vendredi 24 septembre 2010

Communiqué de Presse du Mouvement Jeunes Communistes de France






"Alors que sort un numéro spécial du magazine du Secours Populaire Français sur la précarité des jeunes, la droite continue de les enfoncer dans le chômage et la pauvreté notamment avec sa réforme des retraites qui vise à faire travailler les salariés plus longtemps alors que 25% des jeunes sont au chômage en France.
L’enquête IPSOS/Secours Populaire révèle qu’un jeune sur deux chez les 18-30 ans se dit angoissé lorsqu’il pense à sa situation actuelle et à son avenir.
C’est le niveau de vie (revenus, autonomie financière…) qui est la cause la plus importante d’insatisfaction : un jeune Français sur trois s’en dit mécontent.
Dans le même temps Le rapport du BIT sur les Tendances mondiales de l’emploi des jeunes indique que sur les 620 millions de jeunes économiquement actifs, âgés de 15 à 24 ans, 81 millions étaient sans emploi fin 2009 – le plus haut chiffre jamais atteint.
Le rapport met en garde contre "le risque d’une "génération perdue", constituée de jeunes gens qui sont totalement détachés du marché du travail et ont perdu tout espoir de pouvoir travailler pour gagner décemment leur vie".
Ces rapports accablants sur la situation des jeunes nous mettent face à un constat que les jeunes communistes dénoncent et combattent depuis longtemps : notre génération est sacrifiée pour sauver un système capitaliste en crise.
Pour Pierric Annoot, Secrétaire Général des Jeunes Communistes : « alors que tout devrait être mis en œuvre pour nous sortir du chômage et de la précarité, le gouvernement décide de nous condamner à perpétuité avec sa réforme des retraites en nous instaurant une double peine : celle de nous priver de travail aujourd’hui pour ne pas avoir de retraites plus tard ! La situation exige au contraire de mettre un véritable plan d’urgence pour le droit au travail des jeunes et de prendre en compte les évolutions de la société dans la réforme des retraites par la validation des années de formation, la validation des périodes de stages, la validation des périodes d’inactivité forcée, dans le calcul des annuités.
Avec le collectif « la retraite une affaire de jeunes » les jeunes Communistes porteront ces propositions jusqu’à ce que le gouvernement les entendent !

Trois millions : Et là, ça compte ?

Des cortèges plus fournis, des mouvements de grèves plus suivis dans le secteur privé, les syndicats parviennent, avec la journée de mobilisation du 23 septembre, à élargir la contestation contre la réforme des retraites du gouvernement.
Cent vingt mille personnes ont défilé à Toulouse, comme à Bordeaux. Ils étaient, selon les syndicats,  220.000 à Marseille et près de 300.000 à Paris, des chiffres supérieurs au 7 septembre. Globalement, les manifestations ont fait le plein hier, lors de la deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites organisée depuis la rentrée. La CGT annonce plus de 3 millions de manifestants réunis dans 230 cortèges, la CFDT en comptabilise 2,9 millions, plus donc qu’il y a 15 jours. Tous ont noté comme l’a signalé Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC, « un réel renouvellement des manifestants ». Il n’y que la police pour faire baisser la statistique et comptabiliser 997.000 personnes dans les rues contre 1,12 millions le 7 septembre.
Les défilés, la plupart très dynamiques, ont rassemblé plus de salariés du secteur privé, plus de femmes, plus de jeunes, montrant que les syndicats ont atteint un de leurs objectifs : enraciner la contestation dans le secteur privé et dans des publics pour qui il n’est pas toujours facile de faire grève ou de venir manifester. « C’est  quand même un événement que de constater qu'une semaine après le vote à l'Assemblée nationale d'un texte profondément rejeté dans le pays, la première des réactions soit une présence massive dans les rues », a constaté Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. Tandis que François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, se targue, tout sourire, d’un « pari gagné ». Pour Pierre Laurent, il est clair que « la rue a parlé et elle est unanime. » Le secrétaire national du Parti communiste estime que « le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion ».
L’Elysée n’a pourtant pas manqué de se délecter, tôt dans la matinée, d’une « baisse sensible» du nombre de grévistes dans le secteur public. Les taux de grévistes, qui restent forts, ont effectivement légèrement fléchi. La CGT-cheminots a recensé jeudi 49,85% d’agents en grève contre 51,8% le 7 septembre (37,06% contre 42,9%) pour la direction. Chez les enseignants, le taux s'élève à 55% dans le primaire et 45% dans le secondaire selon la FSU (25,8% pour le ministère). Le nombre de  grévistes est en baisse de 5% parmi les postiers (mobilisés tout de même à 30% selon Sud). A pôle Emploi, par contre, l’appel à la grève à mobilisé autant que la dernière fois. Elle a été particulièrement suivie dans le transport aérien avec, en moyenne, 40% d’annulation de vols et jusqu’à 50% à Orly.
Si le président de la République en conclut que les Français « considèrent que tout cela est déjà derrière eux », les leaders syndicaux préviennent Nicolas Sarkozy qu’il vaudrait mieux réviser ce jugement. « Je conseillerai au gouvernement de s’inquiéter », grince jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO. Ce 23 septembre rassemble un public plus large que le 7 septembre. Il confirme le basculement de l’opinion publique contre son projet et un ancrage de la contestation dans le secteur privé. Entre 50 et 80% des personnels des six raffineries Total sont, par exemple, en grève, chiffres de la direction. En Isère, quelques 60 entreprises de la métallurgie, de Péchiney à Alcan, en passant par Caterpillar, Citroën, Thales ou Valeo ont observé entre 2 heures et une journée de grève. La CGT du commerce parisien a fait savoir que dans ce secteur la grève a été « plus suivie » que le 7 septembre, chez Monoprix, Tati ou aux Galeries Lafayette notamment. A Paris, une douzaine d’entreprises, du public comme du privé, ont organisé une manifestation pendant le pause déjeuner « parce qu’il n’est pas toujours possible de rejoindre la manifestation parisienne ». Jean-Luc Mélenchon ne s’y est pas trompé : dans le cortège parisien le président du Parti de gauche s’est félicité d’un « mouvement qui s’enracine dans le privé, là où c’est le plus dur de faire grève ».
Les responsables syndicaux tirent donc comme principal enseignement de cette journée que « la contestation grandit », selon les propos de Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.  L’intersyndicale, qui se réunit vendredi matin devrait décider d’une nouvelle journée d’action pour samedi 2 octobre, peut-être décider d’une date supplémentaire quelques jours après, qui prennent en compte l’arrivée du projet de loi au Sénat. La discussion parlementaire devrait commencer le 5 octobre. D’ici là, les salariés sont appelés à se mobiliser, en France, dans le cadre de la journée européenne contre l’austérité organisée par la confédération européenne des syndicats.
Paule Masson

Le député PCF du Puy-de-Dôme a officiellement annoncé son intention de représenter les communistes lors du scrutin présidentiel ce vendredi, à l'occasion de l'ouverture de la Fête de l'Humanité. Rencontre avec un député inconnu et atypique.

Qui connaît André Chassaigne ? Pas Thomas, 28 ans, marseillais et sympathisant communiste, ni ses amis. A peine Bernard, 54 ans, qui sait que le député a réalisé le meilleur score du Front de gauche aux dernières régionales. Quant à Caroline, la quarantaine, venue de Bretagne, elle associe le nom "Chassaigne" aux OGM, sans trop savoir pourquoi.

OGM et régionales, les deux grandes victoires d'André Chassaigne depuis son élection, en 2002, comme député du Puy-de-Dôme. OGM parce qu'il a réussi à faire adopter, en 2008, un amendement restreignant la culture de plantes génétiquement modifiées. Régionales parce qu'avec plus de 14 % en Auvergne, André Chassaigne a porté haut les couleurs du Front de gauche en mars dernier.

On oublie pourtant le principal: André Chassaigne est pour le moment le seul élu décidé à porter les couleurs du PCF à la présidentielle de 2012. Le bruit courait depuis quelques semaines, l'intéressé l'a confirmé dans un communiqué au premier jour de la fête de l'Humanité ce vendredi.

Deux heures avant cette annonce, il nous reçoit au stand de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), dont il est le président. La déclaration de candidature est dans son sac, enfin rédigée : "Je n'ai pas de chargé de communication, j'ai écrit ce texte tout seul, et j'ai pesé le moindre mot. Je suis un artisan qui ciselle", raconte-t-il. Le député travaille "à l'ancienne", en découpant des articles, notant des citations, regroupant le tout dans des pochettes.

Un député ne sait pas tout

Un travail artisanal, qui trouve sa source dans les villages auvergnats de sa circonscription, sur le terrain, dans les lectures et les rencontres. André Chassaigne n'avance que de cette façon, de manière empirique et cherche toujours à savoir ce qu'il ne sait pas pour paraphraser la citation de Confucius qu'il a placé en exergue de son ouvrage Pour une terre commune. 

A l'heure où les élus répondent à la chaîne à tous les questions d'actualité qui passent, André Chassaigne défend une autre approche : "un député ne sait pas tout et c'est bien de le dire. Un exemple. A l'Assemblée, on devait aborder la question des zones humides. Pour moi, on allait parler des marais et marécages. Je suis allé voir un copain pêcheur dans ma circonscription. Et c'est en fait sur le terrain avec lui que j'ai compris ce qu'était une zone humide. J'ai raconté cette histoire dans mon livre, et quand ma fille l'a lu cet été, avant sa sortie, elle m'a dit : 'Ne raconte pas cela, on va se moquer de toi, tu devrais le savoir'. Mais non, un député ne sait pas tout."

Aujourd'hui spécialiste des questions écologiques, à son élection, il est pourtant tombé par hasard dans la marmite du développement durable. Il s'est ainsi d'abord intéressé "aux questions coco-productivistes", puis au fil des lectures, des auditions, des visites sur le terrain, il a fini par prendre la mesure du sujet, et porte aujourd'hui une parole écologique crédible au sein du PCF. Du vert chez les rouges. Rien d'étonnant pour lui, qui cite Benoît XVI et Karl Marx sur une même page dans son livre, et veut rassembler au-delà du simple parti communiste, y compris pour 2012.

Mélenchon-Chassaigne, le ticket gagnant ?

Cette décision, il l'a prise une ou deux semaines avant le congrès du PCF en juin dernier. "J'ai senti chez les militants une frustration. Comment un parti avec 12 000 élus ne pouvait-il pas présenté un candidat à la candidature ?" André Chassaigne s'est lancé, et pour l'instant, la direction du parti n'a pas véritablement réagi. Ce vendredi, sur RTL, le patron du PCF, Pierre Laurent a salué les "scores remarquables" réalisés en Auvergne, sans en dire plus.

Dans la même interview, Jean-Michel Apathie ne s'est d'ailleurs pas privé de moquer le manque total de notoriété d'André Chassaigne. C'est évidemment le plus gros défaut du député du Puy-de-Dôme, qui le sait, et qui compte "monter une équipe". Les cadres du parti l'aideront-ils? "Pour le moment, ils ne se mouillent pas. Ils ne souhaitent pas porter un candidat en tant que tel, mais plutôt soutenir la voie du rassemblement", confie André Chassaigne.

Dans les allées de la fête de l'Huma, on murmure qu'un deal a été conclu : à Mélenchon, la présidentielle, aux communistes les cantonales et législatives. Dans cette optique, pas de place pour une candidature PCF en 2012.

Le nouveau prétendant à l'Elysée n'a pourtant aucun problème avec l'union Parti de gauche - PCF : "Je crois beaucoup au Front de gauche. D'ailleurs, Mélenchon et moi, c'est un bon ticket : lui est un habitué des tribunes, moi, je suis proche des gens."

Avant d'en arriver là, André Chassaigne va devoir se faire connaître du grand public. Ça commence ce week-end à la fête de l'Humanité. "J'ai décidé de m'y balader, le thermomètre à la main", sourit André Chassaigne.  

jeudi 23 septembre 2010

75 000 personnes dans les rues de Grenobles !

La journée de mobilisation contre la réforme des retraites du 23  septembre a rassemblé plus de 75000  manifestants sur Grenoble. Partout en France, des salariés du public et du privé, des chômeurs, des étudiants, des retraités, ont défilé pour dénoncer une réforme injuste et inefficace, qui frappe durement les salariés et épargne les profits capitalistes. Depuis la création des retraites, à la Libération, la productivité des salariés n'a cessé d'augmenter et elle continuera d'augmenter. L'argument démographique avancé par le gouvernement est un leurre. La vraie question est bel et bien celle de l'emploi. C'est le chômage, ce sont les réductions de cotisations des entreprises qui mettent à mal le financement des retraites.
Le PCF demande le retrait du projet de loi gouvernemental .
Les militants et les élus communistes étaient très nombreux dans le cortège aujourd’hui.

mercredi 22 septembre 2010

Le 29 septembre journée d'action syndicale européenne

Nous vous informons que le mercredi 29 septembre sera une journée d'action syndicale européenne.
3 manifestations seront organisées ce jour-là en France dont une à Lyon qui partira de la place Jean Macé à 11H00.

La Fédération de l'Isère du PCF organise un transport en car jusqu'à Lyon afin de permettre à un maximum d'entre vous d'y participer.

Départ de la gare routière de Grenoble à 9H00. Retour prévu vers 15H30.
Tarif unique : 10 euros par personne.
Inscriptions auprès de Virginie à la Fédération : 04.76.87.70.61.

mardi 21 septembre 2010

On ne lachera pas !

Nous sommes des millions à nous mobiliser dans tout le pays contre la remise en cause de la retraite à 60 ans que le gouvernement veut imposer pour satisfaire les intérêts des marchés financiers. Salariés du secteur privé ou de la fonction publique, de toutes les générations confondues, nous pouvons faire reculer la droite et infliger une défaite décisive à Nicolas Sarkozy. La population soutient a plus de 70% la mobilisation.
C’est maintenant que cela se joue !
La réforme des retraites de Woerth et Sarkozy est profondément injuste et inégalitaire. Pour la droite et le MEDEF, l’allongement de l’espérance de vie suppose de travailler plus… pour que les actionnaires s’enrichissent plus ! Une autre logique est pourtant possible : nous pouvons vivre plus longtemps en travaillant moins car la progression des richesses produites chaque année permet de financer nos systèmes de retraites. La question décisive est la création de richesse et leur répartition. Doivent-elles enrichir les actionnaires du CAC 40 ou servir à financer les besoins sociaux ?
C’est un véritable choix de société qui est posé.
Pour la droite et le patronat, l’objectif est d’appauvrir le système par répartition pour laisser le champ libre aux systèmes de retraites par capitalisation défendues par les actionnaires et les fonds de pension. La crise économique a pourtant démontré la dangerosité des retraites par capitalisation qui dépendent des cours de bourse. Il s’agit de spéculer avec l’argent des retraites. Il s’agit aussi de préparer des politiques d’austérité qui, comme en Grèce, visent à faire payer la note de la crise capitaliste aux peuples. La collusion entre la droite au pouvoir et les milieux financiers s’étalent tous les jours dans les journaux au gré des multiples affaires « Woerth-Betancourt ». Entre petites enveloppes, déduction  fiscales et remise de légions d’honneur, c’est tout un système de connivences qui révèle comment un clan d’affairistes et de financiers a confisqué la démocratie en France pour ses propres intérêts.
Cette droite est profondément illégitime. Elle bafoue la démocratie.
Consciente du rejet qu’elle suscite, elle s’enferme dans une fuite en avant sécuritaire et xénophobe qui stigmatise des populations minoritaires comme les Roms. Quand le gouvernement se révèle à ce point en faillite et incapable de porter l’intérêt général, c’est le peuple qui doit intervenir.
Un sursaut démocratique est indispensable alors que les conditions de vie de la majorité de la population ne cessent de se dégrader.
Le Front de Gauche pour changer nos vies
Pour convaincre la majorité de la population et être capable de susciter un véritable espoir de changement, il faut une nouvelle voie à gauche qui ne débouche plus sur des variantes d’accompagnement du libéralisme. Il faut une gauche qui ait la volonté d’ engager une bataille frontale contre les puissances économiques et financières, d’imposer la priorité des besoins sociaux et environnementaux, la retraite à 60 ans à taux plein et défaire toutes les contre réformes imposées par la droite, notamment les réformes des retraites.
C’est l’alternative que le Front de Gauche veut construire. C’est le sens du chantier ouvert pour un programme et un projet partagé lancé par le Front de gauche et qu’il entend porter dans les élections à venir. Il a déjà commencé avec la proposition de loi sur les retraites déposée par les parlementaires du Front de Gauche et soutenue par plus de 200 000 pétitionnaires.
Il doit s'étendre sur tous les enjeux.
Le Front de Gauche est déterminé à élaborer ce projet avec les mouvements et plus largement les milliers de salariés, de syndicalistes, de militants associatifs qui veulent trouver des issues à la crise. Le Front de Gauche, c'est votre affaire. A vous d'en être acteur. Tous ensemble.

Communiqué de presse du groupe des élus communistes et républicains

Réunion ADECR 17/9 CROLLES

Les élu(e)s de l’ADECR de l’ISERE (Association Départementale des Elus Communistes et Républicain) se sont réunis ce jeudi 17 /9 en assemblée générale à CROLLES.
L’ADECR est un espace commun à l’ensemble des élus communistes, républicains, partenaires, citoyens et progressistes, du conseiller municipal de village au parlementaire, dont l’objectif est de promouvoir leurs richesses et leurs diversités, d’échanger des expériences, d’approfondir les réflexions et de créer des coopérations fructueuses.

De nombreux Conseillers municipaux, Maires-adjoints et Maires étaient présents aux côtés d’Annie DAVID (Sénatrice de l’ISERE), de François AUGUSTE (Conseiller régional) de René PROBY (Conseiller général) Jean Michel Bouclans (maire de St Marie d’Alloix) et de (Roger Cohard maire de le Cheylas).
La Fédération du PCF de l’ISERE étaient représentée par son Secrétaire, Jérôme MARCUCCINI.

Alors que nos concitoyen(ne)s et nos territoires n’en finissent plus d’être secoués par les soubresauts de la crise du capitalisme, amplifiés par les politiques d’austérité et de régression sociale mises ne œuvre par un gouvernement au service des marchés financiers, les élus de l’ADECR ont inscrit, au cours de cette réunion, plusieurs sujets sensibles à leur agenda :

- La manifestation pour une autre réforme des retraites, prévue ce 23/9 à Grenoble (10h place de la Gare)
- Les transports : A51, Ligne SNCF LYON- TURIN, partage d’expérience sur la gratuité des transports, charte régionale des comités de ligne,…
- La casse des services publics
- La réforme des collectivités territoriales
- La fiscalité locale et la progressivité de l’impôt

Les élus doivent se réunir de nouveau en assemblée générale au mois d’octobre après le Congrès national de l’ANECR qui doit se tenir à Nantes les 1, 2 et 3 octobre.

lundi 20 septembre 2010

Réunion Publique à LANCEY

 Mardi 21 septembre de 19 heures à 22 heures:
"3 heures pour la défense des retraites"

Au boulodrome"Espace Berges" à Lancey
Organisée par le collectif "Les jours heureux "
et l'Union Locale CGT du Grésivaudan.

Casse-croûte, vidéo, débat 


JEUDI 23 SEPTEMBRE TOUTES ET TOUS À LA MANIF
10h00 – Place de la Gare GRENOBLE

dimanche 19 septembre 2010

Tous ensembles le 23 septembre pour bloquer le projet


Et 1, et 2, et 3 millions…

Le gouvernement est déterminé ? nous, encore plus !

Tous ensembles le 23 septembre pour bloquer le projet 
A Grenoble 10H  
cours Jean Jaurès


L’issue de la bataille des retraites se joue maintenant dans la rue. Cette bataille a quitté les salons élyséens où la parole populaire ne pénètre pas. Elle s’est imposée par une mobilisation sans précédent parce que la population a compris que le gouvernement mentait et préparait une réforme catastrophique sauf pour la poignée de nantis qui tiennent les clés de la richesse et du pouvoir.

Il ne faut pas travailler plus

Le Premier Ministre a fini par l’avouer : faire travailler davantage a pour but d’ôter de la tête des travailleurs l’idée même qu’ils pourraient avoir une tranche de vie libre. Il fait ainsi coup double : moins de pensions à verser et plus de profits pour les actionnaires qui applaudissent la réforme.
La baisse du temps de travail sur l’ensemble de la vie est le meilleur moyen de répartir équitablement les gains de productivité. Au contraire, les réformes de 1993 et de 2003 fondées sur l’allongement de la durée de cotisation et la modification des règles de calcul, ont entrainé une baisse de 20 % des pensions. La réforme en cours provoquerait une baisse supplémentaire comparable.

La retraite par répartition n’est pas condamnée

L’augmentation considérable du déficit des régimes de retraite (2,2 milliards en 2006 et 32,2 en 2010) est due en totalité à la crise du capitalisme. Elle n’est pas due à l’allongement de l’espérance de vie. Celle-ci est parfaitement assimilable si les cotisations sociales progressent au rythme des besoins. Le gouvernement et le patronat ne veulent pas en entendre parler parce que cela signifierait de prélever sur les profits financiers qui ont explosé depuis trente ans au même rythme que de la dégradation des salaires et de l’emploi.

Les inégalités ne sont pas une fatalité

La réforme du gouvernement est plus qu’injuste, elle est insoutenable. Elle condamne les femmes à ne jamais atteindre la durée de cotisation exigée et à les faire attendre 67 ans pour obtenir une pension écrasée par la précarité de leur carrière et de leur salaire.
Elle condamne les jeunes entrant tardivement dans l’emploi à courir après 41 ou 42 ans de cotisation.
Elle condamne hommes et femmes ayant commencé à travailler avant 18 ans à cotiser deux ans de plus.
Elle condamne enfin les victimes de travaux pénibles à mourir plus tôt parce que le Medef a refusé que la notion de métier pénible soit inscrite dans la loi.

Les générations futures ne sont pas condamnées

De nombreux jeunes pensent aujourd’hui qu’ils n’auront aucun droit à la retraite. C’est bien l’objectif de cette réforme : les obliger à se tourner dès maintenant vers des formes d’épargne par capitalisation et en finir avec la solidarité. Mais la retraite des jeunes sera fonction de la richesse qui sera produite dans l’avenir et de la manière dont elle sera répartie.

Il est possible de gagner

Plus la mobilisation sociale s’étend, plus le gouvernement s’arc-boute. C’est presque un bon signe : il a désigné lui-même ce qu’il considère comme les « fondamentaux » de sa réforme : le recul des âges de la retraite. Pour les salariés et l’ensemble de la population, c’est la même chose. La retraite à 60 ans est un choix social, un droit fondamental : ne pas perdre sa vie à mal la gagner et bénéficier d’un temps de vie hors de la contrainte du travail subi.

Le gouvernement n’a aucune légitimité pour imposer cette contre-réforme. De plus, il méprise la représentation sociale et compte passer en force, ne nous laissant pas d’autre solution que de préparer un affrontement décisif tel que celui qui a eu lieu contre le CPE ou en décembre 1995. La bataille des retraites est à un tournant. Pour l’aborder, le mouvement social doit s’amplifier encore. La journée de grèves et de manifestations du 23 septembre, jour où le débat s’ouvrira au Sénat, devra franchir une étape majeure.

Retrait du projet de loi. Faisons entendre nos propositions pour une réforme solidaire.
Retraite à 60 ans à taux plein. Pas un jour de plus, pas un euro de moins.

Collectif « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »

ATTAC, Fondation Copernic, Solidaires, FSU, UNEF, Femmes Egalité, Osons Le Féminisme, FASE, Résistance Sociale,
Les Verts, MPEP, Gauche Unitaire, PCOF, Les Alternatifs, Parti de Gauche, PCF, NPA, G. Filoche (Inspecteur du travail)

vendredi 17 septembre 2010

Bouclier fiscal : pendant que certains se gavent, d’autres en souffrent

Il ne se passe plus un jour où l’arrogance de la bande du Fouquet’s ne fasse parler d’elle.

Alors qu’il est annoncé de nouvelles ponctions dans le porte monnaie des salarié-e-s à propos de leur accès aux soins, les derniers chiffres publiés sur le bouclier fiscal laissent pantois !
1169 foyers dont la fortune dépasse 16 millions d’euros vont se voir allouer un chèque de 362 126 euros en moyenne. Le bouclier fiscal coûte donc à l’État 679 millions d’euros.
Pendant que les plus grandes fortunes se gaveront aux frais de l’Etat, des familles, des salarié-é-s auront de plus grandes difficultés d’accès au soins et pourront se voir refuser le remboursement de certains médicaments. Ce pays marche sur la tête. Le pouvoir se surpasse pour rivaliser avec le cynique Guizot et son fameux « enrichissez vous » lancé aux banquiers et autres bourgeois nantis du 19ème siècle. Il est grand temps de stopper cette fuite en avant.
Le bouclier fiscal doit être supprimé et une grande réforme de la fiscalité doit être mise en place pour plus de justice et d’égalité.
Marie-George Buffet, PCF
Paris, le 17 septembre 2010.