vendredi 4 septembre 2015

L'Europe et la France doivent arrêter de multiplier les entraves à l'accueil des réfugiés

La photo du corps de Aylan, un garçon de 3 ans, retrouvé échoué mort sur une plage de Turquie dans le naufrage d'un bateau où avait embarqué sa famille dans l'espoir de rejoindre la Grèce provoque un électrochoc dans toute l'Union européenne. Les 20.000 morts depuis le début d'année pour avoir fuit la guerre, la faim ou les dictatures ont désormais un visage et il est insoutenable.
A présent beaucoup disent leur révolte. Tant mieux. La France que nous aimons n'est pas celle des Lepen, Estrosi ou Ciotti et consorts qui n'ont que des paroles de haine à l'encontre des migrants. Mais les déclarations de bonnes intentions ne suffiront pas.

L'Europe et la France doivent arrêter de multiplier les entraves à l'accueil de personnes qui fuient pour sauver leur vie et celle de leur famille. La situation faite aux réfugiés de Vintimilles est à cet égard accablant pour les autorités françaises.

La France doit modifier profondément sa politique internationale et européenne. Pour lutter contre les passeurs et les trafics, il est urgent de créer des routes légales et sûres, de permettre la liberté de circulation. Enfin pour répondre aux urgences humanitaires, il est urgent de créer des lieux d'accueil adaptés, y compris à l'accueil des enfants et des personnes les plus fragilisées. Plus que jamais, l'heure est à la mobilisation en faveur d'une politique sociale, juste, solidaire pour une Europe de paix, de coopération et de justice.
Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

Essayer d’être communiste

Par Jean Ortiz
Je suis paraît-il rétro-ringard-archaïque ! Oui je crois en la révolution (ce gros mot), je crois - encore - au communisme.

Est morte une perversion du « vieux rêve qui bouge », pas l’idée communiste elle-même. Le certificat de décès est celui d’une caricature de nos valeurs ; les aspirations qui sous-tendent notre engagement n’ont pas été invalidées par le fiasco historique. L’idée communiste continue à travailler le monde malgré la débâcle du « socialisme réel » : les crimes, les camps, les baillons, l’arbitraire, le parti-Etat, mais aussi une certaine égalité sociale, du travail pour tous, la santé et l’éducation gratuites, les services publics... Si la perversion est morte et enterrée (paix à son âme !), le deuil sera long. Très long. Il va peser longtemps encore contre les révolutionnaires. « Changer la vie » a produit le meilleur et le pire... Mais l’alternative reste bien encore et toujours : « socialisme ou barbarie ».

Pensons à Rosa, à tous ceux qui « se levèrent avant l’aube » pour contribuer à ce « monde meilleur », à nos libertés, à nos acquis sociaux... pensons à ces morts qui ne meurent jamais, anonymes ou célèbres, communards, mineurs et vignerons insurgés, résistants de la première heure, FTPF, MOI-istes, militants anticolonialistes, métallos grévistes, syndicalistes réprimés, assassinés, internationalistes altruistes, Brigadistes d’une patrie d’idéal, « passeurs » antifranquistes, martyrs de Charonne, de « l’Affiche rouge », communistes solidaires de l’Algérie, du Vietnam, de Lumumba, de Cuba, du Chili, de Mandela, des Palestiniens... Leurs doigts montraient la lutte... Regardons la lutte. Inscrivons nos pas dans le chemin, à la fois à poursuivre et à inventer, ENSEMBLE. Avec lucidité, enthousiasme, et sans nostalgie de ce qui a échoué... même si la vraie nostalgie peut être un rêve d’avenir.

La chute du mur de Berlin n’a pas invalidé notre idéal, cet horizon d’humanité réhumanisée, l’exigence du bien commun, des biens communs, du partage, du collectif, de la socialisation, du bonheur individuel et collectif, « de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous » (Paul Eluard). La « question sociale », essentielle, reste à résoudre. Elle est désormais imbriquée, intrinsèquement liée, à la « question écologique ». On ne résoudra pas l’une sans l’autre... « Socialisme (écosocialisme) ou barbarie ». Le capitalisme porte en lui un ordre prédateur et cannibale de l’homme et de l’environnement, de la nature, des écosystèmes, un mode suicidaire de produire, de consommer, de croître... L’ordre injuste et violent du monde est délibérément, volontairement organisé par les classes dominantes. Il ne constitue pas un état naturel à subir, donné à tout jamais, intouchable. 1% de la richesse de 229 familles les plus riches de la planète suffirait à assurer l’eau potable à chaque être humain. Question de volonté politique...
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mercredi 2 septembre 2015

Cécile Cukierman: 3 septembre 19H30 Réunion Publique Fontaine - Tavel

Jeudi 3 Septembre 2015, dans le cadre des 1 000 rencontres au niveau de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Cécile Cukierman, cheffe de file des candidats communistes terminera sa journée dans l'Isère par une Réunion Publique à 19H30, Salle Marguerite Tavel à Fontaine (arrière de l'école des Balmes), arrêts de tram " Hôtel de ville, la Source"

Avant cette Réunion Publique, elle visitera la Source à 19H, participera à une assemblée départementale, à la fédération de l'Isère du PCF 22 rue Emile Gueymard Grenoble, à 18H précises; à 15H30, elle ira à la rencontre des habitantes et habitants du quartier de la Villeneuve de Grenoble; à 13H30, elle rencontrera les organisations syndicales à la fédération du PCF.
10H30 Mairie d'Echirolles – RDV avec Renzo Sulli
11H00 Gare SNCF d’Échirolles
12H00 Point Presse à la Fédération
12H30 Rencontre avec des personnalités non-communistes à la Fédération

Venez nombreuses et nombreux dialoguer avec elle ainsi qu’avec les militant-e-s communistes pour exprimer vos attentes et vos propositions.
Nous voulons construire avec vous le plus large rassemblement possible de citoyen-ne-s, des salarié-e-s, des militant-e-s syndicalistes et associatifs ainsi que des forces politiques qui s’opposent à l’austérité.
Notre objectif est d’obtenir une région qui s’engage beaucoup plus pour l’égalité, la solidarité et les services publics de proximité.
Pour cela, nous devons nous rassembler et agir en faveur de l’emploi, de l’essor des transports publics, de l’éducation et de la culture.
Nous souhaitons également promouvoir l’égalité entre les territoires et les collectivités locales, la coopération plutôt que la mise en concurrence.

La réponse à vos besoins doit être au coeur des décisions des futurs conseillers régionaux. Pour cela nous avons besoins de vous, de votre participation active pour bâtir une liste de candidat-e-s et des propositions pour redonner du sens à l’engagement politique et permettre à tous les citoyens, de se faire entendre et gagner des droits et des moyens nouveaux pour vivre dignement .

Parti travailliste de Grande-Bretagne : « Voter Corbyn ! Lutter pour le socialisme ! »

Suite à sa défaite cinglante aux élections législatives de mai dernier, en Grande-Bretagne, Ed Miliband a démissionné de la direction du parti travailliste. L’élection du nouveau chef du Labour est en cours ; les résultats seront communiqués le 12 septembre.

En l’espace de quelques semaines, Jeremy Corbyn, député de la circonscription d’Islington, au nord de Londres, est passé du statut de parfait outsider à celui de favori, avec 43 % des intentions de vote. Dans ses discours, il attaque les politiques d’austérité et le « New Labour » de Tony Blair et Gordon Brown, cette prétendue « troisième voie » visant à liquider l’héritage socialiste du parti. Il propose de mettre fin aux politiques d’austérité et de développer des services publics gratuits et de qualité, notamment dans les domaines de la santé et l’éducation. Ce faisant, Corbyn a gagné le soutien des principaux syndicats affiliés au parti ainsi que de larges couches d’adhérents et sympathisants, dont de nombreux jeunes.

Panique des « blairistes »
Cet enthousiasme pour la candidature de Corbyn a semé la panique chez les dirigeants « blairistes », à commencer par les trois autres candidats : Andy Burnham, Yvette Cooper et Liz Kendall. Corbyn ne mâche pas ses mots. Il a même proposé de traduire Tony Blair en justice pour avoir soutenu la guerre en Irak, en 2002. A la Chambre des Communes, Corbyn a systématiquement rejeté les consignes de vote du groupe parlementaire du Labour – par exemple lorsque ce dernier (dominé par l’aile droite) appelait à voter la contre-réforme du système de santé adoptée par le gouvernement conservateur de Cameron. Corbyn est aussi le seul candidat qui propose d’en finir avec la monarchie.

Une Sainte-Alliance s’est alors formée, appuyée par les grands médias, pour tenter de discréditer à la fois Corbyn et ses supporters. Outre les condamnations pour « irréalisme politique » auxquelles a droit, en Europe, tout candidat qui s’oppose aux politiques d’austérité, Corbyn a été accusé d’antisémitisme, de sympathies pour le Hezbollah et de passivité face à un scandale de pédophilie dans sa circonscription – entre autres.

« En fait de calomnies, tout ce qui ne nuit pas sert à celui qui est attaqué » : les dirigeants actuels du Parti travailliste devraient méditer cette phrase du Cardinal de Retz. Plus les critiques sont virulentes, plus Corbyn monte dans les sondages et plus les soutiens affluent. Se fiant à leur expérience passée, les gens se disent que si Tony Blair est contre telle ou telle proposition de Corbyn, c’est qu’elle doit être bonne. Sur internet et les réseaux sociaux, de nombreuses parodies ont fleuri qui tournent en ridicule les attaques grotesques contre Corbyn.
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mardi 1 septembre 2015

D'EELV au Front de gauche, les anti-austérité parviendront-ils à s'unir dans les urnes ?

Dérive libérale du gouvernement, crise démocratique, écologique, sociale... D’EELV au Front de gauche en passant par certains socialistes, nombreux sont ceux qui cherchent à construire une alternative à « la gauche d’accompagnement ». Alors, où en est l’alliance des forces anti-austérité ? Point d’étape.
Qui, voici un an et demi, aurait parié sur un possible rassemblement de toutes les forces de la gauche alternative, du Front de gauche (FG) à Nouvelle Donne, en passant par des socialistes déçus et les Verts qui comptaient alors plusieurs ministres ? Aujourd’hui, malgré les appels du pied de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, au rassemblement sur le seul mot d’ordre du « danger FN », le PS n’apparaît plus comme un parti à même de rassembler la gauche. Et le constat d’une impasse absolue de la politique menée est désormais partagé très largement, y compris jusque dans certains rangs socialistes. Ainsi, Liêm Hoang Ngoc, ancien député européen, a quitté le PS et créé la Nouvelle Gauche socialiste (NGS) pour se joindre aux voix alternatives. La crise grecque et le diktat imposé à Alexis Tsipras ont également rapproché les points de vue : même si les méthodes peuvent diverger, cette gauche est d’accord sur un point : il faut mettre fin à l’austérité.

Julie Meunier, membre du conseil national du PCF, rappelle l’enjeu : « Démontrer aux citoyens, en étant rassembleurs, qu’un autre projet politique est possible. » Convergences Car petit à petit, l’idée s’impose donc que les défis de transformation sociale et écologique sont intimement liés. Pour Marie- Pierre Vieu, membre de l’exécutif du PCF, le rôle du FG a été de « remettre dans le débat public les questions de redistribution sociale, écologique, la question de la VIe République, la réorientation de la construction européenne » : autant de points de convergence avec les autres formations de gauche. Les élections municipales puis départementales avaient déjà été l’occasion de roder ces alliances et de nouer des liens entre FG, écologistes et Nouvelle Donne. Dans 395 cantons, un ticket entre EELV et tout ou partie du FG avait obtenu un bon score : 13,7 % en moyenne. Les élections régionales de décembre peuvent donc être une nouvelle étape de ce rassemblement.

Dans certaines régions, un rassemblement « rouge-vert » peut espérer être en tête de la gauche au soir du premier tour. Cette hypothèse, pas incongrue en PACA et en Nord-Pas-de-Calais- Picardie, est assez crédible en Auvergne-Rhône-Alpes et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées où le cumul FG et EELV frôlait les 20 % en 2010. Dans cette dernière région, un sondage donne les candidats FG et EELV à respectivement 9 % et 7 %, quand le PS dépasse difficilement les 20 %. Si le rassemblement s’opère, tout est possible, car le leadership à gauche pourrait ouvrir la voie à une victoire. mouvement de fond Lors des journées d’été d’Ensemble, une des composantes du FG, la porte-parole Myriam Martin a réitéré son appel au rassemblement, « de manière large et unitaire, d’une gauche de combat qui doit affronter les politiques libérales et d’austérité ».
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Ces villages qui choisissent, tant bien que mal, d’accueillir les migrants

Par Olivier Favier
De janvier à juillet 2015, 340 000 migrants sont arrivés aux frontières de l’Union européenne, tandis que des milliers d’autres personnes disparaissaient en mer. Une situation inédite pour les pays européens, tentés de stigmatiser davantage ces réfugiés qui fuient le fondamentalisme islamique ou la répression des régimes autoritaires du Moyen-Orient, la pauvreté ou les sécheresses en Afrique. Sur les côtes italiennes, des villages ont choisi de leur ouvrir leur porte et d’organiser, tant bien que mal, leur accueil. Reportage à Riace, en Calabre, où un habitant sur cinq est un réfugié récemment débarqué. Si les conditions de vie y sont bien meilleures que dans les camps improvisés, tout n’est pas rose.
La fortune récente de Riace, modeste commune de Calabre, tout au sud de l’Italie, à quelques kilomètres de la mer Ionienne, est liée à deux naufrages. Le premier eut lieu durant l’Antiquité et porta vers ses côtes deux grands guerriers de bronze redécouverts en 1972. Parfaitement conservés, ils sont exposés aujourd’hui au musée national de la Grande-Grèce, à Reggio Calabria. Le second se produit en 1998, emmenant plus de 200 réfugiés kurdes sur la plage. À l’époque, les habitants se portent spontanément au secours des naufragés. Quelques années plus tard, en 2004, ils élisent pour maire Domenico Lucano, personnalité de la gauche alternative italienne. Il a fait de sa commune le « village d’accueil des migrants ». Il poursuit aujourd’hui son troisième mandat.
La commune a beaucoup changé durant le dernier demi-siècle. Le village immobile, Riace Superiore, perché sur les derniers contreforts des Apennins, ne compte plus guère aujourd’hui que 600 habitants. La partie touristique, Riace Marina, de création récente, en rassemble quant à elle 1200. C’est une modeste station balnéaire parmi d’autres, à 80 kilomètres de la petite capitale régionale, Catanzaro.

L’image d’un village multiculturel
Lorsqu’on y entre par la route littorale, pancarte et mobilier urbain font la promotion des lieux d’une manière pour le moins inédite. « Riace, village d’accueil », peut-on lire sur le panneau d’entrée de la ville. Sur un autre, le mot bienvenue est écrit dans une dizaine de langues, dont une majorité sont non européennes.
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lundi 31 août 2015

Université d'été du PCF 2015 - Discours de clôture de Pierre Laurent

L’avenir de la Grèce (et de l’Europe) n’est pas écrit !

Par Francis Wurtz
Le terrible revers grec pose une question vitale : « comment faire bouger les rapports de forces en Europe et réorienter sa construction en vue de sa refondation ? »
Le 13 juillet noir de la Grèce a vu l’ambition transformatrice du gouvernement Tsipras se fracasser sur le « bloc des durs » – qui concentre aujourd’hui l’essentiel du pouvoir européen – et leur bras armé : la Banque centrale européenne. Ce terrible revers – même si les objectifs finaux d’un Schäuble n’ont pas été atteints – suscite naturellement une immense déception dans la gauche européenne. L’expérience de Syriza était la première brèche ouverte par un gouvernement dans la forteresse austéritaire européenne. Le courage des dirigeants grecs dans l’interminable bras de fer avec « les institutions » a forcé notre admiration. Leur loyauté exemplaire à l’égard des citoyens a nourri notre confiance. L’impressionnante dignité du peuple grec a dopé nos espoirs. La désillusion est aujourd’hui à la mesure de cette espérance. Dans ce contexte douloureux, les opinions les plus diverses sinon contradictoires s’expriment sur les causes de cette issue malheureuse. Certaines d’entre elles se concentrent sur les dirigeants grecs, et notamment le premier d’entre eux, accusé d’avoir capitulé quitte à sacrifier son peuple. Comment expliquer alors qu’il continue de bénéficier d’une large confiance de la part de ses concitoyens ? Ne serait-ce pas précisément en raison du respect qu’il leur témoigne en toute circonstance ?

D’abord, en leur donnant à voir l’ensemble des éléments de la situation, sans chercher à en émousser les contradictions, ni à taire ses propres erreurs. Ensuite, en les appelant à trancher les différends de fond qui ont surgi au sein de la majorité qu’ils ont élue. Enfin, en restant fidèle au projet qu’il incarne depuis la victoire de Syriza : il s’est, en effet, engagé – comme aucun de ses prédécesseurs ne l’avait jamais fait – aussi loin que le lui permettent les rapports de forces dans l’Europe d’aujourd’hui. Justement : comment les faire bouger, ces rapports de forces en Europe ? Voilà un enjeu crucial pour qui nourrit l’ambition de réorienter (pour de bon) la construction européenne en vue de sa refondation.
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lundi 20 juillet 2015

Régionales Auvergne-Rhône-Alpes: les forces anti-austérité doivent s'unir !

Par Michel Barrionuevo
Le 3 juillet dernier, après la tenue de conférences de presse, j'avais écrit un billet intitulé: Régionales: le délire, on préfère exploser le Fdg plutôt que le rassembler
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La lettre que le Comité régional du PCF a reçu en date du 10 juillet confirme les craintes émises une semaine plus tôt.
Le Parti de gauche et Ensemble nous écrivent:
"Comme vous le savez, nous avons toujours souhaité un FDG fort au sein d'un rassemblement citoyen plus large et autonome du PS dès le premier tour de l'élection régionale. Nous apprécions donc avec satisfaction votre volonté de participer à un tel Rassemblement Citoyen avec EELV, Nouvelle Donne et les deux forces du FDG qui y sont déjà inscrites : Ensemble ! et le PG....
...Vous n'ignorez cependant pas que nos AG respectives ont voté pour ce Rassemblement, suivant le calendrier connu de tous depuis deux mois, car elles se reconnaissaient dans le Socle projet et la Charte éthique qui en déterminent le périmètre politique.
Nous avons donc un engagement, non pas avec EELV ou Nouvelle Donne, mais avec toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ce Socle et cette Charte. C'est également le cas de nos militants qui ont adopté ces deux documents à près de 85% et à la majorité de nos collectifs et ont réaffirmé notre mandat de poursuivre notre travail au sein de ce rassemblement. C'est donc dans ce cadre maintenant que nous agissons afin de construire cette alternative écologique et sociale aux politiques ultra-libérales d'austérité, seule en mesure de battre la droite extrême et l'extrême droite sur notre région Auvergne Rhône-Alpes...."
Le même jour, nous nous sommes adressés à EELV et Nouvelle Donne selon les termes suivants:
"Nous vous proposons de tenir une réunion réunissant vous-mêmes, le Front de Gauche, et EELV et Nouvelle Donne afin de reprendre les discussions interrompues fin mai. Nous vous en avons formulé la demande le 26 juin mais en l'absence de réponse nous nous permettons d'insister. Nous pensons qu'elle devrait se tenir dans un délai rapproché.
Après la conférence régionale du Parti communiste français qui a réuni des délégués des douze départements le dimanche 21 juin nous vous proposons la construction d'une liste de large rassemblement développant une dynamique populaire pour une alternative à l'austérité. Lorsque nous disons large rassemblement nous pensons prioritairement à l'engagement de nombreux citoyen-ne-s, actrices, acteurs de luttes sociales, et toutes les forces politiques qui en partagent l'objectif, voire des socialistes « frondeurs ».
Dans la période de graves crises sociale, économique, environnementale que subissent les Français, les Auvergnat-e-s, les Rhônalpin-e-s nous partageons la même volonté de rassembler autour du rejet des politiques libérales, des politiques de réduction de la dépense publique, en bref des politiques d'austérité. Ce point central qui nous rapproche peut donc être l'élément le plus fédérateur pour rassembler, celui qui assure la solidité du rassemblement et la garantie de sa réussite.
De plus ces crises se doublent d'une dégradation dangereuse de la démocratie. Nous pouvons là encore nous retrouver pour une construction avec les citoyennes et citoyens, les femmes et hommes engagés dans des luttes collectives pour l'égalité, l'emploi, les services publics, la préservation de l'environnement, etc..
Enfin nous avons, les uns et les autres, conscience du fait que la visée égalitaire et citoyenne que nous pourrions porter ensemble s'opposera frontalement aux logiques de concurrence, de compétitivité, d'attractivité qui ont présidé à la création d'une méga région Auvergne Rhône-Alpes, qui nous ont conduit à nous y opposer.
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