La majorité d’extrême droite et suprémaciste de Benjamin Netanyahou a fait approuver hier par la Knesset une loi instaurant la peine de mort, ou la prison à vie, pour les Palestiniens condamnés pour « terrorisme » devant les tribunaux militaires, sans droit de grâce, ni remise de peine.
Il s’agit d’une rupture.
Elle instaure deux cadres juridiques séparés, élément d’une politique d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien dans les territoires occupés. C’est une légalisation des exactions et exécutions menées par l’armée et les colons en Cisjordanie occupée. C’est un permis de tuer. Derrière ce vocable de « terroriste » est englobé le peuple palestinien, alors que des responsables des partis d’extrême droite en Israël prétendent « qu’il n’y a pas de civil innocent, qu’il n’y a pas d’enfant innocent à Jenine ». Les colons israéliens auteurs d’actes de terreur n’y sont pas soumis. Ce vocable est mis au service de l'idéologie raciste qui est celle du gouvernement israélien.
Il ne s’agit donc pas uniquement d’une violation du droit international. Il s’agit d’instaurer un ordre politique et législatif dans les territoires occupés particulier contre les Palestiniens préparant l’annexion et accélérant l’épuration ethnique.
Le PCF est solidaire des forces de paix en Israël qui s’expriment avec force contre cette loi, à l’image des députés communistes israéliens et de la coalition Hadash qui viennent de faire appel auprès de la Cour suprême. Cela rouvre un espace pour des mobilisations contre le gouvernement d’extrême droite.
Il est solidaire de l’OLP qui dénonce « une trahison de la justice mondiale ».
La France et d’autres pays ont condamné cette loi. Il faut agir concrètement en faisant suite à l’appel de l’OLP à fournir une protection juridique aux prisonniers politiques palestiniens contre cette loi qui viole les IIIe et IVe conventions de Genève. La bataille pour la libération des prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti, est une urgence absolue.
La France doit prendre la tête d’une coalition d’Etats pour imposer des sanctions politiques, économiques et commerciales à l’encontre de l’Etat d’Israël tant que ce dernier ne respecte pas le droit international et agir pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël.
La France doit également agir pour la mise en place rapide sur le terrain d’un Etat de Palestine dans les frontières de 1967 en application de la reconnaissance diplomatique.
Le PCF prend dès aujourd'hui tous les contacts avec les forces démocratiques françaises pour une riposte rapide.
Paris, le 31 mars 2026
Parti communiste français

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