, ni les profondes fractures territoriales. Voilà où mène la politique du gouvernement Gentiloni visant à fermer les frontières du pays et qui a légitimé le discours de l’extrême-droite. Voilà où mènent les tentatives scandaleuses, poussées par les dirigeants européens, de bâtir des gouvernements technocratiques sans l’appui du peuple, du coup d’état financier de 2011, aux lamentables combinaisons du président de la République Sergio Mattarella.
On analyse souvent la situation en Italie à partir de l’opposition entre « pro-systèmes » et « anti-systèmes ». Cette lecture est fausse. Il n’y a rien de progressiste dans le gouvernement italien. Face au désastre, il est nécessaire de reposer la question de la gauche. De nombreuses voies se cherchent dans la gauche italienne, politique et sociale. Le PCF y est très attentif et exprime son soutien et sa solidarité avec celles et ceux qui entrent en opposition à ce gouvernement et qui veulent construire une Italie pour le bien du plus grand nombre, libérée des tendances nauséabondes représentées par le gouvernement Conte et libérée des marchés et de la finance.
Il est urgent d’ouvrir des brèches dans la logique néolibérale, anti-démocratique et austéritaire dans laquelle s’enfoncent les dirigeants européens et l’UE, faute de quoi le scénario italien pourrait se répéter dans d’autres pays européens.

jeudi 7 juin 2018

Une crise sans précédent au centre socio-culturel de Brignoud

Y a-t-il, ou non, une crise au centre socio-culturel de Brignoud (Sicsoc) ? Cette question, nous l’avions déjà posée lors d’un précédent article, le 5 mai.
Elle a été à nouveau évoquée ce vendredi soir, lors d’une réunion publique, organisée conjointement par les syndicats Sud Solidaire et CGT. Et si le doute pouvait encore planer, cette réunion a fini par le lever, définitivement. Oui il y a une crise au Sicsoc ! Elle est grave et sans précédent.
Retour sur une réunion sans filtre, des plus singulières, et où la parole n’aura jamais été aussi libre et libérée. Plus d’une cinquantaine de personnes y assistaient, si bien que la salle Florence-Arthaud à Brignoud semblait presque trop petite pour l’occasion.
Étaient présents quelques élus du Sicsoc, le Syndicat intercommunal en charge de la gestion et de l’animation du centre socioculturel, des salariés du centre, des bénévoles et aussi des usagers.
Si la directrice n’était pas là physiquement, elle l’a été pourtant au cours de ces deux heures sous haute tension tant elle a cristallisé toutes les critiques, remarques et commentaires. Cette réunion a pris les allures d’un réquisitoire à charge. Si dans la salle, un clan pro-direction était là pour la défendre, un autre plus important constitué de personnes en grande souffrance ou détresse psychologique - des salariés et bénévoles de la structure pour la plupart – a donné son point de vue, sa vérité souvent avec violence - dans le discours uniquement - et une très vive émotion. Et entre ces deux camps, un groupe d’individus – des salariés, bénévoles, ou usagers – totalement perdu, ne sachant à quel saint se vouer, et quelle vérité croire, a lui aussi exprimé son profond désarroi à l’image du nouveau directeur d’un des centres de loisirs arrivé il y a deux mois. Au bord des larmes il s’est dit « perdu dans cette situation qui lui échappe totalement ! ».

Un syndicat dénonce “un fonctionnement clanique”

Une situation que le syndicat Sud solidaire avait dénoncée dans un communiqué à la presse début mai et dont nous nous étions fait l’écho. Il évoquait « une organisation interne clanique où cohabitent le clientélisme et la stigmatisation, […] un management maltraitant […] avec des modifications de travail arbitraires, des critiques continuelles […] » Pire « des salariés disant craindre la direction et avoir peur de ses réactions » d’où un signalement de Solidaire auprès de la CAF et du préfet qui a été saisi dans le cadre d’une procédure d’alerte pour danger grave et imminent. Ce fonctionnement clanique tant décrié s’est révélé être une réalité. Vendredi soir, chaque clan a véritablement considéré l’autre comme son ennemi.
un diagnostic réalisé par le centre de gestion mais contesté par sud solidaire Sud solidaire a aussi longuement contesté le diagnostic sur l’identification des risques psychosociaux au travail, réalisé en mars par le Centre de gestion 38 (établissement public au service des employeurs territoriaux). Le syndicat a pointé un problème de subjectivité. Pour lui, les clivages sont trop profonds, et une médiation n’est plus suffisante pour régler la crise. Il a explicitement demandé à ce que soit diligenté un audit externe, car selon lui, il n’y a plus de doutes possibles : « On n’est pas loin d’un drame ! »
Salia Arrada, l’adjointe aux affaires scolaires à Villard-Bonnot et conseillère syndicale au Sicsoc était présente vendredi soir. Elle a sa lecture : « On a eu droit à une décharge émotionnelle pour installer le doute ! ». Elle ne minimise pas la souffrance des salariés. Elle l’a entendue, mais s’interroge sur son origine exacte. Pour elle, la directrice n’est pas l’unique responsable et donc coupable. Un point de vue que partage fermement le président du Sicsoc, le maire de Froges, Claude Malia. La gestion de la crise lui a été vivement reprochée vendredi soir. Des critiques qui ne le visaient pas uniquement, tous les élus de Froges et Villard-Bonnot, les communes porteuses de la structure, ont été tout autant jugés responsables « Pourquoi n’avez-vous pas réagi plutôt ? », se sont-ils vus reprocher.
Sur ce point le président s’est montré très clair. Les attaques à l’égard de la directrice sont « inadmissibles ! C’est inhumain ce qu’on lui fait subir ! ». Et pour mieux contrecarrer les attaques, le voilà qu’il sort pétition et lettre de soutien signées par une vingtaine de salariés solidaires de la directrice. « Je peux admettre que l’on critique des élus sur leur maladresse mais je n’admets pas que l’on juge le travail de professionnels » en évoquant le diagnostic du Centre de gestion 38. Une chose est certaine, il n’y aura pas d’audit externe comme l’espèrent les syndicats et les élus des CHSCT. Et non, la directrice ne sera pas démise de ses fonctions. Car cette réunion publique n’avait d’autres objets que d’exiger sa tête.
Bref, les conseils municipaux de Froges et Villard-Bonnot ont abondé de 150 000 € le budget global de fonctionnement pour permettre le remplacement des personnes en arrêt maladie et engager au 1er  juillet, une Directrice des ressources humaines (DRH). C’était l’une des recommandations établies par le Centre de gestion 38. Elle a été suivie. Reste un point noir, et de taille pour le président, l’agrément de la CAF. Il pourrait bien sauter si la crise persiste surtout que la directrice est, elle aussi, en arrêt maladie. Traduction si l’agrément saute, c’est le centre qui saute avec…
un diagnostic réalisé par le centre de gestion mais contesté par sud solidaire Sud solidaire a aussi longuement contesté le diagnostic sur l’identification des risques psychosociaux au travail, réalisé en mars par le Centre de gestion 38 (établissement public au service des employeurs territoriaux). Le syndicat a pointé un problème de subjectivité. Pour lui, les clivages sont trop profonds, et une médiation n’est plus suffisante pour régler la crise. Il a explicitement demandé à ce que soit diligenté un audit externe, car selon lui, il n’y a plus de doutes possibles : « On n’est pas loin d’un drame ! »
D’anciens salariés du centre “Pugnet” de Chambéry sont aussi venus témoigner : « Voilà ce que nous avons vécu avec la même direction que vous. Ne faites pas la même erreur que nous… Vous pouvez éviter d’en arriver là grâce au dialogue, mais il faudra que de toute part, il y ait une volonté de sortir de cette crise par le haut ! », a conseillé un ex-salarié social, licencié, toujours en procédure. En Savoie, le management de la direction aurait créé, selon certains salariés, les mêmes divisions qu’à Brignoud. Comme à Chambéry, le Sicsoc “vit” au rythme des arrêts maladie à répétition.
un diagnostic réalisé par le centre de gestion mais contesté par sud solidaire Sud solidaire a aussi longuement contesté le diagnostic sur l’identification des risques psychosociaux au travail, réalisé en mars par le Centre de gestion 38 (établissement public au service des employeurs territoriaux). Le syndicat a pointé un problème de subjectivité. Pour lui, les clivages sont trop profonds, et une médiation n’est plus suffisante pour régler la crise. Il a explicitement demandé à ce que soit diligenté un audit externe, car selon lui, il n’y a plus de doutes possibles : « On n’est pas loin d’un drame ! »

mercredi 6 juin 2018

Carrefour : "Le coût du capital contre l'emploi"

Carrefour vient d'annoncer la reprise de 29 magasins ex-Dia sur les 272 magasins existants.
Alors que le groupe a touché 2 milliards de CICE en 5 ans et distribue environ 500 millions d'euros par an à ses actionnaires, l'enseigne s'apprête donc à licencier près de 2000 personnes.
Un comble quand, parallèlement, Oxfam révèle que si les entreprises du CAC40 avaient maintenu en 2016 leur niveau de dividendes de 2009 et augmenté les salaires, les travailleurs de ces entreprises auraient vu leur revenus augmenter de 2000 euros par an et par salarié.
Les méthodes de Carrefour prônant le coût du capital contre l'emploi sont révoltantes. Le PCF demande des comptes sur l'argent public perçu par Carrefour et utilisé pour rémunérer les actionnaires et liquider les emplois.
Le PCF sera de tous les combats, de toutes les mobilisations pour lutter contre les licenciements boursiers. Le 15 juin prochain, à l'occasion de l'AG du groupe aux Docks d'Aubervilliers, il sera aux côtés des salariés de Carrefour, pour contrer le plan de licenciements et la fermeture des magasins.

mardi 5 juin 2018

« Saison croisée France-Israël » : Non à la venue de Benyamin Netanyahu

Depuis le 20 mars, l’armée israélienne obéissant aux ordres de son gouvernement tue et mutile les Palestiniens de Gaza (120 morts, 13 000 blessés dont certains de manière irréversible) qui manifestent pacifiquement sur leur terre pour le respect de leurs droits fondamentaux.

Le 5 juin, le représentant de ce gouvernement, le Premier ministre Benyamin Netanyahu, un homme passible de l’accusation de crimes de guerre devant la Cour pénale internationale (CPI) serait au côté du président français Emmanuel Macron pour inaugurer la « Saison croisée France-Israël », initiative qui doit « renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France » selon l'Institut français, chargé de l'action culturelle extérieure de la France.

Il y va de l’honneur de la France d’annuler cette visite et cette initiative à l’heure où la communauté internationale (hormis les Etats-Unis de Donald Trump) s’indigne devant l’extrême gravité des crimes commis à Gaza et le mépris d’Israël pour le droit international. Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, Federica Mogherini, représentante de la diplomatie européenne ont demandé une « enquête indépendante » sur l’usage de balles réelles.

Israël doit se conformer aux résolutions de l’ONU, de la 4e convention de Genève, en renonçant à sa politique colonialiste.

Le PCF demande avec la plus grande fermeté au président de la République de s'opposer au déni d’humanité que symbolise l’attitude de l’actuel gouvernement d’Israël, de sortir d’une posture qui cautionne une politique mortifère qui met deux peuples en danger.

La France doit :
- ne pas accueillir Benjamin Netanyahu, commanditaire des massacres de Gaza
- annuler la « Saison croisée France-Israël »
- reconnaître l’Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale
- demander l’arrêt de la colonisation
- demander la fin du blocus de Gaza
- demander la suspension de l’accord d’association Union européenne/Israël

Le PCF appelle à la manifestation organisée par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) le mardi 5 juin à partir de 18 h 30 à Paris, places des Invalides, et partout en France à l’appel de nombreuses associations.

Censure de Mariano Rajoy : ouvrir le chantier d'un changement démocratique en Espagne

La censure votée par le Parlement espagnol qui met fin au gouvernement corrompu de Mariano Rajoy est un premier pas important permettant d’ouvrir un processus de régénération démocratique de l’Etat espagnol et de ses institutions. Celui-ci ne sera possible que si le nouveau président du conseil investi, Pedro Sanchez, s’attèle avec son parti et dans un dialogue constructif avec les forces de progrès social et démocratique, à répondre aux principales aspirations des peuples d’Espagne : en inversant les politiques d’austérité et de régression sociale qui ont considérablement aggravé la situation pour une grande majorité de la population et plus particulièrement pour les plus démunis ; en mettant fin aux politiques autoritaires et répressives pratiquées par la droite ; en se projetant dans la reconnaissance «d’une Espagne plurielle, diverse qui -comme le souhaitent pour leur part la Gauche unie et les communistes d’Espagne que nous soutenons- pourrait s’inscrire dans une République fédérale ». L'enjeu est important et les obstacles sur ce chemin sont nombreux. Mais tel est notre espoir.

Des miettes pour les EHPAD





Des miettes pour les EHPAD

Annoncé à grands renforts médiatiques depuis plusieurs jours, le plan pour les EHPAD du gouvernement a été dévoilé. Des miettes... Il ne s'agit en fait que de mesurettes sans rapport avec l'attente des personnels et des familles.
Infirmières en astreinte et télémédecine ne rajouteront pas de présence humaine dans les établissements alors que les événements récents ont montré les limites de la prise en charge, notamment aux urgences, secteur particulièrement surchargé.
Car c'est bien de présence humaine, de créations d'emplois, de formations, qui sont nécessaires, tant pour les EHPAD que pour l'aide à domicile. L'appel au secours, la colère des personnels n'ont pas été entendus.
L'aménagement de la convergence des tarifs ne règlera ni le manque de places dans le secteur public, seul accessible aux familles modestes, ni la nécessité de nouvelles formes de prises en charge plus souples, plus respectueuses de la volonté des personnes âgées.
Le PCF demande un véritable service public pour les personnes en perte d'autonomie avec un remboursement par l'assurance maladie à 100%. Il est possible de le financer grâce à une cotisation sociale additionnelle, assise sur les revenus financiers des entreprises et grâce à une modulation des cotisations des entreprises pour les accroître en fonction de leur politique salariale et d’emplois, Les entreprises supprimant des emplois ou ne respectant pas l'égalité salariale femme/homme pourraient être concernées.

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