jeudi 24 décembre 2015

En 2016, arrêtons de propager la peur pour reconstruire l'espoir et la fraternité

Extension de la déchéance de nationalité et révision constitutionnelle : où donc est le danger ?

L'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France, annoncée par François Hollande devant le Parlement réuni en Congrès le 16 novembre, trois jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis, a provoqué au cours des dernières semaines de très nombreuses réactions. La raison et les valeurs républicaines semblaient l'avoir emporté. Il n'en est rien. Jamais une telle mesure n'avait été assumée par les plus hautes autorités de l'Etat. Présentée par Manuel Valls comme une décision à «  caractère hautement symbolique », elle serait en effet une honte et un reniement pour notre République. Aujourd'hui, pour ce pouvoir, l'extension de la déchéance de nationalité est proposée « au nom de l'égalité »  alors qu'elle aurait pour conséquence de créer deux catégories de Français.

D'aucune efficacité contre le terrorisme, la déchéance de nationalité est apparue au cours des dernières semaines comme une nouvelle légitimation de l'extrême-droite puisque cette mesure est directement tirée du programme du FN.

Où est donc le danger ? Dans un climat de peur, de haine et de stigmatisation, avec l'utilisation qui peut en être fait, plaçant le FN au cœur du paysage politique et idéologique. En quoi la déchéance de nationalité désarmera des terroristes dont l'objectif est de semer la mort en y perdant la vie ? En quoi, pour reprendre l'expression du Premier ministre, aura-t-elle la moindre « efficacité pour protéger nos concitoyens » ?

Concernant l'état d'urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d'un régime d'exception permanent et d'une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien à des risque d'attentats. Elle est une mauvaise réponse aux terroristes alors qu'il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d'assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit.
Où donc est le danger ? Quand notre République doute de ses valeurs, de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, elle fait le jeu des terroristes car il s'agit là de leur objectif premier.

Nous ne voulons pas de cette société. Les prochaines semaines, le débat dans le pays et au Parlement devra défendre l'essentiel, ce qui était attaqué par Daesh : la République, notre démocratie et nos libertés.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF,
Paris, le 24 décembre 2015.

samedi 14 novembre 2015

Auvergne-Rhône-Alpes: paroles de candidats de la liste l'Humain d'abord

Dans le cadre de la campagne des élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, les candidates et candidats de la liste iséroise s'expriment sans détour sur les ambitions nécessaires à partir de leurs propres expériences.
A partir de cet article, vous pourrez visionner ces clips: Gérard Viviani, Aziz Chemingui, Samira Rbai Figuigui, Nadine Coquillat, Anne-Marie Tibaudo, Marie-Françoise Baboud (3 candidatures d'ouverture, 2 PCF, 1 MRC) plus l'opinion des 2 journalistes invités à l'émission "La voie est libre" et les réponses apportées par Cécile Cukierman, tête de liste l'Humain d'abord avec la gauche républicaine et sociale.




samedi 7 novembre 2015

L'Humain d'abord, du punch pour Auvergne-Rhône-Alpes

Avec cette nouvelle série de 12 vidéos se termine la présentation des candidates et candidats qui ont pu se rendre disponibles le 24 octobre, lors de la fabrique du projet de la liste l'Humain d'abord avec la gauche républicaine et sociale. Tour à tour, vous pourrez visionner les messages qui vous sont adressés par Simone Torres, Frédéric Vergès, Sylvie Guinand, Joël Marseille, Arlette Jean, Julien Riccardi, Isabelle Rousset, Marc Bouchet, Josué Thurar, Patrice Voir, Jacqueline Madrennes et par la tête de liste régionale, Cécile Cukierman.

Se loger : un droit pour tous

► La France connaît une très grave crise du logement : près de 4 millions de mal-logés et plus de 100.000 personnes sont à la rue. On compte plus d'1,8 million de demandeurs de logement social. Même ceux qui souhaitaient accéder à la propriété ne le peuvent plus compte tenu de la spéculation immobilière et des prix du foncier.

► Se loger est devenu un luxe, la principale charge dans le budget des ménages. Pour certains d'entre eux, le logement représente plus de 50 % des dépenses dans un contexte de stagnation des salaires.

► La politique menée par le gouvernement aggrave encore cette situation : par exemple avec la quasi disparition des aides publiques à la construction de logements sociaux. Par ailleurs le basculement de nombreuses villes à droite en 2014 a mis un coup d'arrêt terrible à la construction de logements publics.

► L'accès à un logement de qualité est un droit. Les régions sont des acteurs importants qui peuvent le faire progresser. En aidant les Maires bâtisseurs, en oeuvrant pour l'interdiction des expulsions locatives sans relogement ou encore par l'encadrement des loyers en zone tendue, et en cessant toute aide aux communes qui ne respectent pas la Loi SRU.

Le logement est une source de spéculation et d'enrichissement considérable pour quelques uns, mais un problème au quotidien pour des millions de personnes mal-logées, et une charge très lourde dans le budget d'une majorité de familles. C'est aussi une source de relégation des plus modestes loin des centres urbains. Cette situation est le produit des politiques menées en France, ces trente dernières années. Elle ont principalement consisté en une multiplication de niches fiscales au détriment des aides à la construction de logements sociaux, de logements pour tous.

Le gouvernement actuel poursuit cette politique inefficace et anti-sociale, qui creuse les inégalités, favorise les ghettos et ne permet pas de répondre aux besoins. Deux exemples dans le budget 2016 : les aides dites « à la pierre » c'est à dire les aides versées par l’État à la construction de logement sociaux passe de 400 à 250 millions ! Le budget 2016 prévoit également la baisse des aides personnalisées au logement (APL) pour 500.000 bénéficiaires, notamment les jeunes salariés qui viennent de trouver un emploi !
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