vendredi 18 janvier 2013

Position des députés Front de gauche sur l’intervention militaire au Mali

Député François ASENSI (Front de gauche, Seine-Saint-Denis)

Monsieur le Président,
Monsieur le ministre,
Chers collègues,
La situation malienne, aussi urgente soit elle, n’est pas un fait nouveau. Depuis un an maintenant, l’avancée des sécessionnistes de l’AZAWAD et l’instabilité liée au coup d’Etat menacent l’intégrité du pays.
J’ai une pensée forte pour le peuple malien, ce peuple ami, otage de la terreur imposée depuis des mois par les fondamentalistes islamistes. On décompte plus de 230 000 personnes déplacées.
Les ressortissants maliens, nombreux en France, sont inquiets et réclament une intervention internationale pour rétablir la paix et la démocratie. Nous sommes à leurs côtés.
J’ai également une pensée forte pour nos soldats, engagés sur un terrain périlleux. Je pense à la douleur des familles de nos otages. Que devait faire la France face à l’offensive des troupes djihadistes lancée jeudi dernier ?
La position des députés du Front de gauche, communistes et républicains, est claire : abandonner le peuple malien à la barbarie des fanatiques aurait été une erreur politique et une faute morale. La non-intervention aurait été la pire des lâchetés. Une action militaire internationale était nécessaire pour éviter l’installation d’un Etat terroriste.
Les djihadistes du Nord Mali et leurs affidés d’Al-Qaida n’ont qu’un but : imposer à l’échelle de la planète des régimes despotiques, sanguinaires et moyenâgeux.
Leur fondamentalisme constitue une forme nouvelle du fascisme. Ils n’ont qu’une méthode : instrumentaliser l’Islam, religion de paix pour l’immense majorité des musulmans, afin de justifier leurs combats contre la démocratie et les droits des femmes. Ils masquent ainsi le caractère mafieux de leurs organisations, basées sur le trafic d’armes et de drogues, comme au Sahel. Les démocraties ne peuvent baisser les bras. Elles doivent soutenir les efforts des progressistes qui en expriment le souhait, comme aujourd’hui au Mali.
Pour autant, nous émettons des réserves sur l’opération militaire déclenchée, sur sa forme, ses conditions, ses objectifs. Soyons lucides : cette intervention n’apportera pas un Etat malien stable, pas plus que la démocratie, elle n’en est qu’un préalable. La guerre est toujours la pire des solutions, la plus incertaine.

Rassemblement mercredi 23 janvier MC2-Grenoble














La jeunesse a été le thème de prédilection du candidat Hollande durant la campagne présidentielle. Avec la promesse de la création de contrats de génération, l’adoption de 150 000 emplois d’avenir d’ici 2014, il s’agissait, dans un contexte de crise et de chômage accru des jeunes de « se mobiliser pour l’emploi ».

Plus de sept mois après son accession au pouvoir, force est de constater que rien n’a vraiment changé, que ce soit pour les jeunes ou le reste des salariés. Il est urgent de rompre avec les politiques de l'ère Sarkozy qui ont mis à mal la cohésion sociale, ce n'est pas au MEDEF et aux agences de notations de faire la loi !!!

L’accord « sécurisation de l’emploi » du 11 janvier 2013

Loin d’être un accord « gagnant-gagnant », il constitue une régression sans précédent et une remise en cause des garanties liées au CDI, dont la droite même n’avait pas osé rêver ! La précarité se généralise par le biais de la multiplication des CDI intermittents ; les licenciements sont facilités (réduction des délais de recours en cas de contestation, nouvelles mesures de mobilité, accords de « maintien dans l’emploi » selon lesquels un salarié devra se plier
à des baisses de salaires, de la durée de travail, à une mobilité forcée sous peine de licenciement…).

jeudi 17 janvier 2013

Présentation des voeux de la Fédération du PCF Isère

par Jérôme Marcuccini, Secrétaire départemental de la Fédération du P.C.F de l'Isère 

Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs, Chers Amis, Chers Camarades,

Je vous remercie d’avoir répondu si nombreuses et si nombreux à notre invitation.
C’est toujours un grand plaisir pour moi de vous accueillir ici pour vous présenter mes vœux et ceux de la direction départementale du Parti communiste.
Notre cérémonie des vœux est un moment de convivialité, de fraternité mais aussi de bilan ; un moment de regard sur l'année passée, où l'on se projette aussi dans l'année qui vient pour lui donner un sens et affirmer des perspectives. 
Je souhaite aussi que le changement, tant espéré en mai dernier, soit enfin au rendez-vous en 2013.
* * *
2012 a été une année d'espoir marquée par la victoire de la gauche mais marquée aussi par une autre grande victoire qui vient concrétiser de longues années de lutte et d'engagement communiste. Il s'agit de l'entrée de la Palestine en tant que membre observateur de l'ONU.

Faisant fi du déferlement de propagande haineuse, la communauté internationale a ainsi ouvert à la Palestine le droit d'en appeler à la justice internationale après plus d'un demi-siècle de déni. Nous sommes heureux de voir ce peuple ainsi marcher inexorablement vers l'autonomie et la liberté mais la riposte coloniale décidée par Israël, montre que la paix est encore loin d'être acquise et que le peuple palestinien risque de payer cher encore son refus de la domination.

Comme le dit un proverbe arabe :
" Li koulli nathratien  il la   al madi, a linna an nanth ourou mara tiien  il la  al  mustaqbal "
« Pour chaque regard que nous jetons en arrière, il nous faut regarder deux fois vers l'avenir. »
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"C'est un véritable coup de massue pour les salariés français de Renault" juge le PCF

L’annonce de Renault, de passer de 44 642 salariés à 37 142 à l’horizon 2016 fait réagir. Si le gouvernement accorde son satisfecit au constructeur, l’aile gauche du PS s’insurge et le PCF juge une telle attitude "consternante".
Le PCF condamne l’attitude du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, qui se félicite qu'il n'y ait « ni licenciement, ni fermeture d'usine » et en parlant d'un « cadre normal » de gestion des effectifs et du personnel et le juge "consternant". "Ce qu'ont dénoncé les organisations non signataires CGT et FO, Carlos Ghosn l'applique aux salariés de Renault : un chantage sur l'emploi avec une augmentation du temps de travail, une baisse des salaires et une remise en cause des acquis sociaux. Bref des efforts qui vont reposer essentiellement sur les épaules des salariés alors que la trésorerie de Renault et les bénéfices réalisés permettent de continuer de verser des millions d'euros aux actionnaires. […] Comme l'affirment le PCF et le Front de gauche, les solutions, pour lutter contre le démantèlement du secteur de l'automobile, impliquent un changement de cap industriel et une relance économique par l'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat.Le PCF apporte son total soutien à l'action des salariés de Renault qui débrayent aujourd'hui, dans de nombreux sites. " Lire l’intégralité du communiqué.
De nombreux salariés cessent effectivement le travail, notamment sur les sites de Sandouville et Cléon en Seine-Maritime.
Au parti socialiste, les réactions divergent. Globalement, l’annonce embarrasse sérieusement le parti qui s’est fendu d’un sobre communiqué officiel : "Le groupe Renault a indiqué, comme le lui avait demandé le gouvernement, qu'il n'y aurait ni fermeture de site, ni plan social, ni plan de départs volontaires dans le cadre de cet accord. Avec les organisations syndicales et l'Etat, le Parti Socialiste sera attentif au respect, par Renault, de ses engagements".
Mais l’aile gauche du PS n’entend pas se plier à se discours officiel. Emmanuel Maurel l’a annoncé au Monde : "Ce que fait Renault est dégueulasse", s'insurge le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, dénonçant un "véritable chantage à l'emploi". " Combien de millions d'euros reçoit Renault avec le crédit d'impôt ?", interroge-t-il, amer.
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mercredi 16 janvier 2013

Vœux à la presse et aux personnalités de Pierre Laurent

"Mesdames et messieurs,
chers amis, chers camarades,
Je suis extrêmement heureux de vous accueillir pour cette nouvelle année dans ce lieu toujours magnifique, ce siège du Parti communiste français, cette œuvre de l'architecte Oscar Niemeyer, disparu le 5 décembre dernier. Après lui avoir rendu hommage ici même immédiatement après sa disparition, nous avons décidé d'organiser le week-end dernier deux journées portes ouvertes.
Quel ne fut pas notre bonheur d'accueillir pendant ces deux journées près de 7000 visiteurs... Jeunes, familles avec leurs enfants, militants... tous venus, parfois de loin, découvrir ce lieu unique avec gourmandise. En prélude aux vœux de ce soir, cet hommage populaire a marqué l'entrée dans cette année 2013 de ce que nous lui assignons : donner  le meilleur à notre peuple. Cette maison restera plus que jamais, comme le souhaitait Oscar Niemeyer lors de sa conception, une maison du peuple, une maison ouverte à tous les engagements, à toutes les créations de notre époque.
Le succès des initiatives du mois Aragon qui se sont tenues en décembre nous encouragent aussi dans cette voie. Sachez donc que nous allons multiplier en 2013 les occasions de se retrouver dans ce bâtiment, et je suis certain que ce sera pour vous comme pour nous une joie chaque fois renouvelée.
J'aurais aimé poursuivre mon propos avec la même légèreté. Cela me sera malheureusement difficile. Car à cet instant, je pense à trois femmes hors du commun qui ont été froidement et lâchement assassinées, il y a 4 jours, à Paris. 
Dans la nuit de mercredi à jeudi, les corps sans vie de Sakine Cansiz, de Fidan Dogan et de Leyla Soylemez ont été retrouvés dans les locaux du Centre d'information du Kurdistan. Le peuple kurde paye une fois de trop un tribut inacceptable à la lutte pour sa reconnaissance et pour la liberté.
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Alternative à l'austérité : le Front de gauche lance sa campagne nationale et présente 25 propositions

L'alternative à l'austérité c'est possible", les 25 propositions du Front de gauche pour changer d'orientation.

Documents à télécharger
Les 25 propositions du Front de gauche
Les 25 propositions du Front de gauche 

mardi 15 janvier 2013

Refonder l’école ? Les lycéens s’en mêlent ! (MJCF)

Quand il arrive au poste de ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon lance une grande concertation pour refonder l’école. Du 5 juillet au 9 octobre ont eu lieu des initiatives partout sur le territoire. Difficile de consulter les élèves pendant les vacances scolaires.
Nous voici quelques mois plus tard avec une première ébauche de la dite refondation. Pendant dix années de droite dure, les lycéens avec les personnels de l’Education Nationale se sont mobilisés : socle commun et livret de compétence, réforme des lycées pro, généraux et rétrécissement (voire disparition) de la voie technologique … Nous sommes toujours aussi déterminés à nous battre pour une éducation choisie et de qualité pour tous !
Lire le tract des Jeunesses communistes

Le Ministre et la lutte des classes























Visiblement, pour le Ministre du Budget, parler de « classes sociales » semble constituer le comble du ridicule. En affirmant fièrement, face à Jean-Luc Mélenchon, lors d’un débat télévisé, qu’il n’avait jamais cru à la « lutte des classes », Jérôme Cahuzac, croyant sans doute faire assaut de modernité, a en réalité révélé l’incapacité des socialistes à penser la conflictualité du social, ou du moins à la traduire en choix politiques. Inutile, ici, de jouer aux exégètes de Marx : l’essentiel est ailleurs.  Chacun sait que loin de diminuer, le nombre d’employés et d’ouvriers augmente, même si leur proportion diminue légèrement au sein de la population active. Sans même comptabiliser les chômeurs ou les retraités, la France comptait en 2009 treize millions d’employés et d’ouvriers en emploi (51% des actifs occupés) contre 11,9 millions en 1989 (55% des actifs occupés). Certes, cette vaste catégorie des « salariés d’exécution » rassemble en son sein des situations contrastées. Certes, il existe toute une stratification interne aux classes populaires, en termes de revenus, de capital culturel, d’âge ou d’origine. Mais parmi eux, nombre de « perdants » de la mondialisation, insuffisamment dotés en ressources permettant de faire face à la concurrence de tous contre tous dans une économie mondialisée : ouvriers de ce qu’il reste de l’industrie, employés des services à la personne qui œuvrent dans l’ombre des vainqueurs qui achètent leur temps de travail, etc.
Évidemment, tous ne défilent pas dans la rue pour réclamer la mise à mort des contribuables les plus fortunés. Pour autant, comment ne pas voir que la société française demeure une société de classes, au sens où coexistent en son sein des groupes sociaux inégalement dotés et ayant des intérêts objectivement divergents ? Comment ne pas voir, par exemple, que lorsque l’Etat continue à dépenser deux ou trois fois plus pour les élèves de classe préparatoire aux grandes écoles, massivement issus des milieux sociaux les plus favorisés, c’est au détriment des étudiants des universités, à l’origine sociale nettement moins élevée ? Comment ne pas voir que lorsque le gouvernement ne parvient pas à encadrer réellement les dépassements d’honoraires de certains médecins, c’est au détriment de l’accès aux soins d’une frange croissante des plus démunis ? Plus généralement, comment ne pas voir que les allègements massifs de charges sociales votés au cours des dernières décennies ont creusé des trous béants dans les comptes sociaux que les classes populaires sont appelées à reboucher aujourd’hui ?
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lundi 14 janvier 2013

Négociations/Emploi : « L'accord » sur l'emploi ne doit pas devenir une loi (Front de gauche)














Le Front de gauche regrette la signature des accords sur l’emploi. Ce texte inspiré par le MEDEF marque une avancée pour celui-ci. Cette organisation patronale s’en est d’ailleurs aussitôt réjouie.
S’il y a sécurisation c’est celle qui permet plus de flexibilité ! Le CDI est toujours plus attaqué comme norme de notre droit du travail. La hiérarchie des normes est contestée : les salariés ne pourront plus refuser un avenant à leur contrat de travail si un accord d'entreprise le prévoit. Sur bien des aspects, cet accord rompt avec notre modèle social et républicain.
Cet accord est en réalité minoritaire puisque les syndicats qui, à juste titre, le refusent, qu’ils aient participé ou non à la négociation, sont ensemble les plus représentatifs des salariés.
La bataille n’est donc pas finie : ce texte ne vaut pas loi.
Le Front de gauche soutiendra les mobilisations des organisations syndicales qui, lui étant opposées, interpellent le Parlement pour qu’il ne le vote pas en l’état. Majoritaires à l’assemblée nationale, les parlementaires PS et EELV ont une lourde responsabilité : ils peuvent refuser cette régression sociale.
Nous appelons les assemblées citoyennes et toutes les structures du Front de Gauche à interpeller leurs député-e-s et sénateur-trices de gauche. Ce texte ne doit pas passer !
>>> Pour rappel, le 23 février à Metz, lors du meeting de lancement à la campagne nationale « l'alternative à l'austérité, c'est possible », le Front de gauche, avec la participation de nombreux syndicalistes, présentera des propositions pour l'emploi et les droits des salariés et montrera que de vraies solutions pour la sécurisation des salariés et de l'emploi existent.

Rien contre le chômage, le Medef a bloqué toute avancée pour les salariés dans cet accord
Par Gérard Filoche
L’encensement de ces « accords de Wagram » (il s’est tenu au siège du patronat) par les médias ne durera pas. Le temps de les lire et on est effaré.
Parce que ce sont des accords régressifs, signés par une minorité de syndicalistes et ils ne feront pas un seul chômeur en moins. Du point de vue de l’inversion de la courbe du chômage en 2013, ils sont hors sujet.
Il n’y a pas une seule avancée… sauf pour le patronat. C’est un « accord AXA ». 4 milliards pour les assurances… en 2016. Et même pour les contrats courts, le patronat se met un différentiel de 45 millions dans la poche.
Le plus grave c’est que la loi Warsmann, article 40 présentée par Sarkozy le 31 janvier, publiée J0 le 22 mars, ce sont en quelque sorte ses décrets d’application : les « accords dits de compétitivité » seront autant de ruptures de l’ordre public social.
Appelons les directions de la CFDT, CGC, CFTC totalement minoritaires sur ce coup (combien représentent-elles ? autour de 25 % des salariés ?) à ne pas faire bande à part, à ne pas les ratifier et à revenir dans le cadre de l’unité syndicale !
Le Parlement doit jouer tout son rôle : appelons les députés à ne pas s’engager dans la voie de ratification d’un pareil accord !
Mobilisons car rien de tout ça n’aboutira avant mai 2013 (le temps des ratifications, le temps du conseil d’état, celui du conseil des ministres, et celui des assemblées et des recours).
Donc on a le temps d’expliquer, de combattre et de gagner ! 
Examinons ci dessous les 13 points (adoptés) 13 qui… portent malheur
1°) les contrats « courts »
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Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre » (PCF)

Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.
Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.
Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.
Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.
Communiqué du Parti communiste français