lundi 6 janvier 2020

Une honte pour les pouvoirs publics qui ont laissé faire sans un mot. Une honte pour les industriels du secteur automobile !

Le 31 décembre Sintertech disparaîtra avec l’année 2019. C’était l’unique entreprise française dans la métallurgie des poudres.
Les salariés se seront battus avec leurs syndicats CGT, mais le pouvoir, dans notre système, appartient aux propriétaires. Lorsque l’Etat dispose de pouvoirs de décisions dans nombre de groupes industriels, il laisse faire, voire encourage la logique capitaliste.

Un savoir-faire unique en France que le gouvernement et les constructeurs automobiles ont choisi de laisser disparaître.
Le 19 décembre 2019, Sébastien Acébédo entrait en réunion où les élus devaient se prononcer sur le licenciement des « salariés protégés » – encore un mythe, puisque selon les données officielles de la DARES plus des trois quarts des licenciements de salariés protégés sont autorisés par l’inspection du travail (période 2010-2014). Il nous a dit brièvement : « Liquidés. Nous sommes liquidés ! Le 31 décembre, plus personne ! Nous sommes dispensés de travailler dans quelques jours !»
Le 23 décembre Jean-Bernard Etchemendy, délégué syndical central CGT du groupe Sintertech, nous apporte des précisions à quelques jours des échéances dramatiques. « Sintertech cesse définitivement son activité le 31 décembre. Les politiques en Auvergne Rhône Alpes, au gouvernement sont restés silencieux et inactifs depuis octobre. Seul le conseil régional d’Aquitaine s’est activé pour la reprise du site d’Oloron. Les autorités gouvernementales semblent réagir aux menaces des groupes industriels de l’automobile qui ont licencié en 2019 (500 emplois à Poissy, 12000 intérimaires virés chez Peugeot Sochaux…) et menacent de licencier en 2020. A l’exception du TA et de l’Humanité, la presse, en dehors d’un court créneau, a été d’un silence total, en particulier ces dernières semaines en Isère. »
Interrogé sur la colère, l’écœurement des salariés de Sintertech qui viennent d’apprendre que Pôle emploi tente une dernière manœuvre, Jean-Bernard Etchemendy explique. « Oui c’est exact que Pôle emploi tente de ne pas retenir les trois derniers mois de salaires (salaires exceptionnels pour une commande exceptionnelle qui a rendu un grand service au client) dans le calcul des indemnités de chômage (calculées sur la masse salariale de la dernière année). Nos avocats vont réagir. C’est insensé puisque la RH de Sintertech, l’administrateur financier… avaient acté notre demande de salaires bruts cotisés, car la CGT a toujours défendu les cotisations sociales. Au départ de la négociation, On nous proposait trois mois de salaires sans charges sans charges sociales. »

La CGT a été seule à défendre une entreprise et ses trois cents emplois. Quarante-six salariés reprendront le travail dans les Pyrénées-Atlantiques, aucun en Isère.
Le sentiment des salariés concernés est qu’il s’agit d’une énième action d’humiliation des administrations publiques.
Un seul voyant est au vert à quelques jours du réveillon : le site d’Oloron repart, racheté par Laurent Pelissier finance qui détient ECM technologies, connu en Isère. Renault a soutenu cette reprise. Mais seuls 46 salariés sur les 73 du site retrouveront un emploi.

dimanche 5 janvier 2020

APL : on ne perd rien pour attendre…

Le gouvernement avait prévu, au 1er janvier, un nouveau mode de calcul faisant que l'APL aurait baissé pour un million de foyers et qu'une centaine de milliers n'auraient même plus rien touché.
Mais il y aura des élections municipales fin mars. Et vu le très large rejet de sa réforme des retraites, le gouvernement n'a pas voulu ajouter l'APL aux nombreux motifs de son impopularité auprès des électeurs.
Il a donc reporté la douloureuse au 1er avril. Cela reviendra à réduire de 1,2 milliard d'euros le budget de l'APL.
Macron n'a vraiment pas volé son surnom de président des riches. Ni que des millions de travailleurs se retrouvent dans la grève contre sa réforme des retraites.

samedi 4 janvier 2020

Réforme des retraites : les avocats appelés à une "grève dure" à compter du 6 janvier

Le Conseil national des barreaux estime que le gouvernement "reste sourd à la situation critique des avocats et n'entend que les professions susceptibles de bloquer le pays".
Une "grève dure" pour "faire échec au projet porté par le gouvernement" concernant la réforme des retraites. Le Conseil national des barreaux (CNB) indique dans un communiqué n'avoir "pas d'autre choix que de durcir le cadre de la grève et des actions de blocage qui se dérouleront à partir du lundi 6 janvier". Le CNB justifie cette décision en "constatant que le gouvernement reste sourd à la situation critique des avocats et qu'il n'entend que les professions susceptibles de bloquer le pays".
La grève, qui commencera le lundi 6 janvier et durera une semaine, pourra être reconduite, prévient le CNB. Chaque barreau décidera des modalités d'action de cette grève, mais le CNB appelle à l'arrêt de toutes les désignations d'avocats commis d'office et en matière d'aide juridictionnelle, ainsi qu'à la cessation de toute l'activité judiciaire.
Les 70 000 avocats de France sont ainsi appelés à demander systématiquement des renvois pour toutes les audiences civiles, commerciales, prud'homales, administratives et pénales, y compris les audiences devant la cour d'assises.

jeudi 2 janvier 2020

Crolles 2020 : 13 réunions publiques et une enquête pour un programme

On ne connaîtra qu’à la mi-janvier la tête de liste et sa composition, comme le programme de Crolles 2020. La liste dissidente veut faire durer encore un petit peu le suspense. Il reste une dernière réunion publique sur les déplacements avec “Grésivaudan 2020”, le 11 janvier. Elle bouclera alors une pré-campagne lancée il y a 10 mois et guidée par une volonté « d’élargir les points de vue ».

Crolles 2020, la liste qui réunit Crollois et élus de la majorité actuelle (dont trois adjoints) qui ne se reconnaissent plus dans l’action municipale, est arrivée quasiment au bout de son processus participatif engagé le 7 mars 2019. Une longue réflexion politique autour de l’action publique qui a impliqué les citoyens au gré de 13 réunions thématiques. Avec un point d’orgue à cette longue série : une enquête menée en octobre dernier et présentée dans ses grandes lignes le 16 novembre en présence du maire de Saillans, ce bourg de la vallée de la Drôme qui s’est imposé depuis les élections municipales de 2014 comme un modèle de démocratie participative.
Quatre axes et neuf propositions pour 2020
Cette enquête avait un but, au-delà de prendre la température avant les municipales : recueillir l’avis d’un plus grand nombre (au moins 300 habitants) pour finir de bâtir un projet municipal qui soit en phase avec les attentes de la population. Le sondage de Crolles 2020 reprenait les grands thèmes développés lors de ses réunions publiques, soit le développement durable, la solidarité, le logement, l’urbanisme, la vie associative, les déplacements de proximité et l’intercommunalité.
Et le résultat final s’est avéré bien supérieur aux espérances, allant au-delà des objectifs fixés par la liste. Déjà 410 personnes (notre chiffre) ont répondu soit en direct lors de rencontres “porte à porte” dans l’ensemble des quartiers de la ville, sur le marché ou sur internet.

LE CHIFFRE : 410
C’est le nombre de réponses obtenues au bout d’un mois et un petit peu plus, en octobre dernier, par la liste Crolles 2020 qui avait décidé dans le cadre de la campagne des municipales de sonder les Crolloises et les Crollois. Une consultation citoyenne qui a permis à chacun de s’exprimer et d’apporter sa contribution à l’amélioration de la qualité de vie et du vivre ensemble. Et aussi – c’était le but – de construire un programme et une liste pour mars.
Ensuite, 85 % d’entre elles sont allées jusqu’au bout du questionnaire composé de 25 questions, alors qu’elles pouvaient s’arrêter à la 15(l’idée était de ne pas les mobiliser plus de 10 minutes, N.D.L.R.). Sauf qu’« on ne s’attendait pas à recueillir autant d’échanges et d’idées. Et qu’ils durent aussi longtemps (jusqu’à 1 h 30). C’est “le” point positif. Après, ce n’est pas une enquête Ipsos, c’est clair ! Mais elle est représentative, car elle livre une photographie de la ville à un moment précis. Un exemple : 20 % des répondants habitent dans des logements collectifs, soit quasiment le pourcentage de logements existants dans la commune (près de 24 %) », explique Crolles 2020.
Bien évidemment, la liste n’a pas révélé tout ce que l’enquête a livré – ce sera pour la suite de la campagne et la présentation officielle de la tête de liste à la mi-janvier –, mais elle a permis de dégager autour de quatre axes fondateurs (écologie, solidarité, participation et aménagements de la ville), neuf propositions prioritaires dans lesquelles le groupe espère que « tous ceux qui ont participé se retrouvent. Nous ne voulions pas un catalogue de propositions, sachant que c’est compliqué de construire un programme quand on veut le bâtir avec la population ».

« Des Crolloises et Crollois qui avaient besoin de parler »
Les sondés étaient autant des femmes que des hommes. 59 % avaient + de 50 ans, 26 % entre 35 et 50 ans et 12 % - de 35 ans. Les 3 % restants n’ayant pas donné leur âge. Ce que l’enquête révèle – et que Crolles 2O20 a bien voulu dévoiler – « c’est que les Crolloises et Crollois interrogés avaient un vrai besoin de parler. Ils avaient des questions, des interrogations, des avis et des idées. C’était passionnant. On a énormément appris durant ces échanges. On leur a aussi ouvert des horizons dont ils n’avaient pas connaissance », explique le groupe. La moitié des sondés pense que Crolles régresse, ce que ne partage pas l’autre. Pour elle, il fait bon vivre dans cette commune. Ils ont conscience d’être la ville centrale de ce territoire. Mais la grande majorité (70 %) manifeste « qu’ils ne sentent pas assez consulté, ou s’ils l’ont été, que leur avis n’a pas été pris en compte ». La question, par exemple, “Voulez-vous participer à des actions collectives ?” a démontré que les Crollois se disent prêts à changer leurs habitudes. Un bon point pour Crolles 2020. Aujourd’hui, ces 13 réunions et cette enquête ont permis à la liste de construire son programme « sans aller à la pêche aux candidats ». Elle s’est construite « avec des citoyens motivés qui ont eu envie de nous rejoindre ». Et le premier grand résultat de ces 10 mois de pré-campagne, c’est un noyau dur de 55 personnes. Sachant que Crolles 2020 n’a besoin que de 29 conseillers et deux remplaçants.

Pauvreté et baisse de l'espérance de vie au Royaume-Uni et aux Etats-unis, le désastre de l'économie libérale

Depuis deux ans l'espérance de vie diminue aux Etats-Unis et pour la première fois cette année également au Royaume-Uni. Les causes multiples de cette régression ne sont pas exactement les mêmes entre ces deux pays, mais les inégalités et l'accès au système de santé restent des facteurs communs qui soulignent les limites des politiques pratiquées outre-Manche et outre Atlantique.
L'espérance de vie stagne au Europe depuis plusieurs années, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. Mais qu'elle aille jusqu'à reculer en Grande-Bretagne, la sixième économie mondiale, est un signal inquiétant qui alerte les spécialistes : des pans entiers de population subissent un recul alarmant de leurs conditions de vie. Les Etats-unis ont déjà entamé cette abaissement de la longévité depuis deux ans. Comment ces deux pays parmi les plus riches de la planète peuvent-ils produire de tels reculs ? 
Dans certaines régions des Etats-Unis l'espérance de vie est plus basse qu'au Bangladesh et au Viêt Nam.

Etats-Unis : chômage faible mais grande pauvreté

Etrangement, alors que de nombreux économistes montrent en exemple les Etats-Unis pour leur quasi plein emploi, avec 4% de chômage, c'est pourtant ce pays qui génère le plus grand nombre de pauvres et d'écarts salariaux au sein des pays développés. Les injustices sociales sont une caractéristique des Etats-Unis. Le candidat à la primaire démocrate, Bernie Sanders faisait ce constat en 2016 : "Une vingtaine de personnes détient la même richesse que les 50 % les moins nantis du territoire américain". Plus de 5 millions d'Américains vivent avec moins de 4 dollars par jour et comme le soulignait le prix Nobel d'économie Angus Deaton dans un éditorial du New York Times fin 2017, : "Dans certaines régions [des Etats-Unis] comme le delta du Mississippi et les Appalaches, l'espérance de vie est plus basse qu'au Bangladesh et au Viêt Nam."
Les enfants américains sont ceux qui sont confrontés au plus haut niveau de pauvreté dans le monde occidental développé
Les calculs de taux de chômage aux Etats-unis ne reflètent pas la réalité de la bonne santé économique et sociale des citoyens : des millions de personnes ne sont pas comptabilisées comme étant sans emploi parce qu'elles sont soit en prison, subissant des mini-jobs, malades, ou simplement n'étant pas inscrites dans l'équivalent des pôles-emploi américains. Près de 45 millions de personnes sont considérées comme "pauvres", soit 13,5% de la population . Ces chiffres sont contestés par des universitaires qui estiment que la pauvreté aux Etats-Unis est bien plus importante. Une étude publiée fin 2009 sur la pauvreté des enfants fait ce constat effarant : "Les enfants américains sont ceux qui sont confrontés au plus haut niveau de pauvreté dans le monde occidental développé".

Les Etats-Unis sont le pays le plus riche du monde, avec les plus hauts revenus par habitants et pourtant une part importante de sa population vit dans de très mauvaises conditions, au point de faire baisser l'espérance de vie de l'ensemble de la nation. Les raisons concrètes de cette baisse sont connues et sont dûes principalement à la mauvaise alimentation, la difficulté d'accès aux soins, la prise de drogues et de médicaments opiacés.

Royaume-Uni : quand l'austérité tue

Le Royaume-Uni subit des problèmes d'inégalités sociales et de grande pauvreté depuis des décennies, mais avec une explosion de ceux-ci depuis 2011 : la crise financière de 2008 a incité les différents gouvernements britanniques à appliquer des cures d'austérité budgétaires drastiques.
Dans le quartier le plus cher de Londres, à Chelsea, les riches vivent en moyenne 16 ans de plus que les pauvres.
La longévité est en baisse au Pays de Galle et en Ecosse et cette baisse est clairement reliée au niveau de vie des habitants : francetvinfo explique que "Dans le quartier le plus cher de Londres, à Chelsea, les riches vivent en moyenne 16 ans de plus que les pauvres". 

La population la plus touchée et la plus fragile au Royaume-Uni est celle des personnes âgées qui ne peuvent souvent pas se payer une alimentation correcte, les prix ayant flambé, pas leurs pensions. Le budget du système de santé a été grévé et de nombreux services ne sont plus fournis, comme les repas livrés à domicile ou les bus en zone rurale. Les prises en charge de problèmes de santé causés par la pollution  sont le plus souvent effectuées en urgence. Alcoolisme, prises d'anti-dépresseurs, suicides causés par l'isolement social et économique : les personnes âgées meurent de plus en plus prématurément au Royaume-Uni.

Interrogé par Le Monde, un chercheur de l'université d'Oxford, Danny Dorling résume la situation : "Si plus de gens vivent sous le seuil de pauvreté, qu’on réduit les aides aux personnes âgées, que le budget du système de santé ne progresse pas, qu’il y a plus de sans-abri, peut-être qu’on ne devrait pas être surpris des conséquences".

Sachant que le taux de longévité a été "gonflé" par l'arrivée des jeunes immigrés polonais venus chercher du travail, la réalité de la baisse de l'espérance de vie britannique va très vite devenir difficile à cacher. Le chercheur Danny Dorling n'est pas optimiste et pense que cette baisse va continuer et s'amplifier. Le problème central qui n'est pour l'heure pas discuté, pour cause de batailles politiques sur le Brexit, est en fait celui de la redistribution des richesses. Mais l'Etat britannique ne semble pas désireux de s'emparer du sujet, surtout quand il se vante de son taux de chômage à 4% gagné par des mesures de restrictions des droits des chômeurs, de contrôles ultra sévères et de "contrats 0 heure"

mercredi 1 janvier 2020

Huile de palme, conditions de travail, monoculture : les effets néfastes de Nutella sur les travailleurs et la nature

La multinationale qui fabrique la célèbre pâte à tartiner est accusée d’exploiter des travailleurs agricoles, d’abuser de l’huile de palme qui contribue à la déforestation et, depuis peu, de pousser à l’accaparement des terres en Italie. Deuxième volet de notre enquête sur Ferrero.

mardi 31 décembre 2019

Les avions de combat israéliens lancent une série de raids sur Gaza

Gaza, le 26 décembre 2019, WAFA- Des avions de guerre israéliens ont lancé à l’aube aujourd’hui jeudi et la nuit dernière, une série de raids sur diverses zones de la bande de Gaza, et ont endommagé et détruit les biens des citoyens.
Notre correspondant a rapporté que des avions de combat israéliens du type F-16 ont bombardé avec trois missiles, un site à l'ouest de la ville de Gaza, ce qui a entraîné sa destruction, son incendie et des dommages aux maisons et aux propriétés des citoyens voisins, sans signaler de blessés parmi les citoyens, jusqu’à présent.
Les avions de combat israéliens ont bombardé également un site au nord-ouest de la ville de Gaza avec au moins deux missiles, ce qui a causé des dommages à l'endroit et semé la peur et la panique parmi les enfants.
L’aviation de guerre israélienne a bombardé aussi un site à l'ouest de la ville de Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, avec deux missiles, qui ont fait des ravages et endommagé les biens des citoyens voisins
À Khan Younes, au sud de la bande de Gaza, des avions de combat israéliens ont lancé cinq missiles sur un site à l'ouest de la ville et l'ont complètement détruit, sans faire de blessés.
La nuit dernière, les forces d'occupation israéliennes ont bombardé un site dans la ville de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza.
Notre journaliste nous a informé selon des témoins, que les forces d’occupation israéliennes avaient visé par un missile, au moins la région-ouest de la ville.
Des ambulances se sont précipitées dans la zone ciblée, aucun blessé n'a été signalé.
Notre correspondant a ajouté que des explosions avaient été entendues entre-temps dans les zones occidentales de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza.
L'armée israélienne d'occupation a prétendu qu'un obus local avait été tiré de Gaza vers les colonies adjacentes à la bande.

lundi 30 décembre 2019

Plus de 150 personnes à l’inauguration de notre local de campagne !

Il y a plus d’une année, nous démarrions la campagne des municipales : nous étions animés dès le départ d’une volonté de rassembler les forces de gauche et toutes celles et ceux désirant que soit poursuivie une politique municipale au service des habitantes et des habitants. Avec des orientations marquées notamment par la solidarité, la lutte contre les inégalités, la défense des services publics de proximité…
Ce mercredi 18 décembre, nous avons marqué une nouvelle étape de notre campagne. Plus de 150 personnes se sont retrouvées pour l’inauguration du local ! De nombreux élu·e·s, militantes et militants politiques et syndicalistes, dirigeant·e·s et bénévoles du monde associatif, sportif, culturel et solidaire, commerçant·e·s, citoyennes et citoyens engagé·e·s dans la vie de Fontaine ont répondu à l’invitation de Fontaine notre planète Commune.
Nous pouvons déjà remercier l’ensemble des personnes qui ont participé à l’aménagement et à la décoration du local et à tous les bénévoles qui se sont déjà engagé·e·s dans la campagne, à travers la communication, la mise sous enveloppe de la lettre de Jean-Paul Trovero aux Fontainoises et aux Fontainois, les collages d’affiches…
Ce fut un plaisir pour Gérard Brion, directeur de campagne, Willy Pepelnjack, secrétaire de la section du PCF, Amélie Amore, secrétaire de la section du PS et première des socialistes de Fontaine pour les élections municipale, et Jean-Paul Trovero, Maire et tête de liste que de prendre la parole au cours de cette soirée pour accueillir l’ensemble des personnes présentes.
Un plaisir pour toute l’équipe de Fontaine notre planète Commune d’accueillir autant de monde dans un local chaleureux, où toutes celles et tous ceux qui le veulent sont déjà les bienvenus pour devenir acteurs dans cette campagne qui s’annonce intense !
Ce local de campagne est désormais à la disposition de toutes celles et ceux qui rejoindront la campagne de notre équipe. Il sera l’outil, le point de ralliement, la plateforme de travail mais aussi un lieu de convivialité où nous aurons le plaisir de continuer à construire ensemble notre démarche citoyenne. Situé au cœur de Fontaine, à l’articulation de nos quartiers, de nos polarités commerciales et administratives, à quelques pas du tramway et proche de notre maison commune, l’hôtel de ville.
Nous aurons très vite l’occasion de tous nous rencontrer après les fêtes de fin d’année au cours d’une réunion de lancement de notre campagne. Ce sera le jeudi 9 janvier prochain à 18h00, à la salle Emile Bert du centre social Romain Rolland. Soyons nombreuses et nombreux pour continuer et développer la belle dynamique populaire et rassembleuse de Fontaine notre planète Commune !

dimanche 29 décembre 2019

Ces affaires qui ternissent le quinquennat Macron

Deux députés LREM et UDI demandent des comptes à Ségolène Royale sur son activité en tant qu'Ambassadrice des pôles et sur ses dépenses afférentes.
C'est une belle chose que les députés LREM sortent de leur hibernation vis-à-vis des questions de probité du personnel politique.
Du coup, on peut donc très certainement s'attendre à ce que la commission d'enquête de l'Assemblée nationale reprenne ses travaux sur l'affaire Benalla et se penche sur le dossier Richard Ferrand.
La commission d'enquête de l'Assemblée nationale avait dû suspendre de manière urgente et mystérieuse ses travaux et avait indiqué qu'elle ne publierait pas de rapport dans le cadre de l'affaire Benalla. On peut les comprendre, c'était un 1er août, les vacances c'est quand même important. Mais là, comme le cas Ségolène Royale semble suffisamment urgent pour que deux députés se penchent dessus entre la dinde de Noël et le champagne du Nouvel an, on peut supposer qu'est en train de fleurir une motivation renouvelée et intransigeante pour lutter contre la corruption publique. Il faut le saluer !
Je suis intimement convaincus que ces mêmes députés En Marche sont impatients de savoir comment et pourquoi M. Alexandre Benalla a pu obtenir un badge lui permettant d'entrer selon son bon vouloir dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale (pour rappel seuls y sont autorisés les députés, les huissiers et quelques personnels administratifs triés sur le volet - même les assistants parlementaires ne peuvent prétendre à ce badge). D'autant que la réponse initiale de l'intéressé étant rentrée dans les anales du foutage de gueule envers une commission d'enquête de l'Assemblée nationale (A. Benalla avait répondu que c'était pour accéder à la salle de sport de l'Assemblée), je suis convaincu que ces vertueux députés n'auront de cesse de laver cet insupportable affront.
Et ça c'est pour l'entrée, au plat de résistance il y a tabassage de manifestants, usage abusif de tenues et de matériel de police, des passeports diplomatiques bizarres, du barbouze au Tchad, des disparition de coffre fort et d'armes, etc., etc.
Concernant M. Richard Ferrand, on comprendrait que ce souffle de probité qui balaient des rangs des députés En Marche, les incitent à agir avec célérité. En effet, ce serait quand même ballot de découvrir, en pleine réforme des retraites - dont l'objectif final, rappelons-le, est la mise en place d'un système de retraite par capitalisation au profit des fonds de pension et des multinationales des assurances - que le président de l'Assemblée nationale serait en délicatesse dans une sombre histoire de "prise illégale d’intérêts" dans l’affaire immobilière des assurances "Mutuelles de Bretagne".
On comprendrait pleinement que les députés LREM ne souhaitent pas une telle tâche sur leur honneur collectif. Mieux vaut prévenir que guérir...