samedi 15 septembre 2012

Les copains sur les marchés

Les membres du Collectif Grésivaudan sur le marché du Touvet et de Brignoud ce matin ont distribués le tract et  fait signer la pétition contre le traité européen de stabilité, en expliquant aux passants plutôt réceptifs la menace que fait peser ce traité sur notre vie quotidienne. Si le TSCG est adopté par le PS et l'UMP, toute politique keynésienne serait interdite en Europe et notre pays serait condamné à mener des politiques exclusivement libérales au service du monde de la finance.


Réunion Public le :
Ste Marie d’Alloix le 18/9 salle Mairie à  20h30
Brignoud le 21/9 salle Gérard Philippe à 20h30

La Fédération de l'Isère du Parti communiste français félicite les travailleurs de Thalès pour leur lutte


La Fédération de l'Isère du Parti communiste français félicite les travailleurs de Thalès pour leur lutte. Elle montre que l’État a le pouvoir de résister aux décisions financières et que par la mobilisation nous pouvons mettre le gouvernement face à ses responsabilités.
Malgré tout, la casse continue : une partie des salariés de Caterpillar est de nouveau au chômage technique, 166 emplois sont menacés sur le site Ascométal du Cheylas où le groupe préfère verser 30 millions d'euros à ses actionnaires plutôt que d’investir 20 millions et
pérenniser les emplois.
L'urgence est de sauvegarder les emplois dans notre pays et créer une relance économique et
sociale, au contraire des politiques d'austérité qui ne peuvent qu’aggraver le chômage et donc
les difficultés.
Dans l'urgence, la Fédération de l’Isère du PCF propose d'entendre la revendication des syndicats pour un moratoire sur l'ensemble des licenciements.
Ce moratoire doit nous permettre de légiférer sur le long terme
– En interdisant les licenciements financiers
– En utilisant les aides publiques aux entreprises afin de multiplier les investissements utiles à la création d'emplois au travers d'un crédit à taux 0 pour les entreprises
– En donnant aux salariés un pouvoir d'intervention réel sur les choix stratégiques des entreprises
– En permettant aux travailleurs de réquisitionner l'entreprise lorsque les employeurs ont des pratiques de voyous
– En libérant la création massive d'emplois dans les PME – PMI. Il faut pour cela alléger le poids des cotisations sociales des structures créatrices d'emplois et alourdir celles des structures créatives de dividendes, pour une relance sur le long terme
Inverser la spirale infernale de la crise et de l'austérité est encore possible. Il faut agir dès maintenant dans le sens de ces propositions et refuser également de ratifier le Traité budgétaire européen (TSCG) qui nous enfermera dans cette spirale.
La Fédération de l'Isère du PCF appelle à créer, en cet automne, toutes les mobilisations nécessaires à gagner le changement.
Grenoble, le 14 septembre 2012

Fête de l'Humanité 2012, la journée de vendredi en direct

Des dizaines de concerts,  des débats, des expositions... Vivez la première journée de la Fête de l'Humanité ici.
21 heures trente. Alors qu'à l'Agora de l'Humanité, la responsable d'Europe écologie les Verts Karima Deli affirme "Pour moi, le Pacte budgétaire européen, c'est non... non... non", François Morel débute son spectacle aux Amis de l'Humanité. Dans les allées de la Fête, les débats cèdent peu à peu la place aux spectacles et aux concerts.

vendredi 14 septembre 2012

Pierre Laurent: "La Fête de l'Humanité, un tremplin pour obtenir le changement"


"L'ensemble du Front de gauche est mobilisé sur cette Fête pour pousser le gouvernement à changer de cap politique", assure le secrétaire national du Parti communiste français, lors de l'inauguration de la Fête de l'Humanité 2012, ce jeudi soir à la Courneuve.

Les 13 milliards d'impôts sur la succession qu'Arnault voudrait planquer en Belgique

Comme Bernard Arnault a déjà une maison en Belgique, qu’il profite amplement de ce Paradis fiscal, pourquoi veut-il la naturalisation ? Les recherches du Parti du travail de Belgique et du quotidien  Le Soir indiquent que le patron pourrait ainsi esquiver l’impôt sur les successions en France. Soit plus de 13 milliards d’euros de manque à gagner pour l’Etat.
13,5 milliards d’euros, en comptant que Bernard Arnault ne s’enrichira plus d’ici sa mort, c’est ce qui pourrait donc passer sous le nez de l’Etat français. C’est les deux tiers de la hausse d’impôt que devront supporter citoyens et entreprises françaises sur ces deux prochaines années.  La fortune personnelle du patron de LVMH étant estimée à une trentaine de milliards d’euros et l’impôt sur la succession à 45 %.
Pour avancer cette hypothèse, le PTB et le quotidien belge Le Soir ont enquêté dans les montages financiers d’Arnault. Il a ainsi créé fin 2008 en Belgique une fondation appelée Protectinvest, dont l'un des objectifs est de protéger les intérêts de ses héritiers. Pour rendre le montage plus opaque, Bernard Arnault ne détient pas directement la fondation, mais passe par Pilinvest, l'un de ses gros holdings financiers basé à Bruxelles, dont il détient 99,99 %.
Cette fondation a deux utilités potentielles qui n’interviendront que lors du décès du patron : éviter la dislocation de l’empire, et surtout esquiver les impôts sur la succession en France.
Et selon le PTB, "il existe en Belgique deux systèmes de donations aux héritiers directs  particulièrement avantageux pour le patrimoine mobilier. Ces systèmes permettent une imposition nulle ou quasi nulle". Et si la résidence en Belgique pourrait éventuellement suffire à esquiver l’impôt sur la succession, le service des études de la formation de gauche rappelle que "la convention fiscale franco-belge de 1964 assure une protection particulière aux porteurs de la nationalité belge (et donc de la double nationalité)."

Les femmes seraient les premières victimes du pacte budgétaire

Tribune. Le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit pacte budgétaire, sera soumis en octobre 2012 au vote du Parlement. Ce pacte, en durcissant encore les règles qui encadrent les budgets publics des États, franchit une étape majeure dans l’imposition d’une austérité permanente. Or déjà, les plans d’austérité appliqués dans les pays européens ont des conséquences très négatives sur les populations et, en touchant plus durement les plus précaires, accroissent encore les inégalités.
L’austérité est non seulement inacceptable sur le plan social, mais elle ne permet pas de sortir de la crise : les revenus des ménages stagnent ou baissent comme donc leur consommation ; de même les investissements des entreprises ; l’activité économique ralentit, entraînant une baisse des recettes fiscales, d’où des difficultés supplémentaires pour diminuer le déficit public, à l’opposé du but visé. Les États empruntent alors aux marchés financiers, ce qui accroît l’endettement et sert de prétexte à ces marchés pour exiger un nouveau tour de vis. Cette situation n’a rien d’inéluctable, elle est le résultat des choix politiques qui ont été faits pour la construction néolibérale de l’Europe : la règle qui oblige les États à se financer auprès des marchés financiers, ce qui leur offre une rente sur un plateau et un pouvoir exorbitant, peut et doit être changée.
En outre, le pacte budgétaire instaure un contrôle préalable des budgets publics par la Commission européenne, ainsi que des sanctions en cas de non-respect des règles. Loin de remettre en cause le diktat de la finance, les nouvelles normes ont pour objet de « rassurer les marchés financiers ». Le pacte parachève ainsi la construction néolibérale de l’Europe, constitue une menace pour la démocratie et pour les droits des populations. Sa ratification par le Parlement aboutirait à une régression sociale sans précédent.
Comme de nombreux rapports l’ont montré, même si toutes les couches populaires sont concernées, les femmes subissent plus durement les mesures d’austérité, faites de coupes dans les services publics et la protection sociale. Déjà, parce qu’elles forment la grande majorité des précaires, elles sont plus souvent au chômage et en sous-emploi. Ensuite, en tant que responsables principales de la famille, elles sont les premières usagères de ces services, les principales allocataires des prestations sociales et familiales. Du fait de leur recul et du démantèlement progressif de l’État social, les femmes sont contraintes d’assurer tout ce qui n’est plus pris en charge par la collectivité ; leur travail (invisible) dans la sphère privée augmente, leur rôle traditionnel dans la famille s’en trouve renforcé, au détriment de leur travail rémunéré, de leur autonomie, voire de leur santé.
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jeudi 13 septembre 2012

La commission européenne bloque une alternative concrète à l'austérité

La commission européenne vient de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne dont je suis l'un des promoteurs, avec 6 autres personnalités européennes*. Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », nous voulions porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Nous voulions au moyen d'une grande campagne dans laquelle nous récolterions 1 million de signatures de citoyens européens, favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.
Le motif de ce refus est consternant: « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ». Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour une peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêche toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir.
Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne. Avec le Parti de la gauche européenne et l'ensemble des forces politiques, sociales et syndicales qui cherchent une réelle issue à la crise, je continuerai par d'autres moyens à promouvoir une autre conception de l'Europe, au service des citoyennes et citoyens.
Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne, Secrétaire national du PCF
*Alexis Tsipras, Président de la coalition Syriza de Grèce, Marta Sanz, Ecrivaine espagnoles, Heinz Bierbaum, syndicaliste et député allemand, Judit Morva, intellectuelle hongroise, Lidia Menapace, de l'association des partisans italiens, Nico Cue, syndicaliste de la FGTB Belge

Roms: la commune humanité bafouée

Alors que Manuel Valls se rend en Roumanie, Mediapart publie cet appel – à signer en ligne – concernant la politique menée à l'égard des Roms. Les 105 premiers signataires, parmi lesquels Étienne Balibar, Luc Boltanski, Cécile Canut, Éric Fassin, Danièle Lochak, Ariane Mnouchkine, Jean-Luc Nancy, Pap Ndiaye et Gérard Noiriel, reprochent au gouvernement socialiste la «banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français».

Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien: la politique d’expulsion des camps de «Roms» étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne: le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.
Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.
Manuel Valls renoue en effet avec une rhétorique qui avait mené un de ses prédécesseurs à la présidence de la République, et la République au bord de l’abîme. Or combien sont-ils, ceux qu’on veut expulser? 12.000? 15.000 tout au plus? Sont-ils à ce point une menace pour l’ordre public qu’il faille impitoyablement les déloger sans solution de rechange?
Si les nouveaux responsables invoquent autant la sécurité que les anciens, ils revendiquent (à l’instar de François Hollande pendant la campagne) un juste milieu entre «fermeté» et «humanité». Mais qui peut croire que c’est pour leur bien qu’on détruit le lieu de vie de ces migrants ? En tout cas, pas les premiers intéressés. Car ils l’ont vite compris: si l’on se souciait tant de leur bien être, on ne les abandonnerait pas ensuite à leur sort, en oubliant de les reloger. Ils ne font qu’aller un peu plus loin. S’ils parviennent à se cacher, c’est au risque d’être encore plus abandonnés à eux-mêmes et privés des droits sociaux les plus élémentaires. Déplacer ainsi les gens, c’est bien sûr redoubler leur précarité, et faire obstacle à la scolarisation de leurs enfants.
Certes, Jean-Marc Ayrault préconise la concertation. Mais sur le terrain (faut-il s’en étonner?), ces engagements ne sont pas respectés. Des centaines de familles se retrouvent dans des situations inextricables. À Lyon comme à Lille ou à Marseille ou en région parisienne, le travail des associations de bénévoles a été ruiné en quelques heures. En Essonne, plusieurs expulsions de bidonvilles ont eu lieu sur arrêtés municipaux, sans solution de relogement réel. Dans de nombreux départements, trop de communes tentent de ne pas scolariser les enfants Roms.
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mercredi 12 septembre 2012

PSA: les syndicats condamnent le rapport Sartorius

Les syndicats de PSA Peugeot-Citroën s'attendaient aux conclusions peu favorables pour l'emploi du rapport d'expertise de la situation économique du groupe automobile rendu ce mardi au gouvernement. Ils restent mobilisés contre le plan de restructuration.
Ainsi, Jean-Pierre Mercier, de la CGT, a "le sentiment que c'est un rapport commandité par la direction, tout est soi-disant inéluctable. La situation financière de PSA serait fragile, est-ce que la santé des salariés n'est pas plus fragile? Les 3 milliards de rachats d'action ont été entérinés, mais est-ce aux salariés de payer la note?
Tanja Sussest du SIA, majoritaire à l'usine de PSA Aulnay, dénonce un rapport qui "est un écran de fumée derrière lequel se cachent aussi bien la direction que le gouvernement. On est scandalisés de voir que la direction n'avait pas été invitée à la réunion (au cours de laquelle le rapport a été remis au ministre Arnaud Montebourg, ndlr). On peut se poser des questions sur l'indépendance du cabinet Sartorius."
"Joueur de flûte"
Le syndicaliste dénonce aussi la réaction à ce rapport du ministre du Redressement productif: "Montebourg est un grand joueur de flûte: avant les congés il dit "je vais empêcher la fermeture d'Aulnay", un mois après il a changé du tout au tout avec un discours du genre "PSA est en difficultés, il faut les aider". On est déçu par Montebourg mais aussi par François Hollande qui s'était engagé à nous recevoir après le 6 mai s'il était élu. S'il ne vient pas, on ira le chercher ce rendez-vous".
Mobilisation
Pour les syndicats du groupe automobile, l'heure est encore plus à la mobilisation. "Nous n'avons pas l'intention de nous laisser faire, reprend Jean-Pierre Mercier, de la CGT. Le point positif c'est que le ministre a décidé d'engager des réunions tripartites entre la direction centrale de Peugeot, les syndicats d'Aulnay et les pouvoirs publics pour obtenir de Peugeot le maximum de garanties sur le maintien de tous les emplois. "Maintenant pour démarrer ce processus de négociations, il faut que les pouvoirs publics bloquent le plan de licenciements.
L'Humanité du 11/9

Tarif progressif de l’énergie : un pas de plus vers la casse du service public de l'électricité et du gaz?

Communiqué du PCF
Prétexter la mise en place d’un tarif progressif pour lutter contre la précarité énergétique est un leurre. Celui présenté n’a aucun objectif social. D’ailleurs, la tranche minimale concernera l’ensemble des consommateurs, les riches comme les pauvres. C’est un projet dangereux car il cantonne les plus pauvres au minimum vital. La facture s’alourdirait dès lors que la puissance souscrite serait dépassée ; c’est donc la restriction par l’argent. Alors qu'il est possible de faire autrement à l'exemple de la proposition de loi des parlementaires communistes et du Parti de gauche instituant un dispositif national de solidarité visant à garantir de manière préventive et simple l'accès au droit fondamental à l'eau.
Si nous partageons l’idée de faire attention aux dépenses d’énergies, nous sommes persuadés que le premier chantier à régler est celui de la rénovation thermique, premières sources d’économies d’énergie possibles. Il est donc nécessaire de donner à tous les moyens pour réaliser les travaux de rénovation thermique et de performance énergétique. Ce sont le plus souvent les familles modestes qui occupent des passoires thermiques et ce sont encore ces mêmes familles qui possèdent des équipements électriques à moindre performance énergétique car moins chers à l’achat.
Concernant l’électricité, il existe 8 millions de personnes en précarité énergétique, c’est-à-dire que leurs dépenses énergétiques sont supérieures à 10 % de leurs revenus. Aussi, nous partageons l’idée que le Tarif de première nécessité (TPN) et le Tarif social solidarité (TSS) soient élargis à tous les minima sociaux. Par contre, vouloir réduire son financement à travers la seule Contribution du service public de l’électricité (CSPE) ne nous convient pas : celle-ci est essentiellement financée par l’ensemble des consommateurs via leur facture, y compris par ceux qui bénéficient des tarifs sociaux, alors que les gros consommateurs professionnels en sont exonérés. Il est nécessaire d’avoir une réflexion plus approfondie sur le financement des mesures sociales et plus largement sur l’ensemble des taxes qui composent les factures. Pour la seule CSPE, c’est 133 % d’augmentation en 18 mois, mais seulement 2% de son volume sert au soutien des plus démunis !