jeudi 18 novembre 2010

Lycée Mounier: la mobilisation se poursuit

Toujours aussi déterminés, les “Mounier” ont pris possession du trottoir devant leur lycée, avenue Marcelin-Berthelot. Depuis lundi soir et leur occupation de la mairie, le collectif a installé un campement permanent devant les locaux de l’établissement. Une fourgonnette, des bâches, des banderoles. Et surtout, du ravitaillement pour les deux à quatre personnes qui occupent les lieux en continu, nuit et jour. « On fonctionne par roulement » détaille le parent d’élèves de la FCPE, Marc Garnier.
Après avoir eu le soutien de la municipalité de Grenoble (lire notre édition du 16 novembre), le collectif Mounier s’est vu rejoint par les élus communistes de la Ville. Hier, le président du groupe communiste et adjoint grenoblois Patrice Voir, accompagné notamment du conseiller régional François Auguste et des co-présidents du Front de Gauche à la Région Gilles Ravache et Elisa Martin, se sont rendus devant le campement. L’occasion d’évoquer la réunion du groupe de travail qui aura lieu ce soir à l’antenne de la Région à Grenoble. « Notre objectif est d’obtenir des réponses quant à la restructuration du lycée qui était prévue en début d’année, mais aussi d’obtenir l’engagement d’une rentrée scolaire 2011 au lycée » a précisé Gilles Ravache.

Une question qui « concerne toute la gauche »

Autre urgence selon les élus communistes : que le rectorat stoppe l’examen du redéploiement des élèves et de l’équipe éducative de Mounier. « Cette question concerne toute la gauche » ont insisté les élus communistes. « Nous sortons d’une période durant laquelle le gouvernement n’a pas eu recours à la moindre négociation. Aujourd’hui, avec Mounier, il s’agit de prouver qu’une région de gauche n’a pas le même comportement. »
Les “Mounier” attendent désormais l’avancement du dossier pour décider d’autres actions. « On en a beaucoup en réserve, annonçait Marc Garnier. Et on répond en conséquence à ce qui se passe, à chaque fois. C’est sans doute pour ça qu’il n’y a pas eu de problèmes jusqu’à présent. »

Affaire Karachi : la bombe Millon

Entendu par le juge Van Ruymbeke, l'ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, a confirmé pour la première fois devant la justice qu'il y avait bien eu des rétrocommissions dans les dossiers gérés par le gouvernement Balladur en 1994 et 1995.

L'ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, entendu le 15 novembre par le juge Van Ruymbeke, vient de lâcher une petite bombe, en confirmant pour la première fois devant la justice, qu'il y avait bien eu des rétrocommissions dans les dossiers gérés par le gouvernement Balladur en 1994 et 1995. "En ce qui concerne le contrat pakistanais, a poursuivi Charles Millon, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère, on a eu l'intime conviction  qu'il y avait eu des rétrocommissions." En d'autres termes : des retours d'ascenseurs financiers de la part d'intermédiaires qui ont reversé une partie de leurs propres commissions pour financer des hommes politiques français. Charles Millon a également confirmé devant le magistrat parisien que Jacques Chirac lui avait bien ordonné de mettre fin à ce système.

Lors de son audition, Charles Millon a déclaré : "le président de la République m'a dit, comme il l'a déclaré lors d'une conférence de presse aux alentours du 14 juillet (1995, NDLR), qu'il souhaitait une moralisation de la vie publique et politique et qu'il y avait trop de bruit autour des contrats d'armement dû à l'existence de rétro-commissions. Il m'a donc demandé de faire procéder à une vérification sur tous les contrats."

Ce témoignage capital confirme ce que craignaient les familles de victimes, depuis la divulgation, en 2008, du rapport Nautilus effectué par un ancien agent de la DST, qui affirmait dans son enquête que l'attentat de Karachi était la conséquence du non-paiement des commissions des intermédiaires dans les contrats pakistanais et saoudiens. Ce rapport, resté secret pendant six ans, est désormais pris très au sérieux par les enquêteurs. Pourquoi les plus hauts responsables de l'Etat ont-ils oublié de communiquer cette information capitale aux juges ? Renaud Van Ruymbeke pourrait bien dans les prochains jours mettre en examen des dirigeants de la DCN, mais aussi d'anciens ministres pour "délit d'entrave à la justice."

mercredi 17 novembre 2010

Le miracle des emplois « verts » n’aura pas lieu

par Aurélien BERNIER

Dans la rubrique « aménageons le système pour le préserver », les nouveaux emplois « verts » de la révolution écologique rivalisent avec la régulation supposée de la finance dans les discours des institutions. Les Nations Unies, le G20, le Fond Monétaire International, l’Organisation Mondiale du Commerce, le MEDEF ou son équivalent européen BusinessEurope... tous nous assurent que les énergies renouvelables, le véhicule électrique et le recyclage vont générer des centaines de milliers d’emplois de qualité, et, mieux que tout, non délocalisables. L’idée est séduisante, d’autant qu’elle est soutenue à bout de bras par une grande majorité d’écologistes. Ainsi, le programme d’Europe écologie mentionne les « gisements d’emploi massifs dans les énergies renouvelables, le bâtiment, le transport, l’agriculture, l’entretien, la maintenance, la réparation, le recyclage, le commerce de proximité, la recherche et l’innovation ou la protection des écosystèmes ». D’après ce mouvement, il faut également créer des postes « socialement utiles et non délocalisables [dans] l’économie sociale et solidaire » et réduire le temps de travail. L’objectif annoncé : créer 10 millions d’emplois en Europe en 10 ans et diviser par deux le chômage en France « en quelques années ». Qui ne souhaiterait pas partager cet optimisme ? Malheureusement, un examen rationnel de la situation nous montre tout autre chose. Pour lire la suite, cliquez sur le titre de l'article....

mardi 16 novembre 2010

Comment interpréter la suppression du ministère de l’identité nationale

Une avancée symbolique, mais la xénophobie de gouvernement s’installe au ministère de l’intérieur.

Le ministère de l’immigration et de l'identité nationale n’est plus, et c’est tant mieux. Nous avions, il y a près d’un an, appelé à sa disparition.

De très nombreux syndicats, partis et associations ont alors manifesté leur soutien à notre Appel pour la suppression de ce ministère (on peut en consulter la liste et les déclarations en ligne). En outre, plus de 45.000 personnes ont spontanément transformé cet Appel en une pétition nationale, des comités locaux pour la suppression de ce ministère se sont constitués, et le film Ulysse clandestin s’est fait l’écho de notre initiative. Nous les remercions vivement de leur soutien et de leur engagement. 

Toutefois, le mal est déjà fait : après trois ans et demi, les dégâts sont là ; ils sont profonds. La logique enclenchée avec la création de ce ministère n’a fait que s’emballer : après l’encouragement à l’expression xénophobe qu’a offert le prétendu « grand débat » sur l’identité nationale, jusque parmi les membres du gouvernement, la stigmatisation des étrangers qui a culminé avec le discours de Grenoble et son amalgame entre immigration et délinquance atteint de plus en plus, qu’il s’agisse des Roms ou des musulmans, les « Français d’origine étrangère » – catégorie désormais institutionnalisée par la loi Besson.

Avec le ministère, c’est un symbole qui disparaît, et l’on ne peut que s’en réjouir. Néanmoins, si le président de la République renonce à l’intitulé sur lequel il fondait sa campagne électorale en 2007, ce recul symbolique ne marque malheureusement pas la fin d’une logique qui restera à l’œuvre dans le discours comme dans la pratique du gouvernement. En effet, l’immigration relève désormais du seul ministère de l’Intérieur, comme le voulait Nicolas Sarkozy lorsqu’il occupait ce poste. Autrement dit, qu’il s’agisse par exemple des demandeurs d’asile ou des couples binationaux, des visas ou des naturalisations, cette politique est désormais réduite à une question de police. Qu’elle revienne à Brice Hortefeux, sous le coup d’une condamnation judiciaire pour propos racistes, n’est pas moins un symbole.

Il n’est donc pas question pour nous de crier victoire. Du moins la bataille ne se livre-t-elle plus sur le même front. L’immigration n’est pas un problème qui requiert un ministère particulier ; c’est une réalité sociale hétérogène qui relève de traitements politiques et partant de ministères différents, selon qu’il s’agit du travail, de la famille, de l’asile, etc. Il faudra donc demain démanteler le ministère, pour en répartir les dépouilles. En attendant, notre combat continue : nous persistons en appelant partis, syndicats, associations et l’ensemble de la société à refuser la vision policière de l’immigration et à s’opposer à la promulgation de la loi Besson relative à l’immigration et à la nationalité.

Signataires du communiqué : Michel Agier, Etienne Balibar, Marie-Claude Blanc-Chaléard, 
Luc Boltanski, Eric Fassin, Françoise Héritier, Daniel Kunth, Laurent Mucchielli, 
Pap Ndiaye, Gérard Noiriel, Mathieu Potte-Bonneville, Richard Rechtman, Serge Slama, 
Emmanuel Terray, Tzvetan Todorov, Sophie Wahnich, Patrick  Weil.

La casse sociale reconduite jusqu’en 2012

Depuis 2007, sous la houlette de François Fillon, les équipes gouvernementales successives ont dépecé le modèle social français.
Le bouclier fiscal
De l’aveu même du ministre du Budget, le bouclier fiscal est « devenu symbole d’injustice ». Censé contenir l’imposition des hauts revenus et favoriser le travail, le bouclier fiscal n’a pas permis aux fortunes évadées de revenir alimenter le fisc français et coûte cette année à l’État 700 millions d’euros. L’idée court à droite de le supprimer en même temps que l’ISF, qui priverait l’État de 3,4 milliards d’euros. Hypothèse rejetée par l’Assemblée nationale contre la promesse d’ouvrir un débat fiscal sur le patrimoine en 2011.
Le travail 
du dimanche
La loi sur le travail du dimanche devait permettre de limiter les dérives dans ce domaine. C’est raté. Depuis son vote, le 23 juillet 2009, les petites supérettes n’ont jamais autant bafoué l’autorisation d’ouvrir jusqu’à 13 heures. Le choix laissé aux salariés de travailler ou non reste théorique et sans doublement de salaire. « Travailler plus pour gagner plus » ne s’applique pas non plus aux travailleurs du dimanche.
La Poste
En octobre 2009, la droite ignore le référendum citoyen et les 2,3 millions de personnes qui ont voté contre la privatisation de La Poste. Pour développer l’entreprise publique, la Caisse des dépôts était une solution. Le gouvernement adopte a contrario une loi postale qui vise à préparer l’augmentation de capital en transformant La Poste en société anonyme avec l’ouverture de l’entreprise aux capitaux privés.
La santé
Avec la loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST), promulguée le 21 juillet 2009, Nicolas Sarkozy a assouvi son désir de regrouper les structures de santé et de favoriser le partenariat public-privé. L’ère de l’hôpital entreprise a relégué au second plan la notion d’assistance publique pour tous, comme dans le cas, parmi tant d’autres, de la fermeture de centre de radiothérapie de Guéret, dans la Creuse, sous prétexte de non-rentabilité. Pour les 1 an de la loi, les syndicats ont dénoncé un recul inédit de l’accès aux soins.


La sécurité
Laissé un temps en retrait, le thème de la sécurité, si cher à Nicolas Sarkozy, a été remis sur le devant de la scène, cet été, avec le discours de Grenoble, la chasse aux Roms qui s’en suivit et le vote d’une loi autorisant la déchéance de nationalité pour les Français naturalisés depuis moins de dix ans et condamnés pour meurtre d’agents de l’autorité publique. Cette surenchère masque une hausse des atteintes volontaires à « l’intégrité physique » (+19 % entre 2002 et 2009). Les effectifs de policiers et de gendarmes, eux, continuent de diminuer : 14 144 emplois en moins d’ici à 2013.
Révision générale des politiques publiques
Il paraît qu’« on peut faire mieux avec moins de moyens ». Au nom de ce principe, le gouvernement a engagé une révision générale des politiques publiques (RGPP). Le regroupement des établissements et des directions de services de l’État, de l’hôpital et des collectivités se mène selon un principe comptable : le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Résultat : 160 000 postes supprimés dans la fonction publique d’État.
La réforme 
des collectivités
La réforme des collectivités territoriales porte un rude coup à la démocratie locale. Avec la création des conseillers territoriaux en lieu et place des conseillers généraux et régionaux, c’est la fin de la mise en place des communautés d’agglomération pour juin 2013, la possibilité de fusion des villes en communes nouvelles, l’arrivée de métropoles et de pôles métropolitains. Le pouvoir recentralise ainsi les lieux de décision et fragilise l’existence et le développement des services publics de proximité.
Éducation nationale
Depuis trois ans, les réformes dans l’éducation nationale ont visé un double objectif : diminuer le nombre de fonctionnaires et réorganiser un système scolaire plus concurrentiel. 49 000 postes se sont évaporés de 2007 à 2010 sans qu’aucune amélioration n’apparaisse. La France compte toujours 15 % d’enfants en échec scolaire en CM2 et 150 000 sorties sans diplôme. L’assouplissement de la carte scolaire a renforcé la ghettoïsation des établissements en difficulté. Dans le supérieur, l’autonomie effective des universités (loi LRU) va conduire à un accès au savoir inégal sur le territoire.
L’OTAN, l’Europe
La politique poursuivie à l’égard de l’OTAN est un cinglant démenti aux hommages rendus au général de Gaulle. L’annonce d’une réintégration de l’OTAN marque la fin de l’indépendance stratégique de la France, notamment sur le volet du terrorisme. Quant au dossier européen, Nicolas Sarkozy a tiré un trait sur les votes français et néerlandais contre la constitution. En ratifiant le traité de Lisbonne, en 2008, il laisse libre cours à la concurrence libre et non faussée.

lundi 15 novembre 2010

La droite tente encore d’instrumentaliser la mémoire de jeunes communistes

Communiqué de presse du 13 novembre

Dans son discours lors de la commémoration du 11 novembre, Nicolas Sarkozy s’emploie à enrôler à sa cause réactionnaire les jeunes héros de la résistances, étudiants et lycéens communistes, qui étaient des milliers à oser défier les nazis sur les champs élysées. On frise la crise cardiaque en apprenant que Sarkozy veut se les approprier ! Nicolas Sarkozy connaît-il seulement les valeurs des jeunes entrés en résistance ?
Suzanne Djian, François Lescure, Francis Cohen et Léon Lavallée ont combattu leur vie contre l’autoritarisme brutal et pour la liberté, Nicolas Sarkozy multiplie les coups de force au parlement et attaque toutes nos libertés, individuelles et collectives (droit de grève combattu dans plusieurs professions avec la mise en place de réquisitions). Ces étudiants communistes ont refusé le racisme et promu la solidarité ; le gouvernement stigmatise les immigrés (jusque dans l’abjecte loi Besson) et attise les divisions des travailleurs qu’il crée artificiellement (public contre privé, Français contre étrangers, jeunes contre vieux…). Les étudiants communistes ont voulu un monde de progrès et de justice sociale ; l’UMP casse tous ses rêves et ses conquêtes avec acharnement et méthode. Et ce serait l’UMP la gardienne des valeurs de la résistance ! Comment Nicolas Sarkozy ose-t-il s’en emparer quand tant des nôtres sont morts pour que vive cette France du programme du CNR, cette France qui a créé notre système de retraites que hait tellement ce sinistre gouvernement ? De plus, la filiation revendiquée envers De Gaulle est absurde et incohérente avec la politique extérieure de ce gouvernement, notamment au sujet de l’OTAN.
Après Guy Môquet, il semblerait que le président et son gouvernement aient à cœur de récupérer des martyrs et les faire marcher à contre-sens de toute leur vie ! En tant que secrétaire nationale de l’UEC, je leur interdis de brandir la noble figure de ces étudiants pour servir les intérêts de la bande du Fouquet’s qu’ils ont tant combattu. Ces étudiants voulaient poursuivre le combat de ceux qui les ont précédés, pour le pain, la paix, la liberté, lorsqu’ils ont lancé un paquet de tracts du haut d’un amphi, à la Sorbonne, invitant les étudiants à les rejoindre.
Ils étaient des milliers à faire valoir leurs idées, lorsqu’ils décident d’aller manifester devant la tombe du Soldat inconnu, conscients du dangers lorsque les nazis ont arrêté 150 d’entre eux ; ou quand François Lescure, secrétaire parisien de l’UEC et organisateur de la manifestation du 11 novembre est arrêté et torturé, au moment où il s’apprêtait à quitter la France pour rejoindre le gouvernement provisoire de De Gaulle, à Alger, où il devait représenter les étudiants communistes. Les Allemands le laisseront pour mort, les reins brisés, mais il réussira quand même à s’échapper. C’est ce symbole, c’est cette mémoire, ce sont ces vies que Nicolas Sarkozy a instrumentalisés le 11 novembre. Il tente d’enrôler ces hommes, dans leur conception d’une nation de dominations, d’une nation du repli sur soi. En 2007, Sarkozy décide de faire lire la lettre de Guy aux lycéens ; en 2008 il tente d’imposer le fichier Edvige pour consigner et dresser des listes des « personnes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public » par leur engagement ou leur appartenance politique, syndicale ou associative. Il tentait de faire oublier qu’il avait été arrêté par la police française parce qu’il diffusait un tract comme des centaines, des milliers d’autres jeunes en France. Il a été désigné par le ministre de l’Intérieur français de l’époque pour être livré aux nazis, parce qu’il était jeune communiste. La droite vide tout le contenu du message de la Résistance en instrumentalisant la mémoire de ces étudiants !
N’en déplaise à certains, résister, ce n’est pas seulement s’arc-bouter sur l’existant. Résister aujourd’hui, ce n’est pas avoir un boulot à n’importe quel prix. C’est avoir un travail qui permette de se construire, de voir l’avenir, de faire des projets. C’est aussi faire avancer un monde de co-développement où les peuples se croisent et avancent ensemble, où les droits politiques, économiques et sociaux des individus progressent de Vancouver à Calcutta, d’Oslo à Johannesbourg. Résister, c’est refuser l’avenir qu’on nous prépare fait d’injustices, d’inégalités et de précarité généralisée. Faire vivre la Résistance aujourd’hui, ce n’est pas courber l’échine face au recul de civilisation que vous orchestrez. Ce n’est pas s’emparer de la mémoire des résistants pour bafouer les valeurs qui étaient les leurs. On a sans doute raison de penser qu’en 2010 les étudiants de France s’appellent toujours résistante ; c’est bien pour ça qu’elle est toujours plus dans la rue, chaque jour davantage mobilisée pour défendre son avenir !
Marion Guenot Secrétaire Nationale de l’UEC

Remaniement: "Rien à attendre" (PCF)


Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF a également donné son sentiment sur le remaniement du gouvernement: "c'est beaucoup de bruit pour rien et surtout une preuve de mépris supplémentaire à l'égard de notre peuple après sa mobilisation historique contre la réforme des retraites". Il a également indiqué dans un communiqué qu''"il n'y a vraiment rien à attendre de ce prochain gouvernement qui sera comme ses précédents, de droite, injuste à l'égard des français et complaisant pour les puissants".

Le gouvernement Fillon nouveau est arrivé

20h15. Le nouveau gouvernement du Premier ministre François Fillon, reconduit dimanche par Nicolas Sarkozy, compte 31 membres, soit sept de moins que le précédent, et est marqué par le retour d'Alain Juppé, qui devient le numéro deux de la nouvelle équipe, et la fin de l'ouverture.
Premier ministre : François Fillon
Ministres
Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de la défense et des anciens combattants
Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement
Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés
Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration
Christine Lagarde, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie
Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé
Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative
François Baroin, ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du gouvernement
Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire
Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des solidarités et de la cohésion sociale
Maurice Leroy, ministre de la ville
Chantal Jouanno, ministre des sports
Patrick Ollier, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement
Eric Besson, ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique Henri de Raincourt, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération
Philippe Richert, ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargé des collectivités territoriales
Laurent Wauquiez, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes
Nadine Morano, ministre auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de l'apprentissage et de la formation professionnelle
Marie-Luce Penchard, ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargée de l'outre-mer
Secrétaires d'Etat:
Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce extérieur
Nora Berra, secrétaire d'Etat auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé
Benoist Apparu, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement
Georges Tron, secrétaire d'Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, chargé de la fonction publique
Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale
Thierry Mariani, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports
Frédéric Lefèbvre, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation
Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative.
Et ceux qui s'en vont : Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Bernard Kouchner, Eric Woerth, Patrick Devedjian, Rama Yade, Dominique Bussereau
16h30. Jean-Louis Borloo annonce avoir "choisi de ne pas appartenir" au futur gouvernement.
16h15. Sarkozy d'accord pour que Copé prenne la direction de l'UMP

dimanche 14 novembre 2010

Tout ça pour ça !


Remaniement
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Arès de longues semaines durant lesquelles Jean-Louis Borloo semblait le mieux placé pour occuper Matignon jusqu’à l’élection de 2012, le principal changement du remaniement tant attendu semble finalement être la nouvelle coupe du cheveux du ministre de l’écologie.

Sarkozy reconduit Fillon au poste de Premier ministre

Nicolas Sarkozy a renommé dimanche matin au poste de Premier ministre François Fillon, et lui a demandé de former un nouveau gouvernement, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Le gouvernement doit être annoncé dans l'après-midi.
François Fillon s'est engagé dimanche à "renforcer la croissance" française "au service de l'emploi". Le Premier ministre, qui a été chargé de former un nouveau gouvernement, explique dans un communiqué que la décision du chef de l'Etat "l'oblige envers tous les Français".
"Après trois années et demi de réformes courageuses (...), je m'engage, sous l'autorité du chef de l'Etat, avec détermination, dans une nouvelle étape qui doit permettre à notre pays de renforcer la croissance de son économie au service de l'emploi, de promouvoir les solidarités et d'assurer la sécurité de tous les Français", dit le chef du gouvernement.
Plus d'information dans quelques instants