mercredi 1 juillet 2015
Pétition. Non à l'austérité! Oui à la démocratie!
Non à l'austérité! Oui à la démocratie!
L’Europe est à la croisée des chemins. La Troïka ne cherche pas seulement à détruire la Grèce, elle s’en prend à nous tou.te.s. Il est grand temps de nous dresser contre le chantage des élites européennes.
Dimanche prochain, le peuple grec a la possibilité de refuser l’austérité, et de choisir la voie de la dignité, dans l’espoir d’une autre Europe. En ce moment historique, chacun de nous doit prendre position.
Pour nous : C’est NON à l’austérité, à la réduction des pensions de retraites et à l’augmentation de la TVA, C’est NON à la pauvreté et aux privilèges C’est NON au chantage et au démantèlement des droits sociaux
C’est NON à la peur et à la destruction de la démocratie.
Pour nous, c’est OUI à la dignité, à la souveraineté, à la démocratie, et à la solidarité avec les citoyen.ne.s grecs.
Il ne s’agit pas d’une histoire entre la Grèce et l’Europe, mais de deux visions de l’Europe : la nôtre, celle de la démocratie et de la solidarité, une Europe des peuples , sans frontières. Et la leur : celle du refus de la justice sociale et climatique, qui piétine la démocratie, qui s’attaque à la protection des plus vulnérables, et s’oppose à la taxation des riches.
Basta, Y’en a marre ! Une autre Europe est possible !
Signer la pétition
Non à l'impunité sociale, oui au droit à réparation intégrale du préjudice
salariés de la réparation intégrale du préjudice en cas de licenciement fautif de l’employeur.
Ce texte foule aux pieds les principes d’égalité et de réparation intégrale du préjudice
Limiter la réparation du préjudice, c’est remettre en cause le principe selon lequel celui qui cause un dommage par sa faute s’oblige à le réparer entièrement.
N’oublions pas qu’il ne s’agit pas de l’indemnité due pour tout licenciement mais de la sanction des licenciements illégaux, abusifs.
Cette mesure accrédite le discours patronal, fondé sur des préjugés consternants qui fustige les droits des salariés qui seraient des obstacles à la performance des entreprises.
Elle consacre l’idée selon laquelle moins sanctionner les licenciements abusifs créerait de l’emploi !
L’usage du 49-3 n’a pas permis le débat parlementaire sur cette disposition illégitime…pour autant la loi n’est pas encore définitivement adoptée et nous pouvons encore faire changer les choses.
C’est pourquoi le SAF (Syndicat des Avocats de France), le syndicat de la magistrature (SM) les organisations syndicales de salariés CFDT, CGT SOLIDAIRES, CFE CGC FO et UNSA appellent à signer massivement la pétition en ligne (et par tout moyen) pour obtenir la suppression du nouvel article du code du travail instituant une barémisation maximale des dommages et intérêts réparant les préjudices des salariés licenciés abusivement.
Signez et faites signez la pétition pour le retrait de cette disposition et pour soutenir toutes les actions que les organisations signataires continueront de mener si votre voix n’est pas entendue.
Pour signer la pétition cliquez ici
mardi 30 juin 2015
Référundum en Grèce - Discours d'Alexis Tsipras
Citoyens grecs,
Au cours des six derniers mois, le gouvernement grec a mené une bataille sous une asphyxie économique sans précédent, dans le but d’appliquer le mandat que vous lui avez donné le 25 janvier.
Le mandat de négocier avec nos partenaires pour arriver à mettre un terme à l’austérité et pour faire revenir dans notre pays la prospérité et la justice sociale.
Pour un accord durable qui respectera la démocratie, les règles européennes, et qui conduira à une sortie définitive de la crise.
Durant les négociations, il nous a été demandé de manière répétitive de mettre en œuvre les politiques du mémorandum que les précédents gouvernements avaient accepté, en dépit du fait que ce mémorandum avait été condamné sans équivoque par le peuple grec lors des récentes élections.
Nous n’avons jamais envisagé d’abandonner – pas même pendant un instant. Ni de trahir votre confiance.
Après cinq mois d’âpres négociations, nos partenaires ont soumis une proposition-ultimatum à la rencontre de l’Eurogroupe, menaçant la démocratie et le peuple grec.
Un ultimatum qui contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe. Les valeurs de notre projet européen commun.
Il a été demandé au gouvernement grec d’accepter une proposition qui ajoutera un poids insupportable sur les épaules du peuple grec, et qui minera le rétablissement de l’économie et la société grecques – pas seulement en alimentant l’incertitude, mais aussi en aggravant les inégalités sociales.
La proposition des institutions inclut des mesures qui vont augmenter la dérégulation du marché du travail, les coupes dans les pensions de retraite, et inclut de nouvelles réductions de salaires le secteur public – mais aussi une augmentation de la TVA sur la nourriture, les restaurants et le tourisme, tout en éliminant les exonérations d’impôts sur les îles grecques.
Ces propositions – qui violent directement les acquis sociaux européens et les droits fondamentaux à travailler, à l’égalité et à la dignité – prouvent que certains partenaires et membres des institutions ne veulent pas trouver un accord viable qui bénéficierait à toutes les parties, mais cherchent plutôt l’humiliation du peuple grec.
Ces propositions illustrent principalement l’insistance du FMI pour des mesures d’austérité sévères et punitives. Il est maintenant temps pour les pouvoirs dirigeants européens de se montrer à la hauteur de l’occasion et de prendre l’initiative pour mettre un terme définitif à la crise grecque, une crise qui affecte également d’autres pays européens, en menaçant le future proche de l’intégration européenne.
Citoyens grecs,
Nous faisons face à la responsabilité historique de ne pas laisser les luttes et les sacrifices du peuple grec rester vains, et de renforcer la démocratie et notre souveraineté nationale – cette responsabilité pèse sur nous.
Notre responsabilité pour le futur de notre pays.
Cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum sur la base de la volonté souveraine du peuple grec.
Plus tôt ce soir, le Conseil des ministres était convoqué et j’ai proposé d’organiser un référendum afin que le peuple grec puisse décider.
Ma proposition a été unanimement acceptée.
Demain, le Parlement tiendra une session extraordinaire pour ratifier la proposition du Conseil des ministres pour qu’un référendum soit mis en place dimanche prochain, le 5 juillet. La question posée sera de savoir si la proposition des institutions doit être acceptée ou rejetée.
J’ai déjà informé le président français, la chancelière allemande et le président de la BCE de ma décision ; demain, je demanderai aux leaders de l’UE et des institutions une courte extension du programme – en cours d’écriture – pour que le peuple grec puisse décider sans pression et sans chantage, comme il l’est disposé dans la Constitution de notre pays et dans la tradition démocratique européenne.
Citoyens grecs,
Je vous appelle à choisir – avec la souveraineté et la dignité que l’Histoire grecque exige – si nous devons accepter l’exorbitant ultimatum qui appelle à une stricte et humiliante austérité sans fin, et qui ne donne aucune perspective de pouvoir un jour nous tenir debout sur nos deux pieds, socialement et financièrement.
Nous devrions répondre à l’autoritarisme et l’austérité sévère par la démocratie – dans le calme et la fermeté.
La Grèce, lieu de naissance de la démocratie, devrait envoyer un retentissant message démocratique aux Européens et à la communauté mondiale.
Et je m’engage personnellement à respecter la conséquence de votre choix démocratique, quel qu’il puisse être.
Je suis absolument certain que votre choix fera honneur à l’Histoire de notre pays et enverra un message de dignité à travers le monde.
Dans ces temps critiques, nous allons devoir rappeler que l’Europe est la maison commune de tous ses peuples.
Qu’en Europe, il n’y a ni propriétaires, ni invités.
La Grèce est et restera une partie intégrante de l’Europe, et l’Europe une partie intégrante de la Grèce.
Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.
Je vous appelle tous à agir avec sang-froid dans l’unité nationale et à prendre une décision digne.
Pour nous, pour les générations futures, pour l’Histoire grecque.
Pour la souveraineté et la dignité de notre pays.
Alexis Tsipras,
le 26 juin 2015
Fête du Travailleur Alpin
La fête a tenu ses promesses, belle et rebelle !
L’odieux attentat de saint Quentin Fallavier a eu lieu le jour de l'ouverture de la fête, bien évidemment il était dans les esprits et lors de l’inauguration de la fête avec l'hommage rendu aux familles des victimes.
Le soleil durant ses trois jours, l’affluence aux débats, des temps forts de solidarité avec notamment actualité oblige, le débat sur la Grèce, la recherche d’une construction nouvelle à gauche auront marqué la 86e édition de la fête du Travailleur Alpin. Côté festif, un plateau artistique inégalé en terme de nombre de concerts a ravi le public. L’accent a été mis cette année sur le développement durable sur la fête, ainsi que la signalétique, permettant un repérage des nombreux événements, des changements appréciés par tous.
Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont permis le succès de la fête, les communistes du département avec un plus grand nombre de sections cette année, les invité-e-s aux débats, les associations et collectifs de mouvement de solidarités, l’association des Amis TA, les nombreux bénévoles.
Seul bémol, la fête sera déficitaire ; nous attendons le retour de toutes les vignettes pour un bilan précis. Ce qui rend encore plus nécessaire de participer à la souscription au Travailleur Alpin que vous pouvez trouver dans votre journal. Nous savons que nous pouvons compter sur vous pour faire vivre le journal et la fête !
Gérard Frydman
Directeur de la fête du Travailleur Alpin
L’odieux attentat de saint Quentin Fallavier a eu lieu le jour de l'ouverture de la fête, bien évidemment il était dans les esprits et lors de l’inauguration de la fête avec l'hommage rendu aux familles des victimes.
Le soleil durant ses trois jours, l’affluence aux débats, des temps forts de solidarité avec notamment actualité oblige, le débat sur la Grèce, la recherche d’une construction nouvelle à gauche auront marqué la 86e édition de la fête du Travailleur Alpin. Côté festif, un plateau artistique inégalé en terme de nombre de concerts a ravi le public. L’accent a été mis cette année sur le développement durable sur la fête, ainsi que la signalétique, permettant un repérage des nombreux événements, des changements appréciés par tous.
Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont permis le succès de la fête, les communistes du département avec un plus grand nombre de sections cette année, les invité-e-s aux débats, les associations et collectifs de mouvement de solidarités, l’association des Amis TA, les nombreux bénévoles.
Seul bémol, la fête sera déficitaire ; nous attendons le retour de toutes les vignettes pour un bilan précis. Ce qui rend encore plus nécessaire de participer à la souscription au Travailleur Alpin que vous pouvez trouver dans votre journal. Nous savons que nous pouvons compter sur vous pour faire vivre le journal et la fête !
Gérard Frydman
Directeur de la fête du Travailleur Alpin
lundi 29 juin 2015
Non au chantage financier sur le référendum Grec
La BCE a annoncé qu'elle coupera les liquidités aux banques grecques mardi. C'est le résultat du chantage engagé samedi par l'Eurogroup contre la République Hellenique parce que son gouvernement souhaite consulter les grecs par référendum sur la poursuite ou non de l'austérité.
La vie des travailleurs, des retraités, des familles grecs n'est pas un jeu. Leurs dépôts bancaires non plus. C'est pour les protéger que le gouvernement grec a pris le contrôle des capitaux et fermé les banques.
Alexis Tsipras vient d'adresser une demande de prorogation du programme financier au président du Conseil européen, aux 18 chefs d'Etat de la zone euro, aux dirigeants de la BCE, à la Commission européenne et au Parlement européen.
La France doit immédiatement répondre favorablement à cet appel. Nous ne pouvons pas laisser ce chantage entraver le libre choix du peuple grec et faire entrer l'ensemble de l'Europe dans une crise aux conséquences gravissimes.
Communiqué du Parti communiste Français,
28 juin 2015
La vie des travailleurs, des retraités, des familles grecs n'est pas un jeu. Leurs dépôts bancaires non plus. C'est pour les protéger que le gouvernement grec a pris le contrôle des capitaux et fermé les banques.
Alexis Tsipras vient d'adresser une demande de prorogation du programme financier au président du Conseil européen, aux 18 chefs d'Etat de la zone euro, aux dirigeants de la BCE, à la Commission européenne et au Parlement européen.
La France doit immédiatement répondre favorablement à cet appel. Nous ne pouvons pas laisser ce chantage entraver le libre choix du peuple grec et faire entrer l'ensemble de l'Europe dans une crise aux conséquences gravissimes.
Communiqué du Parti communiste Français,
28 juin 2015
Mes voisins exigent la peine de mort pour « ces Arabes terroristes »
Par Jean Ortiz
Mes voisins sont de braves gens, de gauche, et depuis 48 heures ils sont horrifiés, comme moi, par la bestialité des tueurs de Daech...
L’émotion leur fait assimiler Daech=islamistes=musulmans=Arabes=immigrés... Ils ne m’entendent pas. Ils apprécient mes engagements, mais « cette fois-ci, c’est trop ». Voteront-ils Front National ? Le sujet n’est plus tabou.
Au-delà de l’horreur du crime de l’Isère, chauffée à blanc par les médias, il convient de raison garder. Les premières victimes de ces fanatiques fous furieux ne sont-elles pas les peuples arabes eux-mêmes, criminalisés dans un amalgame provoqué et instrumentalisé ?
Je suis horrifié mais je l’étais aussi lorsque les bombes israéliennes tombaient sur les enfants de Gaza. L’indignation ne peut être sélective.
Le problème est global et une grande partie de la responsabilité de l’amplification d’actions fanatiques est hélas occidentale ; le fascisme n’est pas à nos portes. Les interventions néo-colonialistes de la France, des Etats-Unis, des « coalitions libératrices » ont forgé la haine et ont plongé la Lybie, l’Irak, la Syrie,... dans le chaos : les structures étatiques « ont été effondrées ». Ces interventions présentées comme salvatrices cherchaient en fait à défendre les intérêts économiques, géopolitiques, géostratégiques de l’Occident capitaliste.
Daesh, Boko Haram, comme hier Al Qaida, ces créatures monstrueuses ont été enfantées par ceux qui aujourd’hui prônent l’état d’urgence, la limitation des libertés, la guerre des civilisations, la Croisade...
L’Arabie Saoudite, la Turquie, les pays occidentaux ont été des bailleurs de fond du terrorisme ; l’Union européenne, dit-on, achète à Daesh le pétrole au marché noir. Dans ce jeu de dupes, il convient d’appliquer toute la rigueur de la justice, de punir sévèrement les assassins, de maintenir la vigilance, mais aussi et surtout de réaffirmer et de mettre en œuvre des valeurs humanistes, de travailler au vivre ensemble, à un monde plus juste, de dénoncer les pompiers pyromanes, d’extrême droite, de droite et même d’ailleurs. Les hypocrites tireurs de ficelles sanglantes, politiciennes et électoralistes sont légion. Ils s’arrogent le droit, suicidaire, criminel pour tous, d’instrumentaliser le pire.
Le blog de Jean Ortiz
Mes voisins sont de braves gens, de gauche, et depuis 48 heures ils sont horrifiés, comme moi, par la bestialité des tueurs de Daech...
L’émotion leur fait assimiler Daech=islamistes=musulmans=Arabes=immigrés... Ils ne m’entendent pas. Ils apprécient mes engagements, mais « cette fois-ci, c’est trop ». Voteront-ils Front National ? Le sujet n’est plus tabou.
Au-delà de l’horreur du crime de l’Isère, chauffée à blanc par les médias, il convient de raison garder. Les premières victimes de ces fanatiques fous furieux ne sont-elles pas les peuples arabes eux-mêmes, criminalisés dans un amalgame provoqué et instrumentalisé ?
Je suis horrifié mais je l’étais aussi lorsque les bombes israéliennes tombaient sur les enfants de Gaza. L’indignation ne peut être sélective.
Le problème est global et une grande partie de la responsabilité de l’amplification d’actions fanatiques est hélas occidentale ; le fascisme n’est pas à nos portes. Les interventions néo-colonialistes de la France, des Etats-Unis, des « coalitions libératrices » ont forgé la haine et ont plongé la Lybie, l’Irak, la Syrie,... dans le chaos : les structures étatiques « ont été effondrées ». Ces interventions présentées comme salvatrices cherchaient en fait à défendre les intérêts économiques, géopolitiques, géostratégiques de l’Occident capitaliste.
Daesh, Boko Haram, comme hier Al Qaida, ces créatures monstrueuses ont été enfantées par ceux qui aujourd’hui prônent l’état d’urgence, la limitation des libertés, la guerre des civilisations, la Croisade...
L’Arabie Saoudite, la Turquie, les pays occidentaux ont été des bailleurs de fond du terrorisme ; l’Union européenne, dit-on, achète à Daesh le pétrole au marché noir. Dans ce jeu de dupes, il convient d’appliquer toute la rigueur de la justice, de punir sévèrement les assassins, de maintenir la vigilance, mais aussi et surtout de réaffirmer et de mettre en œuvre des valeurs humanistes, de travailler au vivre ensemble, à un monde plus juste, de dénoncer les pompiers pyromanes, d’extrême droite, de droite et même d’ailleurs. Les hypocrites tireurs de ficelles sanglantes, politiciennes et électoralistes sont légion. Ils s’arrogent le droit, suicidaire, criminel pour tous, d’instrumentaliser le pire.
Le blog de Jean Ortiz
vendredi 26 juin 2015
Situation du site papetier ARJO WIGGINS à Charavines
Courrier à Emmanuel MACRON demande expertise - Par Annie David / 25 juin 2015
Monsieur le Ministre,
Une table ronde a été organisée le 16 juin, dans les locaux de votre Ministère, réunissant toutes les parties concernées par le projet de reprise du site papetier d’Arjowiggins de Charavines menacé de fermeture au 30 juin.
Ce projet de reprise jugé très sérieux par les représentants du personnel et par les élu-e-s locaux, envisage la production d’un papier alimentaire recyclable et résistant à l’eau et à la graisse par un procédé chromatogénique. Il s’agit d’une production industrielle utile, innovante, écologique et naturelle à laquelle votre Ministère mais également celui de l’Ecologie ainsi que le Secrétariat d’Etat en charge de la Recherche et de l’Innovation, ne peuvent manquer d’apporter leur soutien par tous les moyens à leur disposition.
Lors de cette table ronde, la direction de l’entreprise qui depuis des mois freine toute avancée d’un projet de reprise industrielle, a maintenu son attitude de blocage.
Il a cependant été convenu en accord avec les parties prenantes que votre Ministère mandate un cabinet d’expert. Une date de fin d’analyse du projet a été fixée au 15 juillet. Les représentants du personnel vous ont adressé en début de semaine une proposition d’expert économique indépendant ainsi que d’un expert industriel. Aucune réponse ne leur a encore été apportée sur cette proposition ni sur la date de début d’analyse du projet.
Les délais, Monsieur le Ministre, se restreignent et nous ne pouvons que regretter qu’une telle expertise n’ait été diligentée plus tôt ; le 30 juin les 158 salarié-e-s auront reçu leur lettre de licenciement avant de partir en congé ! Il n’est pourtant pas trop tard et des dispositions techniques pour rendre possible une reprise de l’activité de production que tous les acteurs du territoire attendent, ont été envisagées.
Elles nécessitent également une décision rapide pour laquelle je sollicite votre intervention afin d’accélérer la mise en œuvre de cette expertise.
Je vous en remercie ainsi que de votre soutien à ce projet de reprise, et dans l’attente des informations que vous ne manquerez pas de m’apporter, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération.
Monsieur le Ministre,
Une table ronde a été organisée le 16 juin, dans les locaux de votre Ministère, réunissant toutes les parties concernées par le projet de reprise du site papetier d’Arjowiggins de Charavines menacé de fermeture au 30 juin.
Ce projet de reprise jugé très sérieux par les représentants du personnel et par les élu-e-s locaux, envisage la production d’un papier alimentaire recyclable et résistant à l’eau et à la graisse par un procédé chromatogénique. Il s’agit d’une production industrielle utile, innovante, écologique et naturelle à laquelle votre Ministère mais également celui de l’Ecologie ainsi que le Secrétariat d’Etat en charge de la Recherche et de l’Innovation, ne peuvent manquer d’apporter leur soutien par tous les moyens à leur disposition.
Lors de cette table ronde, la direction de l’entreprise qui depuis des mois freine toute avancée d’un projet de reprise industrielle, a maintenu son attitude de blocage.
Il a cependant été convenu en accord avec les parties prenantes que votre Ministère mandate un cabinet d’expert. Une date de fin d’analyse du projet a été fixée au 15 juillet. Les représentants du personnel vous ont adressé en début de semaine une proposition d’expert économique indépendant ainsi que d’un expert industriel. Aucune réponse ne leur a encore été apportée sur cette proposition ni sur la date de début d’analyse du projet.
Les délais, Monsieur le Ministre, se restreignent et nous ne pouvons que regretter qu’une telle expertise n’ait été diligentée plus tôt ; le 30 juin les 158 salarié-e-s auront reçu leur lettre de licenciement avant de partir en congé ! Il n’est pourtant pas trop tard et des dispositions techniques pour rendre possible une reprise de l’activité de production que tous les acteurs du territoire attendent, ont été envisagées.
Elles nécessitent également une décision rapide pour laquelle je sollicite votre intervention afin d’accélérer la mise en œuvre de cette expertise.
Je vous en remercie ainsi que de votre soutien à ce projet de reprise, et dans l’attente des informations que vous ne manquerez pas de m’apporter, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération.
Droit du travail ou travail sans droit ? Taxis contre uberisation et macronisation !
Par Gérard Filoche
Entre les taxis et Uber c’est une bataille de civilisation. D’un côté un métier réglementé (plus ou moins bien) de l’autre un métier sans règle.
La pieuvre US multimilliardaire UBER, avec 50 milliards, est partie à la conquête du contrôle de tous les transports individuels des capitales du monde. Pour cela son système est simple : pas de salariés, pas de chauffeurs professionnels, simplement des « sujets » qu’on siffle et qui roulent au forfait, sans droit, sans salaire, sans horaires, sans dignité et sans liberté.
Des volontaires d’autant plus facilement trouvés que les salaires stagnent et que la vie est difficile.
Ces « post esclaves » sont moins bien traités que des esclaves. Les VTC « co-voiturants » (pour faire « cool ») ou les VTC auto entrepreneurs (pour faire faussement juridique) ont ce point commun d’être attachés, non par des chaînes, mais par des appels téléphoniques et, au sifflet, ils font la course commandée, au prix payé calculé d’en haut dont ils gardent un pourcentage pour survivre. A eux de payer cotisations sociales, voiture, assurances, accidents à tout moment, de rouler 70 h.
Uber n’a aucune obligation vis à vis de ces post esclaves : pas de « crainte » du licenciement puisque pas de contrat.
Comme dit Attali, « c’est l’avenir, tous les travailleurs vont devenir intermittents, c’est l’ubérisation de la société, c’est la fin du salariat ». « Sauf pour exception talentueuse » prend-il soin de préciser. Plus de code du travail, plus de convention collective, plus rien. Soumission librement consentie, « compliance without pressure » sans contrepartie…
Pour l’heure, c’est « l’illégalité absolue » répond Bernard Cazeneuve et l’interdiction de UBER est même réclamée par les autorités. Il faut dire que les taxis, malgré tous leurs défauts, sont mobilisés et en colère et ça fait peur, car en dépit de leur individualisme, de leur discutable réputation, de leur faible taux de syndicalisation, les taxis sont du bon coté de la barricade juridique ; ils défendent du droit du travail contre le travail sans droit ubérisé.
Le gouvernement semble donc « lâcher » Attali et son « ubérisation ».
Mais la partie n’est pas jouée : car la macronisation, si sa loi passe en 3ème lecture, va prendre le relai de l’ubérisation ! En effet, en modifiant l’article 2064 du Code civil et la loi du 8 février 1995, (article 83) qui renvoie toute relation de travail au code du travail, la loi Macron ouvre la possibilité de contrats civils, commerciaux, de gré à gré qui pourront échapper aux conventions, aux inspections, aux contrôles et aux prud’hommes.
Lisez « L’opinion » qui, comme Attali, prône la fin du salariat. Ecoutez tous ceux qui disent que le Code du travail est obèse : l’offensive générale réactionnaire est lancée, l’épisode TAXIS contre VTC, c’est cent ans d’histoire et de construction du droit des salariés qui sont en jeu.
Etre contre UBER lucidement c’est être contre Macron-Medef. C’est défendre le salariat et ses droits contre le néo-esclavagisme.
Entre les taxis et Uber c’est une bataille de civilisation. D’un côté un métier réglementé (plus ou moins bien) de l’autre un métier sans règle.
La pieuvre US multimilliardaire UBER, avec 50 milliards, est partie à la conquête du contrôle de tous les transports individuels des capitales du monde. Pour cela son système est simple : pas de salariés, pas de chauffeurs professionnels, simplement des « sujets » qu’on siffle et qui roulent au forfait, sans droit, sans salaire, sans horaires, sans dignité et sans liberté.
Des volontaires d’autant plus facilement trouvés que les salaires stagnent et que la vie est difficile.
Ces « post esclaves » sont moins bien traités que des esclaves. Les VTC « co-voiturants » (pour faire « cool ») ou les VTC auto entrepreneurs (pour faire faussement juridique) ont ce point commun d’être attachés, non par des chaînes, mais par des appels téléphoniques et, au sifflet, ils font la course commandée, au prix payé calculé d’en haut dont ils gardent un pourcentage pour survivre. A eux de payer cotisations sociales, voiture, assurances, accidents à tout moment, de rouler 70 h.
Uber n’a aucune obligation vis à vis de ces post esclaves : pas de « crainte » du licenciement puisque pas de contrat.
Comme dit Attali, « c’est l’avenir, tous les travailleurs vont devenir intermittents, c’est l’ubérisation de la société, c’est la fin du salariat ». « Sauf pour exception talentueuse » prend-il soin de préciser. Plus de code du travail, plus de convention collective, plus rien. Soumission librement consentie, « compliance without pressure » sans contrepartie…
Pour l’heure, c’est « l’illégalité absolue » répond Bernard Cazeneuve et l’interdiction de UBER est même réclamée par les autorités. Il faut dire que les taxis, malgré tous leurs défauts, sont mobilisés et en colère et ça fait peur, car en dépit de leur individualisme, de leur discutable réputation, de leur faible taux de syndicalisation, les taxis sont du bon coté de la barricade juridique ; ils défendent du droit du travail contre le travail sans droit ubérisé.
Le gouvernement semble donc « lâcher » Attali et son « ubérisation ».
Mais la partie n’est pas jouée : car la macronisation, si sa loi passe en 3ème lecture, va prendre le relai de l’ubérisation ! En effet, en modifiant l’article 2064 du Code civil et la loi du 8 février 1995, (article 83) qui renvoie toute relation de travail au code du travail, la loi Macron ouvre la possibilité de contrats civils, commerciaux, de gré à gré qui pourront échapper aux conventions, aux inspections, aux contrôles et aux prud’hommes.
Lisez « L’opinion » qui, comme Attali, prône la fin du salariat. Ecoutez tous ceux qui disent que le Code du travail est obèse : l’offensive générale réactionnaire est lancée, l’épisode TAXIS contre VTC, c’est cent ans d’histoire et de construction du droit des salariés qui sont en jeu.
Etre contre UBER lucidement c’est être contre Macron-Medef. C’est défendre le salariat et ses droits contre le néo-esclavagisme.
jeudi 25 juin 2015
Grèce: Ce n'est pas à la finance de gouverner (PCF)
La troïka (FMI, BCE et Commission européenne) a refusé les propositions de compromis du gouvernement Tsipras parce qu'elles envisageaient de taxer les revenus les riches et leurs activités de luxe. Les intérêts des financiers et oligarques sont bien défendus. Dans le même temps, Antonis Samaras vient de proposer un gouvernement d'union nationale sans Syriza pour continuer l'austérité. Ces gestes irresponsables conduisent à une situation de blocage extrêmement dangereuse pour le peuple grec et pour la démocratie en Europe.
La France ne peut laisser faire ce coup d'Etat financier. François Hollande, qui s'était prononcé pour un accord respectant le peuple grec, doit agir pour une solution politique. Ce n'est pas à la finance de gouverner. Notre pays doit jouer son rôle pour le respect des choix du peuple grec.
Le PCF réaffirme sa solidarité avec le peuple grec et son gouvernement. Nous ne lâcherons rien. Il en va de l'intérêt commun de tous les peuples européens.
Communiqué du Parti communiste français
La France ne peut laisser faire ce coup d'Etat financier. François Hollande, qui s'était prononcé pour un accord respectant le peuple grec, doit agir pour une solution politique. Ce n'est pas à la finance de gouverner. Notre pays doit jouer son rôle pour le respect des choix du peuple grec.
Le PCF réaffirme sa solidarité avec le peuple grec et son gouvernement. Nous ne lâcherons rien. Il en va de l'intérêt commun de tous les peuples européens.
Communiqué du Parti communiste français
Regards sur les changements contemporains en Amérique latine
Dans ce grand entretien réalisé par le site de la revue ContreTemps que reprend ici Mémoire des luttes, Franck Gaudichaud expose son point de vue sur les processus de transformation latino-américains qui se déploient dans la région depuis quinze ans. Le spécialiste de l’Amérique latine et de ses mouvements populaires analyse les contradictions qui travaillent ces processus et développe son point de vue sur leurs perspectives.
Cet entretien est une contribution à un ouvrage collectif (à paraître courant 2015) sur le thème : « Movimientos sociales y poder popular en Chile. Retrospectivas y proyecciones políticas de la izquierda latinoaméricana », travail réalisé par le Groupe d’études sociales et politiques – Chili (GESP) de l’Université de Santiago (USACH) et les Éditions Tiempo Robado Editoras (Santiago du Chili).
Le scénario politique latino-américain actuel et la (ré)émergence des gauches
Bryan Seguel (BS) : De nombreux commentateurs signalent que l’Amérique latine se constituerait aujourd’hui, à nouveau, comme un espace propice à l’émergence de projets politiques de gauche. Quels éléments géopolitiques, à ton avis, poussent-ils à cette conjoncture favorable à la mobilisation des gauches en Amérique latine ? Je me réfère ici à des éléments de la politique internationale, au rôle des États-Unis et à leur politique envers l’Amérique latine, ou à des événements tels que la mise en œuvre et la contestation sociale du néolibéralisme dans la région ou aux virages stratégiques au sein des gauches.
Franck Gaudichaud (FG) : On peut examiner ici divers plans. Sur un plan continental, nous pouvons signaler qu’effectivement la perspective géopolitique est centrale pour comprendre une partie de la conjoncture actuelle. Depuis quelque temps, on parle d’une possible « nouvelle autonomie » ou souveraineté de l’Amérique latine face aux « géants » du Nord, à l’impérialisme du centre et des États-Unis en particulier. Le scénario régional est évidemment fondamental pour analyser l’impulsion ou le « tournant » progressiste – institutionnel et électoral – de plusieurs pays, successivement, en moins de quinze ans. Plus de dix pays, notamment en Amérique du Sud, ont connu l’élection (et souvent la réélection) de présidents qui se reconnaissent comme de gauche ou de centre-gauche. Et des gouvernements de nouveau type, d’allure « progressiste » ou d’orientation national-populaire, plus ou moins radicaux, plus ou moins réformistes, sont apparus. On ne saurait pour autant affirmer que l’influence de Washington a disparu de la région ou que l’impérialisme (plutôt les impérialismes) soit devenu désuet en Amérique latine... Il s’agit d’un phénomène de domination continentale essentiel, mais combiné à de nouveaux processus et de multiples acteurs qu’il faut intégrer dans notre analyse : de la relation des gouvernements latino-américains avec les « pouvoirs de fait » (poderes facticos) toujours plus impressionnants des multinationales, à l’action des ONG ou celle des médias dominants, en passant par le nouveau rôle de la Chine et du Brésil. Néanmoins, nous pouvons certainement constater l’existence d’une nouvelle – quoique très relative – autonomie de la région et de marges de manœuvre plus grandes pour les États et leurs politiques publiques progressistes. J’insiste sur l’aspect relatif, mais aussi sur la nouveauté de la conjoncture, qui se traduit par exemple par un cours intégrateur régional créatif et bolivarien. C’est le cas de l’ALBA [1], impulsée par le président Chávez, sans doute la plus grande nouveauté de la période 2006-2010 car proposant un échange commercial solidaire, mais malheureusement à ce jour toujours dans une phase de développement limité en termes économiques et géopolitiques (au-delà de l’axe Cuba-Venezuela et des collaborations avec des pays de la Caraïbe, la Bolivie ou le Nicaragua).
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