Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a affirmé vendredi que la "République est en train de pourrir par le sommet", après le discours de Nicolas Sarkozy dans lequel il a proposé la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère.
"Notre République est en train de pourrir par le sommet", écrit M. Dartigolles dans un communiqué.
L'intervention de M. Sarkozy "marque une nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe", estime-t-il.
"Si la parole présidentielle est aujourd'hui totalement discréditée sur cette question (de la sécurité) comme sur tant d'autres, si cette ultra-droite ne fait plus dans le détail, mesurons bien ce qui se joue : par de telles déclarations, c'est au principe républicain et aux valeurs démocratiques que Nicolas Sarkozy déclare la guerre", poursuit le porte-parole, estimant que "Nicolas Sarkozy fait le choix du pourrissement, avec un cocktail explosif jouant sur les peurs".
"Il s'agit, avant (l'élection présidentielle de) 2012, de s'opposer à un climat toujours plus nauséabond", ajoute M. Dartigolles, affirmant que "c'est bel et bien de l'avenir même de notre démocratie (qu'il) est question".
lundi 2 août 2010
La xénophobie de Nicolas Sarkozy menace la démocratie
Le président de la République a pris la lourde responsabilité de faire des étrangers et des personnes d’origine étrangère ceux et celles qui seraient responsables de l’insécurité.
Parce qu’il a échoué dans sa politique sécuritaire, parce qu’il enregistre des échecs électoraux, parce qu’il entend interdire toute enquête impartiale sur des faits mettant en cause le financement de sa campagne électorale, et parce qu’il aggrave l’insécurité sociale et économique de millions de Français tout en favorisant jusqu’à la caricature les plus nantis, le président de la République et son gouvernement ont manifestement décidé d’agiter les vieux refrains des années 1930 destinés à attiser la haine contre les étrangers.
En se livrant, à quelques jours d’intervalle, à un discours discriminatoire contre les Gens du voyage et les citoyens européens que sont les Roms, puis en recherchant chez les étrangers et les personnes d’origine étrangère les causes de l’insécurité, Nicolas Sarkozy est en train de menacer les fondements mêmes de la République.
Ce ne sont pas les délinquants que Nicolas Sarkozy poursuit, ce sont les Français d’origine étrangère et les étrangers, qu’il désigne comme les boucs émissaires de tous nos maux.
Ce qui est ici en cause, ce n’est plus le débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, c’est l’expression d’une xénophobie avérée. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique ne détient le mandat de fouler aux pieds les principes les plus élémentaires de la République, et de désigner à la vindicte des millions de personnes.
Le président de la République et son gouvernement mettent ainsi en œuvre une stratégie de la tension, espérant sans doute retrouver un électorat perdu, au risque de mettre en péril la paix civile.
La LDH, parce qu’elle porte de manière intangible les mêmes principes depuis plus de cent dix ans quels que soient les gouvernements, appelle tous ceux et toutes celles qui sont attaché(e)s à la démocratie et aux libertés à rejeter ces manifestations de xénophobie.
Parce qu’il a échoué dans sa politique sécuritaire, parce qu’il enregistre des échecs électoraux, parce qu’il entend interdire toute enquête impartiale sur des faits mettant en cause le financement de sa campagne électorale, et parce qu’il aggrave l’insécurité sociale et économique de millions de Français tout en favorisant jusqu’à la caricature les plus nantis, le président de la République et son gouvernement ont manifestement décidé d’agiter les vieux refrains des années 1930 destinés à attiser la haine contre les étrangers.
En se livrant, à quelques jours d’intervalle, à un discours discriminatoire contre les Gens du voyage et les citoyens européens que sont les Roms, puis en recherchant chez les étrangers et les personnes d’origine étrangère les causes de l’insécurité, Nicolas Sarkozy est en train de menacer les fondements mêmes de la République.
Ce ne sont pas les délinquants que Nicolas Sarkozy poursuit, ce sont les Français d’origine étrangère et les étrangers, qu’il désigne comme les boucs émissaires de tous nos maux.
Ce qui est ici en cause, ce n’est plus le débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, c’est l’expression d’une xénophobie avérée. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique ne détient le mandat de fouler aux pieds les principes les plus élémentaires de la République, et de désigner à la vindicte des millions de personnes.
Le président de la République et son gouvernement mettent ainsi en œuvre une stratégie de la tension, espérant sans doute retrouver un électorat perdu, au risque de mettre en péril la paix civile.
La LDH, parce qu’elle porte de manière intangible les mêmes principes depuis plus de cent dix ans quels que soient les gouvernements, appelle tous ceux et toutes celles qui sont attaché(e)s à la démocratie et aux libertés à rejeter ces manifestations de xénophobie.
dimanche 1 août 2010
La « réforme » coûtera cher
Le chômage des seniors fait un bond et une étude de Pôle emploi révèle l’impact financier pour l’Unedic du report de l’âge de la retraite.
Les gouvernants et les dirigeants de la majorité n’ont décidément pas de chance. Mardi soir, deux « révélations » sont venues compliquer la tâche, déjà ardue, des défenseurs de la « réforme » Sarkozy des retraites. La première était la publication des chiffres de l’emploi à la fin juin. Dans le désastre de la dégradation de l’emploi (15 600 chômeurs de plus en un mois), le chômage des plus de 50 ans tient la corde : il a bondi de 17,9 % en un an. Difficile d’expliquer que la solution de tous les déficits sera de travailler plus longtemps, c’est-à-dire après 60 ans, quand le patronat s’ingénie à jeter à la rue les cinquantenaires !
Le lendemain, le quotidien les Échos révélait une étude sur le coût, pour l’assurance chômage, du relèvement de l’âge de la retraite à taux plein de 65 ans à 67 ans. Selon cette étude de Pôle emploi qui daterait de huit mois mais n’a jamais été rendue publique, ce relèvement empêchera au moins 18 000 personnes chaque année de basculer de l’assurance chômage à l’assurance retraite. L’impact de la mesure de report de l’âge de la retraite à taux plein se chiffrerait alors à 265 millions d’euros chaque année pour la seule Unedic. Il faudrait y ajouter les dépenses supplémentaires induites pour l’allocation de solidarité spécifique et pour le RSA.
Mais cette étude ne révèle qu’une partie du désastre. En effet les chômeurs de plus de 60 ans qui sont concernés par le report de 65 à 67 ans du droit au taux plein ne représentent que 3,8 % des chômeurs indemnisés. Par contre les chômeurs de 55 ans à 60 ans représentent plus de 11 % des indemnisés. L’impact pour l’Unedic du report de l’âge légal ouvrant droit à la retraite de 60 à 62 ans sera donc certainement plus considérable encore. Une étude chiffrée serait en cours.
Secrétaire d’État à l’emploi, Laurent Wauquiez tente de minimiser l’affaire. Selon lui, elle aurait été réalisée sur des bases « statiques ». Or « on va revenir sur trente ans de mentalités qui ont consisté à sacrifier l’emploi des plus de 50 ans », assure-t-il. Sans doute par le même miracle qui permettra d’équilibrer les comptes en transformant les retraités en chômeurs.
Les gouvernants et les dirigeants de la majorité n’ont décidément pas de chance. Mardi soir, deux « révélations » sont venues compliquer la tâche, déjà ardue, des défenseurs de la « réforme » Sarkozy des retraites. La première était la publication des chiffres de l’emploi à la fin juin. Dans le désastre de la dégradation de l’emploi (15 600 chômeurs de plus en un mois), le chômage des plus de 50 ans tient la corde : il a bondi de 17,9 % en un an. Difficile d’expliquer que la solution de tous les déficits sera de travailler plus longtemps, c’est-à-dire après 60 ans, quand le patronat s’ingénie à jeter à la rue les cinquantenaires !
Le lendemain, le quotidien les Échos révélait une étude sur le coût, pour l’assurance chômage, du relèvement de l’âge de la retraite à taux plein de 65 ans à 67 ans. Selon cette étude de Pôle emploi qui daterait de huit mois mais n’a jamais été rendue publique, ce relèvement empêchera au moins 18 000 personnes chaque année de basculer de l’assurance chômage à l’assurance retraite. L’impact de la mesure de report de l’âge de la retraite à taux plein se chiffrerait alors à 265 millions d’euros chaque année pour la seule Unedic. Il faudrait y ajouter les dépenses supplémentaires induites pour l’allocation de solidarité spécifique et pour le RSA.
Mais cette étude ne révèle qu’une partie du désastre. En effet les chômeurs de plus de 60 ans qui sont concernés par le report de 65 à 67 ans du droit au taux plein ne représentent que 3,8 % des chômeurs indemnisés. Par contre les chômeurs de 55 ans à 60 ans représentent plus de 11 % des indemnisés. L’impact pour l’Unedic du report de l’âge légal ouvrant droit à la retraite de 60 à 62 ans sera donc certainement plus considérable encore. Une étude chiffrée serait en cours.
Secrétaire d’État à l’emploi, Laurent Wauquiez tente de minimiser l’affaire. Selon lui, elle aurait été réalisée sur des bases « statiques ». Or « on va revenir sur trente ans de mentalités qui ont consisté à sacrifier l’emploi des plus de 50 ans », assure-t-il. Sans doute par le même miracle qui permettra d’équilibrer les comptes en transformant les retraités en chômeurs.
Le Ras le front nouveau est arrivé!
Eh oui, le 28 mai 2010 le collectif RLF Grésivaudan a tenu son assemblée générale qui, disons le tout net, a été fructueuse en propositions. Pourrons-nous réaliser nos perspectives?… cela ne dépend que de nous…. Et de VOUS !!!
Une confirmation tout d’abord, nous l’évoquions dans notre dernier bulletin en donnant quelques résultats du FN dans les cantons de la vallée, nous n’avons pas la tête de politiques ni de baratineurs des instituts de sondages, encore moins de politiciens (à ne pas confondre avec les hommes et les femmes politiques qui ont gardé les pieds sur terre, la tête froide et le contact avec les citoyens-électeurs!)
Nous n’avons donc pas pu faire une fine analyse des chiffres (en pourcentages et en nombres d’électeurs) du coté FN. Mais nous sommes sûrs que certains de nos lecteurs(trices) habituel(le)s (nous existons quand même depuis une quinzaine d’années!) ont quelques idées sur le pourquoi du maintien de taux élevés (voisins souvent de 15%) de votes extrême-droite ; nous sommes preneurs de discussions, débats, articles pour le bulletin, qu’on se le dise!
Par contre, ce dont nous sommes sûrs, c’est que les idées d’extrême droite sont toujours là, et pas qu’au FN, qu’elles sont même mises en œuvre par ceux qui nous gouvernent et que le phénomène et largement européen!
Nous maintenons donc notre collectif et nous avons même la volonté de le rendre encore plus visible par des initiatives que nous souhaitons conjointes avec d’autres associations qui se ‟ bagarrent” sur le même terrain que nous.
C’est en ce sens que nous proposons d’ouvrir les colonnes de notre bulletin à celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’un réseau (modeste certes) d’environ 200 lecteurs et lectrices.
Enfin, nous maintiendrons bien évidement les liens que nous avons d’ores et déjà tissés avec les associations de soutien aux sans papiers, de parrainage, de demandeurs d’asile et nous continuerons à participer aux initiatives (souvent à Grenoble, certes!) contre les expulsions, contre l’homophobie, contre le sexisme etc……
C’est ensemble qu’il faut organiser la vigilance et le combat contre la peste brune, quelque soit l’étiquette qu’elle se colle au front!
samedi 31 juillet 2010
Grenoble/Visite de Nicolas Sarkozy
Trois jeunes communistes en garde à vue
La venue du chef de l’Etat à Grenoble, vendredi, aura été l’occasion aux opposants à sa politique de faire entendre leur voix. Lors d’un rassemblement rue Félix-Poulat à Grenoble à la mi-journée mais pas seulement. Ainsi, cet après-midi, on apprenait que trois militants de la Jeunesse communiste ont été interpellés dans la nuit du 29 au 30 juillet pour avoir collé “des affiches qui dénonçaient la politique répressive « du tout sécuritaire » du Président de la République et de son gouvernement”. Sur celles-ci, on voit notamment une caricature du chef de l’Etat lourdement armé avec, au-dessus de sa tête, une inscription : “Wanted : le braqueur de l’Elysée”. Relâchés de leur garde à vue vendredi 30 au matin, ils sont convoqués au tribunal le 3 août en comparution immédiate.
Dans un communiqué, le groupe communiste de la Ville de Grenoble “condamne fermement cette atteinte brutale à la liberté d’expression et d’opinion, utilisée de manière opportuniste dans le contexte des évènements récents dans le quartier de la Villeneuve et de la venue du chef de l’Etat ce même jour… Même sous la monarchie, le droit de caricature était toléré”.
Patrice Voir “scandalisé”
”Je suis très en colère, a ajouté l’élu PC de Grenoble Patrice Voir : on retient des militants en garde à vue tout cela sous prétexte que le chef de l’Etat vient à Grenoble. Ceci alors que ce dernier, dans son discours, stigmatise les Roms et fait aussi un amalgame entre délinquance et immigration. Je suis à la fois scandalisé et inquiet pour les libertés publiques”.
Le groupe communiste de la ville de Grenoble “exige l’abandon pur et simple des charges retenues contre ces trois militants”.
Dans un communiqué, le groupe communiste de la Ville de Grenoble “condamne fermement cette atteinte brutale à la liberté d’expression et d’opinion, utilisée de manière opportuniste dans le contexte des évènements récents dans le quartier de la Villeneuve et de la venue du chef de l’Etat ce même jour… Même sous la monarchie, le droit de caricature était toléré”.
Patrice Voir “scandalisé”
”Je suis très en colère, a ajouté l’élu PC de Grenoble Patrice Voir : on retient des militants en garde à vue tout cela sous prétexte que le chef de l’Etat vient à Grenoble. Ceci alors que ce dernier, dans son discours, stigmatise les Roms et fait aussi un amalgame entre délinquance et immigration. Je suis à la fois scandalisé et inquiet pour les libertés publiques”.
Le groupe communiste de la ville de Grenoble “exige l’abandon pur et simple des charges retenues contre ces trois militants”.
Dauphine Libéré du 31/07/2010 à 06:00
Sarkozy renchérit dans le sécuritaire
Après les Roms hier, les "délinquants d'origine étrangère" aujourd’hui. Avant lui, lier autant immigration et insécurité, seul Le Pen l'avait fait.
Lors d'un discours à la préfecture de police de l'Isère à l'occasion de l'installation du nouveau préfet, l'ex-policier Eric Le Douaron, il a mis en cause les défaillances du modèle français d'intégration des immigrés.Le président Nicolas Sarkozy a imputé vendredi une partie des problèmes d'insécurité de la France à une immigration "insuffisamment régulée", ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'ici, du moins aussi nettement. A partir d'un faits-divers, Nicolas Sarkozy a menacé vendredi de déchoir de la nationalité française toute personne d'origine étrangère qui porterait volontairement atteinte à la vie d'un policier ou d'un gendarme.
"Nous subissons les conséquences de 50 années d'immigration insuffisamment régulée", a déclaré le chef de l'Etat, qui y voit les causes de ces défaillances, en occultant sa propre responsabilité comme ministre de l'Intérieur, sans compter l'aménagement du territoire ou le développement économique des quartiers populaires laissés en deshérence.
Il a annoncé que le gouvernement allait réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française.
"La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique", a-t-il ajouté. "La nationalité française se mérite et il faut pouvoir s'en montrer digne."
Des policiers grenoblois ont été menacés de mort après une fusillade le 16 juillet dans laquelle un malfaiteur a été abattu après s'être attaqué à un casino de la région.
Pendant trois nuits de suite, des jeunes habitants du quartier de La Villeneuve, d'où était originaire le braqueur, avaient incendié des voitures et tiré à balles réelles sur des policiers après cet épisode, ce qui a entraîné le limogeage du préfet Albert Dupuy.
Le chef de l'Etat a également souhaité que l'acquisition de la nationalité française pour un mineur délinquant ne soit plus automatique au moment de sa majorité.
Il a par ailleurs annoncé que les peines plancher, jusqu'ici réservées aux multirécidivistes, seraient étendues à partir du 7 septembre à toutes les formes de violences aggravées, notamment contre les personnes dépositaires de l'autorité publique.
Il a souhaité le développement du champ d'application du bracelet électronique pour mieux contrôler et surveiller les délinquants quand ils ne sont pas en prison.
Nicolas Sarkozy a rappelé qu'il avait demandé à la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie de préparer "sans tabou" une "réforme profonde" du droit pénal applicable aux mineurs.
Le gouvernement prépare déjà un texte qui permettra de mettre la responsabilité des parents en cause.
Il également émis le souhait que les droits et les prestations auxquelles ont accès les étrangers en situation irrégulière en France soient réévalués.
"Une situation irrégulière ne peut conférer plus de droits qu'une situation régulière et légale", a-t-il dit.
Nicolas Sarkozy s'en est pris sans le nommer au député maire socialiste de Grenoble, Michel Destot, qui réclame un "Grenelle de la sécurité" pour réfléchir au niveau national aux nouvelles formes de délinquance et aux réponses à leur apporter.
"Il ne peut pas y avoir de naïveté et d'angélisme en la matière", a-t-il déclaré.
Le député-maire socialiste de Grenoble, Michel Destot, avait estimé auparavant que les pouvoirs publics n'avaient pas à "faire la guerre à qui que ce soit" mais à "faire la paix" sociale pour donner la preuve de leur efficacité.
Nicolas Sarkozy était arrivé vendredi en fin de matinée à Grenoble où il a d'abord passé près d'une heure et demie à l'Hôtel de Police avec les policiers et leurs représentants syndicaux.
Manifestations en marge de la visite
Environ 300 personnes se sont rassemblées vendredi dans le centre de Grenoble pour protester contre "la politique spectacle et sécuritaire" de Nicolas Sarkozy. Munis de banderoles où l'on pouvait notamment lire "Grenoble = Chicago, Al Capone = Sarkozy", les manifestants, entourés de nombreuses forces de police et de gendarmerie, se sont réunis à l'appel d'une vingtaine d'organisations dont Europe Ecologie-les Verts 38, le PCF, les syndicats CGT et Sud Rail, la Ligue des droits de l'Homme, etc.
"Son déplacement n'a aucun sens. Nicolas Sarkozy fait de la politique spectacle. Il aurait été préférable que le coût de son déplacement soit transformé en emplois!", s'est insurgé Jacques Pitiot, ancien proviseur de lycée habitant depuis 38 ans à la Villeneuve.
"On ne veut pas d'une police robocop, mais d'une police présente tous les jours qui ne laisse pas le caïdat s'installer", a poursuivi M. Pitiot.
"La venue de Sarkozy est un coup de poing médiatique contre-productif qui est vécu comme une provocation. Il faut une politique publique durable avec une police de proximité. Il est important de recréer du lien social", a déclaré Vincent Comparat, élu municipal membre de l'Ades, Association démocratie écologie solidarité.
vendredi 30 juillet 2010
Ci-dessous le tract du MJCF:
Hier soir, trois dangereux militants communistes de 15, 17 et 18 ans ont étés appréhendés par les agents de police et placés en garde à vue, accusés de collage d'affiches portant atteinte à la dignité du Chef de l'État sur un panneau d'affichage libre en centre ville de Grenoble.
Immédiatement soutenus par une quinzaine de militants et d'élus communistes, ces derniers se sont vus dans un premier temps vus refuser l'accès à l'hôtel de police et bloqués à l'extérieur. Ils représentaient un danger pour la sécurité des 300 fonctionnaires de police lourdement armés retranchés à l'intérieur, s'éclairant à la lampe torche pour dissimuler leur présence.
Alors que Grenoble s'apprête à célébrer l'adoubement de son nouveau préfet en présence du Président Sarkozy, cet événement porte une nouvelle fois atteinte à la liberté d'expression.
- A t-on encore le droit en France de s'exprimer librement?
- A t-on encore le droit à la caricature?
Nous vous laissons juger si ces photomontages méritent des poursuites judiciaires:

Arrestation de 3 jeunes militants communistes, la liberté menacée !
Hier soir des militants du PCF distribuaient le tract unitaire appelant au rassemblement de protestation contre la politique de Nicolas Sarkozy, ce Vendredi 30 juillet à 12H, Place Félix Poulat à Grenoble.
A la suite de cette initiative, 3 jeunes camarades du Mouvement de la Jeunesse Communiste ont été arrêtés et placés en garde à vue pour collage d'affiches injuriantes et diffamatoires à l'égard du Chef de l'Etat.
Dès la nouvelle connue, des camarades se sont rendus à l'Hôtel de police pour les faire libérer.
Seuls, René Proby, maire de St Martin d'Hères et Marie France Monory, adjointe au maire de Grenoble, ont pu être reçus.
La libération ce matin de ces 3 militants est sans doute due à la forte présence du soutien manifesté à la suite de cette arrestation, dont les élus cités et François Auguste, Conseiller régional.
La droite qui cherche à imposer sa politique, est en difficulté, comme le témoigne le "bide" de son camion vantant le projet de loi gouvernemental sur les retraites, à destination des vacanciers sur les plages françaises.
Avec déjà un peu plus de 50 000 signatures de soutien à la proposition de loi des députés communistes, républicains et du Parti de gauche, sur les retraites, le succès des manifestations comme celle du 24 juin dernier et le rassemblement de toutes les organisations syndicales pour dire NON au projet gouvernemental de casse des retraites, le 7 septembre prochain, la droite devient haineuse.
Pour se persuader de ces relants de haine, il n'y a qu'à voir les commentaires sur le site Grenews qui a relayé l'appel publié sur ce blog à participer au rassemblement de protestation lors de la venue de Nicolas Sarkozy: voir
Les actes de provocation, comme cette arrestation-garde à vue, la mise en avant continuelle du Tout Sécuritaire montrent à quel point cette politique de division, loin d'apaiser les tensions, les excitent !
Plus que jamais, la vigilance s'impose.
Voici le communiqué de la fédération de l'Isère du PCF:
A la suite de cette initiative, 3 jeunes camarades du Mouvement de la Jeunesse Communiste ont été arrêtés et placés en garde à vue pour collage d'affiches injuriantes et diffamatoires à l'égard du Chef de l'Etat.
Dès la nouvelle connue, des camarades se sont rendus à l'Hôtel de police pour les faire libérer.
Seuls, René Proby, maire de St Martin d'Hères et Marie France Monory, adjointe au maire de Grenoble, ont pu être reçus.
La libération ce matin de ces 3 militants est sans doute due à la forte présence du soutien manifesté à la suite de cette arrestation, dont les élus cités et François Auguste, Conseiller régional.
La droite qui cherche à imposer sa politique, est en difficulté, comme le témoigne le "bide" de son camion vantant le projet de loi gouvernemental sur les retraites, à destination des vacanciers sur les plages françaises.
Avec déjà un peu plus de 50 000 signatures de soutien à la proposition de loi des députés communistes, républicains et du Parti de gauche, sur les retraites, le succès des manifestations comme celle du 24 juin dernier et le rassemblement de toutes les organisations syndicales pour dire NON au projet gouvernemental de casse des retraites, le 7 septembre prochain, la droite devient haineuse.
Pour se persuader de ces relants de haine, il n'y a qu'à voir les commentaires sur le site Grenews qui a relayé l'appel publié sur ce blog à participer au rassemblement de protestation lors de la venue de Nicolas Sarkozy: voir
Les actes de provocation, comme cette arrestation-garde à vue, la mise en avant continuelle du Tout Sécuritaire montrent à quel point cette politique de division, loin d'apaiser les tensions, les excitent !
Plus que jamais, la vigilance s'impose.
Voici le communiqué de la fédération de l'Isère du PCF:
Trois jeunes appartenant à la Jeunesse communiste ont été interpellés hier soir par la police alors qu'ils collaient des affiches à Grenoble, gardés à vue toute la nuit et relâchés ce matin .
Mais ils sont à nouveau convoqués le 3 août . Le PCF proteste énergiquement contre cette garde à vue et exige l'abandon immédiat de toute poursuite à leur encontre .
Le prétexte invoqué est que certaines de ces affiches représentent des caricatures de M. Sarkozy. Décidément; même l'humour est désormais passible de sanctions, condamnations, voire d'embastillement !
Jusqu'où ira ce gouvernement dans la mise en cause des libertés publiques ?
Le PCF demande l'annulation de la convocation du 3 août et qu 'aucune poursuite ne soit engagée contre ces jeunes .
Retraites : Une rentrée qui va compter !
La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a examiné le projet de loi sur la réforme des retraites. Si les travaux de cette commission constituent un passage obligé dans la procédure législative, c’est bien l’étape qui s’engagera, d’abord à l’Assemblée nationale le 6 septembre, puis au Sénat, qui sera décisive.
Comme on s’y attendait, le débat n’a pas eu lieu. Gouvernement et parlementaires UMP ont fait feu de tout bois pour empêcher la discussion sur les points les plus importants de la réforme, en particulier le report de l’âge légal (62 ans) et de l’âge du taux plein (67 ans).
Ainsi, tous les amendements qui contestaient le fond de la réforme ont été jugés irrecevables, sous couvert de l’article 40 de la constitution. Par ailleurs, les temps de parole étaient chronométrés, chaque intervention ne pouvant excéder 2 minutes.
Les quelques amendements adoptés par la commission n’affectent pas la teneur du projet et son caractère régressif.
Jamais une réforme d’une telle importance n’avait été traitée avec un tel mépris de la démocratie la plus élémentaire. C’est d’abord la démocratie sociale qui a été foulée aux pieds. C’est maintenant la démocratie politique.
La majorité parlementaire est apparue plus que jamais aux ordres du Medef avec des propositions d’amendements tendant à durcir le texte du gouvernement.
Ce dernier a joué la modération, souhaitant conserver pour septembre quelques marges de manœuvres. Cette posture confirme la pertinence du rendez-vous du 7 septembre prochain.
Seule la mobilisation la plus large des salariés, dès le 7 septembre prochain, permettra d’imposer d’autres choix à ce gouvernement.
Comme on s’y attendait, le débat n’a pas eu lieu. Gouvernement et parlementaires UMP ont fait feu de tout bois pour empêcher la discussion sur les points les plus importants de la réforme, en particulier le report de l’âge légal (62 ans) et de l’âge du taux plein (67 ans).
Ainsi, tous les amendements qui contestaient le fond de la réforme ont été jugés irrecevables, sous couvert de l’article 40 de la constitution. Par ailleurs, les temps de parole étaient chronométrés, chaque intervention ne pouvant excéder 2 minutes.
Les quelques amendements adoptés par la commission n’affectent pas la teneur du projet et son caractère régressif.
Jamais une réforme d’une telle importance n’avait été traitée avec un tel mépris de la démocratie la plus élémentaire. C’est d’abord la démocratie sociale qui a été foulée aux pieds. C’est maintenant la démocratie politique.
La majorité parlementaire est apparue plus que jamais aux ordres du Medef avec des propositions d’amendements tendant à durcir le texte du gouvernement.
Ce dernier a joué la modération, souhaitant conserver pour septembre quelques marges de manœuvres. Cette posture confirme la pertinence du rendez-vous du 7 septembre prochain.
Seule la mobilisation la plus large des salariés, dès le 7 septembre prochain, permettra d’imposer d’autres choix à ce gouvernement.
mercredi 28 juillet 2010
Non à la venue de Sarkozy, non au tout répressif !
Rassemblement de protestation
Vendredi 30 juillet à partir de 12 h,
Place Félix Poulat à Grenoble.
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