lundi 16 octobre 2017

STOP AU BRADAGE DES VFD !




                                       STOP AU BRADAGE DES VFD !
La Région doit prendre ses responsabilités !


Le  Conseil Départemental de l’Isère a décidé le 28 septembre 2017 de déclarer sans suite l’appel d’offre d’attribution de plusieurs lignes de cars du Grésivaudan pour des raisons administratives et juridiques, le postulant Kéolis ayant fait des propositions inférieures de 40 % à la « normale ». Pour une société de l’importance de Kéolis c’est surprenant !

Cette décision qui semble légitime,  c’est  l’arbre qui cache la forêt !

En effet, comme le révèle le journal de la direction des VFD (Trajectoires, d’octobre 2017), dans le même temps le Conseil Départemental de droite prépare la reprise des VFD par l’entreprise CFTR, filiale du grand groupe privé européen CUBE.
Ce groupe implanté en Allemagne, en Norvège, en Belgique au Danemark comprend plus de 8000 salariés. Leader privé européen de transports de passagers, ce groupe a obtenu du Département de l’Isère le 15 septembre dernier « une période d’exclusivité » pour analyser la situation de l’entreprise et proposer une offre de reprise au département.

Pourquoi un tel arrangement,  une telle  faveur ?
 Et tout simplement, pourquoi vendre les V.F.D. ?
Les V.F.D. ont une longue histoire et un grand savoir-faire dans le domaine des transports de notre Région. Un groupe européen comme CFTR ne serait pas intéressé par le rachat des VFD si tel n’était pas le cas, or il reconnait que « les VFD disposent de l’ensemble des métiers au sein de l’entreprise, ont un solide ancrage territorial en Isère, une légitimité sur la nouvelle Région Auvergne-Rhône-Alpes et une capacité démontrée à surmonter les évolutions du Métier ».
Comment admettre dans ces conditions que le Conseil Départemental brade au privé le patrimoine de notre Région et que le Conseil Régional, qui vient d’acquérir la compétence transport avec la loi NOTRé, refuse d’assumer la gestion des VFD ?
De plus comment admettre que la Direction des V.F.D. qui co-organise les mauvais coups décidés par le Département et la Région cautionne la restructuration des V.F.D. Nord Isère avec des suppressions d’emplois ? Toute cette politique à la MACRON est insupportable !

Ça suffit ! Les VFD doivent vivre dans le giron public !

C’est pourquoi nous demandons l’organisation  d’une véritable concertation entre toutes les personnes concernées, Conseil Départemental, Conseil Régional, syndicats, comité des usagers, élus locaux, pour rechercher en toute transparence une solution qui assure au mieux le maintien de l’emploi et les intérêts de la population et des salariés au sein d’un véritable service public de qualité. Véritable atout pour une politique de transports mettant en avant la qualité, l’accessibilité à  tous, la sécurité de nos enfants et le respect environnemental, les V.F.D. ne doivent pas être sacrifiés à des intérêts privés.

De déréglementations en privatisations, à force de casse du service public, la situation est devenue invivable pour les usagers comme pour les salariés.
Un changement de cap s’impose pour l’avenir des VFD !
Nous avons des propositions :
-          Création d’une Régie Régionale des Transports Publics de Personnes
-          Remonter le niveau de Capital public avec un fort investissement matériel, humain et financier
-          Création d’un fonds d'investissement et de modernisation des équipements permettant un accès facilité à l'investissement et à la recherche financé notamment par une taxe sur les autoroutes
-          Relance du transport de marchandises par voie ferrées pour diminuer le nombre de camions
Cela ne se gagnera pas sans luttes ! Celle-ci  repose sur une vision systémique qui implique en plus des seuls membres de l'opérateur public toutes les parties concernées que sont les équipementiers et leurs fournisseurs et sous-traitants, les usagers particuliers et professionnels ainsi que les responsables politiques, autour de l’enjeu global d’organiser les transports en complémentarité les uns des autres, et non en concurrence.
Usagers et citoyens, rejoignez-nous dans la lutte !

Déclaration de Sylvie GUINAND Conseillère municipale PCF - Front de Gauche de ST-EGREVE
« Pour une Gauche authentique à St-Egrève », le 15/10/2017

Appel pour la libération de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien

Nous militant-e-s, avocat-e-s journalistes, chercheur-e-s, citoyen-ne-s, artistes considérons que l’arrestation de Salah Hamouri nous exhorte tous à agir contre l’arbitraire israélien, et à se mobiliser pour la libération de notre concitoyen. libertepoursalah.fr
Salah Hamouri a été arrêté dans la nuit du 23 août 2017, à son domicile de Jérusalem-Est, par une cohorte de l’armée d’occupation venue le surprendre dans son sommeil. Il est soupçonné d’appartenir à une « organisation politique ennemie ». Le 29 août, la Cour statue tout d’abord sur une libération conditionnelle, mais avant même que Salah puisse en bénéficier, il se voit remettre un ordre de détention administrative d’une durée initiale de 6 mois signé par Avigdor Lieberman, figure de l’extrême-droite israélienne et ministre de la défense. Depuis des décennies, des milliers de Palestiniens ont été emprisonnés sous « détention administrative » sans être informés de la raison de leur emprisonnement, sans inculpation ni procès.
Cette détention administrative peut être renouvelée selon le bon vouloir des autorités israéliennes, tous les six mois. Ce système carcéral a été utilisé de manière systématique par de nombreux régimes oppressifs comme en Afrique du Sud, sous le régime d’Apartheid. Salah Hamouri a 32 ans, il est Franco-Palestinien, et il est avocat. Palestinien par son père (titulaire d’une carte de résident de Jérusalem) et Français par sa mère.
 
Son parcours, sa vie, sont symboliques du destin de celui de millions de Palestiniens, subissant l’occupation israélienne.
 
Il a 15 ans lorsque débute la seconde intifada. Comme de nombreux jeunes Palestiniens, il participe aux actions et aux manifestations contre l’occupation. Au cours de l’une d’entre elle, il est blessé par balle. A 16 ans, il est arrêté et mis en prison pour 6 mois. A 19 ans, il est arrêté une seconde fois et passe 5 mois en détention administrative.
 
En mars 2005, il est de nouveau arrêté.
 
Alors étudiant, il est inculpé pour des motifs qu’il a toujours nié,  sous une double accusation : avoir eu l’intention de tuer Yossef Ovadia, rabbin et leader du parti politique Shas et soupçonné d’appartenir au Front populaire de libération de la Palestine. Contraint à plaider coupable par l’Etat israélien, il sera condamné à 7 ans de prison et sortira seulement des geôles israéliennes le 18 décembre 2011.
 
A l’époque, une campagne de solidarité est lancée en France afin d’exiger des autorités françaises de faire respecter les droits de Salah Hamouri et de réclamer sa libération. Les timides efforts diplomatiques ont permis à Salah Hamouri de faire partie des 1027 prisonniers politiques palestiniens libérés en échange de la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.
 
A sa libération, Salah Hamouri décide de se lancer dans des études de droit pour devenir avocat. En 2014, il se marie avec Elsa Lefort, citoyenne française. Ils vivent ensemble à Jérusalem-Est. Quelques mois après leur mariage, Salah Hamouri reçoit un ordre militaire lui interdisant de se rendre dans les territoires palestiniens de Cisjordanie durant 6 mois, à nouveau dans un arbitraire le plus total, cet ordre militaire sera ensuite renouvelé plusieurs fois, empêchant Salah Hamouri de se rendre dans son université avec une volonté, empêcher Salah Hamouri de devenir avocat, et de mettre ses compétences au service des milliers de prisonniers politiques palestiniens.
 
Aujourd’hui, comme Salah Hamouri, 6 300 palestiniens sont détenus dans les prisons militaires israé- liennes, dont 450 dans le cadre d’une détention dite « administrative ».
 
C’est auprès de ces prisonniers politiques que Salah Hamouri travaillait en tant qu’avocat. Pendant la même période, les autorités israéliennes ralentissent les démarches permettant à Elsa Lefort d’obtenir un visa d’épouse, comme toutes les femmes mariées à des Palestiniens de Jérusalem. Après plusieurs refus des autorités, l’employeur d’Elsa Lefort, le Consulat général de France à Jérusalem, obtient pour elle un visa de service (comme pour tous les employés du Consulat).
 
Après un an et demi sans pouvoir quitter le territoire israélien, elle peut enfin se rendre en vacances en France. A son retour, le 5 janvier 2016, et alors qu’elle est enceinte de 6 mois, elle se voit mettre en détention 3 jours et est expulsée vers la France, alors qu’elle possédait un visa de service. Depuis, Salah Hamouri est séparé de sa famille, contrainte de vivre en France.
 
Cet acharnement de l’Etat israélien contre Salah Hamouri, est profondément ancré dans le régime colonial mis en place par Israël. En s’attaquant à un avocat, qui exerçait légitimement sa profession, Israël fait preuve d’une détermination à entraver les défenseurs du droit, qui luttent contre l’occupation.
 
La France est déjà coupable de laisser Israël violer sans cesse les droits de l’homme et le droit international. Elle ne peut pas tolérer qu’un de ses citoyens soit arbitrairement emprisonné par Israël. La France doit agir pour la libération de Salah Hamouri

dimanche 15 octobre 2017

Pierre Laurent mardi à Grenoble



Le numéro un du PCF a affirmé ce dimanche 15 octobre sur France 3  qu'Emmanuel Macron "ment aux Français" sur le dossier General Electric/Alstom, où un vaste plan social menace le site de turbines hydroélectriques de Grenoble, dénonçant un "scandale d'Etat".
Le dirigeant communiste,  a annoncé qu'il participerait à une manifestation mardi 17.10.2017 à 10h avec des salariés de GE Hydro/Alstomsur le site de Grenoble.

États Généraux de l'alimentation : Macron annonce du libéralisme par ordonnance

Le Président de la République a annoncé mercredi 11 octobre à Rungis, une série de propositions destinée au monde agricole et agroalimentaire.
L'ambition est juste d'instaurer une police des prix entre les producteurs, transformateurs et distributeurs notamment. A y regarder de plus près, Emmanuel Macron a en quelque sorte annoncé du libéralisme par ordonnance, lors de ce point d'étape des États Généraux de l'alimentation.
En effet, derrière ses propos « d'arrêter les productions qui ne marchent pas… ne s'inscrivant pas dans la concurrence internationale, de conditionner les aides à la taille des organisations de producteurs, de restructuration, de produire plus… », le président actualise les vieilles recettes libérales qui ont conduit un agriculteur sur trois à vivre avec moins de 350 euros par mois, ainsi que la disparition d'une ferme toutes les cinq minutes jusqu'au suicide agricole tout les deux jours.
Pour promouvoir une agriculture durable, le PCF propose un autre paradigme alimentaire construit avec les paysans et la société :
-L'instauration d'un moratoire immédiat, financier, fiscal de l'agriculture française pour permettre aux exploitations de retrouver leurs équilibres économiques.
-La création d'un fond de soutien à l'agriculture paysanne et ses filières relocalisées, courtes, de proximité et biologiques,
-La promotion d'une nouvelle politique agricole et alimentaire (PAC) en Europe, qui réponde en priorité aux besoins des citoyens, débarrassée des accords de libres échanges (CETA, Mercosur…) avec pour objectif la souveraineté alimentaire des peuples et la transition écologique.
Les propositions de loi portées par les parlementaires communistes en faveur d'un encadrement des marges et pratiques des transformateurs et la grande distribution sont à disposition du Chef de l’État et du parlement pour avoir le courage d'affronter la rémunération du travail paysan.

samedi 14 octobre 2017

Scandaleux ! Le gouvernement abandonne sciemment un actif stratégique dans Alstom (Pierre Laurent)

Répondant à mon interpellation dans les questions d'actualité générale puis à celle du Sénateur socialiste Martial Bourquin, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a avoué que la décision du gouvernement de ne pas acheter les actions cédées par Bouygues au capital d'Alstom était une « condition exigée » par Siemens pour réaliser la fusion. C'est un scandale ! Le gouvernement abandonne sciemment un actif stratégique dans Alstom et l'industrie ferroviaire pour les beaux yeux des actionnaires et de la finance qui contrôleront le futur groupe. J'exige un débat national pour que l'État revienne sur sa décision.
https://sénateurscrce.fr/activite-des-senateurs/les-questions-au-gouvernement/les-questions-d-actualite/article/tout-se-passe-comme-si-votre-gouvernement-favorisait-les-interets-financiers
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

jeudi 12 octobre 2017

Sylvie Guinand vient d’écrire à Laurent Wauquiez et à Jean-Pierre Barbier,



DL du 11/10/2017
Conseillère municipale d’opposition à Saint-Égrève (groupe “Pour une gauche authentique à Saint-Égrève”, PCF/Front de gauche), Sylvie Guinand vient d’écrire à Laurent Wauquiez et à Jean-Pierre Barbier, présidents respectivement de la Région et du Département.
“La décision du conseil départemental de l’Isère de vendre ses actions au privé (81 % du capital) est lourde de conséquences pour l’emploi et les conditions de travail du personnel. En effet, la loi Notre prévoit de transférer la compétence transports des Départements aux Régions. La solution politique courageuse serait que la Région prenne donc ses responsabilités, conformément à la loi, en reprenant à son compte la part des actions publiques à ce jour détenues dans la Sem ou en recréant une régie qui serait régionale, écrit notamment Mme Guinand au président Wauquiez. Or, nous apprenons par Le Dauphiné Libéré du 22 septembre 2017 que vous avez refusé, selon Jean-Pierre Barbier, de reprendre la gestion des VFD, qui se trouvent dans une situation préoccupante de revente. À ce jour, malheureusement, les seules issues résultant du désengagement des acteurs publics sont soit la vente de l’entreprise, soit sa dissolution par liquidation. C’est pourquoi je vous demande d’organiser une véritable concertation en mettant en place des conférences territoriales entre les acteurs concernés : conseil régional, conseil départemental, organisations syndicales, comités et associations d’usagers des transports collectifs, élus locaux, pour rechercher et mettre en œuvre en toute transparence une solution qui assure durablement au mieux les intérêts des usagers et des salariés et une politique ambitieuse de transports dans le cadre d’un véritable service public régional, qui garantirait continuité et égalité d’accès à toutes et tous sur votre territoire ».
Une distribution de tracts sur la situation de l’entreprise était par ailleurs organisée hier matin au dépôt VFD de Saint-Égrève.